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Mot clé - révision générale des politiques publiques

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Montpellier - inauguration de la Crèche Adélaïde Cambon : discours de Françoise Prunier, adjointe au maire en charge de la petite enfance et des droits des femmes.

F. Prunier inauguration A Cambon 1Monsieur le Président de la CAF de Montpellier
Monsieur le Directeur de la CAF
Madame le Maire
Mesdames et Messieurs les Elus
Mesdames et Messieurs les chefs d’Entreprises
Mesdames et Messieurs les Parents
Mesdames, messieurs

Avant de commencer mon petit discours je voudrais remercier le personnel de la Mairie qui a permis de faire aboutir ce beau projet et aussi Madame Dorothée Solayrolles, Directrice de cette structure et tout son personnel pour leur efficacité.

Je voudrais aussi remercier Madame le Maire car sa forte dynamique pour l’Enfance nous permet de concrétiser tous nos projets et surtout d’avoir des structures très accueillantes avec un personnel très compétent.

Je suis très heureuse de vous accueillir, ici, aujourd'hui, dans les locaux de notre nouvelle crèche, la crèche Adélaïde Cambon.

Pourquoi avoir appelé cette crèche « Adélaïde Cambon » parce qu’Adélaïde Cambon a été la 1ère directrice de crèche à Montpellier en 1872.

L'ouverture de cet équipement municipal illustre la façon dont notre ville a su se mobiliser pour apporter à ces habitants la qualité de vie à laquelle ils aspirent.

Mais elle témoigne aussi de la jeunesse de notre ville et une ville jeune, est une ville dynamique, pleine d'avenir.
Nous pouvons être fiers parce que l’enfance et la jeunesse constituent la richesse d’une ville, et même d’un pays parce qu’elles sont la projection de notre propre avenir.
L’enjeu qui est face à nous, c’est justement de garder intacte cette place de l’enfance au cœur de la cité, au cœur d’un dispositif éducatif ouvert sur le monde.

C’est un enjeu de taille car l’environnement actuel, les politiques gouvernementales passées et l’hérésie libérale obèrent gravement la place de l’enfance et de la petite enfance dans nos sociétés.
Que reste-t-il des politiques de la petite enfance qui ont permis à la France d’avoir le taux de natalité le plus élevé de l’UE??

Qu’est devenue la volonté d’offrir aux parents des solutions de garde variées et accessibles (crèches collectives et familiales, assistantes maternelles…)??

Où sont passées les politiques émancipatrices garantissant aux femmes un véritable choix, celui du travail, celui de l’indépendance financière??
Les politiques libérales sont passées par là. Avec la révision générale des politiques publiques et le gel des dotations aux collectivités territoriales, l’État avait signé son désengagement financier.
Nous connaissons les mots d’ordre de cette marchandisation?: profit, rentabilité, retour sur investissement?! Ce sont les mêmes qui résonnent dans les couloirs des hôpitaux, aux guichets des postes, sur les quais des gares.
Ce sont eux qui réduisent l’humain à des chiffres, des ratios, des pourcentages?: taux minimal de personnel qualifié rabaissé à 40%, taux maximal d’occupation des crèches majoré à 120%, taux d’encadrement jusqu’à douze enfants par professionnel dans les jardins d’éveil, assistantes maternelles autorisées à prendre en charge quatre enfants au lieu de trois.

Toute la population est concernée mais ce sont les plus précaires qui paient d’abord les pots cassés. Ceux qui n’ont que le service public comme seul bien en sont privés cyniquement - car «il faut faire des économies» - comme les femmes, avec 40% des congés parentaux subits faute d’une solution de garde adaptée, et les familles pauvres, parfois monoparentales, qui ne peuvent pas se permettre de payer une assistante maternelle.
Les réponses face à la pénurie ne sont décidément pas à la hauteur de l’enjeu.
Non seulement, les 100 000 places en «accueil collectif» promises par l’ancien Président de la République n’ont jamais vu le jour mais cette promesse fait pâle figure devant l’immensité des besoins?: on estime qu’il faudrait entre 400?000 et 500?000 places supplémentaires et environ 10 000 professionnels formés sur trois ans pour rattraper la demande. Mépris pour les enfants, mépris pour les parents, mépris pour les professionnels. Ça suffit comme ça?!F. Prunier inauguration A Cambon 2
Confusion des règles et de l’esprit, pure folie économique, qui fait passer l’investissement pour un coût, qui fait passer l’éducation pour une notion secondaire, qui considère l’enfance comme une part de marché. On touche là à ce qui construit, à ce qui échafaude.
L’enfance est ce point incandescent, d’où tout part et où tout nous ramène. C’est l’imaginaire, ce sont les sensations, c’est l’altérité, c’est la connaissance de soi et des autres, c’est l’apprentissage de disciplines inconnues, c’est l’ouverture à de nouveaux horizons et à ses propres limites.

