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La relève

medecin.jpegLe film de la semaine Séance unique mercredi 6 février à 20h30 à Utopia Saint-Ouen proposée par le Comité de défense de l’hôpital public autour de la santé de proximité en danger, en présence de Juliette Warlop, réalisatrice du film, Didier Ménard, protagoniste du film et promoteur du projet « La Place Santé » à Saint Denis, Yves Laybros, médecin urgentiste et Thierry Rabany , médecin généraliste à Cergy.
Soirée soutenue par le Front de Gauche, Europe Ecologie les Verts et ATTAC Cergy

La relève, de Juliette Warlop - documentaire France 2012 52mn -

Ce qui frappe dès la première séquence de ce touchant et stimulant documentaire diffusé récemment par Public Sénat, c’est le fossé qu’il y a entre ces images et celles que nous donnent à voir les magazines d’actualité des chaînes de télévision à sensation sur un sujet similaire, à savoir la santé au sein des quartiers populaires, quartiers communément rebaptisés par TF1 ou M6 « zones de non-droit ». On a trop vu ces reportages souvent tournés à moitié en caméra cachée et nourris d’images floutées consacrés aux risques encourus par les professionnels de santé. Les malheureux seraient rançonnés quotidiennement, ils subiraient des agressions gratuites, sans compter l’entrave à leurs pratiques en raison des croyances religieuses. Loin de nous l’idée de nier totalement que tout cela repose sur certains faits, il n’empêche que la première séquence de La Relève traduit une toute autre vérité. On y voit une femme entre deux âges, que l’on dit « issue de la diversité », au bord des larmes avant de s’effondrer littéralement dans les bras de son médecin. Elle ne vient pas d’apprendre un très mauvais diagnostic mais tout simplement le départ prochain du médecin, après trente ans de bons et loyaux services au coeur du quartier. Et à travers cette scène toute simple, on comprend à quel point ce toubib à belles bacchantes, regard lumineux et sourire permanent, est pour beaucoup de ses patients bien plus qu’un praticien: un compagnon de route souvent présent lors des moments les plus difficiles de la vie, un homme qui soigne autant les bobos du corps que du cœur, en apportant une écoute et quelques conseils de vie bien sentis.

Le documentaire aurait pu être le portrait d’un chouette gars qui va enfin prendre un repos bien mérité, laissant désemparés ses anciens malades. Mais Didier Ménard a prévu « la relève »... Non seulement il y a des jeunes médecins prêts à venir s’engager aux Francs-Moisins, un des quartiers à sale réputation de Saint-Denis, mais le nouveau retraité a, avant de partir, conçu un projet tout à fait innovant et rarissime en France de centre de santé communautaire. Un endroit où bien sûr on vient se faire soigner mais où l’on peut trouver aussi des médiateurs pour vous aider à résoudre vos problèmes sociaux et psychologiques qui se répercutent sur votre santé; un endroit où l’on peut venir évacuer le stress d’une vie professionnelle ou familiale souvent rude par la musicothérapie ou la simple discussion autour d’un café; un endroit où se pratiquent l’éducation à la santé, à la bonne nutrition. Avant le départ de Didier Ménard, « Place Santé » est née avec ces jeunes médecins plein d’allant, Maxime et Mathilde, qui ont à peine 30 ans, le temps qu’a passé Didier aux Francs-Moisins.

Mais au-delà de cette histoire, le film invite à une réflexion passionnante sur la manière de pratiquer une médecine globale. Les jeunes médecins pensent aussi leur travail différemment par rapport à leur glorieux aîné. Alors que celui ci enchainait les journées de 7h à 22h jusqu’au bout de la fatigue, eux ont choisi d’être de simples salariés en effectuant des horaires normaux, un choix pas facile économiquement mais qui leur permet non seulement d’avoir une vie à côté mais aussi d’assurer des soins dans des conditions optimum. Et avec les soignants enthousiastes, alors que les consultations se déroulent et qu’on découvre des situations pas faciles mais touchantes, on finit par se plaire aux Francs-Moisins, avec ses dizaines d’origines différentes, et on se dit que c’est peut-être dans ces zones désignées comme de non-droit que se crée le laboratoire médico-social de demain.

 

Conflit social à SANOFI : intervention des élus communistes au Conseil de l'Agglomération de Montpellier du 19 juillet 2012.

Nous avons rencontré les salariés de SANOFI et nous leur avons affirmés notre soutien à leurs actions.
Ils défendent leurs emplois et il s'agit de 1100 emplois qualifiés.
Leur lutte ne peut laisser indifférent ni la population, ni les élus locaux, départementaux et régionaux.
Cette suppression d'emplois impacte la recherche fondamentale et appliquée aux médicaments, la santé, la sécurité sociale.
En effet, il s'agit notamment de la recherche sur le cancer.
Au moment où le gouvernement actuel cherche à faire des économies dans la santé comment tolérer que SANOFI qui a versé 3,4 milliards, en 2010, à ses actionnaires et dégagé 8,9 milliards de profits en 2011, veuille en 2012 trouver 2 milliards d'économies sur trois ans !!!

Nous ne pouvons accepter la poursuite des lois et mesures mises en place par le gouvernement Sarkozy ; c'est l'occasion de rendre visible changement pour les salariés de l'entreprise et les citoyens concernés par les décisions prises par la direction générale de SANOFI.

Nous pouvons arrêter les licenciements qui n'ont pour but que la rentabilité et la satisfaction de leurs actionnaires.
Comment pouvons nous lutter contre les inégalités sanitaires et sociales et permettre au travers de licenciements boursiers d'augmenter le nombre de chômeurs ?
Nous proposons que la majorité parlementaire vote une loi sur l’interdiction des licenciements boursiers, cette loi, peut être votée rapidement par l'assemblée nationale ; nous rappelons que si le Sénat avait voté contre ce n'est qu'a cause de 4 abstentions des radicaux de gauche, donc avec la nouvelle majorité parlementaire cela ne doit pas poser problème.

Nous pensons qu'il ne peut y avoir de progrès économique sans progrès social.
Nous pensons qu'il faut permettre aux salariés d'intervenir sur les choix et la localisation des investissements, le montant des dividendes et l'utilisation des profits.
SANOFI est une entreprise en partenariat public-privé, le privé ne peut avoir les pleins pouvoirs et bafouer ainsi l'intérêt général.

Les élus de l'agglomération de Montpellier peuvent intervenir à tous les niveaux, afin que ces suppressions d'emplois soient arrêtées et que d'autres perspectives économiques soient envisagées.

 

Des luttes et des urnes, abroger la loi Bachelot

Les mères courages du Belvédère en mouvement pour défendre la maternité. Jeudi 10 mai, à l'appel du collectif "sauver le Belvédère" et de la CFDT, les personnels étaient rassemblés devant la clinique pour obtenir les moyens de continuer et diversifier le service rendu aux mères et aux enfants. Près de 3.500 bébés naissent chaque année à Mont Saint Aignan.

Les représentantes du personnel ont expliqués avec pédagogie les motivations de leur action. Des usagers ont dit tout le bien du service rendu aux futures mamans, les familles et les nourrissons.
Des personnalités et élus communistes Colette Privat, Christine Leclerc (conseillière municipale de MSAignan), André Delestre (Adjoint au maire de Petit-Quevilly), Sylvain Brière (représentant Hubert Wulfranc), Annette Gallot (adjointe au maire de Déville) y ont apportés leur soutien. Carine Goupil, au nom des candidats Front de Gauche à la députation, porteuse d'un message d'Hélène Klein adjointe au maire de Rouen, a rappelé l'exigence d'abroger la loi Bachelot et celle qui institue la tarification à l'activité afin de redonner à l'hôpital public, les maternités, les moyens nécessaires à une politique de santé de qualité. Le changement, ici et maintenant, passe aussi par la santé, notre bien commun! Carine Goupil pour le PCF/Front de Gauche Valéry Fourney ron et Pierre Léautey, respectivement maires de Rouen et de MSAignan ont pris également la parole pour soutenir la lutte des personnels engagée depuis de longs mois, dont l'action du jour prend une dimension nouvelle dans le changement politique de ce 6 mai.
Avec détermination, le cortège s'est dirigée, à pied, de la clinique vers le siège de l'agence régionale de santé située... rive gauche!Mères courages! Afin d'être reçu par les représentants de l'Etat.

Céline Brulin, conseillère PCF- Front de Gauche en charge de la santé à la Région et Hubert Wulfranc, maire de Saint Etienne du Rouvray y ont apporté leur soutien par leur présence au siège de l'ARS. "Cigognes oui! Pigeons non! " telle est la conclusion d'un tract distribué aux habitants pour défendre cette belle maternité.

 

Parce que la santé n'est pas une marchandise.

hopital.jpgL'Association des Médecins Urgentistes de France, le Collectif pour un Pôle Public Financier au service des Droits (collectif inter-associatif et intersyndical) et la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité communiquent :

PARCE QUE LA SANTÉ EST UN BIEN COMMUN, GARANTI PAR LE PRÉAMBULE DE NOTRE CONSTITUTION

Nous demandons à l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle de s’engager à libérer notre système public de santé du joug de la finance !

La santé n'est pas une marchandise.

Depuis les années 1980, au nom de la soit disant « maîtrise des dépenses de santé », les pouvoirs publics ont obligé les hôpitaux à emprunter pour entretenir et maintenir leur patrimoine, qu’il s’agisse du bâti ou des équipements (21,7 milliards d’€uros de dettes cumulées selon la Cour des Comptes).

Parallèlement, la mise en place de la tarification à l’activité (T2A), défavorable à l’hôpital public, a fragilisé les établissements et contribué à l’aggravation de la dette.

Plus récemment, les hôpitaux, comme les collectivités locales ont été victimes des emprunts dits « toxiques ».

La combinaison des ces 3 phénomènes (accentuée par la baisse récente des investissements hospitaliers) amène bon nombre d’établissements à une situation d’endettement dont ils pourraient ne jamais se relever, amenant partout, sur le territoire national des restructurations, des regroupements, y compris avec le secteur privé, remettant gravement en cause l’accès aux soins de proximité partout et pour toutes et tous.

C’est pourquoi nous exigeons :

- Un moratoire des dettes cumulées des établissements publics de santé, avec un financement national permettant à tous les hôpitaux de revenir à l’équilibre budgétaire ;

- L’annulation des emprunts toxiques et la création d’une caisse 100% publique d’aide à l’équipement des établissements publics de santé ;

Il s’agit là de mesures d’urgence qui, si elles n’étaient pas prises, amèneraient les établissements publics de santé à un point tel qu’il deviendrait impossible de les voir revenir à leur mission de réponse aux besoins de soins de la population.

C’est toute la politique de santé qui serait alors remise en cause dans notre pays en excluant une majorité de la population de l’accès aux soins.

La santé doit être reconnue comme une mission de service public, totalement exempte de l’obligation de créer des bénéfices financiers au profit essentiellement du système bancaire.

