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Les résultats du 1er tour de la présidentielle 2012.

Découvrez les résultats du 1er tour.

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Parce que la santé n'est pas une marchandise.

hopital.jpgL'Association des Médecins Urgentistes de France, le Collectif pour un Pôle Public Financier au service des Droits (collectif inter-associatif et intersyndical) et la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité communiquent :

PARCE QUE LA SANTÉ EST UN BIEN COMMUN, GARANTI PAR LE PRÉAMBULE DE NOTRE CONSTITUTION

Nous demandons à l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle de s’engager à libérer notre système public de santé du joug de la finance !

La santé n'est pas une marchandise.

Depuis les années 1980, au nom de la soit disant « maîtrise des dépenses de santé », les pouvoirs publics ont obligé les hôpitaux à emprunter pour entretenir et maintenir leur patrimoine, qu’il s’agisse du bâti ou des équipements (21,7 milliards d’€uros de dettes cumulées selon la Cour des Comptes).

Parallèlement, la mise en place de la tarification à l’activité (T2A), défavorable à l’hôpital public, a fragilisé les établissements et contribué à l’aggravation de la dette.

Plus récemment, les hôpitaux, comme les collectivités locales ont été victimes des emprunts dits « toxiques ».

La combinaison des ces 3 phénomènes (accentuée par la baisse récente des investissements hospitaliers) amène bon nombre d’établissements à une situation d’endettement dont ils pourraient ne jamais se relever, amenant partout, sur le territoire national des restructurations, des regroupements, y compris avec le secteur privé, remettant gravement en cause l’accès aux soins de proximité partout et pour toutes et tous.

C’est pourquoi nous exigeons :

- Un moratoire des dettes cumulées des établissements publics de santé, avec un financement national permettant à tous les hôpitaux de revenir à l’équilibre budgétaire ;

- L’annulation des emprunts toxiques et la création d’une caisse 100% publique d’aide à l’équipement des établissements publics de santé ;

Il s’agit là de mesures d’urgence qui, si elles n’étaient pas prises, amèneraient les établissements publics de santé à un point tel qu’il deviendrait impossible de les voir revenir à leur mission de réponse aux besoins de soins de la population.

C’est toute la politique de santé qui serait alors remise en cause dans notre pays en excluant une majorité de la population de l’accès aux soins.

La santé doit être reconnue comme une mission de service public, totalement exempte de l’obligation de créer des bénéfices financiers au profit essentiellement du système bancaire.

Notre système public de santé doit pouvoir accéder au crédit à des taux préférentiels par des organismes publics dont la gestion serait contrôlée démocratiquement, c’est pourquoi nous appelons à la mise en place d’un pôle public financier qui en apportera la garantie à la Nation.

Le 12 avril 2012, Patrick PELLOUX - Loïc DAGUZAN - Michel ANTONYsant_.jpg

 

Présidentielle : le Conseil constitutionnel dit non à l'anonymat des parrainages.

feu_artifice.jpg Pschittttttttttt ! C'est ce qu'on a entendu cet après-midi derrière les murs feutrés du palais de la rue Montpensier. Bon, convenons-en, ce n'est pas un scoop : les "sages" du Conseil constitutionnel n'ont pas changé la donne au milieu du gué. Ce qui est logique. Toutefois, je pense qu'il serait bon de se pencher sur la question, non pas le 7 mai au matin, mais d'ici la fin de l'année. Surtout si un candidat de gauche venait à entrer à l'Elysée. Ce serait marque de dépoussiérage non négligeable d'un pan de notre constitution, voulue par Michel Debré. Oui, oui, le père de Jean-Louis, le président dudit Conseil. En même temps, il n'allait pas détricoter ce que son papa avait construit... Normal !

Alors, forcément, maintenant, c'est la Le Pen qui fait la gueule. Ca va lui donner un sujet de plus pour se poser en victime... La pôvre !

Sinon, pour revenir au président de gauche qui pourrait gouverner la France en mai prochain, je suggère que les parrainages soient étendus à ce qu'on appellent "les grands électeurs", comme cela se pratique aujourd'hui pour l'élection des sénateurs. A suivre !

 

L'arnaque

Sarkozy veut instaurer la TVA « sociale » avant la présidentielle.

A quelques mois de la fin de son mandat et dans la précipitation, le gouvernement s'apprête à instaurer une TVA abusivement affublée du qualificatif de « social ». Sous couvert de lutter contre les délocalisations, il s'agit d'alléger les prélèvements des employeurs pour augmenter ceux des ménages. C'est une attaque caractérisée contre la protection sociale et le pouvoir d'achat des ménages.

Pendant la campagne présidentielle de 2007, Sarkozy a préparé le terrain en proposant d’ « imposer la consommation plutôt que le travail ». François Bayrou s’était aussi prononcé en faveur d’une telle hausse de la TVA. Au Parti Socialiste, Manuel Valls se prononce également pour cette mesure dès 2007. Face au tollé suscité par ce projet dans la campagne des législatives de 2007, la TVA sociale est alors progressivement mise en sourdine.

