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Réducation du Programme Européen d'Aide aux plus Démunis (P.E.A.D.) : François Liberti, président du groupe communiste au Conseil général de l'Hérault, écrit au Président de la République.

Portrait de François Liberti

Monsieur le Président,

L’Union Européenne poursuit avec ténacité son projet de réduction drastique du Programme Européen d’Aide aux plus Démunis (P.E.A.D.), alors que la situation de nombre de nos concitoyens s’aggrave de jour en jour.
Élu de l’Hérault, c’est au quotidien que je rencontre, avec mes amis, des situations dramatiques, concernant les difficultés pour un nombre toujours croissant de personne à faire face aux besoins élémentaires de la vie (loyer, chauffage, alimentation). La situation de l’emploi dans notre département atteint des sommets aujourd’hui, jugez –en par vous-mêmes :
- Un chômage départemental qui touche près de 100 000 personnes (A, B, C) et représente 14,4% de la population active, avec une hausse de 10% sur un an, concentrée (+19,7%) sur la catégorie des plus de 50 ans.
- Un RSA servit à près de 50 00 personnes (dont 18 000 en complément d’une activité professionnelle).
L’Hérault se situe en tête des départements pour ce qui concerne la situation sociale de sa population et cumule également le fait que la moyenne de niveau des salaires est nettement inférieure à la moyenne nationale.

L’activité des associations caritatives et de solidarité explose, ainsi que l’a révélé la dernière enquête annuelle du Secours catholique, qui note également une évolution inquiétante s’agissant de l’accueil de plus en plus fréquent de « travailleurs pauvres », de ménages monoparentaux et de jeunes.
L’action de notre Département, qui consacre 721 millions d’euros à la solidarité départementale (soit 54% de son budget), si elle permet d’amortir le choc social, ne suffit à l’évidence à enrayer la progression de la misère sociale induite par la crise que nous traversons. Votre élection, Monsieur le Président, a suscité de nombreux espoirs pour sortir de notre pays d’une situation catastrophique sur le plan économique et social : c’est vrai en ce qui concerne les citoyens qui ont vu leur pouvoir d’achat et leurs espoirs d’une vie meilleure mis à mal par 10 ans de politique libérale au profit des plus favorisées ; c’est vrai également pour de nombreux élus, et singulièrement par la majorité des conseillers généraux de l’Hérault. Ensemble, nous avons dénoncé l’acte II de la décentralisation, les transferts de charges non compensés, la baisse des dotations publiques et la perte de l’autonomie fiscale qui obèrent une action plus massive de notre institution.
Compte tenu de la situation que connaissent notre département et le pays, nous vous demandons d’intervenir afin que la diminution annoncée de 75% du P.E.A.D. soit annulée et que l’Europe, au-delà de sa mission de gardien de l’orthodoxie budgétaire et monétaire joue pleinement son rôle social au bénéfice des plus démunis.

Il serait paradoxal que la Communauté Européenne, représente des peuples et des gouvernements du continent, sacrifie son intervention pour enrayer la montée de la pauvreté, il en va de la responsabilité des Etats, des parlementaires et de la Commission Européenne. Avec l’ensemble des associations qui œuvrent au quotidien nous resterons vigilants et déterminés.

Veuillez recevoir, Monsieur le Président de la République, l’expression de nos salutations républicaines.

François Liberti. Vice président du Conseil général de l'Hérault
Conseiller général de Sète II
Ancien Député et maire de Sète
Président du groupe communiste

 

CDCI du 5 décembre : François Liberti écrit au Préfet de l'Hérault pour demander à surseoir à la convocation.

François Liberti, conseiller général de SèteMonsieur le Préfet,

Les procès verbaux des Conseils Municipaux et des EPCI sur votre projet de schéma intercommunal pour le département de l’Hérault sont porteurs d’inquiétude, de scepticisme et d’opposition pour bon nombre d’entre eux.

Concomitant aux résultats des élections sénatoriales ces P.V. témoignent de l’opposition des élus à la réforme territoriale qui ne correspond ni à leurs souhaits, ni à l’attente des populations.

Un récent sondage atteste que 77 % des maires sur tout le territoire national considèrent que cette réforme s’est faite sans eux, voire contre eux, souvent en totale contradiction avec leurs programmes et les engagements pris devant les électrices et électeurs.
Le résultat des élections sénatoriales de septembre témoigne de cette opposition grandissante.

Désormais le changement de majorité au Sénat modifie la situation.

Le nouveau Président Jean Pierre Bel ne vient-il pas de demander un moratoire et une abrogation des lois relatives aux réformes des collectivités territoriales ?
En guise de réponse le Premier Ministre François Fillon a annoncé lors d’un déplacement récent en Indre et Loire un report sur la mise en place de la nouvelle carte de l’intercommunalité.
Les schémas qui devaient être bouclés fin décembre 2011 le seront au plus tôt fin juin 2012 sinon fin décembre 2012. Selon nos informations le Ministre des collectivités locales va réaliser un état des lieux dans chaque département et rien ne sera fait sans l’accord d’une large majorité des élus concernés.
De plus le Premier Ministre a « promis » que le décret ne serait préparé et publié qu’au second semestre 2012 après avis des Conseils Généraux et ensuite du Conseil d’Etat.

