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A vos agendas ....

L’Union Locale CGT du Pays d’Auray organise une réunion publique le mardi 27 novembre 2012 à partir de 19 heures à Auray (salle Julienne Marca, Rue Pablo Picasso) pour aborder les questions relatives aux transports notamment avec l’arrivée de la ligne Bretagne Grande Vitesse et la création d’un Pôle d’Echange Multimodal à Auray.

Plan gare d'AurayLa ligne Bretagne Grande Vitesse (BGV) va mettre Auray à 2 heures 30 de Paris en 2017, et le nombre de voyageurs transitant par Auray va doubler dans les 10 ans à venir. Au delà des problèmes d’accessibilité et de stationnement à la gare d’Auray, ce projet ferré oblige à s’interroger sur le devenir de notre territoire au regard des impacts économiques urbains et fonciers qu’il induit.

Les syndiqués CGT du Pays d’Auray souhaitent mettre en débat leurs réflexions et soumettre leurs propositions de développement des transports collectifs dans le Pays d’Auray et d’aménagement de la gare d’Auray. Cette contribution a pour objet de prendre part au débat mené actuellement par les différents décideurs en charge de ce dossier.

 

Chronique de la semaine 37

Désormais hebdomadaire (je vais m’y efforcer !) cette chronique ce veut être un rendez-vous pour relater mon action d’élu et de citoyen militant politique et syndical, et ainsi faire partager des avis et positions de manière régulière et diversifiée. Cette semaine a débuté lundi par la réunion du comité paritaire des halles et marchés d’Auray, dont je suis membre en tant que conseiller municipal (après l’avoir présidé en tant qu’adjoint délégué au domaine public entre autre), avec à son ordre du jour l’examen de la modification du périmètre du marché du lundi. Après deux heures de débats le comité paritaire a émis un avis défavorable.

          Suite à une insuffisance (constatée ou supposée ?) de places lors d’un marché début juillet la municipalité a pris la décision de remettre la rue Clémenceau dans le périmètre arrêté par le Conseil Municipal en début d’année. Pour rappel un groupe de travail, que j’ai animé 6 mois durant et constitué d’élus et de représentants des commerçants du marché, avait, après maintes réunions, redessiné un nouveau périmètre et fixé les conditions d’attribution des emplacements aux commerçants dont les étals étaient appelés à être déplacés : réinvestir la place Notre Dame, supprimer du périmètre les rues du lait, Clémenceau et Foch, prendre en compte l’ancienneté et donner priorité aux déballeurs présents tout au long de l’année. Il faut savoir que ce travail résultait de l’obligation d’assurer la sécurité des biens et des personnes en application des dispositions relatives aux secours en cas d’incendie et d’accident lors du marché du lundi à Auray et cela à la demande expresse du SDIS 56. Par conséquent de nouveaux emplacements ont été attribués notamment place Notre Dame aux déballeurs qui ne viennent que quelques mois, voir que quelques lundis selon la saison et la chalandise. Il va de soi que ces nouvelles règles ne conviennent pas à certains d’entre eux et ils n’ont pas manqué à le faire savoir aux placiers. Parallèlement une pétition de commerçants sédentaires et non sédentaires réclamait la réintégration de cette rue au sein dudit périmètre.

J’ai constaté de visu (et avec moi les représentants des commerçants) que cette mesure, à l’essai certes, s’est traduite en application du principe des vases communiquant par le vidage de la place Notre Dame, qui était censée être occupée en totalité, les étals se replaçant rue Clemenceau ! Dur pour les déballeurs qui ont joué le jeu de voir des collègues reprendre leur ancienne place. Dur pour l’automobiliste dont la voiture a été expédiée à la fourrière de voir que la place de stationnement qu’il occupait est inoccupée, pire d’y voir un autre véhicule (sans PV bien sur, et à ce jour 80 voitures ont subi cette dure loi !). La réorganisation du marché du lundi n’a pas été chose facile. Elle a demandé beaucoup de temps d’écoute, de concertation et de travail de terrain. Elle a nécessité un fort engagement des services de la ville et des placiers. Elle a imposé de nouvelles règles aux déballeurs. Elle a bousculé les habitudes et les repères des clients. Elle a fait naître des oppositions et des mécontentements. Mais fallait-il s’empresser de revoir la règle pendant la saison ? Et d’inscrire cette modification du périmètre à l’ordre du jour du Conseil Municipal de septembre 2012 ! Au-delà de l’objectif de sécurité qui est atteint, cette réorganisation a aussi pour ambition de redynamiser le marché, notamment en saison creuse, et d’accroître l’efficience des services de nettoiement de la ville grâce à une optimisation du domaine public occupé par les déballeurs. Le pari n’est pas d’être le plus grand marché en nombre de déballeurs mais en qualité de produits et de services pour la population alréenne et des alentours (des touristes en été aussi), pour que les commerçants non sédentaires qui y viennent en vivent toute l’année. Et de toute évidence ce n’est pas en quelques semaines, en une saison que cela devient possible. D’autant plus que des ajustements seront nécessaires pour parvenir à faire de la place Notre Dame le deuxième pôle central du marché d’Auray, après celui constitué autour des halles. La concertation doit reprendre pour y parvenir.

Jeux Square FratelliniQuelques heures après, le groupe majoritaire municipal « Unis et Solidaires pour Auray » a tenu sa première réunion depuis l’élection du nouveau maire. Elle a eu pour objet l’examen de l’ordre du jour du Conseil Municipal du 24 septembre prochain. La lecture et l’explication sommaire des 37 bordereaux qui seront remis aux conseillers municipaux dans les 5 jours qui précède le CM n’ont pas suscité beaucoup de remarques. J’ai seulement demandé avec insistance le retrait de la question relative à la modification du périmètre du marché du lundi, ce que j’ai obtenu. Deux questions diverses ont été mises en débat. Le devenir du bâtiment actuellement occupé par l’école Diwan au Gumenen : dans le cadre du renouvellement urbain du quartier faut-il oui ou non conserver ce bâtiment et pour y faire quoi ? Quid de Diwan ? Et la sécurisation des espaces jeux pour enfants : deux conceptions de leur aménagement s’opposent : faut-il oui ou non les clôturer ? Affaires à suivre donc !