A la rentrée de septembre, Éric Besson comme secrétaire d’État à la prospective et Christine Lagarde comme ministre de l’économie remettent chacun un rapport sur le sujet. Mais le premier Ministre met le projet en sommeil, en appelant à élargir la réflexion sur le financement de la protection sociale et confie à un député UMP, Yves Bur, le soin d’écrire lui aussi un rapport. Rapport qui existe mais qui n’a jamais été rendu public par le gouvernement…

Le mécanisme de la TVA « sociale » consiste à faire de la redistribution à l’envers en allégeant les prélèvements sur les employeurs pour les augmenter sur les ménages.

Et au sein même des ménages, la hausse de la TVA pénaliserait surtout les ménages modestes, beaucoup plus exposés à la TVA que les ménages aisés qui épargnent une partie de leur revenu. Les 10 % des ménages les plus riches consacrent 3,4 % de leur revenu à la TVA, les 10 % les plus pauvres 8,1 %. La TVA est ainsi un impôt dégressif, dont la charge baisse quand le revenu augmente, à l’exact opposé de l’impôt sur le revenu.

D'autre part, elle s'inscrit dans la logique des politiques de baisse du coût du travail qui n'ont aucun effet sur les délocalisations, ne créent pas d'emploi mais par contre détruisent le financement de la protection sociale.

Sarkozy, un Robin des Bois à l'envers !

Derrière les arguments bidons, le véritable motif de la «TVA sociale » serait donc tout simplement d’augmenter la TVA pour contenir le déficit public creusé par l’appauvrissement délibéré de l’État par la droite. Comme l’a fait Angela Merkel en 2007 en passant la TVA de 16 % à 19 % en Allemagne.

Suite aux nombreux cadeaux fiscaux réalisés et pour satisfaire les marchés et les agences de notation, la droite est obligée de trouver de nouvelles recettes pour l’État. Les libéraux ne supportant pas le principe même de taxer les profits et la spéculation, la droite au pouvoir choisit donc d’augmenter l’impôt le plus injuste qui soit : la TVA.

Excepté pour ses amis, le bilan de Nicolas Sarkozy est affligeant. Fin 2011, le chômage a atteint en France son plus haut niveau depuis plus de 10 ans. Celui qui se prétendait le candidat du pouvoir d'achat a été le président de l'appauvrissement des Françaises et des Français. En ce début d’année, le candidat-président n’a donc plus qu’une seule solution pour cacher son bilan désastreux : mentir éhontément.

Seul le Front de Gauche et son candidat à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon avancent des mesures concrètes pour lutter contre les délocalisations : interdiction des licenciements boursiers, droit de reprise des salariés en cas de délocalisation, visas sociaux et écologiques ou encore obligation de rembourser les aides publiques pour les entreprises qui délocalisent.

Argumentaire PCF

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Bayrou et la présidentielle : quand y'a pas d'chaîne, y'a pas d'plaisir !

Ouf, nous voilà rassurés ! François Bayrou vient d'annoncer sa candidature à la présidentielle. Bayrou, c'est un peu le Poulidor du peloton politique ! Toujours présent dans la course, mais jamais sur le podium...

Cette fois, le béarnais se lance avec un slogan qui "déchire grave" : Gouverner, c'est prévoir ! Franchement, il fallait y penser...

Il aurait du me contacter pour sa commucation, des comme çà, je lui en aurais dégoté à foison, du genre :

Choisir, c'est renoncer;

Quand on veut, on peut;

Partir, c'est crever un pneu;

C'est celui qui le dit qu'y est;

Rien ne sert de courir, ça sert à rien du tout;

Il était fier comme un bar-tabac;

Noël au scanner, Pâques au cimetière;

Pierre qui roule n'amasse pas mousse;

C'est au pied du mur qu'on voit le mieux le mur;

Tiens, je vais même lancer une petite chaîne pour mes camarades blogueurs (pour les autres aussi !), chaîne dont l'objectif est bien sûr de trouver les slogans les plus cons... Je sais qu'en la matière, ils sont nombreux à ne pas manquer de talent !!! Yann, El Camino, Romain, Romain, Nicolas, M'sieur Patrick, Denis, Alter-Oueb, Homer, Luciamel, Vlad, Corto, FalconHill, CDG, Juan, 100 000 V, Arnaud, Mons avis t'intéresse, BlogExpérience, Lolobobo, Gildan, A perdre la raison, Alain, Trublyonne, Che, Seb, St pierre des Corps...et tous les autres qui vont se vexer de n'être pas linké, n'ont plus qu'à se mettre au boulot !

 

Journées nationales L'ANECR : l'appel des élus communistes et républicains pour le Front de gauche.

Logo anecr

Pour mettre en échec la droite et le coup d’État financier en cours,

ENSEMBLE AVEC LE FRONT DE GAUCHE

Mobilisons-nous partout dans les assemblées citoyennes

Élu(e)s dans les communes, les départements, les régions, aux parlements français et européen, nous vous appelons à constituer sans attendre des assemblées citoyennes du Front de gauche. Car la crise frappe davantage, les ravages du chômage, de la pauvreté s’étendent, la croissance s’effondre, parce que les plans d’austérité s’accumulent ! Et le pouvoir utilise sans vergogne le chantage à la dette publique et le poison de la division pour justifier comme seule possible la dictature de fait des marchés financiers en France comme dans toute l’Europe.