Ces nouvelles dispositions affichées, sans parler des échéances électorales à venir, modifient profondément le fond et la forme, calendrier compris.

Telle est la raison pour laquelle je vous demande de surseoir à la convocation de la CDCI prévue pour décembre ou pour le moins d’en modifier l’ordre du jour initial afin de prendre en compte cette nouvelle donne.

Dans l’attente,

Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à l’expression de mes sincères salutations.

François LIBERTI

 

Intercommunalité dans l'Hérault : le résultat de la SDCI d'avril 2011.

Le nouveau visage de l'intercommunalité dans l'Hérault.

 

Dans le Val d'Oise : une gauche combative pour plus de solidarité, de droits et de démocratie

La politique néfaste conduite par Nicolas Sarkozy et l’UMP enchaîne les mauvais coups dans tous les domaines de la vie : retraites, santé protection sociale, services publics, éducation, emploi, démocratie locale...

Ce sont tous les services publics qui sont attaqués et donnés aux financiers afin qu'ils réalisent des bénéfices et rémunèrent leurs actionnaires aux détriments des citoyens.

Quelles conséquences pour notre département ?

L'État transfère ses services publics (collèges, RMI puis RSA, APA) en faisant porter les charges sur le département et sa population sans accorder les moyens, ce qui aboutit à réduire les services et/ou à augmenter les impôts locaux. Aujourd'hui à travers la réforme territoriale c'est l'institution elle même qui est attaquée. C'est une atteinte à la démocratie, qui éloigne les élus des citoyens, pour mieux mettre en oeuvre la politique de casse des services publics.

C’est cette politique que défendent les candidats de l’UMP masqués sous l’étiquette UVO.

Que faire ?

Résister, s'opposer et en même temps construire de réelles alternatives aux politiques libérales, en totale opposition avec celles de la droite.
Faire des choix politiques en cohérence avec les attentes qui ont fait la force du mouvement social contre la réforme des retraites, avec les aspirations de tous ceux qui luttent pour leur emploi, contre les discriminations et pour plus de démocratie.
Voter lors des élections cantonales pour des candidats qui porteront cette espérance aujourd'hui et demain, les candidats présentés par le Front de Gauche.

Sans vous, rien ne se fera !

Élus du Front de Gauche, nous nous battrons pour que rien ne se décide sans la consultation des habitants, des salariés, des jeunes, des forces vives et associatives des départements.

Élus du Front de Gauche, nous vous donnerons la parole de bout en bout.

Élus du Front de Gauche, nous contribuerons à maintenir le département à gauche, et pousser pour la mise en oeuvre d’une véritable politique de transformation sociale, en travaillant pour plus de solidarité, de droits et de démocratie.

(extraits de la déclaration des candidats du Front de Gauche 95)
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Xynthia le drame se poursuit sous d’autres formes

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L’Etat annonce qu’il se propose de racheter 802 maisons à la Faute et à l’Aiguillon sur Mer. Au final, tout le monde y sera aller de son porte monnaie. L’Etat achète,culpabilise les élus locaux. Le conseil Régional des Pays de la Loire sur enchérit, il veut se placer au-dessus des acteurs de terrain, négligeant au passage les services de l’Etat qui se sont beaucoup investis dans ce dossier douloureux , allant ainsi largement au delà de ses compétences. Le département n’est pas en reste, et veut se dédouaner des fautes commises.

Tout ceci fait, c’est un peu vite oublier toutes les victimes humaines et les dégâts sociaux, économiques et écologiques de ce drame inoubliable.

A nouveau, comme cela se passe avec les entreprises qui délocalisent ou qui licencient pour faire plus de profit, les différentes collectivités en présence sortent le carnet de chèques, pour se prévaloir, sans doute d’une bonne conscience.
L’Etat, la Région, le Département sont en contradiction avec les exigences qui ne cessent de grandir. Depuis le drame, s’exprime la double nécessité de l’expertise scientifique et de l’expression citoyenne et mémorielle. Or, nous assistons à une espèce d’empressement à tourner la page.
De tout temps, l’être humain a considéré la mer comme un adversaire. Toutes les activités humaines qui existaient sur les polders, sur le littoral, dans les« cases » se protégeaient contre cet adversaire et cherchaient à anticiper ses agressions. Aujourd’hui ces activités humaines ont disparu, le service public des écluses a été supprimé pour faire des économies. Et puis on veut nous faire croire que la mer serait devenue une amie. Aux lieu et place de culpabiliser les familles sinistrées, il y a bien une autre orientation à prendre pour les 3 niveaux de collectivité : l’Etat, la Région, le département,c’est bien de recréer dans ces territoires si fragiles, si sensibles, de l’activité humaine. Il faut créer un véritable service public des éco-systèmes. Un service public capable de remettre en route et en perspective l’histoire. La perte de mémoire collective, qui a fait place au chacun pour soi, est dramatique de conséquences.
Depuis cette tragédie, des décisions, des informations contradictoires, des déclarations politiques jusqu’au plus haut niveau de l’Etat se sont succédées et ont entretenu doute et inquiétude. Des travaux de reconstruction ont été entrepris sur toute la partie du littoral qui a été touchée. Il ne s’agit pas de tout rejeter, toutefois le doute est permis sur l’efficacité d’une telle précipitation. Ce sont à nouveau les familles concernées par ce drame qui en paient le prix.

