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Montpellier - inauguration de la Crèche Adélaïde Cambon : discours de Françoise Prunier, adjointe au maire en charge de la petite enfance et des droits des femmes.

F. Prunier inauguration A Cambon 1Monsieur le Président de la CAF de Montpellier
Monsieur le Directeur de la CAF
Madame le Maire
Mesdames et Messieurs les Elus
Mesdames et Messieurs les chefs d’Entreprises
Mesdames et Messieurs les Parents
Mesdames, messieurs

Avant de commencer mon petit discours je voudrais remercier le personnel de la Mairie qui a permis de faire aboutir ce beau projet et aussi Madame Dorothée Solayrolles, Directrice de cette structure et tout son personnel pour leur efficacité.

Je voudrais aussi remercier Madame le Maire car sa forte dynamique pour l’Enfance nous permet de concrétiser tous nos projets et surtout d’avoir des structures très accueillantes avec un personnel très compétent.

Je suis très heureuse de vous accueillir, ici, aujourd'hui, dans les locaux de notre nouvelle crèche, la crèche Adélaïde Cambon.

Pourquoi avoir appelé cette crèche « Adélaïde Cambon » parce qu’Adélaïde Cambon a été la 1ère directrice de crèche à Montpellier en 1872.

L'ouverture de cet équipement municipal illustre la façon dont notre ville a su se mobiliser pour apporter à ces habitants la qualité de vie à laquelle ils aspirent.

Mais elle témoigne aussi de la jeunesse de notre ville et une ville jeune, est une ville dynamique, pleine d'avenir.
Nous pouvons être fiers parce que l’enfance et la jeunesse constituent la richesse d’une ville, et même d’un pays parce qu’elles sont la projection de notre propre avenir.
L’enjeu qui est face à nous, c’est justement de garder intacte cette place de l’enfance au cœur de la cité, au cœur d’un dispositif éducatif ouvert sur le monde.

C’est un enjeu de taille car l’environnement actuel, les politiques gouvernementales passées et l’hérésie libérale obèrent gravement la place de l’enfance et de la petite enfance dans nos sociétés.
Que reste-t-il des politiques de la petite enfance qui ont permis à la France d’avoir le taux de natalité le plus élevé de l’UE??

Qu’est devenue la volonté d’offrir aux parents des solutions de garde variées et accessibles (crèches collectives et familiales, assistantes maternelles…)??

Où sont passées les politiques émancipatrices garantissant aux femmes un véritable choix, celui du travail, celui de l’indépendance financière??
Les politiques libérales sont passées par là. Avec la révision générale des politiques publiques et le gel des dotations aux collectivités territoriales, l’État avait signé son désengagement financier.
Nous connaissons les mots d’ordre de cette marchandisation?: profit, rentabilité, retour sur investissement?! Ce sont les mêmes qui résonnent dans les couloirs des hôpitaux, aux guichets des postes, sur les quais des gares.
Ce sont eux qui réduisent l’humain à des chiffres, des ratios, des pourcentages?: taux minimal de personnel qualifié rabaissé à 40%, taux maximal d’occupation des crèches majoré à 120%, taux d’encadrement jusqu’à douze enfants par professionnel dans les jardins d’éveil, assistantes maternelles autorisées à prendre en charge quatre enfants au lieu de trois.

Toute la population est concernée mais ce sont les plus précaires qui paient d’abord les pots cassés. Ceux qui n’ont que le service public comme seul bien en sont privés cyniquement - car «il faut faire des économies» - comme les femmes, avec 40% des congés parentaux subits faute d’une solution de garde adaptée, et les familles pauvres, parfois monoparentales, qui ne peuvent pas se permettre de payer une assistante maternelle.
Les réponses face à la pénurie ne sont décidément pas à la hauteur de l’enjeu.
Non seulement, les 100 000 places en «accueil collectif» promises par l’ancien Président de la République n’ont jamais vu le jour mais cette promesse fait pâle figure devant l’immensité des besoins?: on estime qu’il faudrait entre 400?000 et 500?000 places supplémentaires et environ 10 000 professionnels formés sur trois ans pour rattraper la demande. Mépris pour les enfants, mépris pour les parents, mépris pour les professionnels. Ça suffit comme ça?!F. Prunier inauguration A Cambon 2
Confusion des règles et de l’esprit, pure folie économique, qui fait passer l’investissement pour un coût, qui fait passer l’éducation pour une notion secondaire, qui considère l’enfance comme une part de marché. On touche là à ce qui construit, à ce qui échafaude.
L’enfance est ce point incandescent, d’où tout part et où tout nous ramène. C’est l’imaginaire, ce sont les sensations, c’est l’altérité, c’est la connaissance de soi et des autres, c’est l’apprentissage de disciplines inconnues, c’est l’ouverture à de nouveaux horizons et à ses propres limites.