Rien de plus urgent que de convaincre et de rassembler le pays contre ces choix, de l’unir pour dire « stop » à la régression, reprendre nos vies en main.

Nous avons besoin d’un espace commun et rassembleur pour dire nos besoins, nos envies, partager nos analyses, consolider nos luttes et résistances, décider de nos mobilisations sociales et politiques.

Notre objectif est de créer un nouveau front populaire capable de battre la droite et sa politique au service des marchés financiers.

Et nous avons une ambition: mettre la gauche à la hauteur de la situation. Ce qui exige de se tourner vers les citoyennes et les citoyens, pour permettre une nouvelle majorité politique capable de sortir le pays de la crise.

Dans chacune de nos communes ou de nos circonscriptions, Ensemble, relevons le défi de nous mêler des affaires publiques.

Nous ne serons pas de trop face au matraquage médiatique, pour faire entendre notre volonté de solidarité, de justice sociale, de démocratie et d’écologie.

Nous avons besoin d’une gauche qui ne déçoive pas cette fois-ci. D’une gauche qui ose s’attaquer aux vrais privilégiés, ceux qui prônent l’austérité tout en se gavant avec les cadeaux fiscaux et les profits.

Il est urgent de rétablir au niveau de l’État comme au niveau des collectivités la priorité aux droits humains.

Pour reprendre l’initiative sur nos vies, nous luttons pour mettre en place un gouvernement qui combatte le diktat financier des banques et des marchés, avec un pôle public bancaire hors spéculation. Nous agissons pour une révolution fiscale et salariale afin d’éradiquer la pauvreté et relancer l’économie par la justice sociale et un service public développé et modernisé. Nous projetons d’instituer une véritable sécurité sociale de l’emploi et de la formation, un nouveau mode de développement respectueux de l’Homme et de l’environnement. Nous voulons un gouvernement qui fasse de l’éducation et la culture un véritable investissement national, qui donne sa place au monde associatif, acteur de citoyenneté, de démocratie, d’éducation populaire et de solidarité.

Pour cela il faudra s’affranchir du traité de Lisbonne, et que la France contribue à construire une autre Europe, solidaire et actrice de la paix et du développement.

Atteintes aux libertés, ségrégations, sexisme, racisme, xénophobie, homophobie doivent être bannis de la République que nous voulons, porteuse d’émancipation humaine, donnant les moyens à chacun d’être maître de sa vie. La réforme sarkozyste des territoires doit être abrogée, et il faut y opposer une démocratisation générale, avec des pouvoirs aux citoyennes et aux citoyens comme aux salarié(e)s à tous les niveaux.

Et le chantier d’une VIe République déprésidentialisée est à investir sans délais.

Voilà pourquoi, nous, élu(e)s communistes et républicains, nous vous appelons à la résistance et aux fronts de la lutte pour mettre en échec les mauvais coups qui pleuvent et à faire irruption dans le débat politique par ces assemblées citoyennes. Des assemblées, des ateliers qui décident avec les candidat(e)s du Front de gauche aux législatives, autour du candidat commun Jean- Luc Mélenchon à la présidentielle, des formes pour agir, contribuer à battre Sarkozy, en finir avec les politiques de droite et réussir à gauche.

Avec le Front de gauche, imposons l’humain d’abord

 

Sarkozy à Obama : "Netanyahou est un menteur"...

sarko_en_col_re.jpgC'est le site "@rrêt sur images" qui nous informe de la bourde du président Français, s'adressant à Obama, et qui croyait être hors micro... C'était sans compter sur une maladresse de l'organisation, et la curiosité de quelques journalistes.

Il parait que les Israëliens apprécient très moyennement "ce faux pas", notamment ceux de la communauté française qui envisage de lui rendre la politesse lors de la présidentielle prochaine...

 

Le Front de Gauche répond le premier !

_490_.jpgLe premier à répondre à la lettre d'Arnaud Montebourg est... Jean-Luc Mélenchon !

Arnaud Montebourg écrit à Martine Aubry et François Hollande : c'est le candidat du Front de Gauche qui répond le premier.
Le troisième de la primaire socialiste avait à peine envoyé sa missive à Martine Aubry et François Hollande que le candidat du Front de Gauche à la présidentielle a publié sur son site de campagne son avis sur les points mis en avant par Montebourg. Mélenchon ajoute un dernier point commun de son programme : l'Europe.
« J'ai lu la lettre que tu as envoyée à tes compétiteurs de la primaire socialiste. Tu as voulu qu'elle soit « ouverte ». Je me sens concerné », attaque Mélenchon. Les questions que tu poses concernent toute la gauche et tous nos concitoyens.»

Jean-Luc Mélenchon montre ainsi qu' il compte bien bousculer le candidat socialiste qui sera désigné dimanche soir.



Lettre de réponse à Arnaud Montebourg

melenchon_1.jpgCher Arnaud Montebourg,

J’ai lu la lettre que tu as envoyée à tes compétiteurs de la primaire socialiste. Tu as voulu qu’elle soit « ouverte ». Je me sens concerné. En effet, tu t’adresses aux deux socialistes qui pourraient être candidats à l’élection présidentielle. Je le serai pour ma part en toute certitude, au nom du Front de Gauche. Les questions que tu poses concernent toute la gauche et tous nos concitoyens.

