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Fête de l'environnement à Migennes

C'est aujourd'hui la fête annuelle de l'environnement. Ce matin, nous avons inauguré:

Merci de vous être déplacés. Vous avez fait le bon choix pour ce dimanche. Le temps sera beau. De nombreux Migennois vont venir mais également des habitants d’autres communes ; de la CCAM puisque cette instance est présente sur le fête et je l’en remercie. Mais nous accueillerons des citoyens d’autres contrées. Cette fête a, en effet, un écho départemental. La municipalité est heureuse d’en être à l’initiative et un des supports conceptuels et techniques. Le personnel communal s’y investit avec enthousiasme. Je le remercie, services des espaces verts, fête et cérémonie, et tous les autres agents communaux qui ont mouillé la chemise.

Je remercie Madame Krahenbul et la maison de la nature, Catherine Schmidt de YNE qui, toutes deux, participent à toutes les manifestations « environnementales » de la ville (journée de la pomme, salon du greffage…), comme à la commission municipale de l’environnement. Merci à toutes les associations et exposants. Chaque année le nombre d’exposants est en croissance. C’est un signe. Nous en sommes à la 5ème édition et nous montons en puissance et en diversité au fil des ans. Je veux aussi saluer la présence des élèves de l’école Marcel Pagnol, des parents et de leur maîtresse MT Jobert, pédagogue émérite du jardinage. Mais je salue également un autre partenaire, l’ACLM qui nous présentera divers OFNI. Surprise ! Cette fête se déroule dans un contexte où les questions environnementales prennent de plus en plus de place et où les risques pour la survie de la planète apparaissent. Nous voulons en débattre ici. C’est pour cela que nous organisons des débats sur différents thèmes afin de donner des informations, mais aussi de confronter les points de vue. Cet après-midi, 3 conférences-débats vous seront proposées. 1 sur la biodiversité, par M.JLuc Duret, en charge du dossier à la DREAL 2 l’assainissement par les plantes 3 sur le nucléaire avec M.Berthomé du réseau Sortir du Nucléaire

Vous comprenez aisément les enjeux. Nous ne voulons nullement imposer un point de vue, même si nous avons sur la dernière question des idées. Je remercie le réseau « Sortir du Nucléaire » d’avoir répondu à notre invitation. Pour conclure, je pense que cause écologique et cause humaine sont intimement liées. La construction d’une société plus juste, plus humaine passe par l’écologie qui elle-même doit se révolutionner. Nous en parlerons aujourd’hui. Une information pour conclure. En septembre, nous inaugurerons les jardins familiaux de la rue Mandel, en zone du Moutois. C’est un projet social et environnemental qui fonctionne bien. Les 11 parcelles sont attribuées et déjà cultivées.

Bonne journée à toutes et à tous. Je vous invite à lever le verre de l’amitié qui nous est offert par le Centre Leclerc.

 

Inauguration de la nouvelle crèche de la Croix-rouge à Migennes

La nouvelle crèche a été inaugurée hier. Le président national de la croix-rouge française était présent.Mon allocution: C’est avec beaucoup de plaisir qu’un maire participe à l’inauguration d’un équipement sur sa commune. Je crois que le plaisir est plus fort quand il s’agit d’un équipement dédié à la petite enfance et précisément quand il s’agit d’une reconstruction d’un équipement pour un service qui existe depuis de longues années dans la commune. Non seulement il s’agit d’un bâtiment qui sera plus fonctionnel, plus adapté aux normes actuelles, aux besoins des enfants et de leurs éducatrices et éducateurs, mais également une structure qui porte sa capacité d’accueil à 40 places.

L’histoire de la crèche Croix-Rouge de Migennes, comme celle des établissements de la Croix-Rouge est à écrire. Les historiens diront certainement que la CRF a toujours joué un rôle majeur à Migennes dans le travail de solidarité et ce depuis les années 30. C’est toujours le cas aujourd’hui même si les formes ont évolué. Et cette action dans notre ville continue en se renouvelant. Je sais que les projets sont nombreux tant dans le domaine social que sanitaire.

Ce bâtiment par son architecture témoigne de la volonté de tous les partenaires d’offrir ce qu’il y a de meilleur aux enfants. Que les concepteurs, le maître d’œuvre, les entreprises et leurs salariés qui ont contribué à la construction soient remerciés.

Merci aux financeurs évidemment : la CRF, le CG, la CAF et aux contribuables migennois. Je me plais à rappeler l’engagement de la ville dans ce projet. Nous l’avons fait de bon cœur parce que c’était nécessaire et parce que nous avons l’enfance au cœur. Ce fut un des premiers dossiers que nous trouvions en mairie quand nous avons été élus en 2008. L’inscription budgétaire était de 100 000€. Après une rencontre avec M le directeur de l’époque et débat du conseil municipal, nous avons décidé de la doubler.

Cet établissement renforce l’offre de garde petite enfance sur le Migennois, même au-delà. Il complète les structures d’accueil de la municipalité, nos haltes-garderies qui deviennent des centres de multi-accueil pour mieux répondre aux besoins des parents et des enfants. Dans quelques semaines, nous allons inaugurer le centre de multi-accueil des Cités et nous nous dirigeons vers la construction d’une structure de multi-accueil dans la ville haute pour les années qui viennent, dans le cadre d’un bâtiment multifonctions.

Migennes est ainsi doté de différentes structures dédiées à la petite enfance. Je n’oublie pas le relais d’assistantes maternelles (RAM), ni les écoles maternelles qu’il ne s’agit pas de remplacer. Il est absolument nécessaire que la coordination, la coopération entre ces structures se renforcent sur la base d’un projet commun.

Une crèche est un équipement qui structure un territoire. Il est un atout pour le développement de celui-ci, pour sa population, mais aussi pour les entreprises. Il rayonne au-delà des limites communales. C’est ainsi que chaque commune de ce territoire devrait se sentir concernée par la crèche de Migennes. Je pense, vous avez compris, aux questions du financement. Mais c’est une autre histoire.

Bravo à tous les artisans de cette belle réalisation. Merci de votre attention.

 

Allocution lors de la cérémonie du 8 mai

En ce jour, nous commémorons le 66ème anniversaire de la victoire des peuples sur l’Allemagne nazie. Nous rendons hommage aux soldats des armées régulières de la France libre, d’Union soviétique, des Etats-Unis, du Canada, de Grande Bretagne et d’ailleurs ; mais aussi aux soldats de l’ombre, aux glorieux combattants de la Résistance à laquelle Migennes a donné les meilleurs des siens. De Stalingrad, qui a constitué le tournant de la guerre, aux plaines de Normandie et aux plages de Provence, de Berlin, du ciel de Londres, d’Algérie, du Maroc, d’Italie, des bords du Rhin, ils et elles ont permis aux peuples de retrouver leur liberté. Ce jour ne marqua pas seulement l’arrêt des combats, mais surtout la fin des immenses souffrances, du massacre des populations. Il acta la défaite du totalitarisme, du racisme et de la xénophobie. C’est à dire la défaite de cette idéologie immonde, qu’était le fascisme, érigé en système politique. Dans notre pays, la collaboration vichyste qui avait mis à disposition des nazis l’Etat français était vaincue. Notre cérémonie d’aujourd’hui participe du travail de mémoire sur ce que fut cette douloureuse période de l’histoire de l’humanité. Elle nous appelle à la vigilance et à l’action contre toutes les formes d’oppression et de stigmatisation des peuples, des cultures, des communautés, des individus. Nous savons que le monde dans lequel nous vivons n’a pas éradiqué la guerre et qu’en de nombreux endroits elle est toujours présente avec les massacres et exactions des populations civiles que cela implique. Je veux dire haut et fort : Aucun problème ne sera résolu par la guerre. L’histoire en porte témoignage. C’est ce qu’on dit les résistants, les peuples et leurs dirigeants en 1945. Ce message devrait doit toujours présider à l’action politique. Sachons donc le faire partager.

 

remise des cartes aux nouveaux électeurs de Migennes

Nous avons souhaité vous réunir pour vous remettre solennellement votre carte d’électeur. Nous pouvons le faire cette année parce qu’aucune élection n’est prévue.

Le droit de vote n’a pas toujours existé et, dans notre pays, a été conquis de hautes luttes. Autrefois, seuls les possédants étaient autorisés à donner leur avis et à faire les choix. Il n’y a pas si longtemps, les femmes ne votaient pas. Elles n’avaient pas le droit de le faire. Ce n’est qu’à la Libération, en 1945, que le droit de vote des femmes a été instauré. La plupart des nouveaux inscrits de 2010 à Migennes l’ont été automatiquement. Là encore, cette inscription automatique n’a pas toujours existé. C’est en 1997 que le gouvernement Jospin a mis en place l’inscription automatique des jeunes dès l’âge de 18 ans. D’autres personnes sont parmi vous parce qu’ils ont effectué une mutation.

Être inscrit sur les listes électorales, c’est bien, mais voter c’est mieux. Il y a le droit (l’inscription ouvre ce droit.). Mais il y a aussi le devoir. Et nous considérons que voter est un devoir du citoyen.

