Le portail des blogs Elunet

Mot clé - service public

Fil des billets - Fil des commentaires

Voeux de Pierre Gosnat, Maire d'Ivry : pour construire ensemble un autre monde !

Voeux de Pierre Gosnat - Maire d'Ivry-sur-Seine - 09 janvier 2013

Mesdames, Messieurs,
Chers Amis,

Au nom du Conseil Municipal et en mon nom personnel, je vous présente nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

Permettez-moi tout d’abord de saluer la présence de nombreux élus, celle des représentants de la vie associative, la présence également de nos multiples partenaires (sans qui nos projets ne pourraient voir le jour) et puis bien entendu vous toutes et vous tous… Ivryennes, Ivryens, Val de Marnaises, Val de Marnais.

Mes premiers vœux s’adressent donc à vous, à vos familles, à vos proches, des vœux de bonheur, de santé et de réussite.

Que cette année 2013 vous permettent de réaliser vos souhaits les plus chers.


Toutefois, en dépit de ces vœux, je crains que trop nombreux… soient encore celles et ceux pour qui « demain » reste incertain, voir angoissant ! Alors, en ce début d’année, pourquoi ne pas s’interroger sur le monde que nous souhaiterions construire et vivre ?


Quelques « illuminés »… pour certains, « calculateurs » pour d’autres… avaient annoncé la fin du monde pour le 21 décembre. Il est évident que ces inepties ne servent qu’à instrumentaliser les peurs, l’irrationnel… et plus fondamentalement à exclure tout projet d’avenir. Une confidence (au passage), j’ai très bien dormi cette nuit là, avec au réveil… la conviction que si notre monde n’en était pas à sa fin, nous devrions néanmoins sérieusement travailler à sa renaissance.

En finir, en effet, avec ce monde de l’argent roi, de la déréglementation et de la concurrence entre les peuples, de ce système qui porte en lui les germes de la crise, des conflits armés et des inégalités.

Un monde qui compte plus d’un milliard d’êtres humains sous alimentés, alors que les 400 des plus grosses fortunes, de la planète disposent à elles seules de l’équivalent du PIB (Produit intérieur brut) de l’Inde, pays le plus peuplé de ce monde. Alors, comme l’écrivait le poète Louis Aragon disparu il y a tout juste 30 ans : « est-ce ainsi que les hommes vivent ? »

Non… le monde que nous appelons à nos vœux est tout autre ! Il repose sur la coopération et l’entraide, il refuse le diktat des FMI, de l’organisation mondiale du commerce, de la banque européenne et de ces agences de notation qui sont le repaire des plus gros spéculateurs de la planète.

Nous voulons un monde où la paix ne serait plus « un rêve suspendu » tel que décrit par Kofi Anan… mais une réalité façonnée et fortifiée par l’amitié entre les peuples, l’internationalisme, la solidarité et le droit des peuples à l’autodétermination. Un monde où tous les murs s’abattront, où tous les enfants, ceux d’Israël et ceux de Jiffna et Jalazoune, nos villes jumelées de Palestine pourront se rencontrer et jouer ensemble.

Certes, tout cela peut paraître utopique, lointain… mais s’il faut viser la lune pour rallumer les étoiles ? alors, nous devons commencer par là. Et d’ailleurs ce n’est pas si loin ! C’est en tout état de cause, cette vision du monde, qu’Ivry « Ville messagère de la Paix » a pris pour emblème. Et, vous le savez, dans notre ville, le mot solidarité ne se décline pas qu’au niveau international. Il est au cœur de notre politique. Il constitue aussi le socle des actions et mobilisations des Ivryennes et des Ivryens de leurs associations, auxquelles la municipalité apporte son soutien, y contribue, afin de faire prévaloir dans notre ville et dans le pays, des réponses progressistes aux problèmes que connaît notre société.

Je tiens ce soir à remercier toutes les associations, les militants qui sont engagés dans ces actions.
Un remerciement particulier à toutes ces femmes, ces hommes qui par leur action, souvent bénévole, s’efforcent de soulager autant que faire ce peut la grande détresse dans laquelle sont plongés toutes celles et tous ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, chômeurs et précaires, auprès des « sans abri », des « sans papiers »… toutes ces personnes, familles et enfants que la misère et la précarité contraignent à vivre dans des conditions inacceptables au XXIème siècle. A cet égard, je pense particulièrement aux populations Roms qui se sont installées à Ivry et qui vivent dans des situations inacceptables, malgré toute l’aide que leur apportent les associations de soutien, ainsi que la ville. Un travail s’engage avec la Préfecture du Val de Marne afin de trouver des solutions humaines permettant de mettre fin à l’existence de ce véritable bidonville.

Mais le dévouement, la générosité de ces femmes et de ces hommes ne peuvent à eux seuls apporter une solution durable à ces situations dramatiques… car chacun sait bien, que la source de ces difficultés que ce soit en matière de logement, de travail, de pouvoir d’achat etc se situe d’abord au niveau national, voire européen, et, que leur résolution passe par la mise en œuvre d’une politique qui remet en cause, globalement, celle qui a été instaurée pendant 10 ans par la droite et singulièrement sous la Présidence de Nicolas Sarkozy. Or, soyons réalistes, il semble bien que pour des millions d’électeurs qui dans la diversité de leur vote à gauche ont mis leurs espoirs, en un véritable changement… il semble bien que la déception soit perceptible ! Bien entendu, je comprends que face au bilan catastrophique de la politique de la droite, dans tous les domaines - j’en ai été le témoin quasi-quotidien en tant que Député et à ce titre l’ai combattu, point par point - face à ce bilan, le redressement de notre pays ne peut se faire en un jour.

Mais en ayant affirmé « le changement c’est maintenant » ne faut-il pas qu’une volonté politique soit clairement affichée et mise en œuvre ?

D’autant que, jamais la gauche n’a détenu autant de pouvoirs : de la Présidence de la République au gouvernement, de la majorité à l’Assemblée Nationale à celle du Sénat, de la totalité des Conseils Régionaux (à 1 exception) à la majorité des Conseils généraux en passant par la direction des plus grandes villes de France… Que faudrait-il de plus pour réformer la France ?

Il y a donc urgence à ce que cette réalité politique, totalement inédite, soit une base solide, légitime et démocratique pour mettre en œuvre les mesures économiques, sociales et politiques dont notre pays et notre peuple ont besoin. Cela suppose, évidemment, de s’attaquer au monde de la Finance, ainsi que l’avait déclaré le candidat Hollande - rappelez-vous - : « mon seul ennemi, c’est la finance ! », pour permettre disait-il (par un retour de la croissance) de disposer des moyens afin de mener une politique de progrès social. C’est une voie, certes, bien que l’on puisse s’interroger s’il n’y a pas là une certaine forme d’inversion du problème (au cœur même de la sortie de crise). Ainsi, « le progrès social » devrait-il pas être le moteur, la boussole de la croissance et du développement économique ?

Disons-le clairement : ces mesures se font attendre. Et je pense (entre autre) au pouvoir d’achat, à la garantie de l’emploi, au maintien des potentiels industriels, comme à la relance des politiques publiques. Il y a là, me semble t-il une absence de volonté, disons une modération, qui encourage la mobilisation des forces hostiles aux changements : la droite, le Medef et tous ces boursicoteurs qui menacent de s’exiler, comme si, ils n’avaient pas déjà par milliards d’Euros, protégé leurs fortunes dans les paradis fiscaux : y compris en Europe… au coeur même de l’Union européenne. Il y a donc urgence à répondre aux attentes des Françaises et Français qui ont accordé leur confiance à cette nouvelle majorité, sinon le risque est grand que l’échec soit sanctionné, avec en embuscade l’extrême droite qui pourrait être la seule à en tirer profit.

J’exprime donc le vœu que l’année 2013 soit celle qui verra toute la gauche rassemblée, pour mettre en œuvre le changement,
avec la conviction que cela ne pourra se réaliser sans l’intervention, la mobilisation de toutes celles et tous ceux qui aspirent à une vie meilleure, plus juste, plus démocratique ! C’est dans ce contexte, et sur ces principes, que nous travaillons à Ivry à la réalisation de nos engagements, ceux pris en 2008 envers les Ivryennes et les Ivryens. Le mois prochain, nous rendrons public le bilan de ce que nous avons engagé et réalisé depuis 5 ans (un document est en cours de réalisation). Vous aurez donc l’occasion de vérifier, par vous-même, que globalement nous avons tenu nos engagements, que ce bilan est celui de la majorité de gauche et écologiste, dans sa diversité, avec l’objectif de travailler à répondre aux attentes de nos concitoyens, à vos attentes (partenaires de la ville).

Permettez-moi, néanmoins, d’insister sur une idée. Au cours de ces 5 années nous avons voulu tenir un double cap :
- d’abord de renforcer dans tous les domaines notre politique sociale,
- d’autre part d’impulser la nécessaire mutation économique et urbaine de notre ville.

Vous le savez, après des années difficiles, Ivry a retrouvé la voie du dynamisme. Notre ville se transforme et se modernise. Elle est en plein mouvement, en pleine croissance. Les derniers chiffres du recensement indiquent que la population ivryenne a dépassé les 58 000 habitants, alors, qu’il y a une dizaine d’année notre ville ne comptait guère plus de 51 000 habitants et que depuis cette date plus de 10 000 emplois y ont été crées ou se sont implantés. Il n’en reste pas moins que nous avons conscience des difficultés que connaissent la plupart de nos concitoyens. C’est pourquoi nous n’avons de cesse de développer, dans tous les domaines, les différents aspects de notre politique sociale : logement, emploi, éducation, santé, handicap, culture, sport, loisirs, jeunesse, personnes âgées, sont autant de secteurs devenus priorités de notre action.

Et, vous le savez, nous avons de grandes ambitions pour notre ville comme en témoigne par exemple notre volonté de voir aboutir notre projet d’implantation du Centre Dramatique National à la Manufacture des Œillets. Nous restons dans l’attente d’une confirmation des financements d’Etat, formellement annoncés puis écrits par Frédéric Mitterrand lors de sa venue à Ivry voilà quelques mois. Une autre ambition est celle de favoriser la pratique sportive pour tous et sport de haut niveau - n’oublions pas Luc Abalo « un gamin de chez nous » qui vient d’être médaillé d’or aux JO - pratique sportive, pour laquelle nous allons engager la construction d’un équipement pouvant accueillir 2 500 places sur l’ancien BHV.

Mais – voyez – regardez… plus globalement, c’est toute la ville, tous nos quartiers qui sont aujourd’hui, en mouvement, en mutation. Nous ne voulons pas, en effet, d’une ville à 2 vitesses et c’est pourquoi nous travaillons à un développement global, équilibré d’Ivry, en conformité d’ailleurs avec les grands principes du Schéma Régional de Développement de l’Ile de France. Certes, trois projets emblématiques témoignent de cette dynamique qui ont fait l’objet de nombreuses concertations. Je veux parler :de la ZAC du Plateau, du secteur Gagarine Truillot et d’Ivry Confluences. Où en sommes-nous brièvement de ces 3 grands projets ?

  • La ZAC du Plateau sans être achevée, est bien avancée. Le Ministère des Finances s’y est installé, avec près de 1 200 salariés. Des centaines de logements y ont été livrés, d’autres sont en cours de construction avec plus de 3 000 m² de commerces… et une nouvelle école sera construite, ainsi qu’un nouveau collège sous la responsabilité du Conseil Général.
  • Pour Gagarine Truillot le projet est prêt, après de nombreuses concertations. Le dossier a été déposé auprès de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU) pour l’obtention des financements.J’ai eu l’occasion, voilà quelques semaines, de rencontrer à ce sujet François Lamy Ministre de la Ville, ainsi que le Préfet du Val de Marne. L’un et l’autre m’ont confirmé l’intérêt et la qualité de ce projet. Toutefois si de premiers crédits (1,4 M) vont être débloqués, cela est loin du compte. Il nous faut donc maintenir un haut niveau de mobilisation de l’ensemble des acteurs du projet pour que ce dernier aboutisse. A cet égard il me semble incontournable que le gouvernement et sa majorité parlementaire relancent et financent la politique des grands projets urbains abandonnée par la droite.
  • Quant à Ivry Confluences c’est un projet majeur qui concerne près d’un quart du territoire de la ville, qui vise à réinventer ce que la désindustrialisation avait détruit et qui a pour double ambition d’opérer la mutation nécessaire en privilégiant les intérêts de celles et ceux qui y habitent et y travaillent. Considérons que ce pari n’est pas simple aux portes de la Capitale, mais qu’il est bien dans la tradition de notre ville. Alors après une longue période de démarches politico-administratives, de mise au point des dossiers de ZAC et surtout de concertation, nous allons démarrer les premiers projets en 2013 (26 à ma connaissance), diversifiés comme nous l’avons toujours voulu : logements, bureaux, locaux d’activités, équipements publics qui vont cette année sortir de terre, concrétisant des années de travail et d’investissement financier. L’ensemble de ces projets ne pourrait aboutir sans la coopération constante avec nos partenaires ; les aménageurs, tels que la SADEV, l’AFTRP ou encore l’EPAORSA. Sans le savoir-faire de nos amis architectes et entreprises qui contribuent à façonner la ville de demain.


Je voudrais saluer aussi nos partenaires institutionnels, notamment le Conseil Régional et le Conseil Général avec nos deux Conseillers Généraux – Chantal Bourvic et Pascal Savoldelli - ainsi que sont Président Christian Favier. Je tiens à les remercier pour leur action et l’écoute qu’ils ont à nos projets. Sans conteste, c’est dans la voie du développement de telles coopérations que nous devons réfléchir au devenir de notre ville tout en préservant l’autonomie communale.

C’est en ce sens que nous avons décidé avec Choisy et Vitry de créer une communauté d’agglomération qui a vu formellement le jour le 1er janvier. Les 56 conseillers communautaires ont été élus à l’unanimité dans les 3 villes les 19 et 20 décembre dernier. En nous rassemblant, nous avons l’ambition de faire mieux pour faire entendre la voix, les atouts de notre territoire, et, de sa population tout en étant ouvert à d’autres partenaires. Nous avons, ainsi, la volonté de mettre en commun, nos moyens pour être plus efficaces dans la mise en œuvre de nos politiques, de nos projets. Cette intercommunalité est d’abord volontaire (non imposée par la loi) et elle repose sur une cohérence économique, sociale et territoriale. C’est pourquoi, j’ai la conviction qu’elle ne peut que renforcer l’efficacité de nos politiques publiques. Je ne doute pas que cette nouvelle communauté – forte de ses 185 000 habitants – bientôt 200 000 (...) – la plus importante du Val de Marne gagnera de l’importance dans notre département et plus généralement en Ile de France. Bien entendu nous n’ignorons pas les difficultés et les obstacles auxquels nous sommes confrontés d’autant que comme je l’évoquais précédemment, les premières décisions du nouveau gouvernement ne remettent pas fondamentalement en cause, l’asphyxie financière des collectivités territoriales comme cela a été rappelé lors du dernier congrès des Maires de France.

Face à cette situation doit-on en rester là ? Non bien entendu. Je l’ai rappelé : la configuration politique est inédite, un peuple attend massivement des changements, des entreprises attendent aussi la relance de l’activité économique en se détachant totalement des logiques spéculatives.

Ici, vous le savez bien, nous disposons d’atouts considérables pour faire d’Ivry une ville où chacun puisse s’épanouir, vivre sa vie. Une population attachée à sa ville, engagée dans les combats progressistes, une population solidaire et métissée… avec un service public, originalité de notre société française, qui en ces temps de crise constitue une réponse essentielle aux besoins des habitants, en particulier ceux qui sont les plus fragilisés.

Voilà pourquoi dans le cadre de l’Union des forces de gauche et écologiste je suis déterminé à poursuivre mon action à Ivry, cette ville qui a un cœur gros « comme çà ».

Et comme le chante CALI :
« Nous sommes des milliers, un fleuve extraordinaire, notre force est sublime, elle emportera tout et s’ils s’essaient encore ils se frotteront à mille cœurs
debout ».

 

L'interco, on y est !

Lors du conseil municipal du jeudi 20 décembre 2012, à la veille de la "fin du monde", l'un des principaux points en débat à l'ordre du jour concernait l'élection des conseillers communautaires, délégués de la ville à la communauté d'agglomération. Méhadée Bernard est intervenue au nom du groupe des élu-es communistes et partenaires pour réaffirmer notre engagement dans cette nouvelle aventure, prolongement de notre action publique au service des habitants.

Ce soir, nous posons une pierre de plus dans la construction de notre communauté d’agglomération. Ce n’est pas la première, ce ne sera pas la dernière. Mais assurément, c’est une pierre importante, une pierre symbolique.

Depuis des années, nous approfondissons les échanges entre nos trois villes, dans des domaines multiples au sein de l’association Seine Amont Développement. Et nous participons aujourd’hui à une nouvelle aventure commune, dans le prolongement de tout ce qui s’est déjà fait. Ce projet, ensemble nous l’avons pensé, ensemble nous l’avons ébauché, ensemble nous nous y engageons.
C’est là tout le sens de la liste d’union que nous présentons ce soir, et je me félicite des efforts consentis par le groupe des élu-es communistes et partenaires pour y parvenir : c’est la réaffirmation de notre majorité construite, comme en 2008, dans le respect de notre diversité.