J’ai donc souhaité y répondre.

Le nombre de votants aux primaires organisées par le Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle montre une volonté d’intervention populaire. Celle-ci marque je crois les temps politiques nouveaux dans lesquels nous sommes entrés. Car désormais le grand nombre sent bien que les dogmes suivis jusqu’à présent par les pouvoirs en place mènent le monde à une impasse. Chacun se sent dès lors invité à se mêler des affaires publiques. Bonne nouvelle !

En t’écrivant, je veux donc contribuer à ce débat démocratique indispensable pour que l’élection présidentielle ne se réduise pas à une compétition de personnes mais permette aux citoyens d’exercer en toute lumière une souveraineté éclairée par le débat argumenté.

Je veux aussi entamer à cette occasion une discussion ouverte à gauche sur les conditions concrètes et précises qui permettront à un gouvernement de mener une politique alternative à celle de la droite, à l’heure où pourtant les gouvernements sociaux-démocrates dans toute l’Europe adoptent des plans d’austérité en tout point contraires à leurs engagements de campagne.

Les trois questions que tu poses me paraissent essentielles. J’y réponds précisément et y ajoute une quatrième qui à mes yeux les conditionne toutes.

1°) Le contrôle politique du système financier

Je défends la mise sous contrôle social des banques afin de soumettre la finance à la loi de l’intérêt général. Le programme du Front de Gauche propose de combattre la spéculation et la financiarisation de notre économie en interdisant les ventes de gré à gré, les ventes à découvert et les produits spéculatifs et en bloquant les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux. Nous imposerons également la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement. Nous interdirons les stock-options, les LBO et les engagements hors bilan et obligerons les entreprises à la transparence financière. Les mouvements internationaux de capitaux à des fins de spéculation et de placement financier seront contrôlés et taxés à nos frontières. Nous interdirons la libre action des agences de notation et des hedge funds en Europe. Un pôle public financier sera créé pour contribuer à produire et partager autrement les richesses. Enfin, la Banque Centrale Européenne doit prêter aux Etats pour casser la spéculation et mettre le financement des biens publics à l’abri des appétits des investisseurs privés.

2°) Le protectionnisme européen, social et écologique

Je combats le dogme du libre-échange pour des raisons à la fois écologiques et sociales. Je veux réduire les transports de marchandises inutiles pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Et je récuse la réduction des normes sociales et environnementales par la mise en concurrence des systèmes sociaux et fiscaux nationaux. Je prône une relocalisation écologique maximale de notre production agricole et industrielle. Pour cela, le Front de Gauche défend l’instauration d’un visa social et écologique qui permettra de bloquer les productions délocalisées pour des raisons de dumping social et fiscal. Il propose l’institution de protections et de normes sociales et environnementales communes aux Européens, avec, par exemple des prélèvements nationaux concertés sur les réimportations en Europe de productions délocalisées et une taxe « kilométrique » de manière à réduire les transports de marchandises évitables. Nous instaurerons un droit de reprise des entreprises par leurs salariés en cas de délocalisation ou de fermeture. J’ajoute que le contrôle des mouvements de capitaux que nous instaurerons permettra aussi de taxer lourdement les investissements supports des délocalisations.

3°) la VIe République et la lutte contre la corruption

Le Front de Gauche se prononce sans ambiguïté pour une Sixième République parlementaire. Nous voulons en finir avec ce régime qui dépolitise le débat public et organise le dessaisissement des citoyens. La méthode que le Front de Gauche avance pour rédiger cette nouvelle Constitution est celle qu’ont suivie avec succès les peuples qui ont fait avant nous le choix de la révolution citoyenne, la convocation d’une Assemblée Constituante dès le début du mandat. Mon ambition est donc d’être le dernier président de la Cinquième République.

Quant à la corruption, je la tiens pour un symptôme de la décomposition de notre République. Elle prospère en raison du fonctionnement oligarchique des institutions, qui mêlent étroitement possédants et cercles dirigeants de l’Etat. Elle est la conséquence de l’accumulation de richesse par quelques-uns. Ceux-là jouissent de ce fait d’un pouvoir d’influence indécent contraire à l’égalité des citoyens. Elle se nourrit de la colonisation de l’Etat par les intérêts particuliers, permise par la libéralisation des services publics et la confusion qu’elle entraîne entre public et privé. Elle est encouragée par le fonctionnement des institutions européennes, où les lobbies font la loi. Nous combattrons la corruption sur tous ces fronts : mise au pas de l’oligarchie par la création d’un revenu maximum, instauration d’un régime parlementaire permettant le contrôle effectif de l’exécutif, abrogation des libéralisations de services publics, pôle public du médicament, nouveau traité européen conditionnant tout transfert de souveraineté à un contrôle démocratique de son usage.

Voici donc mes réponses aux trois points que tu évoques. Je serais incomplet si je n’en ajoutais un quatrième. Je crois que tu en seras d’accord puisque, comme nous, tu as voté non au Traité constitutionnel européen et à sa copie conforme le Traité de Lisbonne. Rien ne pourra être fait de ce que j’ai dit précédemment sans remise en cause du Traité européen de Lisbonne. Celui-ci interdit en effet toute entrave à la libre circulation des capitaux, promeut le libre-échange généralisé, fait échapper une part croissante de notre législation à la souveraineté populaire et officialise le pouvoir corrupteur des lobbies. C’est pourquoi nous organiserons un référendum pour proposer au peuple français une liste de dispositions sur lesquels la France désobéira sans attendre aux traités européens, prélude à une refondation de l’Union toute entière.

