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Déclaration de l’ANECR Sur le second tour de l’élection présidentielle ...

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A quelques jours du second tour de l’élection présidentielle, les élus communistes et républicains déploient dans tout le pays leur activité avec le Front de gauche pour amplifier encore la mobilisation et impliquer une défaite cuisante à Nicolas Sarkozy et à sa politique de destruction des services publics et du système social de notre pays.

Ils ont été très présents avec leur Associations départementales dans les manifestations du 1er mai aux cotés des salariés et de leurs syndicats, mais aussi dans les assemblées citoyennes et les meetings du Front de gauche pour poursuivre avec détermination leur action et faire élire François Hollande sans rien demander en échange.

Les élus communistes et républicains s’engagent dans un même temps dans la campagne des élections législatives pour obtenir à l’Assemblée Nationale un groupe parlementaire consolidé, capable de peser dans les futurs choix économiques et sociaux.

 

Montpellier - Manifestation du 12 octobre : les élus locaux communistes et républicains dans la lutte aux coté des salariés.

La banderole du PCF 34.

Jaky Tello, élu à Bédarieux.

Gérard Escot, élu de Balaruc Les Bains.

François Liberti, conseiller général du canton de Sète.

Pascale Gregogna, élue de Frontignan

Françoise Adelino, élue de Frontignan.

André Giron, élu de Marseillan.

Jean Charles Sers, maire de Castelnau de Guers

Nadine Despretz, élue de Frontignan, nouvelle secrétaire de l'ADECR 34.

Serge Desseigne, élu d'opposition de Villeneuve Les Maguelone

Claudine Troadec-Robert, conseillère municipale de Montpellier en pleine discussion avec Michel Passet.

Michel Passet, 2ème adjoint de Montpellier, président du groupe communiste

Robert Trinquier, élu de Jacou, aux cotés d'Yvan Garcia.

Max Savy, élu de Frontignan, membre de la CABT

 

Rféorme territoriale : le groupe GDR vote contre. Explication de vote par le député PCF André Chassaigne.

André Chasseigne, président de l'ANECRLe projet de loi de réforme des collectivités territoriales n’a pas beaucoup fait parler de lui. Il conduit pourtant à un bouleversement de notre système institutionnel et menace un peu plus les territoires pauvres et les zones rurales.

C’est d’abord le délitement organisé de la démocratie locale. Notre réseau de communes, qui fait vivre la République et les services publics sur tout notre territoire, est en danger !

Les maires, qui sont les élus préférés de nos concitoyens, voient leurs pouvoirs réduits comme peau de chagrin. Au profit de qui ? Au profit des intercommunalités désormais obligatoires, c’est-à-dire des regroupements décidés par le préfet administrativement, et non pas sur des projets de territoire élaborés par les élus et les citoyens.

Si la fonction de maire est mise en danger, ce projet de loi en créé une nouvelle : celle de « conseiller territorial ». Ces élus de cantons remodelés siègeront à la fois au Conseil général et au Conseil régional, cumulant ainsi deux fonctions sur des territoires – de fait très élargis en milieu rural –, le tout en étant deux fois moins nombreux. C’est la fin de la proximité entre élus et citoyens. Le conseiller territorial ne pourra qu’être un professionnel de la politique, un élu technicien siégeant dans deux assemblées aux compétences différentes, et sans disposer de moyens pour conduire des politiques publiques librement choisies, symbole de la libre administration des collectivités territoriales.

Ce nouvel élu bicéphale arrange bien l’UMP : il lui permet de renforcer son bouclier électoral, tout en renouvelant son plaisir à jouer une nouvelle fois avec les ciseaux. Le redécoupage des cantons permettra à la droite de revenir aux affaires locales alors que le suffrage universel l’en avait écarté !

Outre ce redécoupage, ce projet de loi a été l’occasion, pour la droite, de tous les tripatouillages électoraux : la majorité a testé laborieusement différents modes de scrutin et a mis finalement au point le nombre de « conseillers territoriaux » affecté à chaque département de façon à faire le plein. Le résultat est catastrophique : en supprimant le mode de scrutin proportionnel des élections régionales, il signe notamment la fin de la parité.

Les femmes devront désormais se contenter des miettes : elles pourront siéger dans les conseils municipaux des villes de moins de 3500 habitants et auront même le droit d’être suppléantes des futurs conseillers territoriaux ! Sans statut véritable, évidemment.

Pour donner le change, le système de financement des partis politiques a été replâtré à la va-vite, jeudi, à deux heure du matin. Le nombre de candidates femmes aux élections territoriales influera sur le montant de l’aide aux partis, à la marge, bien évidemment ! Ce dispositif d’affichage, qui existe déjà pour les législatives, a pourtant fait la démonstration de son inefficacité.

Mais cette réforme des collectivités territoriales, c’est aussi un gigantesque cheval de Troie pour donner des parts de marché au secteur privé dans nos territoires.

Tout d’abord, le développement et l’aménagement du territoire se fera de manière encore plus inégalitaire. D’une part, les métropoles et les pôles de compétitivité draineront l’essentiel de l’activité, les subventions, les bonus de dotation, les investissements, au détriment des territoires moins favorisés ou relégué. D’autre part, les collectivités territoriales seront encore plus asphyxiées financièrement. Quant aux espaces ruraux, ils se trouveront progressivement privés de pouvoir, de représentation et de financements, ce qui accélérera leur désertification. Cette réforme est une mèche lente au bout d’un bâton de dynamite qui fera exploser nos institutions.

Pour parachever l’ouvrage, la casse des syndicats de communes comme la suppression de la clause générale de compétence empêcheront les collectivités territoriales de répondre aux besoins des populations et de maintenir les services publics locaux. Les entreprises privées vont pouvoir s’installer sur les ruines du secteur public en reprenant les seules activités rentables. A la clé, les inégalités territoriales exploseront en même temps que les prix ! Avant même d’avoir digéré les jeux en ligne, le MEDEF se délecte déjà de cette nouvelle manne.

Ce texte de loi provoquera aussi la saignée programmée de l’emploi public dans nos collectivités. Elles emploient aujourd’hui 1 800 000 agents et elles réalisent 73% des investissements publics. Pour pouvoir diviser par deux le nombre d’agents de la fonction publique territoriale, la réforme organise une forme de RGPP au niveau local en promouvant les fusions et les mutualisations. Non seulement la réforme empêche nos territoires de répondre à la crise et au chômage, mais elle les aggrave !

A l’heure où les associations locales et les défenseurs des services publics de proximité sont en état d’alerte dans toute la France, les députés communistes, républicains et du parti de gauche veulent dire avec force que les citoyens seront les premières victimes de ces réformes.

Nous voterons résolument contre ce texte, et nous impulserons la riposte dans les communes, dans les départements et dans nos régions, pour dire halte au massacre !

 

Réforme territoriale : le groupe GDR vote contre. Explication de vote par le député PCF André Chassaigne.

André Chasseigne, président de l'ANECRLe projet de loi de réforme des collectivités territoriales n’a pas beaucoup fait parler de lui. Il conduit pourtant à un bouleversement de notre système institutionnel et menace un peu plus les territoires pauvres et les zones rurales.

C’est d’abord le délitement organisé de la démocratie locale. Notre réseau de communes, qui fait vivre la République et les services publics sur tout notre territoire, est en danger !

