

Tout en accueillant favorablement la nomination d'une femme à l'un des postes clés dans l'Union européenne au récent sommet du Conseil, le président du GUE/NGL Lothar Bisky a insisté sur l'importance des questions sociales dans la politique de l'UE et a déploré les milliards offerts aux banques tandis que la plupart des gens ont du mal à faire face à la crise.
"En Europe 4 millions d'emplois ont été perdus en raison de la crise et conformément aux statistiques de la Commission, ce chiffre devrait augmenter jusqu'à 7 millions l'année prochaine. La question est la suivante: les dirigeants européens trouveront-ils un moyen de lier l'idée de l'intégration européenne avec le progrès social qui soit au bénéfice de tous ? Au lieu de stratégies de secours et de plus de consolidations du budget, nous avons besoin d'un changement de politique».
Il a énoncé trois exigences:
«Nous attendons une position claire du Conseil sur la stratégie 2020 pour remplacer la stratégie de Lisbonne défaillante", a-t-il dit. « L'innovation et le savoir, la lutte contre l'exclusion, des stratégies économiques vertes, l'Europe numérique : comme mots et slogans, cela sonne bien mais des mesures concrètes doivent suivre de toute urgence. »
« Deuxièmement, nous voulons voir un système rigoureux de contrôle des marchés financiers et, troisièmement, l'Union européenne doit travailler dur pour un accord contraignant sur le changement climatique à Copenhague. »
S'exprimant également sur le prochain sommet, le député chypriote Takis Hadjigeorgiou a déclaré qu'il cherchait des réponses à quelques-unes des questions relatives à l'élargissement, notamment en ce qui concerne le processus de négociation UE-Turquie. «Nous soutenons l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne mais uniquement à condition que la Turquie remplisse ses engagements vis-à-vis de l'Europe en particulier sur la question de Chypre» a-t-il dit, rappelant à la Chambre que la Turquie occupe la moitié de Chypre avec une énorme présence militaire.
Ferroviaire : Déclaration de jacky Hénin (PCF - GUE/GNL)
Pour préparer la concurrence ferroviaire, les directives européennes ont imposé la séparation entre réseaux ferré et activité de transport, interdisant ainsi toute péréquation. Résultat, les trains circulent maintenant en France moins vite sur le réseau secondaire qu’au début du XX siècle.
Faute de moyens pour l’entretenir un 1/3 du réseau tombe en ruine. Tous les syndicats de cheminot, tous les experts le disent, cette situation conduira fatalement à de terribles accidents. Mais cela ne suffit pas, il faut toujours plus de rentabilité ! Alors on est prêt à sacrifier la sécurité ferroviaire, en interdisant les normes nationales de sécurité les plus protectrices au profit d’une future réglementation européenne minimaliste.
Une fois de plus on immole l’intérêt général européen au profit de l’avidité capitaliste.
Le bon modèle européen c’est Thalys, c'est-à-dire la coopération ferroviaire européenne, dans le respect des statuts protégeant les salariés et des normes de sécurité maximum. C’est tout le contraire de la concurrence sauvage imposée aux usagers du rail par les directives européennes.
Oui pour la sécurité des usagers du chemin de fer, comme pour la sécurité des riverains face aux transports de frets dangereux, il faut abroger tous les paquets ferroviaires européens!