Reçois, cher Arnaud, mes félicitations pour le combat que tu as mené au sein de ces primaires et qui a permis de faire progresser tant d’idées que nous avons en commun.

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle

 

Le Sénat à gauche : pour quoi faire ?

s_nat.jpg La gauche a remporté ce dimanche 25 septembre 2011, pour la première fois depuis le début de la Ve République, la majorité absolue au Sénat, en conquérant les 23 sièges supplémentaires qui lui étaient nécessaires, et ce 7 mois avant la présidentielle.

Evidemment, cette avance arithmétique, si elle doit être logiquement transformée en victoire pour la gauche, ne présage en rien des tractations de coulisses qui ne manqueront pas de se tenir durant toute cette semaine, avant que n'ait lieu, samedi 1er octobre, l'élection du président du Sénat.

Mais faisons donc confiance à tous ces "jeunes gens" pétris de convictions, pour qu'ils nous sortent du chapeau des jeux d'alliances auxquels personne ne comprendra rien !

Plus grave, à l'heure où l'on attend urgemment du personnel politique (très provisoire, il est vrai), qu'il prenne la main sur les financiers et les économistes prédateurs pour nous expliquer comment et pourquoi nous devons nous adapter à une ère radicalement nouvelle pour sortir de la crise, il serait regrettable que cette élection, remportée par la gauche, soit un mauvais signal envoyé aux abstentionnistes, aux aquoibonistes, à moins que ce soit aux véritables futuristes...

Alors, le Sénat à gauche, oui, mais pour quoi faire de sérieux pour l'avenir ?

 

Présidentielle 2012 : l'affaire DSK modifie les intentions de vote de près d'un tiers des Français.

urne_de_vote.jpgD'après un sondage LH2 pour le Nouvel Observateur (qui ne reste qu'un sondage, j'en conviens !), publié mardi 14 juin, près d'un Français sur trois a revu sa position pour l'élection présidentielle de 2012 après l'arrestation à New-York de l'ancien directeur du FMI, et ex-probable candidat socialiste à la présidentielle, Dominique Strauss-Kahn. Ainsi, 28% des Français interrogés déclarent que la mise hors-jeu de DSK pour 2012 les a conduit à revoir leur position personnelle.



"Les rapports de forces électoraux ont été repensés au cours du mois écoulé, avec le retrait d'une candidature probable qui séduisait aussi au centre et à droite", note l'institut LH2, qui souligne que toutes les proximités partisanes sont concernées.



Si c'est auprès des sympathisants socialistes que l'on trouve la plus forte part d'individus ayant revu leur position (42%), "on note que l'impact de l'absence de Dominique Strauss-Kahn dans 'l'équation présidentielle' pour 2012 transcende les clivages partisans avec une part importante de 'positions revues' auprès du Modem (33%) et de l'UMP (22%)". De même, 25% des personnes qui avaient voté Nicolas Sarkozy en 2007 ont déclaré avoir changé leur position après le forfait de l'ancien chef du FMI.



A l'inverse, 69 % estiment que cet événement n'a pas modifié leur réflexion, dont 60% "pas du tout". Seuls 3% des Français ne se sont pas prononcé sur cette question ce qui, selon LH2, dénote un sujet particulièrement impliquant.



Des femmes plus concernées.



L'affaire DSK a particulièrement pesé sur la réflexion des femmes (32%), des jeunes entre 18 et 24 ans (36%) et des employés (31%), mais aussi des habitants de la région parisienne (36%) et des cadres (31%), populations traditionnellement acquises à l'ancien maire de Sarcelles.



Le chef de groupe du département opinion institutionnel de LH2, Erwan Lestrohan, estime "que cette redistribution des cartes bénéficiera, au moins en partie, au président sortant qui retrouverait ainsi une part de son électorat que Dominique Strauss-Kahn avait séduit."



(Sondage LH2 pour le Nouvel Observateur réalisé par téléphone les 10 et 11 juin 20011 auprès d'un échantillon de 967 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.)

Le Nouvel Observateur

 

Les Nouvelles du Front de Gauche

L’exigence démocratique pour se propulser vers 2012


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C’est quoi une conférence départementale ?

Un moment de débat, de confrontation, suivi d’un temps pour les décisions. A cette conférence, tous les communistes à jour de leur cotisation, (Au 31/12/2010) sont invités à participer à égalité de droits et de devoirs. La souveraineté des communistes s’exerce à plein, sans qu’il n’y ait un quelconque filtre.

Quel est l’ordre du jour ?


Les communistes seront appelés à donner leur avis sur trois textes : le texte d’accord entre les formations politiques du Front de Gauche ; le texte de la résolution adoptée par le Conseil National du PCF qui s’est réuni vendredi 8 et samedi 9 avril ; le texte proposé par la fédération de Vendée du PCF suite à la réunion de militants qui a eu lieu mardi dernier 5 avril.
A l’issue de cette conférence départementale un moment sera consacré pour décider de ce que nous ferons à la Fête de Sion 2011, les 16 et 17 juillet prochains et à la fête de l’Humanité prévue les vendredi 16, samedi 17 et dimanche 18 septembre 2011.