Je ne vous cacherai pas que nous sommes inquiets devant la montée de l’abstention dans différents scrutins locaux ou nationaux. On se prive d’un moyen de donner son avis, de dire ce que l’on veut vraiment. Et surtout, on laisse la place à d’autres qui ne vous veulent pas forcément du bien. Il est vrai que le spectacle que donnent bien souvent les hommes politiques, la peapolisation (la rollex de l’un, le yacht de l’autre, la voiture de luxe) les dîners au Fouquets n’incite pas à s’investir. Je dirais : justement ! Donnons une autre image de la vie politique en devenant des citoyens à part entière. La politique, ce n’est pas le spectacle désolant que la télé nous montre. C’est autre chose, c’est l’intervention des citoyens pour s’occuper des affaires de la cité.

Nous vous invitons à réfléchir à cela et à utiliser « l’outil bulletin de vote » pour vous faire entendre.

Évidemment le système électoral français n’est pas véritablement démocratique. Il faudrait un nouveau mode de scrutin, avec la proportionnelle intégrale afin que chaque courant de pensée soit représenté en fonction de son influence réelle. C’est un objectif à atteindre.

Dernier point, il y a d’autres formes possibles pour intervenir dans la vie. Les syndicats, les associations etc. Ce sont aussi des moyens pour s’investir.

Je vais vous donner votre carte. Elle ne vous servira pas en principe cette année. Et l’année prochaine, comme tous les électeurs, vous en recevrez une autre.

Le droit de vote est une conquête. Défendez-la !

 

Point de vue de Guy Lavrat sur la situation migennoise

La municipalité de Migennes est-elle sur le point de dérailler ?

Maire de Migennes pendant 21 ans à la tête d’une municipalité d’union de la gauche, comment n’aurais-je pas été interpellé par le gros titre qui barrait, le 16 avril, les cinq colonnes d’une page de l’Yonne Républicaine tout entière consacrée à l’actuelle municipalité : « La majorité sur le point de dérailler ? ». La journaliste évoque des « tensions » à l’évidence provoquées par deux ou trois élus Verts et socialistes, sans doute en mal de publicité et d’ambitions électorales inassouvies. Elle termine ainsi un « billet » encadré dans la page précitée : « On voit mal comment, en 2014, elle (la liste de gauche unie élue voici trois ans) pourrait renaître ». L’opération politique des élus concernés fera-t-elle long feu ou devra-t-on partager les conclusions de la journaliste ? Si cette deuxième hypothèse s’avérait exacte et si des Verts et des socialistes prenaient donc la responsabilité de rompre l’union de la gauche au niveau municipal, la porte serait évidemment grande ouverte à la liste de droite et d’extrême droite. Quoi qu’il en soit, François Meyroune est soutenu par une large majorité d’élus de gauche.

                                                                         Guy Lavrat, maire honoraire de Migennes.

article publié dans l'Yonne Républicaine du 30 avril

 

Journée de la déportation

Avant la lecture du message des assoociations de déportés, j'ai dit ce qui suit devant le monument aux morts de Migennes

Nous rendons hommage aux déportés, victimes du nazisme comme chaque année le dernier dimanche d’avril. Les nazis avec la complicité des régimes collaborateurs, de l’Etat français vichyste avaient fabriqué de véritables usines de mort méthodiquement conçues. Ces camps étaient aussi des usines d’exploitation jusqu’à la dernière limite des forces de travail de leurs prisonniers. Ces actes barbares ne se contentaient pas d’installer un système de mort par le travail, mais poussaient leur sadisme à inventer les meilleurs moyens d’avilissement et de déshumanisation des hommes et des femmes dont ils avaient programmé la disparition, et l’assassinat de milliers d’enfants juifs par les chambres à gaz.

Cette page horrible de l’histoire du monde ne saurait être effacée. « Ni haine, ni oubli ! », disent les associations de déportés et leurs descendants. Leur action et le travail de mémoire organisé par la société doivent se développer pour que « les enfants, mais pas seulement, « sachent qui ils étaient. », pour reprendre les mots de ce fils de déporté qu’était le poète-chanteur Jean Ferrat.

Comme il est de tradition, le message des associations de déportés sera lu par deux descendants de déportés. Mariana Zilberman et moi-même. Pendant cette lecture, nous penserons aux souffrances des déportés, mais aussi à la seule déportée-résistante de Migennes encore en vie, Emma Bruchard.

 

Hommage à J.Ferrat, bilan

quelques éléments chiffrés:

Exposition : 437 personnes auxquelles il faut ajouter 4 classes.

conférence de Michel Valette: 51 personnes

concerts de Gérard André: 500 personnes au total sur les trois concerts.

 

Inauguration de la salle Jean Ferrat

A l'occasion de l'Inauguration de la salle Jean Ferrat de Migennes, j'ai prononcé l'allocution suivante:

Mmes M Cher-e-s ami-e-s

Merci d’avoir répondu aussi nombreux à notre invitation. Avant de commencer cette inauguration officielle de la salle Jean Ferrat, je voudrais vous demander d’observer un moment de recueillement à la mémoire de Michel Wattelier.MW était une figure du Migennois, une personnalité incontournable pour qui s’intéresse à la vie culturelle et à son développement. Il était le patron de l’Escale, celui qui a élaboré et réalisé le concept de cabaret de la chanson française et du music-hall. Michel Wattelier a su faire connaître la ville à nombre d’artistes qui devinrent des grands noms. C’est lui qui a fait se produire au cabaret Jean Ferrat en décembre 1962. Le cabaret porte le nom de Michel Wattelier. Michel W n’est plus. Il nous manque déjà. Je vous demande d’observer une minute de silence.

Dans l’YR du 31 décembre 1962, le jeune journaliste JC Charlet écrivait en rendant compte de la prestation de JF à l’Escale : « JF est l’un de ces auteurs compositeurs qui fait vite oublier qu’il y a des chanteurs qui encombrent les ondes. » Il en citait certains. Il s’émerveillait devant le talent de JF et le contenu de ses chansons. JF disait qu’il y avait deux types de chansons : les chansons de « consommation » et les chansons « d’expression », et qu’il se plaçait dans le second terme. C’est une des raisons pour lesquelles nous avons voulu rendre hommage à ce grand auteur compositeur interprète, à ce grand poète progressiste. D’autres raisons également : Le fait que J.Ferrat ait chanté à l’Escale et qu’en 1966, il ait été invité par les Jeunesses Communistes et la fédération de l’Yonne du PCF à se produire en concert sous le marché couvert de Migennes. Guy lavrat qui est avec nous ce soir, Bernard Foutrier, Jean Cordillot et bien d’autres militants assistaient à ce concert. Enfin, nous n’oublions pas que Jean Ferrat a soutenu le projet de réouverture et de réhabilitation du cabaret.

L’émotion qui nous a envahis à l’annonce de sa disparition nous a décidés à lui rendre cet hommage.

Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur JF. Sa contribution à la culture et à la chanson française est décisive. Il était très préoccupé par l’avenir de cette culture que le big business défigure trop souvent. On connaissait ses exigences dans le travail des mots, des strophes et de la musique. De sa voix exceptionnelle, il a chanté la France des combats et de l’émancipation humaine. Il était tout entier humanité, porteur de bonté, de poésie, de tendresse. Il était un magnifique porteur des douleurs et des espoirs du peuple. Qu’il s’agisse de Ma Môme, véritable appel à l’émancipation des travailleuses, à la Montagne, appel à préserver la planète et à vivre autrement. Et il faudra sans cesse et toujours, en ces temps si troublés, écouter et faire écouter Nuit et Brouillard qui porte avec force le rejet des haines et du nazisme pour appeler à une véritable fraternité. La Jungle et le zoo qui est un vibrant plaidoyer pour rechercher un chemin humaniste entre le soviétisme et le capitalisme. JF refusait tous les endoctrinements, allant jusqu’à interpeller ses amis politiques, les communistes, avec Camarade ou le Bilan. Tout cela « au nom de l’idéal qui nous a fait combattre et qui nous pousse à combattre aujourd’hui ». Il n’est pas étonnant qu’il ait été censuré à de nombreuses reprises par le pouvoir en place. Mais la censure n’a pas eu raison de lui, ni de ses chansons.

Je ne m’étendrais pas. L’exposition « Jean des encres, Jean des sources » que nous avons empruntée aux Amis de l’Humanité vous permettra d’en savoir plus sur sa vie, sa poésie, son engagement, son talent. Nous avons perdu un porte-voix, un créateur de grande qualité, un immense artiste populaire. La France a perdu l’un de ses grands poètes et chanteurs, interprète incomparable de Louis Aragon. Mais son œuvre continue à vivre en nous. Nous savons qu’il restera vivant.

Hier soir à la médiathèque de Migennes, Michel Valette, ami très proche du poète nous a raconté sa vie et leur amitié. Michel Valette est celui qui lui a permis de se faire connaître à ses débuts dans le cabaret La Colombe. Notre ami Gérard André va donner trois concerts dans lesquels il interprète Ferrat avec son spectacle « De ce que j’ai vécu à ce que j’imagine ». Je veux le remercier chaleureusement pour son aide à la conception et à la mise en place de notre hommage municipal. Je remercie toutes celles et tous ceux qui se sont investis pour la réussite de ce programme. L’AGEM, mon directeur de cabinet, le service culture de la ville, nos services techniques, notre chargée de mission communication, les élus, les Amis de la bibliothèque, la directrice de la Bibli.