Les maires, qui sont les élus préférés de nos concitoyens, voient leurs pouvoirs réduits comme peau de chagrin. Au profit de qui ? Au profit des intercommunalités désormais obligatoires, c’est-à-dire des regroupements décidés par le préfet administrativement, et non pas sur des projets de territoire élaborés par les élus et les citoyens.

Si la fonction de maire est mise en danger, ce projet de loi en créé une nouvelle : celle de « conseiller territorial ». Ces élus de cantons remodelés siègeront à la fois au Conseil général et au Conseil régional, cumulant ainsi deux fonctions sur des territoires – de fait très élargis en milieu rural –, le tout en étant deux fois moins nombreux. C’est la fin de la proximité entre élus et citoyens. Le conseiller territorial ne pourra qu’être un professionnel de la politique, un élu technicien siégeant dans deux assemblées aux compétences différentes, et sans disposer de moyens pour conduire des politiques publiques librement choisies, symbole de la libre administration des collectivités territoriales.

Ce nouvel élu bicéphale arrange bien l’UMP : il lui permet de renforcer son bouclier électoral, tout en renouvelant son plaisir à jouer une nouvelle fois avec les ciseaux. Le redécoupage des cantons permettra à la droite de revenir aux affaires locales alors que le suffrage universel l’en avait écarté !

Outre ce redécoupage, ce projet de loi a été l’occasion, pour la droite, de tous les tripatouillages électoraux : la majorité a testé laborieusement différents modes de scrutin et a mis finalement au point le nombre de « conseillers territoriaux » affecté à chaque département de façon à faire le plein. Le résultat est catastrophique : en supprimant le mode de scrutin proportionnel des élections régionales, il signe notamment la fin de la parité.

Les femmes devront désormais se contenter des miettes : elles pourront siéger dans les conseils municipaux des villes de moins de 3500 habitants et auront même le droit d’être suppléantes des futurs conseillers territoriaux ! Sans statut véritable, évidemment.

Pour donner le change, le système de financement des partis politiques a été replâtré à la va-vite, jeudi, à deux heure du matin. Le nombre de candidates femmes aux élections territoriales influera sur le montant de l’aide aux partis, à la marge, bien évidemment ! Ce dispositif d’affichage, qui existe déjà pour les législatives, a pourtant fait la démonstration de son inefficacité.

Mais cette réforme des collectivités territoriales, c’est aussi un gigantesque cheval de Troie pour donner des parts de marché au secteur privé dans nos territoires.

Tout d’abord, le développement et l’aménagement du territoire se fera de manière encore plus inégalitaire. D’une part, les métropoles et les pôles de compétitivité draineront l’essentiel de l’activité, les subventions, les bonus de dotation, les investissements, au détriment des territoires moins favorisés ou relégué. D’autre part, les collectivités territoriales seront encore plus asphyxiées financièrement. Quant aux espaces ruraux, ils se trouveront progressivement privés de pouvoir, de représentation et de financements, ce qui accélérera leur désertification. Cette réforme est une mèche lente au bout d’un bâton de dynamite qui fera exploser nos institutions.

Pour parachever l’ouvrage, la casse des syndicats de communes comme la suppression de la clause générale de compétence empêcheront les collectivités territoriales de répondre aux besoins des populations et de maintenir les services publics locaux. Les entreprises privées vont pouvoir s’installer sur les ruines du secteur public en reprenant les seules activités rentables. A la clé, les inégalités territoriales exploseront en même temps que les prix ! Avant même d’avoir digéré les jeux en ligne, le MEDEF se délecte déjà de cette nouvelle manne.

Ce texte de loi provoquera aussi la saignée programmée de l’emploi public dans nos collectivités. Elles emploient aujourd’hui 1 800 000 agents et elles réalisent 73% des investissements publics. Pour pouvoir diviser par deux le nombre d’agents de la fonction publique territoriale, la réforme organise une forme de RGPP au niveau local en promouvant les fusions et les mutualisations. Non seulement la réforme empêche nos territoires de répondre à la crise et au chômage, mais elle les aggrave !

A l’heure où les associations locales et les défenseurs des services publics de proximité sont en état d’alerte dans toute la France, les députés communistes, républicains et du parti de gauche veulent dire avec force que les citoyens seront les premières victimes de ces réformes.

Nous voterons résolument contre ce texte, et nous impulserons la riposte dans les communes, dans les départements et dans nos régions, pour dire halte au massacre !

 

Pour de grands Etats-Généraux du Logement, de l’Habitat et de la Ville, samedi 6 février 2010, à IVRY

EG du logement - Ivry sur Seine

Vous pouvez télécharger le programme et la fiche d'inscription sur le site de l'ANECR

La crise du logement s’aggrave. Son caractère porte essentiellement sur l’insuffisance de production de logements sociaux à loyers abordable. La raison se situe dans les politiques de l’Etat favorisant le logement privé et la spéculation immobilière au détriment du logement social. La situation des demandeurs et des mal logés se dégrade : tout cela génère des sentiments d’abandon, d’angoisse, de désespoir et de colère auxquels il convient de donner une perspective politique. Des multiples luttes et actions engagées par de nombreuses associations, syndicats et partis, nous devons tirer les enseignements utiles à tous.

Les 5èmes Etats généraux pour le droit au logement et à la ville, qui vont se dérouler à Ivry, le samedi 6 février, ont cet objectif : sous la forme d’un tribunal du logement marchand, mettre en accusation les logiques libérales à l’œuvre dans les politiques du logement, faire converger les colères et les luttes, élaborer des mesures d’urgence et promouvoir des propositions permettant, parce qu’elles sont en rupture avec les logiques du marché, de répondre aux attentes et aux besoins des plusieurs millions de locataires et demandeurs en souffrance.

Initiés par l’ANECR, ils sont co-organisés par l’ANECR, le PCF et le PG.

Ils vont permettre le rassemblement d’acteurs d’horizons divers, unis par cette volonté de défendre le droit au logement pour tous et partout : élus, locataires, demandeurs, sans abri et leurs associations, militants syndicalistes, politiques, associatifs, responsables du mouvement HLM, Présidents d’OPH, architectes-urbanistes, universitaires…

Situés quelques semaines avant une élection régionale d’importance, les E-G du logement sont l’occasion de mettre sous les feux de l’actualité les immenses responsabilités de l’Etat-UMP dans la grave crise qui frappe.

L’ANECR invite l’ensemble des élus communistes, républicains, progressistes :

à faire du droit au logement une question centrale dans les batailles politiques du moment,
à multiplier les initiatives permettant de mobiliser élus, habitants, locataires, demandeurs, sans-abri, et leurs associations,
à assurer le succès des Etats-Généraux du Logement, de l’Habitat et de la ville, samedi 6 février 2010 à IVRY, comme un grand moment de mobilisation et de convergences rassemblant toutes celles et tous ceux qui défendent le droit au logement pour tous et partout.

Pour l’ANECR

Jean-Jacques Porcheron
Responsable au Logement.

 

19 Janvier : Mobilisation pour la défense de la démocratie locale, la lettre de l'ANECR et le déroulement de la journée.

Chère amie, cher ami,
Chère camarade, cher camarade,

Tu as certainement pris connaissance à ce jour de la décision du bureau national de notre association d’être à l’initiative, le 19 janvier prochain, d’un rassemblement national d’élus, largement ouvert à tous les élus progressistes, aux personnels territoriaux, aux responsables associatifs, syndicalistes et citoyens parties prenantes de nos actions, pour exiger le retrait des projets de démolition des collectivités locales et de la taxe professionnelle.

