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L’année 2013 scellera-t-elle le sort des collectivités ?

Liberte_egalite_fraternite.jpgLa course effrénée aux réductions des dépenses publiques s’affiche (hélas), comme une constante des gouvernements successifs. Pourtant, si cette méthode a montré toute sa perversité, c’est à un an des élections municipales que le gouvernement de JM Ayrault a décidé d’engager une profonde réforme de l’organisation territoriale française. Cette nouvelle étape de la décentralisation sera dans la tête de tous les élus locaux en 2013.

« Le changement » se fera en plusieurs étapes.

Aux côtés du projet de loi portant décentralisation et réforme de l’action publique, mastodonte législatif, une modification des modes de scrutin sera examinée au Parlement. Renforcement du fait intercommunal, eurométropole, redécoupage des cantons, élection au suffrage universel direct des conseillers intercommunaux, les règles du jeu de la démocratie locale vont connaitre de profondes modifications. Pourtant, si ces bouleversements s’annoncent majeurs, la concertation qui a entouré leur préparation laisse à désirer, comme en témoigne le désaveu porté par les syndicats de fonctionnaires sur ce projet. Le débat parlementaire, qui devrait occuper le premier semestre de cette année, ne se fera sans doute pas sans controverse. Les tensions qui ont coûté si cher au gouvernement Fillon pourraient-elles refaire surface ? Car nombreux sont les élus locaux et les parlementaires décidés à défendre la commune comme socle de la démocratie républicaine.

A qui s’adressent vraiment ces réformes ?

Il faut dire en effet que les objectifs défendus par ces réformes restent encore trop ambivalents : à qui s’adressent-ils ? Aux citoyens et à leurs représentants ou aux puissances de l’argent ? En réalité, après avoir séduit l’opinion publique, l’équipe de François Hollande commence à décevoir sur certains sujets, jusque dans ses rangs ! Les polémiques grandissent autour des projets locaux comme à Marseille, en Ile-de-France comme ailleurs, en zone rurale. En l’occurrence, les rédacteurs de l’avant projet de loi diffusé dans la presse en décembre dernier ont ainsi préféré laisser une page blanche.

Pour le gouvernement, les réformes institutionnelles devront contribuer à soigner les territoires malades d’une crise sans fin. Pourtant, il faut prendre garde à ne pas les achever avec un remède inefficace. La course effrénée aux réductions des dépenses publiques s’affiche en effet comme une constante des gouvernements successifs. Cette méthode a montré toute sa perversité, alors, faisons le vœu qu’en 2013, une autre voie pourra enfin s’ouvrir…

 

Dépassements d'honoraires médicaux : les assurés sont les grands perdants.

minist_re_sant_.jpgAprès les négociations de cette semaine nous n'avons eu droit (et pour cause !), qu'à la position des médecins et du gouvernement. Le point de vue des assurés sociaux qui avaient été exclus des négociations est quasi inconnu des médias, donc du grand public. Contrairement à ce que répètent en boucle lesdits médias, cet accord n'apporte rien de positif à la grande majorité des assurés sociaux, bien au contraire. En effet :



Au lieu d'être combattu, le dépassement d'honoraires est officialisé et ouvert à un plus grand nombre de médecins.



Au lieu d'être réduit, son montant pourra être augmenté.



Au lieu de concerner moins de médecins, il sera élargi et généralisé à tous ceux qui le souhaitent.



Le gouvernement organise désormais une médecine dont les tarifs seront inabordables pour de nombreux malades et qui induira des hausses drastiques des cotisations sociales, notamment des mutuelles, sans parler des refus de soins de la part de ceux qui ne pourront plus payer des consultations à 150 € ou plus.



De pigeons, les assurés sociaux vont devenir les dindons de la farce !



L’accord qualifié « d’historique » est en fait un leurre. En effet, aucune contrainte réelle n’empêchera les médecins de continuer à pratiquer des dépassements.

La signature d’un « contrat de bonne pratique » est laissé au libre choix du médecin. En dehors de ce dispositif, aucun plafond n’est fixé, aucun système de sanction efficace n’est mis en place… Par ailleurs, les mutuelles et les institutions de prévoyance n’ont pas souhaité s’engager directement. Elles ont raison car elles seraient alors obligées d’augmenter les cotisations de leurs adhérents. Enfin, en ce qui concerne l’obligation de la prise en charge au tarif opposable des patients bénéficiaires de la CMU, déjà fixée par la loi, la situation actuelle de refus de rendez-vous, notamment par certains médecins spécialistes pour des motifs fallacieux, a peu de chances de changer.

Ces négociations étaient vouées à l’échec dès le départ car les problèmes de fond, notamment celui du parcours de soins coordonné pourtant évoqué dans ses discours par la Ministre de la santé, n’ont pas été traités. La question essentielle aujourd’hui est celle de l’accessibilité physique et financière de la population à un système de santé de qualité. Il s’agit donc de mettre sur la table la suppression de la tarification à l’acte, le mode d’exercice des médecins et leur répartition sur le territoire.

La CGT a fait des propositions pour une nouvelle organisation de notre système de santé. Il s’agit notamment de la mise en place d’une médecine publique ambulatoire organisée par territoire autour de centres de santé avec des professionnels soit salariés, soit rémunérés sur la base de forfaits adaptés aux parcours de soin de la population dont ils ont la charge et qui peuvent donc varier d’un territoire à l’autre.

L’accès aux soins d’une partie de plus en plus importante de la population est problématique. Cet accord n’est pas à la hauteur des enjeux. Il faut au plus vite organiser un grand débat national sur une réforme de notre système de santé pour aboutir, comme l’a promis le Président de la République lors de son discours au Conseil économique, social et environnemental, à une nouvelle loi de santé publique.

 

Les 3%, ce n’est pas pour maintenant !

Les 3 % de déficit sont inatteignables en 2013, selon le FMI.
Au moment où les députés viennent de voter le traité européen qui renforcera l’austérité, le FMI estime que la faible croissance attendue l’an prochain aura un effet sur le déficit public, qui atteindrait 3,5 % du PIB au lieu des 3 % prévus par le gouvernement. Une hypothèse qui conforte les doutes sur la priorité absolue donnée à la réduction des déficits.

Les craintes exprimées ces dernières semaines par certains responsables socialistes, sur l’infaisabilité d’une réduction des déficits publics à 3 % du PIB dès l’an prochain, sont confirmées par les dernières prévisions du Fonds monétaire international. Selon l’institution, la France afficherait un déficit public de 3,5 % en 2013, et de 4,7 % en 2012, contre 4,5 % espérés par le gouvernement. En cause, une révision à la baisse de la croissance par rapport aux hypothèses sur lesquelles se fonde le ministère des Finances pour établir ses prévisions de recettes fiscales et de dépenses. Pour la France, le FMI prévoit désormais une croissance économique de 0,1 % cette année contre 0,3 % attendu par le gouvernement, et surtout de 0,4 % seulement en 2013, moitié moins que le chiffre retenu dans le projet de loi de finances (0,8 %).

En conséquence, le FMI table sur des recettes fiscales moindres qu’espérées l’an prochain, ayant pour effet de faire repartir à la hausse le déficit budgétaire. Une mauvaise nouvelle pour le gouvernement Ayrault qui a tout fait pour convaincre les députés PS récalcitrants de voter, le 9 octobre, le traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, le TSCG. Celui-ci prévoit en effet un seuil de déficit maximal autorisé de 0,5 % du PIB. Une contrainte qui paraît d’ores et déjà hors d’atteinte en temps de croissance très faible, voire nulle comme ce fut le cas lors des trois derniers trimestres.

Le 23 septembre, Claude Bartolone, président PS de l’Assemblée nationale, pourtant favorable au traité budgétaire, avait déjà plaidé pour un assouplissement des objectifs de réduction des déficits, estimant que celui de 3 % pour l’an prochain est « intenable ». Pour lui, il appartient à la Commission européenne, qui contrôle que l’État se soumet bien à ses obligations, selon l’article 8 du TSCG, « de dire qu’on ne peut pas demander le même effort aux pays européens lorsqu’il y a de la croissance et lorsqu’il n’y en a pas ».

Mais un problème demeure. Le traité voté par les députés ne prévoit pas cette éventualité, contrairement à ce que ses défenseurs prétendent. En effet, il stipule qu’« un mécanisme de correction est déclenché automatiquement si des écarts importants sont constatés par rapport à l'objectif », avec « l'obligation » de « mettre en œuvre des mesures visant à corriger ces écarts » (article 3, paragraphe 1, point e du TSCG), « y compris en cas de circonstances exceptionnelles » (article 3, paragraphe 2) comme une « grave récession économique » (article 3, paragraphe 3, point b). En clair, si le scénario du FMI se vérifie, la Commission sera fondée à demander de nouvelles mesures d’austérité à la France plutôt que de lui accorder un peu d’oxygène pour relancer son économie.