Des décisions sont attendues ?


Oui bien sur. Les communistes auront à décider comment ils vont s’y prendre pour que le débat sur la présidentielle et sur les législatives de 2012 soit le plus ouvert possible. En Vendée les communistes ont choisi durablement la dynamique du Front de Gauche. Ils ont décidé de travailler à l’élargissement de cette dynamique. Il faut tirer les enseignements des trois dernières élections, les Européennes, les Régionales et les Cantonales. Dans leur très grande majorité les communistes de Vendée ne veulent pas être dessaisis de leur souveraineté. Samedi prochain il sera proposé de décider des propositions qui seront faites à nos partenaires du Front de Gauche. Ces partenaires sont : le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire. Mais nous pourrions aussi décider de proposer la convocation d’une « Assemblée Générale » des « Amis, associés et partenaires du Front de Gauche ». Il y a actuellement en Vendée un peu plus de 200 personnes qui se sont affirmées vouloir participer au « Front de gauche ». Comment faisons-nous pour les associer à ce nouveau cycle électoral ?

Une autre décision ?


Oui, nous proposons que le Parti Communiste ne se limite pas à « mener campagne ». Comme cela a été expérimenté à l’occasion des élections cantonales nous pensons qu’il faut présenter nos propositions dans le cadre d’actions politiques. Samedi nous déciderons ensemble des actions qui nous semblent prioritaires en Vendée. C’est ce qui figure dans le texte de la Fédération.

Et la question des candidatures ?


Elle sera bien entendu abordée. Nous discuterons de la candidature à l’élection présidentielle et des candidatures pour les législatives. Il y a cinq circonscriptions électorales en Vendée. Il faut donc désigner démocratiquement 5 candidates ou candidats titulaires et cinq suppléants. Le choix des candidats n’est pas une « affaire secondaire ». Ce que nous mettons dans la « balance » c’est la capacité des uns et des autres à rassembler le plus large possible. Il faut aussi que ces candidats ou candidates respectent ce qui sera le « programme partagé du Front de gauche ». C’est une question de cohérence politique. La réunion de coordination du Front de Gauche a lieu le mardi 27 avril. Nous y irons en rapportant ce que la conférence départementale aura décidé comme propositions à faire à nos partenaires.

Et la candidature pour la Présidentielle, Mélenchon ou Chassaigne ?


La conférence nationale qui aura à faire une proposition aux communistes va se tenir les 2, 3 et 4 juin prochains. D’ici là nous proposerons aux communistes un calendrier de réunions. Nous débattrons de ce calendrier samedi prochain et en arrêterons les principales dates. Après la Conférence nationale il y aura le vote des communistes à bulletin secret, organisé du16 au 21 juin. Le choix du candidat pour la présidentielle est un acte politique majeur. On pourrait d’ailleurs décider que le vote des communistes porte à la fois sur les candidats aux législatives et sur celui à la présidentielle.

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La Lybie de Sarkozy...

sarkozy_juppe_afp200.jpgJe l'ai écrit dans un billet précédent : il fallait une guerre à Sarkozy pour redorer son blason de candidat présidentiel. Mais n'est pas Sun Tzu qui veut, et l'art de la guerre nécessite autant de convictions que d'ambitions... Dans le cas présent, la Lybie n'est qu'alibi.

Si sa cote de popularité s'était quelque peu redressée au moment des évènements en Georgie, c'est grâce à une rapide résolution du problème (enfin, rapide vu d'ici, car sur place, je doute que tout se soit réglé au rythme sarkozien !). Il semble qu'il en aille tout autrement avec l'ancien ami Kahdafi, qui utilisera jusqu'au bout les ficelles et autres fourberies dont ce sanguinaire à le secret. Il ne faudrait pas que ce conflit s'enlise façon Irak. On parle, ici ou là, d'intervention terrestre, ce qui ne serait bon ni pour la population lybienne, ni pour les pays de la coalition, ni pour le président-candidat...

 

Pourquoi (pas) Le Pen ?

3singes.jpgJ'en ai un peu marre, en ce moment, de bloguer. Ca reviendra sûrement, mais là, non, vraiment, je n'y suis pas...

J'ai fait le tour de la presse depuis hier, je me suis arrêté sur quelques blogs... et je me suis demandé ce que ma prose allait apporter de plus au marasme ambiant !?

Le Pen (oui, je me refuse à l'appeler Marine, ce n'est pas ma pote. Je ne disais pas Jean-Marie, tout comme je n'ai jamais dit Ségolène ou Nicolas, et ne dirai jamais Dominique, Jean-Luc ou François... ce n'est pas un excès de politesse, bien au contraire, puisque je ne m'abaisserai jamais à garder les cochons avec ces gens-là !), Le Pen, disai-je, arrive donc en tête d'un sondage et se propulse ainsi number one des écuries présidentielles en lice. Et alors !? Ca vous étonne !? Non, sans blague, ça vous étonne !? Mais comme le dit un collègue blogueur:" Comme s’il était compliqué de voir que les électeurs traditionnels de droite, ces braves gens que vous croisez au comptoir en prenant un petit café le matin, n’ont plus d’autre choix que de voter pour Marine Le Pen. Comme s’il était difficile de deviner que les ouvriers ont définitivement, pour beaucoup, déserté les couloirs de la gauche qui oublie souvent, quoiqu’elle en dise, de s’occuper d’eux, de s’adresser à eux".