Notre système public de santé doit pouvoir accéder au crédit à des taux préférentiels par des organismes publics dont la gestion serait contrôlée démocratiquement, c’est pourquoi nous appelons à la mise en place d’un pôle public financier qui en apportera la garantie à la Nation.

Le 12 avril 2012, Patrick PELLOUX - Loïc DAGUZAN - Michel ANTONYsant_.jpg

 

Jean-Luc Mélenchon, la santé et la protection sociale: un bien commun

Jean-Luc Mélenchon interrogé par le journal Viva: « Nous proposerons donc que le Parlement engage un processus d’abrogation des lois (...) Hpst, celle de juillet 2011, celle sur les retraites, celles fixant la T2A, les ordonnances Juppé posant les enveloppes fermées (...) Il faut (...) mettre en place le remboursement à 100 % par la Sécurité sociale. »                                AFFICHEM--luche.jpg

Vous arrivez à la tête de l’État, quelle sera votre première mesure phare en matière de santé ? Nous considérons qu’il faut radicalement changer de politique. Il faudra donc lancer une vraie démarche de démocratie participative ascendante qui permette aux usagers, aux ayants droit à la santé, aux professionnels du secteur de la santé, leurs organisations syndicales, aux élu-es, de faire état des besoins et de contrôler démocratiquement la réponse à leurs besoins. Nous proposerons donc que le Parlement engage un processus d’abrogation des lois qui ont créé la situation que nous connaissons, et qu’il commence dans la foulée la construction démocratique de nouvelles lois de santé. Cela concerne la loi Hpst, celle de juillet 2011, celle sur les retraites, celles fixant la T2A, les ordonnances Juppé posant les enveloppes fermées, ... Le service public doit être le cœur du nouveau dispositif législatif, il faut le rénover, le renforcer, le développer. Il faut engager une réforme du financement par la cotisation de la protection sociale et le Code de la mutualité, pour mettre en place le remboursement à 100% par la Sécurité sociale afin de lutter efficacement contre le renoncement aux soins de près d’un tiers de la population. Quelles décisions prenez-vous pour réduire les inégalités en matière d’accès aux soins ? Nous sommes porteurs d’une exigence d’un grand plan de formation des professions médicales et paramédicales. Il faut relever très sensiblement les numerus clausus et tenir ces formations sur la durée de la mandature. Il y a besoin de 10 000 étudiantes et étudiants en seconde année de médecine, il faut former au moins 50 000 infirmières par an, c’est vrai pour toutes les professions sanitaire et sociales. Il est indispensable d’engager ce processus pour ouvrir des perspectives. Nous engagerons une négociation pour une nouvelle convention médicale, dentaire et paramédicale conclue par un accord majoritaire et réévaluant les actes mais interdisant les dépassements d’honoraires. Nous voulons aussi promouvoir le développement des centres de santé en lieu urbain mais aussi en milieu rural, une nouvelle Loi sera nécessaire pour assurer leur pérennité. C’est la forme d’exercice professionnel qui correspond aux attentes de jeunes professionnel-le-s. Il faut faire la transparence sur l’ensemble des fonds dépensés par les collectivités pour les maisons de santé, il faut réorienter ces crédits pour le financement de centres de santé. Nous mettrons en place le remboursement par la sécurité sociale à 100 % des soins et actes prescrits. C’est une mesure de justice sociale indispensable pour assurer l’égal accès aux soins, à la santé. Il faudra revoir le Code la Mutualité pour sortir les mutuelles des directives européennes de leur mise en concurrence avec le secteur privé et préserver leur fonction fondamentale de solidarité. Nous mettrons fin aux partenariats public/privé qui vampirisent l’hôpital public et au contraire nous mettrons l’investissement immobilier sanitaire et médico-social à la compétence de l’Etat. Enfin, avec notre système de démocratie sanitaire ascendante, nous assurerons un contrôle démocratique de la réponse aux besoins de santé de la population.

 

Pour un accès au droit à la santé pour tous !

Tribune Ivry-Ma-Ville d'avril - Question posée par le groupe socialiste :

Alors que nous allons investir pour réhabiliter et agrandir le centre municipal de santé, comment enrayer un phénomène de désertification médicale qui touche désormais aussi les territoires urbains comme Ivry ? Quel schéma directeur de santé pour notre ville ?

Philippe Bouyssou répond pour le groupe communistes et partenaires :

LA SANTÉ ET LE POUVOIR D’ACHAT, sont deux des préoccupations majeures des Ivryennes et Ivryens, exprimées d’ailleurs, entre autre, au travers du sondage réalisé à l’occasion des Assises de la ville 2011. La droite au pouvoir et les logiques comptables néolibérales qu’elle assène au pays, démantèlent et détruisent notre système de protection sociale avec des attaques portées contre le droit à la santé, contre la sécurité sociale et les mutuelles, contre l’hôpital public, font des ravages sans précédents en matière d’accès aux soins.

Des logiques comptables toutes simples d’ailleurs : réduction drastique pour les dépenses publiques et augmentations substantielles pour les profits privés. En matière de santé, les résultats catastrophiques de la loi Bachelot sont éloquents, avec pour autre conséquence, peu glorieuse pour la cinquième puissance économique au monde, celle de la désertification
médicale. Là encore, à l’origine des logiques comptables et très politiques en fait, le numerus clausus bloqué des années durant, pour hautement rentabiliser la rareté et réserver la santé à ceux qui peuvent se la payer.

A Ivry, notre projet municipal est clairement en opposition à cette politique de casse et de classe. Nous agissons avec tous les leviers possibles : ceux de la lutte aux côtés des salariés et des usagers comme pour Jean Rostand ; ceux de la vigilance et de l’exigence aujourd’hui pour préserver Charles Foix, obtenir la réouverture du centre universitaire dentaire, totalement modernisé ; ceux du travail partenarial avec la réalisation de projet comme le Centre National de Recherche sur l’Allongement de la vie, en lien avec l’Université Jussieu Paris 6 ; des actions aux côtés du Conseil général du Val-de-Marne, bien entendu, et son engagement considérable en terme de prévention pour l’enfance et les seniors, d’accès au soin pour tous…

Tous les leviers possibles et, bien entendu, avec nos équipements municipaux médico-sociaux que sont le centre municipal psychopédagogique et le centre municipal de santé Fanny Dewerppe. Le CMS pour lequel nous avons fait le choix d’accroître l’offre de santé par sa modernisation et sa restructuration pour un coût évalué à plus de 9 millions d’euros. D’autres projets aussi à concrétiser avec l’élaboration d’un nouveau projet d’établissement public intercommunal, dédié aux personnes âgées dépendantes, ou encore, dans le cadre de nos opérations d’aménagements, des espaces dédiés à la mutualisation des cabinets de médecine
libérale.

A l’aube de choix politiques majeurs pour le pays, le fil conducteur d’un schéma directeur de santé à Ivry : l’accès au droit à la santé pour tous face aux politiques néo-libérales, la coopération face la mise en concurrence, l’humain avant tout.

 

Le conseil municipal de SER vote une motion de solidarité avec les victimes de l'amiante.

A la demande du président de l'ANDEVA 76, Hubert Wulfranc fait voté ce texte qui sera porté à connaissance aux ministères du travail et de la santé. Le bassin d’emploi de l’agglomération rouennaise est particulièrement touché par le drame de l’amiante. Depuis 2004, on compte environ 24.860 morts de l’amiante dans notre pays. Malgré les 100.000 décès annoncés dans les années à venir, les empoisonneurs sont toujours exonérés d’un procès pénal, alors que les victimes deviennent des coupables traités comme des délinquants.

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''__C’est ainsi que la Cour d’appel de Douai vient de condamner récemment 9 nouvelles victimes de l’amiante à rembourser au FIVA (Fonds d’indemnisation des Victimes de l’Amiante) une partie de leur indemnisation, après une condamnation similaire rendue le 27 octobre dernier pour 17 autres victimes.
Des sommes pouvant aller jusqu’à 28.000 euros leur sont ainsi réclamées à chacun, ce qui les plonge bien évidemment dans la détresse à la fois financière et psychologique.
A la stupeur de la décision de la cour d’appel de Douai s’ajoute l’incompréhension de la démarche du FIVA que toutes les associations de défense des victimes considèrent unanimement comme l’outil pertinent pour l’indemnisation et une réparation du préjudice la plus juste possible.
En conséquence, le Conseil Municipal de Saint Etienne du Rouvray, demande solennellement au gouvernement que tout soit mis en œuvre pour que le FIVA renonce à la stratégie judiciaire qu’il a récemment adoptée et que toutes les victimes d’ores et déjà condamnées à rembourser une partie de leur indemnisation, ainsi que celles qui le seraient dans l’avenir, puissent bénéficier d’une remise gracieuse afin de mettre un terme à cette pénible affaire.__''

 

Les personnels de l'Hopital du centre du Rouvray dans l'action contre la sur-occupation.

A l'appel de la CGT et de la CFDT, après avoir appelé à des actions de grève, ont décidé de suspendre le mouvement sur la base des propositions de la direction. Hubert Wulfranc, maire de St Etienne du Rouvray, accompagné de Sylvain Brière animateur du comité de soutien Front de Gauche ont écouté les personnels et apporté leur solidarité au droit à la santé pour tous.

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Madame Hamon nous fait part des propositions qu’elle compte présenter à l’ARS:MAS de Malaunay : suite aux affirmations du Directeur de l’ARS hier soir, la Directrice a contacté M. D’Harcourt ce matin, ce ne sont pas 20 places mais bien entre 35 et 40 places qui devront être réservées aux patients du CHR. Ouverture envisagée au troisième trimestre 2012. Renforcement de l’équipe de l’UMAH (Unité Mobile Adolescents Hospitalisés) afin de lui permettre un travail extra hospitalier : recrutement de 5 à 6 agents. Utilisation de 20 lits libérés par le déménagement des Tilleuls dans l’unité de transit, pour y accueillir les patients susceptibles d’être orientés vers la MAS de Malaunay. Le délai d’ouverture de cette unité serait prévu dans le meilleur des cas courant avril/mai 2012. La volonté de créer une unité d’hospitalisation pour adolescents d’une capacité de 10 places courant 2013. 7 places d’appartements collectifs en ville.
Une assemblée générale est programmée le mardi 13 mars pour faire le point des engagements pris.

 

Urgence environnementale: un problème de santé publique!

Les routes sont saturées de poids lourds toujours plus volumineux. L'argent manque cruellement pour investir dans les transports collectifs urbain et périurbain. Le réseau ferroviaire se dégrade faute de modernisation des infrastructures. La SNCF ferme le triage de Sotteville. Le Grenelle de l'environnement a suscité espoir. Sarkozy en a fermé le ban afin de ne pas pertuber l'enrichissement de ses amis et les profits du capital.

Nous vous invitons à aller sur le lien d'Air Normand: http://www.airnormand.fr/
Vous y trouverez l'indicateur du niveau de qualité de l'air sur Rouen. Edifiant! Tous concernés pour une autre politique des transports mais aussi énergétique tel que le met en débat le programme "l'Humain d'abord!".

