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Xynthia le drame se poursuit sous d’autres formes

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L’Etat annonce qu’il se propose de racheter 802 maisons à la Faute et à l’Aiguillon sur Mer. Au final, tout le monde y sera aller de son porte monnaie. L’Etat achète,culpabilise les élus locaux. Le conseil Régional des Pays de la Loire sur enchérit, il veut se placer au-dessus des acteurs de terrain, négligeant au passage les services de l’Etat qui se sont beaucoup investis dans ce dossier douloureux , allant ainsi largement au delà de ses compétences. Le département n’est pas en reste, et veut se dédouaner des fautes commises.

Tout ceci fait, c’est un peu vite oublier toutes les victimes humaines et les dégâts sociaux, économiques et écologiques de ce drame inoubliable.

A nouveau, comme cela se passe avec les entreprises qui délocalisent ou qui licencient pour faire plus de profit, les différentes collectivités en présence sortent le carnet de chèques, pour se prévaloir, sans doute d’une bonne conscience.
L’Etat, la Région, le Département sont en contradiction avec les exigences qui ne cessent de grandir. Depuis le drame, s’exprime la double nécessité de l’expertise scientifique et de l’expression citoyenne et mémorielle. Or, nous assistons à une espèce d’empressement à tourner la page.
De tout temps, l’être humain a considéré la mer comme un adversaire. Toutes les activités humaines qui existaient sur les polders, sur le littoral, dans les« cases » se protégeaient contre cet adversaire et cherchaient à anticiper ses agressions. Aujourd’hui ces activités humaines ont disparu, le service public des écluses a été supprimé pour faire des économies. Et puis on veut nous faire croire que la mer serait devenue une amie. Aux lieu et place de culpabiliser les familles sinistrées, il y a bien une autre orientation à prendre pour les 3 niveaux de collectivité : l’Etat, la Région, le département,c’est bien de recréer dans ces territoires si fragiles, si sensibles, de l’activité humaine. Il faut créer un véritable service public des éco-systèmes. Un service public capable de remettre en route et en perspective l’histoire. La perte de mémoire collective, qui a fait place au chacun pour soi, est dramatique de conséquences.
Depuis cette tragédie, des décisions, des informations contradictoires, des déclarations politiques jusqu’au plus haut niveau de l’Etat se sont succédées et ont entretenu doute et inquiétude. Des travaux de reconstruction ont été entrepris sur toute la partie du littoral qui a été touchée. Il ne s’agit pas de tout rejeter, toutefois le doute est permis sur l’efficacité d’une telle précipitation. Ce sont à nouveau les familles concernées par ce drame qui en paient le prix.

 

Réforme territoriale : Non à la fin de l’intervention publique locale et à une brutale recentralisation !



Plate-forme commune des associations d’élu-e-s de gauche et écologistes

Le président de la République doit tomber le masque. Il est temps de reconnaître, devant les Français, l’objectif politique caché de la réforme territoriale. Sous couvert de simplification institutionnelle, le but n’est autre qu’idéologique : il s’agit in fine de transférer au secteur privé des pans entiers de l’investissement public, assuré aux trois quarts par les collectivités locales, et une partie importante des services publics locaux. L’étranglement des budgets territoriaux, la perte d’autonomie fiscale des collectivités, conjugués à l’affaiblissement institutionnel des départements et des régions, entraineront inéluctablement la reprise par l’entreprise privée de nombre de services assurés aujourd’hui par les collectivités locales, au prix de l’abandon des populations les moins solvables, des services les moins rentables, des territoires les moins favorisés. Ce sont 30 ans de décentralisation qui sont mis à mal.

Le projet de loi cherche à réduire de façon drastique la dépense publique locale.

La création du conseiller territorial ne vise nullement à simplifier l’organisation territoriale de notre pays : au contraire elle cumule tous les effets d’une réforme régressive. Au risque de réduire structurellement les politiques de solidarité et les actions de proximité menées par les conseils généraux, elle ajoute la suppression de l’autonomie fiscale des conseils régionaux. La région se trouverait réduite à la « simple somme » des intérêts de chacun de ses « cantons », et le devenir des politiques d’aménagement du territoire, d’essor économique et de développement durable serait gravement compromis. C’est aussi l’emploi public et le rôle et la place des agents territoriaux qui se trouvent menacés.

La fin des engagements financiers solidaires (appelés financements croisés), couplée avec la limitation de la clause générale de compétence des départements et des régions et le non-cumul des financements régionaux et départementaux visent à remettre en cause des contributions essentielles pour les équipements des communes et le réseau associatif.

Peu importe pour le gouvernement le rôle fondamental de la coopération entre les différents niveaux de collectivités dans la satisfaction des besoins des habitants

Nous prônons des moyens équilibrés pour chaque niveau de collectivité mais aussi des moyens pour combattre les inégalités territoriales, notamment pour les quartiers en grande difficulté et les zones rurales mises à l’écart.

Le projet de loi opère un mouvement brutal de recentralisation

Le pouvoir en place se heurte au fait que les assemblées délibérantes sont élues par les citoyens et que ceux-ci sont fortement attachés aux services rendus et aux élus de proximité qui les gèrent et les développent. La solution est donc pour le gouvernement d’éloigner le plus possible les citoyens des lieux de décisions au prix d’un démantèlement de la décentralisation et de la souveraineté populaire.

Le rôle donné aux préfets pour la fusion de collectivités en est un exemple frappant. Non seulement le pouvoir donné au représentant de l’Etat - de fait, du gouvernement, aujourd’hui - s’accroît, marquant un recul important de la démocratie territoriale, mais la généralisation des fusions de communes, de départements et de régions conduirait à affaiblir le lien entre nos concitoyens et leurs territoires ainsi qu’entre nos concitoyens et leurs élus. Le projet de « Grand Paris » illustre le type de démarche autoritaire employée par Nicolas Sarkozy.

De plus, en instaurant un mode de scrutin moins démocratique, le projet de loi contribuerait à éloigner les citoyens des lieux de décision. Si nos associations d’élu(e)s sont opposées à la création du conseiller territorial, elles le sont tout autant aux modes de scrutin qui lui sont associés, qui font fi de la parité, de la représentativité des territoires et de la diversité des habitants.

''__Les associations des élu-e-s de gauche et écologistes exigent le retrait de ce projet et une autre réforme des collectivités locales.__''

S’il était adopté, ce projet de loi jetterait les bases d’un démantèlement de la démocratie locale. Cette réforme constitue en effet une menace d’une gravité sans précédent contre l’intervention publique et pour les enjeux de développement durable. C’est pourquoi les associations d’élus de gauche et écologistes souhaitent que le texte soit retiré et appellent de leurs vœux une nouvelle réforme de l’organisation territoriale au service des citoyens.

Elles affirment leur attachement au rôle essentiel joué par les collectivités et l’ensemble des agents territoriaux pour satisfaire les besoins des habitants en matière de logement, de santé, d’éducation, de sport, de culture, de cadre de vie...

Plutôt que de confier au secteur privé ces activités humaines au prix d’inégalités renforcées, elles souhaitent que l’Etat poursuive la décentralisation en donnant aux collectivités les moyens de contribuer au développement social, économique, humain de notre pays.

La suppression de la taxe professionnelle et le gel pour trois ans des dotations d’Etat étouffent les capacités financières des collectivités et renforcent encore les inégalités, notamment vis-à-vis des territoires industriels, alors qu’il est nécessaire de disposer d’un impôt économique dynamique lié au territoire.

Plutôt qu’un dumping social et fiscal, les associations d’élu-e-s de gauche et écologistes prônent un renforcement des coopérations entre collectivités et une véritable solidarité financière entre elles, propre à assurer une meilleure péréquation entre les territoires.

Afin d’affirmer leur refus de cette réforme, les associations d’élu-e-s de gauche et écologistes appellent l’ensemble des élus, les agents territoriaux, les membres d’associations à se rassembler devant l’Assemblée nationale le 3 novembre prochain lors de la tenue de Commission mixte paritaire. Une conférence de presse sera organisée le même jour par les représentants d’élus de gauche, les parlementaires, les responsables syndicaux…

ANECR, élus communistes et républicains
FNESR, élus socialistes et républicains
FEVE, élus Verts et écologistes
La Gauche par l’Exemple, élus du Parti de Gauche
ARECA, élus du Mouvement Républicain et Citoyen
ANEGRR, élus de la gauche radicale et républicaine

 

Hopital Castel-Moissac: un si bon docteur!

Peu de gens se souviennent mais lors des dernières élections municipales à Moissac, la liste conduite par M. Nunzi se présentait à nos suffrages en se prévalant d'un soutien original et important, celui du responsable d'alors des Urgences Hospitalières pour Montauban et depuis en charge du projet médical de l'hôpital de Montauban: le Docteur Mardegan!

Au demeurant les liens entre Moissac et le Docteur s'expriment de bien des manières et il n'est pas rare qu'il soit interrogé sur les questions de santé dans le magasine de la ville (page 4) http://www.moissac.fr/moissac_page/... et http://www.moissac.fr/moissac_page/...

Or, dans la lutte des salariés (es) de la Clinique privée du Pont de Chaume pour un salaire décent et plus de dignité, le Docteur Mardegan est venu au secours des patrons de cette entreprise au nom très certainement du nécessaire rapprochement Public-Privé, un dada déjà exprimé à plusieurs reprises quand il s'appuyait sur le rapport Larcher (le fossoyeur de l'Hôpital Public) dans une interview : http://www.ladepeche.fr/article/200...

Nous allons donc être taxé d'empêcheurs de tourner en rond car au détour d'une page de l'hebdomadaire Charlie Hebdo du 14 avril dernier, nous trouvons ceci:

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cliquez pour agrandir


Est-ce à dire que les rapprochements occasionnels comme celui-ci préfigurent de plus grandes manœuvres à l'ombre d'une réforme de l'hôpital qui se trame dans les bureaux de la toute nouvelle A.R.S. (Agence Régionale de santé)?


Nous n'osons le croire, bien que de nombreux signes avant-coureurs ne nous laissent guère le choix:

  • fermeture des blocs chirurgicaux la nuit...
  • transferts de plus en plus nombreux vers les Urgences de Montauban (Privées et publiques)
  • choix par les praticiens locaux d'interventions chirurgicales dans les cliniques privées de Montauban... etc...

Les prochains mois seront déterminants pour le devenir de notre CHIC, notre Hôpital de proximité et il n'est plus que temps d'informer les populations d e notre bassin de vie sur le devenir de notre santé de proximité...

Peut-être pourrions nous suggérer à M. Nunzi, Maire de Moissac, de prendre date avec son "ami" le docteur Mardegan pour connaître enfin les décisions qui sont en passe d'être prises... à moins que cela ne soit déjà fait!