Dessiner le centre ville de demain, voilà la proposition faite aux alréens ce mardi soir à Athéna. Plus d’une centaine de participants aux 3 ateliers ; ils ont planché durant trois heures pour dresser un état des lieux partagé. Cette concertation, élargie à la population, a été menée à partir des problématiques identifiées par l’équipe pluridisciplinaire en charge de l’étude urbaine du centre ville. Elle doit aider à pointer les atouts et les faiblesses du centre ville, d’en définir le contour et ainsi dégager des pistes de progrès et des principes d’aménagement. Trois thématiques ont été abordées : la densification urbaine (Comment répondre aux besoins futurs de logements dans la mesure où la surface urbanisable disponible à Auray tend à se raréfier ?), le devenir du commerce (situer Auray entre Vannes et Lorient, quelle lecture du commerce à Auray, la zone d’activité concurrence t-elle le centre ville ?) et l’épineuse question du stationnement et des déplacements (nombre de places et signalétique, optimisation des espaces, place de la voiture et du piéton). J’y reviendrai.

Crèche AurayLa commission des finances s’est tenue mercredi, comme à l’accoutumée elle a pris connaissance de l’ordre du jour du prochain conseil. Contrairement à la réunion du groupe, les bordereaux sont remis aux membres de la commission. Au delà des autorisations à donner au maire pour signer des conventions et demander des subventions pour des travaux qui seront inscrits au Budget 2013, deux bordereaux ont principalement retenu mon attention. Les rapports d’observations de la chambre régionale des comptes sur la gestion des exercices 2008 et suivants de la commune et du CCAS : il n’y a pas d’irrégularités constatées mais des recommandations qui méritent des positionnements politiques (au sujet des travaux en régie et de la petite enfance notamment). Et la mise en place d’un dispositif de protection sociale complémentaire visant à garantir le maintien du salaire du personnel communal en cas d’arrêt du travail et d’invalidité : c’est une bonne chose mais attention à ne pas ouvrir la porte aux assurances privées ! L’économie sociale et solidaire doit être soutenue car elle est un acteur essentiel du développement social et économique de nos territoires. Le maintien du salaire oui mais il faut aussi que l’organisme retenu demain soit en capacité de mettre en œuvre des dispositifs non coercitifs favorisant la reprise du travail.

Et la semaine s’est achevée par la fête de l’Humanité, fête attristée par la disparition de notre camarade Guy Massaro. Adieu l’ami, merci pour ton combat pour plus de justice et l’humain d’abord et ….ton travail d’administrateur du blog du collectif Front de Gauche des pays d’Auray et Port-Louis, tu vas nous manquer.

 

Accessibilité Rue des fèves

Par lettre et via un commentaire sur mon blog un alréen m'interpelle au sujet de l'accessibilté de la rue des fèves à Auray. Ci-après ma réponse.

Bonjour Monsieur LE GUENNIC,

Je viens de prendre connaissance de votre commentaire sur mon blog (voir billet du 28 mai 2012), il fait suite à votre courrier du 30 août 2012 qui m’a été remis il y a peu.

Les problèmes de stationnement et d’accessibilité de la rue des fèves ont été abordés les 12 avril 2011 et 07 mars 2012 lors de 2 réunions communes des commissions municipales Urbanisme & Déplacements urbains, Travaux Domaine public, et Développement durable.

Il est évident que cette rue doit être repensée et réaménagée pour répondre aux dispositions de la loi de 2005 relative à l’accessibilité des personnes à mobilité réduite. Et cette évidence ne se limite pas à cette seule rue à Auray.

L’aménagement réalisé cet été, validé par les commissions ci-dessus nommées dans l’attente d’une réfection plus complète, n’a pour but dans les faits qu’à légaliser une situation que vous n’avez de cesse dénoncée : l’illégalité du stationnement sur trottoir. Et je vous prie de me croire qu’elle est loin de me satisfaire ; me déplaçant majoritairement à pied à Auray, je sais ce qu’il y a de pénible à disputer les cheminements piétons avec les automobiles excessivement présentes en certains endroits dans notre ville.

Conscient de ces problèmes de déplacements dès mon arrivée dans l’équipe municipale je me suis efforcé de faire adopter un plan de hiérarchisation des rues et un diagnostic de la voirie d’Auray ; j’ai d’ailleurs personnellement suivi une formation pour m’imprégner de cette démarche. Aujourd’hui ce plan de hiérarchisation et ce diagnostic sont enfin réalisés. Un programme pluriannuel d’aménagement de la voirie va être soumis le 19 septembre prochain aux dites commissions. Ne pouvant y participer, animant les ateliers Déplacements du SCOT à Belle Ile, j’ai interpellé Bruno Bothua, adjoint délégué présidant désormais la commission accessibilité, pour que votre requête soit réexaminée en vue d’y inscrire la rue des fèves comme priorité et qu’un échéancier vous soit adressé.

Pour prolonger le propos, vous n’êtes pas s’en savoir qu’une étude urbaine portant sur le centre ville est en cours, aussi je ne peux que vous inciter à participer aux ateliers citoyens du 11 septembre à Athéna à partir de 18 h 15 au cours desquels seront abordées ces questions de déplacements et de stationnements.

Dans l’attente je vous prie d’agréer monsieur Le Guennic, l’expression de mes salutations distinguées.

R Le Sauce

Conseiller Municipal

 

Le nouveau marché de plein air fleuri au printemps

Courant juillet 2011, des essais d’accessibilité effectués par les Services Incendie d’Auray (SDIS) ont mis en exergue de réels problèmes de sécurité le lundi matin, jour de marché: l’intervention des secours était trop ralentie par une présence excessive d’étal dans certains secteurs et rues du centre ville d’Auray. Avec la collaboration du SDIS et à la demande de la Municipalité, dès septembre 2011, j’ai engagé une concertation avec les commerçants non sédentaires du marché pour réorganiser le marché du lundi matin. Un Groupe de Travail (GT), créé à cet effet, s’est réuni à plusieurs reprises entre novembre 2011 et mars 2012, y compris en situation sur le terrain.