 

Séance du Conseil général de l'Hérault du 28 juin : exclusion des services sociaux du champ de la directive service.

François Liberti, présent dans la manifestation de Montpellier après celle de SèteRapport du président du Conseil général en pièce jointe.
Intervention de François Liberti.

La libéralisation des services en Europe représente une véritable machine de guerre contre la conception même d’un service public tel que nous l’avons construit depuis plus de 60 ans. Les conséquences de la mise en œuvre du traité de Maastricht et du Traité européen adopté par le Parlement français, au mépris du rejet très majoritaire par notre peuple lors du référendum de 2005 sont aujourd’hui patentes. L’Europe politique, incapable de faire face solidairement à la crise économique et sociale, poursuit inlassablement son sillon libéral, et peu importe que ce soit ces politiques libérales mêmes qui soient à l’origine de cette crise.

Le groupe communiste est pleinement satisfait que ce rapport, dont nous avons souhaité qu’il vienne en débat, permette d’affirmer que l’institution publique, les Assemblées élues de notre pays, les collectivités locales et singulièrement notre Département, entendent relever le gant pour s’opposer à des politiques élaborées à Bruxelles et mises en œuvre à Paris qui ont pour but principal de les contraindre à ne plus pouvoir construire souverainement les politiques publiques dont elles ont la responsabilité. A ne plus pouvoir décider des champs de leur intervention qui, par nature, sont intrinsèquement du domaine de la responsabilité publique, à ne plus pouvoir choisir, sur des critères autres qu’uniquement financiers, les opérateurs les plus aptes à assurer le service délégué dans l’esprit républicain et désintéressé qui est nécessaire.

Disant cela, je pense en particulier aux nombreuses associations avec qui nous avons noué des partenariats souvent très anciens dans des domaines majeurs de compétences, protection de l’enfance, insertion sociale, formation, accueil de la petite enfance mais aussi dans des domaines qui concourent à la vie quotidienne de nos concitoyens, culture, loisirs, environnement… c’est dans notre département plus de 30 000 salariés et annuellement plus de 500 M€ de salaires. Au-delà du poids déterminant de ce secteur, il convient en outre d’ajouter les compétences mises en œuvre au service de nos politiques publiques, la réactivité et l’attachement de ces acteurs à la notion de service public, le dévouement aux usagers dans des secteurs particulièrement exposés tel l’insertion sociale ou la protection de l’enfance…

Cette directive, faisant suite à la fameuse mouture Bolkeinstein qui a défrayé la chronique en son temps, a fait l’objet de débats extrêmement houleux et contradictoires au Parlement européen qui a introduit un droit de sauvegarde de la part des Etats. Notre gouvernement et la majorité parlementaire UMP ne s’en sont hélas pas saisis dans toute l’étendue qu’il pouvait investir pour protéger nos services publics construits en partenariat avec le monde associatif. En particulier, il n’ont pas proposé une liste suffisamment protectrice des activités et n’ont pas donné un contenu concret à la notion de mandatement, au cœur, selon les normes européennes, de la souveraineté de décision des autorités publiques locales.

Avec le rapport qui nous est proposé, avec son adoption dans des termes convergents par de nombreuses collectivités territoriales dans notre pays, nous participons non seulement à informer et à alerter l’ensemble des élus locaux et des acteurs associatifs sur les dangers de cette libéralisation des services à l’échelle européenne mais encore nous construisons une jurisprudence qui doit permettre de sécuriser les décisions souveraines de nos assemblées.

Bien entendu, vous aurez compris que nous voterons ce texte sans réserve.

 

Réforme territoriale : Le Mouvement des Jeunes Communistes de l'Hérault rencontre François Liberti pour débattre des dangers de la réforme de la démocratie locale

Ce débat a eu lieu dans le cadre d'une formation de la JC, à Montpellier le 19 décembre 2009.


Réforme territoriale : la JC débat avec F. Liberti- Partie 1
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Réforme territoriale : la jc débat avec F. Liberti-partie 5
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Réforme de la démocratie et de la fiscalité locale : quelques nouveautés.

Voici une présentation de Annicet Le Pors devant l'ADECR des côtes d'Armor, une note de l'AMF sur les mécanismes de la suppression de la TP, une revue de presse sur les prises de positions d'élus locaux sur la réforme.

Vous pouvez retrouver l'ensemble des interventions d'Annicet Le Pors sur son blog.

Ce thème me conduit à trois remarques préalables valables aussi bien pour la réforme des collectivités territoriales engagée que pour la politique du pouvoir actuel vis-à-vis des services publics. La même remarque pourrait être faite dans bien d’autres domaines.

Tout d’abord, le pouvoir actuel regarde l’organisation territoriale de la France, aussi bien que l’existence d’un vaste secteur public comme une anomalie.