En désignant ce soir les délégués de notre ville, nous avons toutes et tous conscience qu’il s’agit à la fois de leur réaffirmer, s’il en était besoin, notre confiance pour ce qu’ils font déjà pour notre ville, et de leur confier des responsabilités nouvelles au service de la population.

Mais nous leur donnons aussi - et nous nous donnons à nous tous - ce fabuleux défi de construire de nouvelles réponses politiques aux besoins des habitants. C’est une envie qui nous guide toutes et tous et qui constitue, je n’en doute pas, le plus beau moteur pour avancer. Ca vaut tout l’or du monde, dit-on : alors, plutôt que de dire «Monsignore,  il est l’or de se réveiller», je m’écrie «Ma seigneurie, il est l’envie de se réveiller» ! Et ce n’est pas une folie des grandeurs, simplement la conscience que nous sommes plus forts ensemble.

Cette envie doit nous guider parce qu’il n’y a pour nous et pour tous les Ivryens, les Vitriots, les Choisyens, rien à perdre et tout à gagner !
Gagner à être ensemble, en mutualisant nos moyens pour répondre toujours mieux aux besoins de nos concitoyens.
Gagner à ouvrir des perspectives nouvelles, par le jeu d’échelle qui nous donnera, j’en suis sûre, une vision plus large et plus précise des réalités et des réponses à y apporter, des luttes à mener pour des territoires respectés.
Gagner à développer nos compétences, par le partage des intelligences pour le mieux vivre de toutes et tous.

Et de tout cela, il ne faut pas avoir peur ! La peur contracte, comprime, tétanise, rapetisse, tandis que nous voulons être ensemble plus grand, plus fort, plus juste, plus réactif, plus dynamique dans les réponses que nous apportons pour un service public toujours plus connecté aux besoins des habitants de nos trois villes, pour amplifier le fait communal. En effet, la mise en commun de nos forces, la Communauté d’Agglomération Seine Amont est bien le prolongement de nos villes, la valorisation de nos territoires, de nos histoires et de nos avenirs.

Ce soir, je suis heureuse, au nom du groupe des élu-es communistes et partenaires, de nous voir nous engager dans cette aventure avec nos envies, nos doutes, nos rêves, nos critiques, nos idéaux, nos attentes, nos revendications et nos luttes qui prendront de nouvelles dimensions à l’échelle d’un territoire de près de 180 000 habitants. Et quand je dis nous, je pense aux citoyens de nos trois villes que nous avons consultés tout au long de sa construction et que nous continuerons d’associer à son édification.

« Rien de grand ne s’est jamais accompli dans le monde sans passion », a dit Hegel : cette passion, ce désir, nous l’avons je le pense aujourd’hui, c’est elle qui nous anime et que nous ne devons jamais éteindre.
Je vous remercie.

 

DEBAT AU SENAT : POURQUOI NOUS REFUSONS L’AUSTERITE !

Lettre ouverte des Sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC) :

"Depuis plusieurs semaines, les sénatrices et sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen ont travaillé sur des textes fondamentaux et structurants pour l’avenir de notre pays. Parmi ces textes, le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), la règle d’or, le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) et le projet loi de Finances (PLF) pour 2013 sont sans doute les plus emblématiques.

Nos votes sur ces textes ne relèvent pas d’une posture circonstancielle. Ce sont des votes responsables qui prennent appui sur la volonté de changement qui s’est majoritairement exprimée dans notre pays en mai et juin derniers. Ils portent les combats du Front de gauche contre la droite et l’extrême droite, mais sont aussi exigeants pour que cette volonté de changement se concrétise par des décisions et des actes forts du gouvernement, attendus par nos concitoyens pour répondre à leurs besoins. En n’approuvant pas ces textes, notre groupe a provoqué leur rejet par le Sénat.

Faut-il le rappeler ? Il n’y a pas de majorité de gauche au Sénat sans les 20 membres du groupe CRC. 
Dès les premiers jours de la session extraordinaire de juillet, notre groupe qui souhaite la réussite de la gauche, c’est-à-dire du changement, a manifesté sa disponibilité pour travailler à la préparation de textes législatifs. Le gouvernement n’a pas vu ou plutôt, n’a pas voulu voir le rôle charnière de notre groupe.

Nos propositions n’ont été examinées, et encore moins prises en compte, ni en amont de la présentation des projets de loi, ni durant leur examen en commission, comme en séance publique. Les textes étaient à prendre ou à laisser. Nous n’avons pu à aucun moment, véritablement discuter, ni de l’orientation ni de leur contenu.

Nous l’affirmons avec force : nous sommes acteurs du changement.

 Notre seule ambition est de répondre aux attentes et exigences de notre peuple. Le Front de gauche, nous avons soutenu au second tour de l’élection présidentielle le candidat François Hollande. Nous avons ainsi permis la défaite de la droite à laquelle nous nous sommes opposés hier comme aujourd’hui, et comme nous le ferons demain. Fort de ses 4 millions de voix, soit 11% des votes, le Front de gauche est une composante essentielle de la majorité politique actuelle.

Avec le Front de gauche, comme le Parti communiste en son sein, ont fait le choix de ne pas participer au gouvernement qui a, d'entrée, annoncer des orientations trop éloignées d’une politique de progrès et de justice sociale. L’absence de rupture avec les politiques libérales qui ont prévalu depuis tant d’années, a justifié l’abstention de nos camarades du groupe GDR à l’Assemblée nationale lors de la déclaration de politique générale du Premier Ministre le 3 juillet dernier, position que nous avons soutenue et fait nôtre au Sénat où ce débat se déroulait sans vote. Notre désaccord avec un certain nombre d’orientations de la majorité gouvernementale, celle qui a voté la confiance au Premier Ministre, est connu et nos votes d’aujourd’hui ne peuvent constituer une surprise.

Avec le Front de gauche, nous avons rejeté le traité Sarkozy- Merkel qui devait être réorienté, comme le nouveau Président de la République s’y était engagé quand il était candidat, et qui fut finalement soumis à la ratification des parlementaires tel quel, sans qu’aucune virgule ne soit modifiée. Ce recul face aux libéraux européens et les marchés est malheureusement un acte fondateur du quinquennat. De cet acte découle les insuffisances, les contre-sens, la fausse route actuelle.

Alors que le peuple a voté pour « un changement maintenant », ce sont les dogmes libéraux qui, au-delà de quelques mesures positives, perdurent. Ils ont pour nom : compétitivité, réduction des dépenses publiques et coût du travail. L’annonce du pacte de compétitivité, avec la hausse d’une TVA, pourtant dénoncée hier, a confirmé et renforcé nos craintes d’un refus d’affronter le monde de la finance, qualifié d’ennemi sans visage par le candidat François Hollande. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2013 n’a pas rompu avec la terrible logique de la maîtrise des dépenses de santé qui signifie toujours moins de soins pour une part croissante de la population et toujours plus d’inégalités face à la vieillesse.

Nous avons décidé, comme les député(e)s du groupe GDR à l’Assemblée nationale, de voter contre un texte sans ambition, ne se donnant pas les moyens de revenir sur les mesures les plus, régressives des « années » Sarkozy. Nous avons maintenu ce vote quitte à provoquer le rejet par le Sénat. C’est une question de cohérence, c’est une question de respect. Nous ne pouvons accepter - car c’est une mesure importante et symbolique - le renforcement de la taxation des retraites pour le financement de la protection sociale. Le gouvernement connaissait notre hostilité de principe à cette mesure comme à l’absence de remise en cause des exonérations de cotisations sociales patronales. Il n’a pas bougé d’un iota sur ces points. Plus généralement, un seul de nos 50 amendements a été accepté par la majorité gouvernementale et un seul autre a été repris par le Rapporteur général. Nous avons donc maintenu le vote contre.

Concernant le projet de loi de Finances dont le débat a commencé le 23 novembre, nous préconisons pour l’instant, tant sur les recettes que sur les dépenses, une abstention, car même si sur le plan des recettes un effort de rééquilibrage a été effectué, l’amendement « pigeons » a réduit la portée de cette avancée en retirant 750 millions de recettes sur la taxation des plus-values en matière de cession d’entreprise. Par ailleurs, nous constatons que les dépenses sont toujours marquées par le dogme libéral de réduction coûte que coûte des dépenses publiques. Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti communiste français, André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale, Eliane Assassi, présidente de notre groupe au Sénat, ont été reçus par le Premier Ministre.

Une liste d’amendements adoptés l’an dernier par la majorité de gauche du Sénat lui a été remise. Ces amendements ne relèvent pas de la surenchère. Ils marquent une inflexion significative vers plus de justice sociale et fiscale. Jusqu’à ce jour, le gouvernement maintient l’affirmation du Premier Ministre sur l’absence de marge de manoeuvre et le refus de nos propositions. De toute évidence, le carcan européen, les premières conséquences du pacte budgétaire et de sa règle d’or se font sentir.

Le changement est-il encore à l’ordre du jour ? La question mérite d’être posée.

Notre abstention sur le budget entraînera sans doute le rejet du projet de budget par le Sénat. Nous avons toujours dit que nous voterions les mesures qui vont dans le bon sens : ainsi, nous avons voté et voteront le projet de loi relatif au logement. Nous avons voté en juillet le collectif budgétaire qui, alors, marquait un infléchissement net par rapport à la politique de Nicolas Sarkozy.

Nous avons pleinement participé à l’élaboration de la loi contre le harcèlement sexuel et l’avons bien entendu votée. Nous nous engageons pleinement pour le vote dans les meilleurs délais du projet de loi instaurant le mariage pour tous. Nous ne votons pas pour ce qui nous paraît contraire à nos engagements et aux chances de réussite de la gauche.

Outre les projets clefs de ratification du traité budgétaire européen, de l’instauration de la règle d’or, ou de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale, nous n’avons pas voté le texte relatif au statut des étrangers qui prolonge la stigmatisation d’hier. Nous avons vivement rejeté un texte relatif à l’énergie qui engageait le démantèlement du service public, mettait en danger le principe d’égalité et aurait abouti à faire payer, à terme, plus cher l’énergie aux plus démunis.

Nous exigeons par contre dans l’urgence, l’adoption de mesures sociales dans ce domaine. Nous avons déposé une proposition de loi en ce sens qui peut être adoptée par toute la gauche dès demain. En décembre, si rien ne bouge, nous nous opposerons au projet de loi de finances rectificative. En effet, il doit, pour l’essentiel, intégrer les dispositions du pacte de compétitivité, qui prennent à contre-pied la gauche, en allant à l’encontre des intérêts populaires.

On nous dit : « attention ! Vous vous alliez avec la droite. C’est une alliance contre nature, vous trahissez la gauche ». C’est oublier bien vite que tant sur la ratification du traité, la loi organique portant règle d’or, le texte relatif aux étrangers (instaurant une garde à vue spécifique) que sur la reconduction des mesures sarkozistes relatives au terrorisme, seuls les renforts des voix de l’UMP et de l’UDI, ont permis au gouvernement de faire adopter ces textes par le Sénat.

Les sénatrices et sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen ne sont pas figés dans une attitude de refus systématique et stérile. Nous avons des propositions, en particulier pour la justice sociale, pour une lutte déterminée contre le chômage avec la mesure emblématique d’interdiction des licenciements boursiers pour une nouvelle répartition des richesses dans notre pays. Nous agissons avec détermination pour que ces propositions soient entendues et prises en compte. Nous ne sommes pas dans l’opposition, fûsse-t-elle de gauche, car nous revendiquons haut et fort notre appartenance à cette majorité politique qui le 6 mai a permis de chasser la droite du pouvoir. Mais ne pas nous entendre est sans nul doute prendre le risque de renoncer à cette majorité du changement, et décevoir cruellement les aspirations populaires.

Paris, le 28 novembre 2012
"

 

Congrès de l'ANECR : Rapport introductif aux débats par Jean-Jacques Paris

INTRODUCTION : LA VIOLENCE DE LA PERIODE

D’un congrès à l’autre bien des événements se produisent, tant au plan international qu’à l’échelle du pays, c’est également vrai à l’échelle des collectivités locales.

La période qui s’est ouverte après le congrès de Nantes a été particulièrement riche en événements et en péripéties.

Les guerres qui ont surgi et continuent de sévir au Moyen Orient ou en Afrique semant la mort et le désarroi dans les populations traduisent l’immense gâchis que provoquent les politiques impérialistes qui n’ont pour but que de garder la main mise sur les richesses, les matières premières pour en extraire les plus grands profits possibles.

Les innombrables mouvements sociaux qui font irruption sur tous les continents traduisent les profondes aspirations des peuples à s’émanciper et se libérer des chaines de l’exploitation.

Le refus des politiques d’austérité et de régression sociale gagne du terrain dans toute l’Europe ébranlant les certitudes jusque dans les sphères des institutions mondiales et européennes. Le vote pour la ratification du traité budgétaire a d’ailleurs permis d’entrevoir que le rejet de ce corset démocratique et financier allait au-delà des parlementaires du Front de gauche, un rejet partagé par des millions de français et que la tenue d’un référendum n’aurait fait qu’amplifier. Et pourtant, après avoir obtenu l’aval de la France les gourous de la finance veulent encore aller plus loin.
Ces réalités participent pleinement de ce que chaque citoyen doit aujourd’hui prendre en considération pour s’emparer des pouvoirs qui lui sont confisqués par les tenants du capital et de la finance à leur seul profit, et ce à tous les niveaux, jusque dans les entreprises.

A Nantes, en 2010, notre congrès avait tenu ses travaux en pleine lutte pour le droit à la retraite à 60 ans face à un gouvernement de choc, intraitable avec les salariés, tout dévoué au grand patronat pour toujours mieux servir ses intérêts.
Cette offensive patronale a redoublé d’efforts tout au long de ces deux années pour soumettre le pays, ses structures, ses institutions, son code du travail, son régime de protection sociale à ses seules exigences toujours plus grandes.

Aujourd’hui notre congrès ouvre ses débats alors que le tribunal de commerce de Rouen vient de prononcer la liquidation du site de Petroplus, provoquant une colère, oh combien légitime de la part des salariés qui font tout depuis des mois pour sauver la raffinerie. C’est clair, sans une volonté politique nouvelle et affirmée qui doit se traduire par des actes et des lois il n’y aura pas le renouveau industriel attendu.
C’est bien à cela qu’il faut s’atteler, et tout de suite, il y a urgence !

1 Dans cette période nous avons déployé des efforts pour agir avec les habitants

Voilà dans quel environnement violent nous avons exercé nos mandats durant ces deux années, au cœur d’affrontements de classe, confrontés en permanence à des questions politiques majeures au regard desquelles il est devenu de plus en plus difficile de trouver des réponses dans la seule gestion de nos collectivités, acculées en dernier lieu à accompagner les dégâts pour en atténuer les effets.

Ainsi avons nous recherché toujours mieux à rencontrer les citoyens pour réfléchir et agir avec eux pour ici défendre et développer les services publics, là défendre l’emploi ou encore pour obtenir des moyens pour l’école, l’hôpital ou encore le logement. Une démarche toujours plus prégnante dans l’exercice d’un mandat pour un(e) élu(e) communiste et républicain.

Nous avions d’ailleurs une feuille de route partagée au travers de la charte des engagements que nous avions adoptée à notre dernier congrès, rappelons nous ces six engagements :

1 - Les droits de l’être humain au cœur des politiques publiques territoriales.
2 - Promouvoir le vivre ensemble et les diversités.
3 - L’intérêt général et le service public, base de modernité, d’égalité, d’émancipation, de progrès social et de liberté.
4 - Un développement écologique et solidaire des territoires.
5 - Penser local, agir global, être source de nouvelles solidarités européennes et mondiales.
6 - Des moyens financiers et une fiscalité solidaire au service du développement humain et des territoires.

Six engagements et une double démarche :
• l’intervention citoyenne et la démocratie participative
• la coopération entre les hommes et les territoires

Des objectifs que chacune et chacun peut aujourd’hui illustrer d’exemples concrets avec des résultats encourageants mais aussi des limites qui doivent être prises en compte pour dépasser tous les obstacles voire les dérives observées.

N’est-ce pas le cas avec la démocratie participative telle qu’elle est vécue trop souvent par les citoyens ?

Le débat qui va s’engager nous permettra ce travail d’approfondissement nécessaire car il faut bien le dire nous sommes encore loin d’une intervention citoyenne à la hauteur des enjeux et des besoins, et nos pratiques en ce domaine sont loin d’être émancipées des habitudes délégataires encore trop présentes, comme des travers liés à l’exercice du pouvoir et des responsabilités, et d’une tendance à faire à la place des uns et des autres ou à ficeler les projets en amont pour les faire approuver.

Nous avons à maintes occasions tant au plan national que local construit des partenariats avec les organisations syndicales, il en a été ainsi dans le secteur des transports, dans les services publics, dans l’industrie pharmaceutique, sur les finances publiques ou le logement social…dans les ports ou les aéroports et j’en passe, ce rapprochement avec les organisations syndicales doit s’étoffer et s’élargir à d’autres, il sera déterminant dans l’avenir pour construire un vrai rapport d’égalité avec le mouvement social.