Le conseil municipal a décidé d’appeler cette salle Jean Ferrat en votant une délibération le 26 mai dernier. Il fallait officialiser cet acte et le rendre public. C’est ce que nous faisons aujourd’hui. Gérard Meys, ami très cher de JF, son producteur a accepté ce baptême. Nous le remercions. Il a chargé AV, président des Amis de l’Escale, de le représenter ce soir et de dire quelques mots. Je lui donne la parole.(N’ayant pas le texte écrit , je ne puis le reproduire.)

Nous allons dévoiler une reproduction d’un portrait de Jean Ferrat issu de l’œuvre d’un grand plasticien Ernest Pignon Ernest. Il nous a autorisés à reproduire son dessin. Il ne peut être avec nous ce soir. Il est à Prague. EPE était aussi un ami de JF. « C’était un frère, disait-il. Son œuvre a valeur d’exemple. » A propos du portrait que nous allons dévoiler, il déclarait : « Je me souviens, pour son portrait, avoir cherché le côté intemporel de l’homme, loin des anecdotes, à l’égal de toute l’œuvre de Jean Ferrat. Je voulais qu’il puisse paraître 20, 30,40, 50 ans et plus, dire l’humanité et la tendresse. Il a été censuré pour des raisons politiques, mais il aurait pu l’être pour sa grande sensualité. Cet amour des choses et des gens est indissociable de son talent. »

Je voudrais conclure en vous lisant quelques mots de la compagne de Jean Ferrat, Colette Tenenbaum qui n’a pu venir ce soir. CT nous a adressé son soutien dès que nous avons décidé d’appeler cette salle JF l’année dernière. Voici ce qu’elle nous écrit :

« Monsieur le Maire Merci pour l’hommage rendu à Jean. Que la mémoire de son œuvre se prolonge longtemps, avec ses créations, sa musique, ses textes poétiques. Cette inauguration me touche très fort et je pense que Jean ferrat en sera heureux. Il est toujours présent pour moi et les nombreux témoignages semblent dire que l’homme est toujours là. Avec mon amitié, Colette » Merci Colette

 

Avez-vous réservé votre place?

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Hommage à Ferrat, conférence de presse

Avec Gérard-André qui donnera les trois concerts les 15 et 16 avril, avec Guillaume Dijoux, directeur de l'AGEM, nous avons tenu une conférence de presse le 16 mars pour présenter l'hommage. Voici mon introduction:

Un an déjà et il nous manque. La municipalité veut rendre hommage à ce grand chanteur populaire, à ce grand poète, à ce musicien qui a su mettre en musique les plus beaux textes d’Aragon. L’hommage que nous lui rendrons au début du printemps, entre le 4 et le 16 avril, constituera une des événements culturels les plus marquants de la vie locale et départementale en 2011.

Jean Ferrat était un progressiste, un militant engagé, partisan de la transformation sociale, un combattant du dépassement du ce système d’oppression qu’est le capitalisme. Il ne supportait pas l’injustice, il dénonçait les inégalités. C’était un combattant de la liberté. Il ne s’en cachait pas, il ne trichait pas.

Il fut victime de la censure médiatique pour certaines de ses chansons. Je pense à Potemkine, à Ma France que les dirigeants des grands médias ne supportaient pas parce qu’elles racontaient la révolte des marins et des soldats « qui tournèrent leurs carabines » ou la France des luttes populaires. Mais si les censeurs rêvaient de désamorcer la charge critique de l’œuvre de Jean Ferrat, ils en furent pour leurs frais. « Malgré les soubresauts de l’histoire, les retours en arrière, écrivait-il, je suis convaincu que l’on va quand même vers des notions de progrès dans la conscience de l’humanité. Dans ce monde, le chant de l’homme s’élèvera toujours. » « Je ne suis pas prêt de retourner ma guitare. » Il n’avait pas la conscience accommodante, encore moins mercantile. Nous avons tous en nous quelque chose de Jean Ferrat : des instants de colère ou de combat, des lieux, des époques, des mots doux et des refrains qui surgissent, parfois inattendus.

Nous allons donc vous présenter ce que nous avons décidé de faire pour ce premier anniversaire de sa disparition.

Une exposition « Jean des encres, Jean des sources » du 4 au 16 avril, ouverte chaque après-midi de 14h30 à 18h30 sauf le dimanche. Des groupes peuvent demander une visite guidée avec Gérard André.

Une conférence de Michel Valette qui a aidé à lancer Jean Ferrat, qui était un de ses amis et qui vient de publier une biographie « Jean Ferrat tout simplement ». Il sera à la médiathèque louis Aragon le jeudi 14 à 20h.

Trois concerts de Gérard André qui chante avec un grand talent les textes de Ferrat. Vendredi 15 avril à 21h, samedi 16 avril en après-midi et samedi 16 avril au soir à 21H. Ces concerts sont organisés par l’AGEM et une implication importante de son directeur Guillaume Dijoux. L’Office de Tourisme enregistre les inscriptions. Nous les remercions.

Enfin nous afficherons sur le mur de la grande salle un portrait reproduisant une œuvre d’un peintre célèbre Ernest Pignon Ernest. Nous le remercions de nous avoir autorisés à le faire. Cet espace, naturellement, permettra de se souvenir de Jean Ferrat.

 

dernère minute

L'inspecteur d'académie a décidé d'affecter une enseignante ayant suivi une formation adaptée sur un poste du RASED. Elle fera fonction de maîtresse E, spécialisée dans la rééducation psychopédagogique. Elle est sur place depuis le 7 mars et exercera à Migennes jusqu'à la fin de l'année scolaire. A la rentrée, nous espérons des nominations dans le cadre du mouvement des personnels. C'est un premier acquis de la mobilisation des parents, des enseignants et des élus.

 

Réservez vos places

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Intervention sur le budget 2011

Le vote du budget est un acte majeur. Il est l’acte décisif qui conditionne la mise en œuvre de la politique municipale. La proposition qui vous est faite est celle du maire, mais également celle de la majorité municipale. Le vote positif de ces budgets dessine les contours de la majorité municipale.

Le débat d’orientation budgétaire du 26 janvier a permis d’analyser les conditions dans lesquelles nous élaborons les budgets 2011. - Contexte économique difficile qui ne laisse pas envisager de croissance soutenue permettant des ressources nouvelles pour la commune. - Des réformes, notamment celle supprimant la taxe professionnelle qui ne permet pas de lisibilité actuellement et réduit notre autonomie fiscale et transfert l’essentiel de la fiscalité sur les ménages. Certes, dans l’immédiat la commune devrait percevoir le montant perçu en 2010, mais ce sera par le biais de dotations d’Etat. - La RGPP qui veut imposer aux collectivités de réduire leurs interventions publiques pourtant essentielles pour satisfaire les besoins des habitants et développer les infrastructures permettant le développement économique et donc l’emploi.

Nous votons ces budgets plus tôt que d’habitude afin de pouvoir lancer les travaux rapidement. En même temps, nous n’avons pas encore le montant précis de nos bases, ni des dotations de l’Etat. Ce que nous savons, c’est que l’Etat gèle ses dotations pour 4 ans globalement, que certaines dotations baisseront et d’autres progresseront ou seront maintenues au niveau de 2010. Nous savons également que les valeurs locatives sont revalorisées de 2%. Nous n’avons pas inscrit cette progression dans le projet de budget primitif car nous n’avons pas les variations physiques des bases. De toute façon, nous inscrirons ces recettes nouvelles (je l’espère) dans le projet de budget supplémentaire. Le budget est une prévision qui s’affirme au fil du temps et qui se précise par des décision modificatives (dont le budget supplémentaire).

Quelques chiffres qui permettront de mesurer l’ampleur de nos engagements : Déjà, cette année nous avons 7 budgets au lieu de 5 avec en plus : - La Marnière, zone commerciale - La chaume au renard (lotissement)

En 2011, les 7 budgets représentent 21 245 000 € (contre 20 432 400 € en 2010) dont

7, 5 millions d’€ d’investissement.

Le budget principal

1/ Pour son élaboration, nous devons tenir compte des autres budgets, notamment

  • ceux que nous subventionnons :

- PACB - Camping

  • Ceux auxquels nous faisons des avances
  • Ceux qui sont financés par les habitants directement avec une redevance (eau potable).

2/ Nous devons tenir l’équilibre pour financer nos investissements en limitant le recours à l’emprunt.

3/ Nous voulons également ne pas pressurer les contribuables tout en augmentant l’autofinancement. Nous avons donc décidé de ne pas augmenter les taux d’imposition.

Le budget principal s’équilibre à 11 285 000 € dont 3 070 000 € pour l’investissement. Le montant total (11 millions) est en progression de 3,71 % sur 2010. Celui de l’investissement de 11,6%. Ces chiffres ne sont qu’une indication. Nous aurons les chiffres exacts au moment du vote du compte administratif.

La part de l’investissement dans le budget est de 27,2 % contre 25,28 % en 2010 et 24,66 % en 2009. La tendance est donc à la hausse.

Sur l’évolution des dotations de l’Etat, la commission des finances a détaillé le peu d’information que nous avons. Je vous renvoie au compte rendu.