Ensuite, cette politique a un sens : mettre la France aux normes de l’ultralibéralisme ; pour autant, il ne s’agit pas d’une stratégie au sens où nous l’entendons classiquement, je parlerais plutôt de « pragmatisme destructeur », le philosophe Marcel Gauchet de « déstabilisation » (1) ; il écrit : « Le programme initial du sarkozysme, c’est un programme de banalisation de la France » . On peut trouver là sans doute une des raisons de la campagne sur l’ « identité française » venue en contrepoint.

Enfin, cette réforme apparaît tellement contradictoire qu’elle laisse de larges espaces pour être contestée, y compris au sein de la majorité présidentielle. Dans ce domaine comme en d’autres cette politique est attentatoire à notre histoire (et par là à notre culture), à la rationalisation des politiques publiques (et par là à la démarche scientifique), à notre sens de l’intérêt général et de la justice (et par là à la morale publisque). Aux forces démocratiques et progressistes de ce pays de s’en saisir.

1. Les aspects institutionnels

Ses lignes de forces concernant les structures m’apparaissent particulièrement confuses ; il convient de bien préciser les niveaux politiquement structurants que l’on privilégie.

C’est une réforme tournée vers l’extérieur au prétexte de la lutte contre les délocalisations. Il conviendrait, selon le discours de Nicolas Sarkozy de Saint-Dizier du 20 octobre de faire prévaloir les « pôles et les réseaux » contre les « circonscriptions et les frontières ». « Penser le territoire en regardant vers l’extérieur ». C’est la première fois sans doute que la politique d’aménagement du territoire se voit justifiée par des raisons extraterritoriales.

Cette politique est une remise en cause des structures républicaines traditionnelles. L’organisation territoriale actuelle n’est pas un « mille-feuilles » mais comporte essentiellement six niveaux. Pour le pouvoir il s’agit de faire prévaloir le triptyque agglomérations-régions-Europe contre le triptyque commune-département-nation. Il faut clairement affirmer la capacité structurante du second (essentiellement politique) sur le premier (à dominante économique) dont les éléments doivent conserver un caractère supplétif.

S’agissant plus particulièrement du doublet commune-intercommunalité, c’est l’absorption des premières par les secondes qui est encouragée. Elle est multiforme (intercommunalité à fiscalité propre, communes « nouvelles », couverture du territoire du regroupement intercommunal sous autorité préfectorale pour 2014). Le couple communes-regroupement intercommunal est un mécanisme de dissolution communal. C’est la même logique pour la création des métropoles.

En ce qui concerne le doublet département-région. C’est là encore un mécanisme d’absorption, cette fois du département par la région. L’identité départementale et régionale des conseillers territoriaux assurera inévitablement la suprématie de l’instance la plus globalisante, là où se feront les arbitrages essentiels.

L’élection de ces conseillers territoriaux selon deux modes de scrutins différents (dont déjà la constitutionnalité est mise en doute, le Conseil d’État ayant fait des réserves importantes que pourrait reprendre le Conseil constitutionnel concernant notamment la dualité des modes d’élection contraire à l’égalité du scrutin et à sa sincérité ; au surplus , le professeur Guy Carcassonne estime que ce mode de scrutin méconnaît un principe fondamental reconnu par les lois de la République) est particulièrement opaque. En diminuant par deux le nombre de ces élus locaux c’est le lien avec la population qui se trouve affaibli pour une économie faible.

À ce sujet, je pense qu’il faudrait saisir l’occasion pour mettre en avant la revendication d’un mode de scrutin proportionnel à toutes les élections qui règlerait par là la question tout aussi importante de la parité femme-homme. Et, tout étant dans tout, cette question doit être replacée dans une réflexion plus générale sur les institutions qui conduit à analyser les atteintes à la démocratie d’une présidentialisation du régime qui n’est pas sans conséquence sur les exécutifs des collectivités territoriales. Je renvoie pour ce qui me concerne à ma dernière expression écrite sur le sujet (2).

Les compétences conférées aux différents niveaux sont peu claires, il convient d’en appeler au respect des principes républicains en la matière.

Contrairement à ce qui est soutenu, il n’y a pas de clarification des compétences : on parle de « compétences exclusives » pour les départements et les régions, mais en même temps de « transferts de compétences » diverses, de « capacités d’initiative » indéterminées, de « cofinancements » limités, de désignations de « chefs de file », qui peuvent modifier considérablement le schéma-type.

Il faut surtout retenir le caractère hautement symbolique de la création des métropoles (bien que la clause de compétence générale ne leur soit pas réservée) et des « pôles métropolitains » (regroupement des EPCI) ostensiblement orientés vers l’Union européenne. Les métropoles disposeront de larges possibilités de conventionnement avec les établissements, les départements, les régions. Mais comment ne pas craindre dans ces conditions la forte déstabilisation des départements du siège de ces métropoles, comme des communes qu’elles regrouperaient ?

Pour contester l’approche présidentielle qui ne dit pas clairement son objectif, il convient de rappeler les principes sur lesquels il convient de se fonder pour fonder une organisation territoriale démocratique. En premier lieu, le principe d’indivisibilité de la République (art. 1er), siège de l’intérêt général explicité par la loi ; il s’ensuit qu’il ne doit pas y avoir de compétence législative propre des collectivités territoriales. En second lieu, le principe de libre administration des collectivités territoriales (art. 72 de la constitution). Ces deux principes peuvent être contradictoires. Comment lever cette contradiction ? D’une part en reconnaissant une compétence générale à toutes les collectivités territoriales au-delà des compétences spécifiques et, d’autre part, en mettant en œuvre un principe de subsidiarité démocratique librement déterminée par les collectivités (J-J. Rousseau : « Où se trouve le représenté, il n’y a pas de représentant »).