Ne pas dupliquer, ne pas formater, ne pas restreindre : on est loin de cette éducation idéale à l’heure actuelle.
Pourtant les chemins qui mènent vers l’autonomie, l’émancipation, la construction de la personne ne suivent pas les trajets des chemins balisés, ce sont plutôt les chemins de traverse qui mènent à la singularité de chacun.
Il faut garder intact cet âge des curiosités, cet âge des possibles qui constituent les fondations du citoyen en devenir, et qui renforcent par sa diversité la richesse d’une collectivité.
Parler de l’enfance dans de beaux et grandiloquents discours, alors que dans le même temps on met à sac les services publics, c’est non seulement contradictoire, mais c’est mensonger.
Expliquez-moi comment le personnel des crèches et les crèches elles-mêmes, soumis aux règles du profit et de la rentabilité, vont avoir les moyens et le temps de favoriser l’épanouissement des enfants ?
Expliquez-moi en quoi la suppression de l’école maternelle aurait favorisé la socialisation des enfants de deux ans et plus ?
Expliquez-moi pourquoi le fonds de protection de l’enfance (150 millions d’euros), base qui devait soutenir la loi du 5 mars 2007 relative à la protection de l’enfance, a depuis lors fondu des deux tiers ?
Expliquez-moi comment une société digne de ce nom peut tolérer les expulsions locatives qui plongent aussi des enfants dans la plus grande misère, dans le nomadisme urbain ?
En France, on compte 2 millions d’enfants pauvres, dont 960 000 vivent dans des familles touchant un minimum social.
Je ne passerai pas non plus sous silence les 16 000 enfants sans toit que compte notre pays.

C’est contre cette démission politique, que nous nous opposons depuis de très nombreuses années.
Notre objectif est la mise en œuvre d’un service public de la petite enfance au service de l’intérêt général, pas des taux de rentabilité?! Il intégrera dans leur diversité tous les modes de garde?: crèche collective, multi-accueil, crèche familiale, assistantes maternelles en RAM afin de garantir la pluralité de choix pour les parents et un statut commun pour les professionnels.
De nombreuses tâches incombent au maire et au Conseil Municipal et certaines sont un réel plaisir. L'inauguration d'une crèche en est une toute particulière.
Ce projet nous tenait, en effet, vraiment à cœur car il me semble qu'une société qui prend soin de ses plus jeunes et de ses plus âgées est une société qui peut se respecter.
Donnons donc à nos enfants toutes les chances pour évoluer toute leur vie sur un territoire non accidenté qui présente une belle ligne d'horizon.

Merci de m’avoir écouté !!!!!!! F. Prunier inauguration A Cambon 3

 

Comédie de la Santé : Discours de Claudine Troadec-Robert, Conseillère municipale, déléguée à la Comédie de la Santé et au RFVS

Claudine Troadec-Robert, vice présidente de l'agglomération de MontpellierC’est la 6ème édition de la comédie de la Santé, sous le thème « Pour une ville en bonne santé ! »

Les montpelliérains ont le privilège pendant 2 jours de s’informer, discuter, réfléchir décider et agir pour améliorer leur bien être, leur qualité de vie.

Sur cette place, au cœur de la ville 70 partenaires associatifs et institutionnels vous accueillent jeunes, seniors, chacun pourra trouver les réponses aux questions qu’il se pose.

Dans un contexte économique difficile pour une majorité de famille, où la santé pour tous est remise en cause par le gouvernement, Madame le Maire Hélène Mandroux et son équipe municipale ont fait le choix de l’être humain en agissant pour la réduction des inégalités sociales en santé et l’amélioration constante de la qualité de l’environnement.

En effet la notion de santé environnementale a émergé lors de la première conférence du bureau européen de l’Organisation Mondiale de la Santé en 1989 : « la santé environnementale comprend les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de la vie, qui sont déterminés par les facteurs physique, chimiques, biologiques, sociaux, physcho-sociaux et esthétiques de notre environnement. ».
La ville de Montpellier est une « Ville Santé de l’OMS ».