Fonctionnement

Les recettes - Produit des services et du domaines 199 000 € (contre 187 000). En diminution par rapport au réalisé. Nous avons pris en compte une hausse des tarifs à hauteur de 2%, 5000 € de vente de bois, la régie de promotion du marché (10 000 €), un hausse de 20% des recettes du marché, la participation des familles du multi accueil et 13 500 € de travaux en régie au camping. - Impôts et taxes : les taux seront identiques à 2010 sauf pour les droits de mutation et la taxe sur les pylônes électriques. Je rappelle que nous n’avons pas tenu compte de la revalorisation des bases. - Dotations et participations Dotations : elles seront identiques à 2010, sans les 0,2 % d’augmentation de DGF. Participations : solde des subventions dans le cadre de l’ANRU, recettes liées au CUCS, Reliquat du contrat enfance jeunesse avec la CAF. - Autres produits de gestion courante : en hausse de 5,58 % (location d’immeubles communaux, locations de salles, la part « agent » des tickets restaurants. - Atténuation de charges : ADT, maladie, CAE (modification du financement rabaissé à 70% des 26h au lieu de 90% des 35h).

Les dépenses - Charges à caractère général : en progression de 4,37% par rapport à la réalisation. § Hausse des postes fluides (EDF, GDF, FTC, Eau, assainissement) § Assurances des nouveaux locaux (multi accueil, salle du SAJ aux Mignottes) § Activités liées au CUCS § Fournitures scolaires : en hausse de 9,8% (crédit de 40,20 € par élève) - Achats : le montant des opérations nouvelles s’élève à 100 000€ - Autres services extérieurs : électricité en hausse de 18 000 € (+ 6 %), voirie en hausse de 20 000 € pour un total de 100 000 € en entretien, 10 000 € pour le salon du livre. - Frais de personnel en hausse de 0,91 % par rapport au réalisé 2010. § Avancement de grades et d échelons § CAE § Personnels liés à la restauration scolaire de Cheny § Multi accueil § + 0,5 % pour le point d’indice - Autres charges de gestion courante : 910 000 € (+ 4,79 %) § CPEY : + 10 000 € § PLI : 20 000 € (Mission locale et ARIQ-BTP) - Charges financières directes : 125 000 € (+ 8,49 % par rapport au réalisé) § Emprunt de 500 000 € de 2010 (Crédit mutuel, sur 15 ans à un taux de 3, 23 %) - Charges exceptionnelles : - 15,88 % par rapport au réalisé. § PACB : 222 000 € contre 250 000 € § Camping : 10 000 € contre 28 000 € - Virement à la section d’investissement § 310 000€ contre 200 000 €, soit + 55 % § Amortissements : 500 000 € contre 560 000 € § Soit 810 000 € affectés à l’investissement

Globalement, nos services sont maintenus et certains progressent. Nous libérons une forte somme pour l’investissement Nous n’augmentons pas les taux.

Investissement Plus haut qu’en 2010 avec 3 070 000 € et des réalisations importantes : - Restauration scolaire et CLSH associé pour répondre à la croissance du nombre de rationnaire. - Rue Mandel : 145 000 € (pour un total de travaux s’élevant à 620 000 €) - Maintien de l’entretien général de nos bâtiments communaux et de la voirie

Recettes - Autofinancement - Dotations : FCTVA, TLE - Subventions : Etat (DETR), Conseil général - Opérations patrimoniales - Emprunt de 1 100 000 € que nous voulons réduire au BS

Dépenses - Dépenses obligatoires : remboursement du capital des emprunts (301 650 €) - Subvention d’équipement à la CCAM (90 000 €, 2ème part) - Dernier versement de l’achat du bâtiment du 20, avenue des Cosmonautes (80 000 €) - Etude de programmation du bâtiment multifonction aux Mignottes (50 000 €) Opérations récurrentes : § Voirie / éclairage public § Travaux scolaires § Informatique § Véhicules § Mises aux normes

 

Défense des postes d'enseignants, courrier à l'académie

Mon courrier à l'Inspecteur d'Académie:

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

Dès réception de votre courrier m’informant de l’examen de la situation des écoles Gérard Philipe et Jean Jacques ROUSSEAU d’une part, et de celle de l’école Paul Verlaine d’autre part, j’ai pris contact avec Monsieur l’Inspecteur de l’Education Nationale de la circonscription.

Nous nous sommes rencontrés et avons fait le point sur les effectifs.

Les chiffres qui sont en ma possession sont les suivants :

· Pour les écoles Gérard Philipe et Jean Jacques ROUSSEAU qui fusionnent à la rentrée prochaine, la prévision est de 197 élèves (53 CP ; 42 CE1 ; 27 CE2 ; 41 CM1 ; 34 CM2). La moyenne pour 9 classes (sans la CLIS) est donc de 21,88 élèves par classe. Si un poste était supprimé, la moyenne serait de 24,62.

Cette évolution des effectifs me semble indiquer qu’il ne serait pas juste de supprimer un poste.

J’ajoute que ces 2 écoles accueilleront plus d’élèves dans le courant de l’année scolaire 2011/2012, puisque 44 logements en cours de construction rue Mermoz et Blériot vont être livrés par Domanys en octobre – novembre et que d’autres seront également construits : 8 rue Maryse Bastié, et 22 rue de la Fraternité, deux rues incluses dans le secteur scolaire des écoles de la mairie.

· Pour l’école Paul Verlaine : les chiffres qui m’ont été communiqués font état d’une prévision de 87 élèves pour 5 classes. Mais l’école maternelle Paul Bert accueillera en septembre 2011, 72 élèves (les effectifs sont en progression) pour 3 classes.

On pourrait imaginer de créer à l’école Paul Verlaine une classe GS/CP en y transférant 10 élèves de grande section de Paul Bert.

Les effectifs de la maternelle descendraient de 62 comme actuellement. En revanche, ceux de Paul Verlaine remontraient à 97. Cette nouvelle répartition qui évidemment implique un accord des équipes pédagogiques permettrait de conserver sur cette unité une équipe qui a su redynamiser la vie et les relations école-parents dans ce quartier populaire où les difficultés sociales sont très importantes.

J’estime, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, que les équipes enseignantes, mais aussi les parents d’élèves, les élus et finalement la population vivraient mal un retrait des moyens d’enseignement. Je vous rappelle que toutes les écoles de Migennes sont dans le RRS (Réseau de Réussite Scolaire) et que la ville dispose d’un PUCS (Projet Urbain de Cohésion Sociale).

Ce dernier est décliné sur la base d’un diagnostic qui pointe les difficultés en matière de réussite scolaire.

C’est d’ailleurs pourquoi la municipalité a décidé de mettre en place un PRE (Programme de Réussite Educative) qui permet un travail de tous les partenaires dont les établissements scolaires.

Avec le conseil municipal, je plaide donc pour le maintien des postes d’enseignants dans les écoles en question.

Comptant sur votre compréhension, je vous prie de croire, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, en l’expression de mes sentiments distingués.

 

informations au conseil municipal du 26 janvier

Carte scolaire 2011 pour les écoles primaires Comme vous le savez, les RASED de Migennes sont incomplets. Celui de Jean-Jacques Rousseau et de Marcel Pagnol n’a ni maître E ni maître G. Celui des Cités-Cheny n’a pas de maître G. C’est évidemment une situation inacceptable. Nous soutenons les parents d’élèves et les enseignants qui se battent pour que le soutien aux enfants en difficultés se déroule dans de bonnes conditions. La rentrée 2011 se prépare dans des conditions qui ne nous satisfont pas : - Les postes de maître SAF (Soutien aux Apprentissages Fondamentaux) sont menacés. Il y en a 2 à Migennes. - Le nombre d’enseignants des deux écoles de Migennes ( JJRousseau-Gérard Philipe + Paul Verlaine) est l’objet d’un examen spécifique par l’Inspection Académique.

Quatre postes sont ainsi menacés alors que les effectifs ne le méritent pas. Je rappelle que nous sommes en RRS (ex ZEP), que nous mettons en œuvre un programme de rénovation urbaine et un PUCS qui s’appuie sur un diagnostic social. Ce diagnostic pointe les problèmes quant à la réussite scolaire des élèves. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé en 2009 de mettre en place un Programme de Réussite Educative. Le fonctionnement d’une politique de réussite éducative passe par le travail de l’Education Nationale. Or, la politique de réduction des dépenses publiques qui n’est autre que l’organisation de la casse du service public d’Education porte un coup à notre service public, à nos écoles. A la rentrée prochaine, ce sont 16 000 postes qui seront supprimés. Quatre postes supprimés, c’est quatre de trop. Nous l’avons dit à l’Inspecteur d’Education Nationale. Nous voulons le dire solennellement devant le Conseil municipal ce soir. Je vous propose d’entendre des représentants des enseignants et des parents migennois. Je propose de suspendre la séance pour ce faire.