J'aime bien le titre de mon billet ! Pas vous !? Ca fait peur, hein !? Le Pen président... Déjà qu'on s'est tapé l'affiche en 2002 avec le vieux, imaginez la honte européenne et mondiale qui serait la nôtre si Le Pen était en tête au premier tour...!

Tiens, d'ailleurs, que feriez-vous dans ce cas-là ? Vous iriez manifester comme on l'a fait partout en France pour défendre les valeurs Républicaines et filer les clefs à Sarko ou DSK, genre chèque en blanc !? Ben moi, c'est pas sûr du tout, parce que comme dit l'autre : être cocu, c'est déjà pas marrant, mais si en plus, je dois payer la chambre, cela fini par faire beaucoup !

N'est-ce pas, Monsieur Chirac ? Parce qu'entre nous, et pour rester dans la métaphore grivoise, vous nous l'avez mise bien profonde entre 2002 et 2007 ! Un avant goût de ce que SMS (Sa Majesté Sarkozy) allait nous mettre ! Mais vous aviez largement commencé le boulot des privatisations et autres démantèlements des services publics... Et moi, connement, j'avais voté pour vous... Enfin non, j'avais voté contre l'autre. Ce coup-ci, c'est loin d'être gagné.

Voilà, quand je vous dis que je ne le sens pas le blogage, en ce moment. Que je dis que des conneries !!!

 

Présidentielle : DSK, c'est parti !...

sarko_et_dsk.jpgDominique Strauss-Kahn a-t-il décidé d'être candidat à la présidence de la République ? La réponse est oui. Par François Bazin et Matthieu Croissandeau. (Nouvelobs.com). La vraie question est : en quoi DSK proposera-t'il une politique radicalement différente de celle de Sarkozy (NDLR).

Ceux qui s'interrogent encore sur la détermination de Dominique Strauss-Kahn ont un train de retard. Jusqu'à l'ouverture officielle du processus des primaires socialistes, DSK ne dira rien de définitif. Il s'en tiendra au langage des signes qui peut énerver mais ne souffre plus guère d'ambiguïté. En juin, il quittera son poste au FMI pour plonger dans le grand bain de la politique hexagonale. Parce qu'il croit qu'il peut battre Sarkozy ; parce qu'il pense que son projet pour la France est adapté aux exigences de l'heure ; parce qu'il ne voit pas, dans le cheptel socialiste, celui ou celle qui réunit, mieux que lui, cette double exigence.

Qu'en dira t'on demain au KDB ?

Cette démonstration, DSK ne l'a pas seulement faite devant le tout petit cercle de ses affidés. Il l'a livrée, en substance, le 13 janvier dernier, lors d'un passage à Paris, aux deux personnes sur qui il compte le plus pour favoriser son atterrissage : Martine Aubry et Laurent Fabius. Le fameux pacte de Marrakech est une belle invention. Reste que la complicité de ces trois-là, au-delà des incompréhensions passagères et des énervements naturels, est une donnée centrale pour deviner les prochains épisodes.

La patronne du Parti socialiste et l'ancien Premier ministre ont réagi chacun à leur façon. Aubry de manière tripale et Fabius sur le mode cérébral. C'est que la mission qui incombe à la première n'est pas la plus facile. Il lui faut faire mine de se préparer - au cas où... - tout en tenant le parti. Mais si elle le tenait vraiment, elle serait aujourd'hui la candidate évidente ! La mission que lui confie DSK relève donc de l'injonction paradoxale, comme disent les psychanalystes. Fais ce que tu ne sais pas faire ! D'autres, à sa place, auraient volé en éclats. Pour le moment, vaille que vaille, elle tient bon. Quant à Fabius, dont la tâche, comme gardien de la sagesse socialiste, est plus simple qu'on aurait pu l'imaginer, il a lâché, au lendemain de cette entrevue, une de ces phrases tellement limpides qu'elles finissent par passer inaperçues : "Mon sentiment personnel est que Dominique souhaitera être candidat."

Aujourd'hui, on en est encore là. Désir et détermination sont les deux ressorts du strauss-kahnisme présidentiel. Tout le problème, pour l'homme de Washington, est de le faire comprendre sans se découvrir prématurément. DSK dit souvent qu'il n'a qu'un seul porte-parole : lui et lui seul. Ce qui n'est pas tout à fait vrai. Pour accréditer sa parole, ses amis - ou supposés tels - à Paris n'ont pas la légitimité nécessaire. Reste donc Anne Sinclair. C'est elle, la semaine dernière, qui a entonné le chant du départ du FMI dans les colonnes du "Point". Le moins que l'on puisse dire est que le message a fait du bruit, à défaut d'être vraiment compris.