Seuils de pollution aux particules en suspension {{Par décret du 21 octobre 2010, les seuils d’information et de recommandations aux personnes sensibles et à toute la population ont été abaissés pour les particules en suspension (de taille inférieures à 10 microns) (PM10) respectivement à 50 et 80 µg/m3 (au lieu de 80 et 125 µg/m3). L’arrêté préfectoral correspondant a été modifié le 16 janvier 2012 pour la Haute-Normandie. De plus, pour suivre cette évolution réglementaire et assurer la cohérence dans les informations délivrées auprès du public, un ajustement des nouveaux seuils PM10 à l’échelle de l’indice ATMO a été effectué par arrêté ministériel du 21 décembre 2011. Pour rappel, le calcul de l’indice ATMO est obligatoire dans toutes les agglomérations de plus de 100 000 habitants. Il prend en compte 3 autres polluants : l’ozone, le dioxyde d’azote et le dioxyde de soufre.}}

 

Contre le saccage du système de santé publique, la lutte continue à Ivry !

Tribune Ivry-Ma-Ville de février 2012 - question de l'élu de la liste Ivry 100% à gauche :  "La municipalité a donné son accord pour que les sociétés Eiffage et Orpéa créent une clinique privée à but lucratif dans l’ancien hôpital Jean Rostand. Aurait-on pu faire autrement ?"

Philippe Bouyssou pour le groupe communistes et partenaires :

LA LUTTE MENÉE contre la fermeture de l’hôpital Jean Rostand pendant plus de dix ans a profondément marqué la vie ivryenne par l’ampleur et la détermination des actions engagées par tous les défenseurs de l’hôpital public et la municipalité. Tout comme à l’occasion du combat mené pour sa création il y a plus de trente ans, aux côtés des salariés de centre hospitalier privé d’Ivry, les élus communistes et partenaires ont pris toute leur part dans ces luttes et seront aux côtés des salariés, des agents hospitaliers et de la population pour défendre et développer l’hôpital public, gagner un véritable droit à la santé pour tous.
Deux ans après sa fermeture, après plusieurs hypothèses étudiées (crèche, centre de santé, foyer-logement…) et avant que le bâti et les locaux à vocation hospitalière, ne se dégradent un peu plus, la municipalité a émis un avis consultatif favorable, au projet d’implanter sur le site (propriété foncière et immobilière de la Macif) une clinique de suite de soins, présenté par le groupe Familisanté à l’Agence régionale de la santé (ARS). C’est l’ARS qui décidera de donner ou non son accord, à défaut la clinique s’implantera à 3, 5 ou 10 km d’Ivry.

Cette solution est-elle satisfaisante ? Non, puisque nous nous battons pour la préservation et le développement du service public hospitalier. Non parce que nous n’avons pas pu concrétiser un projet alternatif public.
Aurait-on pu faire autrement ? Je suis convaincu que oui ! Oui si les cliniques privées poursuivaient un but philanthropique, elles n’auraient aucun but lucratif ! Oui si nous étions propriétaires des locaux ! Oui si le budget d’investissement de la commune n’était pas amputé de 25 millions d’euros par l’Etat et les libéraux ne dirigeaient pas les politiques européennes imposées aux peuples ! Oui, oui, oui,… si, si, si,… Mais c’est vrai qu’avec des « si »… on mettrait Ivry en bouteille et avec un bon bouchon peut-être pourrait-elle surnager un bon moment dans la tempête libérale, à moins que les vagues destructrices de la concurrence libre et non faussée ne la jettent sur le granit d’un écueil de spéculation boursière, ou encore, avec un peu de chance, ne la dépose sur la plage de sable fin d’un îlot de paradis 250 % à gauche.

En attendant, oui il faut exprimer nos colères contre la politique de saccage de notre système de santé publique et de protection sociale ; oui il faut avancer des propositions alternatives et les élus communistes en sont porteurs ; oui il faut changer radicalement la perspective politique dans notre pays et nous y travaillons tout aussi activement qu’au développement de la ville dans l’intérêt de ses habitants.

 

Notre santé est à vendre...

sant__priv_e.jpgDécidément, ce gouvernement emmené par Sarkozy nous aura tout fait en matière de privatisation, de démantèlement de l'emploi (public et privé), de perte de pouvoir d'achat et d'impôts masqués. Seuls, les dirigeants des banques et ses potes du CAC 40 auront eu la vie belle avec des pertes privées renflouées par l'argent public pour les uns et des gains renforcés pour les autres.

On sait bien pourtant qu'une autre politique est possible sans que les nantis n'aient à se priver. Ce n'est pas moi qui le dit, mais La Tribune dans un article consacré à la privatisation de la santé :"Sachant que le ralentissement de la croissance entraîne celui de la masse salariale et donc des cotisations qui représentent les principales recettes de la Sécu, l'exécutif est en permanence à la recherche de mesures de rendement". Autrement dit, une approche keynésienne permettrait de relancer l'économie en embauchant, tant dans le privé que dans le public, ce qui élargirait l'assiette des cotisations, donnerait un sérieux coup de pouce au pouvoir d'achat, donc à la consommation... C'est le cercle vertueux d'une politique volontariste où la richesse profite à tous. Par exemple, les collectivités locales tellement décriées par Sarkozy et consorts, représentent chaque année 73% des investissements publics. Concrètement, cela signifie autant de chantiers, de travaux, de réhabilitations, pour des milliers d'artisans du bâtiment. Demandez-leur ce qu'ils pensent des réformes actuelles et des incidences qu'elles ont sur leurs chiffres d'affaires, quand ce n'est pas sur leur survie...

Parler de "réindustrialisation" est une chose, la mettre en oeuvre en est une autre. Chacun aura remarqué que là comme ailleurs, ce gouvernement s'agite à l'approche des élections : qui peut être berné ? D'autant qu'au-delà des paroles et des promesses, les mises coupes réglées de notre système de santé continuent... Pour preuve, ce cri d'alarme poussé aujourd'hui par le président de la Mutualité française, Etienne Caniard qui se dit "inquiet" pour le système de santé français, estimant que "tous les ingrédients étaient réunis" pour qu'il "explose à plus ou moins court terme".

Les candidats à la présidentielle doivent se positionner clairement sur toutes ces questions.

 

Sécu : La fraude patronale représente 15 milliards d’euros de manque à gagner pour la sécurité sociale

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Le sénateur communiste Dominique Watrin a dénoncé au Sénat le scandale de la fraude patronale à la Sécurité sociale en s'adressant au Premier Ministre dans ces termes :
Monsieur le Premier Ministre,
Pour celles et ceux qui en doutaient encore, la campagne des élections présidentielles a bien débuté, comme l’attestent les déclarations récurrentes des différents membres du gouvernement concernant la fraude sociale. Comme avant chaque échéance électorale, vous usez de tous les artifices pour opposer nos concitoyens entre eux, faire naître la suspicion.
Votre ressort est bien connu, tenter de faire croire que l’autre est un fraudeur potentiel, afin de justifier des mesures toujours plus injustes comme les déremboursements, l’instauration d’une journée de carence pour les fonctionnaires, la réduction du montant des indemnités maladie…
Mais ce doute vous permet également d’affaiblir notre protection sociale que le Gouvernement définit comme étant la plus généreuse au monde.
Monsieur le Premier Ministre, notre système n’est pas généreux ! Il est solidaire !

Les salariés, les retraités, les malades et les précaires que vous stigmatisez, cotisent pour financer ce système. Ils le financent d’ailleurs d’autant plus que la part de financement issu des cotisations patronales ne cesse de diminuer. La différence ne s’arrête d’ailleurs pas là !
La fraude aux prestations, est condamnable. Nous la condamnons aussi. Selon toutes les études, celle-ci représente 2 milliards d’euros. Soit, selon le directeur de Caisse National des Allocations Familiales, 0,5% des prestations délivrés. Mais vous le savez, parmi ce que vous identifiez comme des fraudes, il y a beaucoup d’indus qui sont par la suite récupérés.
Si on vous entend beaucoup sur ce sujet, vous êtes beaucoup plus silencieux sur une fraude toute aussi inacceptable et sans commune mesure avec ce dont je viens de parler : la fraude patronale !
Quand vous qualifiez les salariés de voleurs potentiels, les employeurs ne seraient eux que des « tricheurs », des mauvais joueurs en somme. Pourtant, la fraude patronale représente, selon les mêmes rapports, jusqu’à 15 milliards d’euros de manque à gagner, c’est-à-dire sept fois plus que la fraude aux prestations, c’est-à-dire aussi le montant du déficit de la sécurité sociale pour 2012.
Les français ont peur pour leur économie, leur emploi, leur pouvoir d’achat. Ne détournez pas ces peurs vers la stigmatisation des pauvres et de l’autre.
Ma question, Monsieur le Ministre, sera donc simple.
Quelles mesures concrètes entendez-vous prendre pour sanctionner réellement et sévèrement les employeurs peu scrupuleux et récupérer les sommes qu’ils volent à la sécurité sociale ?

 

Notre santé en danger : Usager-e-s, professionnel-le-s de la santé, élu-e-s, il est temps de réagir ensemble!

4952166117_a1683a1242_z.jpgNous sommes aujourd’hui confrontés à une dégradation de notre système de santé dans son ensemble qui conduit à une limitation de l’accès aux soins pour des millions de personnes. A commencer par les 4 millions de français qui n’ont pas de couverture complémentaire et qui, pour 29% d’entre eux, renoncent aux soins.

La situation des plus précaires, quand à elle, est telle qu’une organisation comme Médecins du Monde parle de « mise en danger coupable ». Nous voyons resurgir des épidémies d’un autre temps tuberculose, rougeole, gale…

le 7 Decembre 2011salle des mariages de la mairie des Lilas 96, rue de Paris 93260 Les Lilas métro: ligne 11 (station Mairie des Lilas) bus129 et 105 venez en débattre de 19 à 22H30 avec: Une responsable du syndicat de la médecine générale (SMG), A. Grimaldi du Mouvement de Défense de l’Hopital Public (MDHP), C. Prudhomme de la CGT, F. Binot de Sud santé Sociauxet Christophe Rauch économiste. Débat organisé par le collectif NSED

Ces difficultés d’accès et le renoncement aux soins qui les accompagne s’étendent désormais à des couches de plus en plus larges de la population. Or, ce sont les politiques menées ces vingt dernières années qui aboutissent à cette situation : attaques contre la protection sociale, insuffisance de formation et répartition inégale des professionnels de santé, régression des politique sociales, médico-sociales, mise à mal de l’hôpital. La crise ne fait qu’en accentuer les conséquences par la précarisation accrue de centaines de milliers de personnes.

Les attaques contre la protection sociale

Chaque réforme, chaque projet de loi de financement s’accompagne d’une limitation des prises en charge : -diminution, voire suppression des remboursements, -instauration des franchises médicales, forfaits, dont le forfait hospitalier qui s’élève aujourd’hui à 540 euros pour un mois d’hospitalisation, -remise en cause des prises en charge à 100% dans le cadre des affections de longue durée …

A cela s’ajoutent les dépassements d’honoraires.