__ Incendies de voitures à Migennes__ La nuit du 11 au 12 janvier a été particulièrement mouvementée (c’est un euphémisme) dans la ville puisque 9 véhicules ont été détruits par le feu. J’ai immédiatement été prévenu par une de mes adjointes et me suis transporté sur les lieux. Plus tard, j’ai fait à la presse une déclaration que vous lirez en ouvrant le prochain magazine municipal. Dans cette déclaration, je condamne fermement ces actes de vandalisme qui nuisent à des personnes innocentes et dégradent l’image de la ville. La municipalité a immédiatement décidé d’établir un lien plus étroit avec la population des quartiers concernés. Deux réunions ont été programmées. D’autres suivront. Nous avons reçu quelques-unes des victimes. Nous entendons leurs demandes et sommes prêts à établir un programme de réalisations rendant le quartier plus sûr. En même temps, nous poursuivons notre travail avec nos partenaires dans le domaine de la prévention et dans le cadre du CLSPD avec toutes les institutions ou associations qui concourent à l’effort de sécurité. La gendarmerie a besoin d’effectifs au complet. Je travaille très étroitement avec la brigade de Migennes. Nous pensons qu’un travail de proximité est mieux à même de faire reculer ces délits. De notre côté, nous avons décidé d’élargir les temps de présence sur le terrain de la police municipale. Elle travaille désormais jusqu’à 19h. Elle est également en service le samedi matin. Dans le cadre du CUCS, nous travaillons, à des initiatives visant à renforcer le « mieux vivre ensemble » dans la ville. L’accompagnement social du PRU doit nous permettre d’avancer dans ce sens. La sécurité doit être l’affaire de tous les citoyens et de toutes les institutions. Elle ne doit surtout pas faire l’objet de surenchères politiciennes et démagogiques.

Multiaccueil

C’est parti, notre centre multiaccueil fonctionne depuis le 16 janvier à la grande satisfaction des personnels, des enfants et de leurs parents.

L’aménagement de la rampe d’accès est en cours. Les aménagements extérieurs se feront au printemps.

Vote du budget

Afin d’engager rapidement les travaux, nous avons décidé de voter les budgets primitifs plus tôt. Ce sera le 15 février.

Quelques chiffres :

Population légale au 14 / 01 /2001 : 7 501 Exactement le nombre de 2010. Depuis quelques années la population légale baissait. Il semble désormais se stabiliser. Nous espérons que c’est un signe de la future remontée.

Revenu de solidarité active : 345 allocataires. Ce chiffre englobe les allocataires du « RSA socle » et du « RSA activité ».

Chômeurs : 550 (à actualiser). Dans le bassin d’emploi de Joigny (auquel nous appartenons), le taux de chômage est de 10,2 %, largement supérieur à la moyenne nationale. __ Exposition La fabrique de la Paix__ En collaboration avec la Ligue de l’Enseignement, une exposition La fabrique de la paix sera proposée aux scolaires (écoles primaire et collèges) mais aussi aux centres de loisirs du Migennois. Les jeunes s’interrogeront sur leurs préjugés, le racisme, le sexisme, le phénomène de bouc émissaire, les discriminations… Je vous informerai prochainement de la date et l’heure de l’inauguration.

TRAVAUX EN COURS

Travaux de voirie Les travaux de voirie avenue Jean-Jacques Rousseau ont repris. Le dallage du béton désactivé et des bateaux en enrobés est en cours d’achèvement. Il est à noter que la partie de désactivé devant le pharmacien sera démolie et refaite parce que cette dernière a subi une gelée en surface. Le programme de trottoirs (accès à la Mission Locale, raccordement Cosmonautes/De Gaulle et le revêtement de la partie de quai située devant "Le Boat") est en cours d’achèvement. Les travaux de voirie rue Louis Armand débutent. Avenue Edouard Branly L’entretien des tranchées consécutives aux travaux d’eau avenue Edouard Branly est assuré par l’entreprise FORCLUM. La réfection définitive sera exécutée dès la réouverture de la centrale d’enrobés.

 

Cérémonie des voeux à Migennes

Mon allocution:

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Bienvenue et bonne année. Que 2011 vous apporte ce qu’il y a de meilleur, à vous, vos familles, vos proches. En cette période on a tendance à envisager l’avenir avec espoir. En même temps, c’est le moment des bilans et de l’élaboration des stratégies pour affronter l’année qui vient. Parmi les vœux les plus chers, il y a celui d’un monde de paix. Nos pensons forcément aux conflits sur la planète, à ceux qui souffrent et qui espèrent. Ceux qui subissent la loi des armes et qui ne recherchent qu’une vie paisible dans l’indépendance. Je pense bien évidemment au peuple palestinien privé de patrie. L’espoir d’un monde de paix et de justice nous fait penser à nos compatriotes pris en otage Hervé GHESQUIERE et Stéphane TAPONIER et les autres. J’attire votre attention sur la situation d’un otage dont personne ne parle dans les médias et qui pourtant est enfermé dans les prisons israéliennes. Salah HAMOURI est un citoyen franco-palestinien en prison depuis 2122 jours, sans raison, pour délit « d’intention », sans aucune preuve. Tout comme je demande la libération des otages en Afghanistan, en Afrique où ailleurs, je demande que le Président de la République et l’Union Européenne exigent la libération de Salah HAMOURI.

Je pense aussi aux plus discriminés par leur âge et/ou leur lieu de résidence, aux plus démunis. Nous avons à Migennes 345 allocataires du RSA. A l’autre pôle de la société, c’est une accumulation de richesses accaparées par une infime minorité d’individus. Indignation ! Indignons-nous comme le demande Stéphane Hessel. Je vous recommande la lecture de son texte qui fait un tabac actuellement. On retiendra de l’année 2010, le formidable mouvement social pour réclamer une réforme juste des retraites. Ce mouvement a marqué le dernier trimestre. Notre municipalité a apporté son soutien déterminé à ce mouvement qui concerne toute la société, toutes les générations.Nous faisons notre cette revendication au cœur du mouvement : la retraite à taux plein à 60 ans. De nombreux Migennois ont participé à cette lutte. Nous les félicitons. En évoquant ces sujets, je ne m’éloigne pas de Migennes. Au contraire ! Local et global sont intimement liés. Nous voulons transformer la ville pour la rendre plus solidaire, plus dynamique, plus belle. Et nous le soulignons en permanence, cet objectif ne peut être atteint par la seule action du conseil municipal. Il faut que cela devienne l’affaire de tous, de tous les citoyens. C’est ainsi que nous sollicitons l’avis des habitants sur les dossiers les plus importants et que nous essayons de construire ensemble les projets. Evidemment, il est difficile d’obtenir un consensus sur tout mais nous voulons en permanence mettre en œuvre cette démarche citoyenne dont la règle d’or est la co-élaboration de la politique municipale. Je dirais que tout doit être bon pour solliciter les habitants, les écouter et les entendre, prendre en compte leurs demandes, leurs idées, leurs projets, ce qui ne signifie pas de tout accepter. Ce qui compte c’est le mouvement, c’est la dynamique. Nos réunions de quartiers y contribuent, les réunions spécifiques sur thèmes également. Le lien avec les associations permet aussi de construire. En septembre dernier, la fête des associations a témoigné du lien profond tissé entre les associations migennoises et la ville. Rappelons que cette fête a été construite avec elles. Nous voulons aller plus loin et construire un véritable outil commun, un observatoire interactif de la vie locale. Tâche ardue, originale ! Nous en avons les moyens. Reste à organiser les choses. Plus de démocratie participative, plus d’initiatives des citoyens, plus de démocratie directe. Je veux saluer les associations qui s’engagent dans cette démarche, qui permettent aux populations de prendre la parole. Je pense à ces associations ou institutions qui travaillent en direction des enfants et des jeunes. Je pense à ce que met en œuvre l’ACLM pour éduquer les enfants à la citoyenneté, au respect de l’environnement, à la conquête des droits. Naturellement, cette volonté si louable soit-elle ne peut s’exercer indépendamment du contexte économique et social.