 

Une tribune pour 'l'Huma-Dimanche" apr Christian Picquet

Je viens de donner une tribune à l'Humanité-Dimanche. Plusieurs personnalités (Pierre Laurent, le coordinateur national du Parti communiste, Martin Malvy, président réélu du conseil régional de Midi-Pyrénées, et Dominique Bucchini, le tout nouveau président communiste de l'Assemblée de Corse) y répondent comme moi à la question : "Que faire de la défaite de la droite ?"

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"Répondre vite aux aspirations des classes populaires"

C’est la leçon première des élections régionales : le pays va au devant d’épreuves sociales et politiques décisives.

Rarement la question d’une alternative politique crédible ne se sera-t-elle posée avec une telle acuité. Rarement le besoin de gauche, la nécessité que la gauche redevienne la gauche ne se seront-ils exprimés avec autant de force.

Sans appel, la politique de Nicolas Sarkozy est aujourd’hui désavouée, son projet de refonte réactionaire de la société est sanctionné, son autorité même et la légitimité de sa majorité sont mises en cause, sa tentative d’imposer au forceps la bipolarisation de la vie publique est en miettes.

Une crise de régime menace. En même temps, atteignant des proportions inédites depuis les origines de la V° République, l’abstention signe une souffrance sociale et une désespérance politique abyssales. Cette grève des isoloirs traduit une crise majeure de la représentation politique et institutionnelle. D’autant qu’elle se conjugue à la remontée d’une extrême droite vers laquelle pourrait de nouveau s’égarer la colère d’une fraction du peuple et se réfugier sa volonté de changement.

À cet égard, si en ce début de printemps, la gauche aura été la grande bénéficiaire du rejet du sarkozysme gouvernemental, elle ne saurait s’aveugler sur l’ampleur des défis qu’il lui appartient de relever.

Alors que la droite se prépare à relancer ses attaques destructrices, contre le droit à la retraite à 60 ans par exemple, l’exaspération du monde du travail dessine des confrontations sociales majeures dans la prochaine période. Pour qu’elles se révèlent en mesure de l’emporter, pour que les futurs rendez-vous électoraux rouvrent le chemin de l’espoir à celles et ceux que démobilise un terrible sentiment d’impuissance face aux ravages d’un capitalisme chaque jour plus vorace, il convient de se tourner résolument vers les classes populaires et de répondre à leurs attentes.

Dit autrement, l’urgence est de rompre avec les logiques de renoncement devant un libéralisme en faillite, celles qui ont mené la gauche à toutes les défaites de ces quinze dernières années.

L’urgence est d’en finir avec les tentatives de recomposition au centre, que continuent à porter tant de responsables du Parti socialiste ou encore Daniel Cohn-Bendit, en dépit de l’effondrement du Modem. L’urgence est de ne plus confondre la prise en compte de l’exigence écologique avec l’accompagnement d’un « capitalisme vert » qui en est la négation même.

Dans la reconstruction d’une perspective à la hauteur, il revient au Front de gauche une responsabilité primordiale. Bien sûr, à ce scrutin des régionales, il n’a pas bénéficié de la dynamique qu’il pouvait légitimement escompter.

Il ne s’en sera pas moins enraciné dans le paysage politique hexagonal, jusqu’à devenir la troisième composante incontournable de la gauche. L’écho de sa campagne aura, de surcroît, dépassé de très loin le nombre des suffrages obtenus. Son existence même et l’intérêt que lui vaut le rassemblement dont il porte les couleurs seront, dès demain, un précieux encouragement aux épreuves de force qui s’annoncent. Sa jonction, depuis un an, avec divers secteurs du monde syndical et associatif entrouvre une nouvelle opportunité de coopération entre mouvement social et forces politiques.

Fort de ces acquis, il lui appartient de s’assurer de la visibilité nationale et permanente qui lui a partiellement fait défaut ces derniers mois. D’organiser la présence conjointe de ses diverses composantes à l’occasion des confrontations sociales et politiques à venir. De s’élargir aux forces politiques partageant sa démarche, et plus encore aux secteurs de la gauche sociale et intellectuelle en recherche d’un véritable prolongement à leurs engagements de terrain. De se doter, non plus seulement de plates-formes électorales ponctuelles, mais d’un début de projet de société appuyé sur une proposition de nature à cristalliser l’aspiration à un changement radical qui se fait jour dans la société : un nouveau Front populaire, appuyé sur la mobilisation sociale et porteur d’une politique de rupture avec le capitalisme et le productivisme. Ainsi pourrait-il affirmer son ambition de faire bouger les lignes à gauche et de conquérir une majorité dans le pays.

Tel serait l’objectif des Assises du Front de gauche dont la Gauche unitaire suggère l’organisation pour la fin de l’année…

 

Nos impôts avalés à grande vitesse par la LGV par Jean Paul Damaggio

Les engagements précis des collectivités territoriales


Midi-Pyrénées

Au stade actuel du projet de LGV Toulouse-Bordeaux, dit APS (avant-projet sommaire) il faut pour que le ministre des transports en valide le contenu qu’on y trouve un volet financement (c’est la moindre des choses même si personne n’en parle). Au stade suivant APD (avant-projet détaillé) ce financement sera adapté et constituera une part du dossier d’enquête d’utilité publique.

En conséquence, en 2009, les collectivités territoriales de Midi-Pyrénées comme d’Aquitaine ont voté les engagements constitutifs de ce financement. Le point est d’autant plus crucial que si une ligne Toulouse-Bordeaux a été mise en projet c’est justement… pour des raisons financières ! Le premier a nous avoir alerté est l’universitaire Simon Charbonneau qui dès 2007 commençait ainsi un de ses articles :

« Alors même que Réseau Ferré de France se débat aujourd'hui dans un déficit faramineux, les projets de lignes à grande vitesse pour le sud ouest se sont multipliés. Après la LGV Tours/Bordeaux qui a échappé à la procédure du débat public et entré directement au stade de l’enquête publique en janvier 2005, c’est le projet de LGV Bordeaux/Toulouse le moins justifié qui a été soumis à la procédure du débat public l’année dernière, puis celui de Sud Europe Atlantique (SEA) vers Hendaye qui doit être prochainement engagé. A l'unanimité, le Conseil Régional, tous groupes politiques confondus y compris certains élus écologistes, a donné son feu vert (si j'ose dire !) à ces projets pharaoniques dont les investissements se comptent en milliards d’euros. »




La dépense totale

Tous les montants qui vont être donnés sont en millions d’euros valeur 2006 puisqu’ils datent du moment du débat public de 2005-2006.

RFF insiste bien sûr pour dire qu’il s’agit du coût « sur la base de l’option de passage la plus économique ». Autant dire la dépense plancher…

J’ajoute que la source de ces montants est sérieuse, qu’ils ont été publiquement inscrits sur le blog des Editions La Brochure sans à ce jour la moindre contestation. Bien sûr, ce dossier peut se compléter par le contenu « politique » des délibérations et en ayant en tête qu’il concerne des dépenses extérieures aux compétences des dites collectivités territoriales. Il ne s’agit pas ici de crier contre un investissement mais d’informer sur un investissement pour que chacun mette en rapport le prix et la qualité !

Pour la dépense sur les deux lignes soit Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Bayonne, la dépense officielle se répartit ainsi : 4 314 par RFF, 4 440 par l’Etat 677 par l’Europe et 3 183 par les collectivités territoriales (la faible part de l’Europe tient au fait qu’il concerne seulement la tranche Espagne-Dax car il y aurait là du fret).

Total : 12 614 millions d’euros autant dire 12 milliards. Un quart de cette dépense concerne Toulouse-Bordeaux que RFF chiffre à 2,9 milliards.




La position de Jean-Michel Baylet

C’est au Sénat le 17 février 2010 dans le cadre d’une question écrite, que J-M B. précise le principe du financement pour les collectivités :

« C'est un enjeu majeur pour le Sud-ouest, auquel les Tarn-et-Garonnais adhèrent : nous avons toujours soutenu ce grand projet ferroviaire, dont nous mesurons tout le potentiel économique, même s'il ne devrait être opérationnel, hélas ! qu'en 2020. Dois-je rappeler que les collectivités locales participent à hauteur de 50 % au financement de cette ligne à grande vitesse ? Ce financement extraordinaire et inédit est une grande première ! »

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Et il annonce enfin des montants !

« Ainsi, la participation financière du conseil général de Tarn-et-Garonne devrait être de 25,2 millions d'euros, « valeur 2006 » – par les temps qui courent, c'est quelque peu compliqué pour nous… –, sur l'enveloppe totale de 12,6 milliards d'euros nécessaires aux travaux. Si l'on ajoute la participation de la communauté d'agglomération de Montauban, qui est de l'ordre de 11 millions d'euros, c'est un effort de plus de 36 millions d'euros, « valeur 2006 », qui est demandé aux contribuables tarn-et-garonnais.

J-M B. confirme les 12,6 milliards que j’ai pu découvrir mais sans distinguer les divers cas de figure. S’il donne le montant officiel pour la Communauté d’agglomération de Montauban, il gonfle le montant du Conseil général du Tarn et Garonne !

En effet, Bernard Dagen, président de la commission des finances au Conseil général, indique, sur le Petit Journal du 22 février 2010 une somme de 13 millions d’euros qui correspond au chiffre officiel voté.

Passer de 13 à 25 millions ce n’est pas une paille ! On peut éventuellement l’expliquer par le fait que, si le financement par les collectivités territoriales de la LGV n’est pas de leur compétence (soit les 13 millions), il reste à ajouter d’autres frais de leur propre compétence, en particulier l’aménagement des voiries, par exemple, la nouvelle bretelle d’autoroute prévue à Montech (et celles autour de la nouvelle gare).

Le Conseil général du Lot

Alors que sur la ligne Toulouse-Paris par Limoges des luttes considérables existent pour la défendre, le Conseil général du Lot s’engage à verser pour la LGV 8,9 millions d’euros et la communauté des communes à Cahors 1,4 millions soit au total 10,3 millions d’euros. Si cette information circule à grande vitesse parmi la population lotoise, le Conseil général du Lot pourrait être incité à revoir son engagement, car il est phénoménal d’en appeler aux finances locales pour financer un projet qui assassine le Lot !




Le Conseil général de l’Aveyron

Cette collectivité territoriale s’est engagée à verser 8,2 millions d’euros. Mais si l’on en croit l’étude générale sur le financement de Roland Gros et publiée par ATTAC Landes (un document important disponible sur internet), ce Conseil général aurait remis en cause cet engagement sous prétexte que pas une ligne ne traversera son département. Il serait judicieux d’avoir une confirmation précise de cette information pour la populariser comme première remise en cause du projet. Si l’Aveyron se retire, les dépenses pour les autres collectivités territoriales seront d’autant plus grandes. Voilà vers où les anti-LGV doivent agir car le projet s’effondrera pour une seule raison : l’échec du montage financier.