Au-delà, les prévisions du FMI confirment ce que de nombreux économistes redoutent : à savoir que l’austérité pèse sur la croissance qui pèse à son tour sur les comptes publics. Après les deux plans d’austérité Fillon l’an dernier, et malgré l’effort sans précédent annoncé par le gouvernement de 30 milliards d’euros pour ramener le déficit à 3 % pour 2013, ce dernier ‘‘déraperait’’ à nouveau.

C’est ce que dit à sa façon l’OFCE. Dans sa note de juillet 2012 sur « l’évaluation du projet économique du quinquennat », il rappelait en effet que « les résultats que l’on peut attendre d’une politique qui comporte une forte restriction budgétaire (puisque l’on réduit les déficits publics) dépendent largement de la valeur du ‘‘multiplicateur budgétaire’’, indicateur qui mesure l’effet sur le PIB des mesures budgétaires. » En d’autres termes, il soulignait l’impact, trop souvent négligé, que produit une restriction des dépenses sur la croissance économique, et les conséquences que cela entraîne sur les recettes fiscales, et donc sur le niveau des déficits publics.

L’entrée dans une spirale infernale à la grecque ?

Infos Huma.fr

 

Roms : la commune humanité bafouée

Texte invité

Le nouveau gouvernement a choisi la continuité avec l’ancien : la politique d’expulsion des camps de « Roms » étrangers continue de plus belle. Aux mêmes motifs. Avec à peu près les mêmes mots, les mêmes images. Avec les mêmes présupposés et les mêmes conséquences. À commencer par l’ethnicisation de familles issues de lieux et d’histoires multiples, qui ne se reconnaissent pas nécessairement de destin commun, sauf celui auquel on les assigne : le cercle vicieux de la misère et de l’exclusion.

Cela, nous ne voulons, nous ne pouvons pas l’accepter. Il y a deux ans, il importait déjà de se dresser en opposition à la politique de stigmatisation et de persécution menée sous la houlette de Nicolas Sarkozy, dans l’esprit du discours de Grenoble, contre les Roms et les gens du voyage. C’est avec la même détermination que nous nous élevons aujourd’hui contre la politique menée aux dépens des Roms sous la responsabilité du président de la République et de son premier ministre par leur ministre de l’Intérieur.

Manuel Valls renoue en effet avec une rhétorique qui avait mené un de ses prédécesseurs à la présidence de la République, et la République au bord de l’abîme. Or combien sont-ils, ceux qu’on veut expulser? 12 000 ? 15 000 tout au plus ? Sont-ils à ce point une menace pour l’ordre public qu’il faille impitoyablement les déloger sans solution de rechange ?

Si les nouveaux responsables invoquent autant la sécurité que les anciens, ils revendiquent (à l’instar de François Hollande pendant la campagne) un juste milieu entre « fermeté » et « humanité ». Mais qui peut croire que c’est pour leur bien qu’on détruit le lieu de vie de ces migrants ? En tout cas, pas les premiers intéressés. Car ils l’ont vite compris : si l’on se souciait tant de leur bien être, on ne les abandonnerait pas ensuite à leur sort, en oubliant de les reloger. Ils ne font qu’aller un peu plus loin. S’ils parviennent à se cacher, c’est au risque d’être encore plus abandonnés à eux-mêmes et privés des droits sociaux les plus élémentaires. Déplacer ainsi les gens, c’est bien sûr redoubler leur précarité, et faire obstacle à la scolarisation de leurs enfants.

Certes, Jean-Marc Ayrault préconise la concertation. Mais sur le terrain (faut-il s’en étonner ?), ces engagements ne sont pas respectés. Des centaines de familles se retrouvent dans des situations inextricables. À Lyon comme à Lille ou à Marseille ou en région parisienne, le travail des associations de bénévoles a été ruiné en quelques heures. En Essonne, plusieurs expulsions de bidonvilles ont eu lieu sur arrêtés municipaux, sans solution de relogement réel. Dans de nombreux départements, trop de communes tentent de ne pas scolariser les enfants Roms.

La majorité gouvernementale croit-elle donc qu’en agitant les peurs sécuritaires, elle échappera au reproche de « laxisme » ? C’est tout le contraire : dans ce domaine, elle n’ira jamais assez loin. La droite, en attendant peut-être l’extrême-droite, fera toujours mieux, c’est-à-dire pire. La gauche gouvernementale le paiera donc cher, y compris dans les urnes. En tout cas, les sondages suggèrent déjà qu’elle n’y gagne rien – pas plus qu’hier la droite au pouvoir. Seul le Front national pourra récolter les fruits de cette politique.

En outre, les concessions au populisme identitaire et sécuritaire ne feront pas avancer le pays dans sa mobilisation citoyenne face à la dictature des marchés et aux destructions d’emploi, bien au contraire. S’en prendre aux Roms ne suffira donc nullement à gagner les suffrages populaires. Cela ne peut que diviser, affaiblir là où il faut rassembler, agir. Singer la droite ? C’est décidément un mauvais calcul.

Il ne suffira pas davantage de renvoyer cette réalité migratoire à son origine – en l’occurrence la Roumanie, ainsi que la Bulgarie. Comme dans de nombreux pays de l’Europe de l’Est, la violence ordinaire vis-à-vis des « Tsiganes » se poursuit et risque de s’intensifier à mesure que la situation économique se dégrade. En même temps, la légitimation par l’État français de leur caractère indésirable ne peut que renforcer ce racisme.

Surtout, plutôt que de faire peser cette migration sur les gouvernements nationaux d’origine, comme l’a fait le ministre de l’Intérieur, il faut faire valoir une responsabilité de l’Union au lieu de mettre en péril l’idéal européen en la réduisant aux politiques néolibérales sans même la caution des droits de l’homme. Bref, il faut que Viviane Reding, commissaire européenne aux Droits fondamentaux, parle haut et fort comme en 2010, et non qu’elle soit réduite au silence face à l’État français.

Nous ne ressentons pas moins d’indignation qu’alors ; en revanche, notre colère est plus grande. Pourquoi changer de Président, sinon pour changer de politique ? Or plus ça change, plus c’est la même chose : les Roms sont encore et toujours pris pour boucs émissaires. Au lieu de jouer à son tour sur les peurs et les ressentiments, ce gouvernement aurait pu faire le pari des valeurs démocratiques : la liberté et l’égalité, pour les Roms aussi. Nous en sommes loin. Après l’éviction de la droite éhontée, on assiste à l’avènement d’une gauche honteuse.

Aujourd’hui, nous voulons donc interpeller la majorité gouvernementale : Rien ne vous oblige à ce choix. Il est contraire aux principes que vous revendiquez ; pour autant, il n’est pas davantage dans vos intérêts. Votre responsabilité n’en est que plus grande. Nous vous tenons donc comptables aujourd’hui, comme l’histoire vous tiendra comptables demain, de cette banalisation de la xénophobie et du racisme par l’État français, au mépris des leçons du passé et des menaces qui pèsent sur l’avenir.

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La liste des premiers signataires est visible en annexe de ce billet.

 

Le PCF demande un moratoire sur les licenciements

Pierre Laurent demande un moratoire sur les plans des licenciements

Après l’annonce par PSA de la fermeture de son site d’Aulnay en 2014 dans le cadre d’un plan social qui voit la suppression de 8 000 emplois en France, le secrétaire national du PCF demande au gouvernement un moratoire sur les plans à venir, ainsi qu’une loi interdisant les licenciements boursiers.

Pierre Laurent a réagi au plan social dévoilé par le groupe PSA : « Nous sommes extrêmement choqués. On s’attendait à un plan difficile, mais là les chiffres sont alarmants », affirme-t-il. Le secrétaire national du Parti communiste a exprimé « un sentiment de solidarité » envers les travailleurs et leurs familles, mais aussi de la colère. Il demande à l’Etat d’intervenir.