          En octobre 2011 je soulignais que cette réorganisation appelait à une concertation franche et ouverte mais qu’au regard des obligations de sécurité il nous fallait parvenir à un résultat pour le printemps 2012. C’est chose faite aujourd’hui. Le Comité Technique Paritaire Halles et Marchés (élargi au GT) a validé dans sa séance du lundi 12 mars le nouveau périmètre du marché de plein air du lundi à Auray. La Municipalité l’a également adopté et le Conseil Municipal sera saisi le 26 mars prochain.

Si quelques travaux sont nécessaires, tels que le rajout de bornes de branchements d’eau et d’électricité, la réfection de certains secteurs de voirie et l’installation d’une signalétique concernant le stationnement des véhicules des commerçants derrière la chapelle St Esprit (qui vont être réalisés dans les prochains jours), le marché prend dès à présent la configuration prévue par le nouveau périmètre pour être pleinement opérationnel le 02 avril 2012. Cette réorganisation se matérialise par la densification de la place Notre Dame pour limiter la dispersion ou la forte présence des déballeurs dans les rues du lait, Foch, Barré et Clémenceau (où se concentraient les problèmes de sécurité), et le maintien des étals sur les places de la République (autour des halles), Gabriel Deshayes et Joffre. Quelques mesures d’interdiction ont également été prises pour préserver les ilots fleuris places Gabriel Deshayes et République.

Nul doute que, pour ma part, le marché hebdomadaire du lundi matin à Auray, facteur de dynamisme commercial et social, va trouver un nouvel élan … sous réserve que le pouvoir d’achat de nos concitoyens retrouve du souffle. Je tiens à remercier les commerçants non sédentaires ainsi que mes collègues élus, les personnels des services techniques et le représentant de la Fédération Auray Commerces pour leur participation active au sein du Groupe de Travail.

 

Travaux à Auray : l’embarras du choix

          Depuis quelques semaines, il n’est pas facile de circuler à Auray, nombre de travaux perturbe le quotidien des Alréens. Les panneaux route barrée à x mètres ont fleuri : quartier du Gumenen, Saint Goustan, Parking St Joseph et autres rues par intermittence pour la finalisation du réseau de fibre optique communal. Il ne faut pas y voir un malin plaisir de la Municipalité d’Auray de rendre la vie impossible ; non il s’agit tout simplement de l’expression même des décisions politiques d’aménagement de la ville décidées par le Conseil Municipal : réhabiliter le Gumenen, embellir Saint Goustan, accroître les capacités de stationnement de la ville, créer un réseau de fibre optique reliant tous les équipements municipaux.

Engagé depuis 2008 le renouvellement urbain du quartier du Gumenen se poursuit avec la construction de nouveaux bâtiments à l’exemple de la résidence Belle île (photo ci-contre) qui sera livrée ce printemps ou de l’Accueil de Loisirs Sans Hébergement Arlequin qui sera déconstruit dans les prochains mois. Les démolitions vont aussi reprendre : les bâtiments MNOPR vont disparaître pour donner naissance à de nouveaux logements en 2013/14. Ilôt 16 travaux février 2012Et le réseau viaire prend forme. Après la création de nouvelles rues (Verlaine, Neuvirth et Villermé) et la réfection de la rue du pont neuf, la rue du Général La Houlle se redessine pour améliorer la sécurité des usagers et des résidents du quartier : réalisation de larges trottoirs et de pistes cyclables, d’espaces arborés…. Dans le cadre de ces travaux le parking de l’école Primaire Tabarly est également réorganisé pour répondre aux besoins des enseignants et des personnels rattachés au groupe scolaire. De même que la sortie de l’école maternelle Tabarly va être réaménagée pour sécuriser la sortie des élèves à l’image de ce qui a été fait pour les primaires. Enfin la reconstruction de l’aire de jeu est programmée pour 2012.

St Goustan travaux février 2012Saint Goustan s’embellit, les pavés reviennent occuper la place Saint sauveur où les terrasses bois laissent la pierre prendre possession des lieux. Et s’amorce ce que sera demain le quai Franklin, une plateforme couverte de pavés bretons, anciens et nouveaux, où le piéton roi, l’œil rivé vers l’horizon, humera bon l’air iodé de la rivière. Ces travaux, notamment au Gumenen et à St Goustan, sont étalés dans le temps au regard de leur coût mais une fois achevés ils montreront qu’il est possible de requalifier des espaces et de les rendre attractifs en conservant leur âme et leur histoire. Quant aux travaux de fibre optique ils projettent Auray dans l’avenir.

 

Piétonisation à Auray : une démarche participative réussie.

Depuis 2008 nous travaillons à rééquilibrer le partage de l’espace public entre piétons, cycles et véhicules motorisés. Plusieurs réunions de concertation avec la population et les acteurs économiques et associatifs se sont tenues sur ce sujet. C’est ainsi que dans le cadre des travaux d’aménagement du quai Franklin à St Goustan les conditions de circulation ont été redéfinies avec la création d’aire piétonne et de zones de rencontre où le piéton est prioritaire, sans pour autant avoir exclu la voiture du quartier.

Une réflexion c’est également engagée en 2009 avec la Fédération Auray Commerce sur les conditions de circulation en centre ville. Au cours de plusieurs rencontres, les questions de partage de l’espace public, de stationnement et de signalétique ont été abordées. A partir de mai 2010, à la demande de certains commerçants, nous avons expérimenté la piétonisation de certaines rues du centre ville dont les rues du Lait et du Belzic. Cette expérimentation a fait l’objet de nombreux points d’étape et d’ajustements avec les représentants des commerçants des rues du centre ville et de la Fédération Auray Commerce. S’il ressort que la piétonisation de certaines rues et places en centre ville ne fait pas l’unanimité des commerçants, les avis divergeant sur l’intérêt commercial des rues piétonnes à Auray, l’expérimentation menée a montré sa pertinence ; la population Alréenne et les touristes l’ont bien accueillis. Restait à la Municipalité de décider des suites à donner à cette expérimentation. Pour l’y aider une consultation des Alréens a été effectuée courant décembre 2011 sous la forme d’un sondage téléphonique auprès de 600 habitants majeurs d’Auray, soit près d’un ménage sur dix, représentatifs des différentes classes d’âge (14 % de moins de 30 ans, 35 % de 30 à 50 ans et 52 % de plus de 50 ans). Le résultat est sans appel : 81 % des habitants d’Auray consultés sont favorables à la piétonisation des rues du Lait et du Belzic les samedis de 14 à 19 heures. Une extension de la piétonisation de ces 2 rues à d’autres heures ou jours, ainsi qu’à d’autres rues n’a pas recueilli l’assentiment des habitants. Ce sondage met en exergue le potentiel de réflexion, de capacité d’engagements que peut recéler notre ville d’Auray. Il dit aussi que pour la piétonisation le dialogue ne peut pas se limiter aux seuls commerçants, mais que c’est aussi l’affaire des Alréens.