Dans certaines villes ou/et pour certaines spécialités, ils sont devenus la règle. 76,6 % des chirurgiens les pratiquent en France. Dans le Val de Marne, le dépassement moyen pour une consultation de gynéco est de 40 euros…

Diminution et inégale répartition des professionnels de santé.

La répartition des professionnels de santé est inégalitaire : dans certains quartiers ou villes, les zones rurales ou semi-rurales, le nombre de médecins généralistes ne cesse de diminuer. Il en est de même pour les professions para-médicales. L’allongement des délais de rendez-vous et l’éloignement géographique qui en résultent, constituent un facteur de renoncement aux soins ; dans un sondage IFOP récent, 58 % des personnes interrogées avaient renoncé à un soin en raison des délais d’obtention d’un rendez-vous, 28% en raison de l’éloignement géographique.

Les politiques menées dans le médico-social et le social

Les régressions budgétaires frappent l’ensemble du secteur social et médicosocial accueil du handicap, maisons de retraite, services de soins à domicile, réseaux de soins...

Les coupes sombres imposées au budget du Samu social et de l’hébergement d’urgence jettent à la rue dans des conditions extrêmes des milliers de personnes, des familles, des femmes enceintes, des enfants. C’en est l’exemple le plus récent et le plus médiatisé. Comment dans ces conditions assurer le minimum de suivi, de soins quand l’hygiène ne peut même pas être assurée au quotidien ?

L’hôpital mis à mal Son affaiblissement est fortement accéléré avec la mise en application de la loi Hôpital Patients Santé Territoires. (Loi Bachelot)

Ce sont des centaines de restructurations et de fermetures qui sont à l’œuvre aujourd’hui, le plus souvent de façon insidieuse. Ce sont des restructurations sans concertation, sans évaluation des besoins, basées essentiellement sur des «économies à tout prix » conduisant à des dysfonctionnements, à une baisse de l’offre de soins, à un éloignement préjudiciable.

L’étranglement financier est organisé par le mode de tarification à l’activité (T2A), et la contrainte d’enveloppes fermées. L’obligation d’emprunter pour se moderniser, introduit par le plan Hôpital 2007, aboutit aujourd’hui à un endettement des hôpitaux d’autant plus grave qu’il est constitué d’emprunts toxiques (DEXIA).

Les partenariats public-privé imposés se font au détriment de l’hôpital offrant au privé lucratif les activités les plus rentables

Le PLFSS, Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale, est inauguré par le plan Juppé, en 1996.

Années après années les Lois de Financement de la Sécurité Sociale permettent de mettre en œuvre la politique du MEDEF, de déplacer les cotisations patronales vers l’impôt et de transformer les services publics (hospitalier public et privé non lucratif, secteur social et médico-social) selon les critères de gestion des entreprises concurrentielles.

Cette Loi de Financement est votée tous les ans par vos député(e)s, sénatrices et sénateurs. Leur responsabilité est à chaque fois engagée et il est du devoir de leurs concitoyens de leur en demander des comptes dans chaque circonscription.

Le PLFSS est un dispositif infernal, dans les mains du seul gouvernement pour imposer des reculs en matière de couverture sociale et d’accès aux soins, au nom d’un déficit» organisé depuis de nombreuses années.

Pour 2012: Trop, c’est trop

Alors que le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) a été adopté par l’Assemblée Nationale le 2 novembre, la nouvelle majorité de gauche du Sénat a profondément modifié l’esprit et le lettre de ce projet. Mais le gouvernement persiste et signe sa volonté d’aller encore plus loin dans les mesures régressives en matière de financement de la Secu:

2,5 milliards d’euros «d’économies», qui s’ajoutent aux 40 milliards déjà réalisés depuis 2002 et prélevés d’une manière ou d’une autre dans les poches des malades.

2,5% pour le taux d’évolution de l’ONDAM(Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie taux de progression censé compenser l’augmentation du coût de la vie et l’évolution des besoins) au lieu des 2,8% proposés initialement par le gouvernement. (Il est à noter que La Fondation Hospitalière de France l’estime nécessaire à 3,5% au moins, pour pouvoir assurer le minimum : salaires des personnels, travaux d’entretien courant…)

Prenant prétexte du plan Fillon 2 qui accentue la pression sur la population avec de «nouvelles économies» de 7 à 12 milliards pour 2012/2013, le gouvernement va subrepticement amender son propre texte en deuxième lecture, avec encore une nouvelle ponction de 100 millions pour les hôpitaux.

Cela va se traduire par la poursuite accélérée des restructurations et fermetures de services hospitaliers publics et privés à but non lucratif, de maternités, de centres IVG, de centres de santé, du secteur de psychiatrie publique, par une nouvelle diminution des budgets sociaux… qui va entraîner une grave dégradation dans leur capacité de faire face à leurs obligations et missions de santé publique.

Qui sont les fraudeurs et les voleurs?

Qui nous fait payer la dette des banques et des institutions financières, comme dans tous les pays européens en annonçant coup sur coup un deuxième plan d’austérité? Qui continue à nous faire payer le déficit de la Sécu, qu’il a lui-même aggravé, avec la poursuite des déremboursements de médicaments, la menace de baisse des indemnités journalières en cas d’arrêt maladie, la hausse de la taxation des mutuelles, le gel des budgets hospitaliers.

Qui remet en cause les arrêts de travail maladie, dénigrant tous ceux qui sont victimes des conditions de travail et des nouvelles gouvernances néolibérales, les traitant publiquement de fraudeurs, d’assistés, de mauvais citoyens, au nom de 169.000 cas « injustifiés » constatés sur 8,2 millions d’arrêt maladie, qui ne concernent à la marge que 1% des allocataires.

Qui taxe donc l’ensemble des salariés et de leur famille avec un quatrième jour de carence maladie pour les salariés du privé et un premier jour pour les fonctionnaires pour une économie sur le papier de 200 millions d’euros. Alors même que les médecins généralistes font le constat, jour après jour, du besoin d’arrêts maladie causé par la dégradation des conditions de travail et l’ampleur de la souffrance psychique et sociale des salariés (augmentation des suicides). Ces mesures intolérables accentuent le renoncement aux soins et les inégalités sociales face à la maladie.

Les fraudeurs sont clairement ailleurs, du côté des « nuits du Fouquets », des employeurs qui ne déclarent pas leurs salarié(e)s (9 à 15 milliards de perdus) ou qui sous-déclarent les accidents et maladies du travail (580 millions et 1,1 milliard d’euros perdus), des exonérations de cotisation patronales, en hausse de 55% depuis 2002, soit un manque de 30 milliards pour la sécu ou une aggravation du déficit public de l’Etat pour le compenser.

Le PLFSS est un moment essentiel de notre lutte de défense d’une protection sociale solidaire, du droit à une prise en charge et une compensation du handicap. De reconquête du droit à la santé, avec les moyens, les qualifications soignantes, les structures et équipes d’accueil à la hauteur des besoins quotidiens .

Ne nous laissons pas faire ! Ce déficit n’est pas le nôtre et sert de prétexte à nous imposer de nouveaux modes de financement tels que la fiscalisation et la TVA « sociale » (le gouvernement envisage d’augmenter les exonérations de cotisations sociales patronales de 30 à 60, 80 et même 100 mds € par an !), à avaliser la transformation de la sécurité sociale en un système assurantiel privé. Or cette dette, comme celle des 5 années des choix politiques de la présidence sarkozyste et de la crise financière mondiale, n’est pas la nôtre !

le 7 Decembre 2011salle des mariages de la mairie des Lilas 96, rue de Paris 93260 Les Lilas métro: ligne 11 (station Mairie des Lilas) bus129 et 105 venez en débattre de 19 à 22H30 avec: Une responsable du syndicat de la médecine générale (SMG), A. Grimaldi du Mouvement de Défense de l’Hopital Public (MDHP), C. Prudhomme de la CGT, F. Binot de Sud santé Sociauxet Christophe Rauch économiste. Débat organisé par le collectif NSED

Notre Santé en danger Socle commun

L’accès aux soins de proximité

Ce que nous voulons : l’accès aux soins pour toutes et tous partout et à tout instant.

Ce que nous refusons: Toutes les mesures qui tendent à la sélection et à l’exclusion des patients, Les franchises et autres forfaits, Les dépassements d’honoraires, Le déremboursement des médicaments, Les restrictions croissantes sur les Affections de Longue Durée (ALD) telle que l’hypertension artérielle sévère, Les restrictions sur la Couverture Maladie Universelle (CMU) et l’Aide Médicale d’Etat (AME).

Un service public présent partout et efficace

Ce que nous voulons: Un système public de santé (incluant les soins primaires, la prévention, l’information, la lutte en amont contre les causes des maladies), un secteur médico-social et social, public et associatif, développés sur tout le territoire, dotés de moyens suffisants pour répondre aux besoins de toute la population,

Un service public de l'hébergement d'urgence et du logement, sans conditions d'accès ni restrictions aucune, pour les droits de tous les précaires, - un secteur hospitalier public assurant l’accès à des soins de qualité et de proximité en coordination avec l’ensemble des professionnels de la santé, et avec toutes les parties concernées,

Le maintien et le développement des structures de proximité : centres de santé, centres d’IVG, centres médico-psychologiques, centres d’accueil d’urgence…,

Un plan d’urgence pour la médecine scolaire et du travail,

Un secteur psychiatrique public coordonnant et assurant la continuité des soins,

L’augmentation du nombre de professionnels de santé formés, un recrutement à la hauteur des besoins et l’exigence d’une répartition équilibrée sur tout le territoire,

Une recherche publique indépendante, Une politique publique du médicament intégrant la recherche, la production et le contrôle.

Ce que nous refusons:

Les suppressions d’emplois, les suppressions d’activités, les fermetures de services, les regroupements autoritaires dans tous les secteurs de la santé, du médico-social et du social,

Le démantèlement de la psychiatrie publique et toute instrumentalisation sécuritaire de celle-ci,

L’application de critères de rentabilité financière à l’hôpital et dans tous les établissements,

La privatisation des activités et des établissements.

Un financement solidaire

Ce que nous voulons: Une protection sociale, ouverte à toute la population, basée sur le principe « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins », La prise en charge de la perte d’autonomie dans le cadre de la sécurité sociale avec la garantie d’un droit universel assuré à 100%, Une évolution vers la suppression de tous les « restes à charge ».

Ce que nous refusons: Tout transfert de prestations de l’assurance-maladie obligatoire vers les complémentaires/assurances privées, Les exonérations de la part patronale des cotisations sociales, Les enveloppes budgétaires fermées et la tarification à l’activité (T2A) conduisant à l’étranglement financier des établissements et structures.

La démocratie Ce que nous voulons: La définition démocratique des besoins de la population, l’élaboration et le suivi des projets, associant usagers, professionnels, élus, sur un plan d’égalité, Une réelle représentativité des usagers, des personnels et des élus dans les instances décisionnelles à tous les niveaux.