Cette journée de mobilisation débutera dès 09h30 par un Conseil National de notre association auquel tu es invité à participer.
Elle se poursuivra de 12h30 à 16h par un Rassemblement National à proximité du Sénat.

Nous avons, à cet effet, réalisé un appel (que tu trouveras ci-joint) qui peut servir de base à des prises de contact très larges et diversifiées.

Nous avons actuellement une connaissance très partielle de la multitude d’initiatives prises par les élus communistes, républicains et progressistes contre les réformes car les exemples d’actions ne nous parviennent pas suffisamment. Mais celles qui nous sont transmises (et que nous publions dans Cidéfil) sont très encourageantes et souvent très riches en potentialité de rassemblements, en innovations pédagogiques et communicantes. Elles ont surtout le grand mérite de poser sans détour le fond des raisons de ces réformes, des enjeux et des conséquences catastrophiques pour les citoyens, les collectivités, les services publics, les fondements de notre République.

Incontestablement, nous avons contribué, par la diffusion de notre analyse et par nos premières mobilisations, à faire bouger le paysage politique. Des yeux s’ouvrent, la gravité de l’attaque est mieux perçue, des embarras (à droite et à gauche) voient le jour. Cependant, reste encore dominant le sentiment « que cela va se faire ».

Or, rien n’est joué. Un formidable travail de conviction est certes à accomplir. Mais il est vraiment possible, y compris dans le cadre des élections à venir, de mettre sérieusement en difficulté Nicolas Sarkozy et son gouvernement sur ces questions. Le débat parlementaire démarre au Sénat, le 19 janvier prochain. Il devrait se prolonger jusqu’à l’été. A nous de faire éclore, mûrir tous les rassemblements possibles : élus, personnels, monde associatif, sportif, culturel, citoyens. A nous de saisir toutes les occasions d’expression, d’action.

Notre rassemblement du 19 janvier doit contribuer à cette nouvelle étape. Nous pouvons envisager un bon millier de participants. L’Ile-de-France et tous les départements qui n’en sont pas trop éloignés doivent permettre de réunir l’essentiel du rassemblement (voir propositions ci-jointes).

Cependant, il est aussi très important que tous les départements soient présents : pour que ça se sache, pour diversifier les témoignages durant le rassemblement et recenser la plus grande diversité possible des actions et initiatives. C’est aussi l’occasion pour tout le groupe CRC et sénateurs du PG, qui vont venir dialoguer avec notre rassemblement, d’entamer la discussion parlementaire avec cette richesse d’exemples.

Il est également très important que ce rassemblement soit haut en couleurs et très dynamique. Banderoles, pancartes et écharpes sont évidemment à prévoir. Nous allons disposer d’une sonorisation conséquente, de possibilités de restauration, d’animations…

A l’échelon national, nous allons inviter toutes les organisations politiques, syndicales, associatives à se joindre à cette initiative et s’y exprimer. N’hésite pas à suggérer autour de toi cette possibilité de prise de parole et à nous informer des retours que tu en auras. Des délégations conséquentes de personnels territoriaux sont les bienvenues (le matériel 4 pages prévu en leur direction a pris du retard « technique » mais il sera disponible début janvier).

Outre l’appel à ce rassemblement, nous disposons toujours du premier 4 pages sorti pour le congrès des maires, puis commandé à 90 000 exemplaires, diffusé à des dizaines de milliers d’autres à l’initiative des ADECR et des groupes d’élus. Le spécial Elu d’Aujourd’hui reçoit également un franc succès et sa diffusion la plus large est fortement recommandée, particulièrement par nos amis qui en ont eu l’expérience.

Une information, jour par jour, sur le rassemblement sera disponible sur Cidéfil : raison de plus de nous transmettre vos informations ! Nous comptons aussi sur vos réseaux de presse et de communication pour populariser notre rassemblement.

Voilà ce que nous voulions dès aujourd’hui t’informer pour que tu sois le mieux possible mobilisé pour la réussite de notre rassemblement du 19 janvier et pour mobiliser autour de toi.

Pour assurer la réussite et l’organisation de cette importante initiative, merci de nous tenir informé rapidement de ta présence, et de l’avancée des contacts que tu as pu avoir pour assurer une participation large d’élu-es et de citoyens le 19 janvier, par téléphone au 01 48 51 15 85 ou mail : anecr@elunet.org

Très amicalement,

André CHASSAIGNE
Président

Jean-Jacques PARIS
Secrétaire général

DEROULEMENT DE LA JOURNEE.

9 h 30 / 11 h 30
Conseil national de l’ANECR
Ouvert aux responsables d’ADECR, maires, conseillers généraux et régionaux, présidents de Communautés d’Agglomération et de Communautés de Communes, présidents de groupes

12 h 30 / 13 h 30
Début du rassemblement national
(soit devant le Sénat, soit à proximité)
accueil des délégations, animations et témoignages, restauration…

13 h 30 / 14 h 30
Salut de tout le groupe CRC et sénateurs PG
Dialogue avec les parlementaires, prises de parole, point presse…

14 h 30 / 16 h

Poursuite et fin du rassemblement

Prises de parole, délégations, animations, témoignages…

 

Nous n’irons pas à la grande mascarade de l’Elysée !

La « réforme territoriale » lancée à grands fracas par le président de la république et son gouvernement s’avère être une machine infernale qui va anéantir la fraternité et la laïcité, qui va accentuer les inégalités entre territoires et entre citoyens, qui va démanteler la République et la démocratie locale.

Pourtant une grande réforme des institutions et des collectivités est nécessaire fondée sur plus de démocratie locale, plus de moyens, de coopérations et de solidarités, plus de justice sociale.

Ce n’est pas le chemin de la « réforme territoriale ».

Il faut mesurer la gravité des attaques sur les institutions et l’organisation de la France, sur les services publics et la souveraineté de notre peuple.

Pour faire accepter cette entreprise de démolition, N.Sarkozy n’a pas hésité à clouer au pilori les élus et les collectivités territoriales. Il a initié des parodies de concertation. Il a fait preuve de duplicité et d’autoritarisme comme le prouve les dossiers du Grand Paris et celui de la taxe professionnelle.

Aujourd’hui, la colère est grande parmi les élus locaux.

Après la rencontre des conseillers généraux du lundi 16 Novembre, le congrès des maires en est la preuve éclatante.

Au lieu d’écouter cette protestation qui grandit et qui doit absolument s’amplifier, le président de la république choisit le dédain en invitant les maires à une mascarade dans les jardins de l’Elysée.

Les élus communistes, républicains et progressistes n’en seront pas.

Ils préfèrent être aux côtés de tous leurs concitoyens, qui seront les principales victimes de cette « réforme » si elle venait à passer.

Ils n’épargneront aucune effort pour imposer le retrait de ce projet et s’engageront de toutes leurs forces, aux côtés des habitants et des personnels territoriaux, pour une réforme allant dans le sens du progrès.

Le 17 novembre 2009

 

Réforme territoriale : revue de presse de la rencontre citoyenne à Balaruc les Bains du 28 octobre.

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p'tit JT politique de la semaine
envoyé par 7LTVMONTPELLIER. - L'info video en direct. Compte rendu, reportages, réponse à Georges Frêche vers 1'10".