Le Conseil régional Midi-Pyrénées

C’est là où sont les sommes sont les plus pharaoniques ! A ce jour, le montant est de 423 millions d’euros (toujours valeur 2006) soit pas loin de la moitié du budget de l’institution sur une année. A lire ce coût on comprend que Malvy ait avoué que l’emprunt pour un tel projet se ferait sur 40 ou 50 ans ! Et évoquer un tel emprunt, c’est ajouter d’énormes frais bancaires aux frais de la ligne !

Sur ce point un petit calcul s’impose : alors que le coût de Bordeaux-Toulouse est le quart du coût total, et comme nous savons que pour la Région Aquitaine la note se monte à 640 millions d’euros (donnée financière largement popularisée par Europe Ecologie Aquitaine), Midi-Pyrénées aurait dû payer proportionnellement 160 millions et nous sommes à 423 !!! C’est là que nous retrouvons ce cri de gloire de J-M Baylet comme quoi en Midi-Pyrénées l’effort des collectivités locales est sans précédent !!!




Détail de toutes les sommes en millions d’euros :

Total Midi-Pyrénées : 1162 millions d’euros

Conseil régional Midi-Pyrénées : 423

Conseils généraux : Ariège 4.9 ; Aveyron 8.2 ; Gers 6.9 ; Haute-Garonne 315.3 ; Hautes-Pyrénées 28.5 ; Tarn 22.4 ; Tarn-et-Garonne 13 ; Lot : 8.9.

Communautés d’agglomération :

Grand-Toulouse 233.7 ; Albi 6,3 ; Tarbes 11,5 ; Montauban 11 ; Cahors 1,4 ; Auch 0.8 ; Foix 0.5.

Voici les infos données dans le Gers : Pour le conseil communautaire du Grand Auch du 18 nov 2008, les travaux sont estimés pour les collectivités territoriales, à 1 162 millions d'euros à partager entre le CR, les CG, les com d'agglo et de communes. Celle du Grand Auch est évaluée à 900 000 euros (dont 300 000 euros sur 2009-2012).

Total à ce jour Aquitaine : 1628 millions.

Nous n’avons pas la répartition par collectivités concernées

soit Conseil régional Aquitaine : 640 millions

Conseils généraux : Landes, Lot et Garonne, Pyrénées Atlantiques, Gironde. Communauté d’Agglomération : Bordeaux, Agen, Dax, Mont de Marsan, Pau,

Conclusion

__ Suivant le principe classique comme quoi un train peut en cacher un autre__, j’affirme que les dépenses de la LGV ne sont pas de nature à développer le rail mais à développer une forme de rail qui tue le rail lui-même. Cet article qui est un élément d’un livre à paraître autour du 20 avril mériterait d’autres développements mais populariser déjà cette base d’informations c’est sortir un peu du débat sur le tracé, les nuisances, un débat qui cautionne par avance le choix du tout LGV pour tenter seulement de le « civiliser ».

Jean-Paul Damaggio

 

Bernard Thibault, Secrétaire général de la CGT à Montauban

Bernard Thibaud tiendra une conférence de presse à 10h00 samedi 27 mars devant la Préfecture pour soutenir les salarié(es)s de la clinique du Pont de Chaume.

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À Toulouse, la colère des postiers est sourde mais ancrée

Parmi les postiers de la Ville rose, les élections régionales ont mis un peu de baume au cœur même si elles n’ont pas beaucoup alimenté les conversations.

La Poste, depuis le 1er mars, est devenue société anonyme, accentuant les craintes pour l’avenir de ce service public. Ce changement s’accompagne, en région toulousaine, d’une vaste réorganisation du tri et de la distribution du courrier. L’acheminement du courrier est devenu une industrie dont les dirigeants veulent réduire les coûts. Les facteurs, moins nombreux, ne profitent pas des gains de productivité et, au contraire, sont plus longtemps dehors, exposés aux intempéries.

À La Poste toulousaine, il y a de l’orage dans l’air.

Mais va-t-il éclater? ? Près de 20?000 manifestants ont défilé mardi dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle. Parmi eux, un certain nombre de postiers dont les motifs de mobilisation ont été variés. André Montégut, facteur à Colomiers, et Régine Larroux, factrice à Pibrac, citent d’abord la sauvegarde et l’amélioration du système de retraite? : « Je crains de ne pas avoir assez pour vivre, surtout au moment de la retraite », confie Régine Larroux.
Mais beaucoup d’autres s’inquiètent de l’évolution de La Poste. Facteurs à Villefranche-de-Lauragais, Alain Sudre et Dominique Pruvost évoquent en premier lieu « les cadences de travail ». Une restructuration de leur service est prévue pour juin? : « Nous allons systématiquement dépasser les horaires et la direction nous répondra qu’on ne respecte pas les cadences », prévoit Dominique Pruvost. « Il se produit une concentration des tâches, avec moins d’emplois », renchérit Alain Sudre.

« La productivité augmente, l’emploi descend », confirme de son côté André Montégut. Aline Cadart travaille aux services financiers de La Poste, appelés autrefois les chèques postaux, et se mobilise d’abord pour l’emploi? : un service sera transféré en novembre de Toulouse à Bordeaux et certains des 109 emplois risquent de se volatiliser durant le trajet? ! « Les collègues sont inquiets pour l’avenir des centres financiers, confie Aline. Ils sont aussi fatigués car ils travaillent beaucoup. » Dans ces conditions, pourquoi les postiers ne sont-ils pas plus massivement dans la rue? ?

« À Villefranche-de-Lauragais, ils ont été un peu plus en grève que d’habitude, rectifie Dominique.

Leur colère est sourde.

Chacun râle dans son coin mais semble peu disposé à manifester avec les autres. Les collègues n’anticipent pas la prochaine restructuration. » Alain le reconnaît? : « Il y a un peu de fatalisme. » « Le niveau de conscience n’est pas aussi élevé qu’il devrait l’être, analyse André. C’est lié à un désarroi? : certains ne sont plus à l’aise dans leur travail qui ne correspond plus à l’idéal de service public pour lequel ils sont entrés à La Poste. » Dans le service de Régine, deux facteurs sur quatorze ont cessé le travail? : « Nos salaires sont bas et une journée de grève, c’est une journée de salaire en moins. » « Et deux fois plus de travail le lendemain? ! » ajoute Dominique.

Aux services financiers de La Poste, la situation est différente et 54 % des salariés ont fait grève mardi, se félicite Aline? : « Mes collègues se mobilisent facilement pour une journée d’action.

Mais je reconnais que cela serait plus difficile pour des actions plus longues. » De l’avis de tous, les élections régionales n’ont pas beaucoup alimenté les conversations. Mais pour Dominique, le résultat a apporté « du baume au cœur ». « Pour l’instant, au troisième tour social, il y a beaucoup d’abstentionnistes », ironise Alain. Pour Dominique, « ça peut basculer. Les collègues se bougeront quand ils seront devant le fait accompli. Certains sont à la limite entre mobilisation et non-mobilisation. »

À Toulouse, on a l’habitude de dire que le temps peut rester gris longtemps, avant que l’orage, peut-être, éclate.

Bruno Vincens

 

Unité pour se défendre et préparer le changement par Patrick Le Hyaric

Le second tour des élections régionales a largement confirmé la sanction infligée à la droite sarkozyste.

Plus de dix-neuf ministres étaient engagés dans ces élections. Tous ont été battus. A cela s’ajoute un haut niveau d’abstention et de bulletins blancs, manifestant une sérieuse défiance envers le pouvoir.

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Mais le silence des urnes est aussi une alerte des catégories les plus populaires, vis-à-vis de la gauche. La nette victoire de la gauche rassemblée au second tour est à la fois la manifestation du rejet de la droite sarkozyste, la satisfaction du bilan des régions et un appel à faire autre chose face à la crise du capitalisme...

Le score de l’extrême-droite est à nouveau très inquiétant. Il se nourrit des déceptions, de la violence de la crise et de ses souffrances sociales, mais aussi de l’attitude du pouvoir qui a repris une partie des thèses lepénistes.

La gauche rassemblée est maintenant en responsabilité dans la grande majorité des régions.

Elle doit répondre à la demande des électrices et des électeurs, comme à celles et ceux qui ne se sont pas déplacés, pour améliorer dans le cadre des compétences et des moyens des régions, la vie des gens, défendre l’emploi, la vie rurale, les services publics, l’école, la santé, les producteurs agricoles familiaux.

Les élus de la gauche devront se mettre au service de toutes et tous dans l’action la plus unitaire possible.

Les populations rurales ont fait part de leur désarroi, de leur profond mécontentement contre la baisse continue des prix agricoles à la production, l’endettement, l’inadmissible faiblesse des retraites, la pauvreté qui rode de plus en plus dans les villages.

Et le projet de nouvelle modification de la Politique agricole commune aggraverait encore la situation des paysans et celle de l’emploi, si elle se faisait dans le cadre actuel de la concurrence de tous contre tous.

De même, la gauche doit sortir du concept « d’euros-régions » en compétition entre elles pour attirer les capitaux. Elle doit au contraire promouvoir une coopération entre régions pour des projets communs, utiles à l’emploi, au développement rural, au progrès social.

A l’opposé de ce que disent les ministres et les responsables de la droite depuis dimanche, le pouvoir doit tenir compte des messages des électeurs. Ceux-ci disent leur refus de l’injuste bouclier fiscal, de l’augmentation permanente des prélèvements sur les familles comme les franchises médicales ou les forfaits hospitaliers alors que les cadeaux se multiplient pour les plus riches et les banquiers.

Et ce n’est pas d’un petit remaniement du gouvernement dont ont besoin les populations, mais d’un vrai changement de cap : celui qui consisterait à se mettre au service du peuple et non plus au service des banquiers.

Le pouvoir doit renoncer au projet de démolition du droit à la retraite à 60 ans ou à la contre réforme anti-démocratique des collectivités territoriales, ainsi qu’au projet de taxe carbone ou de création d’une TVA dite « sociale ».

Il est fait beaucoup de bruit autour de la prochaine présidentielle. Certes, celle-ci est importante et la gauche doit préparer un projet alternatif favorable aux familles populaires.

Mais c’est sans attendre qu’il faut aider les gens à se défendre contre la crise du capitalisme, obtenir des améliorations en faisant reculer le pouvoir de droite, dans l’unité populaire la plus large possible. Nous en serons !

 

La nouvelle répartition des élus, région par région, parti par parti + un tract à télécharger en annexe

A l’issue du second tour des élections régionales, « la Lettre de l’opinion » (Com 1+ et Ifop) a réalisé :

- la synthèse des résultats, région par région ;

- l’évolution du nombre d’élus par parti entre 2004 et 2010 ;

- le décryptage parti par parti des stratégies ;

- le décompte région par région et parti par parti des 22 nouvelles assemblées régionales.

N.D.L.R:A toutes celles et ceux qui veulent donner des leçons de démocratie, nous les invitons à bien lire ces tableaux pour qu'ils et elles mesurent pleinement le sens des contraintes imposées au PCF dans cette élection alors qu'il aurait pu se contenter de partir avec le PS pour garder ses élus(es)
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La synthèse des résultats, région par région:

Un printemps pour la gauche : les listes PS/Europe Ecologie/FG ont largement confirmé leur succès de dimanche dernier en conservant leurs 20 régions, gérées depuis 2004, et en emportant la Corse.