Pierre Laurent ne comprend pas pourquoi le gouvernement n’a pas réagi plus tôt, étant donné que la fermeture du site d’Aulnay est redoutée depuis près d’un an et que les chiffres qui circulaient ces derniers jours annonçaient déjà entre 8 000 et 10 000 suppressions de postes. Le plan de redressement de la filière automobile, qui doit être annoncé la semaine prochaine par Arnaud Montebourg, arrive selon lui « trop tard », alors qu’il y a longtemps que le Front de Gauche a alerté les autorités, et demandé un moratoire sur les licenciements.
« La seule posture possible pour le gouvernement, c’est de dire qu’il n’accepte pas. »
Le gouvernement doit désormais s’exprimer et dire qu’il s’oppose au plan, estime le dirigeant du Front de Gauche : « On a un Ministère du Redressement productif, et il ne dit même pas son opposition ! La seule posture possible pour le gouvernement, c’est de dire qu’il n’accepte pas ». Laisser fermer l’usine d’Aulnay serait « contraire à ce que dit le gouvernement sur le redressement national » ajoute-t-il, avant de formuler à nouveau plusieurs demandes pour protéger l’emploi.

Pierre Laurent demande à l’Etat d’instaurer un moratoire sur l’ensemble des plans de licenciements, et que soit inscrite dans la loi l’interdiction des licenciements boursiers. « La question, explique-t-il, c’est : est-ce que les licenciements c’est pour aller produire moins cher ailleurs et faire des bénéfices ? ». Il souhaite aussi que toutes les aides publiques au secteur de l’automobile soient « remises à plat avant que l’on engage de nouvelles politiques industrielles », rappelant qu’il y a deux ans, « l’automobile a reçu deux ou trois milliards d’euros d’aides publiques », ce qui n’a pas empêché PSA Peugeot-Citroën d’annoncer ce matin 8 000 suppressions de postes.

Huma.fr

 

Le changement, c'est pour quand ?

«Le changement, ce n’est pas maintenant..», «coup de froid sur le Smic», «le coup de pouce se transforme en pitchenette» «renoncement» ou bien encore «retour vers la rigueur»... Le caractère sarcastique des commentaires est à la hauteur du mécontentement. Les critiques fusent sur la «dérisoire» augmentation du salaire minimum que le gouvernement a finalement décidé de limiter à 2%, dont 1,4% « mangé » par l’inflation… soit donc une hausse réelle de 0,6% seulement et 6,50€ de mieux par mois… même pas une place de cinéma.

Retour sur le Smic, conquête sociale…
Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) correspond au salaire horaire minimum en France. On ne peut pas, sauf exception, rémunérer quelqu'un en dessous de ce salaire en France. Revalorisé chaque année, le Smic est de 7,23 euros nets de l'heure, et de 1 096,94 euros par mois pour 35 heures par semaine. Avec la hausse de 2 %, le Smic va passer à 1 118 euros net pour un temps complet mais les smicards sont très souvent des salariés à temps partiel. C’est dans l’hôtellerie, le commerce et le secteur de la santé que l’on trouve le plus de smicards et ce sont d’ailleurs en majorité des smicardes…

Selon l'Insee, 10,6 % des salariés français étaient en 2011, rémunérés au Smic, soit environ 1,8 million de personnes. Ce chiffre est trompeur car il correspond aux personnes rémunérées au montant exact du Smic. Mais la population vivant avec un revenu voisin du salaire minimum est bien plus importante. 40 % des personnes ayant un revenu touchent moins de 15 540 euros par an et en 2007, 6 % des salariés français vivaient au-dessous du seuil de pauvreté, fixé à 954 euros par mois. Ces chiffres montrent bien l’urgence à augmenter les salaires.

La critique essentielle qu’on oppose à l’augmentation du Smic est qu’elle serait une dépense insupportable pour les entreprises. Si augmenter le Smic représente une charge supplémentaire qui peut parfois les conduire à licencier, il est par contre impossible d'établir un effet mécanique entre hausse du Smic et destructions d'emplois. On peut déjà remarquer qu’il y a eu plus de 600 000 emplois détruits depuis 2007…. sans pourtant aucun coup de pouce au Smic !

Prenons l’avis d’André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme et président du groupe GDR l’Assemblée nationale, qui estime très insuffisants les 2% d'augmentation du Smic au 1er juillet.

"Le signe donné par une augmentation si limitée du Smic à 2?%, mais équivalente en réalité à 0,6?% si l’on tient compte de l’inflation depuis la dernière augmentation, n’est pas suffisant. Je crois que quand on qualifie ce coup de pouce de «?pichenette?», le terme est juste. Je mets au regard de cette augmentation la réalité du quotidien, celui des travailleurs pauvres. Il suffit d’échanger avec le Secours catholique, les Restos du cœur, le Secours populaire, où des salariés au Smic nous disent aujourd’hui qu’ils n’ont pas assez de revenus pour vivre décemment. Il faudra prendre des mesures pour une nouvelle répartition des richesses qui permette véritablement de développer le pouvoir d’achat. Nous attendons des mesures fortes, avec une politique de fiscalité audacieuse, qui s’attaque aux plus gros revenus. Les sommes colossales qui désertent la rémunération du travail au profit de celle des actionnaires doivent être mises à contribution. »

Face à la crise et aux politiques d'austérité, en réponse aux attentes populaires pour une amélioration concrète des conditions de vie, le gouvernement avait, avec une vraie hausse du salaire minimum, la possibilité d'agir efficacement dans plusieurs directions.

La question salariale est essentielle et est au cœur du changement attendu en terme de justice sociale. La revalorisation des salaires est une impérieuse nécessité comme on vient de le voir. Mais c’est aussi une réponse à la crise puisqu’elle relancerait la consommation alors que la compression des salaires étouffe la croissance. Enfin, il faut en finir avec les idées fausses qui font du « coût du travail » la cause des déficits. En réalité, ce sont les « coûts du capital » qui minent l'efficacité productive. En 2010, les charges d'intérêts payées aux banques et les dividendes versés aux actionnaires par les sociétés ont atteint 309 milliards d'euros. Ce sont ces prélèvements financiers qui pèsent sur la santé des entreprises. Depuis 30 ans, la part des salaires dans les richesses créées a baissé de 10 points et dans le même temps, les dividendes versés aux actionnaires ont été multipliés par 5, sans que l’investissement productif ait été développé, ni que l’emploi y trouve son compte.

Le Front de Gauche propose, pour desserrer l’étau financier qui étouffe bon nombre d’entreprises, de créer un pôle financier public pour faciliter le financement des PME confrontées aujourd’hui à des taux d’intérêts trop élevés. Il faut réorienter le crédit bancaire vers des projets porteurs de développement écologique, d’emploi, de formation, de recherche. Il est également urgent de revoir la fiscalité des entreprises, qui impose beaucoup plus lourdement les petites entreprises que les grandes. Les exonérations sociales et aides publiques diverses devraient être conditionnées au développement d’ investissements créateurs d’emplois et porteurs de salaires corrects et a contrario, les entreprises qui pèseraient sur les salaires et sur le nombre de salariés, au profit de la rentabilité financière, verraient augmenter leur impôt sur les sociétés et leurs cotisations sociales.

Augmenter les salaires, c’est un impératif social. Economiquement, c’est possible et bénéfique. Le gouvernement n’a pas choisi ce chemin. La hausse annoncée est jugée « raisonnable » par le Medef. C’est tout dire...

Le changement, c’est pour quand ?

 

Urgence : emploi !

Thème majeur de la campagne des présidentielles et préoccupation première des Français, l’emploi est au lendemain de la nomination d’un nouveau gouvernement, la question primordiale qui arrive sur le devant de la scène. Des dizaines de milliers d’emplois sont menacés partout en France. Il y urgence à agir sans attendre. Le problème est-il insoluble comme voudrait nous le faire croire la droite ? Le déclin de la production de biens et de services est-elle une fatalité ? 900 usines ont disparu en France ces dernières années et 450 000 emplois industriels ont été perdus.

Les annonces de suppression d’emplois se multiplient ces derniers jours : PSA, Air France, Technicolor, Hewlett Packard, Conforama, Thomson…. Autant d’entreprises qui ont attendu le lendemain de l’élection du président pour annoncer leurs « plans sociaux » qui s’ajoutent à ceux déjà connus de la FNAC, Fralib, Sodimedical, Gandrange, Renault, Petroplus … et bien d’autres encore. Le dogme du profit maximum dans un temps minimum fait des ravages. Ces entreprises n’ont pour la plupart aucune difficulté financière mais font de confortables bénéfices, ce qui ne les empêche nullement de réaliser des «licenciements boursiers » c'est-à-dire sans fondement économique puisqu’elles distribuent dans le même temps des dividendes à leurs actionnaires et des primes extravagantes à leurs dirigeants.