Ce que nous refusons: Le tout pouvoir autoritaire des ARS, Agences Régionales de Santé, La nouvelle gouvernance hospitalière, Le découpage arbitraire des territoires de santé.

C’est pour tout cela que nous exigeons l’abrogation de la loi HPST et l’arrêt immédiat de toutes les fermetures et restructurations.

Premiers signataires: (11 novembre 2011) associatifs : Act-Up Paris, Act-Up Toulouse, Association nationale des centres d’IVG (ANCIC), Appel des appels, ATTAC, Collectif hypertension, Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif 20°-Tenon, Coordination nationale des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception (CADAC), Convergence des collectifs de défense et de développement des services publics, Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Ensemble pour une santé solidaire, Femmes Egalité, Femmes solidaires, Handi-social, Ligue des droits de l’homme, La santé n’est pas une marchandise, Réseau éducation populaire, Résistance sociale, Union des familles laïques

politiques : , Alternative libertaire, Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), les Alternatifs, Europe Ecologie les Verts, Gauche unitaire, Lutte ouvrière, Nouveau parti anticapitaliste, Parti communiste français, Parti communiste des ouvriers de France, Parti de Gauche, Parti Radical de Gauche, République et socialisme,

syndicaux : Confédération générale du travail (CGT), Fédération CGT Santé ActionSociale, Fédération SUD Protection Sociale, Fédération SUD Santé Sociaux, Fédération syndicale unitaite (FSU), Syndicat de la médecine génrale (SMG), Syndicat national des professionnels de santé au travail (SNPST), Union confédérale des médecins salariés de France, Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale Solidaires

 

Le service de chirurgie cardiaque de Mondor est sauvé ! Une belle victoire - par Liliane Pierre conseillère générale de Fontenay-Ouest

badge_mondor_w-2-7e5d9.jpgLe Ministre de la Santé vient d’annoncer aujourd’hui à l’occasion d’une question orale à l’assemblée nationale que le service de chirurgie cardiaque du CHU Henri Mondor serait maintenu. C’est un grand soulagement pour les usagers, les personnels, les universitaires, les médecins, les syndicats, les élus et l’ensemble de la population Val-de-Marnaise qui attendaient depuis plusieurs semaines les résultats de l’inspection de l’IGAS.

L’augmentation des actes du service depuis plusieurs mois avec l’arrivée d’un nouveau professeur, les 100 000 signatures de la pétition exigeant de maintenir un service de qualité et sauvegarder ainsi un pole hospitalier - universitaire d’excellence à la périphérie de Paris ont su remettre en question les arguments de l’ARS et en définitive convaincre.

La coordination des personnels de l’Hôpital, des acteurs politiques, universitaires, médicaux, syndicaux, des usagers et des populations de notre département a su montrer la force d’un rassemblement et a remporté aujourd’hui, après des mois de mobilisation, une belle victoire.

Liliane PIERRE

 

Le service de chirurgie cardiaque de Mondor est sauvé ! Une belle victoire - par Liliane Pierre conseillère générale de Fontenay-Ouest

badge_mondor_w-2-7e5d9.jpgLe Ministre de la Santé vient d’annoncer aujourd’hui à l’occasion d’une question orale à l’assemblée nationale que le service de chirurgie cardiaque du CHU Henri Mondor serait maintenu. C’est un grand soulagement pour les usagers, les personnels, les universitaires, les médecins, les syndicats, les élus et l’ensemble de la population Val-de-Marnaise qui attendaient depuis plusieurs semaines les résultats de l’inspection de l’IGAS.

L’augmentation des actes du service depuis plusieurs mois avec l’arrivée d’un nouveau professeur, les 100 000 signatures de la pétition exigeant de maintenir un service de qualité et sauvegarder ainsi un pole hospitalier - universitaire d’excellence à la périphérie de Paris ont su remettre en question les arguments de l’ARS et en définitive convaincre.

La coordination des personnels de l’Hôpital, des acteurs politiques, universitaires, médicaux, syndicaux, des usagers et des populations de notre département a su montrer la force d’un rassemblement et a remporté aujourd’hui, après des mois de mobilisation, une belle victoire.

Liliane PIERRE

 

Le service de chirurgie cardiaque de Mondor est sauvé ! Une belle victoire - par Liliane Pierre conseillère générale de Fontenay-Ouest

badge_mondor_w-2-7e5d9.jpgLe Ministre de la Santé vient d’annoncer aujourd’hui à l’occasion d’une question orale à l’assemblée nationale que le service de chirurgie cardiaque du CHU Henri Mondor serait maintenu. C’est un grand soulagement pour les usagers, les personnels, les universitaires, les médecins, les syndicats, les élus et l’ensemble de la population Val-de-Marnaise qui attendaient depuis plusieurs semaines les résultats de l’inspection de l’IGAS.

L’augmentation des actes du service depuis plusieurs mois avec l’arrivée d’un nouveau professeur, les 100 000 signatures de la pétition exigeant de maintenir un service de qualité et sauvegarder ainsi un pole hospitalier - universitaire d’excellence à la périphérie de Paris ont su remettre en question les arguments de l’ARS et en définitive convaincre.

La coordination des personnels de l’Hôpital, des acteurs politiques, universitaires, médicaux, syndicaux, des usagers et des populations de notre département a su montrer la force d’un rassemblement et a remporté aujourd’hui, après des mois de mobilisation, une belle victoire.

Liliane PIERRE

 

Le service de chirurgie cardiaque de l'hôpital Henri Mondor est maintenu !


Communiqué de Liliane Pierre, secrétaire générale de l'ADECR (Association Départementale des Elus Communistes et Républicains)

« Le Ministre de la Santé vient d’annoncer aujourd’hui à l’occasion d’une question orale à l’assemblée nationale que le service de chirurgie cardiaque du CHU Henri Mondor serait maintenu.

C’est un grand soulagement pour les usagers, les personnels, les universitaires, les médecins, les syndicats, les élus et l’ensemble de la population Val-de-Marnaise qui attendaient depuis plusieurs semaines les résultats de l’inspection de l’IGAS.

L’augmentation des actes du service depuis plusieurs mois avec l’arrivée d’un nouveau professeur, les 100 000 signatures de la pétition exigeant de maintenir un service de qualité et sauvegarder ainsi un pole hospitalier - universitaire d’excellence à la périphérie de Paris ont su remettre en question les arguments de l’ARS et en définitive convaincre.

La coordination des personnels de l’Hôpital, des acteurs politiques, universitaires, médicaux, syndicaux, des usagers et des populations de notre département a su montrer la force d’un rassemblement et a remporté aujourd’hui, après des mois de mobilisation, une belle victoire. »

 

Pierre Gosnat : des engagements et des actions pour Ivry

Le 19 octobre, après un mois de rencontres et de débats dans la ville, Pierre Gosnat, lors de la soirée de clotûre à la Manufacture des Oeillets, rassemblait les premiers enseignements tirés, les engagements à mettre en oeuvre, les premières décisions à valider dès le budget 2012 .

"Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

Nous voilà donc au terme des Assises de la Ville 2011.

Pendant 1 mois, jour après jour, nous avons « conjugué nos idées » autour de toutes les questions qui vous préoccupent et à ce titre, concernent directement les élus que nous sommes.

Pour cette édition des Assises nous avions symbolisé notre démarche par cette expression « je, tu, ville ».

Je crois qu’elle marquait bien, ce qui finalement aura été le fil conducteur de toutes nos rencontres : cet échange, ce rapprochement entre le singulier et le collectif.

Partir de vos préoccupations, de vos attentes, voir de vos colères, que vous avez été des milliers à exprimer afin de concevoir, ensemble, ce que doit être dans les prochaines années notre projet collectif pour notre ville. "
Suite et intégralité de son intervention ci-après :