Le contexte, c’est la crise qui s’approfondit avec toutes les conséquences que nous subissons. Il y a quelques jours, l’Yonne républicaine titrait sur « l’inexorable hausse du chômage dans l’Yonne ». La zone d’emploi à laquelle nous appartenons (Joigny) compte près de 2500 chômeurs, soit un taux de chômage 10,2 % supérieur au taux départemental et national. Notre ville ne compte pas moins de 550 demandeurs d’emploi, nombre en augmentation sensible par rapport à 2009 et surtout par rapport à 2008. Parmi ces demandeurs, une forte proportion de jeunes qui commencent leur vie d’adulte par la case « chômage ». Il y a de quoi s’indigner. Si nous n’avons pas comme en 2010, comme des villes voisines, de vastes plans sociaux, de licenciements massifs, il n’en demeure pas moins que les perspectives en termes d’emploi ne sont pas lumineuses. Parallèlement, un signe de redressement apparaît. Alors que ces dernières années ont connu une perte nette de 800 habitants (10% de la population), les derniers chiffres donnés par l’INSEE font apparaître une stabilisation de la population légale à 7 501 habitants depuis l’an dernier. Est-ce le début d’un nouvel essor migennois ? L’avenir le dira. Ces difficultés liées à la crise et à la politique gouvernementale ne sont pas particulières à Migennes. Nous tentons cependant de résister avec les moyens en notre possession. Nous avons de quoi accueillir des entreprises : le PACB, la zone des Latteux, l’Espace Emacitas, la zone de la Marnière. Je veux saluer l’arrivée prochaine de la Société Hugon-Bondoux qui construit un centre de remise en forme et A3A, un établissement de vente d’électro-ménager. Dans quelques mois ces deux établissements ouvriront rue Olympe de Gouges. Les bâtiments sont en construction. Je salue également la reconstruction du garage Renault, non loin de là, rue Brassens. Nous sommes en contact avec d’autres entrepreneurs, mais tant que les dossiers ne sont pas bouclés, nous préférons être discrets. Je signale au passage qu’en 2009, 41 entreprises se sont créées à Migennes selon l’INSEE. Sur ces 41, 33 sont des entreprises individuelles dont 27 auto-entrepreneurs. Nous avons des atouts pour développer l’économie locale sachant que ce développement est fortement tributaire de la politique nationale. Les prévisions de croissance pour l’année qui commence ne sont pas extraordinaires. Malgré cela, nous gardons le moral et nous ferons de notre mieux. Le commerce local de proximité a vu de nouvelles enseignes s’installer en ville. D’autres ont baissé rideau. Nous sommes lucides. Il est nécessaire d’impulser une redynamisation du commerce local qui connaît des difficultés liées pour l’essentiel à la baisse du pouvoir d’achat de la population. Il y a place pour un programme d’actions locales visant le renouveau commercial. L’initiative en revient aux commerçants. Cette année nous voudrions nous attacher à construire de nouveaux liens avec les entreprises migennoises car, si nous sommes convaincus qu’il ne faut pas confondre les rôles, le développement économique ne peut se faire sans la mobilisation conjointe de tous les acteurs. Nous prendrons des initiatives très prochainement dans ce sens. Le développement économique passe aussi par la formation des salariés et futurs salariés. De ce point de vue, nous avons des atouts à Migennes.

  • L’AFPA qui est le premier centre de formation professionnel des adultes. L’AFPA peut se développer à Migennes et offrir d’autres formations qui répondent aux besoins de l’économie locale et départementale.
  • Le lycée professionnel Blaise Pascal qui forme de nombreux jeunes et qui pourrait faire plus si de nouvelles sections industrielles et tertiaires étaient créées. J’insiste sur l’expression « sections industrielles ». Non, l’industrie n’est pas dépassée ! Elle mérite une grande attention et donc une préparation des futurs salariés.

Voilà pourquoi nous estimons que la formation aux métiers industriels a de l’avenir au lycée de Migennes. C’est ainsi qu’il serait bon de reconstruire les ateliers techniques comme cela était promis et décidé. Nous disons à la Région : tenez vos engagements ! Nous disons au rectorat : Maintenez et développez la filière industrielle de formation tout en apportant de nouvelles sections tertiaires ou autres.

Pour nous, le développement économique doit être au service de l’Homme et non l’inverse. Il peut être un facteur d’intégration et d’épanouissement de l’individu. Nous souhaitons que les jeunes privés d’emploi puissent s’insérer dans l’entreprise, se former afin de préparer leur insertion dans la société. Différentes institutions y travaillent. Je pense à la Mission locale, aux éducateurs du CPEY. Nous allons prendre des initiatives pour renforcer le travail d’insertion professionnelle des jeunes. Il n’est pas juste qu’autant de jeunes soient exclus du travail. C’est un nouveau motif d’indignation devant cet échec de notre société. De notre côté, nous avons pris cette question à bras le corps avec le personnel communal, notamment en embauchant des CAE, 11 personnes en ont bénéficié. Au-delà de la période du contrat, nous envisageons leur embauche définitive dans les services. A ce sujet, je voudrais dire que l’Etat ne subventionne les CAE qu’à hauteur de 70% au lieu de 90% et que le renouvellement dans la période des 2 ans n’est plus automatique.

Favoriser l’insertion sociale et professionnelle des jeunes, c’est lutter prioritairement pour la réussite scolaire à l’école primaire, au collège et au lycée. Nous avons mis en place une procédure pour favoriser celle-ci. Il s’agit du PRE qui est en place. Mais à la base, c’est bien à l’école, au collège que tout se joue. Aussi sommes-nous attachés aux moyens qui sont accordés à l’Education Nationale. La solution n’est pas, évidemment, de supprimer des postes d’enseignants, en ne remplaçant pas un départ en retraite sur deux. Moins d’enseignants c’est moins d’attention pour les enfants, notamment pour ceux qui ont des difficultés. Nous serons vigilants pour qu’il n’y ait aucune suppression de poste à la rentrée prochaine. Nous défendrons avec vigueur le RASED des écoles Jean-Jacques Rousseau et Marcel Pagnol. Migennes compte deux collèges dynamiques, un lycée et des écoles qui ne le sont pas moins. Ces établissements méritent d’être soutenus si l’on se fixe comme objectif la réussite scolaire et éducative.

Le développement du territoire, tant économique qu’humain passe par le renforcement des liaisons et des axes de communication. Migennes et le Migennois constituent un nœud de voies de communication, ô combien intéressant au regard de l’économie.

  • Les voies d’eau avec le canal et l‘Yonne
  • Le rail, première gare du département par son activité
  • Un réseau routier important

Ce nœud de voies de communication mérite d’être complété sur le plan routier par la déviation Nord de l’agglomération qui présente un double intérêt :

  • Liaison directe vers les zones d’activités industrielles et commerciales
  • Contournement de l’agglomération pour diminuer le trafic et ses nuisances au cœur des communes de Laroche-Saint-Cydroine et de Migennes.

Je ne reviens pas sur l’intérêt d’une telle réalisation. Il faut que nous avancions de manière significative sur ce dossier cette année. Des incertitudes se font jour au niveau du financement. J’ai demandé qu’une rencontre Région-Département-CCAM-Ville soit organisée dans les meilleurs délais. De son côté la CCAM poursuit sa réflexion avec l’étude sur le transfert éventuel de la compétence voirie.

Autre idée : le TGV Yonne. Rétablir la quotidienneté du TGV Yonne méditerranée Avancer vers une liaison quotidienne Yonne (à partir de Laroche-Migennes) vers le Nord. Les liaisons ferrées tant vers Paris que vers Dijon se sont perfectionnées avec le cadencement. C’est indéniable ! La région Bourgogne a fait un effort important. Il reste cependant à parfaire la ponctualité du service. Il faut que les trains partent et arrivent à l’heure, c’est la moindre des choses. A la SNCF de jouer son rôle.

Les services publics que nous défendons avec passion doivent donner l’exemple. Il leur faut les moyens de la faire. Vous le savez, le Service Départemental D’incendie et de Secours a récemment décidé de surseoir à la construction de la nouvelle caserne des sapeurs-pompiers tant attendue. C’est toute la population migennoise qui s’est levée contre cette décision. Aujourd’hui, une solution alternative semble voir le jour. Nous suivons de très près ce dossier car il y va de la sécurité d’une agglomération de 16000 habitants. Le SDIS étudie la possibilité d’une installation dans l’ancien centre EDF. Je veux saluer le travail remarquable des sapeurs pompiers de Migennes qui maintenant organisent leur travail uniquement avec le concours des pompiers volontaires.

L’année 2010 aura été témoin de multiples réalisations municipales et interpartenariales. Je rappelle pour mémoire :

  • La signature de la convention ANRU qui établit le programme de rénovation urbaine, fixe les financements.

Les effets de cette démarche apparaissent au grand jour et se précisent. C’est aussi un moyen d’apporter une aide à quelques Migennois avec la charte d’insertion qui organise le recrutement de personnes des quartiers pour les chantiers en leur réservant un pourcentage du temps de travail total. Le quartier des Mignottes se transforme avec la restructuration de l’espace et la construction de logements. 14 rue Colette, 19 rue Cézanne par Domanys et 25 rues Gauguin et Cézanne soit 58 logements livrés cette année et loués. A cela s’ajoute la vente de la totalité des parcelles du lotissement municipal Champfort. Une nouvelle tranche de 25 pavillons de Domanys devrait démarrer prochainement. 8 logements sont en construction rue Olympe de Gouges. Rue Pompidou nous envisageons un lotissement en accession à la propriété de 10 parcelles. Ce peuplement aura des conséquences sur les effectifs scolaires. Nous en avons déjà ressenti les effets, ce qui nous a conduits à réorganiser notre service de restauration scolaire. Cette rénovation urbaine permet l’accession à des logements de meilleure qualité. En même temps, il nous faut veiller à l’organisation humaine de l’espace avec des équipements pour les enfants, les jeunes et les adultes. Le square urbain rue Rabelais mérite d’être complété par un équipement qui rassemblerait centre de loisirs, halte-garderie, espace famille, espace jeune, salles associatives et polyvalente. Nous y travaillons. Pour qu’urbanisme rime avec humanisme, la restructuration urbaine ne peut être que du béton. Elle s’accompagne de la volonté de construire du « mieux vivre ensemble », du développement de l’Education Populaire. C’est le rôle du CUCS.

D’autres chantiers ont débuté cette année et devraient se terminer en 2011.

  • Rues Mermoz et Blériot : 44 logements sortent de terre.
  • 8 logements rue M.Bastié
  • 22 logements seront construits rue de la Fraternité face à la nouvelle Maison de Retraite qui devrait ouvrir ses portes très prochainement. Le déménagement est en cours.
  • Aux Cités, un petit lotissement de 3 parcelles est en cours de création.