Que faire ? Voilà un des premiers chantiers du gouvernement qui annonce vouloir donner davantage d’instruments, de moyens aux salariés pour faire face à des plans sociaux. Le PCF pour sa part a pris l’initiative d’envoyer une lettre au premier ministre, réclamant « un moratoire à effet immédiat » sur les plans annoncés, en attendant les travaux de la nouvelle Assemblée Nationale. Dès la rentrée parlementaire, des mesures anti-licenciements doivent être adoptées. L’éventail des dispositions possibles est large, de la loi interdisant les licenciements dont la raison n’est pas liée à la situation économique de l’entreprise, en passant par la suppression des aides de l’Etat en cas de licenciements abusifs ou la fin des exonérations de cotisations sociales sans contrepartie. En février dernier, les sénateurs communistes avaient déposé un projet de loi visant à interdire les licenciements boursiers. Ils reprenaient ainsi une mesure-phare du programme du Front de Gauche, qui prévoit « d’interdire les licenciements boursiers et la redistribution de dividendes pour les entreprises qui licencient » visant ainsi à stopper l’hémorragie des emplois industriels et à remettre la finance au service de l’économie. Le texte déposé au Sénat prévoyait aussi le remboursement des aides versés par l’Etat en cas de licenciements non justifiés économiquement. Cette proposition fut rejetée de justesse par les sénateurs, 5 voix d’élus radicaux de gauche ayant manqué.

Il importe aussi de donner aux salariés et à leurs organisations les moyens de s’opposer aux décisions néfastes à l’emploi et bien plus encore, de leur permettre de peser sur les choix de gestion et de proposer des solutions alternatives garantissant le maintien de l’activité et son développement. Un « bouclier démocratique » serait ainsi mis en place avec la reconnaissance du rôle primordial que peuvent jouer les salariés, premiers concernés par la sauvegarde de l’emploi et souvent porteurs de projets innovants permettant la relance de l’activité. Il est indispensable qu’ils aient aujourd’hui au sein des conseils d’administrations un droit de regard sur les choix stratégiques.

Un exemple ? En Haute-Normandie, les sites de la raffinerie Petroplus et de la papeterie M-real sont tous deux menacés de fermeture. Dans les deux cas, il ne s’agit pas de sites industriels en mauvais état. Les intersyndicales ont fourni un important travail pour présenter aux directions et actionnaires des projets alternatifs pour revitaliser les sites. Le projet présenté conjointement par les salariés des deux sites propose d’utiliser la ouate de cellulose des ateliers de M-real pour fabriquer du biocarburant sur le site de Petroplus.

Ce sont eux, les ouvriers, les techniciens, les premiers experts dans leurs domaines !

A Gandrange, les sidérurgistes oubliés de Sarkozy depuis quatre ans espèrent, eux, encore voir couler de l’acier en présentant un projet industriel innovant. Le syndicat propose la construction sur le site d’une aciérie électrique d’un type nouveau permettant de fabriquer de l’acier avec les composants traditionnels mais aussi avec des produits de récupération comme la ferraille. Le projet d’aciérie électrique permettrait de recycler en France des déchets de plus en plus abondants et aujourd’hui exportés en Belgique, Italie, Allemagne, Inde, Turquie ou Chine. Un comble écologique que le projet d’aciérie à Gandrange pourrait corriger et qui pourrait être l’emblème d’une nouvelle politique industrielle en France.

Enfin, une autre piste existe pour donner des pouvoirs nouveaux aux salariés, celui de «?préemption?» ou de «?réquisition?» de leur entreprise. Cette idée, défendue par le Front de Gauche, consiste à donner la priorité et les moyens aux salariés de reprendre leur usine menacée en coopérative.

Pour favoriser la relocalisation des activités et lutter contre les délocalisations vers les pays de main-d’œuvre à bas coût, le Front de Gauche propose d’instaurer des «?prélèvements nationaux concertés sur les réimportations en Europe de productions délocalisées?» et une «?taxe kilométrique de manière à réduire les transports de marchandises évitables?». D’autres mesures seront évidemment nécessaires pour stopper l’hémorragie d’emplois industriels.

Instaurer un pôle financier public qui fournirait un crédit bonifié aux entreprises favorisant l’emploi, les salaires et la formation sera aussi un levier essentiel pour la réindustrialisation.

Dans la prochaine Assemblée, ce n’est pas le travail qui manquera pour les députés du Front de Gauche !

 

Contre l’austérité, la Ville fait le choix du service public !

Tribune Ivry-Ma-Ville de mars 2012, question posée par le groupe communistes et partenaires :

La municipalité envisage un programme d’investissement à hauteur de 107 millions d’euros sur trois ans, comment le mettre en oeuvre au regard de la situation des marchés financiers ?

Philippe Bouyssou pour le groupe communistes et partenaires :


PARCE QUE L’HUMAIN est au coeur de ses actions et ses choix politiques, la municipalité a décidé de relever le défi de choix audacieux et combatifs, prenant le contrepied de l’austérité qui gouverne l’Europe. Face aux politiques stériles, violentes et inégalitaires imposées par la droite et l’ultra libéralisme, Ivry, avec son programme d’investissement de 107 millions d’euros sur trois ans fait le choix premier de conforter les services publics pour la population.

Nous faisons aussi le choix du développement et de l’investissement pour l’avenir qui nécessitera un recours raisonnable à l’emprunt. Bien entendu rien n’est joué, la commune comme toutes les autres collectivités territoriales, est contrainte, l’Etat n’assumant pas ses responsabilités de régulateur et de garant de l’intérêt général, de recourir au « libre marché bancaire » pour financer ses investissements. Nous savons que les banques et les trop fameux marchés financiers, qui saignent aujourd'hui le peuple grec, toujours à la recherche
de profits et de rentabilité immédiate, ne donnent absolument pas priorité à l'investissement public durable et solidaire. Mais il n’y a là aucune fatalité à ce que seuls, les marchés et la banque centrale européenne soient libres et indépendants. Il est grand temps de faire d’autres choix et entre autres, celui d’un pôle public bancaire financeur des collectivités, faire le choix de l’humain, de la vie, de l’avenir.

« A propos de » par Gisèle Pernin : Le résultat de la politique des banquiers et de leurs serviteurs


La part des impôts censée revenir aux collectivités locales diminue chaque année. L’État consacre le plus clair de nos impôts à payer des sommes faramineuses aux banquiers, au titre de la dette, et à subventionner les grosses entreprises pour garantir leurs profits. La crise du système capitaliste sert de prétexte à des interventions massives pour que la lutte sans merci que se livrent ces requins n’aboutisse pas trop vite à un effondrement social. Du coup l’État diminue les budgets des communes et les accuse d’être trop dépensières.

C’est pourquoi, à Ivry, le budget investissement a été réduit de plusieurs millions d’euros quitte à modifier les projets concernant la reconstruction du centre de santé,la construction d’établissements scolaires ou de logements sociaux. Cette politique d’austérité est partie pour durer, même en cas de changement de gouvernement, car, les principaux candidats l’ont annoncé : ils nous feront payer le trou creusé par la spéculation financière.

 

L'arnaque

Sarkozy veut instaurer la TVA « sociale » avant la présidentielle.

A quelques mois de la fin de son mandat et dans la précipitation, le gouvernement s'apprête à instaurer une TVA abusivement affublée du qualificatif de « social ». Sous couvert de lutter contre les délocalisations, il s'agit d'alléger les prélèvements des employeurs pour augmenter ceux des ménages. C'est une attaque caractérisée contre la protection sociale et le pouvoir d'achat des ménages.

Pendant la campagne présidentielle de 2007, Sarkozy a préparé le terrain en proposant d’ « imposer la consommation plutôt que le travail ». François Bayrou s’était aussi prononcé en faveur d’une telle hausse de la TVA. Au Parti Socialiste, Manuel Valls se prononce également pour cette mesure dès 2007. Face au tollé suscité par ce projet dans la campagne des législatives de 2007, la TVA sociale est alors progressivement mise en sourdine.

A la rentrée de septembre, Éric Besson comme secrétaire d’État à la prospective et Christine Lagarde comme ministre de l’économie remettent chacun un rapport sur le sujet. Mais le premier Ministre met le projet en sommeil, en appelant à élargir la réflexion sur le financement de la protection sociale et confie à un député UMP, Yves Bur, le soin d’écrire lui aussi un rapport. Rapport qui existe mais qui n’a jamais été rendu public par le gouvernement…

Le mécanisme de la TVA « sociale » consiste à faire de la redistribution à l’envers en allégeant les prélèvements sur les employeurs pour les augmenter sur les ménages.