Ne pas dupliquer, ne pas formater, ne pas restreindre : on est loin de cette éducation idéale à l’heure actuelle.
Pourtant les chemins qui mènent vers l’autonomie, l’émancipation, la construction de la personne ne suivent pas les trajets des chemins balisés, ce sont plutôt les chemins de traverse qui mènent à la singularité de chacun.
Il faut garder intact cet âge des curiosités, cet âge des possibles qui constituent les fondations du citoyen en devenir, et qui renforcent par sa diversité la richesse d’une collectivité.
Parler de l’enfance dans de beaux et grandiloquents discours, alors que dans le même temps on met à sac les services publics, c’est non seulement contradictoire, mais c’est mensonger.
Expliquez-moi comment le personnel des crèches et les crèches elles-mêmes, soumis aux règles du profit et de la rentabilité, vont avoir les moyens et le temps de favoriser l’épanouissement des enfants ?
Expliquez-moi en quoi la suppression de l’école maternelle aurait favorisé la socialisation des enfants de deux ans et plus ?
Expliquez-moi pourquoi le fonds de protection de l’enfance (150 millions d’euros), base qui devait soutenir la loi du 5 mars 2007 relative à la protection de l’enfance, a depuis lors fondu des deux tiers ?
Expliquez-moi comment une société digne de ce nom peut tolérer les expulsions locatives qui plongent aussi des enfants dans la plus grande misère, dans le nomadisme urbain ?
En France, on compte 2 millions d’enfants pauvres, dont 960 000 vivent dans des familles touchant un minimum social.
Je ne passerai pas non plus sous silence les 16 000 enfants sans toit que compte notre pays.

C’est contre cette démission politique, que nous nous opposons depuis de très nombreuses années.
Notre objectif est la mise en œuvre d’un service public de la petite enfance au service de l’intérêt général, pas des taux de rentabilité?! Il intégrera dans leur diversité tous les modes de garde?: crèche collective, multi-accueil, crèche familiale, assistantes maternelles en RAM afin de garantir la pluralité de choix pour les parents et un statut commun pour les professionnels.
De nombreuses tâches incombent au maire et au Conseil Municipal et certaines sont un réel plaisir. L'inauguration d'une crèche en est une toute particulière.
Ce projet nous tenait, en effet, vraiment à cœur car il me semble qu'une société qui prend soin de ses plus jeunes et de ses plus âgées est une société qui peut se respecter.
Donnons donc à nos enfants toutes les chances pour évoluer toute leur vie sur un territoire non accidenté qui présente une belle ligne d'horizon.

Merci de m’avoir écouté !!!!!!! F. Prunier inauguration A Cambon 3

 

Ensemble, supprimons la fonction publique !

PUR.jpgLa ministre du Budget, Valérie Pécresse,[ vient de publier un rapport chiffrant pour chaque ministère les gains liés à la Révision générale des politiques publiques (RGPP|http://www.modernisation.gouv.fr/fileadmin/Mes_fichiers/pdf/6eCMPP_decembre_2011/CMPP6_integral.pdf|fr]). Les économies observées sur les dépenses d'intervention représentent plus de 50 % des économies programmées en 2011.

Mais est-ce suffisant ? Je ne crois pas. Pour gagner définitivement la confiance des Français et s’assurer une avance confortable dès le premier tour de la présidentielle, M. Sarkozy et son gouvernement doivent franchir l’étape suivante : supprimer la fonction publique.

Les moyens à mettre en œuvre, déjà bien avancés avec le désengagement quasi systématique de l’Etat concernant ses charges régaliennes, sont simples et les résultats seront efficaces.

Voici quelques pistes pour réussir ce challenge !

Après avoir fusionné les départements et les régions et asséché les finances des communes, on supprimera les élections municipales et on ouvrira la gestion des villes au privé (investissement et fonctionnement). Des exemples existent déjà.

Ainsi, tout acte d’état civil (passeport, carte d’identité, mariage, acte de naissance ou de décès, etc) pourra être sous-traité pour 300 euros l’acte.