 

Réforme des collectivités locales : après la formation du 24 octobre à Carnon, quelques documents utiles pour préparer les combats futurs.

de G à D, Bernard Clément et Jean Jacques ParisLe CIDEFE 34 tient à remercier Jean Jacques PARIS, secrétaire général de l'ANECR, pour sa disponiblité et la qualité des débats qu'il a soulevé lors de cette rencontre.

Voici quelques documents pour aller plus loin dans notre réflexion : une synthèse de N. Liebault des premiers éléments des quatres projet de lois institutionnels qui vont être discutés à partir du 14 décembre au Sénat.

Synthèse des points essentiels de la lois faite par Nicolas LIEBAULT, chargé de mission à l’ANECR.

Les mesures à venir mettant en œuvre la réforme territoriale voulue par le gouvernement est scindée en cinq projets de loi. Le premier est le projet de loi de finances pour 2010 qui entérine la disparition de la taxe professionnelle annoncée par Nicolas SARKOZY. Les quatre autres sont institutionnels et seront examinés en Conseil des ministres mercredi prochain. Le principal projet est connu depuis samedi dernier dans sa version définitive. Il est disponible sur le site de la Gazette des Communes et sur CIDEFIL. S’appuyant sur les conclusions du rapport de la commission présidée par Edouard BALLADUR, il en reprend les principales propositions.



La deuxième loi comportera toutes les dispositions électorales de la réforme, avec notamment les modalités d’élection des conseillers territoriaux et des conseillers communautaires. Ces dispositions nécessiteront une loi organique, troisième loi. Enfin, une dernière loi réduira à quatre ans le mandat des conseillers régionaux élus en 2010 et à trois ans le mandat des élus départementaux élus en 2011, afin de permettre la première élection des conseillers territoriaux en 2014.

Le tout, très touffus, forme une réforme territoriale dont la philosophie est cohérente. Je vais donc rendre compte ce que l’ANECR pense être la philosophie globale de la réforme pour ensuite en préciser le contenu en entrant dans les détails de ce bouleversement majeur pour notre République.

Philosophie générale de la réforme

La philosophie même de la réforme est de poursuivre la libéralisation de l’économie en privatisant des services aujourd’hui mis en œuvre par les collectivités. En limitant aux communes la clause de compétence générale, en réduisant le nombre d’élus, en regroupant de force les collectivités, en réunissant les conditions de la suppression des départements, le gouvernement n’a qu’un seul but : baisser la dépense publique en réduisant l’intervention publique pour ouvrir des marchés nouveaux aux entreprises et augmenter leurs profits.

En cela, le gouvernement ne fait qu’entreprendre au niveau local que ce qu’il opère déjà pour des services publics nationaux tels que La Poste, l’hôpital public ou l’Education nationale. La réforme territoriale en cours est en effet un volet de la réforme de l’Etat, avec la mise en oeuvre de la Révision générale des politiques publique (RGPP) à tous les échelons de l’administration centrale et déconcentrée. Elle constitue une rupture avec les rôle et place de l’Etat et des collectivités dans notre République.

Les collectivités qui subsisteront n’auront qu’une seule et même fonction : la valorisation du capital. Pour y parvenir, la concurrence entre les territoires deviendra selon le gouvernement le « moteur du développement local », alors que le pouvoir de décision s’éloignera toujours plus des citoyens. Afin d’imposer cette politique aux collectivités, le texte met en œuvre une forte « re-centralisation » de la décision. Territoire d’expérimentation, le « Grand Paris », si le projet de loi spécifique le concernant est adopté, verra ainsi l’Etat supplanter les collectivités dans de nombreux domaines.

La réforme de la fiscalité locale va dans le même sens. Elle vise à baisser la contribution locale des entreprises alors même que celles-ci sont bénéficiaires de nombreux équipements publics mis en place par les collectivités (routes, zones industrielles, etc…). En supprimant la taxe professionnelle pour la remplacer par des compensations aléatoires, marquant une diminution notable des recettes, l’Etat va obliger les collectivités à reporter la charge des dépenses sur des ménages pourtant déjà fragilisés par la crise capitaliste. En opérant cette réforme dès le Projet de loi de finances pour 2010, le gouvernement ne fait qu’enclencher la réforme territoriale elle-même.

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Je vais maintenant détailler le contenu de la réforme territoriale en cours et les principales critiques qui peuvent lui être adressées. Je mettrai en avant six caractéristiques de cette réforme :

- Une réorganisation des collectivités imposée par l’Etat - Un approfondissement du déséquilibre territorial - La fin programmée de notre maillage communal - Un mode de scrutin complexe et antidémocratique - Un fonctionnement amélioré de l’intercommunalité - Une asphyxie financière des collectivités

1) Une réorganisation des collectivités imposée par l’Etat.

Dans l’avant-projet de loi de juillet dernier, plutôt que de laisser aux collectivités locales l’initiative de décider avec les habitants de l’opportunité d’une extension ou d’un approfondissement des coopérations entre elles, c’est l’Etat, par le biais de ses représentants, qui avait la haute main sur l’ensemble du processus. Tous les grands choix de réorganisation des collectivités et territoires pouvaient en effet être imposés par l’Etat, via les préfets. Devant les critiques soulevées par cette « recentralisation » de la part des associations d’élus dont l’ANECR lors de son audition par le ministre, le gouvernement a été contraint de « déminer » le terrain comme le montre le texte rendu public samedi dernier. Reste que l’Etat conserve un droit de regard important. En attestent différents blocs de dispositions contenus dans le projet de loi.

Tout d’abord, dans la première mouture le préfet décidait seul de donner suite aux demandes des collectivités de créer une métropole et il fixait lui-même son périmètre, un décret en Conseil d’Etat entérinant sa création. Le gouvernement était libre de donner ou non son aval. La création des métropoles pouvait ainsi faire l’impasse sur la volonté des populations et des élus locaux qui les représentent. Désormais sa création suit la procédure de création des autres EPCI. Le texte retire même, contrairement au droit commun, toute possibilité de proposition du préfet. Il s’agit là d’un recul important.

Mais pour le reste, le gouvernement garde la haute main sur le processus. Ainsi, c’est le gouvernement et lui seul qui choisira de donner suite au projet de regroupement de départements ou de régions. Certes, en cas de délibérations discordantes des différents conseils généraux ou régionaux, le gouvernement devra procéder à une consultation des habitants. Seul recul, la disposition suivant laquelle le gouvernement n’était par lié par le résultat de la consultation a été retirée. Reste qu’on risque d’assister ici à une « rationalisation » à marche forcée par l’Etat de la carte des départements et des régions.

Enfin, concernant la couverture intercommunale du territoire, la méthode est encore plus directive. Le « schéma départemental de la coopération intercommunale » sera élaboré, après consultation, par le seul préfet du département. Et c’est ce même préfet qui, dans une période de deux ans, pourra propose de créer un EPCI à fiscalité propre conformément à ce schéma. Mais ici encore on observe un recul : à défaut d'accord, le préfet ne pourra plus trancher en dernier recours. En revanche, désormais le préfet pourra imposer le rattachement d’une commune isolée ou enclavée à un EPCI à fiscalité propre après simple avis de la Commission départementale de la coopération intercommunale.

L’Etat cherche donc à opérer un véritable coup de force contre les collectivités en imposant ses vues par le biais des préfets. Les élus communistes et républicains ont continuellement affirmé que ce sont à l’inverse les citoyens ainsi que les élus qui les représentent, qui doivent avoir le dernier mot dans les choix et les décisions touchant au devenir de leurs territoires. Mais l’actualité récente montre que lorsque élus locaux et populations donnent de la voix, le gouvernement doit atténuer ses velléités de recentralisation.