La méthode retenue par la Municipalité combinant concertation, expérimentation et consultation a porté ses fruits. Elle n’est certes pas exempt de commentaires, d’interrogations, d’imperfections. Qui décide des sujets à mettre à l’agenda ? Comment et qui tranche ? Un programme électoral avec des objectifs et des engagements suffit-il, donne t-il toute légitimité pour décider et mettre en œuvre sans la population ? Le doute, l’erreur sont-ils permis ? Le suffrage universel confère un pouvoir certes mais la chose publique n’est pas qu’administrative. Il n’est pas question d’échapper à mes propres responsabilités d’élu mais être élu et avoir un programme ne suffit pas pour avoir réponse à tout. Je pense que les meilleures décisions sont celles qui sont imprégnées des préoccupations des citoyens et qui sont prises en accord avec eux, dans le sens majoritaire et l’intérêt général ; car une ville se construit tous les jours, dans les tracasseries quotidiennes sans nier les enjeux plus grands de la société qui nous entoure. La chose publique n’est pas une chasse gardée pour une élite quand bien même qu’elle soit élue. La chose publique se partage. En cela la démocratie participative, car c'est de cela qu'il s'agit, ne peut être une pratique à usage limité ou ciblé pour faire valider des choix actés ailleurs, par acquis de conscience. Elle doit venir en complément à la démocratie représentative. Elle doit être conçue comme une aide à la réflexion, à la décision.

La citoyenneté, le vivre ensemble, la démocratie participative, autant de formules qui se trouvent vides de sens s’il n’y a pas une organisation de proximité qui permet l’expression des attentes et des besoins, qui permet de dépasser la simple expression d’opinions, d’avis. De quels outils faut-il se doter pour y répondre ? Force est de constater que notre organisation territoriale et administrative actuelle tend à éloigner le pouvoir du peuple. Entre deux élections point de salut ! La souveraineté directe du peuple doit trouver une traduction institutionnelle, avec les moyens et les espaces nécessaires à son expression. Il existe ici ou là des outils tels que des Ateliers citoyens, des commissions extra-municipales ou autres Carrefours de discussion. Pourquoi ne pas en créer ?

 

Place Notre Dame à Auray : jardin public ou parking ?

Quel visage peut-on lui donner ? La presse locale interroge. Des architectes urbanistes lancent quelques pistes : requalification des espaces pour mettre en valeur l’église et son parvis, le presbytère, réduire la place de la voiture donc repenser le stationnement, donner plus de place au piéton, en faire un lieu où l’on s’y arrête…. Résoudre la quadrature du cercle, tel est le défi à relever. Les questions de mise en valeur du patrimoine, de circulation et de stationnement en centre-ville sont au cœur d’une réflexion engagée par la municipalité et qui ont trouvé un début de mise en œuvre lors du dernier conseil municipal (CM).

Lors de sa séance du 05 octobre le CM a approuvé à l’unanimité la création d’un périmètre d’étude d’aménagement du centre-ville. Pourquoi ? Il serait vain de nier que la pression foncière à Auray est forte. Les constructions réalisées ou en chantier, voir à venir sont là pour le démontrer. Et le centre-ville n’est pas épargné, des espaces fonciers changent de vocation (ancien locaux de la Sécurité Sociale) ou sont appelés à muter (terrains de l’hôpital, clinique St Gildas, bâtiments de l’Hôtel dieu, ancienne CAF et bien d’autres…). Une maîtrise de la croissance urbaine s’impose à nous si l’on souhaite respecter les principes fondamentaux du Développement Durable et Solidaire tant dans ces aspects économiques et sociaux qu’environnementaux. Et les Alréens doivent avoir la possibilité de dire leur mot. L’adoption de ce périmètre d’étude n’a rien d’anodin. Il permet à la commune de surseoir à statuer sur une demande de permis de construire dès lors que la construction projetée compromet ou rend plus onéreux l’opération d’aménagement projeté par la ville.

          Face à l’appétit des promoteurs immobiliers, avec cette étude nous disposerons d’éléments, d’outils d’aide à la décision pour travailler à une réhabilitation raisonnée du centre ville qui valorise le bâti existant et qui conforte la mixité sociale et la diversité des fonctions urbaines, notamment le commerce de proximité. Elle va nous aider à améliorer la gestion des déplacements et du stationnement par la requalification des entrées de centre-ville (avenue Foch) et la création d’espaces de respiration et de liaisons douces entre quartiers (parc Royère). Elle doit aussi contribuer à la sauvegarde et à la mise en valeur de l’architecture et du patrimoine des édifices majeurs de la ville (église St Gildas, chapelle St Esprit…). Enfin elle favorisera le maintien et le développement des équipements et des services publics en centre-ville.

Cette étude de faisabilité va faciliter la définition d’un programme d’aménagement urbain tant techniquement que financièrement, et proposer une procédure de mise en œuvre (une ZAC?). Elle sera d’autant enrichie que la population sera associée à la réflexion dans le cadre d’une concertation organisée et ouverte. Cette étape de concertation ne doit souffrir d’aucun retard à mon avis. Elle est centrale car elle va permettre aux habitants d’Auray, aux associations qui le souhaitent d’avoir tout élément d’information sur le projet qui in fine, renforcé de leurs remarques, sera un projet harmonieux et approprié aux besoins du plus grand nombre. Le centre-ville de demain doit être dessiné par les Alréens et non les promoteurs immobiliers ! J’invite les Alréens à prendre connaissance de ce périmètre d’étude, à le parcourir pour identifier les mutations à venir, les aménagements à faire… Ouvrons la boîte à Pandore et notre ville sera belle.