Sévèrement battue, la majorité présidentielle évite le KO de justesse en sauvant l’Alsace.

Quant au FN, il accentue sa poussée du 1er tour : avec plus de 17% des suffrages dans les 12 régions où il se maintenait, il revient sur le devant de la scène politique nationale.

Le sursaut de participation (+ 6, à 53,5% selon notre estimation IFOP) a davantage profité aux listes socialistes et FN.

A un an des élections cantonales de mars 2011 et dans la perspective des élections présidentielles et législatives de 2012, la « gauche solidaire » doit transformer l’essai, l’exécutif digérer l’échec et reconquérir les électeurs perdus : le plus difficile commence avec, au centre du jeu, pour les trois forces politiques, « la France qui souffre »...

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L’évolution du nombre d’élus par parti entre 2004 et 2010:

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Nombre d’élus par parti en 2004

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Nombre d’élus par parti en 2010

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Evolution entre 2004 et 2010




Le décryptage parti par parti des stratégies:

Front de Gauche

Premier pari réussi pour Jean-Luc Mélenchon et Marie-George Buffet : le leadership, à la gauche de la gauche, est assuré et le NPA d’Olivier Besancenot est à la peine. En ligne de mire, la présidentielle de 2012 : le Front de gauche peut permettre au PC de revenir dans le jeu, mais ce dernier acceptera t-il de renoncer à un candidat issu de ses rangs et de faire confiance à Jean-Luc Mélenchon ? Sans oublier le lourd tribut de l’autonomie politique : avec seulement 8 listes autonomes en 2004, le PC obtenait 191 élus. Le Front de gauche ne compte, aujourd’hui, que 102 sièges pour 17 listes autonomes.

Europe Ecologie

3ème force politique du pays, Europe Ecologie confirme son excellent résultat des élections européennes. Véritable validation de son choix d’autonomie vis-à-vis du PS, sans pour autant atteindre les 400 élus espérés par Cécile Duflot : avec 263 sièges, Europe Ecologie améliore, toutefois, sensiblement ses chiffres de 2004 (159 élus avec 9 listes autonomes). Mais, dans la perspective de 2012 et l’absence de présidentiables incontestables, les débats vont être vifs entre partisans d’une affirmation de l’indépendance obtenue de haute lutte et les supporters de Daniel Cohn-Bendit. Ce dernier privilégiant l’union avec le PS lors de la présidentielle dès le premier tour en contrepartie d’une cinquantaine de circonscriptions réservées aux écologistes…

Parti Socialiste

Comme en 2004, la victoire est large et sans appel. A l’extérieur du parti, la primauté à gauche, face aux Verts, est retrouvée, tandis que s’éloignent (provisoirement ?) les menaces Bayrou et Besancenot. Mais, en interne, les difficultés pourraient vite revenir : la vice-championne du PS aux régionales, Ségolène Royal (60,61%), est de retour, DSK attend, François Hollande observe et Martine Aubry savoure sa première victoire. Mais, à l’inverse de 2004, le PS saura t-il transformer l’essai pour la prochaine élection présidentielle ? C’est tout l’enjeu du nouveau concept de « gauche solidaire »… En termes d’élus, la rue de Solférino ne bénéficie pas totalement de son succès : 754 sièges PS/PRG/DVG en 2010 contre 714 élus en 2004 … Conséquence des larges places accordées à ses nouveaux partenaires.

Modem

Le Mouvement démocrate est l’un des grands perdants du scrutin. Il ne franchit pas le seuil symbolique des 5% et perd une soixantaine de sièges : 10 élus en 2010 contre 69 issus des élections de 2004. Mais François Bayrou conserve une indéniable popularité dans l’opinion. Fort de son statut acquis en 2007, il peut encore aspirer à des jours meilleurs, en captant, entre autres, lors du scrutin présidentiel, les électeurs d’Europe Ecologie et les déçus du sarkozysme. Mais peut-on gagner sans relais d’élus et sans appareil militant structuré ?

UMP

Le coup est rude pour la majorité présidentielle qui doit faire face à deux poussées, celles du PS et du FN. Avec ce revers, les questions sont nombreuses : style présidentiel, type de gouvernance, politique d’ouverture, pertinence du parti unique de la droite… Sans oublier le retour de Villepin qui devrait annoncer, dans les prochains jours, la création d’un nouveau mouvement. Il faut un électrochoc. Lequel ? Seule consolation, la majorité présidentielle améliore son nombre d’élus : 460 sièges en 2010 contre 421 en 2004. Au sein de la majorité présidentielle, c’est le Nouveau Centre qui bénéficie le mieux des accords nationaux avec 66 élus, suivi du MPF (10), des Radicaux (9), du PCD (7) et de CPNT (6).

Front National

Après les échecs des scrutins présidentiels, législatifs et européens, le Front national a renoué avec le succès : 12% en moyenne nationale, juste derrière Europe Ecologie, 12 triangulaires, des scores confirmés au second tour dans l’ensemble des régions où il figurait… Et surtout 118 sièges dans les nouvelles assemblées régionales (contre 156 en 2004) alors que les meilleures estimations lui en laissaient espérer à peine plus de 70… Reste à gérer la transition lors du prochain Congrès prévu en 2011 qui pourrait offrir à Marine Le Pen de nouvelles perspectives. Un problème de plus pour Nicolas Sarkozy en 2012…




Tableau de synthèse:

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Tableau de synthèse

 

2ème tour des élections régionales: les électeurs effacent la victoire présidentielle de Sarkozy de 2007 par Parti de Gauche

Les électeurs viennent d'effacer politiquement la victoire présidentielle de Sarkozy en 2007.

La déroute qu'ils ont infligée à la droite est d'une ampleur historique.

Nicolas Sarkozy et François Fillon n'ont désormais plus aucune légitimité pour continuer à détruire les acquis sociaux et républicains de notre pays. A commencer par leur réforme des retraites que nous combattrons dans la rue dès le 23 mars prochain.

Le gouvernement prétend que sa politique n'a pas été sanctionnée? Alors qu'il le vérifie en remettant sa majorité parlementaire en jeu par le biais d'une dissolution ! Hélas le pouvoir va tenter de se dérober au verdict populaire. Après avoir refusé d'écouter la rue, le voilà décidé à nier les urnes. Cette obstination annonce une crise politique majeure.

Le Front de Gauche va s'y préparer.

Il est désormais installé dans la vie politique française. Il lui faut maintenant trouver un second souffle pour offrir un recours au pays. De ce point de vue, le résultat de la liste Front de Gauche-NPA du Limousin à ce 2ème tour (autour de 19 % contre 13 % au 1er tour) est un formidable encouragement. Il démontre la capacité mobilisatrice de l'autre gauche réunie. Il faut poursuivre dans cette voie afin de constituer au plus vite une alternative politique majoritaire à gauche.
Pour ce faire, le Front de Gauche doit asseoir sa crédibilité dans les mobilisations et les urnes, en prenant d'une part toute sa place dans la bataille contre la réforme des retraites qui débute le 23 mars, en présentant d'autre part des candidatures communes dans les prochaines élections (cantonales, présidentielle et législatives), autour de plates-formes partagées proposant une autre voie pour la France.

 

Communiqué second tour des régionales 20h30 par Gauche Unitaire

21 mars 2010

Au deuxième tour des élections régionales, les électeurs ont encore amplifié la sanction qu’ils avaient infligée à la droite au premier tour.

Ce soir, la droite a connu une défaite électorale majeure. La gauche améliore son résultat par rapport à 2004 puisqu’elle gagne avec la Corse l’une des deux seules régions métropolitaines qui restaient encore dirigées par la droite. Gauche Unitaire se félicite de ce résultat auquel elle a contribué avec le Front de Gauche.

Sarkozy, ses ministres et ses candidats paient le prix de leur politique de casse systématique des protections sociales, des services publics, des emplois et des salaires. Une politique toute entière dévouée à la satisfaction du patronat et des actionnaires au détriment des besoins du plus grand nombre.

Aujourd’hui, la population a lancé un message clair. Elle ne veut plus de cette politique qui aggrave la crise et rogne nos libertés. Elle aura l’occasion de le redire le 23 mars par la grève et les manifestations à l’appel des organisations syndicales. La sanction dans les urnes doit se prolonger dans la rue pour l’emploi, les salaires, les retraites.

Au delà de cette victoire commune, le débat continu à gauche. Soit elle s’adresse aux classes populaires pour proposer au pays un projet de rupture avec la logique capitaliste et le productivisme, soit elle s’adapte à un système en pleine crise et alors elle ne sera pas en mesure de mobiliser ses forces, toutes ses forces en particulier ceux et celles qui s’abstiennent.

Au premier tour, avec près de 7% des suffrages dans les régions où elles étaient présentes, les listes du Front de Gauche ont confirmé qu’il existe une attente en direction d’une gauche qui ne renonce pas.

Cela lui donne mandat de poursuivre la démarche engagée pour porter dans les luttes et dans les urnes le projet d’une gauche digne de ce nom, unitaire, rassemblée autour d’une orientation de rupture avec le capitalisme et le productivisme. C’est le sens de la proposition que fait Gauche Unitaire d’assises du Front de Gauche.

 

DECLARATION DE MARIE-GEORGE BUFFET ET PIERRE LAURENT: Le deuxième tour des élections régionales confirme la défaite de la droite présidentielle.

Le deuxième tour des élections régionales confirme la défaite de la droite présidentielle.

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La droite et Nicolas Sarkozy sont au pied du mur, ils doivent abandonner purement et simplement tous leurs projets régressifs à commencer par celui mettant en cause la retraite à soixante ans.

Les listes de la gauche rassemblée et des écologistes remportent une belle victoire : 21 régions dont la Guadeloupe sont gagnées. Le Front de gauche compte nombre d’élu-e-s qui dès demain vont s’employer sans compter au service de l’intérêt général.

L’inquiétant résultat du Front National est d’abord la conséquence du travail de son meilleur agent électoral, le ministre Besson.

Le PCF exige à nouveau la suppression du ministère de l’identité nationale. Ce résultat de l’extrême droite rend plus nécessaire que jamais la construction d’une véritable politique sociale et solidaire sans laquelle sa propagande haineuse continuera de tromper une partie de l’électorat.

Dans le même temps, l’abstention reste forte.

Pour une part, elle est le fruit du désaveu de l’électorat traditionnel de la droite à l’égard des ribambelles de ministres-candidats et des irruptions continuelles du Président en tout domaine sans que ses interventions ne soient suivies de la moindre concrétisation positive pour le monde du travail et pour le pays.