2) Un approfondissement du déséquilibre territorial.

Les mesures annoncées vont renforcer le développement « en tâche d’huile » des métropoles sous l’effet de la polarisation des activités économiques et des échanges migratoires, avec la formation d’un archipel de grands pôles en relations entre eux (migrations, relations siège-établissements, relations entreprises-pôles de recherche, etc...), les métropoles concentrant les fonctions à haute valeur ajoutée au détriment des autres territoires laissés à l’abandon.

La création, prévue par le texte, de nouvelles entités comprenant 450 000 habitants (500 000 dans l’avant-projet de loi) ou plus - les métropoles - a pour seul objectif la constitution de ces « pôles de compétitivité » privilégiés par rapport aux autres territoires. La raison invoquée par le projet de loi est que « la compétition entre les grandes agglomérations, européennes ou internationales, n’a cessé de s’accentuer », ce qui implique « un nouveau cadre de gouvernance ». C’est donc bien l’adaptation au capitalisme qui est ici en vue. Le projet de Grand Paris vise le même objectif.

Pour un seuil de 500 000 habitants, le gouvernement visait expressément sept communautés urbaines : Bordeaux, Lyon, Lille, Marseille, Nantes, Nice et Toulouse. Avec le nouveau seuil de 450 000, le gouvernement reste muet sur les villes centre concernées. Pour l’est de la France, le Grand Nancy comptant 270 000 habitants et Metz Métropole 230 000 habitants, ces agglomérations seront exclues de cette possibilité. Mais la Communauté urbaine de Strasbourg avec ses 470 000 habitants se voit ouvrir cette faculté. Le gouvernement prétend que, quoi qu’il en soit, seul un petit nombre d’agglomérations est concerné par un tel seuil. Mais en réalité il omet de rendre public un ajout récemment introduit dans le projet de loi qui est la création possible de « pôles métropolitains » à partir cette fois de plusieurs EPCI à fiscalité propre dont l’un de plus de 200 000 habitants, le tout formant un ensemble de plus de 450 000 habitants. Metz et Nancy pourraient alors être concernées. Le but est donc bien de pousser à la métropolisation sur tout le territoire français.

Le texte initial prévoyait un véritable statut d’« extraterritorialité » organisé par rapport aux collectivités plus vastes. Ainsi, les limites territoriales du département étaient re-découpées pour en « extraire » la métropole, avec l’aberration que, si le chef-lieu du département est situé dans la métropole, celui-ci se trouvera situé sur un territoire… n’appartenant plus au département ! Devant les critiques nombreuses, le gouvernement a du reculé sur ce point. Mais cela en dit long sur la fracture avec le reste des territoires environnants que le gouvernement souhaite voir mise en place !

Malgré ces discours apaisants, il est à prévoir que les communes composant les métropoles viennent à terme à disparaître, effaçant ainsi des échelons démocratiques de proximité au profit d’une entité écrasante et lointaine. Certes la métropole ne disposera pas de la clause générale de compétence. Mais la liste impressionnante des transferts de compétences prévue par le texte montre que la nouvelle entité viendra aspirer, de fait, la plupart des attributions communales. Les compétences listées touchent en effet à presque tous les domaines : développement économique, urbanisme, habitat, transport, éducation, infrastructures, sécurité, eau et assainissement, culture, etc… La liste a été encore rallongée par rapport à l’avant-projet de loi.

Qui plus est, les métropoles reprendront obligatoirement aux départements les compétences des transports scolaires et des routes départementales. En revanche, le projet de loi ne prévoit plus comme envisagé que la nouvelle entité reprenne sur son territoire les compétences des départements à caractère social. Avec le texte rendu public samedi dernier, il ne s’agit plus que d’une possibilité suite à une convention entre le département et la métropole. Toujours est-il qu’en transférant des compétences du conseil général à la métropole, le risque est grand de voir la fin de la solidarité départementale, notamment financière, entre pôles urbains et zones rurales et, à l’inverse, la mise en concurrence des territoires et de leurs habitants.

Les élus communistes et républicains ont condamné ces choix qui aboutiront dans les années à venir à un aménagement du territoire déséquilibré et injuste, avec la concentration des emplois, des services, des richesses dans quelques grands pôles urbains, faisant exploser les inégalités territoriales. Plutôt que la mise en concurrence des territoires, les élus communistes et républicains prônent au contraire le renforcement de la coopération et de la solidarité entre collectivités, avec la mise sur pied d’une véritable péréquation financière.

3) La fin de notre maillage communal.

Suivant le projet de loi, une « commune nouvelle » pourra être créée en lieu et place d’un EPCI à fiscalité propre et reprendra alors toutes les attributions des communes membres de l’EPCI. Le texte initial prévoyait que seuls étaient concernés les EPCI dont la population était inférieure à 500 000 habitants. Maintenant, tous les EPCI ont cette possibilité, si plus des deux tiers des communes représentant plus des deux tiers de la population sont d’accord. A noter que l’Etat pourra imposer que les communes et les habitants se prononcent sur un tel projet.

Certes, le texte ne prévoit pas explicitement la disparition des communes actuelles, la création des « communes nouvelles » demeurant, sur le papier, une option. Mais le fait de pouvoir bénéficier, pour la nouvelle entité créée, d’une dotation particulière égale à 5% de la dotation forfaitaire (10% initialement) sera une incitation importante. Car on mesure le puissant attrait qu’aura cette prime lorsque l’on sait la politique d’asphyxie financière des communes actuellement mise en œuvre par l’Etat.

Sur accord des conseils municipaux, la commune nouvelle pourra être divisée en « communes déléguées » correspondant aux anciennes communes. Initialement, il s’agissait de simples « territoires » mais le gouvernement a reculé sur ce point, la charge symbolique de la disparition des communes étant sans doute trop forte. Mais cette simple option de création de « communes déléguées », sur laquelle le préfet pourra d’ailleurs revenir dans certaines conditions, n’est qu’un pâle succédané aux communes disparues, les « communes délégués » ne conservant essentiellement en leur sein… que le service des actes civils ! Dans ce cadre, le « maire délégué » et les « conseillers communaux » prévus par le texte seront des instances sans grand pouvoir de décision. Le peu de compétences des arrondissements prévus par la loi PLM, qui a inspiré l’architecture les nouvelles « communes déléguées », sont là pour en attester, se limitant le plus souvent à émettre des vœux auprès de la mairie centrale. Il s’agit donc bien comme objectif la disparition pure et simple du maillage unique en Europe des 36000 communes.

De plus, la fin de la clause de compétence générale des départements et des régions aura des conséquences importantes sur les petites communes, les conseils généraux surtout mais aussi régionaux jouant actuellement un rôle essentiel dans le financement de leurs équipements. Bien sûr, le texte prévoit que les départements pourront malgré tout co-financer les projets portés par les communes pour « des motifs de solidarité ou d’aménagement du territoire ». Dans le texte initial, ces communes devaient assurer au moins 50% du financement des projets, en investissement comme en fonctionnement. Le gouvernement a reculé sur ce point et les maîtres d’ouvrage doivent désormais assurer « une part significative du financement ». Il n’en demeure pas moins qu’en limitant les financements croisés, il y a fort à parier que les moins importantes des communes et les plus en difficulté financièrement auront du mal à abonder. Ce sont alors les projets les plus essentiels aux habitants qui risquent d’être abandonnés.