Et au sein même des ménages, la hausse de la TVA pénaliserait surtout les ménages modestes, beaucoup plus exposés à la TVA que les ménages aisés qui épargnent une partie de leur revenu. Les 10 % des ménages les plus riches consacrent 3,4 % de leur revenu à la TVA, les 10 % les plus pauvres 8,1 %. La TVA est ainsi un impôt dégressif, dont la charge baisse quand le revenu augmente, à l’exact opposé de l’impôt sur le revenu.

D'autre part, elle s'inscrit dans la logique des politiques de baisse du coût du travail qui n'ont aucun effet sur les délocalisations, ne créent pas d'emploi mais par contre détruisent le financement de la protection sociale.

Sarkozy, un Robin des Bois à l'envers !

Derrière les arguments bidons, le véritable motif de la «TVA sociale » serait donc tout simplement d’augmenter la TVA pour contenir le déficit public creusé par l’appauvrissement délibéré de l’État par la droite. Comme l’a fait Angela Merkel en 2007 en passant la TVA de 16 % à 19 % en Allemagne.

Suite aux nombreux cadeaux fiscaux réalisés et pour satisfaire les marchés et les agences de notation, la droite est obligée de trouver de nouvelles recettes pour l’État. Les libéraux ne supportant pas le principe même de taxer les profits et la spéculation, la droite au pouvoir choisit donc d’augmenter l’impôt le plus injuste qui soit : la TVA.

Excepté pour ses amis, le bilan de Nicolas Sarkozy est affligeant. Fin 2011, le chômage a atteint en France son plus haut niveau depuis plus de 10 ans. Celui qui se prétendait le candidat du pouvoir d'achat a été le président de l'appauvrissement des Françaises et des Français. En ce début d’année, le candidat-président n’a donc plus qu’une seule solution pour cacher son bilan désastreux : mentir éhontément.

Seul le Front de Gauche et son candidat à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon avancent des mesures concrètes pour lutter contre les délocalisations : interdiction des licenciements boursiers, droit de reprise des salariés en cas de délocalisation, visas sociaux et écologiques ou encore obligation de rembourser les aides publiques pour les entreprises qui délocalisent.

Argumentaire PCF

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Parole d'élue : la santé au coeur de notre vie et de nos cités.

Claudine Troadec-RobertÉlue à Montpellier depuis 2008, je mesure au quotidien les dégâts sanitaires et sociaux causés par la politique gouvernementale libérale, la souffrance de la population mais aussi son espoir au changement… Globalement, l’écart entre les riches et les pauvres se creuse scandaleusement, favorisant la progression de l’exclusion et de la mal vie.

Dans un contexte économique difficile pour une majorité de famille, où « la santé pour tous » est remise en cause par le gouvernement, l’équipe municipale de Montpellier a fait le choix de l’être humain en agissant pour la réduction des inégalités sociales en santé et l’amélioration constante de la qualité de l’environnement. Le dire c’est bien, le faire c’est plus difficile.

La notion de santé environnementale a émergé lors de la première conférence du bureau européen de l’Organisation mondiale de la Santé en 1989 : « La santé environnementale comprend les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de vie, qui sont déterminés par les facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de notre environnement ».

C’est à partir de cette approche que la mairie intègre la santé dans l’ensemble des politiques de ses services pour améliorer les conditions de vie, les conditions de travail, la qualité de l’environnement physique, social et culturel.

Cette volonté politique se concrétise avec les réunions des citoyens dans les quartiers. Cela pour favoriser l’échange, la connaissance, la communication entre les habitants, les professionnels de santé, les institutions tel le CHRU de Montpellier et une centaine d’associations.

Au travers des actions développées par les différents services de la ville, la mairie de Montpellier favorise le développement d’une collectivité solidaire et de justice sociale.
La commune développe des actions de prévention et d’éducation à la santé qui devraient être les priorités d’une politique sanitaire nationale.

à cet effet, la ville de Montpellier est une « ville Santé de l’OMS », elle est adhérente au réseau français des villes Santé de l’oMS depuis sa création en 1987. Cela permet d’échanger avec les 75 villes du réseau français des initiatives et diverses expériences.

En tant qu’élue communiste, je suis à l’aise avec l’ensemble des catégories professionnelles, les familles, les résidents, car nos propositions PCF de financement correspondent aux valeurs qu’ils défendent.

La confrontation d’idées est inévitable, nous devons être très offensifs sur l’obligation d’une réforme globale du financement de la sécurité sociale.

C’est dans l’intérêt de l’être humain, car la santé, c’est la vie au cœur de nos cités.

Claudine Troadec-Robert
conseillère municipale déléguée à la Santé
vice présidente del’agglomération de Montpellier

Billet paru dans le Globule Rouge d'aout 2011.

 

Triple zéro !

_432_.jpgLa CGT délivre un "triple zéro" à la politique du gouvernement

«Pour nous, la note, ce n'est pas un Triple A, c'est un Triple Zéro». Bernard Thibault, qui faisait ce vendredi sa rentrée devant la presse, a livré en ces termes l'évaluation faite par la CGT de la politique gouvernementale face à la crise.

Pour le secrétaire général de la première centrale syndicale française, qui doit être reçu lundi 29 août par François Fillon, le paquet de mesures de «rigueur» annoncé mercredi «s'inscrit dans la droite ligne des réformes précédentes», telles celle des retraites ou la Révision générale des politiques publiques. Il rejoint les plans adoptés ailleurs en Europe, une Europe «plongée dans la pire des situations depuis plusieurs décennies avec plus de 23 millions de chômeurs», et où «la seule réponse des dirigeants repose sur l'adoption de mesures d'austérité, la pression sur les salaires, la réduction des services publics, de la sécurité sociale, des pensions, un durcissement des conditions de travail et de vie».

«Il ne peut y avoir de consensus sur de telles bases», a tranché le leader de la CGT, évoquant les mesures Fillon, qu'il s'agisse d'une taxation des plus riches relevant «uniquement de la symbolique politique», du maintien du dogme de la suppression d'emplois dans la fonction publique, de l'accès aux mutuelles santé rendu plus onéreux... «Il peut y avoir «front commun» pour s'attaquer aux marchés financiers, ajoute-t-il, mais certainement pas pour leur obéir et faire passer la pilule auprès des salariés». Quant à la «règle d'or» de l'équilibre budgétaire que Nicolas Sarkozy voudrait voir inscrite dans la Constitution, ce n'est rien d'autre qu'une «supercherie qui se transformerait en règle de plomb pour amplifier les réformes antisociales». Au demeurant, pour la CGT, qui récuse ainsi l'analyse de fond de la situation faite par le gouvernement, la crise ne trouve pas son origine dans un «dérapage des dépenses publiques», mais dans «l'effondrement des recettes». Il y aurait d'ailleurs, si on le voulait, «beaucoup de ressources supplémentaires à collecter» pour l'Etat, fait valoir Bernard Thibault. Une réforme «en profondeur» de la fiscalité, sur le revenu comme sur les sociétés, fait partie de la dizaine d' «exigences» portées par le syndicat en cette rentrée, et qui devraient être «autant d'axes de campagne dans les entreprises, les professions, les territoires».

Car, pour la CGT, la mobilisation des salariés est, bel et bien, d'ores et déjà à l'ordre du jour. «Le monde ne s'arrête pas de tourner parce qu'il y a des élections présidentielles dans 9 mois», «la situation appelle une intervention forte des salariés» a noté le leader du syndicat. Avant d'indiquer que, «à l'unanimité», les responsables des fédérations professionnelles et des unions départementales, réunies jeudi en assemblée générale, se sont prononcés «pour que l'intersyndicale s'oriente sur l'organisation d'une journée de mobilisation interprofessionnelle au début octobre avec l'organisation de manifestations et la mise en débat de grèves décidées dans les entreprises avec les salariés». L'intersyndicale (CGT, CFDT, FSU, Unsa, Solidaires) doit se réunir le 1er septembre. Bernard Thibault estime qu'il y a «de fortes probabilités» pour que cette réunion débouche sur la décision d'une action commune. Il y a des «contacts réguliers», «les avis progressent», a-t-il noté.