Il nous faut accompagner ce nouveau développement du parc de logement social à Migennes. Il y aura des répercussions dans tous les domaines d’activité.

Migennes est en plein développement. La commune y travaille avec d’autres partenaires dont la CCAM, le Conseil général, le Conseil régional, Domanys, la CAF et d’autres, mais elle supporte l’essentiel. Cela nous conduit bien souvent à repenser et revisiter notre action sociale et éducative. Un seul exemple : l’accueil de la Petite enfance.

  • La crèche de la Croix Rouge se reconstruit et ouvrira bientôt ses portes. Nous sommes heureux d’avoir aidé à son financement et nous contribuerons à son fonctionnement.
  • Les comportements évoluent. Le mode de garde des tout-petits est en évolution.

Ainsi avons-nous pris la décision de transformer nos haltes-garderies en centre de multiaccueil (accueil en continu si demande). Lundi le nouveau lieu d’accueil ouvrira ses portes dans le quartier des Cités, rue Blanqui. Il a été financé par la ville en partenariat avec la CAF et l’Etat.



Cette mue de Migennes nécessite un fort investissement de la commune et des moyens financiers importants. Soyons réalistes ! Nous ne pouvons faire qu’en fonction des moyens que nous aurons. Et nous ne voulons pas accroître démesurément la pression fiscale sur les ménages. Il faut avouer que la décision gouvernementale de geler pendant plusieurs années les dotations aux collectivités locales ne va pas nous aider. Surtout que cette décision aura, et a déjà, des conséquences sur le financement en provenance des autres collectivités. Je pense au département et à la région. Gel des dotations, réduction de l’autonomie fiscale après la suppression de la taxe professionnelle. L’objectif n’est-il pas tout simplement de réduire les dépenses des collectivités locales avec les conséquences que cela aura sur les services aux habitants, mais aussi sur l’activité économique. Je rappelle que 73% des investissements publics sont réalisés par les collectivités locales.

En matière d’investissement nous avons réalisé de lourds travaux rue Curie et rue Jean-Jacques Rousseau. Ces derniers travaux devraient être terminés prochainement.

Les 11 jardins familiaux sont réalisés et attribués à des familles migennoises. Le centre multiaccueil des Cités Cette année nos efforts porteront sur la réfection complète de la rue Mandel qui dessert des entreprises importantes dans la zone du Moutois. Nous lancerons la construction d’un bâtiment dédié à la restauration scolaire et aux centres de loisirs pour les écoles Jean-Jacques Rousseau, Gérard Philippe et Anne Franck. Nous voulons également maintenir les services à la population et en développer certains. (voirie/fonctionnement-investissements). Nous voulons une ville plus sûre et j’annonce que la tendance à la baisse de la délinquance se poursuit significativement ; même si celle-ci n’a pas disparu et requiert la vigilance de tous. Je salue la Gendarmerie de Migennes qui effectue un travail important. Nous voulons refonder notre travail en direction de la jeunesse. Nous maintiendrons notre soutien aux associations tout en maintenant les initiatives culturelles propres et associatives (salon du livre, hommage à Jean Ferrat en avril, soirées musicales du Vieux Migennes, journées du patrimoine, Noël des enfants…) Nous poursuivrons notre partenariat avec l’Office de Tourisme, l’AGEM qui a fait de l’Escale une salle de grande renommée de la chanson française et qui n’a pas fini de nous surprendre, le COFAM, les associations sportives et culturelles, la MJC qui vient de souffler ses 50 bougies. Vous le constatez, notre volonté de poursuivre et d’amplifier le développement de la ville et du territoire est constante. Nous le ferons avec nos moyens, avec nos moyens, ceux que nous donnent les Migennois, mais aussi avec votre engagement. Ensemble, nous agissons pour le bien commun.

 

A propos du TGV Yonne Méditerranée et Yonne-Nord

Dans ses orientations budgétaires 2011, comme dans son bufget 2011, le conseil général a décidé de reconduire son soutien à la liaison par TGV entre l’Yonne Lyon et Marseille. Cette liaison n’est plus quotidienne depuis deux ans. C’est dommageable pour les Icaunais. Ils sont pénalisés.

	Un seul exemple : le voyage en train de Laroche à Lyon dure près de 4 heures, avec changement à Dijon, une grande partir de l’année. Avec le TGV Yonne-Méditerranée, il faut 1h30 pour rejoindre la capitale des Gaules.

J’ai souvent dénoncé cette situation et souhaite que la SNCF, le département et la région trouvent un terrain d’entente pour la rétablir au quotidien sous la forme d’un aller-retour, 7 jours sur 7, quotidiennement. Je souhaite également que soit mise en œuvre une liaison TGV vers Roissy, Lille et le Nord de l’Europe. A la fin des années 90, le Conseil général avait étudié cette possibilité. L’étude proposait des travaux de raccordement entre la ligne classique et la ligne TGV afin de pouvoir passer directement et rejoindre Roissy. C’était un investissement important. Aujourd’hui, des travaux semblent avoir été réalisés à Villeneuve Saint Georges. Ils permettent une liaison directe de TGV partis de Laroche-Migennes, Sens et Melun avec Roissy et le Nord. Depuis cette étude une donnée très importante est à prendre en compte : à l’horizon 2020, la ligne TGV Nord sera saturée parce que la taille de la gare de Roissy ne permet plus de garer les rames TGV en provenance de Lille-Bruxelles qui terminent à Roissy. Les modifications étant faites à Villeneuve-Saint-Georges on pourrait éviter cette saturation de la ligne TGV Nord en prolongeant par exemple le soir, un TGV Bruxelles-Lille-Roissy jusqu’à Laroche-Migennes en desservant Melun et Sens. Cette rame, stationnant la nuit à Laroche-Migennes, repartirait à charge le lendemain matin en desservant Sens, Melun, Roissy, Marne-la-Vallée, Lille et Bruxelles. Le coût de cette opération serait nul puisqu’il y a un foyer à Laroche-Migennes pour le personnel ou mieux, ce train pourrait être assuré par un conducteur et des contrôleurs de Laroche-Migennes. Ainsi, on libère deux sillons sur la ligne TGV Nord, on assure un garage à la rame qui n’a pas besoin d’être achetée. On propose un service public supplémentaire sans investir beaucoup d’argent public. L’Yonne serait plus près des métropoles Lyon et Marseille mais aussi de Lille et de Bruxelle.. Je soumets cette proposition au débat des acteurs locaux et des élus.

 

Informations au conseil municipal du 14 décembre

Déviation Nord de l’agglomération migennoise

Cette question est plus que jamais d’actualité sur un double plan : l’amélioration du cadre de vie et le développement économique. Je n’insiste pas car vous en êtes convaincus. Le calage financier n’est toujours pas réglé. J’ai une inquiétude sur le financement de la région Bourgogne. Je voudrais vous en faire part très tranquillement. On se souvient, et c’était acté dans une décision du Conseil général datant de juin 2007 que le financement retenu était réparti de la façon suivante : 55% pour le département, 22,5% pour la région et 22,5% pour les autres collectivités locales. J’ai demandé confirmation à la région et j’ai obtenu une réponse négative qui m’indiquait que, suite à la suppression de la taxe professionnelle et à la réforme des collectivités territoriales, la région Bourgogne n’interviendrait plus dans le financement des opérations routières. Il va sans dire que si une telle décision était maintenue, la déviation de la 943 sera renvoyée aux calendes. Je suis donc à nouveau intervenu auprès du conseil régional avec G.Friedrich en proposant une rencontre pour mettre sur la table cette question. Le Président de la Région vient de me répondre qu’il était prêt à une telle rencontre avec l’ensemble des collectivités susceptibles de co-financer. J’ai immédiatement écrit au Président du Conseil Général pour lui demander de bien vouloir participer à cette future réunion. A suivre donc.

Lycée Blaise Pascal

La question de la reconstruction des ateliers est toujours posée et le dossier n’avance pas. Je viens de rencontrer la Vice-Présidente de la Région, chargée des lycées. Elle m’a indiqué que la région n’interviendrait qu’à la condition que le rectorat l’assure de la pérennisation des filières techniques du lycée de Migennes. Je rappelle que la rénovation du lycée incluait la reconstruction des ateliers. Souhaitant sortir positivement de ce match de ping-pong, je viens d’écrire à madame le Recteur pour lui demander de provoquer une réunion de travail sur le sujet. Le développement du lycée professionnel de Migennes est un atout pour l’aménagement du territoire, mais aussi pour notre projet de rénovation urbaine. L’équipe enseignante et la direction du lycée renouvellent le projet du lycée. Il ne faut pas les décevoir. Il faut même les aider à prendre en compte les besoins du territoire en termes de formation. L’investissement dans la formation de la jeunesse est indispensable.