Mais plus fondamentalement cette abstention massive est le signe du discrédit durable des discours politiques dominants jugés inefficaces ; la traduction d’un manque d’alternative crédible à la politique impitoyable de ceux qui dominent. Les femmes et les hommes qui s’abstiennent – notamment dans les quartiers populaires – ne le font pas par indifférence. Ils et elles se sont constitués peu à peu des raisons de ne pas aller voter. C’est un défi que la gauche se doit de relever. Rétablir la confiance appelle des actes politiques et des choix budgétaires qui permettent de redonner confiance dans l’intervention publique.

Nous voulons tout de suite remercier les militantes et les militants de toute la gauche, avec ou sans carte, qui se sont dépensés sans compter pour faire fructifier cette semaine les résultats de dimanche dernier. Parmi eux les militants du Parti communiste et du Front de Gauche ne se sont pas épargnés. Ils et elles méritent d’être salués.

Cette victoire, c’est la victoire de toute la gauche, c’est la victoire de tous à gauche.

Le Front de Gauche a contribué à ce résultat. Il constitue aujourd’hui sans conteste une des trois forces qui, ensemble, ont permis le succès.

Cette victoire donne avant tout de grandes responsabilités à celles et ceux qui demain vont animer les politiques régionales.

Il s’agit tout à la fois de développer des politiques utiles à nos concitoyen-ne-s et de leur redonner espoir dans une gauche de combat capable de donner à voir des politiques différentes des logiques dominantes appliquées depuis des années à la tête du pays. Les succès futurs de la gauche dépendent pour une large part de cette démonstration.

Nous entendons bien être de ce combat.

Nous devons être aux côtés de celles et ceux qui luttent.

Dès mardi prochain, 23 mars, nous manifesterons avec les salariés du privé et du public qui seront dans la rue, unis syndicalement autour d’exigences fortes sur les retraites, les salaires, l’emploi, les conditions de travail et le service public.

Nous serons aux côtés des salarié-e-s de la poste, des hôpitaux et de l’APHP, aux côtés des associations de locataires et du droit au logement contre les expulsions, solidaires des maires qui ont pris des arrêtés anti- expulsions.

Et la semaine prochaine, le 29 mars, nous défilerons avec les organisations des salariés et des employeurs de la culture, avec les artistes et les acteurs de ce champ d’activité pour exiger une réévaluation de l’intervention publique en faveur des arts et de la culture et de façon indissociable le respect du droit d’autonomie d’action des collectivités territoriales en ce domaine.

Nous voulons construire des politiques régionales qui répondent aux aspirations et aux exigences qui ont marqué la campagne : des politiques qui sollicitent l’intervention des citoyennes et des citoyens dans l’élaboration des choix des politiques qui permettent de combattre les discriminations sociales et territoriales des politiques qui construisent des actions publiques en faveur de droits nouveaux pour les citoyens, les salariés, les usagers ; en faveur de l’égalité Hommes/Femmes et respectueuses de la diversité des politiques qui contribuent à la satisfaction des besoins en matière d’emploi, de transport, de santé, de logement, de culture...

Nous voulons que la victoire de la gauche dans les régions permette une véritable coordination de leur action contre la politique de ce pouvoir et de Nicolas Sarkozy, notamment en matière de réduction de l’intervention publique et de casse du service public.

C’est en combinant ces trois volontés : lutter, construire et rassembler toutes les régions à gauche que nous contribuerons à faire de la victoire des régionales un appel vers d’autres victoires.

Ce travail doit se construire en s’appuyant sur la diversité des approches des trois composantes politiques qui ont permis la victoire.

Le parti communiste français entend bien faire vivre cette diversité qui constitue la chance de toute la gauche.

Au sein du Front de Gauche, il prendra les initiatives nécessaires pour l’élaboration d’un projet partagé de transformation de notre société au bénéfice de toutes et de tous.

Ce chemin suppose de poursuivre la confrontation des points de vue sur les objectifs, sur les méthodes et le courage nécessaire pour sortir des logiques dominantes.

C’est un chantier qui doit être ouvert à toute la gauche, à toutes ses composantes mais aussi à toutes celles et tous ceux qui dans leurs engagements syndicaux ou social cherchent dans cet engagement les voies d’une action collective en faveur de l’intérêt général, d’un nouveau monde, d’une nouvelle Europe. Pensons ensemble, les formes d’un nouveau front populaire du 21ème siècle.

Marie-George Buffet et Pierre Laurent,

Parti Communiste Français,

Paris, le 21 mars 2010
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Régionales : les résultats par départements dans le Grand Sud

2nd tour des régionales.

le face à face Malvy - Barèges

Mme Barèges vient d'annoncer quelle démissionnerai de son mandat de députée... A quand une législative partielle?

Tous les résultats du Grand Sud par départements :

ARIÈGE (Midi-Pyrénées) : résultats en voix

Inscrits : 114.211

Votants : 62.856

Exprimés : 57.802

Abs : 44,97
%

Listes




Martin Malvy (PS-EE-FG) 42.107 72,85
%

Brigitte Barèges (UMP-NC) 15.695 27,15
%




HAUTES-PYRENEES (Midi-Pyrénées) : résultats en voix

Inscrits : 177.149

Votants : 95.089

Exprimés : 88.771

Abs : 46,32
%

Listes




Martin Malvy (PS-EE-FG) 62.198 70,07
%

Brigitte Barèges (UMP-NC) 26.573 29,93
%

GERS (Midi-Pyrénées) : résultats en voix



Inscrits : 141.158

Votants : 80.824

Exprimés : 75.890

Abs : 42,74
%

Listes

Martin Malvy (PS-EE-FG) 50.223 66,18
%

Brigitte Barèges (UMP-NC) 25.667 33,82
%

AVEYRON (Midi-Pyrénées) : résultats en voix



Inscrits : 219.043

Votants : 126.882

Exprimés : 119.089

Abs : 42,07
%

Listes



Martin Malvy (PS-EE-FG) 72.241 60,66
%

Brigitte Barèges (UMP-NC) 46.848 39,34
%

LOT (Midi-Pyrénées) : résultats en voix

Inscrits : 133.147

Votants : 79.225

Exprimés : 74.651

Abs : 40,50
%

Listes




Martin Malvy (PS-EE-FG) 53.498 71,66
%

Brigitte Barèges (UMP-NC) 21.153 28,34
%

TARN (Midi-Pyrénées) : résultats en voix

Inscrits : 277.803

Votants : 156.428

Exprimés : 145.812

Abs : 43,69
%

Listes

Martin Malvy (PS-EE-FG) 96.538 66,21
%

Brigitte Barèges (UMP-NC) 49.274 33,79
%

TARN-ET-GARONNE (Midi-Pyrénées) : résultats en voix

Inscrits : 168.653

Votants : 96.164

Exprimés : 89.401

Abs : 42,98
%

Listes

Martin Malvy (PS-EE-FG) 57.889 64,75
%

Brigitte Barèges (UMP-NC) 31.512 35,25%

 

"L'humain avant tout"...au coeur du résultat par André Chassaigne

Son analyse de la situation nouvellement créée en Région Auvergne vaut bien des discours....

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Le coup est terrible. Mais il est tellement mérité !

Ce 1er tour des élections régionales confirme le désaveu massif de la politique désastreuse, disons même « inhumaine », conduite par le Président de la République et son gouvernement, avec le soutien d’une majorité parlementaire aux ordres. En Auvergne, la sanction infligée à la droite sarkozyste prend encore plus de relief, sa liste étant conduite par les ministres Marleix et Hortefeux.

Partout en France, la colère et la rancœur ont conforté une abstention massive, trop massive. Elles ont aussi conduit à un vote à gauche en nette progression, avec un rapport des forces clairement favorable au Parti Socialiste. La bipolarisation est cependant ébranlée par les résultats d’Europe Ecologie, en baisse pourtant sur les Européennes, et par les progrès du Front de Gauche qui gagne en crédibilité.

Je me suis beaucoup interrogé depuis l’annonce des résultats sur les raisons du succès plus marqué de la liste Front de Gauche en Auvergne.

Pour beaucoup, les 14,24 % que nous avons obtenus sont en effet un résultat qui fait événement, d’autant plus que le Front de Gauche recueille 6,95 % des voix dans les régions où il présentait une liste propre (contre 6,45 % aux européennes).

Tout d’abord, je dirai que notre résultat régional n’est qu’un succès relatif. Je ne me satisfais pas pour ma part d’un positionnement qui nous place à 13,79 % de la liste socialiste du Président sortant : le Front de Gauche n’a pas vocation à rester une force d’appoint d’un Parti Socialiste dominateur, une simple réserve de voix captive au nom du sacro-saint désistement républicain, le déversoir immuable d’un électoral de gauche déçu des travers d’une sociale-démocratie se refusant à transformer fondamentalement la société.

Pour ma part, je ne vois pas non plus dans le résultat auvergnat une simple validation des orientations du Front de Gauche. Certes, c’est la confirmation en Auvergne comme ailleurs qu’il est possible de créer un rassemblement crédible des organisations attachées à la transformation sociale, sur la base de propositions fortes portant le fer au cœur du système capitaliste.

Encore faut-il que ce rassemblement ne se limite pas au seul pré-carré des organisations qui la composent ou susceptibles de la rejoindre. Il doit s’ouvrir, comme nous l’avons fait, aux porteurs de mutations politiques que sont les militants du mouvement social, les bénévoles associatifs ou les élus progressistes sans appartenance de parti. Il doit aussi faire éclater les carcans de la pensée et des discours formatés qui sont si souvent ceux des dirigeants nationaux, souvent décalés des réalités locales dans la hantise des positions à maintenir et l’obsession des scrutins à venir. A les entendre, je mesure ce qui nous sépare…

Je crois vraiment que le résultat obtenu en Auvergne, et plus particulièrement le Puy-de-Dôme, tient pour beaucoup dans le parti-pris d’une façon vraiment différente de faire de la politique.

C’est l’impulsion que j’ai voulu donner dès le début de la campagne, dans la continuité d’une pratique que nous avons depuis longtemps dans la circonscription dont je suis devenu en 2002 le député. Car c’est bien pour l’essentiel cette pratique qui a permis alors mon élection et le renouvellement de 2007. Nous confirmons aujourd’hui qu’elle répond à une attente forte : les citoyens veulent se réapproprier la politique, la « chose politique », qui ne doit surtout pas être simplement déléguée à des élus ou responsables de parti, aussi vertueux soient-ils.

Voilà, pourquoi nous avons co-élaborés pendant plusieurs semaines nos propositions régionales, dans des échanges d’une très grande richesse, associant la construction d’un projet local à l’exigence de la transformation sociale, mêlant les grands enjeux nationaux à des orientations régionales concrètes, les uns se nourrissant de l’autre.

Avec un questionnement obsessionnel : les mesures que nous proposons sont-elles de simples airbags de la politique libérale ou sont-elles au contraire des leviers offensifs contre cette politique ?