Les 10 exigences pour la rentrée

1. «Conditionner toute aide publique au respect de critères portant sur l'emploi, les politiques salariales des entreprises et donner des moyens d'intervention aux salariés sur le bienfondé et l'usage de ces aides».
2. «Supprimer les exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires».
3. «Agir sur les salaires dans le privé et dans le public. Nous revendiquons l'ouverture immédiate des négociations annuelles obligatoires par anticipation au titre de 2012».
4. «Développer les politiques publiques et notamment donner les moyens indispensables aux politiques d'éducation, de santé, de recherche.»
5. «Stopper les suppressions d'emplois, voire créer de nouveaux postes dans la fonction publique et les services publics».
6. «Contraindre les entreprises à examiner sérieusement toutes les alternatives aux licenciements en élargissant les pouvoirs d'intervention des salariés et de leurs représentants dans leur entreprise, leur groupe, voir leur filière d'activité».
7. «Réformer la fiscalité en profondeur. Améliorer la progressivité de l'impôt sur le revenu, créer de nouvelles tranches pour les hauts revenus. Augmenter l'Isf. Supprimer les niches fiscales inutiles. Taxer et/ou soumettre à cotisation tous les revenus sans distinction (...). Transformer l'impôt sur les sociétés. Il pourrait augmenter pour les entreprises qui utilisent leurs bénéfices pour capitaliser ou verser de gros dividendes et baisser pour les entreprises qui embauchent, augmentent les salaires, investissent dans l'outil de travail, la recherche, la préservation de l'environnement...»
8. «Créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits pour favoriser l'investissement productif».
9. «Au plan européen et international, taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux».
10. «Mettre en place un fonds européen de solidarité sociale et de développement économique».

Huma.fr

 

Annonces gouvernementales : l’impasse de la rigueur !

Communiqué de la FSU

Face à la crise économique et financière, le gouvernement cherche à convaincre qu’il n’y a pas d’autres choix que ceux de la rigueur. A vouloir rassurer les marchés financiers et les agences de notation, il ne s’attaque pas aux causes structurelles de la crise.

En revenant modestement sur les niches fiscales, la défiscalisation des heures supplémentaires et en taxant de manière marginale et provisoire les hauts revenus, le gouvernement reconnaît l’échec de sa politique menée jusqu’ici.

Mais les mesures annoncées s’inscrivent toujours dans une politique d’austérité pénalisant essentiellement les salariés, mettant peu à contribution les hauts revenus (200 millions sur un plan de 11 milliards), ne remettant pas en cause la réforme de l’ISF (2 milliards de recettes fiscales en moins). Elles hypothèquent ainsi toute sortie réelle de la crise et s’inscrivent dans des orientations européennes qui fragilisent encore plus la situation des pays de l’UE.

Le gouvernement utilise l’argument de la dette publique dont la hausse résulte pour l’essentiel des cadeaux fiscaux aux plus riches et des exonérations de charges pour des entreprises et poursuit dans sa logique de baisse des dépenses publiques. Ceci entraînera encore une baisse de l’activité et des recettes fiscales, tout en aggravant les inégalités. A cet effet, la FSU estime que la « règle d’or » serait néfaste pour notre économie et dangereuse pour notre démocratie sociale.

La FSU avait demandé au gouvernement d’intervenir sur les causes réelles de la crise en agissant sur l’emploi - l’Etat employeur devant montrer l’exemple en renonçant au "un sur 2" dans la Fonction publique et en créant les emplois nécessaires-, le pouvoir d’achat, la fiscalité (avec un autre partage des richesses produites) et les investissements productifs pour l’avenir prenant en compte les impératifs écologiques.

Où est l’équité, l’effort partagé dans les annonces faites ? D’un côté des mesures ponctuelles et réduites de taxation des hauts revenus de surcroît à partir d’un seuil trop élevé, de l’autre, réforme des retraites, suppressions massives d’emplois publics, RGPP et stagnation du pouvoir d’achat pour les salariés ! Plus des mesures présageant une mise à mal des dépenses de santé et des mutuelles qui entraîneraient une aggravation des difficultés d’accès au soin pour les plus modestes… La Fonction publique reste particulièrement impactée par les choix faits : 15 milliards d’économie avec la RGPP contre 200 millions d’euro par la contribution exceptionnelle des hauts revenus !

Pour la FSU, il faut cesser de considérer les services publics et la Fonction publique comme une charge. Ce sont bien des investissements productifs indispensables notamment l’éducation, la formation et la recherche.

En poursuivant dans cette impasse, le gouvernement ne change pas la donne et n’offre pas de perspective d’avenir aux générations futures.

La FSU invite les agents de la Fonction publique et les salariés à se saisir de ces débats et à s’engager massivement dans les actions et initiatives dès les prochaines semaines pour empêcher la mise en œuvre de ces mesures et imposer d’autres choix économiques et financiers garantissant davantage d’égalité, de justice sociale et de progrès pour tous. C’est en ce sens qu’elle participera à l’intersyndicale du 1er septembre prochain.

 

Education: la politique du gouvernement décriée par les Français

Un sondage CSA révèle que 82% des Français estiment que le non-remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite est « une mauvaise chose ». « La défiance envers le gouvernement est sans appel » a déclaré le secrétaire général du syndicat SNUipp-FSU, Sébastien Sihr.

La politique de non-remplacement d’un enseignant sur deux est même « une très mauvaise chose » pour 54% des personnes interrogés. En début de mandat, Nicolas Sarkozy avait promis de diviser par trois le nombre d’élèves en difficulté à l’entrée de la sixième, en l’espace de cinq ans. Or, 61% des Français jugent que le gouvernement va plutôt dans « le mauvais sens » en ce qui concerne « la réduction de l'échec scolaire », 59% partagent cette opinion pour « la formation des enseignants » et 63% pour « la valorisation du métier d'enseignant ».

Le sondage dit aussi que l'école et l'éducation restent un sujet de forte préoccupation des Français: 35% les citent comme un enjeu important aujourd'hui en France, juste derrière l'emploi (42%). Une personne sur deux (50%) estime aussi « tout à fait prioritaire » que les pouvoirs publics « donnent plus de moyens » aux écoles primaires, tout en jugeant à 73% que l'école maternelle fonctionne bien et à 62% pour l'école élémentaire.

Les fédérations et les syndicats de l’éducation nationale, dont le SNUipp-FSU, avait lancé un appel à la grève programmée le 27 septembre. Depuis 2007, près de 50 000 postes d’enseignants ont été supprimés, 16 000 le seront lors de la rentrée qui se profile. « L’heure est plus que jamais à la poursuite de la mobilisation » peut-on lire sur le site du syndicat.

Humanité.fr

 

Refusons la « règle d’or » sarkozyenne

pierre_laurent_8.JPGComment mettre en échec la récession à venir??

Dans le courrier qu’il vient d’adresser aux parlementaires, daté du 26?juillet, Nicolas Sarkozy plaide avec enthousiasme en faveur des récentes décisions du sommet de Bruxelles concernant la crise grecque et une gouvernance économique européenne renforcée.

Il appelle les députés et les sénateurs français à s’unir «?comme un seul homme?» sur ces bases en vertu des intérêts supérieurs de la nation de «?maîtrise?» des dépenses publiques.

Tout le monde a parfaitement saisi son appel à adopter sans discussion la «?règle d’or?» qui permettrait d’inscrire dans la Constitution la politique d’austérité et d’injustice sociale que son gouvernement mène au bénéfice des marchés financiers depuis son élection à la présidence et que les gouvernements européens renforcent dans toute l’Europe sous le contrôle de la BCE, du FMI et de l’Union européenne.

Pour le Parti communiste français, les choses sont claires?: il est hors de question de prêter la main à l’adoption de ce projet injuste, inefficace, contraire à l’intérêt général et à la souveraineté de notre pays. Nos parlementaires ne voteront pas ce projet que nous combattons avec détermination avec toutes les forces du Front de gauche et leur candidat commun à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon.

Face à la crise très grave des dettes publiques en zone euro, le sommet extraordinaire de l’Eurogroupe du 22?juillet dernier a, en réalité, décidé de sauvegarder les intérêts financiers des grands créanciers au détriment de celui des peuples, des salariés. Cette réunion n’a surtout rien changé ni à l’orientation de la politique monétaire de la Banque centrale européenne ni à la sélectivité du crédit bancaire. Nicolas Sarkozy et ses homologues européens ont fait le choix de ne pas frapper les spéculateurs qui sont pourtant à l’origine de la crise financière.

Ainsi, le principe d’une taxation bancaire a été rejeté. Certes, les taux d’intérêt des prêts consentis vont être abaissés et leur durée rallongée pour maintenir la tête du débiteur grec hors de l’eau sans le sauver de la noyade. Mais la possibilité d’un «?défaut de paiement sélectif?» de la Grèce est maintenue, avec le risque de nouveaux acharnements spéculatifs des marchés financiers contre elle, mais également contre d’autres pays considérés comme «?fragiles?», parmi lesquels l’Espagne, mais aussi l’Italie et ses 1?900?milliards d’euros de dette publique.