Au travers des actions développées par les différents services de la ville, la mairie de Montpellier affiche la cohérence de sa politique pour le bien être des es habitants. Ainsi demain se côtoiera la Comédie de la Santé et la biodiversité sur l’Esplanade.

La Mairie de Montpellier favorise le développement d’une collectivité solidaire et de justice sociale.

Aujourd’hui, en France constat est fait que la pauvreté s’accentue et se conjugue avec le mot précarité.

Un ministre de ce gouvernement ose s’attaquer au RSA en proposant aux chômeurs 75% du SMIC s’ils travaillent 5 heures par semaine gratuitement.
Comment peut-on vivre avec ces rémunérations dérisoires, dans le même temps ou ce ministre encaisse 14 000 € par mois. Ces citoyens aspirent à un emploi pour satisfaire leurs besoins vitaux et ceux de leur famille avec un logement décent et une nourriture équilibrée.

Oui la santé est au cœur des préoccupations de tous les français car la santé c’est la vie.

Madame le Maire et son équipe ont fait le choix de combattre les inégalités sociales, elle intègre la santé dans un ensemble des politiques de se services qu’il s’agisse d’urbanisme, de transport… pour améliorer. - Les conditions de vie (logement, nourriture…)
- Conditions de travail
- La qualité de l’environnement physique, social et culturel.

Cette volonté politique se concrétise avec les réunions des citoyens dans les quartiers. Ils expriment leurs besoins et participent aux décisions avec les partenaires institutionnels et associatifs présents à La Comédie de la Santé.

La Comédie de la Santé est l’occasion de créer des dynamiques nouvelles efficaces adaptées aux besoins de la population.

C’est pour cela qu’au-delà des stands qui privilégient un échange particulier avec les associations un nombre important de conférence sont prévues.

En 2010 au-delà de nombreuses actions de santé publiques développées par la maison de la prévention nous avons tenu régulièrement et avec succès des séances de don du sang avec l’EFS que nous poursuivons en 2011.

En 2010, nous avions mis l’accent sur le don d’organes en partenariat avec les services du CHRU et de nombreuses associations.
Cette année nous poursuivrons notre action avec une conférence sur le don pour la greffe.

Le programme de ces 2 jours est à votre disposition au stand de la ville même si je suis sûre que vous savez déjà que vous pouvez effectuer des tests de dépistage, des initiations aux gestes de premier secours et que de nombreuses animations sont prévues pour les enfants.
Un espace alimentation vous propose des animations, des dégustations….
Est à signaler la présence du Mam mobile… Nous sommes précurseurs en la matière.

Je voudrais remercier tous les partenaires associatifs et institutionnels, tous les bénévoles qui œuvrent au quotidien pour améliorer la vie de chacun dans un esprit de solidarité.

Je souhaite également remercier les services de la ville, particulièrement le protocole, l’équipe du service hygiène et santé, la MPS, Nathalie et Olivier qui ont œuvré à la réussite de ces jours et la communication qui cette année a trouvé une forme originale d’expression et d’information.

 

Chronique d’une « mort annoncée » : la disparition des classes de découverte à Saint Gratien

Parents, enseignants et enfants ont toujours considéré comme une véritable institution gratiennoise les départs en classe de découverte des élèves de CM2 de la Saint Gratien. Sous prétexte d’économies, la municipalité décide brutalement en juin dernier de supprimer les subventions allouées pour ces séjours, soit 60 000€ en 2009. Elle ne versera cette année que 2 000€ par classe de CM2, sur projet, soit une somme maximale de 20 000€. Petit historique…

Depuis des dizaines d’années, la ville de Saint Gratien organisait (et finançait pour partie) des séjours appelés « classes de découverte ». A l’origine, la destination des classes de CM2 était la montagne en hiver, les activités principales le ski et la découverte du milieu naturel.