Ce bouillonnement inédit a été une forme de révélations pour beaucoup d’entre nous, notamment nos partenaires, peu habitués à cette « démocratie active ». Il a abouti à un « pacte citoyen », support de notre campagne, mais en évolution constante puisqu’il s’est enrichi jusqu’à la veille du scrutin. Et il sera bien évidemment un mouvement permanent durant l’exercice du mandat des élus « Front de Gauche » : une campagne électorale n’est en aucun cas une parenthèse, mais simplement un mouvement plus intense dans le fil d’une pratique démocratique quotidienne.

Quant à l’appellation de notre liste « l’humain avant tout », ce n’était que l’expression verbale de l’essence même de notre rassemblement. Beau titre, beau slogan… mais pas seulement un titre et un slogan ! Je dirais, au risque de faire sourire, que c’est cela même qui justifie notre engagement politique. Cette évidence est trop souvent oubliée… et pas seulement dans les rangs de partis qui placent l’argent avant l’humain ! Ce choix de l’humain nous a donné un souffle et une pêche incroyable, d’autant plus qu’il a été ressenti comme tel par la population régionale. Au cœur de notre campagne, il est aujourd’hui au cœur du résultat.

Ces propos sont bien éloignés du microcosme parisien qui se gausse de ces analyses « au ras des pâquerettes » d’un élu de province « que l’on aime bien », mais qui n’est pas dans le moule, dont on salue bien sûr les résultats, mais avec un sourire entendu. Mais peut-être ces propos seront-ils un jour pris en compte. Peut-être…

Quant aux négociations pour le second tour, nous les avons conclues hier en nous rassemblant avec les listes socialistes et celle d’Europe Ecologie. J’en tirerai le bilan dans une prochaine expression. Ma volonté est en effet de continuer à faire vivre ce blog.
Lire le Blog d'André Chassaigne...http://andrechassaigne.over-blog.co...

 

DÉCLARATION DU FRONT DE GAUCHE EN TARN-ET-GARONNE

Au premier tour de l’élection régionale, la droite et sa politique d’inégalités, de casse des emplois publics et privés, de destruction des services publics et de l’agriculture, de protection des dividendes des actionnaires, cette droite UMP de Sarkozy et Barèges a été sévèrement battue.

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Le Front de gauche qui entend ouvrir une perspective de rassemblement à gauche sur des bases antilibérales, a consolidé ses positions, atteignant près de 7% dans notre région.

Il remercie tous les électeurs et électrices qui lui ont ainsi témoigné leur confiance.

Dimanche prochain, nous voulons amplifier la défaite de la droite par le rassemblement de toutes les forces de gauche dans notre région et au plan national.

En Midi-Pyrénées, la liste PS-PRG-MRC de Martin Malvy, celles d’Europe-Ecologie et du Front de gauche ont construit une liste d’union pour le 2ème tour du 21 mars.

Malgré cet accord régional, les dirigeants du PS et du PRG ont choisi de marginaliser le Front de Gauche dans notre département c’est pourquoi il n’y aura aucun candidat du Front de Gauche sur la liste départementale d’union des forces de gauche.

Le Front de gauche 82, regrette cette situation.
La gauche a besoin de toutes ses composantes pour exister et pour gagner les futures batailles électorales. Elle a besoin du Front de gauche dont l’objectif est la remise en cause de la société capitaliste et du règne des marchés financiers. Elle a besoin des militants du Front de gauche qui sont aussi des acteurs du mouvement social et associatif.

Le seul rassemblement du Parti socialiste et d’Europe –Ecologie ne réunit pas les conditions suffisantes pour ouvrir une perspective de changement de société et ainsi s'attaquer efficacement aux inégalités scandaleuses de la société.



Pour autant, le Front de gauche en Tarn et Garonne poursuivra son action.

En premier lieu, il répondra présent dimanche prochain pour battre la droite et installer une majorité de gauche à la Région dans laquelle siégeront des élu-e-s du Front de gauche. Et dès le 23 mars, le Front de Gauche sera aux côtés des salariés qui manifesteront partout en France pour défendre les salaires, l’emploi, les retraites et les services publics.

Montauban le 17 mars 2010

 

Sprint final... par Christian Picquet

le jeudi 11 mars 2010,

Voilà ! La campagne s’achève.

Il nous reste deux jours pour convaincre, arracher les voix une à une, faire reculer les tentations récurrentes à l’abstention ou au vote prétendument utile. Je ne peux le nier : j’aime ces temps de batailles intenses ! Non par électoralisme, mais parce que ce sont de grands et beaux moments de politique, au sens noble du terme, et que l’on se confronte chaque jour à la réalité vécue par l’immense majorité de nos concitoyens.

Que ceux-ci fussent ouvriers, employés, agents du service public, chômeurs ou précaires, jeunes ou petits agriculteurs…

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Chaque soir, dans mes discours, j’ai l’occasion de le répéter : nous redonnons ses lettres de noblesse à la politique. Loin d’aller chercher nos suffrages dans les caniveaux, comme certains hiérarques aux abois de l’UMP avec leurs tirades sur « l’identité nationale », loin de ne travailler que sur les coups médiatiques qui peuvent éventuellement attirer une ou deux caméras, nous installons dans le débat public des idées et des propositions. Nous relayons la parole de celles et ceux qui souffrent et voudraient tant retrouver le chemin de l’espoir. Nous ne nous contentons pas d’afficher de la compassion pour ce qu’endurent travailleurs, chômeurs, précaires, jeunes, nous faisons la démonstration qu’il n’y a aucune fatalité à vivre aussi mal lorsque le pays produit plus de richesses que jamais. Nous donnons à voir l’engagement des hommes et des femmes qui composent nos listes et sont de tous les combats pour la justice, la dignité, l’égalité.

Ma double campagne…

Quatre temps forts nationaux auront ponctué ma fin de campagne, mettant enfin en visibilité notre Front de gauche puisque Marie-George Buffet, Jean-Luc Mélenchon et moi-même y auront participé. J’aurai, pour être présent, dû m’extraire quelques heures de mon action en Midi-Pyrénées. Je l’aurai fait avec précaution, car je me dois d’abord à l’âpre bataille que livrent, dans cette région dont je « tire » la liste du Front de gauche, mes camarades communistes (dont je ne dirai jamais assez l’admiration dont me remplit leur dévouement, leur courage, leur opiniâtreté à labourer le terrain, leur sens de la fraternité aussi), les amis du Parti de gauche (dont j‘aime la détermination à rester fidèles à la grande tradition du socialisme républicain), et les miens, militants et militantes de Gauche unitaire, aux côtés desquels j’ai tant de fierté à me battre aujourd’hui pour que la gauche redevienne la gauche…

Ce lundi 1er mars, donc, j’étais à la Mutualité pour soutenir Pierre Laurent, aux côtés de mes camarades Céline Malaisé et Marie-Pierre Toubhans, respectivement tête de liste dans les Yvelines et candidate éligible dans l’Essonne. 2000 personnes ! Mercredi, je mis le cap sur Marseille, avec Jean-Marc Coppola, et avec l’immense plaisir de retrouver la chaleur communicative de mon vieux complice Jacques Lerichomme, de sa compagne Françoise, de Jean-Claude Labranche, syndicaliste marseillais dont je fis la connaissance aux premiers temps du NPA avant qu’il ne nous rejoigne, et de tous ceux et toutes celles qui en ce moment se rapprochent ou adhèrent à la GU. 1000 personnes ! Vendredi dernier, j’étais à Clermont-Ferrand, pour soutenir André Chassaigne et constater quelle belle campagne il mène avec ses colistiers, dont ma camarade Maïté Ballais, seconde de liste dans le Puy-de-Dôme (sans oublier Gérard Blanchet, candidat dans l’Allier, mais aussi Serge Vasset ou Gérard Bohner comme tous ceux qui forment la belle équipe de GU en Auvergne).
1000 personnes,là encore !
Enfin, ce mardi 9 mars, je me rendis à Lyon, pour le point d’orgue de la campagne d’Élisa Martin, et j’aurai eu la joie de retrouver un vieil ami, Armand Creus, sa compagne Anne, Éric Butot, Denis Marx, Denise Milbergue, Jean-Michel Drevon, Henri Saint-Jean et tous les autres… 1800 personnes à la Bourse du travail, plus qu’à l’occasion du meeting final des européennes.

Ici, à Toulouse, notre meeting régional a bien failli se trouver enseveli… sous la neige. Une tempête comme la ville n’en connaît pas souvent a contraint de nombreux cars à rebrousser chemin et les rues verglacées de la ville en ont, nous le savons, décourager plus d’un de faire le déplacement à la salle Mermoz. À trois heures du début de la rencontre, nous nous sommes même demandés si nous n’allions pas annuler tant les routes étaient devenues impraticables. Hind Khoury, l’ambassadrice de la Palestine dont j’avais souhaité qu’elle soit l’invitée d’honneur de notre soirée, a elle-même préféré renoncer de crainte de ne pouvoir reprendre l’avion le lendemain. Fort heureusement, la neige s’arrêta de tomber sur le coup de 17 heures et… nous étions tout de même 1000 à remplir la salle à l’heure dite. Mes amis Patrice Bessac, du PCF, et Jean-Luc Mélenchon étaient venus m’apporter leur soutien. Ceux qui purent faire le déplacement en garderont, j’en suis certain, un très grand souvenir…

Entre tous ces rendez-vous nationaux, je me serai rendu à Tarbes (400 personnes rassemblées), pour soutenir Marie-Pierre Vieu et mon camarade Laurent Rougé, numéro deux sur la liste des Hautes-Pyrénées ; j’aurai encore passé une soirée dans le Comminges ; j’aurai participé à un rassemblement de cheminots de la CGT à Saint-Jory, en défense du fret et du service public ferroviaire ; j’aurai rencontré l’intersyndicale de France 3, société que le pouvoir est en train de dépecer avec des conséquences désastreuses sur l’emploi, les conditions de travail, la qualité des programmes et même de l’information ; j’aurai répondu à je ne sais combien d’interviews, de questionnaires, de sollicitations. Cette semaine, j’aurai successivement tenu conférence de presse à Montauban, meeting à Auch et à Castres. Ce jeudi, après une rencontre avec l’association Partage, dans le quartier toulousain de La Faourette (une trentaine de présents, dont de nombreux chômeurs), je suis à Auch, avant de terminer, ce vendredi 12, mon périple à Millau, Villefranche-de-Rouergue et Cahors… Celles et ceux qui m’accompagnent savent dorénavant ce que recouvre la notion de campagne de terrain…
J’ai sans doute au compteur près de 20 000 kilomètres !

Ultime message

Bon ! Il reste à présent deux jours pour faire la différence, sans se laisser impressionner par des sondages aussi fluctuants que sujets à caution de par leurs conditions de réalisation. Deux choses, dans lesdites « enquêtes d’opinion », semblent toutefois corroborer ce que nous ressentons au quotidien. Un, la volonté de délivrer à Sarkozy et aux siens le carton rouge qu’ils méritent, est en train de se concrétiser avec éclat. Deux, le Front de gauche s’est bien réinstallé dans les intentions de vote et il progresse nationalement. C’est le signe d’une énorme demande de gauche, d’une aspiration montante à ce que la gauche reprenne ses belles couleurs rouges, d’une reconnaissance du bien-fondé de la démarche de rassemblement qui nous caractérise.

