La deuxième réunion de quartier réunissait le 5 Février au Royal la population du quartier du Centre.
Le maire a présenté brièvement le bilan de l'action municipale, insistant notamment sur l'action en direction de la jeunesse et des associations, sur l'action sociale, sur les problèmes de sécurité, souhaitant que la police fasse son travail. A côté de ce travail de fonds qui constitue le quotidien de l'action municipale, il a mis l'accent sur les projets de transformation qui revêtent un caractère fondamental pour le développement de la ville : fin d'aménagement du quartier du docteur Roux, avec la rénovation du conservatoire de musique, rénovation de toutes les écoles durant le mandat qui s'achève, aménagement du quartier Seine et Parc, démarrage des travaux d'aménagement du quartier du Port qui offrira non seulement 800 logements supplémentaires mais aussi 70 000 m2 de bureaux à quelques minutes de la capitale, sans oublier les financements obtenus pour la rénovation de logements vétustes.
Le maire a précisé les objectifs de la rénovation du quartier du Centre dont les habitants vivent au jour le jour les transformations. Il importait d'abord de sécuriser l'interconnexion de tous les moyens de transport : c'est ce que doit permettre la création du pôle intermodal qui verra demain se croiser chaque jour 50 000 personnes entre bus, TVM, RER…Notre ville doit tirer profit de cette fréquentation.
Cette opération de rénovation doit par ailleurs contribuer à faire émerger un véritable centre ville, riche en commerce de qualité : la redéfinition du périmètre du marché dégagera la place de l'église, la démolition de la galerie Jean Jaurès va permettre de développer un véritable quartier commerçant sur une place ouverte sur le centre ville.
Les aménagements du centre ville
Le débat s'est ouvert avec la population du quartier particulièrement concernée par les gênes occasionnées par ces travaux dont tous ne perçoivent pas les finalités ; par les problèmes de circulation, de stationnement, de sécurité pour les piétons… "Pourquoi ces travaux devant la gare durent-ils si longtemps! Il ne se passe rien" commente le premier interlocuteur."Cela doit coûter très cher!" "C'est dangereux pour les piétons, on ne peut plus circuler" renchérit une autre habitante du quartier.
Le maire, Daniel Davisse rassure chacun sur les coûts : les travaux du pôle intermodal ne coûtent rien à la commune. C'est une opération qui regroupe l'Etat, le Conseil général et la Région dans le cadre d'un contrat Etat/Région. Oui c'est long, il a toujours été prévu que ces aménagements prennent une année. On ne voit pas la complexité des câbles enterrés qui permettront par exemple d'informer les voyageurs sur les temps d'attente des différents bus. Mais à terme ce pôle d'échange et de croisement de tous les transports, pôle "intermodal", permettra vraiment aux voyageurs de changer de moyens de transport en toute sécurité. On commence à le percevoir avec l'aménagement du trajet du TVM et la mise en place des nouveaux feus qui ralentiront la circulation. Il est même question d'une limitation de la vitesse à 30 Km/h.
Le stationnement
S'agissant des problèmes de stationnement, la mairie fait progressivement l'acquisition de tous les parkings, afin de les remettre aux normes et d'offrir ainsi plusieurs centaines de nouvelles place de stationnement. Il faut toutefois être conscient que le centre est envahi par tous les véhicules des habitants des communes limitrophes qui cherchent à se garer à proximité de la gare RER. Il faut absolument que cette population rejoigne la gare par les transports en commun, d'où le développement du pôle intermodal, et que cette population de bientôt 50 000 personnes qui traverse notre ville chaque jour contribue à faire vivre un commerce de qualité. C'est pourquoi la galerie Jean Jaurès sera démolie, afin que les commerces soient directement accessibles de plain-pied.
La circulation
Sur la circulation qui est un problème majeur pour notre commune, la municipalité se bat sur plusieurs fronts : obtenir la création d'un nouveau pont, établir au niveau départemental un plan de circulation et de stationnement des camions, veiller à éviter la fermeture complète du tunnel de Thiais en période de maintenance, afin que les camions ne soient pas détournés vers Choisy…
La place accordée à la jeunesse
Les jeunes venus nombreux, ce dont chacun s'est félicité, ont exprimé leur intérêt pour les espaces qui leur sont consacrés, pour le soutien financier apporté à leurs projets, pour les lieus mis à disposition de leurs associations.
Le maire a confirmé que le "terrain Henri Barbusse", qui permet aux jeunes de pratiquer des sports serait bien déplacé pour permettre l'accès au parking mais qu'il n'était pas question de le supprimer. Certes les moyens donnés aux associations ne sont pas suffisants, les espaces manquent mais un dialogue constructif est ouvert, beaucoup de projets ont d'ores et déjà été soutenus : le voyage à New York, le tournoi qui sera à nouveau soutenu cette année…
Un conseil consultatif de la jeunesse va être créé pour favoriser l'échange d'information, la réflexion commune et impliquer les jeunes dans la politique qui les concerne.
Prévention et sécurité
Divers problèmes concernant la police ont été évoqués : certains dérapages de la police dans ses rapports avec les jeunes, l'absence de surveillance à l'abord des écoles dans des zones dangereuses, l'enlèvement des épaves.
Le maire quand il a connaissance de dérapages aide les familles à saisir la justice. Il n'a pas autorité sur les forces de police. Il faut ensuite laisser faire la justice. Il est évident que les orientations données par l'Etat aux policiers de faire du chiffre conduisent à ces dérapages. L'enlèvement des épaves relève des propriétaires des parkings sur les parkings privés, l'OPAC est notamment responsable de ses parkings. La municipalité saisit la police s'agissant des espaces publics. Il y a parfois un délai entre le signalement et l'enlèvement effectif du véhicule, le temps de rechercher le propriétaire.
A Choisy, le poste de police accueille un centre de rétention et consacre un effectif de 20 personnes à ce centre, autant de policiers qui seraient mieux employés à la sécurité de la population notamment des jeunes enfants, à la prévention, à la verbalisation de la petite délinquance. Doit-on recruter une police municipale pour faire payer une deuxième fois aux choisyens des services qu'ils payent déjà dans leur impôt sur le revenu?
Pas de confusion des rôles :
Plusieurs problèmes sont ainsi évoqués qui ne relèvent pas de la compétence municipale (comme les escaliers mécaniques de la gare en panne qui appartiennent à la SNCF). Le maire explique ses réticences à se substituer aux instances chargées de certains services aux usagers. Bien sûr, il alerte : combien d'interventions sur les problèmes de circulation, sur les escaliers mécaniques ou sur des sujets très graves comme la situation de l'imprimerie nationale que l'état actionnaire abandonne (tout en exprimant dans le même temps son intérêt pour les usines).
Mais il attire l'attention sur le danger de faire payer deux fois et d'augmenter les impôts.
Il met toute son énergie à aller chercher des moyens, auprès du Département, de la Région, à se battre pour une intercommunalité qui assurerait un peu de péréquation entre des communes comme Rungis qui dispose de 6000 € par habitant quand Choisy en a moins de 900.
Et dans le même temps, la municipalité tient à maintenir les prix les plus bas pour les cantines, pour les séjours de vacances, pour le cinéma, à garder une politique de logement social…C'est un choix de valeurs que partagent toutes les forces de gauche rassemblées dans cette liste.
Et il ne faut pas se tromper de combat, il y a un aspect national à cette consultation