
Le Quinquennat de l'homme du Fouquet's se termine enfin : il aura été, sans conteste, celui d’un formidable recul dans les domaines de la santé et de la protection sociale.
Le niveau tristement record du renoncement aux soins en témoigne.
Notamment chez les jeunes, chez les étudiants et dans les familles modestes.
Sarkozy a multiplié les baisses de remboursements de soins et de médicaments. Les tarifs des mutuelles augmentent.
Avec l'aide du socialiste C. Evin, patron de l'Agence Régionale de Santé, Sarkozy et Bachelot maltraitent l’hôpital public, prévoient leur regroupement et programment la casse de Beaujon à Clichy.
En cinq ans, les menaces se sont accumulées à Beaujon sur les Urgences, la Psychiatrie, la cardiologie et nombres de services sont en sous effectifs et le personnel est à bout..
Leur crédo est une folie sur le plan humain et médical : pour ces technocrates l'hôpital doit être "rentable" et géré comme une entreprise.
Cette approche capitaliste est un recul de société.
Si on les laisse faire, bientôt n'auront plus accès aux soins que les riches, les privilégiés. La carte bleue remplacera la carte vitale!
Avec le PCF, il faut dire stop!
Cette casse prend aussi le visage de la mise en concurrence permanente, celui des partenariats publics-privé (les PPP) dont l’exemple emblématique est le scandale de l’hôpital Sud-Francilien.
Il est vraiment indispensable d’en finir avec ce détricotage violent et systématique de la protection sociale pour notre pays et son peuple.
Oui, une autre politique de santé et de protection sociale réellement solidaire est possible !
Il faut vraiment faire autrement, pas s’accommoder de demi mesures ou de simples aménagements qui ne
remettraient pas en cause les reculs subis.
Il faut une proximité avec un vrai maillage du territoire avec des hôpitaux, des centres de santé, de la médecine libérale en secteur unique.
Il faut le développement du service public avec en particulier un pôle public du médicament intégrant au moins une entreprise publique de la recherche, de la production, de la distribution.
Il faut établir le départ à 60 ans en retraite à taux plein avec des dispositions pour une prise en compte de la
pénibilité.
Il faut un système traitant de l’égalité d’accès, de l’universalité. Nous sommes pour le remboursement à 100% par la Sécurité sociale.
Sarkozy c'esyt l'homme du MEDEF et des patrons : il a une obsession : en finir avec la contribution des patrons au système de santé publiques. ainsi, il prône le remplacement des cotisations patronales par l'impôt ou la TVA pseudo-sociale, payée pare les consommateurs.
De même la CSG ( inventée par Rocard) vise à la fiscalisation progressive du financement de la sécu pour ménager les patrons.
De même la fusion CSG-Impôt sur le revenu, souvent mise en avant par le PS, est dangereuse, car elle débouche également sur la fiscalisation de notre système social en ouvrant la porte aux assurances privées qui deviendront vite nécessaires, pour ceux qui en auront les moyens pour pallier la baisse incessante de la couverture médicale.
Les propositions Parti communiste sur le financement permettent d’assumer ces propositions ambitieuses mais indispensables pour notre pays.
Oui, l’Humain d’abord n’est pas qu’une
slogan, c’est un choix politique !
Tribune Ivry-Ma-Ville de février 2012 - question de l'élu de la liste Ivry 100% à gauche : "La
municipalité a donné son accord pour que les sociétés Eiffage et Orpéa
créent une clinique privée à but lucratif dans l’ancien hôpital Jean
Rostand. Aurait-on pu faire autrement ?"