Nous avons également consolidé nos rapports avec de nombreuses associations dans les domaines social et environnemental, des liens qui doivent s’enrichir encore sur le terrain. Mais également, nous avons pris toute notre place dans toutes les associations d’élu(es). Nous avons pleinement contribué à la dynamique des collectifs pour un audit citoyen de la dette, au plan national comme dans plusieurs départements et plus largement dans les collectifs anti austérité qui se développent depuis la manifestation réussie du 30 septembre 2012. Nous devons apporter notre point de vue et nos propositions dans ces rassemblements qui impliquent de nombreuses organisations au-delà du Front de gauche et intéressent un large éventail de progressistes préfigurant de larges possibilités de rassemblement.

2 Nous avons multiplié des initiatives pour contribuer à la réussite du Front de gauche, à son élargissement, et au succès de tous ses candidats

Dès le congrès de Nantes nous avons préparé le rendez-vous des élections cantonales qui reste toujours pour nos candidats une élection difficile de par un mode de scrutin et un découpage électoral qui nous sont défavorables.

L’élargissement, nourri par la stratégie du Front de gauche a permis de poursuivre une lente progression permettant que soit reconduite la quasi-totalité des élu(e)s communistes et républicains sortants, comme des autres composantes du Front de gauche, mais aussi d’en gagner quelques nouveaux.

Mais au-delà de ces résultats concrets nous pouvions vérifier que le périmètre des rassemblements s’élargissait à d’autres citoyens, non organisés, qui faisaient connaître leur intérêt pour la démarche. Malgré, il faut le souligner une forte abstention, ce succès partiel et plus généralement celui de toute la gauche dans les conseils généraux face à la politique dévastatrice de Sarkozy était de nature à conforter tous ceux et celles qui voulaient le changement.

D’une certain manière les candidats et les candidates qui refusaient la réforme territoriale destructrice des services publics, portée par le gouvernement Fillon avaient la faveur des électeurs. Déjà lors du congrès de Nantes Jean-Marc Ayrault qui nous accueillait avait bien pointé la question, il disait « Il est évident que si en 2012, la gauche est à la tête du pays il faudra abroger et revoir de fond en comble cette réforme des collectivités territoriales pour bâtir un nouveau contrat entre l’Etat et les collectivités locales ».

Voyez, compte tenu de ce qui est sorti des états généraux du Sénat, il y a encore beaucoup d’efforts à faire pour que cette évidence soit partagée. Nous aurons l’occasion samedi après midi de décider des initiatives d’actions nécessaires.

Le projet de loi ne viendra au conseil des ministres qu’au mois de janvier, un délai qui traduit des hésitations et qui doit nous encourager à nous mobiliser. D’autant plus que le basculement historique du Sénat doit beaucoup à ce refus de la réforme Sarkozy dont la logique était dévastatrice pour la démocratie locale et les services publics.

Que disait-il Sarkozy ?
« Les dépenses locales ont augmenté de 40 milliards d’euros entre 2003 et 2007…, les impôts locaux augmentent. Quant à la fonction publique territoriale 36000 emplois nouveaux….Comment voulez-vous que notre pays puisse s’en sortir si l’on continue comme cela ? Nous sommes un pays qui a créé 1 million d’emplois de fonctionnaires depuis 1992. C’est le contribuable qui paie. C’est la compétitivité de l’économie française qui est en cause »
et il précisait :
« Cette réforme repose sur une vision : l’évolution de notre organisation territoriale en deux couples complémentaires, communes intercommunalités d’une part, départements régions d’autre part, et puis à côté, non pas à la place, mais en parallèle pour des raisons d’aménagement du territoire et selon une logique de projets plutôt que de structures, un réseau de métropoles pour relever le défi de la mondialisation ».

Intervenant lors des états généraux de la Sorbonne le Président de la République François Hollande en appelait lui à la concertation et à la confiance retrouvée entre l’Etat et les collectivités. Clarté. Maintien des 3 niveaux. Statut de l’élu…poursuivait-il

Mais tout aussitôt il insistait sur les deux contraintes auxquelles ils donnent la priorité : le redressement des comptes publics et le redressement productif par la compétitivité ajoutant : « La restauration des équilibres financiers appelle une contribution de tous les acteurs : l’Etat, les collectivités locales aussi » rappelant que les collectivités locales engagent 20% de la dépense publique. Il annonçait également la création d’un nouveau statut de métropole assorti d’un transfert de compétences de l’Etat et des autres collectivités. Autant dire que le débat est loin d’être clos et promet de sérieuses empoignades, car sur ce sujet également nos analyses et propositions convergent avec de nombreux élu(e)s bien au-delà de nos sensibilités.

A l’occasion de cette bataille des sénatoriales nous avons pu mesurer le bien fondé d’un travail coopératif entre l’ANECR, les ADECR et le groupe CRC, témoignant des possibilités de faire vivre un travail collectif efficace permettant de mieux populariser le rôle et le travail des parlementaires pour l’enrichir et le rendre visible. Nous devrons faire des propositions pour consolider cette démarche dans l’avenir.

Puis il y a eu tout notre engagement pour soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon présent lors de nos rencontres de Villejuif en octobre 2011. Les multiples rassemblements, réunions publiques, assemblées citoyennes, tous ces efforts déployés dans nos communes au plus près des habitants et des salariés, pour faire grandir le mouvement. Les 1000 parrainages recueillis en peu de temps par l’ANECR témoignant d’une énergie qui a parcouru toute la campagne avec le projet partagé « l’humain d’abord », un programme recoupant largement nos engagements et nos préoccupations pour les droits humains et traçant les contours d’une 6ème République démocratisée et déprésidentialisée. Les 4 millions de suffrages qui ont soutenu ce projet et son candidat ont permis au second tour l’élection de François Hollande.

Les 4 millions de voix qui se sont retrouvées dans ce vote ont permis de redessiner une implantation sur tout le territoire national avec des scores nettement en hausse dans les grandes villes et supérieur à 50% dans la quasi-totalité des départements, ouvrant de nouveaux espaces à nos pratiques politiques dans les territoires, y compris pour faire émerger des candidats dans les petites communes pour les prochaines échéances.

Bien sûr la séquence législative a révélé d’autres limites, même si le résultat marque un progrès par rapport à 2008, puisque nous perdons des députés. D’autres limites que notre activité, quelque soient les efforts engagés n’a pas permis de dépasser, ce qui nous engage à rechercher les causes profondes, rechercher les raisons sans vouloir justifier à postériori des certitudes ou des préjugés. Plutôt y regarder de près pour dégager de solides explications et des solutions pour l’avenir. Ce n’est pas un sujet tabou, y compris à l’ANECR.

3 L’ANECR a mieux défini sa place et développé son rôle

L’équipe mise en place au dernier congrès a déployé un travail collectif intense.

Le secrétariat et le bureau ont pu jouer leur rôle même si on peut souhaiter encore plus d’assiduité.

Il s’en est suivi des initiatives, des actions, des prises de position, une plus grande présence des collectifs de travail qu’il nous faut encore investir plus nombreux ; ce sont organisés ainsi les assises de la santé et du logement, des rencontres sur l’interco, pour la culture, la démocratie, en partenariat avec le CIDEFE, ou encore sur l’éducation, ou sur l’eau.

Des tracts et des déclarations ont été édités sur différents sujets.

Nous avons rédigé le cahier d’acteurs sur la réforme à partir de tout le travail construit depuis 4 ans au travers de nombreuses initiatives nationales, départementales ou locales. Le journal l’Elu d’aujourd’hui a franchi une étape importante en ajoutant à ses parutions des numéros spéciaux dans les départements et en ouvrant plus largement ses colonnes. Il faudra certainement aller au-delà pour se donner le mensuel adapté à nos combats à venir.

De nombreux élus ont contribué à animer des formations du CIDEFE apportant leur expérience et leurs connaissances aux côtés d’autres intervenants.

D’autres ont nourri par leurs témoignages ou leurs déclarations la lettre du CIDEFE et CIDEFIL, des parutions qui jouent un rôle très important pour l’information et la documentation des élus. Autant de supports qu’il convient toujours d’améliorer tant la demande évolue vite.

Ces deux années nous auront permis d’améliorer notre travail sur l’Europe tant avec le groupe GUE qu’avec le réseau REALPE avec de belles initiatives permettant des rencontres utiles avec des élus des différents pays et d’alimenter ainsi la réflexion, mais aussi la connaissance de l’union européenne, de ses rouages et de ses politiques qui nous concernent au plus haut point.

Nous aurons l’occasion d’y revenir samedi soir avec de passionnants intervenants pour pousser plus loin notre combat pour une autre Europe sociale et démocratique.

Nous avons bien entendu poursuivi nos actions pour la reconnaissance de l’Etat Palestinien et une rencontre est envisagée avec l’ambassadeur pour faire le point de notre partenariat.

Nous avons également manifesté notre solidarité avec le peuple kurde et ses élus privés de liberté, comme avec les Roms toujours chassés et jamais accueillis.

Toutes ces questions ont été débattues lors des réunions régulières du conseil national et les échanges ont permis au fur et à mesure de l’actualité de mieux cibler les objectifs à atteindre, de tirer les enseignements des résultats électoraux mais aussi de décortiquer les mesures gouvernementales notamment celles touchant les collectivités locales, mais pas seulement, et de décider des actions à mettre en œuvre et des rassemblements nécessaires.

Les membres du conseil national se sont attachés à être présents aux différentes réunions. Cependant il est à regretter qu’un certain nombre d’entre eux n’aient jamais participé, privant l’ANECR de leur réflexion. Dans l’intérêt général il nous faut travailler à une pleine et entière participation de chacune et chacun.

Un conseil national qui fonctionne à plein favorise une activité soutenue des ADECR dans le cadre d’une cohérence nationale et en retour les ADECR s’appuyant sur des expériences donne un contenu concret et du sens aux travaux du Conseil national.

Si les obstacles sont nombreux et les contraintes fortes, faire vivre notre association permet de porter l’engagement politique des élues au niveau des grands enjeux nationaux et internationaux, d’autant plus que beaucoup d’entre elles et d’entre eux ne sont organisés dans aucun parti.

De plus, sous l’effet de la crise systémique les tendances au repli sur soi, ou sur son territoire, ou son entreprise peut conduire à l’isolement et à un certain découragement devant l’absence de solutions face aux problèmes rencontrés.

Il est plus que jamais nécessaire de faire vivre des lieux de mise en commun, d’échanges d’expérience, de co-élaboration pour investir ensemble le champ politique dans toutes ses dimensions, locales nationales et internationales ;

L’ANECR et les ADECR peuvent être de formidables outils bien appropriés au rôle des élu(e)s Communistes et républicains et plus largement progressistes.

4 Une nouvelle situation politique qui ouvre à de nouveaux possibles
Si la défaite de Nicolas Sarkozy a déclenché un grand soulagement dans une large partie de l’opinion et s’est concrétisée par une majorité confortable pour François Hollande, elle n’a pas suscité une vague d’espoir et de confiance en l’avenir.

Quelques mois après le scepticisme progresse, même si les électeurs de gauche continuent à faire confiance au Président de la République et à son gouvernement.

L’aggravation de la crise avec ses conséquences terribles sur l’emploi et la vie des familles nourrit un sentiment de fatalité mêlé de colère et de désespérance.

Le MEDEF et les tenants du libéralisme redoublent d’efforts pour peser sur les choix du gouvernement et de l’union européenne et obtenir une baisse sensible du prix du travail et de la protection sociale.

Face aux mesures d’austérité qui s’installent dans le pays des luttes sociales s’organisent en profondeur marquant le refus des salariés, comme des retraités de payer les dégâts faits par les banques, les marchés financiers et les spéculateurs.
Dans cette situation ouverte mais pleine d’incertitudes, les élu(e)s communistes et républicains peuvent faire reconnaître leur utilité.

En effet, nous sommes porteurs d’une ambition pour notre peuple et notre pays, qui passe par des changements très concrets dans tous les domaines de la vie. Nous mettons notre engagement au service des populations pour faire en sorte que leurs attentes deviennent force de loi. Nous nous investissons dans l’action publique pour que ce gouvernement que des millions d’électeurs de gauche ont décidé de mettre en place prenne les mesures les plus avancées possibles pour combattre la finance, rétablir la justice sociale et relancer une croissance utile et durable.

Nous le faisons car nous partageons la conviction qu’il ne faut pas semer la désespérance ou nourrir encore la fatalité sur lesquelles le Front national fait fructifier son poison anti-républicain, situation que la droite cherche à récupérer.

Nous le faisons car nous savons bien comme beaucoup d’économistes aujourd’hui que l’austérité n’est en rien la solution et qu’elle ne peut générer que toujours plus de malheurs et de récession et donc fragiliser encore plus le pays face aux marchés financiers.

Nous le faisons car face aux exigences patronales, seule l’intervention massive et consciente des citoyens peut bousculer la donne et infléchir suffisamment les choix gouvernementaux. C’est à construire ce rapport des forces que nous voulons consacrer notre énergie pour pied à pied enregistrer des succès pour notre peuple, son niveau de vie et sa place dans les pouvoirs.

Tous les élu(e)s que nous sommes et à tous les niveaux peuvent redonner de la confiance dans l’avenir en révélant par leur proximité avec le peuple une autre conception de la politique, que celle des promesses non tenues, ou de l’impuissance face au pouvoir de l’argent.

Tous les élu(e)s que nous sommes et à tous les niveaux peuvent faire avancer avec les citoyens des solutions pour combattre l’austérité et sortir de la crise, nous ne renoncerons pas, ni la soumission, ni le rejet pur et simple, les deux attitudes conduisant à l’abandon du combat pour l’émancipation et la recherche de solutions pour transformer la société.

Ne soyons pas frileux, ni trop de certitudes, ni trop de doute, ne craignons pas de dire ce qui nous parait aller dans le bon sens, en prenant le soin d’en rechercher les limites, nous serons d’autant plus crédibles pour porter des alternatives aux mesures et aux choix persistant à plonger le pays dans la récession et qu’il nous faut combattre avec détermination en ayant le souci de rassembler le plus largement.

Prenons nos distances avec le jeu politicien et ses mauvais calculs, les citoyens nous dirons demain en direct ce qu’ils pensent de la politique et ce qu’ils en attendent.

S’exprimant au sujet de son dernier roman « ce que savait Jennie » Gérard Mordillat nous dit « Un écrivain sert à lire le monde autrement et surtout à ne jamais renoncer à l’esprit critique. Le fait que la gauche soit arrivée au pouvoir- je nuance : que les socialistes soient arrivés au pouvoir ne change rien à nos yeux. Nous ne devons pas renoncer à notre esprit critique et ce serait aussi vrai si Jean-Luc Mélenchon était Président ».

Soyons de ces écrivains pour participer à écrire l’histoire humaine. A vos plumes ! il y a encore de belles pages à écrire.

Jean-Jacques PARIS
Secrétaire général de l’ANECR

 

Montpellier - inauguration de la Crèche Adélaïde Cambon : discours de Françoise Prunier, adjointe au maire en charge de la petite enfance et des droits des femmes.

F. Prunier inauguration A Cambon 1Monsieur le Président de la CAF de Montpellier
Monsieur le Directeur de la CAF
Madame le Maire
Mesdames et Messieurs les Elus
Mesdames et Messieurs les chefs d’Entreprises
Mesdames et Messieurs les Parents
Mesdames, messieurs

Avant de commencer mon petit discours je voudrais remercier le personnel de la Mairie qui a permis de faire aboutir ce beau projet et aussi Madame Dorothée Solayrolles, Directrice de cette structure et tout son personnel pour leur efficacité.

Je voudrais aussi remercier Madame le Maire car sa forte dynamique pour l’Enfance nous permet de concrétiser tous nos projets et surtout d’avoir des structures très accueillantes avec un personnel très compétent.

Je suis très heureuse de vous accueillir, ici, aujourd'hui, dans les locaux de notre nouvelle crèche, la crèche Adélaïde Cambon.

Pourquoi avoir appelé cette crèche « Adélaïde Cambon » parce qu’Adélaïde Cambon a été la 1ère directrice de crèche à Montpellier en 1872.

L'ouverture de cet équipement municipal illustre la façon dont notre ville a su se mobiliser pour apporter à ces habitants la qualité de vie à laquelle ils aspirent.

Mais elle témoigne aussi de la jeunesse de notre ville et une ville jeune, est une ville dynamique, pleine d'avenir.
Nous pouvons être fiers parce que l’enfance et la jeunesse constituent la richesse d’une ville, et même d’un pays parce qu’elles sont la projection de notre propre avenir.
L’enjeu qui est face à nous, c’est justement de garder intacte cette place de l’enfance au cœur de la cité, au cœur d’un dispositif éducatif ouvert sur le monde.

C’est un enjeu de taille car l’environnement actuel, les politiques gouvernementales passées et l’hérésie libérale obèrent gravement la place de l’enfance et de la petite enfance dans nos sociétés.
Que reste-t-il des politiques de la petite enfance qui ont permis à la France d’avoir le taux de natalité le plus élevé de l’UE??