Pour avoir accès au logement social, au-delà des attestations de moralité et de ressources, une ouverture de dossier sera annuellement facturée 500 euros. Une priorité sera donnée aux Français de souche. Les permis de construire pourront être traités par un cabinet spécialisé à 150 euros le m².

Toutes les crèches seront gérées par des entreprises spécialisées au tarif plancher de 80 euros la journée par enfant (couches et repas non compris).

S’agissant de l'école il y aura plusieurs programmes. Celui à 150 euros par mois permettra d’apprendre à lire et à écrire. Un supplément de 50 euros sera exigé pour apprendre à compter. A chaque niveau (collège, lycée), un barème s’appliquera. Les jeunes en difficultés seront automatiquement dirigés vers des écoles spécialisées d’éducation renforcée. L’internat sera obligatoire. L’accès à l'université pourra être payé par emprunt auprès des banques à 7% d’intérêt par an. Les personnels d’éducation seront recrutés avec le baccalauréat et devront suivre 3 mois de formation para militaire afin de faire respecter l’autorité et l’envie d’apprendre. Par ailleurs, leur salaire sera variable et attribué au mérite.

La santé (généraliste, spécialiste, pharmacie, hospitalisation…), sera payée plein pot par le patient qui en aura les moyens. Pour les autres, des établissements d’accueil seront implantés sur l’ensemble du territoire. Cela concernera également les personnes handicapées, les personnes âgées dépendantes ou non. L’encadrement sera assuré par des demandeurs d’emploi ou des retraités valides volontaires.

Tout acte en justice sera facturé un minimum de 1000 euros auquel il faudra ajouter les frais d'avocat bien. Ce tarif sera susceptible d’évoluer en fonction de la nature du délit. Sans solvabilité, la plainte restera sans suite.

Concernant la sécurité, au-delà de la vidéosurveillance police et gendarmerie seront remplacés par des comités de défenses mis en place par quartier. Ils seront financés par les entreprises du secteur et il sera largement fait appel au bénévolat.

Les impôts feront l'objet d'un prélèvement automatique. On pourra aussi s’en acquitter sur des bornes placées un peu partout.

Ces bornes seront d’ailleurs multifonctions et concerneront de nombreux actes quotidiens.

Autant dire qu’avec de telles avancées technologiques, d’énormes économies seront réalisées dans tous les secteurs, sans parler du temps gagné pour chacun et de la diminution des risques d’épidémie dans les files d’attente.

Ce projet gouvernemental novateur et avant gardiste servira de modèle à parfaire pour chaque pays de notre planète. Il n’aura échappé à personne que certains points sont d’ores-et-déjà bien engagés…

Dès maintenant, chacun peut y contribuer et apporter sa pierre à l’édifice.

Ensemble, supprimons la fonction publique !

 

5 mars, formation nationale : Crise financière : les conséquences sur les collectivités territoriales.

La crise mondiale actuelle, avec toutes ses conséquences financières et sociales, touche désormais de plein fouet les collectivités territoriales. La finalisation des budgets locaux 2009 est des plus délicates.

Alors que les attentes des populations augmentent, tout est fait pour réduire la dépense publique et remettre en cause les services publics. La révision générale des politiques publiques (RGPP), la loi de finances 2009, la suppression de la taxe professionnelle participent toutes d’une transformation en profondeur de la mission des collectivités locales.

Dans ce contexte, qui se double d’un " big bang " territorial, comment envisager l’avenir à court et à moyen termes ? Quel impact sur le budget et sur l’organisation d’un territoire ?

Quelle réforme profonde du crédit, du rôle des banques, pour une maîtrise publique des ressources ?

Quel rôle les élus peuvent-ils jouer pour contribuer à sortir de la crise, tout en répondant aux besoins des populations ?

Intervenants

· Jean-Pierre Brard, député de Seine-Saint-Denis
· Marie-France Beaufils, sénatrice-maire de Saint-Pierre des Corps, membre du Comité des finances locales
· Jean-Jacques Paris, vice-président du CG Gironde, secrétaire général de l’ANECR
· Pierre Ivorra, consultant, économiste
· Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques
. Un journaliste du quotidien Les Echos

Cette session aura lieu le :

Jeudi 5 mars 2009 de 09h00 à 17h00

CIDEFE
10, rue Parmentier
93100 MONTREUIL

Métro Croix de Chavaux - Ligne 9