Au fil des ans, tout a évolué. On a réduit la durée des séjours, mais surtout on les a diversifiés. Sont apparues les classes vertes, les classes de mer et enfin des classes sur des thèmes très variés, sportifs, culturels. Malgré les difficultés économiques des familles, les enfants partaient dans leur grande majorité. Les classes transplantées représentaient un événement, attendu avec impatience par les enfants, prévu budgétairement par les parents, préparé pédagogiquement par les enseignants. Apprentissage de la vie en groupe, premier départ hors de la famille pour de nombreux enfants, découverte des richesses géographiques, historiques, culturelles de la France, nouveau regard sur l’école qui peut être autre chose qu’une salle de classe… La classe de découverte était associée à un projet qui permettait de motiver et souder une classe autour d’un objectif commun. Conséquences : beaucoup de souvenirs, de réels enjeux pédagogiques et une ouverture de l’école vers les familles grâce à la présentation du travail réalisé (pièce de théâtre, livre de contes, expo-photos …). Si les classes de découverte sont devenues une véritable « institution » gratiennoise, c’est parce que tous, nous avions conscience du bénéfice éducatif qu’elle apportaient.

En juin 2009, la municipalité décrète autoritairement et brutalement la suppression des classes de découverte, sans aucune concertation avec les parents d’élèves ni les enseignants. Certains d’entre eux apprendront même la nouvelle fortuitement, lors de leur dernier séjour… Tous se retrouvent mis devant le fait accompli à quelques jours de la fin de l’année scolaire. La question n’est même pas évoquée en conseil municipal. Une réunion parents/enseignants/élus aurait, peut-être, permis d’envisager d’autres pistes de travail, une autre organisation des séjours. Mais à Saint Gratien, on préfère trancher unilatéralement.

Le principal argument avancé par la municipalité, outre le coût pour la commune (60 000€ en 2009) et les familles, est l’inégalité de traitement des enfants, certains partant et d’autres non, puisque c’est à l’enseignant que revient toujours la décision d’organiser un séjour pour sa classe. Ce qui apparaît d’ailleurs normal, et continue de se passer ainsi. Le maître reste le seul responsable de ses élèves et des activités qu’il veut mener avec eux.

Et aujourd’hui ? Que se passe-t-il dans ces classes de CM2 auxquelles la mairie alloue, sur projet, une somme annuelle de 2 000€ ?

Les idées sont toujours riches et vont du séjour à la neige au parcours culturel parisien en passant par la découverte de Londres.



Mais c’est maintenant uniquement sur les épaules de l’enseignant que repose la mise en place du projet. Plus de prestataire qui propose un thème et des activités, plus de mairie qui gère et organise. C’est une lourde responsabilité, et un travail important. Choisir un séjour, le mettre en œuvre, chercher un éventuel financement supplémentaire, informer les familles, contacter les organismes ou les intervenants, réserver les visites, prévoir les transports, verser des acomptes, et bien sûr rédiger un projet pédagogique pour l’Éducation Nationale…. Sans oublier que ce genre de séjour s’organise dès le mois de septembre, du fait des paiements à étaler, des formulaires divers à envoyer. C’est pour les maîtres une période qui est loin d’être la plus calme de l’ année scolaire.

Un vrai casse-tête quand il faut prendre en compte tous ces éléments… Une certaine dose de motivation est nécessaire, et une non moins grande disponibilité… Combien de temps les enseignants s’investiront-ils dans une telle tâche ? On peut d’ailleurs se demander si cela relève véritablement du travail pédagogique.

A l’enseignant encore de prévoir le transport des élèves, sur une plus ou moins longue distance. Si le déplacement est long ou s’il faut se déplacer plusieurs fois, ce sera cher et engloutira une bonne partie de la subvention municipale. Utiliser les cars municipaux est une fausse bonne solution, puisque ces cars seront pris sur le quota alloué à l’école : moins de sorties donc, pour les autres classes… et fâcheries en prévision avec les collègues !

  • Dans l’absolu, le crédit alloué de 2 000€ par classe est peu important et ne permet pas de réaliser des sorties très ambitieuses. Et surtout, s’il peut suffire à organiser pédagogiquement un projet, il ne permet absolument pas de rémunérer une société de transport. Le tarif le plus bas s’élève à 2 500€ minimum pour 5 jours d’aller-retour.
  • On peut d’ailleurs déplorer le manque d’organisation de la mairie pour allouer ce crédit : certaines coopératives scolaires ont dû avancer des frais car la somme promise ne pouvait pas être débloquée avant fin janvier. Comment une école peut-elle paraître crédible auprès d’un organisme responsable du séjour si elle ne peut verser les acomptes prévus en temps et en heure ? Sans compter qu’amputer la coopérative scolaire de sommes importantes peut nuire à son fonctionnement, gêner la commande de matériel pédagogique, l’organisation de sorties …
  • Autre conséquence de la faible somme allouée aux écoles : la disparition progressive des séjours avec hébergement au profit de séjours sans hébergement. Plus simples à organiser pour les enseignants et moins coûteux, ils sont certes intéressants mais beaucoup moins enrichissants que ceux qui permettent aux enfants de quitter le cocon familial.