Il suit de ce qui précède que l’on ne peut être que très réservé, voire franchement hostile, à l’expérimentation prévue dans la constitution depuis 2003 (art. 37-1 « pour un objet et une durée déterminés »). Pourtant cette expérimentation est largement reprise à droite comme à gauche (résolution de l’Association des régions de France, par exemple). Il convient donc de faire la clarté à ce sujet.

Enfin il apparaît clairement que la réforme entraîne une mainmise du pouvoir central sur les collectivités territoriales.

Cela est particulièrement patent avec le rôle accru du préfet dans la détermination du schéma directeur de l’intercommunalité qui doit aboutir en 2014, de même que dans la détermination du périmètre des métropoles ou les regroupements des départements et des communes. La conception du Grand Paris est également marquée par cette intervention.

2. Les moyens financiers

La réforme va entraîner une contrainte financière accrue sur les collectivités territoriales

Le président de la République a présenté la décentralisation comme un « bien commun » ? Il s’agit vraisemblablement d’un argument de circonstance car, dans le même temps, la pression sur les finances des collectivités territoriales est accrue par la suppression de la taxe professionnelle (26 Mds €). Il convient de rappeler dans ce domaine que les collectivités territoriales représentent 73 % de l’investissement public (ce qui peut solliciter des appétits) et seulement 10 % de la dette nationale.

Le pouvoir se plait à dénoncer les financements croisés entre collectivités. Mais une étude de la société KPMG a montré sur l’exemple de quelques régions que ces financements ne représentent que de 6 à 11 % des dépenses ; les complémentarités spécifiques 20 % et les dépenses spécifiques les 2/3..

Pour le moment, en compensation, la création d’une contribution économique territoriale reste largement indéterminée malgré l’affirmation que les ressources des collectivités locales ne seront pas diminuées en 2010 ni au-delà (discours de St-Dizier). Elle serait fondée, d’une part sur une cotisation locale d’activité basée sur une révision des bases foncières et reversée aux communes et intercommunalités, d’autre part sur une cotisation complémentaire fondée sur la valeur ajoutée des entreprises et affectée aux départements et aux régions.

Ces prélèvements seraient entout état de cause plafonnés à 3 % de la valeur ajoutée. On a évalué le gain pour les entreprise de la réforme à 11 milliards d’euros pour 2010 et 5,8 milliards par an au-delà.

On le sait, le scepticisme sur ces affirmations a largement gagné la majorité (déclarations d’Alain Juppé et de Jean-Pierre Raffarin). Le récent rapport de la Cour des comptes, de son côté, a clairement indiqué que l’État était responsable de la confusion, de la non compensation des transferts de compétences. La réforme ajoute à cette confusion.

Une autre réforme serait possible. Il conviendrait de distinguer clairement :

- les dotations de l’État garantes de la compensation des transferts des compétences, d’une juste péréquation (dite « verticale ») entre collectivités, de la solidarité nationale.

- une fiscalité propre des collectivités territoriales : sauf à conserver la taxe professionnelle en la modernisant, dans l’hypothèse de la création d’une contribution économique territoriale CET), en tout état de cause veiller : au traitement équitable des entreprises, à la modification de l’assiette de manière à favoriser l’emploi, à la taxation des activités financières et bancaires,.

- prévoir une péréquation « horizontale » par application à l’ensemble du territoire national du du mécanisme de solidarité en vigueur en Ile de France, sur une base de répartition régionale.

Mais comment situer – faut-il le faire ? – ces propositions par rapport, d’une part la création de fonds publics régionaux (prévue dans l’offre politique du PCF à l’occasion des élections régionales), impulsant avec le système bancaire la sélectivité des crédits pour l’emploi et les autres destinations sociales, d’autre part la création d’un pôle financier public au niveau national ?

L’invocation d’une mainmise renforcée du pouvoir d’État sur les collectivités territoriales ne doit pas être confondue avec celle de l’appareil administratif d’État qui dans la déconcentration subit lui aussi la contrainte financière.

Car il faut simultanément prendre acte de la réduction de la dépense publique au niveau de l’État et ses services déconcentrés et du démantèlement des instruments de rationalisation des politiques publiques.

Il y a eu autrefois la Commission de la Hache (années 1950) qui avait au moins le mérité de suggérer clairement l’objectif. Puis il y a eu dans les années 1960-1970 la Rationalisation des choix budgétaires (RCB) qui a développé une authentique démarche de rationalisation emportée par la régression post-soixantuitarde. Nous avons, depuis le 1er janvier 2006, la mise en œuvre de la Loi organique relative aux lois de finances (LOLF) qui présentait apparemment certaines caractéristiques de la RCB mais qui est apparue dénaturée en raison de la règle perverse dite de « fongibilité asymétrique ». Aujourd’hui se met en place la Révision générale des politiques publiques (RGPP) qui ne repose sur aucune méthodologie de rationalisation et qui vise seulement la réduction de la dépense publique sous l’objectif absurde, dont la justification n’est pas démontrée, de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, accompagnée de trois cents mesures disparates.