 

Donner toute sa place au piéton en ville

Au fil des années, chaque ville s’est construit un réseau de rues pour permettre en premier lieu la circulation des automobiles. C’est pour ces dernières que le Code de la route a initialement été créé, dans le seul but de régler le comportement des conducteurs et de fluidifier la circulation routière. La voirie a par ailleurs été aménagée en conséquence notamment en ville: voie large, signalétique, petitesse ou absence de trottoirs pour prioriser la circulation et le stationnement de rue au plus près (gratuit, avec ou non des zones bleues, ou payant), affectation des Places de ville au stationnement ….. et le nombre d’automobiles croissant sans cesse, l’asphyxie guette. Dans ce cadre le piéton et le cycliste, placés de fait en second plan, sont devenus les premières victimes de l’insécurité routière : 1/3 des tués en ville sont des piétons et 65 % d’entre eux ont 65 ans et plus. Au vu de ce constat une autre approche de la circulation en ville s’impose.

AirepietonneStgoustan.jpgLe réseau viaire en ville c’est là où s’exprime la vie locale et se crée le lien social grâce aux échanges et accès qu’il permet aux commerces, aux services et lieux publics ou privés culturels voir éducatifs. Il participe grandement au développement du vivre ensemble. Aussi l’usage de ce réseau doit résulter d’un partage des espaces publics entre citoyens et usagers de la rue qui facilite l’apaisement, la cohabitation sans conflit et in fine renforce la sécurité des personnes les plus vulnérables.

Dans une société de plus en plus soucieuse de son environnement et optant pour un développement durable de tout ce qui fonde son existence il est opportun de s’interroger sur les pratiques des usagers circulant en ville en lien avec les habitants qui y résident. Le cadre juridique français a évolué dernièrement pour nous y aider en formalisant les aménagements de voirie qui s’avèrent nécessaires. Ainsi une seule et même règle s’applique pour tous.

zone30wilson.jpgLe Code de la route a été modifié pour ce faire en juillet 2008. Il impose désormais à tout automobiliste un principe de prudence à l’égard des personnes vulnérables, en premier lieu des piétons et personnes à mobilité réduite (article R 412-6). Cette nouvelle disposition règlementaire accompagnée d’une redéfinition des zones de circulation particulière en milieu urbain (aire piétonne, zone de rencontre et zone 30) et autorisant le double sens cycliste dans ces zones (sauf décision contraire prise par arrêté du maire) renforce le niveau de responsabilité des automobilistes en cas d’incident ou accident. Elle permet aussi de concilier la sécurité routière et la circulation automobile, en favorisant les déplacements doux et le développement de la vie locale et commerciale. Si cela peut apparaître complexe de prime abord dans les centres ville notamment, les intérêts des uns et des autres semblants éloignés, des solutions alternatives au « tout automobile » sont possibles en partant du postulat suivant : la vie locale et sociale, la sécurité des personnes les plus vulnérables doivent primées pour hiérarchiser les usages du réseau viaire.

C’est ce qui a guidé la réflexion des élus lorsqu’il s’est agi de redéfinir les usages des quais de St Goustan qui, après les travaux de confortement réalisés en 2009, vont être mis en valeur dès l’automne prochain. En effet l’ensemble des rues du quartier a été hiérarchisé selon leur usage et besoin : entrée du quartier en zone 30 pour arriver sur des zones de rencontre et achever son parcours dans une aire piétonne. C’est ainsi que nous travaillons au rééquilibrage des usages des rues du centre ville, en concertation avec les commissions municipales concernées, les commerçants et leurs représentants. L’expérimentation de piétonisation en cours doit conduire à délimiter le périmètre piéton du cœur de ville pour qu’ensuite soient listées les zones de circulation à classer zone de rencontre ou zone 30 ; cela est à faire au regard de la configuration des rues concernées, du trafic routier existant, des priorités de sécurité (des piétons en premier lieu), des besoins, de stationnement notamment, et de la mise en œuvre du Plan d’Accessibilité. Dès que cette hiérarchisation sera établie il conviendra de procéder aux aménagements nécessaires pour que chaque usager puisse se situer où il se trouve pour adapter son attitude selon qu’il soit automobiliste ou piéton. Il n’est pas faux de dire aujourd’hui que la piétonisation de certaines rues à Auray, quoique partagée chez les commerçants, ravit les clients des commerces et les usagers de l’espace public. Progresser ensemble est donc possible dans l’intérêt des Alréens.

 

Rue de la paix: réception des travaux

          Les travaux de réfection de la rue de la paix sont achevés pour un coût de 210 000 €. Ils ont duré plus de 4 mois. Cette voie, desservant la gare notamment, connaît un trafic important. Selon le comptage routier réalisé en 2010, entre 1200 à 2300 véhicules empruntent cette rue chaque jour par sens de circulation (4000 véhicules/jour pour les 2 sens en moyenne), et 90 % de ces véhicules roulent à une vitesse inférieure à 50 km/h. D'une longueur de 350 m et d'une surface de 4 000 m² cette rue de quartier a été aménagée en conséquence pour faciliter l'accessibilité des piétons, le stationnement des riverains et renforcer la sécurité des usagers quels qu'ils soient.

Rue de la paix avant TxLes caractéristiques des aménagements de la rue sont les suivantes: réalisation d'un trottoir de 2 m minimum côté nord (SNCF), d'une chaussée circulante de 5,50 m (2 x 2,75 m) et d'un autre trottoir de 1 m maximum où se trouvent les réseaux électriques et d'éclairage public, ultérieurement ce côté de voirie fera l'objet d'aménagement dans le cadre de l'évolution du quartier en lien avec la création du Pôle d'Echange Multimodal. Pour ralentir la vitesse des voitures et autres usagers de la route et faciliter l'accessibilité des piétons 5 passages surélevés ont été créés. Le classement de cette rue en Zone 30 permet la nécessaire cohabitation entre la voiture et le cycle car le gabarit de la rue n'offre pas la possibilité de créer une piste ou bande cyclable. Une douzaine de places de stationnement ont été aménagées et un arrêt de bus réalisé aux normes PMR en face des logements du Beg Du. A la demande de la ville la SNCF a remis en état la clôture jouxtant la rue.

Avec cette réfection, très attendue par les habitants du quartier, la municipalité affirme sa volonté d'améliorer l'accessibilité des piétons, notamment des Personnes à Mobilité Réduite, en toute sécurité grâce à un partage équilibré de la voirie entre les différents usagers.