Centre de secours : J’avais proposé au président Bordier de réfléchir à l’utilisation du centre EDF de Migennes pour y implanter le nouveau CS du Migennois. Il s’agit d’une idée à creuser. Le Président s’occupe de cette affaire et indique qu’il a rencontré le directeur territorial d’ERDF, que les bâtiments seront bien à vendre. D’autre part, il faut savoir que les pompiers de Migennes ont désormais un chef de corps. C’était une vieille revendication qui est maintenant satisfaite. Pour une période de 6 mois, il n’y a plus de pompiers professionnels à Migennes. Ce sont donc les volontaires qui assurent les interventions 24h sur 24. Nous suivons cette situation avec attention.

Carte scolaire 2011 pour les écoles primaires : Comme chaque fin d’année, nous préparons la rentrée scolaire prochaine. Les effectifs sont globalement stables avec une poussée à l’école Marcel Pagnol. D’une manière générale, nous pensons qu le nombre d’enseignants doit être maintenu au niveau de la présente année scolaire. Je dis cela pour toutes les écoles de la ville, y compris pour les maîtres SAF. Je réitère notre volonté de voir le RASED pourvu au complet. Ce n’est pas le cas actuellement. Les parents d’élèves se rendront à l’Inspection Académique en janvier. Nous les soutenons.

Episode neigeux : Vous avez pu vous en rendre compte, l’hiver est précoce. Je veux souligner la réactivité de nos services qui a permis à notre ville de ne pas trop subir les conséquences des chutes de neige. L’hiver ne fait que commencer et nous restons sur le qui-vive.

Fête des enfants : La troisième édition a eu lieu samedi 4 décembre et a connu un grand succès. La salle de l’Escale était copieusement garnie pour le spectacle. Le défilé aux lampions et le feu d’artifice se sont déroulés dans une excellente ambiance. Nous renouvellerons sans aucun doute cette opération ne décembre 2011.

Marché de Noël : C’est une organisation du COFAM à laquelle la municipalité apporte une aide logistique conséquente. Malgré les intempéries, les Migennois ont répondu présents et ont arpenté deux jours durant les allées du Marché.

Cérémonie des vœux : La cérémonie des vœux du maire aura lieu le vendredi 7 janvier à 18h30 à l’Escale. Vous y êtes conviés. Vous recevrez dans quelques jours une invitation.

TRAVAUX EN COURS

Travaux voirie Les travaux ont été interrompus pendant 15 jours. L’entreprise EIFFAGE coule actuellement le béton désactivé sur la rue Jean-Jacques Rousseau. Les enrobés de la rue Louis Armand ne pourront être réalisés pour cause de fermeture de la centrale d’enrobés et de l’entreprise EIFFAGE. La réalisation aura lieu au printemps. A ce sujet, vous savez que le projet municipal concerne les abords de la rue JJ Rousseau ; trottoirs, plantations, mobilier urbain… La chaussée et son entretien sont de la compétence du Conseil Général. Nous avions un accord de principe de celui-ci pour que la chaussée soit revêtue dès la fin des travaux « municipaux ». Il semble que cet engagement ne soit pas confirmé. Nous avons écrit au Conseil Général et au Conseiller Général. Nous n’avons pas de réponse. Dans le cadre du programme d’entretien de voirie, nous venons de terminer les travaux sur les trottoirs de la partie Ouest de l’avenue des Cosmonautes, sachant qu’aux cités les trottoirs des rues Cordier, Giraud, Péri et Chabana viennent d’être refaits. Il nous reste à réaliser le programme favorisant l’accessibilité des personnes à mobilité réduite. Il s’agit d’abaissements de bordures dans l’avenue J. Jaurès.



Elagage Le programme d’élagage est en cours d’exécution.

Centre de Multiaccueil des Cités :

La construction est réalisée. L’aménagement intérieur également. Le déménagement est prévu prochainement, tout comme l’installation du nouveau mobilier. Le seul problème est celui des rampes d’accès stoppées dans leur réalisation par le mauvais temps. Nous avons toujours l’objectif d’ouvrir cette structure le 10 janvier, peut-être avec une rampe provisoire. Ce sera de toute façon un bel outil pour l’accueil de la petite enfance.

 

Refusons la réforme territoriale sarkosyste

Elle a le mauvais goût d’un passage en force bien préparé par le président de la République et sa majorité. Un texte qui, associé à la confiscation des moyens financiers (importante réduction de la contribution des entreprises et gel des dotations de l’Etat), va accélérer la privatisation de secteurs entiers des services. Une loi faite pour intensifier la concurrence entre territoires par des fusions et concentrations effaçant de nombreuses communes et les espaces de citoyenneté qu’elles génèrent. Une loi faite pour transformer les Régions et les Départements en rouages de l’Etat. Une loi qui annonce un nouveau recul démocratique et qui éloignera encore d’une juste représentation plusieurs courants de pensée en favorisant le bipartisme. Alors qu’il faudrait une véritable proportionnelle, l’instauration du conseiller territorial, le mode de scrutin uninominal signent la fin de la parité homme-femme dans l’assemblée régionale. Ce sont ces enjeux là qui doivent déterminer tous les démocrates attachés aux institutions républicaines à se battre pour l’abrogation de cette loi. Ce sont ces enjeux qui doivent déterminer tous les progressistes à refuser tout autant le statut quo et à co-élaborer une réforme décentralisatrice vers les citoyens et pour les citoyens, en articulant au plus près du terrain des coopérations mutuellement avantageuses entre collectivités et des espaces de démocratie renouvelés. Pour y parvenir les trois niveaux de collectivités locales (commune-département-région) restent pertinents tant ils portent en eux les principes républicains et peuvent se conjuguer à tous les temps et à tous les modes pour développer les solidarités.

 

soirée des meilleurs sportifs migennois, mon allocution

Chers amis sportifs, C’est avec un immense plaisir que la municipalité vous accueille ce soir, si nombreux, pour cette cérémonie. Je vois que vous êtes impatients de découvrir la palmarès de cette année 2010, je ne vais donc pas faire durer indéfiniment le suspens. Mais je vais d’abord remercier tous ceux qui se sont investis dans l’organisation de cette soirée : Daniel Frontini, adjoints aux sports, Jacques Babel conseiller municipal et le Service Animation Jeunesse de la ville. Je vous remercie, amis sportifs, de répondre présent mais aussi parce que sans vous cette soirée n’existerait pas !

On le dit souvent mais il n’est pas inutile de le répéter à nouveau, Migennes est une ville sportive, nous voulons qu’elle le reste. Quelle fierté de lire les comptes-rendus chaque lundi dans le journal et de prendre connaissance de vos exploits !

Il y a des saisons fastes et il y a des saisons moins fastes mais le sport ne s’arrête pas à la simple lecture comptable d’un classement. Au-delà du nombre du nombre de points ou de buts marqués, il y a des valeurs que vous partagez avec vos dirigeants, avec vos entraîneurs avec vos supporters. Pour tous ceux qui vous entourent nous devons avoir le plus grand respect. Ils sont bénévoles, ils ont la passion pour guide. Ils passent du temps, des soirées, des journées sur les terrains et dans les salles à vous préparer à la prochaine compétition. Ils n’ont qu’une ambition : vous offrir les meilleures conditions possibles pour que le succès soit au rendez-vous. Mais leur rôle, comme celui des dirigeants c’est aussi de transmettre ce qui fait le ciment de notre société : la solidarité, la connaissance et le respect de l’autre. Par son engagement, chaque licencié, quelle que soit l’activité pratiquée, quel que soit le rôle occupé participe à la cohésion de notre cité, favorise le lien social et permet à chacun de se sentir en osmose avec son environnement. Et ce n’est pas facile. Comment un éducateur bénévole peut-il transmettre des valeurs lorsque les dérives d’un sport-spectacle, ce sport-spectacle gangrené par la dictature de l’argent-roi, font la une des médias ? Malgré tout, ils ne désespèrent pas et reviennent chaque semaine. Sans eux il serait impossible que vous puissiez vous adonner à votre passion. Pour cela ils doivent être chaleureusement remerciés et encouragés. Je veux les saluer ce soir. Le sport migennois de porte bien. On peut estimer à environ 2000 le nombre de licenciés dans les différents clubs et sections de la ville. Maintenir un tel tissu associatif qui offre une palette diversifiée des pratiques sportives demande de l’énergie et de la volonté mais aussi des moyens. Les collectivités locales assurent une grosse part des subventions attribuées au sport. Notre ville ne fait pas exception. Nous soutenons tous nos clubs autant que nous le pouvons. Cette aide prend diverses formes. Pourtant ce n’est pas suffisant ! La vie des clubs est soumise à des contraintes de plus en plus lourdes : réglementation drastique concernant l’encadrement, en termes d’organisation d’épreuves et de lourdes pressions financières. Les coûts des transports d’une part mais aussi le poids des fédérations nationales dont les tarifs augmentent considérablement et pour lesquelles toutes les occasions sont bonnes pour ponctionner les clubs. Certains parlent de racket. Or les finances publiques ne sont pas extensibles et le seront de moins en moins compte tenu des réformes en cours. C’est pourquoi la chasse aux sponsors est devenue un véritable sport. Dans ce contexte, je félicite tous les dirigeants de clubs migennois qui réussissent à faire vivre leurs associations et qui essaye de les des développer. Cela demande de beaucoup d’énergie mais la satisfaction intervient lorsque les résultats sont au rendez-vous. Mais l’essentiel n’est-il pas de participer ? Merci de votre attention.

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