Il a commencé à bouger ses pions;

DSK est un joueur d'échecs. Dans une partie qui ne s'achèvera que le 6 mai 2012, il a commencé à bouger ses pions, un par un. Il vient d'avancer sa dame après avoir installé ses deux tours. Comme tout bon stratège, il sait que, avant d'affronter l'adversaire, il faut d'abord mettre de l'ordre dans son propre dispositif. Pour que, au moment décisif, l'entame soit propre. Pour que rien, dans son camp, ne vienne le déstabiliser dès lors que l'on passera aux choses sérieuses, à découvert, sans cette protection de plus en plus factice qu'assure l'ambiguïté de son double statut de directeur général du FMI sur le départ et de candidat à la présidence de la République française en voie d'atterrissage.

Dominique Strauss-Kahn, qui dans sa tête a déjà fait le grand saut de la candidature, se retrouve ainsi dans cette situation paradoxale où l'ultime obstacle relève autant de la psychologie que de la politique. Il a besoin de Martine Aubry parce qu'elle est la première secrétaire en titre, parce qu'elle seule peut l'aider à tuer la primaire dès l'ouverture du match, enfin parce qu'elle le couvre sur sa gauche. Mais ce retrait consenti, bon gré mal gré, de la patronne du PS reste, au sens propre du terme, un sacrifice. Il faut "cocooner" le soldat Aubry. C'est la vraie ligne DSK, au moment où tout le monde imagine qu'il ne pense qu'aux sondages. A ceux qui s'inquiètent de leurs relations, le directeur général du FMI et la première secrétaire du PS ont l'habitude de répondre qu'ils sont en contact constant. Il vaudrait mieux que cela soit vrai, en effet !

François Bazin et Matthieu Croissandeau

L'intégralité de cet article est publiée dans le Nouvel Observateur du 17 février

 

Chassaigne plutôt que Mélenchon en 2012...

andr__chassaigne__livre.bmpCe n'est pas vraiment ce que l'on appelle un scoop : Mélenchon a annoncé ce matin qu'il serait candidat à la présidentielle de 2012. Si c'est au nom du Parti de Gauche (PG), c'est son affaire. Ce qui me gêne, c'est lorsqu'il déclare : "Je souhaite être le candidat du Front de gauche rassemblant le Parti de gauche, le PCF et la gauche unitaire".

Quel est l'avis du PC sur la question, (et d'autres aussi, d'ailleurs), lorsque l'on sait que deux députés communistes, André Chassaigne et André Gerin, comptent également briguer l'investiture du Front de Gauche ?

Je ne connais pas André Gérin, mais j'ai eu l'occasion de rencontrer plusieurs fois André Chassaigne dans le cadre de l'Anecr (Association nationale des élus communistes et Républicains).

Moins médiatique que Mélenchon (pas difficile !), mais surtout pas populiste pour un sou, André Chassaigne défend une vision moderne, juste et généreuse du communisme du XXIème siècle. Entre le gauchisme populiste de Mélenchon et la social-démocratie rose-pâle/bleu-clair du PS, il y a un chemin pour une politique économique courageuse, un avenir pour la réindustrialisation de la France, un espoir pour des millions de Français "revenu de tout". Cet espoir, c'est André Chassaigne.

 

Et maintenant, 2012 !

Le PS, Europe Ecologie et le Front de Gauche ont donc remporté les régionales. Les résultats sont consultables sur tous les sites. Ils démontrent que les régions ont été plutôt bien gérées entre 2004 et 2010, champs_de_c_r_ales.jpget que, malgré les mensonges répétés en boucle par les Umpistes Lefèvre, Bertrand, Fillon et compagnie, les Français préfèrent que leur quotidien soit administré par la gauche. Même si Rue 89 parle de petit chelem, on ne va quand même pas bouder notre plaisir, même si, à mon sens, la "1664" du blog Partageons mon avis et de son commentaire me semblent un peu court... Sans doute est-ce l'émotion, et fera-t-il mieux demain !

La question qu'il va maintenant falloir résoudre n'est pas simple : il s'agit de 2012 et de la présidentielle. Podium que la gauche, à part Blum et Mitterrand, n'a jamais su ou pu conquérir. S'il ne s'agissait qu'une question de leadership, cela serait compliqué, mais résolvable; s'il n'y avait que l'union à réaliser, cela serait toujours très compliqué, mais on peut croire au bon sens de chacun... Non, le problème qui taraude chaque citoyen révulsé par le sarkozysme est le suivant : que ferait un gouvernement de gauche, des réformes mises en place par ce gouvernement durant 5 ans ? Inscrirait-il noir sur blanc dans son programme de revenir sans barguigner sur les réformes de La Poste, de l'hôpital, des collectivités locales, de la taxe professionnelle, du statut de la fonction publique, des retraites, du paquet fiscal, du déremboursement des médicaments, et plus largement sur la RGPP, etc.

C'est de cela que nous devons parler pendant 2 ans, c'est autour de cela que nous devons organiser des débats-citoyens, c'est de cela que notre programme devra être fait. De nombreux citoyens sont prêts, de manière raisonnable et réfléchie à y travailler, et vous ?

Nous avons contribué à votre (notre) victoire aux régionales, nous entendons gagner avec vous la présidentielle et les législatives de 2012.

Résultats complets en Haute-Normandie communiqué sur Caméra Diagonale.