Notre message de la dernière ligne droite doit, dans ces conditions être simple.

S’il faut effectivement tout faire pour que cette consultation électorale devienne la Berezina du petit monarque qui nous gouverne, il faut rendre la victoire la plus utile possible pour l’avenir.

Le vote Front de gauche est le seul qui permettra, au cœur de la gauche, qu’une force et des élus en nombre conséquent pèsent de tout leur poids dans le sens de la contre-offensive dont nous avant tant besoin.

Il est le seul qui permet d’envisager que les Régions ne soient pas simplement des instances de gestion peinarde de la pénurie, mais qu’elles assument tous les bras de fer nécessaires avec le régime sur les grands dossiers nationaux, de la défense du service public à la contre-réforme des collectivités territoriales. Il est le seul qui autorise à envisager que, sur le champ direct de leurs compétences, elles ouvrent des brèches dans les logiques capitalistes, libérales, productivistes qui bouchent l’avenir du plus grand nombre. Il est le seul à même de préparer au mieux les confrontations sociales qui se dessinent déjà et, au-delà, qui anticipe le changement radical de la politique conduite à la tête de ce pays.

Je me résume. Il est désormais à peu près certain que la droite va recevoir la raclée qu’appelle sa gestion. Tant mieux, nous ferons tout pour qu'il en aille ainsi. Cela dit, c'est une raison de plus pour oser le vote Front de gauche !

 

Régionales: complexité d’un débat par Denis Sieffert de Politis

Jeudi 11 mars 2010,
Un jour de mai 1793, alors que la « révolte des villes » faisait rage, un certain Maximin Isnard, député de la Gironde, président passablement exalté de l’Assemblée législative, menaça Paris d’anéantissement : « Bientôt, s’est-il écrié, on chercherait en vain sur les rives de la Seine si Paris a existé. » La province se soulevait contre la capitale.
Cela, quelques mois après que Danton eut proclamé « la République une et indivisible ». Mais la colère de la province fut à son comble quand la Convention (« Paris ») décida de lever une armée en masse qui allait vider les campagnes et ruiner les paysans. Province contre Paris, fédéralisme contre centralisme, régionalisme contre République, la?dualité n’est pas nouvelle.

Elle fut sanglante en ses débuts. Elle pourrait être pacifiée et porteuse d’ambitions démocratiques aujourd’hui ; elle n’est qu’absente ou atone. On serait bien en peine de dire ce qui reste de cet antagonisme. Peut-être PSG-Olympique de Marseille, ou Frêche contre la direction du PS. Mais avouons que ce ne sont pas les avatars les plus glorieux. Le débat, longtemps assoupi, réveillé par les lois de?décentralisation de 1982, s’est aussi vite refermé.

Depuis, les régionales ne sont plus qu’une série d’épisodes politiciens de l’affrontement institutionnel « gauche-droite », et d’incessantes modifications des modes de scrutin (on se souvient qu’en 1998 la magouille avait promu le Front national en arbitre de triangulaires ravageuses pour la droite). Après 2004, et?à la veille de la défaite annoncée de ce dimanche, la droite imagine de revenir à une élection à un tour pour la fois suivante. Les grandes questions s’en trouvent singulièrement avilies. Passons sur le recours à l’arme budgétaire – l’État serre ou desserre les cordons de la bourse selon que les régions votent bien ou mal. Au total, le pouvoir économique des territoires reste faible.

Un contre-pouvoir politique aurait pu émerger du triomphe électoral de 2004.

Le Parti socialiste aurait pu coordonner l’action des vingt régions qu’il présidait. Il en est resté à une désorganisation féodale. Ce qui n’exclut pas que des bonnes choses aient été faites ici ou là. Mais le grand débat que nous devrions avoir sur le renforcement des pouvoirs décentralisés n’a guère été mis à l’ordre du jour.
Du coup, l’enjeu de dimanche, le premier qui vienne à l’esprit, est tout ce qu’il y a de plus « jacobin » : faire boire la tasse à Sarkozy. Lui infliger une défaite cuisante qui l’affaiblisse à la veille de son offensive programmée contre les retraites. Ce qui ne serait pas rien ! L’autre question, celle d’une démocratie moderne, nécessairement décentralisée, qui relativise l’impact de cette élection présidentielle qui vampirise notre vie politique, cette question-là est absente de nos débats. Pourquoi ? À qui la faute ?

D’abord à un exercice immature du pouvoir des régions.


On se souvient que la préoccupation première des nouveaux élus a souvent été la construction d’hôtels de région aussi dispendieux qu’exubérants. L’idéal démocratique – les centres de décision qui se rapprochent des citoyens – eut tôt fait d’être perverti. C’est souvent l’autoritarisme qui s’est rapproché des citoyens. Et le clientélisme qui s’est développé. Si Georges Frêche est une caricature du genre, il n’est évidemment pas le seul.
Mais un autre péril, plus grave encore, vient de l’usage que les néolibéraux, depuis Paris, ont fait de la décentralisation. On pourrait le dire à la façon de Danton : la République une et indivisible vacille. Disons-le avec des mots mieux adaptés à notre temps : l’idéologie dominante, celle des privatisations et de toutes les mises en concurrence, s’est emparée de l’alibi pseudo-démocratique pour briser l’égalité des droits et rendre notre société encore un peu plus injuste.

En confiant à la région des pouvoirs tout en lui en ôtant les moyens.

Ce qui fait que nous serions volontiers « Girondins », mais on ne peut oublier ni les rapports de force ni l’indigence idéologique d’une gauche vite résignée à accomplir la sale besogne.
Certes, le républicanisme grandiloquent nous exaspère. On voit trop à quoi il sert quand il s’agit de droits des minorités, et du traitement que l’on réserve aux immigrés. Mais la décentralisation, le renforcement du pouvoir des régions, qui devraient être, sans l’ombre d’une restriction, notre combat, nous exposent aujourd’hui au risque de démantèlement de nombre d’acquis sociaux.

L’axe Europe-régions, qui devrait être enthousiasmant, est au contraire inquiétant.

En disant cela, nous venons d’une certaine façon de poser les termes d’une autre opposition : d’un côté, le Front de gauche (Parti de gauche, PCF, Gauche unitaire), dont les références sont plus volontiers jacobines ; de l’autre, les Verts, héritiers des Girondins. Nous observerons leurs résultats avec le plus grand intérêt.

Ils?conditionnent en partie l’avenir de la gauche. Le NPA semblant – provisoirement au moins – distancé. Mais, au-delà de tout, la question est de battre Sarkozy, et de le priver par avance de l’argument d’une trop faible participation.

Retrouvez cet article sur :http://www.politis.fr/Complexite-d-...

 

Et si Paris était cité en exemple (sur le Blog de Martien Billard!)

Nous reproduisons ici un appel lancé par nos amis du Front de Gauche de la région Parisienne. Il est symptomatique de l'utilisation faite par la bourgeoisie de la question écologique. En midi Pyrénées, le mouvement écologique oublie que le capitalisme est lui-même générateur de dérives et que la sauvegarde de la planète ne peut se réduire à une simple équation verte.

le Front de Gauche a le mérite de poser cela de manière claire sans faux-semblants, sans culpabilité de mauvaise foi....

Voici l'appel lancé par nos amis de Paris

!Non au capitalisme vert, oui à l'écologie sociale au cœur des politiques régionales

Cet appel à rejeter le capitalisme même repeint en vert et à faire le choix de l'écologie sociale a donné lieu à une interpellation des passants hier à Beaubourg, en présence d'Éric Coquerel, tête de liste à Paris. Voici le texte au recto du tract distribué pour l'occasion, dont vous pourrez télécharger l'intégralité en fin de billet.

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L’échec de Copenhague constitue un défi majeur pour les mobilisations citoyennes et les politiques publiques dans tous les territoires. Avec la planification écologique, les Régions peuvent être un levier pour résoudre la crise écologique. Notre ambition est de contribuer à révolutionner notre mode de développement. •Fiasco à Copenhague : Face à la crise climatique, le sommet de Copenhague s’est terminé par un véritable fiasco. Cette inertie est dictée par un système capitaliste qui n’existe que par l’exploitation effrénée des ressources humaines et naturelles.
Comme l’a dit ironiquement le président du Venezuela Hugo Chavez «si le climat était une banque on l’aurait déjà sauvé». Un tel système est insupportable, même repeint en vert.

  • Taxe Carbone : injuste et inefficace ! Le gouvernement Sarkozy persiste avec sa taxe carbone qui fait payer les ménages à la place des entreprises polluantes massivement exonérées comme Total. Elle est inefficace écologiquement. Les ménages ne peuvent réduire significativement leur consommation de gaz et d’essence si aucune alternative ne leur est proposée, comme en matière de transports en commun. Les enjeux sont pourtant majeurs puisqu’il s’agit de réduire par quatre les émissions de CO2 d’ici à 2050. C’est l’ensemble de la fiscalité et notre mode de développement qu’il faut repenser.
  • Le péage urbain : l’impôt Banlieue ! Le projet de péage urbain aux portes de Paris de la chef de file UMP de Paris, Chantal Jouano, est un véritable «impôt banlieue», aussi injuste qu’inefficace. Pour réduire le trafic automobile, ce ne sont pas les banlieusards qu’il faut taxer. Il faut développer les solidarités et les complémentarités entre territoires et le réseau de transports en commun, redéfinir l’aménagement du territoire contre l’étalement urbain, réduire les déplacements subis et rapprocher l’emploi et les logements.

Notre liste défend au contraire une écologie sociale. Nous déplorons donc le soutien apporté à la proposition de Chantal Jouano par Daniel Cohn-Bendit d’Europe Écologie car elle ne répond ni à l’urgence écologique ni à l’urgence sociale.

Le 14 mars, votez « Ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes » !

le tract est à disposition en cliquant ici

 

Front de gauche : intervention du 3 mars de Marie Claude Bouyssi, tête de liste en Tarn et Garonne.

Le 14 mars, le vote pour la liste Front de gauche est le moyen le plus clair pour mettre un coup d'arrêt à la dégradation des conditions de vie et construire des alternatives solidaires, écologiques et citoyennes.

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Il y a en effet urgence à stopper ce gouvernement qui donne la priorité absolue à la finance et aux profits, contre les revenus, les pensions, l'emploi stable. Il démantèle nos services publics et livre territoires et populations à la logique brutale du libéralisme.

Face à cette violence, nous sommes de ceux qui résistent aux plans de licenciement, aux délocalisations, aux privatisations, aux coups portés à la santé, à l'école, aux retraites, aux libertés.