Les élus communistes et républicains se félicitent en revanche du nouveau mode d’élection dans les communes de 500 à 3499 habitants, avec le remplacement du « panachage » par un scrutin de liste à deux tours « sans adjonction ni suppression de noms ». Un tel mode de scrutin, soutenu depuis plusieurs années par André CHASSAIGNE, président de l’ANECR, permettra une meilleure prise en compte des sensibilités et des valeurs portées par nouveaux et anciens habitants et un véritable débat sur les différents projets plutôt que sur les personnes. Mais, pour cette réforme se mette en place, encore faudrait-il que les petites communes continuent purement et simplement à subsister, ce que la création des « communes nouvelles » ne garantit plus.

Au total, avec la suppression à terme du maillage de nos 36 000 communes et des élus qui y siègent, élus largement bénévoles, c’est la base vivante de notre démocratie, de la participation citoyenne qui va disparaître. C’est pourquoi les élus communistes et républicains se sont prononcé contre cette version contemporaine des « fusions de communes » pourtant largement rejetées par la population depuis la loi « Marcellin » de 1971.

4) Un mode de scrutin complexe et antidémocratique.

Le texte crée une nouvelle catégorie d’élu, le conseiller territorial, élu à la fois au conseil général de son département d’élection et au conseil régional de la région à laquelle appartient leur département d’élection. Contrairement aux préconisations du rapport BALLADUR, l’intégralité des conseillers territoriaux siègeront donc dans les deux types d’assemblées.

Bien qu’il soit affirmé le maintien des conseils généraux et régionaux comme assemblées délibérantes respectivement des départements et des régions, l’objectif du gouvernement est bien de créer les conditions pour la suppression à terme des départements, destinés à « s’évaporer » comme l’annonce Edouard BALLADUR lui-même et non d’ « organiser leur complémentarité » comme l’annonce l’exposé des motifs. Simplement, le gouvernement préfère vider en premier lieu les départements de leur contenu pour ensuite plus facilement les faire disparaître. Et la manière la plus simple est à cet égard d’en faire d’abord comme le proposait BALLADUR « des composantes des régions ».

Le but affirmé est suivant le projet de loi « d’éviter les actions concurrentes ou redondantes sur un même territoire ». Mais les « financements croisés » entre départements et régions ici mis en cause ne concernent en réalité qu’à peine 10% des financements globaux. Et le projet de loi omet de mettre en place une collectivité « chef de file » sur les projets communs comme le proposent les élus communistes et républicains. Cela démontre que le gouvernement ne cherche pas à articuler les financements les uns aux autres mais uniquement à les réduire dans leur globalité pour baisser la dépense publique et ouvrir des marchés aux entreprises privées.

Comme je l’ai dit en introduction, le mode d’élection des conseillers territoriaux fera l’objet d’un projet de loi spécifique intitulé « projet de loi relatif à l’élection des conseillers territoriaux et au renforcement de la démocratie locale ». Ils seront élus en mars 2014 ce qui implique qu’un autre projet de loi réduise les mandats des conseillers régionaux élus en mars 2010 et des conseillers généraux élus en mars 2011.

Mais les intentions du gouvernement font déjà l’objet d’échos inquiétants. Une partie des conseillers territoriaux seraient ainsi élus au scrutin uninominal à un tour, dans le cadre de cantons re-découpés, plus grands et moins nombreux. Il résulterait de ce re-découpage la suppression d’environ un quart du nombre actuel des cantons, soit environ 1000 cantons. Une autre partie, très minoritaire (sans doute 10%), des conseillers territoriaux seraient élus indirectement parmi des listes départementales. Brice HORTEFEUX a ainsi lui-même révélé à André CHASSAIGNE et Marie-George BUFFET lors d’une audition que les candidats sur les cantons seraient rattachés aux listes départementales dont les candidats seraient élus en proportion du nombre de voix recueillies par les candidats rattachés à l’échelle du département.

Un tel mode de scrutin apparaît particulièrement illisible pour la population, alors que le gouvernement prétendait vouloir « simplifier » l’organisation territoriale. Le seul objectif est en réalité de réduire le nombre des élus régionaux et départementaux de moitié afin de répondre au fantasme, propagé par les médias, d’élus « pléthoriques ». On passerait en effet de 4220 conseillers généraux et 1880 conseillers régionaux, soit environ 6000 élus à seulement 3000 conseillers territoriaux.

En réalité une telle réforme n’entraînerait aucune économie mais installerait durablement le bipartisme dans les collectivités locales. En prévoyant globalement de supprimer plus de 100 000 élus, pour l’essentiel bénévoles, c’est la démocratie qui se trouvera ainsi amputée. On peut s’attendre qui plus est à ce que des élus cumulant difficilement action régionale et action départementale en vienne en effet à déléguer à des techniciens la réalité des décisions prises.

Au total, avec la création d’un mandat de « conseiller territorial » siégeant à la fois dans les conseils régionaux et les conseils généraux, c’est toujours la même logique qui prévaut : priver le pays d’élus de proximité pour les transformer en élus « techniciens » peu nombreux et sans liberté d’action. Les élus communistes et républicains ont réaffirmé que le choix des électeurs doit être respecté par un mode de scrutin à la proportionnelle permettant l’expression de toutes les sensibilités et accompagné d’un véritable statut de l’élu propre à ce que toutes les couches sociales puissent assumer des fonctions électives.

5) Un fonctionnement amélioré de l’intercommunalité.

Même si cette question n’a pas fait l’objet jusqu’à présent, en-dehors des métropoles, d’une attention médiatique particulière, reste que la moitié du projet de loi connu samedi est consacré au fonctionnement de l’intercommunalité. J’ai évoqué la question concernant la mainmise de l’Etat pour montrer la cohérence d’ensemble. Je vais compléter mon propos en évoquant le nouveau mode de scrutin, la couverture intercommunales du territoire et l’approfondissement de l’intercommunalité.

Les élus communistes et républicains soutiennent tout d’abord le nouveau mode d’élection des délégués communautaires proposé dans le texte, suivant lequel, dès les prochaines élections municipales, les délégués des communes de 500 habitants et plus seront désormais désignés au suffrage universel direct en même temps que les conseillers municipaux, par la technique dite du « fléchage » proposée par le rapport BALLADUR. A noter que ce mode d’élection concerne y compris les nouvelles « métropoles ». Un tel mode de scrutin contribue en effet à garantir à la fois le maintien de l’échelon communal et l’introduction d’une désignation plus démocratique pour les conseillers communautaires. Le régime ancien de désignation n’est maintenu que pour les communes de moins de 500 habitants.

Il faudra attendre le projet de loi « relatif à l’élection des conseillers territoriaux et au renforcement de la démocratie locale » pour connaître précisément les modalités de cette disposition. Mais l’article 3 du projet de loi prévoit déjà que les délégués communautaires seront répartis entre communes proportionnellement à leur population au lieu des accords passés actuellement entre municipalités. Il est alors à craindre que la commune la plus importante vienne à prédominer largement dans le conseil communautaire et donc imposer ses choix, ceci d’autant que à la fois le nombre d’élus et de vice-présidents seront limités de manière drastique. Les choix effectués dans ce cadre risquent de renforcer les inégalités de développement entre le centre urbain et la périphérie. Mais un tel mode de scrutin ne risque-t-il pas d’être rendu caduc par la transformation à terme de ces EPCI en « communes nouvelles » ?