Ce qui a été moins souligné c’est l’ensemble des mesures de démantèlement des organismes participant à ce que j’ai appelé l’ « administration rationalisante ». C’est ainsi que, sous couvert de modernisation, le Conseil de modernisation des politiques publiques du 12 décembre 2007 a, parmi les 96 mesures de réforme de l’État qu’il a retenues, prévu en tête de celles-ci : la suppression du Haut conseil du secteur public, du Conseil national de l’évaluation, du Haut Conseil à la coopération internationale, de huit des neuf centres interministériels de renseignements administratifs (CIRA) ; également : le transfert de la direction générale de l’administration et de la fonction publique au ministère du Budget, l’intégration du Comité d’enquête sur les coûts et les rendements des services publics à la Cour des comptes.

Ces suppressions et restrictions venant après l’intégration de la direction de la Prévision dans la Direction générale du Trésor et de la politique économique et surtout l’emblématique disparition du Commissariat général du Plan créé au lendemain de la Libération. Ajoutons-y aujourd’hui la délocalisation de l’INSEE à Metz, ce qui de l’avis général va contrarier sa mission de service public, la suppression de plusieurs dizaines de centres météorologiques départementaux, la perte d’identité des Archives de France (création de la Révolution française) dans une vaste direction du patrimoine.

Et il y a aussi le projet de loi organique prise en application de la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 qui va supprimer la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) qui rendait public les abus des forces de sécurité (mal vue pour cette raison du ministère de l’Intérieur) et la Mission de défense des enfants. On peut résumer tout ceci en disant que la « main visible » est tranchée pour laisser le champ libre à la main invisible.

Les conséquences locales ne seront pas négligeables. Ainsi les directions déconcentrées devraient être réduites à huit dans les régions et à trois, voire deux pour les moins peuplés, au niveau départemental avec mutualisation (on peut comprendre, compression) des fonctions support. Ainsi l’affaiblissement structurel des services déconcentrés s’ajoutera aux contraintes financières pesant sur les collectivités publiques décentralisées.

On voit bien dans ces conditions combien il est important de reprendre à notre compte le besoin de planification, de rationalisation, d’évaluation, bref de la place de la raison par la rationalisation des politiques publiques, c’est-à-dire le recours à une démarche scientifique dans ce domaine.

Dans le même mouvement, je veux dénoncer les dégâts de l’idéologie managériale sur nombre d’élus qui se croient mis en valeur en étant assimilés à des managers d’entreprises privées. Ma conviction profonde, face à la nullité des discours sur ce thème, est que l’idéologie managériale n’est qu’un snobisme ou, comme aurait dit Pascal « Qui veut faire l’ange fait la bête ».

3. La situation du service public

Une exception française : l’existence d’un service public, môle de résistance au marché

Le problème que rencontre le pouvoir sarkozyste c’est l’existence en France de 5,2 millions de fonctionnaires (dont 1,8 million dans la fonction publique territoriale), plus un million dans les entreprises publiques et un autre million de salariés sous missions de service public. Nous célébrons cette année le 25° anniversaire de la FPT, fondée comme l’ensemble de la fonction publique sur les principes républicains d’égalité d’indépendance et de responsabilité caractéristique de la conception du fonctionnaire citoyen. C’est cette réalité, qu’il regarde comme une anomalie, que le pouvoir veut faire disparaître.

D’où l’offensive qu’il a lancée contre le service public et la fonction publique

Je veux tout d’abord rappeler que ces attaques ne datent pas de l’arrivée de Sarkozy au pouvoir, avec la loi Galland en 1987, le changement de statut de La Poste et de France Télécom en 1990, le rapport du Conseil d’État proposant un modèle tout différent de la fonction publique en 2003. À cet égard relevons que lorsque la gauche est revenue au pouvoir après les phases de cohabitation, elle n’a jamais annulé les atteintes portées au service public, à la fonction publique.

Dans la FPT, 34 000 créations d’emplois sont intervenues en 2008 contre 36 000 suppressions dans la FPE. Ce constat a été regardé comme scandaleux par le président de la République. Cette politique pourrait être caractérisée par « moins de tout » : élus, fonctionnaires, juges … Il n’agit pas toujours directement, mais de plus en plus indirectement en suscitant des propositions de loi émanant de sa majorité parlementaire : proposition de loi de Jean-Pierre Gorges sur le contrat comme règle et le statut comme exception, limité aux fonctions régaliennes ; proposition de loi de Jean-Frédéric Poisson sur la marchandisation des emplois entre collectivités territoriales et entreprises privées ( dans le même esprit que les récentes lois sur la modernité et la mobilité).

En ce qui concerne les conséquences que l’on peut envisager de l’application directe de la réforme des collectivités territoriales, la création des métropoles va avoir pour effet de développer la fonctionnalisation en marge du statut, la contractualisation sous différentes formes, de fortes inégalités dans le régime indemnitaire. Les effets des regroupements des communes, des départements et des régions iront vraisemblablement dans le même sens. La suppression de la clause de compétence générale, comme les diverses formes de regroupement des collectivités ne peuvent avoir qu’un effet négatif sur l’emploi.