 

Le BGV une chance pour Auray

Le compte à rebours est lancé, les travaux ferroviaires entre Le Mans et Rennes du projet Bretagne à Grande Vitesse dit BGV vont s’engagés en 2011. Avec ceux menés sur le réseau intérieur entre Brest et Rennes, et Quimper et Rennes les temps de parcours avec la capitale Paris et au-delà vont être réduits de 40 à 60 minutes selon les gares desservies. Ce projet prioritaire des collectivités territoriales Bretonnes vise à améliorer l’accessibilité et la compétitivité de la Bretagne située en périphérie d’une Europe élargie à l’Est. Ce vaste chantier qui s’échelonnera sur 6 ans porte sur la création d’une portion de ligne nouvelle entre Le Mans et Rennes à 350 km/h, l’amélioration de certains tronçons sur le réseau breton pour permettre des vitesses plus élevées et la réalisation de 10 Pôles d’Echanges Multimodaux dans les dix principales gares grandes lignes bretonnes.

La gare d’Auray figure parmi celle-ci ; elle doit se réorganiser pour accueillir en 2020 plus de 1,4 millions de voyageurs, soit le double d’aujourd’hui. Cette forte augmentation d’usagers en gare, susceptible d’engorger le quartier déjà très sollicité actuellement notamment au niveau du stationnement, oblige à repenser ses conditions d’accès. C’est l’objet de l’étude prospective « PEM d’Auray » en cours pilotée par le Syndicat Mixte du Pays d’Auray en collaboration avec les services de l’Etat, la SNCF et RFF, la Région Bretagne et le Conseil Général du Morbihan, Auray Communauté et les villes d’Auray et de Brec’h. Les conclusions sont attendues pour 2012.

          Avec BGV le Pays d’Auray va se trouver à 2 H 30 de Paris contre 3 H 18 dans le meilleur des cas. Cette réduction significative du temps de trajet va le rendre encore plus attractif et par conséquent impacté son activité économique et touristique. Pour en tirer le meilleur parti il faut s’y préparer en identifiant, à partir de l’existant, nos atouts et nos faiblesses, et les risques potentiels pour mieux les contrecarrer. Une étude menée en 2010 auprès de représentants de la sphère économique, des professionnels du tourisme et de la culture, et des institutions locales et départementales par le réseau des Agences d’Urbanisme de Bretagne sur l’appréciation de l’effet BGV sur les différents Pays bretons nous donne quelques enseignements utiles. Tous les acteurs consultés pensent que l’impact sera principalement touristique pour le Pays d’Auray, avec l’arrivée de nouveaux clients grâce au tourisme d’affaires ou aux séjours de courte durée « clé en main ». Ils n’excluent pas de voir des entreprises nouvelles s’implanter pour peu que l’on s’y intéresse en leur offrant des capacités et des fonctions à partir des gares (terrains, TIC et numérique), Lorient et Vannes étant mieux placées néanmoins. Ils disent que l’économie résidentielle, déjà moteur de développement du Pays, va se renforcer, ce qui est inquiétant à leurs yeux, étant donné que l’attractivité résidentielle est déjà très forte avec un grand nombre de résidences secondaires. Il est à craindre de voir, face à un accroissement de la demande, un renchérissement des prix de l’immobilier et du foncier sur le littoral et dans le quartier de la gare d’Auray. Ce qui risque, s’il on n’y prend pas garde, de repousser encore plus loin les résidents locaux, actifs notamment, du littoral et de renforcer le vieillissement de la population du Pays. Il est dit aussi, pour la gare d’Auray, que la plus forte critique porte sur le « stationnement jugé insuffisant » et sur « le problème de connexion avec les sites touristiques ». Ce que confirment les premiers éléments des enquêtes réalisées en gare d’Auray auprès des usagers au premier trimestre 2011 dans le cadre du diagnostic de l’étude PEM. De prochaines enquêtes devraient apportées plus d’éléments pour mieux encore apprécier les besoins.

Face aux enjeux forts d’accessibilité et de compétitivité pour le Pays d’Auray, trois objectifs se dégagent de l’étude des Agences d’Urbanisme de 2010: repenser l’accès routier de la gare d’Auray et le stationnement de proximité qui sont déjà problématiques aujourd’hui, améliorer les services connexes et renforcer l’intermodalité entre les différents modes et réseaux de transports urbains et interurbains notamment pour renforcer la continuité territoriale avec la presqu’ile de Quiberon et les îles. A ce jour la majorité des usagers du train utilise la voiture comme mode de rabattement de ou vers la gare d’Auray. Combien même que demain l’intermodalité s’améliore, ce qui est souhaitable, la voiture restera le mode le plus usité. Il y a lieu de penser que la configuration actuelle de la gare ne peut répondre demain à l’augmentation des flux routiers qu’ils soient individuels ou collectifs. Aménager l’accès de la gare en redistribuant les espaces existants est possible pour corriger les disfonctionnements actuels tels que l’arrêt minute, l’accès à la gare routière, la signalétique et l’information mais le foncier disponible sur Auray n’autorise pas de grand chambardement, d’autant plus qu’il faut en préserver pour répondre aux besoins ferroviaires (maintenance des voies ferrées, Fret…). Les axes routiers donnant accès à la gare desservent aussi des zones d’habitations et il n’est pas envisageable de modifier leur gabarit pour accroître leur capacité. L’offre de stationnement existante peut être améliorée par une meilleure organisation de celle-ci et une hausse du nombre de places est possible mais il faut privilégier les usagers qui prennent le train quotidiennement sans qu’ils soient pénalisés financièrement pour garer leur véhicule. Le stationnement dans les rues proches de la gare est aussi gênant pour les riverains avec la présence de voitures ventouses. Il convient de s’interroger comment le réglementer, en instaurant par exemple le disque bleu européen. Mais au regard de la hausse du nombre de voyageurs attendue une ouverture de la gare côté nord sur Brec’h est impérative, du foncier est disponible pour créer la voirie d’accès et les stationnements nécessaires. Cela passe par la réalisation d’une liaison entre les 2 communes au niveau de la gare, en souterrain ou en aérien.