Le Fonds européen de stabilité financière (FESF), doté de 440?milliards d’euros en mai?2010 pour reprêter aux États en difficulté de l’argent qu’il emprunte sur les marchés financiers avec la garantie de chaque pays membre de l’euro, voit son rôle très accru.

Avec le nouveau plan de 160?milliards d’euros décidé pour la Grèce, le FESF tend à devenir, à côté de la toujours très monétariste BCE, le pivot d’un projet de fuite en avant vers l’endettement public massif sur les marchés financiers de toute la zone euro, prise comme un tout.

Or un premier épisode, ouvert au printemps 2010, de cette fuite en avant au service de la domination des marchés financiers vient, pourtant, de se conclure en débouchant sur un fiasco.

Le premier plan dit de «?sauvetage?» de la Grèce, auquel les députés communistes et du Parti de gauche ont été les seuls à s’opposer au Parlement, a brisé la croissance de ce pays, provoqué l’explosion du chômage et l’écrasement des salaires réels (– 8,9?% entre?2008 et?2011), aggravant le déficit budgétaire (+?6?% de 2008 à 2011) et accentuant, en pratique, l’accumulation des dettes, malgré les énormes sacrifices imposés au peuple et le bradage des atouts nationaux avec les privatisations, la casse des retraites… La dette publique de la Grèce qui était de 105?% de son PIB en 2008 approche, désormais, 150?%?! Et voilà dans quelle voie on propose de nous enfoncer.

Ces décisions soumettent tous les peuples de l’Union européenne à ce chantage alors que cinq jours à peine après le sommet, les agences de notation annoncent déjà la forte probabilité de baisser les notes de l’Italie et de la France. N’est-il pas grand temps de changer radicalement de logique et de cesser le sacrifice des économies nationales au profit des spéculateurs??

L’adoption de la règle d’or qui soumettrait constitutionnellement tous nos budgets aux exigences des marchés financiers serait une folie. Le remboursement des marchés serait garanti tandis que cette règle obligerait à sacrifier nos salaires, nos retraites, notre protection sociale, nos systèmes publics d’éducation et de santé. Ce serait l’austérité à perpétuité et l’incapacité pour notre économie de se relever.

C’est cette voie que notre peuple a refusée par référendum en 2005. Si les partisans de la règle d’or sont convaincus que les Français ont changé d’avis depuis, qu’ils osent la soumettre au suffrage universel?!

Si le président de la République par peur du suffrage universel décide d’obtenir ce changement constitutionnel en convoquant tous les parlementaires en Congrès, pas une voix ne doit manquer à gauche pour empêcher l’adoption de ce projet.

Les communistes appellent toutes les femmes et tous les hommes de progrès à se mobiliser pour mettre en échec cette récession programmée et ce déni de démocratie. Ce rejet doit être l’occasion pour toutes les forces de gauche de s’engager fermement à renoncer à cette politique d’austérité suicidaire et à promouvoir des choix nouveaux de développement social et écologique en France et en Europe.

La France ne doit pas seulement se battre pour une solution juste et solidaire au défi de la dette en Europe mais elle doit agir pour émanciper l’Union européenne de la dépendance des marchés financiers en retrouvant à tous les niveaux, national et européen, la maîtrise publique de la finance et du crédit, en taxant les banques et les profits financiers, en changeant le rôle et les missions de la BCE, en relevant les salaires et en développant les services publics. La France pourrait agir pour remplacer le Fonds européen de stabilité financière, qui soutient les marchés, par un Fonds européen de soutien au développement social et solidaire des pays européens.

Le Front de gauche, avec le Parti communiste et ses partenaires, est déjà pleinement mobilisé pour mener cette bataille. Nicolas Sarkozy lance un défi à toute la gauche en cherchant à faire la démonstration qu’il n’y a pas d’alternative à sa politique. Relevons ce défi. Une autre politique est possible?!

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français

 

Installer la démocratie avec des bombardiers

Le 12 juillet prochain, aura lieu à l’Assemblée et au Sénat, un débat suivi d’un vote sur la poursuite de l’intervention militaire française en Libye. En effet, l’article 35 de la Constitution prévoit que « lorsque la durée de l’intervention excède quatre mois, le gouvernement soumet sa prolongation à l’autorisation du Parlement. »

Dès le début de cette aventure militaire, au mois de mars, les députés communistes ont condamné l’intervention et en avaient souligné les graves risques d’enlisement. Aujourd’hui, les bombardements se multiplient et avec eux leur lot de « bavures », ce qui est un mot beaucoup plus convenable que « morts de civils ». Des conseillers militaires sont visiblement sur place, des hélicoptères de combat ont été envoyés, on envisage une intervention au sol… L’objectif initial de faire respecter une zone d’exclusion aérienne, comme le prévoyait la résolution 1973 du Conseil de Sécurité de l’ONU est totalement dépassé. Des observateurs de plus en plus nombreux déclarent qu’il ne s’agit que de faire main basse sur le pétrole libyen et que le risque d’une partition de la Libye déstabiliserait un peu plus une région qui n’en a pas besoin.

« Il n’y aura pas d’issue pérenne en Libye – comme en tout endroit au monde – par le seul fait des armes. Il faut un cessez-le-feu immédiat, la convocation d’une assemblée générale de l’ONU et du Conseil de sécurité pour en débattre. Il nous semble également nécessaire une conférence internationale avec l’Union africaine et la Ligue arabe. Il s’agit de redonner toute sa place à la diplomatie. La seule à même de résoudre cette situation. », affirme pour sa part Roland Muzeau, porte-parole des députés communistes.

« Les exemples de l’Irak, de l’Afghanistan montrent, s’il en était besoin, que la démocratie n’est pas un produit d’exportation mais bien l’affaire des peuples concernés. Plutôt que d’une fuite en avant dans l’escalade militaire, l’aide au peuple libyen nécessite une action déterminée pour imposer une solution politique, en arrêtant les bombardements, en retirant les forces de l’OTAN, en favorisant la négociation d’un cessez-le-feu multilatéral. » écrit dans une lettre adressée aux parlementaires de son département le responsable du PCF de Haute-Garonne.

Comme l’a dit fort justement Rony Brauman, qui dès mars 2011, s'oppose à l'intervention militaire en Libye, « jamais des bombardements n’ont permis d’installer la démocratie ou de pacifier un pays. Ce qui me gêne dans cette opération, c’est qu’on prétend installer la démocratie et un État de droit avec des bombardiers. Je ne sais pas où cette idée a été puisée, mais ce que je vois c'est qu'à chaque fois qu’on a essayé de le faire, non seulement on a échoué mais le remède qu’on prétendait apporter était pire que le mal », dénonce notamment l’ancien président de Médecins sans frontières.

Et si nous surveillions, nous aussi, le vote des parlementaires du Val d’Oise le 12 juillet prochain ?

 

Éducation : Les allégations de Monsieur Tron !

arton987-b9310.jpgCommuniqué de la FCPE

Oui, il faudrait recruter 180 000 enseignants pour atteindre dans les écoles françaises le taux d’encadrement du Danemark !

La FCPE demande une nouvelle fois au gouvernement de mettre l’école au centre de ses préoccupations, pour répondre aux attentes de la population.

« 18 000 enseignants ne seraient pas en situation d’enseignement devant les élèves » aujourd’hui, selon Georges Tron, secrétaire d’Etat à la Fonction publique. La FCPE met au défi Monsieur Tron de faire connaître le nombre bien plus important d’élèves qui ne sont pas en situation d’apprentissage du fait des suppressions de postes, de l’impossibilité de remplacer les enseignants absents et de la réforme de la formation des enseignants !

Ce sont bien 3407 postes d’enseignants du premier degré qui seront supprimés à la rentrée 2011, ce qui dégradera la qualité de l’école publique et donc les chances de réussite des élèves du fait :

  • des effectifs surchargés dans les classes ;
  • de la disparition des RASED, au détriment de l’aide aux élèves en difficulté ;
  • de la disparition des classes d’enseignements spécialisés au détriment des enseignements adaptés et de la scolarisation des élèves en situation de handicap ;
  • du non remplacement des enseignants, au détriment de la continuité du service public d’éducation ;
  • de la disparition des enseignants itinérants de langues, au détriment de la qualité de l’enseignement des langues vivantes ;
  • de la baisse du nombre de conseillers pédagogiques, au détriment de l’accompagnement pédagogique des enseignants.