Qu’est devenue la volonté d’offrir aux parents des solutions de garde variées et accessibles (crèches collectives et familiales, assistantes maternelles…)??

Où sont passées les politiques émancipatrices garantissant aux femmes un véritable choix, celui du travail, celui de l’indépendance financière??
Les politiques libérales sont passées par là. Avec la révision générale des politiques publiques et le gel des dotations aux collectivités territoriales, l’État avait signé son désengagement financier.
Nous connaissons les mots d’ordre de cette marchandisation?: profit, rentabilité, retour sur investissement?! Ce sont les mêmes qui résonnent dans les couloirs des hôpitaux, aux guichets des postes, sur les quais des gares.
Ce sont eux qui réduisent l’humain à des chiffres, des ratios, des pourcentages?: taux minimal de personnel qualifié rabaissé à 40%, taux maximal d’occupation des crèches majoré à 120%, taux d’encadrement jusqu’à douze enfants par professionnel dans les jardins d’éveil, assistantes maternelles autorisées à prendre en charge quatre enfants au lieu de trois.

Toute la population est concernée mais ce sont les plus précaires qui paient d’abord les pots cassés. Ceux qui n’ont que le service public comme seul bien en sont privés cyniquement - car «il faut faire des économies» - comme les femmes, avec 40% des congés parentaux subits faute d’une solution de garde adaptée, et les familles pauvres, parfois monoparentales, qui ne peuvent pas se permettre de payer une assistante maternelle.
Les réponses face à la pénurie ne sont décidément pas à la hauteur de l’enjeu.
Non seulement, les 100 000 places en «accueil collectif» promises par l’ancien Président de la République n’ont jamais vu le jour mais cette promesse fait pâle figure devant l’immensité des besoins?: on estime qu’il faudrait entre 400?000 et 500?000 places supplémentaires et environ 10 000 professionnels formés sur trois ans pour rattraper la demande. Mépris pour les enfants, mépris pour les parents, mépris pour les professionnels. Ça suffit comme ça?!F. Prunier inauguration A Cambon 2
Confusion des règles et de l’esprit, pure folie économique, qui fait passer l’investissement pour un coût, qui fait passer l’éducation pour une notion secondaire, qui considère l’enfance comme une part de marché. On touche là à ce qui construit, à ce qui échafaude.
L’enfance est ce point incandescent, d’où tout part et où tout nous ramène. C’est l’imaginaire, ce sont les sensations, c’est l’altérité, c’est la connaissance de soi et des autres, c’est l’apprentissage de disciplines inconnues, c’est l’ouverture à de nouveaux horizons et à ses propres limites.

Ne pas dupliquer, ne pas formater, ne pas restreindre : on est loin de cette éducation idéale à l’heure actuelle.
Pourtant les chemins qui mènent vers l’autonomie, l’émancipation, la construction de la personne ne suivent pas les trajets des chemins balisés, ce sont plutôt les chemins de traverse qui mènent à la singularité de chacun.
Il faut garder intact cet âge des curiosités, cet âge des possibles qui constituent les fondations du citoyen en devenir, et qui renforcent par sa diversité la richesse d’une collectivité.
Parler de l’enfance dans de beaux et grandiloquents discours, alors que dans le même temps on met à sac les services publics, c’est non seulement contradictoire, mais c’est mensonger.
Expliquez-moi comment le personnel des crèches et les crèches elles-mêmes, soumis aux règles du profit et de la rentabilité, vont avoir les moyens et le temps de favoriser l’épanouissement des enfants ?
Expliquez-moi en quoi la suppression de l’école maternelle aurait favorisé la socialisation des enfants de deux ans et plus ?
Expliquez-moi pourquoi le fonds de protection de l’enfance (150 millions d’euros), base qui devait soutenir la loi du 5 mars 2007 relative à la protection de l’enfance, a depuis lors fondu des deux tiers ?
Expliquez-moi comment une société digne de ce nom peut tolérer les expulsions locatives qui plongent aussi des enfants dans la plus grande misère, dans le nomadisme urbain ?
En France, on compte 2 millions d’enfants pauvres, dont 960 000 vivent dans des familles touchant un minimum social.
Je ne passerai pas non plus sous silence les 16 000 enfants sans toit que compte notre pays.

C’est contre cette démission politique, que nous nous opposons depuis de très nombreuses années.
Notre objectif est la mise en œuvre d’un service public de la petite enfance au service de l’intérêt général, pas des taux de rentabilité?! Il intégrera dans leur diversité tous les modes de garde?: crèche collective, multi-accueil, crèche familiale, assistantes maternelles en RAM afin de garantir la pluralité de choix pour les parents et un statut commun pour les professionnels.
De nombreuses tâches incombent au maire et au Conseil Municipal et certaines sont un réel plaisir. L'inauguration d'une crèche en est une toute particulière.
Ce projet nous tenait, en effet, vraiment à cœur car il me semble qu'une société qui prend soin de ses plus jeunes et de ses plus âgées est une société qui peut se respecter.
Donnons donc à nos enfants toutes les chances pour évoluer toute leur vie sur un territoire non accidenté qui présente une belle ligne d'horizon.

Merci de m’avoir écouté !!!!!!! F. Prunier inauguration A Cambon 3

 

La culture comme fondement d'une autre société

par Gaëlle ABILY, Adjointe au Maire de Brest en charge des affaires culturelles

Affirmer « l'humain d'abord » c'est avant tout poser la culture comme fondement d'une autre société. L'art et la culture parce qu'ils sont porteurs de sens et de sensible, ont pour seule ambition d'humaniser nos vies, de ré-inventer un vivre-ensemble basé sur le partage, l'échange, la tolérance l'ouverture à l'Autre. Ils sont donc essentiels à toute ambition d'émancipation humaine. Plus qu'une thématique, la culture c'est ce qui donne sens à l'ambition publique.

Nous voulons :

  • Refonder le service public de la culture en donnant toute sa place à la création artistique, par de véritables politiques publiques d'aide à la création artistique ;
  • Définir une compétence partagée entre l'Etat et les collectivités territoriales ;
  • Contribuer à redonner un nouvel élan à l'éducation populaire, développer l'éducation artistique à l'école, la place de la culture au travail ;
  • Favoriser les expérimentations de pratiques artistiques innovantes ;
  • Développer l’emploi des artistes et des techniciens du spectacle vivant et de l’audiovisuel ;
  • Promouvoir un internet libre, citoyen et interactif,...
 

Jean-Luc Mélenchon, la santé et la protection sociale: un bien commun

Jean-Luc Mélenchon interrogé par le journal Viva: « Nous proposerons donc que le Parlement engage un processus d’abrogation des lois (...) Hpst, celle de juillet 2011, celle sur les retraites, celles fixant la T2A, les ordonnances Juppé posant les enveloppes fermées (...) Il faut (...) mettre en place le remboursement à 100 % par la Sécurité sociale. »                                AFFICHEM--luche.jpg

Vous arrivez à la tête de l’État, quelle sera votre première mesure phare en matière de santé ? Nous considérons qu’il faut radicalement changer de politique. Il faudra donc lancer une vraie démarche de démocratie participative ascendante qui permette aux usagers, aux ayants droit à la santé, aux professionnels du secteur de la santé, leurs organisations syndicales, aux élu-es, de faire état des besoins et de contrôler démocratiquement la réponse à leurs besoins. Nous proposerons donc que le Parlement engage un processus d’abrogation des lois qui ont créé la situation que nous connaissons, et qu’il commence dans la foulée la construction démocratique de nouvelles lois de santé. Cela concerne la loi Hpst, celle de juillet 2011, celle sur les retraites, celles fixant la T2A, les ordonnances Juppé posant les enveloppes fermées, ... Le service public doit être le cœur du nouveau dispositif législatif, il faut le rénover, le renforcer, le développer. Il faut engager une réforme du financement par la cotisation de la protection sociale et le Code de la mutualité, pour mettre en place le remboursement à 100% par la Sécurité sociale afin de lutter efficacement contre le renoncement aux soins de près d’un tiers de la population. Quelles décisions prenez-vous pour réduire les inégalités en matière d’accès aux soins ? Nous sommes porteurs d’une exigence d’un grand plan de formation des professions médicales et paramédicales. Il faut relever très sensiblement les numerus clausus et tenir ces formations sur la durée de la mandature. Il y a besoin de 10 000 étudiantes et étudiants en seconde année de médecine, il faut former au moins 50 000 infirmières par an, c’est vrai pour toutes les professions sanitaire et sociales. Il est indispensable d’engager ce processus pour ouvrir des perspectives. Nous engagerons une négociation pour une nouvelle convention médicale, dentaire et paramédicale conclue par un accord majoritaire et réévaluant les actes mais interdisant les dépassements d’honoraires. Nous voulons aussi promouvoir le développement des centres de santé en lieu urbain mais aussi en milieu rural, une nouvelle Loi sera nécessaire pour assurer leur pérennité. C’est la forme d’exercice professionnel qui correspond aux attentes de jeunes professionnel-le-s. Il faut faire la transparence sur l’ensemble des fonds dépensés par les collectivités pour les maisons de santé, il faut réorienter ces crédits pour le financement de centres de santé. Nous mettrons en place le remboursement par la sécurité sociale à 100 % des soins et actes prescrits. C’est une mesure de justice sociale indispensable pour assurer l’égal accès aux soins, à la santé. Il faudra revoir le Code la Mutualité pour sortir les mutuelles des directives européennes de leur mise en concurrence avec le secteur privé et préserver leur fonction fondamentale de solidarité. Nous mettrons fin aux partenariats public/privé qui vampirisent l’hôpital public et au contraire nous mettrons l’investissement immobilier sanitaire et médico-social à la compétence de l’Etat. Enfin, avec notre système de démocratie sanitaire ascendante, nous assurerons un contrôle démocratique de la réponse aux besoins de santé de la population.

 

Pour un accès au droit à la santé pour tous !

Tribune Ivry-Ma-Ville d'avril - Question posée par le groupe socialiste :

Alors que nous allons investir pour réhabiliter et agrandir le centre municipal de santé, comment enrayer un phénomène de désertification médicale qui touche désormais aussi les territoires urbains comme Ivry ? Quel schéma directeur de santé pour notre ville ?

Philippe Bouyssou répond pour le groupe communistes et partenaires :

LA SANTÉ ET LE POUVOIR D’ACHAT, sont deux des préoccupations majeures des Ivryennes et Ivryens, exprimées d’ailleurs, entre autre, au travers du sondage réalisé à l’occasion des Assises de la ville 2011. La droite au pouvoir et les logiques comptables néolibérales qu’elle assène au pays, démantèlent et détruisent notre système de protection sociale avec des attaques portées contre le droit à la santé, contre la sécurité sociale et les mutuelles, contre l’hôpital public, font des ravages sans précédents en matière d’accès aux soins.

Des logiques comptables toutes simples d’ailleurs : réduction drastique pour les dépenses publiques et augmentations substantielles pour les profits privés. En matière de santé, les résultats catastrophiques de la loi Bachelot sont éloquents, avec pour autre conséquence, peu glorieuse pour la cinquième puissance économique au monde, celle de la désertification
médicale. Là encore, à l’origine des logiques comptables et très politiques en fait, le numerus clausus bloqué des années durant, pour hautement rentabiliser la rareté et réserver la santé à ceux qui peuvent se la payer.

A Ivry, notre projet municipal est clairement en opposition à cette politique de casse et de classe. Nous agissons avec tous les leviers possibles : ceux de la lutte aux côtés des salariés et des usagers comme pour Jean Rostand ; ceux de la vigilance et de l’exigence aujourd’hui pour préserver Charles Foix, obtenir la réouverture du centre universitaire dentaire, totalement modernisé ; ceux du travail partenarial avec la réalisation de projet comme le Centre National de Recherche sur l’Allongement de la vie, en lien avec l’Université Jussieu Paris 6 ; des actions aux côtés du Conseil général du Val-de-Marne, bien entendu, et son engagement considérable en terme de prévention pour l’enfance et les seniors, d’accès au soin pour tous…

Tous les leviers possibles et, bien entendu, avec nos équipements municipaux médico-sociaux que sont le centre municipal psychopédagogique et le centre municipal de santé Fanny Dewerppe. Le CMS pour lequel nous avons fait le choix d’accroître l’offre de santé par sa modernisation et sa restructuration pour un coût évalué à plus de 9 millions d’euros. D’autres projets aussi à concrétiser avec l’élaboration d’un nouveau projet d’établissement public intercommunal, dédié aux personnes âgées dépendantes, ou encore, dans le cadre de nos opérations d’aménagements, des espaces dédiés à la mutualisation des cabinets de médecine
libérale.

A l’aube de choix politiques majeurs pour le pays, le fil conducteur d’un schéma directeur de santé à Ivry : l’accès au droit à la santé pour tous face aux politiques néo-libérales, la coopération face la mise en concurrence, l’humain avant tout.

 

Contre le saccage du système de santé publique, la lutte continue à Ivry !

Tribune Ivry-Ma-Ville de février 2012 - question de l'élu de la liste Ivry 100% à gauche :  "La municipalité a donné son accord pour que les sociétés Eiffage et Orpéa créent une clinique privée à but lucratif dans l’ancien hôpital Jean Rostand. Aurait-on pu faire autrement ?"

Philippe Bouyssou pour le groupe communistes et partenaires :

LA LUTTE MENÉE contre la fermeture de l’hôpital Jean Rostand pendant plus de dix ans a profondément marqué la vie ivryenne par l’ampleur et la détermination des actions engagées par tous les défenseurs de l’hôpital public et la municipalité. Tout comme à l’occasion du combat mené pour sa création il y a plus de trente ans, aux côtés des salariés de centre hospitalier privé d’Ivry, les élus communistes et partenaires ont pris toute leur part dans ces luttes et seront aux côtés des salariés, des agents hospitaliers et de la population pour défendre et développer l’hôpital public, gagner un véritable droit à la santé pour tous.
Deux ans après sa fermeture, après plusieurs hypothèses étudiées (crèche, centre de santé, foyer-logement…) et avant que le bâti et les locaux à vocation hospitalière, ne se dégradent un peu plus, la municipalité a émis un avis consultatif favorable, au projet d’implanter sur le site (propriété foncière et immobilière de la Macif) une clinique de suite de soins, présenté par le groupe Familisanté à l’Agence régionale de la santé (ARS). C’est l’ARS qui décidera de donner ou non son accord, à défaut la clinique s’implantera à 3, 5 ou 10 km d’Ivry.

Cette solution est-elle satisfaisante ? Non, puisque nous nous battons pour la préservation et le développement du service public hospitalier. Non parce que nous n’avons pas pu concrétiser un projet alternatif public.
Aurait-on pu faire autrement ? Je suis convaincu que oui ! Oui si les cliniques privées poursuivaient un but philanthropique, elles n’auraient aucun but lucratif ! Oui si nous étions propriétaires des locaux ! Oui si le budget d’investissement de la commune n’était pas amputé de 25 millions d’euros par l’Etat et les libéraux ne dirigeaient pas les politiques européennes imposées aux peuples ! Oui, oui, oui,… si, si, si,… Mais c’est vrai qu’avec des « si »… on mettrait Ivry en bouteille et avec un bon bouchon peut-être pourrait-elle surnager un bon moment dans la tempête libérale, à moins que les vagues destructrices de la concurrence libre et non faussée ne la jettent sur le granit d’un écueil de spéculation boursière, ou encore, avec un peu de chance, ne la dépose sur la plage de sable fin d’un îlot de paradis 250 % à gauche.

En attendant, oui il faut exprimer nos colères contre la politique de saccage de notre système de santé publique et de protection sociale ; oui il faut avancer des propositions alternatives et les élus communistes en sont porteurs ; oui il faut changer radicalement la perspective politique dans notre pays et nous y travaillons tout aussi activement qu’au développement de la ville dans l’intérêt de ses habitants.

 

Rappel : Fête de la victoire à Mondor

CHU_HM.jpgAprès un an de mobilisation des personnels hospitaliers et universitaires, des professionnels de santé, des étudiants et des enseignants, des usagers et des élu-es de toutes sensibilités du Val-de-Marne, et la collectes de plus de 100000 signatures sur différentes pétitions, le Ministre de la santé a annoncé le maintien du service de chirurgie cardiaque à Mondor. La Coordination pour la défense du service de chirurgie cardiaque de l’Hôpital H. Mondor et l’intersyndicale s’en félicitent et invitent les acteurs de ce succès à:

Fêter la victoire Vendredi 2 Décembre à 12h30 devant l’Hôpital

Malgré cette décision ministérielle C. Evin directeur de l’Agence Régionale de la Santé d’Ile de France et Mireille Faugere directrice de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris dans une attitude jusqu’au-boutiste refusent toujours toute discussion avec la Coordination. C’est cette conception de la démocratie sanitaire que a été combattu par la détermination des personnels, usagers et élus.

Lors de ce rassemblement il s’agira aussi de manifester une vigilance active pour garantir l’avenir de la chirurgie cardiaque et la cardiologie à Mondor, sa dotation en moyens suffisants pour assurer son développement, et l’avenir du Groupe hospitalier H.Mondor et l’Université.