CLÔTURE ASSISES DE LA VILLE
19 Octobre 2011
Intervention Pierre Gosnat
Mesdames, Messieurs, Chers Amis,
Nous voilà donc au terme des Assises de la Ville 2011.
Pendant 1 mois, jour après jour, nous avons « conjugué nos idées » autour de toutes les questions qui vous préoccupent et à ce titre, concernent directement les élus que nous sommes.
Pour cette édition des Assises nous avions symbolisé notre démarche par cette expression « je, tu, ville ».
Je crois qu’elle marquait bien, ce qui finalement aura été le fil conducteur de toutes nos rencontres : cet échange, ce rapprochement entre le singulier et le collectif.
Partir de vos préoccupations, de vos attentes, voir de vos colères, que vous avez été des milliers à exprimer afin de concevoir, ensemble, ce que doit être dans les prochaines années notre projet collectif pour notre ville.
Permettez-moi de dire, qu’en agissant ainsi, nous avons conscience des obstacles à surmonter car cette façon de conduire la gestion des affaires de la cité est en totale opposition avec celle, qui malheureusement prévaut dans notre société, consistant à écarter la population des décisions qui la concerne.
Le principal de ces obstacles est naturellement le carcan que fait peser sur nos actions, nos projets, la politique menée par le Président de la République, son gouvernement, sa majorité.
A un double titre :
- D’abord parce que non seulement elle ne s’attaque pas aux causes de la crise économique et financière que connaît notre pays, mais au contraire elle l’aggrave par une avalanche de réformes qui, toutes ont pour conséquence de rendre la vie de la grande majorité d’entre nous, toujours plus dure.
Cette aggravation de la situation, nous l’avons bien ressentie dans les échanges que nous avons eus !
Pas une rencontre, une discussion n’a commencé sans que s’exprime le désarroi face au chômage, à la baisse du pouvoir d’achat, à l’impossibilité de trouver un logement décent, de se soigner, d’éduquer correctement ses enfants. Face aussi à la dégradation de ce que nous appelons le vivre ensemble.
Avec mes amis et collègues élus (que je remercie d’avoir été très présents et actifs dans ces Assises). Avec eux j’ai fait le constat qu’en quelques années, il y avait eu une dégradation importante de la situation sociale, une plus grande précarité, conduisant parfois à des phénomènes d’isolement notamment parmi les personnes âgées, la jeunesse, les femmes isolées.
Dans ce contexte, il est bien compréhensible que ce soit vers les élus de proximité que toutes celles et tous ceux qui sont dans les difficultés se tournent pour tenter de trouver des solutions.
Or, et, c’est le deuxième obstacle que nous rencontrons, nous ne disposons plus des moyens pour répondre à toutes ces attentes, en raison, là encore des réformes qui portent atteinte à l’autonomie des collectivités, voire même à leur existence et qui nous privent des moyens financiers permettant de mettre en œuvre notre politique, nos projets.
Songez par exemple que d’ici la fin de notre mandat en 2014, ce sont, environ, 20 M€ dont nous ne disposerons pas en raison de la suppression de la taxe professionnelle : 20 M€ c’est le prix d’un groupe scolaire… !
J’ajoute qu’à l’occasion du débat budgétaire qui s’est engagé hier à l’Assemblée Nationale, le Premier Ministre vient d’annoncer un nouveau Tour de Vis contre les collectivités locales.
C’est donc, dans ce contexte extrêmement défavorable que nous avons réfléchi, ensemble, aux questions qui nous étaient posées, et aux solutions à apporter.
Il ne me paraît pas inutile de dresser un premier bilan de ces Assises.
Quantitatif tout d’abord :
* 5 rencontres thématiques
* 8 rencontres en direction de public ciblé
(Disons 13, rencontrés ici même à la Manufacture)
* 12 parcours dans les quartiers de la ville (au plus près des habitants)
* 10 réunions avec le personnel communal
Au total ce sont plusieurs milliers d’Ivryennes et d’Ivryens qui auront participé d’une manière ou d’une autre, à, au moins une initiative des Assises… en rappelant par ailleurs qu’un sondage avait été mené préalablement auprès de 826 personnes.
Mais au-delà du nombre, ce qui aura marqué ces Assises c’est bien la diversité et la richesse des discussions que nous avons eues.
Vous comprendrez qu’à chaud (la dernière réunion a eu lieu hier soir) il ne m’est pas possible de dresser un bilan exhaustif de tous ces débats.
Pourtant, je crois que dès aujourd’hui nous avons matière à tirer les premiers enseignements et à tracer des premières pistes de décision que nous allons devoir prendre, afin que notre politique municipale réponde mieux encore à vos besoins, à vos attentes, mais aussi pour qu’ensemble nous nous mobilisions pour exiger les moyens de mener à bien cette politique.
Permettez-moi donc d’évoquer, ici, quelques-unes des questions qui sont revenues le plus souvent dans ces Assises :
Celle du logement est l’une des plus prégnantes.
Avec plus de 5 000 demandeurs de logements inscrits au service de l’habitat, nous en connaissions bien sûr la réalité.
Mais au cours des rencontres que nous avons eues nous avons pu évaluer l’aggravation de la situation… tant il nous faut aussi mesurer combien l’absence d’un logement décent est un véritable drame pour une famille, notamment pour les enfants.
Bien qu’en quelques années, nous ayons construits des milliers de logements neufs dont la moitié de logements sociaux, que nous ayons aussi réhabilité des milliers d’autres, dans le patrimoine social et par des aides au patrimoine privé, nous continuons à être dans l’impossibilité de répondre aux besoins grandissants.
Nous allons naturellement poursuivre notre politique de construction et de réhabilitation qui va permettre (dans les prochaines années) d’augmenter l’offre de logements de manière importante. Ainsi avec nos deux grands projets d’aménagements que sont Ivry Confluences et la Zac du Plateau nous allons construire près de 6 000 logements nouveaux. Certains, vont voir le jour dans les prochains mois.
Nous avons cependant un véritable problème d’adéquation entre cette offre et les demandes exprimées.
C’est d’ailleurs ce qui nous a conduit à demander à l’Etat dans l’élaboration de notre Plan Local de l’Habitat que soit augmentée la part des logements les plus sociaux (les PLAI).
C’est aussi, ce qui nous conduit à être vigilants auprès des promoteurs pour que les prix des logements en accession soient maîtrisés, alors que dans de nombreuses villes voisines ils explosent. Pour ne citer qu’un seul exemple le prix moyen du m² dans le XIIIème arrondissement est aujourd’hui deux fois plus élevé qu’à Ivry… voir le triple !
Je proposerai donc à la Municipalité d’affirmer notre exigence que soit renforcée la part des logements très sociaux dans nos constructions à venir.
Dans le même temps, je proposerai aux Ivryennes et aux Ivryens de se mobiliser pour exiger une autre politique nationale du logement qui pourrait s’appuyer sur la proposition de loi que j’ai déposé à l’Assemblée Nationale.
La question de l’espace public, de sa propreté a aussi fait l’objet de nombreuses discussions.
Si, majoritairement les Ivryennes et les Ivryens reconnaissent que beaucoup a été fait pour son amélioration, que d’importantes réalisations ont permis de transformer le visage de notre ville, il n’en reste pas moins que cet aspect positif est largement contrebalancé par la persistance de multiples lieux de dépôts sauvages qui dégradent notre cadre de vie.
Cette situation est inacceptable… et il nous faut trouver les moyens d’y remédier.
Malgré les moyens importants mis en œuvre pour résorber ces dépôts, pour nettoyer la ville, force est de constater que le comportement « incivil » de certains de nos concitoyens perdure.
Combien de fois avons nous entendu dans ces Assises cette remarque : « j’ai vu des personnes chargées du nettoyage passer à telle heure et peu de temps après il y avait un nouveau dépôt ».
Je proposerai donc à la Municipalité de mettre en place un dispositif spécifique chargé de contrôler et de verbaliser celles et ceux qui ne respectent pas notre espace public !
Sans doute nous faudra-t-il également lancer une nouvelle campagne de sensibilisation sur ce problème.
La question de la tranquillité et de ce que nous appelons le vivre ensemble a elle aussi été largement évoquée.
L’aggravation de la crise (dont j’ai parlée précédemment) exacerbe les tensions. Elle est la source de comportements
a-sociaux.
La réponse à ces difficultés repose donc essentiellement sur des changements profonds de politique permettant de mettre un terme au mal vivre de nombre de nos concitoyens, notamment des jeunes.
Bien sur, il y a tout a reconstruire dans ce pays, surtout ce qui a été cassé, détruit au cours de ces dernières décennies. (écoles, emploi…)
Cependant, nous considérons qu’il faut (dès à présent) tenter de trouver des réponses, même imparfaites, à cette situation.
Celles-ci, doivent conjuguer deux niveaux d’interventions : la prévention et le dialogue mais également quand cela s’avère nécessaire le respect de la loi… c’est à dire la sanction !
Concernant le dialogue, nous avons déjà pris la décision en début d’année de mettre en place un service de médiateurs sociaux qui sont en cours de recrutement.
Nous pensions faire une première expérience, limitée, afin d’en évaluer les résultats pour savoir s’il était opportun d’élargir le dispositif.
A la lumière des débats des Assises, il me paraît nécessaire d’aller plus vite, de conférer immédiatement plus de moyens humains et matériels à cette expérience. Je proposerai donc d’examiner dans le débat budgétaire pour 2012 les possibilités de renforcer immédiatement le nombre de médiateurs.
De la même façon, il me semble utile d’accélérer la mise en place de centres sociaux de quartier sur la base de l’expérience positive du quartier Monmousseau et accroître l’offre sur le plan des antennes de quartier du SMJ (Service Municipal de la Jeunesse).
Concernant le deuxième volet de la question : « le respect de la loi », il faut bien avoir en vue que la responsabilité de la sécurité et de la tranquillité publique est du domaine de l’Etat et que malgré le développement démographique de notre ville et les promesses qui nous avaient été faites par Monsieur Sarkozy alors Ministre de l’Intérieur, les effectifs de police de notre commissariat sont notoirement insuffisants.
Il nous faut donc renforcer notre action pour obtenir des fonctionnaires de police supplémentaires et cela fera évidemment l’objet de la première réunion du Conseil Local de Sécurité et Prévention de la Délinquance, que je convoquerai dès le mois prochain en présence du Préfet du Val de Marne.
Les trois questions sur lesquelles je viens de m’arrêter ne sont évidemment pas les seules débattues au cours de ce mois, mais elles ont traversé toutes les discussions et c’est pourquoi je me suis attaché à ce que dès ce soir nous puissions proposer des pistes de réponse.
Quant aux autres, je souhaite vous indiquer que dans les semaines à venir, (dans le cadre de la préparation du budget 2012), nous veillerons à ce que nos choix permettent d’y apporter les meilleures réponses, sachant qu’elles ne pourront pas toutes être immédiates. Elles s’inscriront dans la programmation de nos actions sur les 3 années à venir !
Permettez-moi d’évoquer quelques unes de ces questions, en relevant simplement, dans quelles directions nous pourrions les aborder.
Sans ordre de priorité, je veux évoquer la situation des retraités et personnes âgées qui représentent près de 13% de la population d’Ivry, une catégorie diversifiée, en pleine évolution avec à la fois, des retraités jeunes et des personnes de plus en plus âgées… ce qui se traduit par un double phénomène :
Une grande disponibilité des retraités à la vie sociale, associative et à l’accompagnement familial d’une part, et d’autre part la question nouvelle du vieillissement, du grand âge donc de la dépendance.
Déjà, nous avons actualisé nos réponses, par exemple dans le maintien à domicile, ce qui suppose notamment le portage des repas, les soins infirmiers, les appels téléphoniques (pour lutter contre l’isolement, mais sans doute nous faut-il faire plus (ou mieux). Et je pense à cet égard à la question du droit à la mobilité… aux transports ou à celle du logement spécifique, adapté (EPHAD).
Quant à tous, retraités, jeunes ou moins jeunes qui sont déjà et pour beaucoup, les artisans de la vie associative dans notre ville, il nous faut dégager avec eux de nouvelles pistes de réflexion :
D’abord sur leurs droits, mais également dans la réflexion sur leurs besoins en terme d’activités culturelles, sportives et de loisirs.
Sans doute conviendrait-il à ce sujet de créer une structure permanente de concertation avec les retraités, la Municipalité et les associations. Le débat est ouvert !