  • Une participation des familles peut être demandée si le séjour choisi est trop onéreux pour être financé par le seul crédit mairie.. ou être entièrement gratuit s’il est plus modeste, ou se réalise dans un environnement proche, Paris ou Val d’Oise. D’une école à l’autre, tous les cas de figure peuvent exister. Grande inégalité !
  • Le quotient familial qui était instauré par la mairie n’existe plus, la participation éventuelle des familles est la même pour tous. Une égalité qui est le summum de l’inégalité…
  • Il n’ y a aucune obligation d’organiser un projet pour une classe de CM2, la décision finale revenant toujours au maître. Et l’on retrouve ici le reproche fait aux défuntes classes de découverte : tous les enfants ne partent pas…

Quel peut être l’avenir de ces « séjours CM2 » que personne, d’ailleurs, ne sait plus trop comment nommer ?

La municipalité a réalisé une économie, peu conséquente, d’environ 40 000 €, ce qui représente 0,11% du budget communal qui est de 35 millions d’euros en 2010.

La commune sera, à terme, amenée à revoir la subvention à la hausse, faute de quoi les séjours se réduiront comme neige au soleil. Ou bien les familles seront-elles mises à contribution de plus en plus lourdement, toujours sans prise en compte de leurs revenus ? Voilà un dispositif dont l’évolution sera à surveiller de près !

La suppression des classes de découverte a des répercussions sur la relation parents-enseignants car les familles ne comprennent pas toujours la disparité des projets entre les écoles. Pourquoi certaines classes vont-elles au ski quand d’autres se contentent d’un séjour sans hébergement ? Cela ne creuse-t-il pas le fossé entre les différents quartiers de la ville ? Une autre conséquence néfaste est sans doute la détérioration des relations des enseignants avec la mairie. Nombre d’entre eux ont mal vécu de voir rayer sans débat le travail mené depuis des années pour faire vivre une expérience enrichissante à leurs élèves. Au-delà des difficultés qui pouvaient exister, les classes transplantées faisaient partie « du patrimoine culturel » de la ville. Nous sommes nombreux à regretter qu’elles aient disparu, et de cette manière.
NB : Merci aux collègues qui ont enrichi ce billet en apportant leurs remarques et expériences.



Isabelle Volat

 

A propos de Dell : Michel Passet écrit au Maire de Montpellier et aux présidents des groupes politiques.

Michel_Passet.jpgJe tiens par ce courrier à préciser la position du groupe communiste sur le vœu proposé par Monsieur ROUMEGAS, au nom du groupe Verts-LCR-CUAL concernant l’entreprise DELL, et plus largement, sur les vœux proposés en Conseil Municipal.

Qu’il me soit permis de rappeler que le groupe communiste a demandé, lors d’une récente réunion du Conseil d’Agglomération, la création d’une commission chargée du suivi et de l’utilisation des aides publiques accordées aux entreprises. En Conseil d’Agglomération, notre groupe, seul, a voté contre l’attribution d’une subvention à la société RAYNAIR, entreprise florissante par ses profits mais championne dans les domaines de la dérèglementation du transport aérien et dans sa politique de régression sociale pour les salariés. Le groupe présidé par Monsieur ROUMEGAS nous a rejoints par la suite en Conseil Municipal.

Evidemment, comme Monsieur ROUMEGAS je l’espère, nous sommes fortement préoccupés et impliqués dans la défense des emplois chez DELL et l’utilisation des fonds publics – le vœu proposé aurait pu d’ailleurs être étendu, hélas, à d’autres entreprises, IBM, SANOFI, etc… Ce qui nous gêne, voire nous offusque, c’est la succession de vœux, quatre au dernier Conseil Municipal, déposés y compris par la passé par notre groupe, des vœux qui, souvent, sont votés par tout le monde. On peut d’ailleurs noter, qu’après les vœux, certains conseillers considérant le conseil terminé, quittent souvent la séance. Ce qui a amené Madame le Maire d’inscrire les vœux en fin de conseil. Le vote de ces vœux est d’une efficacité contestable, non par leur contenu souvent fort juste, mais par leur efficacité et leur éthique politique.