 

PCF : Les 10 principes pour une transition énergétique réussie

globwarm.jpg
Les principes sur lesquels devrait reposer la planification d'une transition énergétique réussie, et que le PCF soumet au débat, sont au nombre de dix.
1 Un principe fondamental : garantir le droit universel à l'énergie et au développement.
2 Un impératif immédiat : sortir des énergies carbonées fortement productrices de gaz à effet de serre.
Quatre urgences :
3 Lancer un programme national de rénovation thermique de l’habitat ;
4 Rééquilibrer l’usage des transports en favorisant les moins polluants ;
5 Mener de pair réindustrialisation et planification écologique ;
6 Engager un développement massif et diversifié des énergies renouvelables;
7 Une exigence : sécuriser le nucléaire dont le recours reste pour le moment nécessaire dans un mix énergétique rééquilibré.
Trois conditions :
8 Assurer la maîtrise publique de l’ensemble du secteur énergétique ;
9 Programmer un effort de recherche massif dans toutes les directions ;
10 Garantir des financements importants et pérennes pour réussir cette transition énergétique.

1. L’énergie, un droit universel
Le droit à l’énergie pour chaque être humain et au développement pour chaque peuple de la planète n’est pas aujourd’hui correctement assuré. 1,6 milliard d’êtres humains n’a pas accès à l’électricité. 80 % des ressources énergétiques de la planète sont consommées par 20 % de la population.
En France, la précarité énergétique touche plus de 3,7 millions de foyers soit 10 millions de personnes. 100 000 coupures de gaz et 150 000 coupures d’électricité ont lieu chaque année. Les élus communistes demandent dans un projet de loi leur interdiction en période hivernale.
La demande mondiale d’énergie aura doublé d’ici 2050 et ce,même dans l’hypothèse de la mise en œuvre de forts programmes d’économies d’énergie dans les pays aujourd’hui les plus consommateurs.
Répondre aux besoins du développement humain dans un monde solidaire, tout en réduisant massivement les émissions de gaz à effet de serre et en préservant l’environnement et les écosystèmes, nécessite d’engager des investissements colossaux pour garantir des capacités nouvelles de production d’énergie aptes à répondre correctement à l’ensemble de ces exigences.
Les pays les plus riches se sont appuyés majoritairement sur un recours massif aux ressources fossiles. Il en va de leur responsabilité de donner la priorité à d’autres modes de production plus respectueux de la planète, de mettre en place de vrais plans d’’économie et d’efficacité énergétiques.
Le droit à l’énergie pour tous impose de conduire cette transition énergétique en bannissant les scénarios qui livrent l’énergie au marché et conduisent à l’explosion des tarifs.
L’énergie doit rester ou redevenir un bien commun, maîtrisé publiquement et accessible à tous.
2. Un impératif absolu : sortir des énergies carbonées
Alors que les prévisions du GIEC sur le réchauffement climatique nous commandent de réduire de 50 % les émissions planétaires de CO2 d’ici 2050 et de 80 % dans les pays industrialisés les plus développés, nous sommes très loin, même en Europe, de nous diriger vers la tenue de ces objectifs.
Cet impératif absolu semble avoir disparu du débat public, et même du discours de certains écologistes qui focalisent tout sur le nucléaire depuis la catastrophe de Fukushima.
La sortie annoncée du nucléaire par l’Allemagne ou la Belgique va se traduire par un recours accru aux énergies fossiles, gaz et charbon.
Le respect des exigences du GIEC doit rester une priorité. Les révisions de politique énergétique que doit assumer notre pays, ainsi que l’ensemble des pays développés et des grands pays émergents, doivent être dominés par la nécessité de maîtriser un réchauffement climatique qui menace l’avenir de nos sociétés humaines : migration forcée de millions d’êtres humains, submersion de grandes villes ou désertification de régions, voir de pays entiers, perte de biodiversité et menaces sur la santé.
Cette maîtrise implique le recul massif de l’utilisation des énergies fossiles. Pour prendre le relais, nous estimons que la diversification complémentaire des autres sources d’énergie est nécessaire.
Il faut effectuer des choix, des priorités afin de composer le meilleur mix énergétique possible à même de satisfaire les besoins en énergie à un prix abordable par tous.
C’est pourquoi nous considérons que le développement impératif des énergies renouvelables pour prendre le relais des énergies utilisant les ressources fossiles ne saurait exclure le recours à un nucléaire mieux sécurisé dans un mix énergétique rééquilibré.
Le recul des énergies émettrices de CO2 entraînera forcément une augmentation notable de la part de production d'électricité décarbonée dans le bilan énergétique global.
3. Un plan national pour l’efficacité énergétique dans l’habitat
Un programme national de rénovation thermique de l'habitat du parc de logement existant – public comme privé – doit être immédiatement lancé. Un million de nouveaux logements sociaux doit être construit pour répondre à la demande.
Ce levier doit être utilisé pour promouvoir une politique publique innovante en matière de normes énergétiques de l'habitat.
Les réseaux de chauffage urbain utilisant le recyclage des déchets et les systèmes de récupération de chaleur doivent être généralisés. Un plan national de formation et de création d'emplois qualifiés doit être élaboré pour faire face aux besoins. 4. Une politique nationale des transports favorisant le recul de l'utilisation des énergies carbonées
Nous préconisons l'élaboration d'un vaste programme d'économie et d'efficacité énergétiques en matière de transports, basée sur 4 grands axes: - la priorité donnée aux transports collectifs urbains et interurbains
- un plan national de ferroutage sous le contrôle public de la SNCF, à l'opposé de la politique actuelle qui veut autoriser les camions de 60 tonnes sur nos routes
- le développement du transport fluvial
- le soutien à tous les investissements industriels pour la voiture propre de demain
5. Une ré-industrialisation écologiquement innovante
Notre pays a besoin d'une nouvelle politique industrielle, innovante. Cela suppose de produire l'énergie nécessaire en conséquence. Le développement industriel est lui-même nécessaire pour faire face aux besoins de la transition énergétique.
Mais cette ré-industrialisation doit être conduite dans le cadre d'une planification écologique soutenant la mutation des modes de production industriels, vers des modèles plus économes en énergie et moins producteurs de déchets.
6. Un plan national cohérent et ambitieux de développement des énergies renouvelables nouvelles
Le développement d'énergies nouvelles (solaire, éolien, géothermie...) est indispensable. Des politiques publiques de filières – cohérentes et pérennes – doivent être déployées. Elles doivent permettre d'abaisser le prix de revient des énergies renouvelables hors CO2.
L'hydraulique ne doit pas être livré à la concurrence comme le prévoit la loi NOME.
La montée en charge de ces énergies renouvelables nouvelles, non émettrices de CO2, dans notre mix énergétique, ne suffira cependant pas à résoudre tous les problèmes. Le dernier rapport du GIEC de 2011 sur les énergies renouvelables le montre. Qui plus est, ces énergies sont intermittentes et doivent être compensées, en cas d'arrêt, par des centrales au gaz ou au charbon.
Il reste que le retard pris par la France à les développer deviendra gravement préjudiciable s'il perdure. Là aussi, cette nouvelle ambition doit être conduite sous maîtrise publique.
7. Un nucléaire sécurisé, 100% public, dans un mix énergétique rééquilibré
La croissance à venir des besoins, l'impératif de la lutte contre le réchauffement climatique et les capacités réelles de montée en charge de nouvelles énergies renouvelables nous conduisent à considérer que la présence du nucléaire civil dans le mix énergétique restera nécessaire et qu'il est une garantie de maîtrise de la facture énergétique des Français.
Dans notre pays, où les atouts de maîtrise de la filière, à certaines conditions, sont réels, la sortie immédiate ne nous paraît pas nécessaire. Elle aurait un coût énorme et constituerait un gâchis préjudiciable.
En même temps, l'accident nucléaire de Fukushima, intervenu dans un pays aussi technologiquement avancé que le Japon, interroge l'avenir de l'industrie nucléaire. La poursuite du nucléaire impose de nouvelles exigences.
La première est la totale maîtrise publique des installations.
Le PCF estime de plus que la question essentielle immédiate qui se pose en matière de nucléaire civil est celle d'une élévation décisive, nationale et internationale, des garanties de sûreté nucléaire.
Notre pays dispose en la matière (recherche, technologies et structures indépendantes de contrôle de l'ASN et de l'IRSN) de moyens avancés. Il doit les conforter et les développer.
L'intégration de la sous-traitance, la protection et les droits des personnels doivent redevenir des priorités, contre la recherche actuelle d'économies sur la sécurité.
Plutôt que de programmer une sortie coûteuse et hasardeuse du nucléaire, nous devrions travailler à dépasser le nucléaire d'aujourd'hui, en finalisant l'EPR de Flamanville, qui renforce la sécurité des réacteurs actuels, en soutenant les projets de générateurs de 4e génération (projet Astrid) plus sûrs, moins producteurs de déchets et économes en matières premières, en investissant dans la recherche, notamment pour être capable de recycler les déchets nucléaires existants.
Pour un futur plus lointain, le projet de recherche international ITER sur la maîtrise de la fusion peut ouvrir d'autres perspectives.
8. Une condition expresse: la maîtrise publique
L'énergie doit sortir du marché. Nous défendons le principe d'une gestion de l'énergie 100% publique, avec la création d'un pôle public de l'énergie. Nous proposons d'abroger la loi NOME.
Ce service public doit avoir la capacité d'investir dans la recherche, la promotion d'énergie nouvelles et de nouvelles capacités de production, tout en maintenant un coût d'accès à l'énergie acceptable pour tous.
Il s'agirait de fédérer tous les acteurs de la filière énergétique (recherche, production et distribution), en premier lieu EDF, GDF, le CEA, AREVA et Total, et ceci pour aller vers de nouvelles formes de nationalisations.
L'ASN et l'IRSN doivent rester des outils indépendants de contrôle de la sureté et de la radio-protection.
Se limiter à garder les réseaux de transport et de distribution sous maîtrise publique, comme le propose l'accord PS-EELV, mettrait à la charge des consommateurs le coût de l'infrastructure territoriale, tandis que serait livrée au privé la production électrique.
Nous sommes pour la création d'une véritable Europe de l'énergie au service de la même ambition. L'Europe doit rompre avec la libéralisation du secteur énergétique, la suppression des services publics nationaux, la hausse des tarifs pour les consommateurs.
La démocratie à tous les niveaux doit être le moyen de garantir aux citoyens, aux élus et aux salariés, les droits d'information, de co-élaboration, de contrôle des décisions, d'évaluation de l'impact écologique des productions et des risques industriels et sanitaires.
9. Investir dans la recherche
Une condition sine qua non de la réussite d'une transition énergétique aussi ambitieuse est le déploiement d'un effort public massif de recherche, qui doit être mené dans toutes les directions et sans tabou : énergies renouvelables nouvelles ; énergie nucléaire ; projet ITER ; charbon propre et captage de CO2 ; énergie océanique ; carburant hors carbone ; stockage de l'électricité ; économies d'énergies...
10. Garantir des financements pérennes
La maîtrise publique est indispensable pour empêcher le captage par les appétits privés des ressources financières nécessaires au développement de la recherche et d'énergies nouvelles, aux péréquations de tarifs, aux mutualisations et aux coopérations industrielles.
Le système bancaire et financier, et les politiques fiscales doivent soutenir l'ambition de programmes de transition énergétique en faisant prévaloir l'intérêt général et le droit à l'énergie de tous sur les logiques financières de rentabilité.

 

Bédarieux : le groupe "Citoyens de gauche" saisit le directeur de la Poste pour soutenir le mouvement syndical en cours.

Monsieur Le Directeur,

Les postiers de Bédarieux et des Hauts Cantons en sont au 9ième jour de grève. Cette action pour défendre à nouveau le service public postal et l’emploi stable fait suite aux 26 jours de grève de 2010.

Vos réorganisations incessantes, le manque de personnel, vos pratiques managériales dégradent le climat social, les conditions de travail des postiers et la qualité du service rendu aux usagers. Vous tournez résolument le dos au service public postal dont les postiers, les populations et la majorité des élus sont attachés.

Les pressions et répressions permanentes, les sanctions abusives et injustes envers le personnel et leurs représentants syndicaux qui défendent le service public sont inadmissibles.

- Nous vous alertons sur les conséquences de vos choix qui engendrent souffrance au travail et drames humains.

Nous vous demandons :
- De respecter l’opinion majoritaire des populations et des élus pour répondre favorablement aux revendications du personnel.
- De faire cesser les pressions et répressions permanentes, de retirer les sanctions envers les postiers et leurs représentants syndicaux, défenseurs du service public postal à Bédarieux et les Hauts Cantons.
- L’ouverture de négociations sérieuses.

Dans l’attente, nous vous adressons, Monsieur Le Directeur, nos salutations distinguées.

Jacky Tello,
Président du Groupe

 

Le service de chirurgie cardiaque de l'hôpital Henri Mondor est maintenu !


Communiqué de Liliane Pierre, secrétaire générale de l'ADECR (Association Départementale des Elus Communistes et Républicains)

« Le Ministre de la Santé vient d’annoncer aujourd’hui à l’occasion d’une question orale à l’assemblée nationale que le service de chirurgie cardiaque du CHU Henri Mondor serait maintenu.

C’est un grand soulagement pour les usagers, les personnels, les universitaires, les médecins, les syndicats, les élus et l’ensemble de la population Val-de-Marnaise qui attendaient depuis plusieurs semaines les résultats de l’inspection de l’IGAS.

L’augmentation des actes du service depuis plusieurs mois avec l’arrivée d’un nouveau professeur, les 100 000 signatures de la pétition exigeant de maintenir un service de qualité et sauvegarder ainsi un pole hospitalier - universitaire d’excellence à la périphérie de Paris ont su remettre en question les arguments de l’ARS et en définitive convaincre.

La coordination des personnels de l’Hôpital, des acteurs politiques, universitaires, médicaux, syndicaux, des usagers et des populations de notre département a su montrer la force d’un rassemblement et a remporté aujourd’hui, après des mois de mobilisation, une belle victoire. »

 

Le rôle des politiques publiques dans les développements de la crise, par Pierre Ivorra

AffRomroll.jpg
« La fin de la crise est encore loin?», affirme Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie ?de 2001, dans une tribune du journal ?les Échos.
«?Des subprimes, aux dettes, la crise n’est pas près de finir?», titre de son côté ?le Monde.
Il nous faudrait donc nous installer durablement dans une crise qui va camper au beau milieu de l’élection présidentielle française. Le risque est réel.
Pourtant, à l’image de Christine Lagarde, l’on nous avait promis ?la «?rilance?», mélange qui devait marier la rigueur et la relance.
En réalité, on a eu l’austérité, mais pas la relance. Pourtant, ?Nicolas Sarkozy nous avait assuré en 2010 que le chômage allait reculer et l’économie repartir.

En vérité, avec les nouveaux développements ?de la crise mondiale et de la zone euro, ?une illusion néolibérale est mise à mal. Celle qui considère que, pour relancer l’économie, il faut que l’intervention publique permette aux capitalistes de retrouver très vite leur compétitivité, c’est-à-dire un haut niveau ?de rentabilité financière.
Et effectivement, ?en 2010 et début 2011, nombre de banques ont affiché des profits en forte hausse grâce ?au soutien public dont elles ont bénéficié. ?Elles ont pu redresser leurs comptes, notamment en empruntant à 1 ou 1,5?% auprès de la Banque centrale européenne et en prêtant à 2,5?% ?ou 3?%, voire à 13?% ou 15?% aux États endettés de la zone euro.
Les groupes du CAC 40 ont ?de leur côté dégagé au premier semestre 2011 plus de 47?milliards d’euros de bénéfices, en hausse de 7,4?% sur 2010, grâce à une gestion tournée vers les économies de main-d’œuvre ?et les transferts d’activité vers les pays émergents.
A la Libération, le capitalisme a trouvé les ressources pour résoudre la crise commencée dans les années trente, grâce à une régulation encadrée par l’État et s’appuyant sur un secteur nationalisé important.
Aujourd’hui, l’intervention publique a certes permis d’éviter l’effondrement mais, telle qu’elle a été conduite, elle a contribué à porter plus loin le fer de la crise au point ?d’en subir elle-même les effets. Résultat, ?l’Europe souffre à la fois d’endettement ?public, d’une croissance atone et d’un taux ?de chômage dramatique.
Cela appelle une révision radicale des politiques publiques conçues comme des béquilles du capital. Une réflexion sur le rapport public/privé est urgente à gauche à l’heure d’une révolution technologique qui appelle un rôle nouveau ?des hommes dans l’entreprise et la société.
?Il faut changer la finalité de l’intervention publique afin qu’elle puisse réellement et durablement transformer le privé. Cela passe évidemment par des lois mais aussi, et surtout, par une intervention populaire seule à même de guider efficacement l’action publique.
Pierre Ivorra

 

Pierre Gosnat : des engagements et des actions pour Ivry

Le 19 octobre, après un mois de rencontres et de débats dans la ville, Pierre Gosnat, lors de la soirée de clotûre à la Manufacture des Oeillets, rassemblait les premiers enseignements tirés, les engagements à mettre en oeuvre, les premières décisions à valider dès le budget 2012 .

"Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

Nous voilà donc au terme des Assises de la Ville 2011.

Pendant 1 mois, jour après jour, nous avons « conjugué nos idées » autour de toutes les questions qui vous préoccupent et à ce titre, concernent directement les élus que nous sommes.

Pour cette édition des Assises nous avions symbolisé notre démarche par cette expression « je, tu, ville ».

Je crois qu’elle marquait bien, ce qui finalement aura été le fil conducteur de toutes nos rencontres : cet échange, ce rapprochement entre le singulier et le collectif.

Partir de vos préoccupations, de vos attentes, voir de vos colères, que vous avez été des milliers à exprimer afin de concevoir, ensemble, ce que doit être dans les prochaines années notre projet collectif pour notre ville. "
Suite et intégralité de son intervention ci-après :

CLÔTURE ASSISES DE LA VILLE
19 Octobre 2011
Intervention Pierre Gosnat
Mesdames, Messieurs, Chers Amis,
Nous voilà donc au terme des Assises de la Ville 2011.
Pendant 1 mois, jour après jour, nous avons « conjugué nos idées » autour de toutes les questions qui vous préoccupent et à ce titre, concernent directement les élus que nous sommes.
Pour cette édition des Assises nous avions symbolisé notre démarche par cette expression « je, tu, ville ».
Je crois qu’elle marquait bien, ce qui finalement aura été le fil conducteur de toutes nos rencontres : cet échange, ce rapprochement entre le singulier et le collectif.
Partir de vos préoccupations, de vos attentes, voir de vos colères, que vous avez été des milliers à exprimer afin de concevoir, ensemble, ce que doit être dans les prochaines années notre projet collectif pour notre ville.
Permettez-moi de dire, qu’en agissant ainsi, nous avons conscience des obstacles à surmonter car cette façon de conduire la gestion des affaires de la cité est en totale opposition avec celle, qui malheureusement prévaut dans notre société, consistant à écarter la population des décisions qui la concerne.
Le principal de ces obstacles est naturellement le carcan que fait peser sur nos actions, nos projets, la politique menée par le Président de la République, son gouvernement, sa majorité.
A un double titre :
- D’abord parce que non seulement elle ne s’attaque pas aux causes de la crise économique et financière que connaît notre pays, mais au contraire elle l’aggrave par une avalanche de réformes qui, toutes ont pour conséquence de rendre la vie de la grande majorité d’entre nous, toujours plus dure.
Cette aggravation de la situation, nous l’avons bien ressentie dans les échanges que nous avons eus !
Pas une rencontre, une discussion n’a commencé sans que s’exprime le désarroi face au chômage, à la baisse du pouvoir d’achat, à l’impossibilité de trouver un logement décent, de se soigner, d’éduquer correctement ses enfants. Face aussi à la dégradation de ce que nous appelons le vivre ensemble.
Avec mes amis et collègues élus (que je remercie d’avoir été très présents et actifs dans ces Assises). Avec eux j’ai fait le constat qu’en quelques années, il y avait eu une dégradation importante de la situation sociale, une plus grande précarité, conduisant parfois à des phénomènes d’isolement notamment parmi les personnes âgées, la jeunesse, les femmes isolées.
Dans ce contexte, il est bien compréhensible que ce soit vers les élus de proximité que toutes celles et tous ceux qui sont dans les difficultés se tournent pour tenter de trouver des solutions.
Or, et, c’est le deuxième obstacle que nous rencontrons, nous ne disposons plus des moyens pour répondre à toutes ces attentes, en raison, là encore des réformes qui portent atteinte à l’autonomie des collectivités, voire même à leur existence et qui nous privent des moyens financiers permettant de mettre en œuvre notre politique, nos projets.
Songez par exemple que d’ici la fin de notre mandat en 2014, ce sont, environ, 20 M€ dont nous ne disposerons pas en raison de la suppression de la taxe professionnelle : 20 M€ c’est le prix d’un groupe scolaire… !
J’ajoute qu’à l’occasion du débat budgétaire qui s’est engagé hier à l’Assemblée Nationale, le Premier Ministre vient d’annoncer un nouveau Tour de Vis contre les collectivités locales.
C’est donc, dans ce contexte extrêmement défavorable que nous avons réfléchi, ensemble, aux questions qui nous étaient posées, et aux solutions à apporter.
Il ne me paraît pas inutile de dresser un premier bilan de ces Assises.
Quantitatif tout d’abord :
* 5 rencontres thématiques
* 8 rencontres en direction de public ciblé
(Disons 13, rencontrés ici même à la Manufacture)
* 12 parcours dans les quartiers de la ville (au plus près des habitants)
* 10 réunions avec le personnel communal
Au total ce sont plusieurs milliers d’Ivryennes et d’Ivryens qui auront participé d’une manière ou d’une autre, à, au moins une initiative des Assises… en rappelant par ailleurs qu’un sondage avait été mené préalablement auprès de 826 personnes.
Mais au-delà du nombre, ce qui aura marqué ces Assises c’est bien la diversité et la richesse des discussions que nous avons eues.
Vous comprendrez qu’à chaud (la dernière réunion a eu lieu hier soir) il ne m’est pas possible de dresser un bilan exhaustif de tous ces débats.
Pourtant, je crois que dès aujourd’hui nous avons matière à tirer les premiers enseignements et à tracer des premières pistes de décision que nous allons devoir prendre, afin que notre politique municipale réponde mieux encore à vos besoins, à vos attentes, mais aussi pour qu’ensemble nous nous mobilisions pour exiger les moyens de mener à bien cette politique.
Permettez-moi donc d’évoquer, ici, quelques-unes des questions qui sont revenues le plus souvent dans ces Assises :
Celle du logement est l’une des plus prégnantes.
Avec plus de 5 000 demandeurs de logements inscrits au service de l’habitat, nous en connaissions bien sûr la réalité.
Mais au cours des rencontres que nous avons eues nous avons pu évaluer l’aggravation de la situation… tant il nous faut aussi mesurer combien l’absence d’un logement décent est un véritable drame pour une famille, notamment pour les enfants.
Bien qu’en quelques années, nous ayons construits des milliers de logements neufs dont la moitié de logements sociaux, que nous ayons aussi réhabilité des milliers d’autres, dans le patrimoine social et par des aides au patrimoine privé, nous continuons à être dans l’impossibilité de répondre aux besoins grandissants.
Nous allons naturellement poursuivre notre politique de construction et de réhabilitation qui va permettre (dans les prochaines années) d’augmenter l’offre de logements de manière importante. Ainsi avec nos deux grands projets d’aménagements que sont Ivry Confluences et la Zac du Plateau nous allons construire près de 6 000 logements nouveaux. Certains, vont voir le jour dans les prochains mois.
Nous avons cependant un véritable problème d’adéquation entre cette offre et les demandes exprimées.
C’est d’ailleurs ce qui nous a conduit à demander à l’Etat dans l’élaboration de notre Plan Local de l’Habitat que soit augmentée la part des logements les plus sociaux (les PLAI).
C’est aussi, ce qui nous conduit à être vigilants auprès des promoteurs pour que les prix des logements en accession soient maîtrisés, alors que dans de nombreuses villes voisines ils explosent. Pour ne citer qu’un seul exemple le prix moyen du m² dans le XIIIème arrondissement est aujourd’hui deux fois plus élevé qu’à Ivry… voir le triple !
Je proposerai donc à la Municipalité d’affirmer notre exigence que soit renforcée la part des logements très sociaux dans nos constructions à venir.
Dans le même temps, je proposerai aux Ivryennes et aux Ivryens de se mobiliser pour exiger une autre politique nationale du logement qui pourrait s’appuyer sur la proposition de loi que j’ai déposé à l’Assemblée Nationale.
La question de l’espace public, de sa propreté a aussi fait l’objet de nombreuses discussions.
Si, majoritairement les Ivryennes et les Ivryens reconnaissent que beaucoup a été fait pour son amélioration, que d’importantes réalisations ont permis de transformer le visage de notre ville, il n’en reste pas moins que cet aspect positif est largement contrebalancé par la persistance de multiples lieux de dépôts sauvages qui dégradent notre cadre de vie.
Cette situation est inacceptable… et il nous faut trouver les moyens d’y remédier.
Malgré les moyens importants mis en œuvre pour résorber ces dépôts, pour nettoyer la ville, force est de constater que le comportement « incivil » de certains de nos concitoyens perdure.
Combien de fois avons nous entendu dans ces Assises cette remarque : « j’ai vu des personnes chargées du nettoyage passer à telle heure et peu de temps après il y avait un nouveau dépôt ».
Je proposerai donc à la Municipalité de mettre en place un dispositif spécifique chargé de contrôler et de verbaliser celles et ceux qui ne respectent pas notre espace public !
Sans doute nous faudra-t-il également lancer une nouvelle campagne de sensibilisation sur ce problème.
La question de la tranquillité et de ce que nous appelons le vivre ensemble a elle aussi été largement évoquée.
L’aggravation de la crise (dont j’ai parlée précédemment) exacerbe les tensions. Elle est la source de comportements
a-sociaux.
La réponse à ces difficultés repose donc essentiellement sur des changements profonds de politique permettant de mettre un terme au mal vivre de nombre de nos concitoyens, notamment des jeunes.
Bien sur, il y a tout a reconstruire dans ce pays, surtout ce qui a été cassé, détruit au cours de ces dernières décennies. (écoles, emploi…)
Cependant, nous considérons qu’il faut (dès à présent) tenter de trouver des réponses, même imparfaites, à cette situation.
Celles-ci, doivent conjuguer deux niveaux d’interventions : la prévention et le dialogue mais également quand cela s’avère nécessaire le respect de la loi… c’est à dire la sanction !
Concernant le dialogue, nous avons déjà pris la décision en début d’année de mettre en place un service de médiateurs sociaux qui sont en cours de recrutement.
Nous pensions faire une première expérience, limitée, afin d’en évaluer les résultats pour savoir s’il était opportun d’élargir le dispositif.
A la lumière des débats des Assises, il me paraît nécessaire d’aller plus vite, de conférer immédiatement plus de moyens humains et matériels à cette expérience. Je proposerai donc d’examiner dans le débat budgétaire pour 2012 les possibilités de renforcer immédiatement le nombre de médiateurs.
De la même façon, il me semble utile d’accélérer la mise en place de centres sociaux de quartier sur la base de l’expérience positive du quartier Monmousseau et accroître l’offre sur le plan des antennes de quartier du SMJ (Service Municipal de la Jeunesse).
Concernant le deuxième volet de la question : « le respect de la loi », il faut bien avoir en vue que la responsabilité de la sécurité et de la tranquillité publique est du domaine de l’Etat et que malgré le développement démographique de notre ville et les promesses qui nous avaient été faites par Monsieur Sarkozy alors Ministre de l’Intérieur, les effectifs de police de notre commissariat sont notoirement insuffisants.
Il nous faut donc renforcer notre action pour obtenir des fonctionnaires de police supplémentaires et cela fera évidemment l’objet de la première réunion du Conseil Local de Sécurité et Prévention de la Délinquance, que je convoquerai dès le mois prochain en présence du Préfet du Val de Marne.
Les trois questions sur lesquelles je viens de m’arrêter ne sont évidemment pas les seules débattues au cours de ce mois, mais elles ont traversé toutes les discussions et c’est pourquoi je me suis attaché à ce que dès ce soir nous puissions proposer des pistes de réponse.
Quant aux autres, je souhaite vous indiquer que dans les semaines à venir, (dans le cadre de la préparation du budget 2012), nous veillerons à ce que nos choix permettent d’y apporter les meilleures réponses, sachant qu’elles ne pourront pas toutes être immédiates. Elles s’inscriront dans la programmation de nos actions sur les 3 années à venir !
Permettez-moi d’évoquer quelques unes de ces questions, en relevant simplement, dans quelles directions nous pourrions les aborder.
Sans ordre de priorité, je veux évoquer la situation des retraités et personnes âgées qui représentent près de 13% de la population d’Ivry, une catégorie diversifiée, en pleine évolution avec à la fois, des retraités jeunes et des personnes de plus en plus âgées… ce qui se traduit par un double phénomène :
Une grande disponibilité des retraités à la vie sociale, associative et à l’accompagnement familial d’une part, et d’autre part la question nouvelle du vieillissement, du grand âge donc de la dépendance.
Déjà, nous avons actualisé nos réponses, par exemple dans le maintien à domicile, ce qui suppose notamment le portage des repas, les soins infirmiers, les appels téléphoniques (pour lutter contre l’isolement, mais sans doute nous faut-il faire plus (ou mieux). Et je pense à cet égard à la question du droit à la mobilité… aux transports ou à celle du logement spécifique, adapté (EPHAD).
Quant à tous, retraités, jeunes ou moins jeunes qui sont déjà et pour beaucoup, les artisans de la vie associative dans notre ville, il nous faut dégager avec eux de nouvelles pistes de réflexion :
D’abord sur leurs droits, mais également dans la réflexion sur leurs besoins en terme d’activités culturelles, sportives et de loisirs.
Sans doute conviendrait-il à ce sujet de créer une structure permanente de concertation avec les retraités, la Municipalité et les associations. Le débat est ouvert !