Concernant la carte intercommunale, le gouvernement vise son achèvement à l’horizon du 31 décembre 2011 et non plus au 1er janvier 2014 comme initialement, répondant ainsi aux souhaits de l’Association des districts et communautés de France (ADCF) qui craignait la concomitance avec les élections municipales. C’est donc une marche forcée de couverture du territoire qui va être engagée si le projet de loi est adopté, ce qui justifie selon le gouvernement le recours accru au préfet, même si la Commission départementale de la coopération intercommunale voit son rôle renforcé et sa composition modifiée.

Le projet de loi cherche également à regrouper les EPCI et les syndicats entre eux et simplifie donc les procédures de fusion, passant outre la décision de l’échelon intercommunal pour privilégier le choix d’une majorité qualifiée de communes. Il cherche également à éviter les doublons sur un même territoire entre différentes structures intercommunales. Ensuite, il approfondit l’intercommunalité en accroissant le nombre des polices spéciales pouvant être confiés aux présidents d’EPCI (déchets, assainissement, déplacements, gens du voyage). Quant aux transferts de compétences, elles pourront se faire à la majorité simple.

Le projet de loi initial supprimait enfin la possibilité de créer de nouveaux pays. Désormais, il abroge purement et simplement les dispositions de la loi de 1995 instituant les pays. Cela signifie-t-il que les pays existants seront supprimés ? Cela serait dommageable car pour les élus communistes et républicains, les pays, échelons d’élaboration de projet et de coopération, peuvent avoir leur utilité en associant des acteurs très divers, y compris de la société civiles, et de manière transversale. Avant de les rayer d’un trait de plume, leur rôle devrait être évalué.

6) Une asphyxie financière de nos collectivités.

Avec le projet de loi de finances pour 2010, le but est explicitement donné : « faire contribuer les collectivités locales à l’effort de réduction du déficit public ». Or seul l’Etat vote aujourd’hui son budget de fonctionnement en déficit et emprunte donc pour l’équilibrer. IL s’agit donc de sanctionner les collectivités vertueuses pour pallier à la gabegie de l’Etat.

La mesure phare du projet de loi de finances pour 2010 consiste en la suppression de la taxe professionnelle sur les « investissements productifs », annoncée en janvier 2009. Sa suppression sera compensée par des recettes peu fiables ne permettant plus d’anticiper sur plusieurs années les projets à réaliser. Les autres composantes de l’assiette actuelle de la TP seront en effet maintenues sous la forme d’une nouvelle imposition locale : la « contribution économique territoriale », composée d’une « cotisation locale d’activité » assise sur les bases foncières et d’une « cotisation complémentaire » assise sur la valeur ajoutée et le chiffre d’affaires.

Initialement, le gouvernement prévoyait une affectation spécialisée de ces taxes par collectivité, la « cotisation locale d’activité » revenant aux communes et EPCI et la « cotisation complémentaire » aux départements et régions. Les recettes de taxe d’habitation étaient retirées au département. Mais devant le tollé général, y compris dans la majorité parlementaire, il semble que cette spécialisation soit supprimée.

Pour renforcer la compensation, il est prévu l’affectation aux collectivités de ressources fiscales actuellement perçues par l’Etat ou partagés entre l’Etat et les collectivités et une nouvelle imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau, parce que jugées « non-délocalisables ». Il est également prévu une réduction de 2 milliards d’euros du montant des frais d’assiette et de recouvrement prélevé par l’Etat sur le produit des impôts locaux. Au total, avec cette loi de finances, il y aura perte du lien entre entreprise et territoire, perte pour les communes du lien avec l’activité économique.

Ces mesures entreront en application pour les entreprises dès janvier 2010 mais c’est l’Etat qui percevra l’ensemble des recettes de la nouvelle « cotisation économique territoriale ». Pour l’année 2010, les collectivités recevront donc une compensation relais de la part de l’Etat au moins égale à ce qu’elle percevait avant la réforme de la taxe professionnelle. Les décisions sont donc prises dans l’urgence en l’absence complète d’étude d’impact détaillée sur les conséquences à la fois sur les collectivités et sans état des lieux des précédents allègements de fiscalité pour les entreprises sur l’emploi et les territoires.

Le gouvernement prévoit également de répartir différemment les quatre taxes selon les strates de collectivités en les spécialisant. La fixation des taux, fixés par le Parlement, échapperait pour une grande part aux collectivités. Ainsi les communes et EPCI à fiscalité propre conservent une liberté de fixer le taux de la « cotisation locale d’activité », mais de manière restreinte, tandis que les département et régions seront dessaisies de tout pouvoir fiscal. Quant au plafonnement de la valeur ajoutée, il baisserait de 3,5% à 3%.

La taxe professionnelle représentant la moitié des ressources fiscales des collectivités territoriales, on peut donc s’attendre à un report massif de la charge sur les ménages, d’autant que le projet de loi supprime toutes les modalités dérogatoires de « déliaison » du taux de taxe professionnelle et des impôts ménages. Sur l’ensemble des recettes fiscales des collectivités, actuellement, 48% proviennent des ménages et 52% des entreprises. Avec la réforme, la proportion est amené à 75% pour les ménages et 25% pour les entreprises.

Le gouvernement indexe les concours de l’Etat aux collectivités à 0,6% alors que l’inflation atteint 1,2%. Il s’agit donc de la fin du contrat de croissance et de solidarité. Cela aurait pour conséquence une baisse de 20% à 30% des dotations de compensation.

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Pour toutes ces raisons, les élus communistes et républicains ont demandé que le projet de réforme des collectivités territorial soit retiré et qu’un large débat citoyen soit organisé pour qu’une nouvelle réforme soit mise en œuvre répondant réellement aux besoins des populations.

Les propositions portées par les élus communistes et républicains visent au contraire à articuler démocratie sociale et territoriale, afin de promouvoir un nouveau type de développement social, économique, environnemental et citoyen. Ils proposent pour cela une réforme ambitieuse fondée sur la solidarité entre territoires, de nouveaux droits aux citoyens, de nouveaux moyens d’action et de financement aux différents échelons territoriaux :

- Les élus doivent pouvoir mettre en oeuvre, dans toutes les collectivités, les services publics et les politiques dont ont besoin les habitants, afin que soit assurée la satisfaction des droits humains qui leur sont constitutionnellement garantis.

- Pour cela, des coopérations doivent se développer pour mieux répondre à l’intérêt général. A cet égard, le rôle de l’Etat doit être clairement identifié afin d’assurer la solidarité nationale, la cohésion sociale, l’aménagement de l’espace et l’égalité entre les territoires.

- Pour assurer leurs missions, les collectivités doivent bénéficier de moyens financiers suffisants. Il faut mettre en place une fiscalité locale au caractère progressif pour les ménages et une fiscalité liant étroitement l’entreprise au territoire incluant les actifs financiers des entreprises.

- Enfin, un pôle public financier doit être créé pour intervenir efficacement dans la vie économique et sociale, financer les investissements relevant de l’intérêt général et couvrir les besoins des territoires que les logiques du marché ne veulent pas assurer.

 

Manifestation anti-OTAN (J-10) : L’Anecr appelle les élu-e-s et les collectivités à pavoiser aux couleurs de la paix.