Aujourd’hui des voix s’élèvent pour présenter la FPT comme avenir de la fonction publique dans son ensemble et spécialement de la FPE (par exemple, Olivier Schrameck dans La Gazette des communes du 26 janvier 2009). Cette référence au versant de la fonction qui a été le plus dénaturé n’est pas souhaitable, car elle reviendrait à entraîner l’ensemble des fonctionnaires vers une fonction publique d’emploi, avec plus de précarité, alignée sur le modèle dominant des fonctions publiques dans l’Union européenne.

Quelle peut être l’attitude des élus devant une telle situation et face à cette évolution ? Question délicate mais qu’il faut bien poser. L’adoption du statut de la FPT en 1983-1984 n’a pas été accueillie avec enthousiasme par les associations d’élus qui y ont vu, pour plusieurs d’entre elles, le risque d’un contre-pouvoir statutaire dans leur collectivité. Leur réaction au moment de la loi Galland en 1987 a été à peu près nulle. Aujourd’hui, lorsqu’il est question de la réforme des collectivités territoriales est évoquée, la situation des fonctionnaires est rarement traitée, comme s’il y avait d’un côté les élus et de l’autre les citoyens, en ignorant les 1 800 000 fonctionnaires sans lesquels il n’y aurait pas de services publics territoriaux. Or, je ne pense pas que l’on puisse faire échec à la politique sarkozyste concernant la réforme des collectivités territoriales sans l’action conjuguée des élus, des fonctionnaires territoriaux et de l’opinion publique.

C’est sur cette base que doit être conduite la contre-offensive nécessaire

Le président de la République avait annoncé qu’il avait l’intention de réaliser dans la fonction publique une véritable « Révolution culturelle ». Il avait diligenté à cet effet le livre blanc de Jean-Ludovic Silicani.

Il n’en est plus question, pourquoi ? Parce qu’entre temps est intervenue la crise financière qui a révélé le service public et plus spécialement la fonction publique dans notre pays comme un « amortisseur social » du point de vue du pouvoir d’achat (donc de la consommation), de l’emploi, de la protection sociale, du système de retraites et j’ajouterais également d’un point de vue éthique face à l’immoralité spectaculairement affichée par le système financier.

Sans doute le sens de la politique du pouvoir reste-t-il le même, mais ses modalités seront plus ciblées (type lois sur la modernisation ou sur la mobilité ou encore les propositions de loi précitées). Il n’y aura donc pour l’instant ni « Révolution culturelle » ni « Grand soir statutaire ».

Il faut donc résister à toute nouvelle dégradation de la situation ds fonctionnaires territoriaux et veiller à consolider particulièrement la FPT « maillon faible » de la fonction publique « à trois versants » en raison des dénaturations qu’elle a subies ; défendre des valeurs du service public et de la fonction publique que j’ai énoncées ; faire des propositions concrètes, car un statut qui n’évolue pas, qui ne suit pas les évolutions de la société et des techniques risque la sclérose.

Dans le même temps doit être posée la question de l’amélioration de la condition salariale dans son ensemble car les fonctionnaires ne peuvent pas se désintéresser du statut de ceux qui n’ont pas de statut mais seulement des contrats de droit privé, c’est-à-dire soumis au rapport de forces entre employeurs et employés, jamais favorable à ces derniers dans la situation de chômage et de précarité que nous connaissons .

C’est pourquoi doit être simultanément traitée la question d’un statut législatif du travail salarié permettant d’organiser une convergence progressive des actions revendicatives et des situations.

Cette notion de statut du travail salarié étudiée par des chercheurs éminents comme Robert Castel (qui parle d’ « appropiation sociale ») ou des juristes comme Alain Supiot, rencontre la revendication générale d’un « nouveau statut dui travail salarié » portée par la CGT. Les fonctionnaires ne peuvent rester à l’écart de cette réflexion.

Pas plus qu’ils ne peuvent rester en dehors de l’action pour un véritable « statut de l’élu » maintes fois annoncé (il figurait à l’article 1er de la loi de décentralisation du 2 mars 1982), jamais réalisé.

Défendre le service public et la fonction publique est une nécessité dans le cadre de l’action menée en faveur d’une organisation territoriale démocratique, moderne et progressiste ; cette défense a marqué des points, par exemple avec le succès du vote sur le maintien du statut de La Poste comme service public entièrement possédé par l’État. Les péripéties qui marquent la mise en chantier des réformes présidentielles sur les collectivités territoriales et la fonction publique soulignent les possibilités de mise en échec (j’ai indiqué cette mise en échec concernant la « révolution culturelle » dans la fonction publique, mais on peut aussi relever les conflits au grand jour qui agitent la majorité sur la taxe professionnelle, le grand emprunt, etc.).

Au-delà, de manière plus constructive, je pense que la France, l’Europe et le monde auront de plus en plus besoin de services publics en raison de la prise de conscience qui caractérise notre époque de l’unité de destin du genre humain : le XXI° siècle peut et doit être l’ « âge d’or » du service public. C’est ce qui légitime par-dessus tout la justesse du combat mené aujourd’hui pour l’accomplissement de cette perspective.