Permettez-moi un grand écart pour évoquer maintenant « la Jeunesse » qui elle aussi, à Ivry, est en pleine expansion.
En effet, notre ville rajeunit.
C’est pourquoi, nous avions décidé, dès notre élection en 2008, de consacrer nos 1ère Assises locales aux jeunes d’Ivry … à partir d’une réalité : c’est que la crise qui bouleverse notre société touche d’abord la jeunesse, les jeunes qui pour la première fois dans notre histoire estiment que leur avenir sera moins bien que celui de leurs parents et grands-parents.
N’est-ce pas le signe que notre société est gravement malade ?
Alors, comment à Ivry répondre (avec nos moyens) à cette souffrance, cette angoisse – voire à cette légitime révolte ?
Vous le savez, des milliers d’enfants et de jeunes participent, dans notre ville, à la vie associative, culturelle ou sportive. Ils sont nombreux à s’investir dans l’action humanitaire ou politique.
De toute évidence, cela contribue à leur épanouissement personnel, tout autant que cela participe au développement d’Ivry, à son identité et à ce sentiment très largement partagé : fiers, heureux d’être Ivryennes, Ivryens en dépit de telles ou telles attentes, tels ou tels reproches à l’égard de la Municipalité… et du Maire, bien évidemment.
Nous les entendons et voulons y répondre. C’est le sens des nouvelles missions du Service Municipal de la Jeunesse sur la question de la formation et de l’emploi, en lien avec la mission locale, mais aussi, et c’est fondamental, auprès des jeunes collégiens dont on sait qu’ils sont, bien souvent, à l’âge d’un décrochage scolaire, culturel et social.
C’est pourquoi, avec nos Conseillers Généraux Chantal Bourvic et Pascal Savoldelli, avec les chefs d’établissements des collèges et lycées, avec les enseignants nous voulons créer des espaces de dialogue et d’action, dans ce que nous appelons « les espaces collégiens ».
Par ailleurs, nous avons à travailler à la mise en place de nouveaux lieux dédiés à la Jeunesse, comme nous venons de le faire à Louis Bertrand, avec la réouverture d’une antenne jeunesse.
Enfin, nous finalisons la mise en place de deux décisions des Assises municipales de la Jeunesse : le contrat de réussite solidaire et le Conseil Municipal de la Jeunesse.
Concernant le sport, tous nos interlocuteurs, nos amis pratiquants sportifs et dirigeants nous ont interpellés sur les besoins en matière de nouveaux équipements.
L’USI qui fédère la majeure partie des pratiques sportives (avec ses 39 sections, plus de 7 000 licenciés, et plus de 500 bénévoles) l’USI est en effet, pour certaines activités, dans l’obligation de refuser des inscriptions.
Nous sommes donc convenus, ensemble, qu’il était nécessaire d’accélérer les projets de réalisation de nouveaux équipements.
A ce égard, nous ne devons pas nous cacher que nous sommes confrontés une fois encore au désengagement de l’Etat qui depuis des décennies ne donne plus un centime pour la réalisation de tels équipements laissant leur financement à la charge des collectivités territoriales.
Et il nous faut bien rappeler que lorsque nous consacrons près de 7 % de notre budget annuel au sport, l’Etat n’atteint pas le 1% !
Quoiqu’il en soit nous avons conscience que nous devons rechercher les moyens pour accélérer notre politique d’investissement.
Ainsi, nous venons de prendre la décision d’engager les études pour la réalisation d’une salle de 2 000 à 2 500 places dans le cadre d’Ivry-Confluences et nous continuons à réfléchir à la réalisation d’une salle de plus grande capacité.
Par ailleurs, nous n’avons pas abandonné le projet rue Ledru Rollin, d’un ensemble immobilier de logements sociaux et accession à la propriété qui inclut la réalisation d’un équipement financé par l’opération... soit 2 000 m² dédiés aux activités sportives.
Enfin, permettez-moi d’insister sur le fait que, pour nous, ces développements en matière d’équipements doivent s’inscrire dans la démarche, qui, a toujours été la nôtre à savoir permettre de faire progresser simultanément le sport « pour tous » et celui de « haut-niveau ».
Et puis, comme cela a été souligné dans les Assises, nous devrons être à l’écoute des sollicitations, qui, augmentent en terme de nouvelles formes de pratiques sportives.
S’agissant de la culture je crois que nous sommes, ici ce soir dans un lieu emblématique de la place que nous lui accordons dans notre politique municipale : la Manufacture des Œillets Métalliques. « Œillets » qui ne sont pas des fleurs, mais les œillets des chaussures ou des vareuses militaires.
Cette manufacture fut pendant des décennies une grande usine de la métallurgie, que nous avons rachetée, (à plutôt bon prix), pour y installer le Théâtre des Quartiers d’Ivry, qui deviendra ainsi Centre Dramatique National.
L’accord est scellé avec l’Etat, Frédéric Mitterrand est venu ici au moi de juin et a encouragé notre projet, ainsi que Christian Favier pour le Conseil Général… Nous sommes dans l’attente d’une confirmation officielle du Conseil Régional, afin de boucler le montage financier… qui, une fois n’est pas coutume, devrait se traduire par un subventionnement de près de 70% de nos partenaires publics.
Un concours d’architectes va être lancé, puis des travaux seront engagés, pour une ouverture prévue en 2015.
Au cours de ces Assises, il est apparu globalement une satisfaction concernant notre politique culturelle qui représente près de 10% du budget de fonctionnement de la ville, (à comparer au 0,7% consacrés par l’Etat à la Culture).
Toutefois, un grand nombre de sollicitations se sont exprimées, visant à renforcer notre intervention, tel que le développement de notre action sur le plan de la Culture Scientifique avec le Salon du livre scientifique qui se tiendra début novembre.
Sollicitation également, pour soutenir certains artistes et créateurs, tels que les groupes installés à la Blanchisserie de l’Hôpital Charles Foix et qui sont menacés d’expulsion.
Au total je dirai qu’il nous faut aujourd’hui poursuivre nos efforts pour les inscrire dans la durée, avec le courage politique qui de tous temps a marqué notre politique municipale dans le domaine culturel… avec des nom tout aussi emblématiques que Jean Renaudie ou Antoine Vitez.
Concernant l’école la première question à laquelle nous sommes confrontée est celle de la véritable entreprise de démolition de tout le système éducatif menée par le gouvernement.
Suppressions massives de postes, fermetures de classes se répétant et s’amplifiant d’années en années.
Tous les dispositifs d’accompagnement éducatif qui avaient été crées pour répondre au développement de « l’égalité des chances » disparaissent peu à peu faute de financement.
Les projets pédagogiques ne sont plus subventionnées par l’Education Nationale.
Notre premier devoir est donc de contribuer à la mobilisation de toute la communauté scolaire contre cette politique.
Je me félicite à cet égard qu’à la dernière rentrée de nombreuses actions aient été engagées… que les élus d’Ivry ont accompagnées en toutes circonstances.
Dans ce contexte, la Municipalité ne ménage aucun effort, pour, (dans son domaine de responsabilité), assurer de bonnes conditions d’accueil aux élèves et de travail aux enseignants.
C’est ainsi que la construction de deux nouveaux groupes scolaires est engagé, l’un à Ivry Port, l’autre sur le Plateau.
Le Conseil Général pour sa part s’est engagé sur la reconstruction à Ivry Port du collège Politzer et sur celle d’un nouvel établissement sur le Plateau
J’en viens maintenant à la question de la santé qui figurait parmi les toutes premières « préoccupations » des Ivryens dans le sondage de l’IFOP… On peut même parler « d’inquiétude » tant la fermeture de l’hôpital Jean Rostand, et sa maternité est restée gravée dans la mémoire de chacun.
Il faut dire que plus de 50 000 gamins y sont nés depuis les années 80. Cela, aussi, fait partie de notre histoire commune.
Aujourd’hui, de nouvelles craintes s’expriment, à propos du devenir de l’hôpital Charles Foix, avec l’annonce de la réduction de plusieurs centaines de lits, de la suppression ou le transfert de 650 emplois dans le cadre de la restructuration avec la Pitié Salpetrière. C’est clairement l’application de la loi Bachelot, que tous les intervenants dans les débats ont dénoncé.
A partir de ces préoccupations, voire de ces inquiétudes, j’ai demandé à la Directrice Générale de l’AP-HP, la tenue d’une réunion afin de savoir précisément quelles sont les intentions de l’Assistance Publique à l’égard de l’Hôpital Charles Foix… où, paradoxe de la situation, nous allons inaugurer le
4 novembre, le Centre National de Recherche sur l’Allongement de la vie, en lien avec l’Université Jussieu Paris 6.
Charles Foix … où vient également de s’ouvrir le centre universitaire dentaire, totalement modernisé.
Pour notre part, et bien qu’une commune (dont la nôtre) n’ait aucune compétence dédiée dans le domaine de la santé, nous avons eu confirmation lors de ces Assises des besoins grandissants de la population d’Ivry, en terme de service public de santé, compte tenu des attaques qui ont été, et sont portées contre le droit à la santé, contre la sécurité sociale et les mutuelles, mais aussi par l’affaiblissement considérable de ce que l’on appelle la démographie médicale, c’est à dire le nombre de médecins libéraux – généralistes ou spécialistes …. (8 départs cette année à Ivry, sans remplacement).
Face à cette situation, nous nous fixons une priorité, celle d’accroître l’offre de santé par la modernisation du CMS, dont le coût est évalué à plus de 9 millions d’euros. Sans doute, conviendra-t-il de se tourner vers l’ARS (Agence Régionale de Santé) afin d’exiger de l’Etat des moyens financiers pour cette modernisation.
Par ailleurs, nous travaillons à l’élaboration d’un nouveau projet d’établissement public intercommunal, dédié aux personnes âgées, dépendantes.
Enfin, les débats des Assises ont mis fortement en avant l’idée que dans toutes nouvelles opérations d’urbanisme, il convenait de prévoir des espaces dédiés à la mutualisation des cabinets de médecine libérale « les médecins de ville ».
Nous allons y travailler, notamment dans Ivry-Confluences, en espérant que nos jeunes praticiens seront au rendez-vous.
Vous le savez la richesse de la vie associative quant à elle constitue un atout pour la vie démocratique de notre ville.
Aux côtés du service public municipal, et grâce à l’engagement de plusieurs centaines voir plusieurs milliers de bénévoles, les quelques 300 associations permettent aux Ivryennes et Ivryens d’exercer les activités des plus diverses dans les domaines, culturels, sportifs, de solidarité et bien d’autres encore !
Tout en respectant leur liberté d’action, nous nous efforçons de les accompagner dans leur démarche en mettant à leur disposition des moyens techniques et financiers importants.
A l’occasion du forum des Associations, ainsi que des débats qui vont se poursuivre (dans le cadre de l’exposition qui se tient en ce moment et pour trois mois à Gérard Philipe) nous avons pu mesurer combien les attentes des responsables de ces associations sont grandes.
Nous allons donc travailler avec eux au renforcement des aides que nous pouvons leur apporter notamment en ce qui concerne une question majeure qui les préoccupe : les locaux !
La question du vivre ensemble et de la solidarité a bien évidemment marqué tous nos débats et nos rencontres, sachant qu’Ivry dispose à cet égard d’une histoire particulièrement forte.
Que ce soit vis à vis des populations en grande fragilité, tels que les SDF, ou celles victimes du chômage, de la précarité de la vie …. comme 8,8 millions de personnes dans ce pays … qui vivent avec moins de 940 euros par mois, c’est à dire en dessous du seuil de précarité.
La ville, en lien avec les Associations locales, tente en toutes circonstances, de les accompagner, de les aider à surmonter cette précarité, et, les Assises ont été un lieu de résonance de la colère vis à vis de la décision de l’Union Européenne d’arrêter l’aide alimentaire … au nom de la libre concurrence !
Franchement, n’est il pas temps d’en finir avec cette Europe du traité de Maastricht et de Lisbonne, où toujours ce sont les nantis qui se gavent sur la misère des peuples ?
Solidarité également, avec les hommes et les femmes que la misère ou la guerre poussent  à trouver refuge dans notre pays, dans notre ville.
Nous avons bien des raisons d’être fiers d’avoir été l’une des premières villes de France à organiser le parrainage de plusieurs centaines d’enfants de sans-papier avec tout ce que cela comporte de fraternité et d’histoires partagées.
Une question est venue très régulièrement et très fortement dans nos échanges … celle de la présence des « Roms » à Ivry :
- soit pour exiger leur départ
- soit pour affirmer notre solidarité à leur égard
Il ne faut pas refuser ce débat, mais en aucun cas, nous ne pouvons chausser les bottes de Sarkozy qui dans son discours de Grenoble en Août 2010 en appelait clairement « à la chasse aux sorcières ».
Pour autant, peut-on admettre que des centaines, voire des milliers d’hommes et de femmes, d’enfants vivent au cœur des villes – ou même à la périphérie des villes – dans des bidonvilles, ces lieux du quart-monde où prolifèrent les épidémies, où nous ne pouvons l’ignorer les droits universels de la femme et de l’enfant sont loin d’être respectés !
Certes non ! … et je tiens à remercier les militants associatifs qui par leur action apportent soutien à ces populations, les aident aussi à dépasser certains modes de fonctionnement, et en tout état de cause favorisent un véritable dialogue avec la population d’Ivry …. même si cela est compliqué. Car, ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, la solution est difficile !
Elle ne peut reposer uniquement sur la responsabilité d’une seule ville !
Sans doute convient-il, comme l’ont suggéré le Maire de Paris et les Présidents des Conseils Généraux du Val-de-Marne et de Seine Saint Denis, d’organiser une Conférence Régionale sur la question des Roms.
J’y suis favorable, sachant qu’avec l’arrivée de l’hiver, ce sont des semaines et des mois terribles que vont connaître ces familles.
Là encore, il y aurait urgence à ce que l’Europe se saisisse de ce problème pour favoriser le retour au pays de ces personnes, que la misère et l’ostracisme ont poussé sur les routes et le dénuement le plus total.
Enfin, toutes les questions que je viens d’évoquer s’inscrivent dans le contexte de la profonde mutation que connaît notre ville depuis plusieurs années et qui va s’accélérer dans celles à venir.
Nous avons fait le choix, qui recueille, (cela a été confirmé dans ces Assises), l’assentiment de la grande majorité des Ivryennes et des Ivryens, nous avons fait le choix de nous engager dans une démarche de redéveloppement économique et urbain de notre ville de grande ampleur.
Les premiers résultats sont déjà visibles avec la construction de milliers de logements, l’arrivée de nouvelles entreprises, la construction d’équipements publics, la rénovation de notre espace public.
Mais avec nos grands projets d’aménagement que sont Ivry Confluences, la Zac du Plateau, la rénovation du quartier Gagarine/Truillot, les choses vont s’accélérer, s’amplifier.
Dans le même temps dans tous les quartiers de la ville les transformations sont importantes !
Une des questions essentielles que j’ai entendue dans ces Assises portait sur le sens, la finalité de ces bouleversements.
Je tiens à confirmer ce soir que notre démarche se situe à l’opposé de ce qui a pu être fait dans d’autres villes, dans lesquelles le réaménagement a conduit à faire partir les anciens habitants, particulièrement les plus modestes d’entre eux.
Nous souhaitons faire une ville pour tous en faisant du principe de mixité l’épine dorsale de notre projet de ville :
- Mixité sociale qui permette à toutes les catégories de populations de vivre ensemble.
- Mixité de fonctions qui fasse que se côtoient habitat, activités, commerces et équipements publics.
Cette conception que nous avons du devenir de notre ville doit donc irriguer toutes nos actions.
Mais elle ne peut être pertinente, que, si elle s’inscrit dans une démarche de développement durable.
C’est une question qui est souvent revenue dans les Assises :
Comment faire pour que nos réalisations, nos projets, contribuent à la préservation de notre planète et de ses ressources ?
Nous menons des actions en ce sens dans de nombreux domaines : lutte contre la pollution, contre le réchauffement de la planète, pour la préservation des ressources naturelles.
Nous nous inscrivons aussi dans une démarche « d’écoquartier ».
En un mot nous travaillons à la construction d’une ville pour les générations futures.
Disant cela je n’ignore pas qu’un grand nombre des questions qui nous sont posées, des réponses que nous devons apporter ne peuvent se concevoir à la seule échelle de notre ville.
C’est pourquoi nous avons engagé depuis plusieurs années des partenariats avec nos villes voisines.
Il me semble que l’heure est venue d’aller plus loin dans ces partenariats et c’est pourquoi j’ai annoncé récemment au Conseil Municipal que nous travaillions avec Vitry et Choisy à la mise en place d’une communauté d’agglomération !
Dans les mois prochains, des décisions devront être prises et naturellement elles feront l’objet de concertation avec la population et le personnel communal !
Enfin comme je l’ai rappelé, parmi les différentes rencontres organisées dans le cadre de ces Assises, nous avons inscrit celles que nous tenons chaque année avec le personnel communal.
Cela pour deux raisons :
La première découle du choix que nous faisons de construire nos réponses à vos attentes en privilégiant le service public et qu’il était donc naturel de faire partager aux personnels communaux les préoccupations qui sont les nôtres.
La seconde est qu’eux-mêmes sont confrontés dans leur travail et dans leur vie aux mêmes difficultés. Il est donc normal qu’ils nous fassent part de leurs préoccupations, de leurs idées et propositions.
Au terme de mon propos je souhaite souligner que nous concevons ces Assises comme une étape. Elle nous a permis de faire un point sur la mise en œuvre de notre programme municipal et tracer des perspectives d’avenir…
Or, pour que cette démarche revête sa pleine efficacité, il faut qu’elle ait des suites, que chacune et chacun puisse vérifier qu’il a été entendu, et que les engagements pris par les élus sont suivi d’effet.
C’est pourquoi je proposerai au Conseil Municipal que nous installions un « observatoire des engagements » dont nous aurons dans les prochaines semaines à définir le rôle précis, la composition et les modalités de fonctionnement.
Par ailleurs, tirant les enseignements de la richesse des rencontres sur le terrain, nous mettrons en place (à partir du début de l’année prochaine un programme) de visites régulières des élus dans les quartiers, venant appuyer le travail que font les  élus délégués de quartier, vérifier l’état d’avancement des réponses à vos questions et examiner avec vous les nouveaux problèmes rencontrés.
Mesdames et Messieurs, Chers Amis,
Ces Assises nous ont permis comme je le disais en introduction de « conjuguer nos idées » il nous reste désormais à les mettre en application et je ne doute pas que vous serez nombreux à y contribuer.
Je vous remercie de votre attention et tien également à remercier toutes celles et ceux qui ont contribuer à la réussite de ces Assises.
Merci à Nicolas le journaliste animateur des rencontres.
Merci à tous.
 