Si l’on prend le cas du vœu concernant DELL, proposé par M. ROUMEGAS, il a été soutenu en conférence des présidents par vote par Monsieur DOMERGUE, Député UMP, président du groupe d’opposition au Conseil Municipal. Alors que ce dernier et ses amis refusent d’inscrire au débat de l’Assemblée Nationale la proposition de loi déposée par les députés communistes visant à interdire les licenciements et garantir le contrôle des fonds publics. Monsieur DOMERGUE, par une petite alliance politicienne avec les Verts, la LCR et les CUALS, pensait ainsi apparaître plus rouge que blanc. C’est la raison pour laquelle notre groupe ne sera pas favorable dans l’avenir à permettre une telle pratique politicienne.

Par contre, nous avons le souci de véritables débats qui concernent la vie de notre ville et de ses habitants. C’est pourquoi, nous avions proposé un débat public sur les orientations budgétaires au Zénith, compte tenu de la crise et de la situation financière difficile des collectivités territoriales. Nous regrettons que cette proposition n’est pas retenue l’attention de vos groupes politiques respectifs.

De même, nous considérons que sur deux questions, l’emploi et la commission Balladur qui prône la mort de nos communes, un débat public ait lieu en Conseil d’Agglomération principalement chargé des questions concernant l’emploi, et l’autre concernant la place et le rôle des collectivités territoriales en Conseil Municipal de Montpellier. Au cours de ces débats, chaque sensibilité politique ou élu pourrait exprimer ses positions et propositions, ses convergences et divergences. Ces débats permettraient de témoigner du respect que nous avons dans le libre choix de nos concitoyens.

Je pense que les salariés de DELL ont besoin d’autre chose que de querelles politiciennes. En ces temps dramatiques, de crises, nos concitoyens méritent un débat politique clair, constructif, ils méritent la vérité, le courage pour pouvoir travailler ensemble.

Je vous prie de recevoir, Madame le Maire, Messieurs les Présidents de groupe, mes respectueuses salutations.

Michel PASSET

 

4e États généraux du logement et de la Ville

Le 8 novembre, se tiendront les 4e États généraux du logement et de la Ville à Gennevilliers (92). L'occasion de débattre de propositions alternatives et d'actions contre la politique menée par la droite.

Ce grand rendez-vous intervient alors que la loi Boutin consacre une nouvelle tentative de la droite de remettre en cause la loi SRU - que les communes de droite refusent de respecter -, et une nouvelle attaque frontale contre le logement social.

Valérie Moncourtois, présidente du groupe des élus communistes, partenaires et citoyens, adjointe au logement, à l'habitat et au cadre de vie et Patrick Staat, conseiller municipal et président de l'OPH, ont adressé une lettre alertant sur les dangers de la loi Boutin. Les conséquences pourraient en effet être désastreuses pour Villejuif : surloyers importants, exclusion de familles du parc social, dégradation de la mixité sociale...

Consultez le programme et inscrivez vous !

 

Entre villes et métropoles

Nouvelle journée à la Maison de l'Europe. La matinée a été consacrée à l’analyse des « ingrédients d’une métropole conviviale » par des chercheur(e)s et autres professionnels (tous de sexe masculin) de la ville. Le public a fait savoir qu’il désapprouvait l’emploi du qualificatif de convivial pour parler de la ville vécue. Cette idée de rapports positifs entre personnes au sein de la société (selon la définition du Petit Robert) était d’ailleurs littéralement ramenée au sens premier du terme avec le choix du terme d’ingrédients – les convives sont des personnes invitées à manger ensemble (le petit Robert, encore !). Il s’agissait plutôt de s’interroger sur la construction d’une ville du vivre ensemble, disons, solidaire. La ville solidaire n’est pas une ville conviviale, pas plus qu’elle n’est amicale ou festive. Sa substance est faite de diversité, de mixité, d’intimité, de respect. On s’y affronte et on y négocie; on y souffre; on s’y enivre de vitalité; on s’y épuise; on s’y entraide… Cette ville qui nous intéresse se caractérise par ses flux et ses échanges -comme tout écosystème-, par le « confort » de son fonctionnement, par son espace public et aussi par le partage des objets tant physiques qu’immatériels qu’elle contribue à créer.

La ville dont il est question ici est étrangère au marketing de promoteurs qui la représente oisive, festive, ludique, façon Dysneyland. Elle combat une rationalité effrayante qui exclut .