Permettez-moi un grand écart pour évoquer maintenant « la Jeunesse » qui elle aussi, à Ivry, est en pleine expansion.
En effet, notre ville rajeunit.
C’est pourquoi, nous avions décidé, dès notre élection en 2008, de consacrer nos 1ère Assises locales aux jeunes d’Ivry … à partir d’une réalité : c’est que la crise qui bouleverse notre société touche d’abord la jeunesse, les jeunes qui pour la première fois dans notre histoire estiment que leur avenir sera moins bien que celui de leurs parents et grands-parents.
N’est-ce pas le signe que notre société est gravement malade ?
Alors, comment à Ivry répondre (avec nos moyens) à cette souffrance, cette angoisse – voire à cette légitime révolte ?
Vous le savez, des milliers d’enfants et de jeunes participent, dans notre ville, à la vie associative, culturelle ou sportive. Ils sont nombreux à s’investir dans l’action humanitaire ou politique.
De toute évidence, cela contribue à leur épanouissement personnel, tout autant que cela participe au développement d’Ivry, à son identité et à ce sentiment très largement partagé : fiers, heureux d’être Ivryennes, Ivryens en dépit de telles ou telles attentes, tels ou tels reproches à l’égard de la Municipalité… et du Maire, bien évidemment.
Nous les entendons et voulons y répondre. C’est le sens des nouvelles missions du Service Municipal de la Jeunesse sur la question de la formation et de l’emploi, en lien avec la mission locale, mais aussi, et c’est fondamental, auprès des jeunes collégiens dont on sait qu’ils sont, bien souvent, à l’âge d’un décrochage scolaire, culturel et social.
C’est pourquoi, avec nos Conseillers Généraux Chantal Bourvic et Pascal Savoldelli, avec les chefs d’établissements des collèges et lycées, avec les enseignants nous voulons créer des espaces de dialogue et d’action, dans ce que nous appelons « les espaces collégiens ».
Par ailleurs, nous avons à travailler à la mise en place de nouveaux lieux dédiés à la Jeunesse, comme nous venons de le faire à Louis Bertrand, avec la réouverture d’une antenne jeunesse.
Enfin, nous finalisons la mise en place de deux décisions des Assises municipales de la Jeunesse : le contrat de réussite solidaire et le Conseil Municipal de la Jeunesse.
Concernant le sport, tous nos interlocuteurs, nos amis pratiquants sportifs et dirigeants nous ont interpellés sur les besoins en matière de nouveaux équipements.
L’USI qui fédère la majeure partie des pratiques sportives (avec ses 39 sections, plus de 7 000 licenciés, et plus de 500 bénévoles) l’USI est en effet, pour certaines activités, dans l’obligation de refuser des inscriptions.
Nous sommes donc convenus, ensemble, qu’il était nécessaire d’accélérer les projets de réalisation de nouveaux équipements.
A ce égard, nous ne devons pas nous cacher que nous sommes confrontés une fois encore au désengagement de l’Etat qui depuis des décennies ne donne plus un centime pour la réalisation de tels équipements laissant leur financement à la charge des collectivités territoriales.
Et il nous faut bien rappeler que lorsque nous consacrons près de 7 % de notre budget annuel au sport, l’Etat n’atteint pas le 1% !
Quoiqu’il en soit nous avons conscience que nous devons rechercher les moyens pour accélérer notre politique d’investissement.
Ainsi, nous venons de prendre la décision d’engager les études pour la réalisation d’une salle de 2 000 à 2 500 places dans le cadre d’Ivry-Confluences et nous continuons à réfléchir à la réalisation d’une salle de plus grande capacité.
Par ailleurs, nous n’avons pas abandonné le projet rue Ledru Rollin, d’un ensemble immobilier de logements sociaux et accession à la propriété qui inclut la réalisation d’un équipement financé par l’opération... soit 2 000 m² dédiés aux activités sportives.
Enfin, permettez-moi d’insister sur le fait que, pour nous, ces développements en matière d’équipements doivent s’inscrire dans la démarche, qui, a toujours été la nôtre à savoir permettre de faire progresser simultanément le sport « pour tous » et celui de « haut-niveau ».
Et puis, comme cela a été souligné dans les Assises, nous devrons être à l’écoute des sollicitations, qui, augmentent en terme de nouvelles formes de pratiques sportives.
S’agissant de la culture je crois que nous sommes, ici ce soir dans un lieu emblématique de la place que nous lui accordons dans notre politique municipale : la Manufacture des Œillets Métalliques. « Œillets » qui ne sont pas des fleurs, mais les œillets des chaussures ou des vareuses militaires.
Cette manufacture fut pendant des décennies une grande usine de la métallurgie, que nous avons rachetée, (à plutôt bon prix), pour y installer le Théâtre des Quartiers d’Ivry, qui deviendra ainsi Centre Dramatique National.
L’accord est scellé avec l’Etat, Frédéric Mitterrand est venu ici au moi de juin et a encouragé notre projet, ainsi que Christian Favier pour le Conseil Général… Nous sommes dans l’attente d’une confirmation officielle du Conseil Régional, afin de boucler le montage financier… qui, une fois n’est pas coutume, devrait se traduire par un subventionnement de près de 70% de nos partenaires publics.
Un concours d’architectes va être lancé, puis des travaux seront engagés, pour une ouverture prévue en 2015.
Au cours de ces Assises, il est apparu globalement une satisfaction concernant notre politique culturelle qui représente près de 10% du budget de fonctionnement de la ville, (à comparer au 0,7% consacrés par l’Etat à la Culture).
Toutefois, un grand nombre de sollicitations se sont exprimées, visant à renforcer notre intervention, tel que le développement de notre action sur le plan de la Culture Scientifique avec le Salon du livre scientifique qui se tiendra début novembre.
Sollicitation également, pour soutenir certains artistes et créateurs, tels que les groupes installés à la Blanchisserie de l’Hôpital Charles Foix et qui sont menacés d’expulsion.
Au total je dirai qu’il nous faut aujourd’hui poursuivre nos efforts pour les inscrire dans la durée, avec le courage politique qui de tous temps a marqué notre politique municipale dans le domaine culturel… avec des nom tout aussi emblématiques que Jean Renaudie ou Antoine Vitez.
Concernant l’école la première question à laquelle nous sommes confrontée est celle de la véritable entreprise de démolition de tout le système éducatif menée par le gouvernement.
Suppressions massives de postes, fermetures de classes se répétant et s’amplifiant d’années en années.
Tous les dispositifs d’accompagnement éducatif qui avaient été crées pour répondre au développement de « l’égalité des chances » disparaissent peu à peu faute de financement.
Les projets pédagogiques ne sont plus subventionnées par l’Education Nationale.
Notre premier devoir est donc de contribuer à la mobilisation de toute la communauté scolaire contre cette politique.
Je me félicite à cet égard qu’à la dernière rentrée de nombreuses actions aient été engagées… que les élus d’Ivry ont accompagnées en toutes circonstances.
Dans ce contexte, la Municipalité ne ménage aucun effort, pour, (dans son domaine de responsabilité), assurer de bonnes conditions d’accueil aux élèves et de travail aux enseignants.
C’est ainsi que la construction de deux nouveaux groupes scolaires est engagé, l’un à Ivry Port, l’autre sur le Plateau.
Le Conseil Général pour sa part s’est engagé sur la reconstruction à Ivry Port du collège Politzer et sur celle d’un nouvel établissement sur le Plateau
J’en viens maintenant à la question de la santé qui figurait parmi les toutes premières « préoccupations » des Ivryens dans le sondage de l’IFOP… On peut même parler « d’inquiétude » tant la fermeture de l’hôpital Jean Rostand, et sa maternité est restée gravée dans la mémoire de chacun.
Il faut dire que plus de 50 000 gamins y sont nés depuis les années 80. Cela, aussi, fait partie de notre histoire commune.
Aujourd’hui, de nouvelles craintes s’expriment, à propos du devenir de l’hôpital Charles Foix, avec l’annonce de la réduction de plusieurs centaines de lits, de la suppression ou le transfert de 650 emplois dans le cadre de la restructuration avec la Pitié Salpetrière. C’est clairement l’application de la loi Bachelot, que tous les intervenants dans les débats ont dénoncé.
A partir de ces préoccupations, voire de ces inquiétudes, j’ai demandé à la Directrice Générale de l’AP-HP, la tenue d’une réunion afin de savoir précisément quelles sont les intentions de l’Assistance Publique à l’égard de l’Hôpital Charles Foix… où, paradoxe de la situation, nous allons inaugurer le
4 novembre, le Centre National de Recherche sur l’Allongement de la vie, en lien avec l’Université Jussieu Paris 6.
Charles Foix … où vient également de s’ouvrir le centre universitaire dentaire, totalement modernisé.
Pour notre part, et bien qu’une commune (dont la nôtre) n’ait aucune compétence dédiée dans le domaine de la santé, nous avons eu confirmation lors de ces Assises des besoins grandissants de la population d’Ivry, en terme de service public de santé, compte tenu des attaques qui ont été, et sont portées contre le droit à la santé, contre la sécurité sociale et les mutuelles, mais aussi par l’affaiblissement considérable de ce que l’on appelle la démographie médicale, c’est à dire le nombre de médecins libéraux – généralistes ou spécialistes …. (8 départs cette année à Ivry, sans remplacement).
Face à cette situation, nous nous fixons une priorité, celle d’accroître l’offre de santé par la modernisation du CMS, dont le coût est évalué à plus de 9 millions d’euros. Sans doute, conviendra-t-il de se tourner vers l’ARS (Agence Régionale de Santé) afin d’exiger de l’Etat des moyens financiers pour cette modernisation.
Par ailleurs, nous travaillons à l’élaboration d’un nouveau projet d’établissement public intercommunal, dédié aux personnes âgées, dépendantes.
Enfin, les débats des Assises ont mis fortement en avant l’idée que dans toutes nouvelles opérations d’urbanisme, il convenait de prévoir des espaces dédiés à la mutualisation des cabinets de médecine libérale « les médecins de ville ».
Nous allons y travailler, notamment dans Ivry-Confluences, en espérant que nos jeunes praticiens seront au rendez-vous.
Vous le savez la richesse de la vie associative quant à elle constitue un atout pour la vie démocratique de notre ville.
Aux côtés du service public municipal, et grâce à l’engagement de plusieurs centaines voir plusieurs milliers de bénévoles, les quelques 300 associations permettent aux Ivryennes et Ivryens d’exercer les activités des plus diverses dans les domaines, culturels, sportifs, de solidarité et bien d’autres encore !
Tout en respectant leur liberté d’action, nous nous efforçons de les accompagner dans leur démarche en mettant à leur disposition des moyens techniques et financiers importants.
A l’occasion du forum des Associations, ainsi que des débats qui vont se poursuivre (dans le cadre de l’exposition qui se tient en ce moment et pour trois mois à Gérard Philipe) nous avons pu mesurer combien les attentes des responsables de ces associations sont grandes.
Nous allons donc travailler avec eux au renforcement des aides que nous pouvons leur apporter notamment en ce qui concerne une question majeure qui les préoccupe : les locaux !
La question du vivre ensemble et de la solidarité a bien évidemment marqué tous nos débats et nos rencontres, sachant qu’Ivry dispose à cet égard d’une histoire particulièrement forte.
Que ce soit vis à vis des populations en grande fragilité, tels que les SDF, ou celles victimes du chômage, de la précarité de la vie …. comme 8,8 millions de personnes dans ce pays … qui vivent avec moins de 940 euros par mois, c’est à dire en dessous du seuil de précarité.
La ville, en lien avec les Associations locales, tente en toutes circonstances, de les accompagner, de les aider à surmonter cette précarité, et, les Assises ont été un lieu de résonance de la colère vis à vis de la décision de l’Union Européenne d’arrêter l’aide alimentaire … au nom de la libre concurrence !
Franchement, n’est il pas temps d’en finir avec cette Europe du traité de Maastricht et de Lisbonne, où toujours ce sont les nantis qui se gavent sur la misère des peuples ?
Solidarité également, avec les hommes et les femmes que la misère ou la guerre poussent  à trouver refuge dans notre pays, dans notre ville.
Nous avons bien des raisons d’être fiers d’avoir été l’une des premières villes de France à organiser le parrainage de plusieurs centaines d’enfants de sans-papier avec tout ce que cela comporte de fraternité et d’histoires partagées.
Une question est venue très régulièrement et très fortement dans nos échanges … celle de la présence des « Roms » à Ivry :
- soit pour exiger leur départ
- soit pour affirmer notre solidarité à leur égard
Il ne faut pas refuser ce débat, mais en aucun cas, nous ne pouvons chausser les bottes de Sarkozy qui dans son discours de Grenoble en Août 2010 en appelait clairement « à la chasse aux sorcières ».
Pour autant, peut-on admettre que des centaines, voire des milliers d’hommes et de femmes, d’enfants vivent au cœur des villes – ou même à la périphérie des villes – dans des bidonvilles, ces lieux du quart-monde où prolifèrent les épidémies, où nous ne pouvons l’ignorer les droits universels de la femme et de l’enfant sont loin d’être respectés !
Certes non ! … et je tiens à remercier les militants associatifs qui par leur action apportent soutien à ces populations, les aident aussi à dépasser certains modes de fonctionnement, et en tout état de cause favorisent un véritable dialogue avec la population d’Ivry …. même si cela est compliqué. Car, ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, la solution est difficile !
Elle ne peut reposer uniquement sur la responsabilité d’une seule ville !
Sans doute convient-il, comme l’ont suggéré le Maire de Paris et les Présidents des Conseils Généraux du Val-de-Marne et de Seine Saint Denis, d’organiser une Conférence Régionale sur la question des Roms.
J’y suis favorable, sachant qu’avec l’arrivée de l’hiver, ce sont des semaines et des mois terribles que vont connaître ces familles.
Là encore, il y aurait urgence à ce que l’Europe se saisisse de ce problème pour favoriser le retour au pays de ces personnes, que la misère et l’ostracisme ont poussé sur les routes et le dénuement le plus total.
Enfin, toutes les questions que je viens d’évoquer s’inscrivent dans le contexte de la profonde mutation que connaît notre ville depuis plusieurs années et qui va s’accélérer dans celles à venir.
Nous avons fait le choix, qui recueille, (cela a été confirmé dans ces Assises), l’assentiment de la grande majorité des Ivryennes et des Ivryens, nous avons fait le choix de nous engager dans une démarche de redéveloppement économique et urbain de notre ville de grande ampleur.
Les premiers résultats sont déjà visibles avec la construction de milliers de logements, l’arrivée de nouvelles entreprises, la construction d’équipements publics, la rénovation de notre espace public.
Mais avec nos grands projets d’aménagement que sont Ivry Confluences, la Zac du Plateau, la rénovation du quartier Gagarine/Truillot, les choses vont s’accélérer, s’amplifier.
Dans le même temps dans tous les quartiers de la ville les transformations sont importantes !
Une des questions essentielles que j’ai entendue dans ces Assises portait sur le sens, la finalité de ces bouleversements.
Je tiens à confirmer ce soir que notre démarche se situe à l’opposé de ce qui a pu être fait dans d’autres villes, dans lesquelles le réaménagement a conduit à faire partir les anciens habitants, particulièrement les plus modestes d’entre eux.
Nous souhaitons faire une ville pour tous en faisant du principe de mixité l’épine dorsale de notre projet de ville :
- Mixité sociale qui permette à toutes les catégories de populations de vivre ensemble.
- Mixité de fonctions qui fasse que se côtoient habitat, activités, commerces et équipements publics.
Cette conception que nous avons du devenir de notre ville doit donc irriguer toutes nos actions.
Mais elle ne peut être pertinente, que, si elle s’inscrit dans une démarche de développement durable.
C’est une question qui est souvent revenue dans les Assises :
Comment faire pour que nos réalisations, nos projets, contribuent à la préservation de notre planète et de ses ressources ?
Nous menons des actions en ce sens dans de nombreux domaines : lutte contre la pollution, contre le réchauffement de la planète, pour la préservation des ressources naturelles.
Nous nous inscrivons aussi dans une démarche « d’écoquartier ».
En un mot nous travaillons à la construction d’une ville pour les générations futures.
Disant cela je n’ignore pas qu’un grand nombre des questions qui nous sont posées, des réponses que nous devons apporter ne peuvent se concevoir à la seule échelle de notre ville.
C’est pourquoi nous avons engagé depuis plusieurs années des partenariats avec nos villes voisines.
Il me semble que l’heure est venue d’aller plus loin dans ces partenariats et c’est pourquoi j’ai annoncé récemment au Conseil Municipal que nous travaillions avec Vitry et Choisy à la mise en place d’une communauté d’agglomération !
Dans les mois prochains, des décisions devront être prises et naturellement elles feront l’objet de concertation avec la population et le personnel communal !
Enfin comme je l’ai rappelé, parmi les différentes rencontres organisées dans le cadre de ces Assises, nous avons inscrit celles que nous tenons chaque année avec le personnel communal.
Cela pour deux raisons :
La première découle du choix que nous faisons de construire nos réponses à vos attentes en privilégiant le service public et qu’il était donc naturel de faire partager aux personnels communaux les préoccupations qui sont les nôtres.
La seconde est qu’eux-mêmes sont confrontés dans leur travail et dans leur vie aux mêmes difficultés. Il est donc normal qu’ils nous fassent part de leurs préoccupations, de leurs idées et propositions.
Au terme de mon propos je souhaite souligner que nous concevons ces Assises comme une étape. Elle nous a permis de faire un point sur la mise en œuvre de notre programme municipal et tracer des perspectives d’avenir…
Or, pour que cette démarche revête sa pleine efficacité, il faut qu’elle ait des suites, que chacune et chacun puisse vérifier qu’il a été entendu, et que les engagements pris par les élus sont suivi d’effet.
C’est pourquoi je proposerai au Conseil Municipal que nous installions un « observatoire des engagements » dont nous aurons dans les prochaines semaines à définir le rôle précis, la composition et les modalités de fonctionnement.
Par ailleurs, tirant les enseignements de la richesse des rencontres sur le terrain, nous mettrons en place (à partir du début de l’année prochaine un programme) de visites régulières des élus dans les quartiers, venant appuyer le travail que font les  élus délégués de quartier, vérifier l’état d’avancement des réponses à vos questions et examiner avec vous les nouveaux problèmes rencontrés.
Mesdames et Messieurs, Chers Amis,
Ces Assises nous ont permis comme je le disais en introduction de « conjuguer nos idées » il nous reste désormais à les mettre en application et je ne doute pas que vous serez nombreux à y contribuer.
Je vous remercie de votre attention et tien également à remercier toutes celles et ceux qui ont contribuer à la réussite de ces Assises.
Merci à Nicolas le journaliste animateur des rencontres.
Merci à tous.
 
 

Le 27 septembre, avec les parents, les jeunes, les enseignants et personnels de l’éducation, rassemblons-nous pour la défense de l’Ecole !

Les élus communistes et partenaires sont à vos côtés au cœur des luttes pour la défense de l'école.
Le 27 septembre, avec les parents, les jeunes, les enseignants et personnels de l’éducation, rassemblons-nous pour la défense de l’Ecole !

Rentrée 2011 : Mobilisés contre la casse de l’école !

La rentrée scolaire est le moment de faire le point sur la situation de l'éducation nationale et sur l'avenir de nos enfants. Entre les fermetures de classes, les postes supprimés, la formation inadaptée des enseignants stagiaires, la baisse des moyens consacrés à l’encadrement des enfants, nous voyons l'école de la République davantage fragilisée chaque année avec à la clef un renforcement des inégalités.
Les élus que nous sommes prenons résolument parti pour la défense d’une l’école pour tous, qui soit l'outil d’une véritable émancipation des jeunes, et non plus une simple variable d'ajustement budgétaire.

L’école publique en danger.

Les suppressions de postes et fermetures de classe mettent à mal la qualité du système éducatif avec en conséquence directe l'augmentation du nombre d'élève par classe. L’ensemble des orientations gouvernementales, à commencer par le dogme de suppression d’un poste de fonctionnaire sur deux qui justifierait tous les sacrifices, conduisent à une dégradation générale des conditions d’études pour les jeunes.

Suite de la déclaration ci-après .../...

En limitant l'accès à la maternelle dès 2 ans dans la plupart des écoles, le ministre de l'Education nationale minimise l’importance de la scolarisation des jeunes enfants. La qualité de l'accueil est ainsi diminuée pour réaliser des économies sur le dos des familles et des collectivités auxquelles il incombera de financer des places d'accueil pour la petite enfance.
è Réduire les inégalités scolaires passe au contraire par un allongement de la scolarisation des enfants jusqu'à 18 ans, en la rendant accessible dès 2 ans!

Les moyens consacrés aux zones d'éducation prioritaire, les postes d’assistants dans les écoles maternelles, les auxiliaires de vie scolaire ou encore les RASED, pour combattre les difficultés scolaires, sont supprimés par ceux-là même qui tiennent un discours hypocrite sur « l’égalité des chances ».

Dans la logique d’une marchandisation des savoirs et d’une formation qui répondrait aux seuls besoins immédiats des entreprises, l'individualisation des parcours et la concurrence entre établissements sont devenues la règle, témoignant de l'instauration d'une école à plusieurs vitesses avec laquelle on renonce à mettre l'excellence à portée de tous.
è Nous refusons de laisser s’accroître cette concurrence et les inégalités entre les établissements.