Renforcer l’intermodalité avec les réseaux de transports urbains et interurbains s’impose pour mieux desservir d’une part les zones d’activités économiques d’Auray excentrées par rapport à la gare, et d’autre part les pôles touristiques et nautiques du Pays (St Goustan, Carnac, La Trinité S/Mer, Quiberon et les Iles…). Avec le BGV la gare routière doit être redimensionnée et la circulation des bus repensée en séparant si possible les flux à l’approche de la gare d’Auray. Enfin les services connexes de la gare sont à revoir : les services de location de véhicules « qui ferment trop tôt » et les taxis sont très mal notés à Auray car trop faibles en nombre et peu flexibles car seules les courses « rentables » seraient privilégiées. Pour répondre aux enjeux du BGV la gare d’Auray, porte d’entrée du Pays d’Auray, est appelée à connaître une mutation dans les années à venir. Les aménagements inhérents à la hausse du nombre de voyageurs obligent à repenser le quartier dans le cadre d’un renouvellement urbain qui place la revitalisation économique au cœur de son propre développement tout en préservant la qualité de vie de ces habitants. Loin d’être une contrainte c’est une chance pour Auray et Brec’h. Soyons au rendez-vous !

 

La zone bleue en centre-ville, c'est parti !

Santiago SERRANO, adjoint au maire du Blanc-Mesnil délégué au développement économique et commercial, à l’emploi et aux nouvelles technologies

J’ai reçu aujourd’hui à l’Hôtel de Ville les commerçants du centre-ville pour confirmer le lancement le 5 janvier prochain d’une zone bleue dans la rue Pierre et Marie Curie.

Sa mise en place est l’aboutissement d’une réflexion engagée il y a un an par l’Association des commerçants du centre-ville présidée par Mme MICHIELS, avec l’appui de la Ville. La zone bleue est une zone de stationnement réglementé non payant et limité dans la durée. Son objectif sera de fluidifier la circulation en centre-ville pour permettre à un plus grand nombre de clients de se rendre dans les commerces du centre-ville.

Cette zone bleue, dont le périmètre pourrait être étendu par la suite, s’accompagnera d’une amélioration de la signalétique indiquant l’emplacement des parkings situés dans le quartier. A partir de janvier prochain, les automobilistes, à qui les commerçants remettront les disques, seront invités, sous peine d’amende, à ne pas stationner plus d’une heure et demi du mardi au samedi entre 9 H et midi et entre 14 H et 19H.

Même si certains problèmes techniques restent à régler, je suis convaincu qu’il s’agit là d’une nouvelle étape dans la redynamisation du centre-ville. Dans six mois, un premier bilan sera effectué afin d’évaluer le dispositif.

Santiago SERRANO, adjoint au maire du Blanc-Mesnil délégué au développement économique et commercial, à l’emploi et aux nouvelles technologies

 

Se déplacer à Choisy-le-Roi

page20.jpgVille de transit, Choisy-le-Roi est confrontée comme beaucoup d’autres communes de la région parisienne à des problèmes de circulation et de stationnement. Les coûts de l’énergie et la nécessité de réduire les pollutions appellent à réduire à terme la place de la voiture en ville au profit de modes de déplacements plus sûrs et plus respectueux de l’environnement.

Cet avenir, nous l’avons déjà engagé. Nous entendons l’accélérer avec :
- l’achèvement du pôle intermodal de transports et le réaménagement du carrefour Rouget de l’Isle,
page20-2.jpg- une plus grande régularité du RER C à obtenir de la SNCF et un meilleur aménagement de la gare permettant un accès de tous aux quais,
- la réouverture des parkings du centre ville (ORIX, Dalle Sud…) enfin mis aux normes par l’intervention municipale et leur mise en gestion publique,
- la rénovation/sécurisation des parkings dépendant des bailleurs sociaux,
- l’extension de la ligne Choisy-Bus (financé par la ville) pour desservir les nouveaux quartiers et maintenir le service au cœur de l’été,
- la réalisation d’un nouveau pont enjambant le faisceau ferré pour compléter la desserte du quartier du Port,
- la réalisation de pistes cyclables, en liaison avec le réseau vert départemental,
- la construction du viaduc de franchissement du triage de Villeneuve afin de détourner de l’avenue de Villeneuve-Saint-Georges une part majeure de la circulation.

 

05/02/08 : Réunion publique au Royal

La deuxième réunion de quartier réunissait le 5 Février au Royal la population du quartier du Centre.

Le maire a présenté brièvement le bilan de l'action municipale, insistant notamment sur l'action en direction de la jeunesse et des associations, sur l'action sociale, sur les problèmes de sécurité, souhaitant que la police fasse son travail. A côté de ce travail de fonds qui constitue le quotidien de l'action municipale, il a mis l'accent sur les projets de transformation qui revêtent un caractère fondamental pour le développement de la ville : fin d'aménagement du quartier du docteur Roux, avec la rénovation du conservatoire de musique, rénovation de toutes les écoles durant le mandat qui s'achève, aménagement du quartier Seine et Parc, démarrage des travaux d'aménagement du quartier du Port qui offrira non seulement 800 logements supplémentaires mais aussi 70 000 m2 de bureaux à quelques minutes de la capitale, sans oublier les financements obtenus pour la rénovation de logements vétustes. Le maire a précisé les objectifs de la rénovation du quartier du Centre dont les habitants vivent au jour le jour les transformations. Il importait d'abord de sécuriser l'interconnexion de tous les moyens de transport : c'est ce que doit permettre la création du pôle intermodal qui verra demain se croiser chaque jour 50 000 personnes entre bus, TVM, RER…Notre ville doit tirer profit de cette fréquentation. Cette opération de rénovation doit par ailleurs contribuer à faire émerger un véritable centre ville, riche en commerce de qualité : la redéfinition du périmètre du marché dégagera la place de l'église, la démolition de la galerie Jean Jaurès va permettre de développer un véritable quartier commerçant sur une place ouverte sur le centre ville.