Les déclarations de Georges Tron n’ont pour objectif que d’accréditer la politique des suppressions de postes !

Monsieur Tron veut un chiffre ? 180 000 ! Oui, il faudrait recruter 180 000 enseignants pour atteindre dans les écoles françaises le taux d’encadrement du Danemark !

La FCPE demande une nouvelle fois au gouvernement de mettre l’école au centre de ses préoccupations, pour répondre aux attentes de la population.

Elle appelle les parlementaires à agir et décider d’un collectif budgétaire pour nos enfants et pour les territoires.

Les parents d’élèves, ne sont pas dupes. Avec leurs signatures, celles des enseignants et des élus locaux, la pétition « De l’ambition pour l’École ! » qui vient d’être lancée a déjà dépassé les 13 000 signatures. La FCPE se réjouit de ce succès et appelle les parents à continuer à la signer."

signer la pétition

 

Qu'est-ce qu'on fait dimanche ?

Un an après avoir interpellé l’État français sur les dérogations au repos dominical, l’Organisation Internationale du Travail (l’OIT) vient à nouveau d’épingler le gouvernement. Dans son rapport 2011, l’OIT constate « un élargissement progressif » des dérogations « de façon non négligeable ». Elle conclut que « les considérations sociales ne paraissent pas avoir été prises en compte ».

Illustration locale, le Conseil municipal de Saint Gratien a récemment débattu de la question. Les élus devaient accorder une dérogation au repos dominical présentée par quatre magasins gratiennois.

Si la majorité a accordé un avis favorable sans états d’âme, nous avons bien évidemment voté contre cette autorisation du travail du dimanche.

Nous avons rappelé que le repos du dimanche est un élément fondamental de la vie familiale, culturelle, sportive, associative. On est en train de casser l’ équilibre existant entre les ouvertures légitimes et la vie en société car il y aura un effet boule de neige et des répercussions sur d’autres professions telles que le nettoyage, les transports ou la garde d’enfants. Faudra-t-il un jour ouvrir les crèches le dimanche ?

On nous oppose parfois l’intérêt des consommateurs qui pourraient ainsi faire leurs courses plus facilement. Outre que le consommateur est aussi un salarié, qui au travail ne risque plus de consommer, force est de constater que le consommateur n’ a pas plus d’argent à dépenser le dimanche que les autres jours de la semaine. Les chiffres d’affaires globaux n’augmentent donc pas. Des études montrent également que le travail du dimanche n’apporte pas de créations d’emplois, mais des transformations de contrats à durée indéterminés en emplois précaires.

Enfin, n’oublions pas que le travail du dimanche se fait souvent sous la contrainte pour les salariés.

Le dimanche, allez au marché le matin et au cinéma l’après-midi !
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Contre le FN, votez plus fort !

Cantonales : le PCF appelle à la mobilisation pour aller voter dimanche

Après le premier tour des élections cantonales, la droite persiste à nier la sanction de sa politique issue des urnes : la politique du gouvernement est massivement rejetée !
Dans ce scrutin, le Front de Gauche (PCF-PG-GU) connait une nette poussée. Dans de nombreux cantons, il réalise une percée très importante avec beaucoup de candidats qui accèdent au second tour. Le Front de Gauche est désormais la deuxième force de gauche.

Dimanche 27 aura lieu le second tour des élections cantonales. Le PCF appelle tous les électeurs et toutes les électrices à se déplacer dans leur bureau de vote pour élire leur conseiller général. Il appelle également toutes les forces de gauche, sans exclusive, à se rassembler derrière les candidats de gauche arrivés en tête au premier tour, pour battre la droite et l'extrême droite. Pas question pour cette dernière de banaliser l'élection du moindre conseiller général FN. Pas une seule voix ne doit aller au Front National, quel que soit le cas de figure, même face à un candidat UMP.

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Déclaration commune du Parti socialiste, du Parti communiste français, d’Europe-Ecologie-les Verts, du Parti radical de gauche et du Mouvement républicain et citoyen

Élections cantonales 2011

Les Français ont placé les candidats de gauche et les écologistes largement en tête des élections cantonales. Ils ont voulu, par leur vote, signifier une fois de plus leur rejet des choix politiques de Nicolas Sarkozy et sanctionner l’échec du gouvernement.

Notre économie ne sort pas de la crise, notre environnement continue de se dégrader, le chômage ne diminue pas, le pouvoir d’achat régresse, les inégalités progressent et notre République est abimée. L’abstention de millions d’électeurs sanctionne le décalage croissant entre les urgences sociales et les réponses apportées par le gouvernement.

Les Français ont également montré leur soutien aux politiques locales menées par la gauche et les écologistes qui, jour après jour, soutiennent l’emploi dans les territoires avec des politiques innovantes socialement et respectueuses de l’environnement, et défendent les services publics locaux.

Aujourd’hui, plus que jamais, la gauche et les écologistes ont une grande responsabilité. Toutes nos forces doivent être utilisées pour amplifier dimanche prochain le vote du premier tour.

Le 27 mars, il faut un maximum d’élu-e-s de gauche et écologistes.

Nous appelons toutes les forces de gauche, les écologistes, les démocrates et les républicains à se rassembler dans tous les départements, à se mobiliser et à s’unir pour battre la droite et l’extrême droite au deuxième tour des élections cantonales, derrière les candidats de gauche et écologistes arrivés en tête au premier tour.

Au-delà, nous savons que notre responsabilité est de construire une politique alternative globale et cohérente à la politique de la droite pour porter l’espoir d’une alternance politique en 2012.

 

Cantonales 2011 : le Front de Gauche confirme son avancée

_326_.gifPremier tour des élections cantonales : déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

"Les résultats du premier tour des élections cantonales connus à cette heure confirment que notre pays traverse une très grave crise politique et démocratique. Le niveau historiquement bas de la participation marque la défiance des millions d’électeurs à l’égard d’une vie politique dans laquelle ils ne se reconnaissent plus. Le décalage entre les urgences populaires face aux dégâts de la crise capitaliste et la nature et le niveau des réponses apportées devient insupportable. L’abstention en est la sanction retentissante. Elle doit interroger toutes les forces politiques.

Cette abstention a été amplifiée dans ces élections cantonales par la stratégie scandaleuse du gouvernement de Nicolas Sarkozy qui a tout fait pour tenter d’échapper à la sanction populaire dans les urnes. Jamais un scrutin n’avait été à ce point ignoré et bafoué par un gouvernement en place. Jamais une élection n’avait autant été tenue au silence. La présidentialisation à outrance a servi à occulter encore un peu plus cette élection, exacerbant la crise d’une cinquième République à bout de souffle. Au total, c’est un nouveau mauvais coup porté à la démocratie.

Pourtant, quoi qu’elle ait fait pour échapper à la sanction populaire, la droite recule sévèrement dans de très nombreux cantons, selon les résultats parvenus à cette heure. Le rejet de la politique du gouvernement est massif dans le pays. Les Françaises et les Français ne veulent plus de Nicolas Sarkozy et de ses amis de la finance au pouvoir, pas plus à la tête du pays que dans les départements.

Le score réalisé par le Front national, en progrès sur les cantonales de 2004, confirme le danger d’une montée de l’extrême droite qui doit être pris au sérieux par les forces de gauche. Elle est le résultat d’une banalisation des idées xénophobes par la majorité présidentielle et de l’honteuse promotion médiatique dont Marine Le Pen a bénéficié ces derniers mois pour accréditer sa soi-disante conversion sociale. Nous sommes décidés à combattre cette progression en relevant avec le Front de Gauche le défi d’une alternative de gauche courageuse et combative.

Dans cette situation, l’ensemble des forces de gauche progresse par rapport au scrutin de 2004. Des départements en plus grand nombre peuvent disposer dans une semaine de majorités de gauche.

Alors qu’il se présentait pour la troisième fois devant les électeurs depuis sa constitution, le Front de Gauche confirme son avancée. Les premiers résultats nous indiquent que notre rassemblement obtient un score supérieur au résultat obtenu par le Parti communiste en 2004. La plupart des élus communistes élus en 2004 sont en situation d’être réélus et des gains sont possibles pour l’ensemble du Front de Gauche, qui peut être confirmé dimanche prochain comme la deuxième force à gauche en nombre d’élus.

J’appelle ce soir (le 20 mars ndlr) toutes les forces de gauche à se rassembler derrière les candidats de gauche arrivés en tête au premier tour pour battre la droite et l’extrême droite et renforcer les majorités de gauche dans les départements le 27 mars prochain pour mettre en œuvre des politiques qui répondent aux intérêts des populations."

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