Mais résister aujourd'hui ne suffit plus s'il n'existe pas une véritable alternative au libéralisme. C'est cette alternative que nous voulons construire.

Pour imposer de nouveaux choix politiques qui mettent l'homme et l'intérêt général au centre des préoccupations et non les profits des actionnaires et la finance, il faut battre la droite.



Pour battre cette droite et mettre en échec les politiques libérales de l'Europe, il faut changer la gauche.

  • Trop de salariés, de travailleurs, qui mènent des luttes au quotidien pour l'emploi, les salaires, les conditions de travail, contre les délocalisations, la précarité, sont désespérés et ne croient plus en des changements possibles. Il faut leur redonner espoir. Nous leur disons: oui, d'autres politiques sont possibles, non, le libéralisme n'est pas une fatalité.
  • Trop de personnes lors de nos rencontres nous disent leur déception de la gauche en laquelle ils ont cru dans le passé. Et ils ont raison. La gauche est malade, malade de ne pas vouloir rompre avec la logique du capitalisme et du productivisme qui nous a conduit à la crise économique et écologique actuelle. Il faut reconstruire un gauche digne de ce nom pour recréer l'espoir.

L'espoir est-il aujourd'hui dans cette gauche qui a capitulé devant le capitalisme et qui a renoncé à le combattre? Cette gauche qui était en 2005 pour le oui au référendum sur le traité européen et qui est favorable au traité de Lisbonne qui, au nom de la concurrence libre et non faussée, condamne nos services publics?
L'espoir est-il dans cette gauche qui au parlement européen vote toutes les directives libérales comme le font le PS et Europe-Ecologie?
L'espoir est-il dans cette gauche qui, comme l'a fait Martine Aubry, a déjà cédé sur l'âge de départ à la retraite avant même que le débat ait eu lieu?
L'espoir est-il dans cette gauche qui, comme l'a fait Ségolène Royal dès le 1er tour, est prête à s'allier avec le Modem, parti de droite, au 2ème tour. (Le Modem qui propose de reculer l'âge de départ à la retraite à 65ans)?

Nous disons non, cela est inacceptable!

Il y a urgence à reconstruire une véritable gauche digne de ce nom. C'est avec vous, tous ensemble que nous la reconstruirons.



Voter massivement pour la liste Front de gauche au 1er tour lors de ces régionales est le moyen de porter vos luttes et vos revendications de la rue dans les urnes, de changer vraiment la donne à gauche et dans la gauche. C'est le vote utile à gauche!
Le Front de gauche représente la gauche combative et unitaire qui se bat pour l'intérêt général aux côtés du mouvement social.Ce n'est pas la gauche d'un seul parti mais celle du rassemblement de tous ceux, partis, organisations, syndicalistes, associatifs, citoyens qui sont en rupture avec les logiques libérales. Elle doit dans les années à venir s'élargir, se renforcer et devenir majoritaire à gauche.

Au 2ème tour nous contribuerons avec toutes les forces de gauche à battre B. Barèges

  • B. Barèges, qui est localement ce que Sarkozy est au niveau national, voudrait diriger la région pour y faire la même politique qu'à Montauban.
  • A Montauban, elle brade le patrimoine (hôtel Bonnecaze, maison des oeuvres sociales) , elle privatise tout ce qu'elle peut: l'eau, la collecte des ordures ménagères, les piscines, l'éclairage, la vidéo-surveillance. Elle supprime des emplois publics. Elle livre aux promoteurs des quartiers entiers de la ville (Bas-Pays, le Parc Chambord). Elle impose sa politique libérale à la population dans un déni permanent de démocratie.
  • Elle a fait de Montauban le laboratoire du libéralisme. Aucune autre ville en France n'a en aussi peu de temps cassé, privatisé autant.


Nous ne voulons pas qu'elle applique la même politique à la région. Il faut lui barrer la route. Il faut que la liste UMP Barèges soit battue à plates coutures.

Il me semble particulièrement important d'évoquer ici l'urgence démocratique: Pas de vraie politique de gauche sans la mise en place d'une véritable démocratie citoyenne à tous les niveaux de gestion et une nouvelle pratique politique des élus.Les décisions se prennent loin des citoyens et souvent contre eux. Les mobilisations citoyennes contre la LGV ou contre les privatisations à Montauban en attestent.

-> Nous proposons ainsi que les grands choix budgétaires émanent d'un vaste débat public. Nous proposons d'impliquer les organisations syndicales, les associations et la population à l'élaboration et à la discussion des grandes questions régionales et des projets ainsi qu'au contrôle de leur mise en œuvre. Il ne suffit pas d'informer la population des choix effectués en dehors d'elle ou bien de mettre en place des procédures de fausse concertation dans lesquelles les projets arrivent ficelés. Il est temps de rendre les citoyens acteurs dans les projets qui concernent leur vie quotidienne.
-> Il en sera de même en ce qui concerne les aides accordées aux entreprises. Elles seront sous le contrôle d'une commission composée d'élus et des syndicats de salariés



Je voudrais évoquer deux derniers aspects de la politique régionale qui me paraissent particulièrement importants en plus de tous ceux qui ont déjà été évoqués.

  • Les femmes sont les premières victimes de la crise économique et du « retour à l'ordre moral » qui l'accompagne. Il faut donc aller plus loin pour lutter contre les inégalités sociales, économiques, politiques et culturelles. Notre politique régionale veillera au respect des droits des femmes avec un égal accès pour toutes aux soins, à la contraception, à l'IVG par une information adaptée et le développement de structures répondant à ces besoins.Elle soutiendra notamment les associations de planning familial ainsi que celle luttant contre les violences faites aux femmes. Les aides régionales aux entreprises et aux formations seront conditionnées par le respect de l'égalité femme homme.La région s'opposera fermement à l'instauration du scrutin uninominal à un tour prévu dans la réforme territoriale qui sonnera le glas de la parité. Elle veillera à ce que les femmes puissent prendre toute leur place dans les instances de démocratie que la Région créera.
  • Dans le domaine de la paix et de la solidarité internationale, nous développerons des coopérations en privilégiant le développement durable, l'agriculture paysanne vivrière et l'aide au développement des pays du sud. Sur le plan politique, nous renforcerons les initiatives, le soutien et la coopération avec le peuple palestinien en lutte pour son droit à l'existence et à sa souveraineté. Nous dénoncerons les accords avec l'Etat d'Israël qui par sa politique d'occupation remet en cause les droits des palestiniens.

Il reste 10 jours avant les élections.

Comme vous avez pu le constater, les médias ne parlent pas beaucoup de nous. Le Front de gauche étant un élément nouveau dans le paysage politique, il doit y prendre toute sa place, être identifié et reconnu. Cela repose sur nos forces militantes, notre capacité à rencontrer les gens, à discuter, à débattre avec eux.

De notre capacité à nous mobiliser dépendra l'avenir du Front de gauche.



Avec le Front de Gauche et ses élus, la région Midi-Pyrénées s'affirmera comme un pôle de combativité contre le capitalisme, les délocalisations sauvages et la casse des emplois publics et privés.

Ensemble nous pouvons reconquérir les services publics, impulser un nouveau mode de développement et accorder de nouveaux pouvoirs aux citoyens.


Ensemble nous pouvons construire des régions solidaires, écologiques et citoyennes.


Le 14 mars, votez, faites voter Front de gauche!

 

Un vent d’optimisme souffle au Front de gauche in "LeMonde du 11 mars 2010"

Marie-George Buffet est rayonnante et Jean-Luc Mélenchon tout sourire. Le Front de gauche et ses listes "ensemble pour des régions à gauche solidaires, écologistes et citoyennes" progressent dans les sondages. La campagne qui s'annonçait morose, dans un contexte d'abstention et d'indifférence, prend et les militants le sentent sur le terrain.

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Les salles de meeting sont pleines, comme celle de la Bourse du travail de Lyon, ce mardi 9 mars, où se pressaient près de 1 700 personnes. La concurrence à gauche n'a pas tout nivelé. Le pari de listes communes fait par le PCF, le Parti de gauche et la Gauche unitaire (issue de la LCR) semble marcher.

Avec des sondages qui oscillent entre 6,5 % et 7 %, le Front de gauche a éclipsé le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot, qui plafonne entre 2 % et 2,5 %. Certes, l'abstention attendue relativise tout calcul mais cette fois-ci, plus encore qu'aux européennes, la "dynamique unitaire" séduit dans cette gauche radicale trop divisée.

"C'est la prime à l'union qui est le principal ressort de cette remontée. Le Front de gauche devient crédible pour ceux qui veulent que les majorités régionales soient plus à gauche", analyse Jérôme Fourquet, directeur de l'institut IFOP qui souligne que, dans plusieurs régions - Auvergne, Limousin, Nord -, les listes du Front de gauche peuvent atteindre 10 % ou plus.

"UNE VRAIE GAUCHE"

Sur le terrain, les candidats constatent que le réflexe de vote utile en faveur des présidents socialistes sortants ou pour Europe écologie n'est plus aussi prégnant. "L'idée d'un choix possible à gauche passe mieux maintenant que les gens voient que la gauche va gagner", raconte la secrétaire nationale du PCF.

"Les gens viennent nous dire qu'ils veulent sanctionner Sarkozy mais avec une vraie gauche", renchérit Christian Picquet, dirigeant de la Gauche unitaire et tête de liste en Midi-Pyrénées. "Il y a un mouvement qui se fait vers nous et qui va durer après les régionales", veut croire Jean-Luc Mélenchon.

Encore une fois, tous trois ont répété qu'il fallait "arrêter et battre la politique de Sarkozy" en prenant tous les thèmes d'actualité à témoin : inondations, retraites, hôpitaux notamment.

Mais à cinq jours du scrutin, les orateurs se sont surtout employés à marquer leur différence à gauche. Tant vis-à-vis du PS que du NPA. La voix cassée, M. Mélenchon a expliqué l'enjeu du vote : "Avec nous, ce n'est pas un bulletin de témoignage mais un bulletin qui dit que nous sommes candidats à gouverner avec notre programme", a lancé le député européen. "Nous avons une chance inouïe d'avoir cette alliance. Alors n'oubliez pas : comme le chante le groupe La Rue Kétanou, la chance ne sourit pas à ceux lui font la gueule."

Christian Picquet a repris le même fil. "Si le Front de gauche et ses alliés sont à nouveau dans la course, c'est parce que jamais nous n'avons eu autant besoin que la gauche redevienne la gauche" a-t-il lancé. Et d'ajouter : "Nous, nous ne sommes pas la gauche du pas en avant puis quatre en arrière, ni celle du témoignage."

Marie-George Buffet, elle, a préféré jouer sur l'élan collectif : "C'est chouette d'être capable de se rassembler et de converger sur nos propositions pour que le Front de gauche rouvre l'espoir." Au soir du premier tour, l'objectif est d'être devant le MoDem et de négocier avec toute la gauche.

Sylvia Zappi
Article paru dans l'édition du 11.03.10

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