Les aménagements du centre ville
Le débat s'est ouvert avec la population du quartier particulièrement concernée par les gênes occasionnées par ces travaux dont tous ne perçoivent pas les finalités ; par les problèmes de circulation, de stationnement, de sécurité pour les piétons… "Pourquoi ces travaux devant la gare durent-ils si longtemps! Il ne se passe rien" commente le premier interlocuteur."Cela doit coûter très cher!" "C'est dangereux pour les piétons, on ne peut plus circuler" renchérit une autre habitante du quartier.
Le maire, Daniel Davisse rassure chacun sur les coûts : les travaux du pôle intermodal ne coûtent rien à la commune. C'est une opération qui regroupe l'Etat, le Conseil général et la Région dans le cadre d'un contrat Etat/Région. Oui c'est long, il a toujours été prévu que ces aménagements prennent une année. On ne voit pas la complexité des câbles enterrés qui permettront par exemple d'informer les voyageurs sur les temps d'attente des différents bus. Mais à terme ce pôle d'échange et de croisement de tous les transports, pôle "intermodal", permettra vraiment aux voyageurs de changer de moyens de transport en toute sécurité. On commence à le percevoir avec l'aménagement du trajet du TVM et la mise en place des nouveaux feus qui ralentiront la circulation. Il est même question d'une limitation de la vitesse à 30 Km/h.

Le stationnement
S'agissant des problèmes de stationnement, la mairie fait progressivement l'acquisition de tous les parkings, afin de les remettre aux normes et d'offrir ainsi plusieurs centaines de nouvelles place de stationnement. Il faut toutefois être conscient que le centre est envahi par tous les véhicules des habitants des communes limitrophes qui cherchent à se garer à proximité de la gare RER. Il faut absolument que cette population rejoigne la gare par les transports en commun, d'où le développement du pôle intermodal, et que cette population de bientôt 50 000 personnes qui traverse notre ville chaque jour contribue à faire vivre un commerce de qualité. C'est pourquoi la galerie Jean Jaurès sera démolie, afin que les commerces soient directement accessibles de plain-pied.

La circulation
Sur la circulation qui est un problème majeur pour notre commune, la municipalité se bat sur plusieurs fronts : obtenir la création d'un nouveau pont, établir au niveau départemental un plan de circulation et de stationnement des camions, veiller à éviter la fermeture complète du tunnel de Thiais en période de maintenance, afin que les camions ne soient pas détournés vers Choisy…

La place accordée à la jeunesse
Les jeunes venus nombreux, ce dont chacun s'est félicité, ont exprimé leur intérêt pour les espaces qui leur sont consacrés, pour le soutien financier apporté à leurs projets, pour les lieus mis à disposition de leurs associations.
Le maire a confirmé que le "terrain Henri Barbusse", qui permet aux jeunes de pratiquer des sports serait bien déplacé pour permettre l'accès au parking mais qu'il n'était pas question de le supprimer. Certes les moyens donnés aux associations ne sont pas suffisants, les espaces manquent mais un dialogue constructif est ouvert, beaucoup de projets ont d'ores et déjà été soutenus : le voyage à New York, le tournoi qui sera à nouveau soutenu cette année…
Un conseil consultatif de la jeunesse va être créé pour favoriser l'échange d'information, la réflexion commune et impliquer les jeunes dans la politique qui les concerne.

Prévention et sécurité
Divers problèmes concernant la police ont été évoqués : certains dérapages de la police dans ses rapports avec les jeunes, l'absence de surveillance à l'abord des écoles dans des zones dangereuses, l'enlèvement des épaves.
Le maire quand il a connaissance de dérapages aide les familles à saisir la justice. Il n'a pas autorité sur les forces de police. Il faut ensuite laisser faire la justice. Il est évident que les orientations données par l'Etat aux policiers de faire du chiffre conduisent à ces dérapages. L'enlèvement des épaves relève des propriétaires des parkings sur les parkings privés, l'OPAC est notamment responsable de ses parkings. La municipalité saisit la police s'agissant des espaces publics. Il y a parfois un délai entre le signalement et l'enlèvement effectif du véhicule, le temps de rechercher le propriétaire.
A Choisy, le poste de police accueille un centre de rétention et consacre un effectif de 20 personnes à ce centre, autant de policiers qui seraient mieux employés à la sécurité de la population notamment des jeunes enfants, à la prévention, à la verbalisation de la petite délinquance. Doit-on recruter une police municipale pour faire payer une deuxième fois aux choisyens des services qu'ils payent déjà dans leur impôt sur le revenu?

Pas de confusion des rôles :
Plusieurs problèmes sont ainsi évoqués qui ne relèvent pas de la compétence municipale (comme les escaliers mécaniques de la gare en panne qui appartiennent à la SNCF). Le maire explique ses réticences à se substituer aux instances chargées de certains services aux usagers. Bien sûr, il alerte : combien d'interventions sur les problèmes de circulation, sur les escaliers mécaniques ou sur des sujets très graves comme la situation de l'imprimerie nationale que l'état actionnaire abandonne (tout en exprimant dans le même temps son intérêt pour les usines).
Mais il attire l'attention sur le danger de faire payer deux fois et d'augmenter les impôts.
Il met toute son énergie à aller chercher des moyens, auprès du Département, de la Région, à se battre pour une intercommunalité qui assurerait un peu de péréquation entre des communes comme Rungis qui dispose de 6000 € par habitant quand Choisy en a moins de 900.
Et dans le même temps, la municipalité tient à maintenir les prix les plus bas pour les cantines, pour les séjours de vacances, pour le cinéma, à garder une politique de logement social…C'est un choix de valeurs que partagent toutes les forces de gauche rassemblées dans cette liste.
Et il ne faut pas se tromper de combat, il y a un aspect national à cette consultation

 

Améliorer la circulation et le stationnement

La difficulté du stationnement en centre ville tient, pour une part, à l’attrait de la gare RER, pour une autre part, à une gestion privée à courte vue des parkings. La situation de notre ville l’expose à un intense trafic de transit qu’il faut parvenir à détourner.

NOUS AVONS :
- obtenu, avec le pôle intermodal, la réorganisation des transports en commun pour en rendre l’usage plus attractif,
- engagé le rachat et la remise aux normes des parkings (dalle sud et Orix) dont nous assurerons la gestion et demandé aux organismes HLM de sécuriser leurs parkings,
- gagné le principe de deux nouvelles traversées de Seine prolongées par le franchissement des faisceaux ferrés,
- participé à la définition du projet de désenclavement du triage de Villeneuve qui devrait être reconnu d’utilité public dans l’année (RD 38).