Drapeau de la Paix

A dix jours de grands rassemblements pacifistes à Strasbourg et Kehl, pour dire « non à l’OTAN » qui célèbre son soixantième anniversaire, l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains tient à apporter tout son soutien aux organisations françaises et européennes à l’origine de ces manifestations pour une Europe de paix et de coopération.

Alors que l’Union européenne s’est construite sur un idéal de paix, l’OTAN porte la guerre et la confrontation d’un autre âge. Pour que les coopérations et la force de la politique l’emportent sur le recours à la force, les élus communistes, républicains, progressistes se prononcent pour une Europe œuvrant à des partenariats avec les autres continents, particulièrement la Méditerranée, pour la réduction des dépenses militaires et l’abolition des armes nucléaires. Ils agissent pour que la France s’engage activement en ce sens.

Pour marquer le soutien à cette marche de la paix du samedi 4 avril à Strasbourg et à Kehl, l’ANECR appelle les élus qui se reconnaissent dans les valeurs de paix et de solidarité à pavoiser les bâtiments publics, les mairies, les sièges des assemblées départementales et régionales du drapeau multicolore PAIX.

Pour soutenir les mobilisations pacifistes des 3-4 avril à Strasbourg et Kehl, pour dire non à l’OTAN, l’ANECR appelle les élus à pavoiser leurs fenêtres aux couleurs de la paix.

Le drapeau multicolore PAIX est disponible auprès du Mouvement de la paix, M. Alain Katchadourian : 0140120912 ou par courriel alain.katchadourian@mvtpaix.org (10 euros l’unité)

 

Pour la démocratie locale et le développement solidaire des territoires

L’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains s’adresse à l’ensemble des élus de France, de la population, des syndicats... sur les dangers de la réforme territoriale.

Madame, Monsieur,

Le Président de la République entend bouleverser le paysage institutionnel français et a confié dans ce but à Edouard Balladur la présidence d’un comité ayant pour mission de proposer un nouveau modèle d’organisation territoriale. Or, ces propositions, déjà connues pour l’essentiel, apparaissent comme dangereuses à plus d’un titre. Elles amplifient les coupes sombres dans l’action publique déjà engagées au niveau de l’Etat et de l’Union Européenne.

Au coeur de la réforme envisagée, il est proposé en premier lieu d’instaurer un nouveau statut de métropole, donnant lieu à l’élection au suffrage universel direct des plus importantes communautés urbaines ou d’agglomération de notre pays, d’autres agglomérations pouvant également poser leur candidature. Les élus des autres intercommunalités feraient l’objet d’une désignation par un « fléchage » de certains élus municipaux, à l’image de Paris, Lyon et Marseille. L’ensemble des intercommunalités se verraient confier à titre exclusif la clause de compétence générale, leur permettant de mener des politiques dans tous les domaines, effaçant progressivement le rôle des communes et des départements.

Dans le même temps, les départements pourraient se transformer en collectivités territoriales spécialisées, et même devenir de simples composantes des régions, le nombre de ces dernières étant par ailleurs ramené à une quinzaine. Les conseillers territoriaux, communs aux assemblées délibérantes des régions et des départements, seraient désignés au scrutin uninominal.

Le tout serait accompagné par la limitation aux régions et aux intercommunalités de la capacité de lever l’impôt, à charge pour elles d’en « redistribuer une part » aux départements et aux communes. A cet égard, il serait envisagé de moduler les dotations de l’Etat en fonction des politiques menées par les collectivités, suivant des critères définis par l’Etat. Quant à la taxe professionnelle, elle serait purement et simplement supprimée en 2010 comme vient de l’annoncer le chef de l’Etat, le manque à gagner se reportant au final sur les ménages.

Le projet du gouvernement est donc parfaitement clair : il s’agit pour lui d’éloigner toujours plus les citoyens des lieux de décisions, pour mieux transformer les collectivités locales en outils de mise en oeuvre des politiques décidées par l’Etat, pour réduire ces dépenses publiques indispensables à la satisfaction des besoins, pour privatiser les services publics. Nous pensons au contraire que ces services publics, principaux outils de réduction des inégalités, sont plus que jamais nécessaires, particulièrement dans le contexte de crise économique et financière que nous subissons.

Si une telle réforme était adoptée, nous nous acheminerions vers la disparition de la démocratie de proximité dans notre pays, et en particulier de l’échelon communal, cellule de base de notre République, foyer d’épanouissement de la citoyenneté.

Elus communistes, républicains et progressistes, nous sommes convaincus qu’une nouvelle dynamique des collectivités est possible. Mais, contrairement aux projets gouvernementaux, nous pensons qu’elle doit donner de nouveaux droits aux citoyens et de nouveaux moyens aux différents échelons territoriaux pour répondre aux préoccupations des habitants.

C’est pourquoi nous proposons de construire avec les populations une alternative au dépeçage de nos collectivités qui pourrait s’appuyer sur les objectifs suivants :

Démocratiser les institutions locales. Il convient de renforcer la démocratie en développant la démocratie participative et en garantissant la libre administration des collectivités. Les représentants des communes, départements et régions doivent être élus au suffrage universel direct et proportionnel. Le suffrage universel doit rester ancré dans la commune. Nous proposons donc que les conseillers communautaires soient désignés par fléchage sur les listes municipales dans le cadre d’une représentation proportionnelle pondérée.

Développer et rééquilibrer les territoires. Il faut repenser l’organisation territoriale et la définition des compétences en nous basant sur la satisfaction des besoins humains et des droits fondamentaux qui leur sont constitutionnellement garantis. Nous proposons de revenir sur certains transferts de compétences qui ont créés des inégalités entre les territoires et les populations et de renforcer les coopérations entre collectivités sur la base de projets communs.

Assurer de nouveaux moyens financiers aux collectivités. D’une part, les dotations de l’Etat devraient être revalorisées. D’autre part, la taxe professionnelle devrait être remplacée par une Taxe sur l’Activité Economique qui intégrerait dans son assiette les investissements non-productifs, et notamment les placements financiers des entreprises et dont le produit serait réparti de manière à lutter contre les inégalités territoriales.

Crèches, accompagnement de l’enfance et de la jeunesse, formation, voirie, culture, urbanisme, cadre de vie… les collectivités assurent un rôle indispensable à la vie des habitants. Elles contribuent à la croissance de la richesse nationale en créant et en entretenant la grande majorité des infrastructures et équipements publics utiles à tous et notamment à l’activité économique. Or, c’est ce modèle, certes encore imparfait mais pour sa plus grande part efficace et juste, qui est aujourd’hui menacé par les projets gouvernementaux.

C’est pourquoi, nous, élus communistes et républicains, progressistes, nous nous adressons à vous, défenseurs de la démocratie locale, pour faire obstacle à ces projets destructeurs et à faire front commun pour porter avec la population une nouvelle étape de la démocratisation et du développement de nos territoires.

Le 25 février 2009

 

Les élus communistes et républicains au coté des salariés lors de la manifestation du 29 janvier.


Michel Passet, 2e adjoint à Montpellier, président du groupe communiste.

                               Hervé Martin, conseiller municipal de Montpellier, vice président de l'agglomération de Montpellier.


Cédric Sudres, conseiller muncipal de Montpellier.


2e rang, au centre, Jean Louis Bonneric, adjoint au maire à Frontignan Lapeyrade.


Cédric Sudres et Hervé Martin.