La ville solidaire est consubstantielle d’un engagement politique progressiste. Pierre Mansat

 

Paris, réflechir à la hauteur, à la forme urbaine

La tour vivanteL'association que je préside , le CAUE (Conseil d'Architecture, d'Urbanisme, et d'Environnement de Paris www.caue75.fr) lance une conférence citoyenne sur la forme de la ville , les hauteurs. Inspirée des expériences nordiques, 15 personnes ( 3 "banlieusards" et 12 parisiens seront tirés au sort sur l'annuaire . Après 6 séances de formation, avec des architectes, des urbanistes, des personnes travaillant dans de tours, ou des résidents, des économistes, ils rendront public leur point de vue à l'occasion d'une initiative publique.

Voici le communiqué de presse annonçant le lancement . Dans la continuité de l’exposition « LA VILLE DENSE » et du concours d’idées « HABITER PARIS », le Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE) de Paris lance une conférence citoyenne sur les formes urbaines et les hauteurs afin de contribuer à la sensibilisation des citoyens et à l’animation du débat public sur ces problématiques. Toute métropole dense doit gérer son patrimoine bâti et ses ressources foncières. Paris, limitée administrativement et physiquement par son périphérique, doit faire face à une hausse importante des prix de l’immobilier liée à la rareté du foncier et à l’insuffisance des terrains mutables et des constructions neuves. Parallèlement, la Ville doit répondre à un besoin urgent en matière de logement et de mixité sociale. Cette réflexion globale sur l’avenir de la capitale s’inscrit dans un projet d’urbanisme durable, comme en témoignent son Plan Local d’Urbanisme (PLU) de juin 2006 et son Plan Climat d’octobre 2007. Ils engagent la Ville à maîtriser son empreinte écologique, ses consommations énergétiques et ses émissions de gaz à effet de serre, tout en maintenant sa population à son niveau actuel et en favorisant son essor économique. Afin de relever ces défis et d’offrir à tous le droit de vivre en ville, c'est-à-dire de se loger, de travailler, d’accéder aux services, aux équipements et aux loisirs, Paris doit repenser son mode de développement urbain en s’appuyant sur les nouveaux territoires de projets de la couronne. Ces territoires qui offrent de grands paysages ouverts, de nombreux équipements publics et d’importantes emprises mutables, demandent à accueillir des projets ambitieux. Situés en limite communale, ces nouveaux projets d’aménagement incarneront également la manière dont Paris retisse des liens durables avec son agglomération. L’enjeu est donc de définir la forme urbaine adéquate pour la couronne de Paris. Doit-elle se calquer sur les modèles anciens ? Doit-elle être plus contemporaine ? Si le PLU de Paris protège le patrimoine architectural parisien, il encourage également, pour les opérations publiques et dans le cadre d’un large débat public, l’expression de formes urbaines et architecturales nouvelles. Celles-ci prendront corps en grande partie sur ces territoires. Mais pour l’instant la réglementation urbaine offre peu de marges de liberté en matière de formes urbaines et notamment de hauteur : les plafonds de hauteur (31 ou 37 m), définis en 1970, sont toujours en vigueur. Ils n’ont pas été modifiés par le nouveau PLU car la hauteur à Paris fait écho aux échecs de l’urbanisme des tours et des dalles des années 70. Ces modèles urbains obsolètes ont rendu tabou le sujet des constructions en hauteur. Un sondage réalisé en 2003 reflétait cet état de fait : 63% des parisiens se montraient alors contre les tours. Aujourd’hui, la question des formes urbaines et des hauteurs doit être à nouveau débattue avec le plus grand nombre et faire l’objet de consultation et de mobilisation du grand public. C’est l’objectif de cette conférence citoyenne.

Inspirée des conférences de citoyens conçues et utilisées au Danemark depuis 1987, cette démarche vise à ouvrir le débat au grand public en proposant à un groupe de quinze citoyens* tirés au sort un cycle de formation sur ces problématiques pour les inviter à émettre un avis informé. La conférence se déroulera de novembre 2007 à février 2008 et le cycle de formation s’organisera autour de quatre thématiques : - L’histoire de la ville - Les formes de la ville durable - La ville de demain, attractivité et qualité de vie - La hauteur, mythes et réalités Un débat public sera organisé à Paris en février 2008 afin de conclure la conférence citoyenne.

A cette occasion, les recommandations émises par les citoyens participants seront rendues publiques

  • 12 parisens et 3 "habitants de villes voisines"