Tribune Ivry-Ma-Ville d'octobre 2012, la question posée par le groupe communistes et partenaires était : "Aujourd’hui, le Plan Local de l’Habitat prévoit une répartition de 40% de logements sociaux pour 60% d’autres logements. Au regard des besoins croissants, pensez-vous qu’il faille rehausser la part de logements sociaux ? ».Philippe Bouyssou répond pour le groupe communistes et partenaires :
Depuis 10 années, notre ville s’est inscrite dans la conjugaison de 2 axes politiques : la résistance aux attaques violentes du pouvoir de droite et la détermination à mettre en œuvre le programme d’action municipal de la majorité, en développant une ville équilibrée et dynamique, répondant aux besoins de ses habitants et préparant l’avenir.
C’est dans ce contexte que nous avons élaboré et adopté le Plan local de l’Habitat (PLH). Il prévoit une répartition des financements autorisés par l’Etat de 40% de logements sociaux et 60 % d’autres logements, auparavant elle était de 50/50.
Pour être clair, il ne s’agit pas là de l’équilibre global sur la ville (un tiers de locatifs privés, un tiers d’accession à la propriété, un tiers de logements sociaux) qui reste évidement d’actualité.
Il y a plusieurs raisons de se ré-interroger, en premier lieu la situation politique nouvelle après la victoire de la gauche, nous place dans une perspective toute autre.
Ensuite pour l’immense majorité des demandeurs de logements ivryens (3300 demandeurs, 800 jeunes inscrits et 700 demandeurs d’échange sur le patrimoine de l’OPH) les loyers des logements neufs leurs sont inaccessibles. Si nous voulons un équilibre garant de mixité sociale à l’échelle des quartiers, des cités et des immeubles, pour la suite de notre développement urbain, il est indispensable que nous obtenions un accroissement de la part de financements de logements vraiment sociaux (PLAI).
Nous partageons pour mener notre projet ivryen, les premières orientations prises par le gouvernement. Elles marquent un changement de cap essentiel avec le blocage et l’encadrement durable des loyers, la construction de 500 000 logements par an dont 150 000 sociaux, la mobilisation du foncier public et le renforcement des obligations de production de logements sociaux pour contraindre les villes hors la loi, programme de rénovation et d’isolation thermique, densification et lutte contre l’étalement urbain.
Mais au-delà des intentions affichées, les urgences sociales, économiques et environnementales appellent très vite des mesures concrètes de la part de l’Etat et du gouvernement.
Dans ce nouveau contexte politique, il serait impossible, impensable, d’envisager ici à Ivry, le développement d’une ville à 2 vitesses qui laisserait de côté ceux qui ont le plus besoin d’une réponse en terme de politique publique du logement. L’élaboration d’un futur PLH intercommunal Ivry-Vitry-Choisy, devrait en être l’occasion, puisque enfin la droite n’est plus au pouvoir. C’est le débat que nous ouvrons aujourd’hui.