 

Chirac va beaucoup mieux que la semaine dernière !

chirac.jpegL'état de la santé mentale de Jacques Chirac est comme une girouette qui donne le tournis. Décrit comme quasiment sénile la semaine dernière pour échapper à sa comparution dans le procès des emplois fictifs de la mairie de Paris, l'ex-président de la République semble avoir retrouvé certaines de ses facultés pour rejeter en bloc toutes les accusations de corruption liée à la Françafrique, lancées par l'avocat Robert Bourgi dimanche et aujourd'hui.

Son conseil, maître Georges Kiejman (plusieurs fois ministre sous Mitterrand, faut-il le rappeler !?), a ainsi expliqué ce lundi dans une formule digne des meilleurs ténors du barreau parisien que son client n'est "pas au point de ne pas se souvenir de ce qu'il n'a pas fait". En clair: Jacques Chirac ne sait plus ce qu'il a fait. Donc, on ne peut pas lui reprocher les emplois fictifs. En revanche, il se souvient parfaitement ne pas avoir reçu de valises remplies de billets en provenance de chefs d'Etat africain pour financer ses campagnes électorales.

Il est vrai que Jacques Chirac a passé sa vie à ne pas faire les choses qu'il avait promises: se baigner dans la Seine pour prouver que les eaux avaient été assainies alors qu'il était maire de Paris, juguler la fracture sociale alors qu'il était à l'Elysée... Il peut donc bien s'en souvenir.

"Si mon client a effectivement des difficultés de mémoire, M. Bourgi en a de plus grandes que lui, a rétorqué Me Kiejman. Mon client s'est indigné, comme vous le savez, et a décidé qu'il fallait porter plainte en diffamation contre (M. Bourgi). A ce moment-là, on verra s'il y a le moindre élément de preuve à l'appui de ses diffamations."

Sacré Chirac, va !

(Source : l'Humanité)

 

Le service public : une règle d’or pour l’avenir !

                               Par Martine Antoine et nathalie Coupeaux, Ce samedi s’est tenu la traditionnelle fête de la rentrée à la salle Jacques Brel. Les enfants se retrouvent, les parents aussi. On va choisir ensemble qui son cartable qui sa trousse… dans la bonne humeur, on s’informe auprès du service de l’enfance sur le centre d’initiation sportive ou l’accueil périscolaire, on parle à la diététicienne de la Fontenaysienne, on se renseigne auprès de la directrice de la médiathèque et on visite le médiabus, les plus apprennent à se brosser les dents. Beaucoup de familles viennent aussi retirer leur Pass solidaire qui pourra être utilisé pour la restauration ou le centre de loisirs…

Un exemple concret et positif de nos choix politiques qui privilégient tout à la fois la solidarité en direction des familles, la priorité en direction de l’enfance et le service public.

Une solidarité, une action qui participe à rendre un peu plus accessible pour toutes et tous l’école dont la gratuité est devenue très relative au fil des années. La rentrée coûte de plus en plus chère, les familles modestes et moyennes ont de plus en plus de mal à y faire face.

Solidaire toujours avec le Pass du même nom : un « avoir » de 100 € pour les familles jusqu’au quotient 8, à utiliser pour payer la restauration, le centre de loisirs, l’inscription à un des clubs sportifs de la ville, le conservatoire…

Solidaire aussi avec les enfants des centres de loisirs, en partenariat avec l’UNICEF, pour les enfants victimes de la famine et des conflits de toutes sortes dans                               les pays de la corne de l’Afrique. Le fruit de diverses collectes organisées depuis la Madelon dans le village des enfants a été remis samedi à la représentante d’UNICEF France et sera complétée par une subvention exceptionnelle proposée au Conseil Municipal.

Solidaire encore avec les parents d’élèves et les enseignants qui se mobilisent depuis le mois de juin contre la fermeture de classes et la suppression de postes d’enseignants. Alors que les inégalités sociales se creusent, alors que tous les indicateurs montrent que les enfants en subissent de plein fouet les conséquences jusque dans leur scolarité et donc leur avenir, le gouvernement décide sciemment d’aggraver encore les inégalités d’accès aux savoirs :

1 classe de moins à Wallon, 1 poste d’enseignant en moins à Langevin dans le cœur de la ZEP auxquels s’ajoutent 2 fermetures à Vaillant et une à Pasteur, c’est la poursuite à marche forcée du démantèlement du service public de l’Education Nationale. Pire encore, l’inscription par la droite de la « règle d’Or » dans le marbre de la Constitution, provoquerait la poursuite de la politique de réduction des dépenses publiques…en particulier pour l’Ecole et pour la santé.

__Les élus communistes et citoyens, coûte que coûte, continuent à porter cette ambition, une politique qui fait le choix des dépenses utiles pour les familles, des dépenses qui investissent pour l’avenir et pas pour les capitaux, le choix du service public contre celui des profits des actionnaires. Pour nous la règle d’or c’est cela !__

Martine Antoine et Nathalie Coupeaux

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