Aux antipodes des orientations données par le ministre Chatel, il faut impulser une transformation progressiste de l’éducation nationale répondant aux besoins des élèves qui n'ont que l'école pour apprendre.


Elus et collectivités locales engagés pour la réussite scolaire pour tous

La baisse des moyens consacrés à l’accompagnement des élèves en difficultés ou aux quartiers populaires renforce les inégalités sociales en encourageant leur reproduction au sein de l’école. De même, les fermetures de classes et le projet de regroupements d’établissements menacent directement l’existence de certaines écoles en zones rurales, avec pour conséquence d’importantes inégalités territoriales.

Nous défendons le droit pour tous les jeunes d’accéder dans la proximité à une formation de qualité et choisie.

Les collectivités locales (communes, conseils régionaux et généraux...) sont impliquées dans le bon fonctionnement du système scolaire, ainsi que dans l'aménagement du territoire indispensable pour créer les bonnes conditions d'accès de tous à l'école.

Elles doivent peser de tout leur poids aux côtés de la communauté éducative pour que l’Etat assume ses missions, afin d’assurer une égalité pédagogique réelle sur tout le territoire.
Dans un contexte de réforme territoriale et de baisse de leurs financements, le désengagement de l'état en direction des collectivités locales contribue à renforcer les inégalités. Le caractère national du service public de l'éducation, et sa continuité sur tout le territoire, doivent être réaffirmés.

Nous entendons, dans les mobilisations et dans notre travail d’élus au quotidien, mener ce combat de façon déterminée.

Les élus communistes et partenaires sont à vos côtés au cœur des luttes pour la défense de l'école.


Le 27 septembre, avec les parents, les jeunes, les enseignants et personnels de l’éducation, rassemblons-nous pour la défense de l’Ecole !

 


 

 

 

Le service public : une règle d’or pour l’avenir !

                               Par Martine Antoine et nathalie Coupeaux, Ce samedi s’est tenu la traditionnelle fête de la rentrée à la salle Jacques Brel. Les enfants se retrouvent, les parents aussi. On va choisir ensemble qui son cartable qui sa trousse… dans la bonne humeur, on s’informe auprès du service de l’enfance sur le centre d’initiation sportive ou l’accueil périscolaire, on parle à la diététicienne de la Fontenaysienne, on se renseigne auprès de la directrice de la médiathèque et on visite le médiabus, les plus apprennent à se brosser les dents. Beaucoup de familles viennent aussi retirer leur Pass solidaire qui pourra être utilisé pour la restauration ou le centre de loisirs…

Un exemple concret et positif de nos choix politiques qui privilégient tout à la fois la solidarité en direction des familles, la priorité en direction de l’enfance et le service public.

Une solidarité, une action qui participe à rendre un peu plus accessible pour toutes et tous l’école dont la gratuité est devenue très relative au fil des années. La rentrée coûte de plus en plus chère, les familles modestes et moyennes ont de plus en plus de mal à y faire face.

Solidaire toujours avec le Pass du même nom : un « avoir » de 100 € pour les familles jusqu’au quotient 8, à utiliser pour payer la restauration, le centre de loisirs, l’inscription à un des clubs sportifs de la ville, le conservatoire…

Solidaire aussi avec les enfants des centres de loisirs, en partenariat avec l’UNICEF, pour les enfants victimes de la famine et des conflits de toutes sortes dans                               les pays de la corne de l’Afrique. Le fruit de diverses collectes organisées depuis la Madelon dans le village des enfants a été remis samedi à la représentante d’UNICEF France et sera complétée par une subvention exceptionnelle proposée au Conseil Municipal.

Solidaire encore avec les parents d’élèves et les enseignants qui se mobilisent depuis le mois de juin contre la fermeture de classes et la suppression de postes d’enseignants. Alors que les inégalités sociales se creusent, alors que tous les indicateurs montrent que les enfants en subissent de plein fouet les conséquences jusque dans leur scolarité et donc leur avenir, le gouvernement décide sciemment d’aggraver encore les inégalités d’accès aux savoirs :

1 classe de moins à Wallon, 1 poste d’enseignant en moins à Langevin dans le cœur de la ZEP auxquels s’ajoutent 2 fermetures à Vaillant et une à Pasteur, c’est la poursuite à marche forcée du démantèlement du service public de l’Education Nationale. Pire encore, l’inscription par la droite de la « règle d’Or » dans le marbre de la Constitution, provoquerait la poursuite de la politique de réduction des dépenses publiques…en particulier pour l’Ecole et pour la santé.

__Les élus communistes et citoyens, coûte que coûte, continuent à porter cette ambition, une politique qui fait le choix des dépenses utiles pour les familles, des dépenses qui investissent pour l’avenir et pas pour les capitaux, le choix du service public contre celui des profits des actionnaires. Pour nous la règle d’or c’est cela !__

Martine Antoine et Nathalie Coupeaux

 

N'en déplaise aux élus de droite, les engagements pris avec la population seront tenus !

Question posée par le Groupe des élus de droite  « Expression des groupes politiques du conseil municipal » Ivry ma ville  juin 2011 :  « La Chambre Régionale des Comptes a émis un rapport avec de nombreuses critiques concernant la gestion de la Ville d'Ivry sur Seine, qu'en pensez vous ? »

Etonnante à plus d’un titre cette question posée par le groupe des élus de droite !
D’abord, parce qu’elle intervient plusieurs semaines après que le conseil municipal a pris connaissance du rapport de la Chambre Régionale des Comptes et que lors du débat qui est intervenu à cette occasion aucune remarque n’a été faite par ces élus.
Ensuite, parce que l’intitulé de la question, « de nombreuses critiques », laisse à penser que le rapport serait un réquisitoire contre la gestion de la ville.
Or, il n’en est rien.
C’est d’ailleurs ce qu’a souligné Pierre Gosnat dans sa présentation en citant le rapport :
« la commune se trouve dans une situation financière plus favorable que celle de la moyenne de même strate démographique… l’endettement ne présente pas de risque majeur… les recettes fiscales sont plus élevées que la moyenne des communes de taille comparable ».
En vérité, ce qui caractérise ce rapport, c’est bien qu’au-delà de quelques observations, il valide globalement la gestion de notre ville sur la période 2001-2007.
Suite ci après ....
C’est sans doute ce qui dérange la droite qui n‘a de cesse de dénigrer celle-ci.
Ce qui la dérange aussi, certainement, c’est que la Chambre Régionale fait, dans son rapport, le même constat que la majorité municipale, à savoir qu’existe un risque sur l’avenir de nos finances locales du fait de la suppression de la taxe professionnelle et que ce risque est d’autant plus élevé que nous sommes une ville qui a fait le choix de prioriser et d’investir dans le développement économique. Malgré ce contexte défavorable, nous pensons qu’il est nécessaire de poursuivre la politique ambitieuse d’investissements qui est la nôtre.
Naturellement, cette politique engendre des dépenses importantes, y compris en terme de fonctionnement.
Ce que note la Chambre qui relève une forte augmentation des crédits de personnel.
Nous assumons ce choix de hausse des effectifs car il est le reflet de notre volonté de développer les services rendus à la population par le service public.
Nous avons cependant décidé, depuis 2007, de contenir la progression de la masse salariale à 2,5 % en moyenne sur les cinq ans à venir.
Concernant nos rapports avec les associations, nous avons engagé un travail pour compléter l’information des élus sur les aides apportées, y compris en nature.
Enfin, la Chambre aborde dans son rapport les questions de la sécurité publique. Ce qu’elle met en cause, c’est notre refus de nous inscrire dans la démarche « tout sécuritaire de Monsieur Sarkozy ». Au-delà du fait que ces questions ne relèvent pas de sa compétence, il va de soi que nous continuerons à travailler avec tous nos partenaires pour contribuer à résoudre les problèmes rencontrés en terme de tranquillité publique.
N’en déplaise aux élus de droite, nous ne nous détournerons pas des engagements que nous avons pris à l’égard des Ivryennes et des Ivryens.
 

L’hôpital en proie à la déshumanisation, par Christophe Prudhomme, médecin urgentiste (syndicaliste CGT)

chPrud.jpg
L’Hôpital Beaujon est menacé de dépérissement et de démantèlement service par service.
A commencer par le service des Urgences, que l' Agence Régionale de Santé, dirigée par l'ancien ministre socialiste Claude Evin, aujourd'hui exécuteur des basses œuvres de R. Bachelot et de Sarkozy, veut fermer, à l'occasion du départ de son responsable.
Ch. Prudhomme, médecin urgentiste nous rappelle l'importance de l’hôpital public dont l'existence est incompatible avec les exigences de rentabilité.
L’hôpital ne doit pas devenir une entreprise de production de soins.
Le mot hôpital vient du latin hospitalus domus, c’est-à-dire maison où l’on reçoit les hôtes. Les personnels continuent à appeler le service d’hospitalisation ?des urgences, le « service porte », et négligent les acronymes barbares inventés par les technocrates. ?
Ces rappels sont essentiels pour bien comprendre le rôle de l’hôpital dans la société. Un hôpital est un établissement destiné à dispenser aux malades des soins spécifiques qui ne peuvent être donnés à domicile.
On ne vient donc pas à l’hôpital par plaisir mais dans une situation de détresse physique, morale et parfois sociale qui nécessite une prise en charge spécifique, assurée par un ensemble de professionnels qui travaillent avec un même objectif, soulager cette détresse pour permettre un retour à domicile dans de bonnes conditions.

Pour assurer cette mission, les seuls personnels soignants ne peuvent suffire dans une «?maison?» qui est ouverte, chauffée, éclairée 24?heures sur 24. Les fonctions logistiques, techniques et administratives sont aussi essentielles. Un bon repas, une climatisation qui fonctionne, l’achat, le stockage et la livraison des matériels en temps et en heure… sont aussi importants que tous les actes techniques médicaux et paramédicaux.
Malheureusement, aujourd’hui, cette approche humaniste, qui a succédé à celle de la charité issue du Moyen Âge et de la fondation des premiers hospices, n’est plus d’actualité dans un monde où ceux qui nous dirigent considèrent que chaque citoyen est un client qui achète des services en jouant de la concurrence pour obtenir le meilleur.
Mais ce monde idéal du marché n’existe pas. La dure réalité de la dégradation du fonctionnement de nos hôpitaux est là pour ?le montrer.
Ces évolutions sont inacceptables, l’hôpital doit redevenir ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être?: un service public accueillant tous ceux qui en ont besoin avec comme seul objectif de soulager, quel que soit le prix que cela coûte.
Ici plus que partout ailleurs la formule «?À chacun selon ses besoins, de chacun selon ses moyens?» trouve tout son sens. ?Or, de réforme en réforme, l’hôpital est devenu une entreprise qui doit vendre des services pour produire ?un chiffre d’affaires qui conditionne ses dépenses.
Malheur donc à ceux qui n’équilibrent pas leurs comptes, ils sont soumis à des plans d’économies conditionnés par des suppressions d’emplois, à des regroupements, voire à ?des fermetures. Cerise sur le gâteau, les hôpitaux sont mis en concurrence avec des établissements privés ?à but lucratif qui sélectionnent les patients dits «?rentables?» et ne sont pas soumis aux mêmes contraintes d’accueil et de permanence des soins.
Comme cela ne suffit pas, on développe, même à l’intérieur de l’hôpital public, une activité privée avec des dépassements d’honoraires de plus en plus importants.
Alors que depuis plus de vingt ans, on nous explique qu’il faut restructurer le système hospitalier pour améliorer la sécurité des patients, le résultat est catastrophique?: fermeture des hôpitaux de proximité et désertification ?du territoire avec concentration sur des structures ?en nombre réduit qui dysfonctionnent, faute de moyens, ?et se déshumanisent en se transformant en «?entreprises de production de soins?».
L’exemple des maternités est éclairant?: la prise en charge individuelle et conviviale a été transformée en un simple acte technique dans des structures de plus en plus éloignées et devenues de véritables «?usines à bébés?». Y a-t-on gagné en sécurité?? La réponse est non au regard des deux événements dramatiques qui se sont déroulés à Montauban et à Lille.
Non, cela n’est plus possible.
Comme le dit Stéphane Hessel, il faut s’indigner, mais cela ne suffit pas, il faut résister et exiger une autre politique de santé qui ne peut reposer que sur deux piliers?: le service public et un financement solidaire.

 

L'avenir au coeur des choix municipaux : Ivry Confluences et sa nouvelle école

Le conseil municipal a décidé de valider le projet de construction d'un nouveau groupe scolaire de 20 classes, 8 maternelles et 12 primaires dans le cadre de la Zac Ivry Confluences.
L'occasion pour Patricia Bendiaf, au nom des élus communistes et partenaires de se féliciter d'un projet majeur, constituant le premier équipement public du projet Ivry Confluences et de réaffirmer, alors que notre ville est pleinement engaggée dans l'élaboration de son Projet éducatif local, l'exigence portée par les élus communistes et partenaires, d'une véritable école de la réussite pour tous.

" Décider la construction d’une école, d’un groupe scolaire c’est sans doute l’une des décisions les plus enthousiasmantes qu’il nous revient de prendre en tant qu’élu.
Celle-ci l’est d’autant plus qu’elle constitue la décision de réalisation du premier équipement public de la Zac Ivry Confluences.
C’est bien l’avenir qui est au cœur de notre décision de ce soir." ...
... "Comment parler aujourd’hui d’une nouvelle école publique sans évoquer et dénoncer l’entreprise de sabordage et de casse du service public de l’Education nationale.
16 000 nouvelles suppressions de postes et 3000 fermetures de classes annoncées pour la rentrée de septembre, suppressions des formations en IUFM, précarisation à outrance, carte scolaire, menaces de démantèlement complet de la maternelle, etc… la liste est longue et c’est par tous les bouts que la droite s’attaque à l’école publique, offrant au marché privé des pans entiers de marchandisation des savoirs et des apprentissages." ...

Intégralité de son intervention ci-après :
Conseil municipal du 19 mai 2011
Patricia Bendiaf
Groupe des élus communistes et partenaires

Monsieur le Maire chers collègues,
Décider la construction d’une école, d’un groupe scolaire c’est sans doute l’une des décisions les plus enthousiasmantes qu’il nous revient de prendre en tant qu’élu.
Celle-ci l’est d’autant plus qu’elle constitue la décision de réalisation du premier équipement public de la Zac Ivry Confluences.
C’est bien l’avenir qui est au cœur de notre décision de ce soir.
L’avenir de notre ville, de sa mutation en terme d’aménagement, l’avenir des Ivryennes et des Ivryens avec en premier lieu, l’enfance, la jeunesse et l’éducation au cœur de nos priorités sachant que le Conseil Général construira également un nouveau collège sur le quartier.
Nous prenons ainsi les décisions permettant de mener notre projet de ville, nous prenons aussi la décision de créer les conditions matérielles pour faire vivre une nouvelle école publique dans notre ville.
Comment parler aujourd’hui d’une nouvelle école publique sans évoquer et dénoncer l’entreprise de sabordage et de casse du service public de l’Education nationale.
16 000 nouvelles suppressions de postes et 3000 fermetures de classes annoncées pour la rentrée de septembre, suppressions des formations en IUFM, précarisation à outrance, carte scolaire, menaces de démantèlement complet de la maternelle, etc… la liste est longue et c’est par tous les bouts que la droite s’attaque à l’école publique, offrant au marché privé des pans entiers de marchandisation des savoirs et des apprentissages.
Interpellé hier par Pierre Gosnat lors des questions orales au gouvernement, le ministre Luc Chatel persistait et réaffirmait la détermination de la droite dans sa volonté de sacrifier l’enseignement et l’Education nationale au nom de la politique de réduction de la dette publique.
Il serait peut-être temps d’ailleurs face à de tels arguments, de poser la question de la réduction de la dette privée ?
La poser à tous les actionnaires qui empochent les bénéfices réalisés sur la marchandisation des savoirs et des apprentissages, sur la précarisation, à tous ceux, aujourd’hui, prêts à sacrifier l’éducation du plus grand nombre pour les profits de quelques-uns.
En ce qui concerne les élus communistes et partenaires, nous entendons bien poursuivre aux côtés des enseignants, des parents et de tous les personnels de l’Education nationale, la dénonciation de cette politique indigne pour l’avenir.
Nous entendons aussi réaffirmer alors que la municipalité est pleinement engagée dans l’élaboration de son projet éducatif local que nous portons avant tout l’exigence d’une véritable école de la réussite pour tous.
Une réussite de tous qui ne se confond ni avec compétition victorieuse ni avec uniformité écrasante, une réussite accessible à chacun, un droit pour tous de réaliser ses projets.
Une exigence pour notre part indispensable à la réussite d’un véritable projet de transformation sociale dans notre pays et il est grand temps de le porter très haut et très fort.
Enfin pour revenir au programme Ivry Confluences, bien entendu nous nous félicitons du projet présenté, du travail réalisé par les services municipaux et les partenaires.
Je vous remercie de votre attention.

- page 1 de 20