(1) Marcel Gauchet et Alain Duhamel, « Retombées politiques de la crise », p. 40, Le Débat, septembre octobre 2009.

(2) Anicet Le Pors, « La transformation sociale suppose une ruopture institutionnelle forte », L’Humanité, 27 octobre 2009.

 

Réforme des Collectivités locales : vérités, contre-vérités, omissions...

Sur tous les tons, à chaque occasion, pour n'importe quel prétexte, le gouvernement de Sarkozy et Fillon nous répète que les Collectivités locales dépensent beaucoup trop et sans compter. Il convient, selon eux, de les réformer en profondeur, tellement même, que certaines pourraient disparaître, en se fondant entre elles ! mille_feuilles.jpgLe fameux "mille-feuilles" (tarte à la crème, si j'ose dire !), est brandi comme un chiffon rouge, les fonctionnaires sont jetés en pâture à l'opinion et les élus sont taxés de féodaux... Rien que çà ! A toute époque, à tout gouvernement, il faut un bouc émissaire ! Pourtant, peu de ceux qui relaient ce discours populiste étayent leurs propos. Et s'ils le font, ils se gardent bien de rapporter le cheminement par lequel l'Etat a imposé au fil des ans de plus en plus de compétences aux Collectivités, les rendant ainsi incontournables dans notre paysage économique, indispensables dans notre tissu social et vital pour notre équilibre démocratique. Voici donc « l’histoire » succincte de la décentralisation, son état des lieux, un coup d'oeil chez nos voisins européens, quelques pare-feux pour démonter des mensonges un peu gros et des pistes de travail. De quoi répondre à la pensée unique qui nous envahie depuis quelque temps...

Un peu d’histoire.

La France se construit depuis Hugues Capet en 987CARTE_HUGHES_CAPET.GIF, dans un esprit d’unité et de centralisation. Les 36782 communes sont issues directement des paroisses, entités de base du royaume jusqu'à la Révolution. 22 000 d’entre elles comptent moins de 500 habitants. Dès le 11 novembre 1789, l’Assemblée nationale constituante adopte le découpage de la France en départements, aujourd’hui au nombre de 100, comptant eux-mêmes 4039 cantons. La loi du 5 juillet 1972 créée les Conseils régionaux (après l’échec du référendum de 1969). La loi du 2 mars 1982 (Loi Deferre), institue l'élection des Conseillers régionaux au suffrage universel direct. On compte ainsi 22 régions Françaises et 4 Régions d’Outre-mer créées en 1946, constituant depuis 1982 des régions monodépartementales. Enfin, il est convenu d’admettre que l’intercommunalité pris son plein essor avec la loi Chevènement du 12 juillet 1999. On compte ainsi 2588 Communautés de communes, Communauté d’agglomération et communautés urbaines. A cela se rajoute l’Etat et l’Europe. Le mille-feuilles territorial est en réalité constitué de 4 niveaux : la Commune, l’Intercommunalité, le Département, la Région. (A noter qu’en 1995, Charles Pasqua créa les « Pays ». Il en existe aujourd’hui 334 sur le territoire. Sans réel pouvoir ni financement, les Pays ont plus vocation de proposition d’aménagement local des territoires).

Chaque entité a ses compétences propres, ce qui n’empêche pas des compétences croisées, favorisant la réalisation d’équipements (piscine, centre culturel, stade, etc, qu’une seule collectivité ne pourrait supporter financièrement). On comprend bien que ce type de financement est souhaitable pour une gestion saine et équilibrée de chaque collectivité. Ce n’est pas un empilement, mais une répartition des coûts. On parle là d’investissement, sachant qu’il en va tout autrement pour le fonctionnement, qui est très clairement supporté par une seule entité. Posons la seule question qui vaille : par quoi seront remplacés les financements actuels ? Par le privé ? Par l’abandon des projets ?

Réformer les Collectivités : état des lieux objectif et vision d’avenir réaliste.assemblee_nationale_01.jpg

On le sait, l’Etat est « un et indivisible » (constitution), mais il est depuis tout temps « jacobin ». En gros, il y a Paris et le reste de la France. C’est à Paris que tout se décide et si l’on décentralise, on déconcentre aussi les services de l’Etat, sous la haute autorité des Préfets. Cette « déconcentration » d’Etat est en grande partie à l’origine de l’éparpillement et de la disparité des services. En réalité, le mille-feuille est créé et alimenté par l’Etat qui tient un double langage. D’un côté, il veut décentraliser auprès des communes, des départements et des régions, et ce faisant, transfère nombres de compétences. Par ailleurs, il souhaite garder la mainmise sur nombre de décisions et multiplie pour cela sa présence, ses actions, ses contrôles. D’où, effectivement, des empilements, des enchevêtrements, des rivalités de services et au final des dépenses inutiles, qui ne sont pas du fait des Collectivités comme on le verra plus loin. Ainsi, en 40 ans, le nombre des administrations a été multiplié par 2 ! La frilosité de l’Etat en matière de décentralisation se vérifie à tous les niveaux : songeons que la Charte européenne d’autonomie locale, adoptant le principe de libre administration, et datant de 1985, n’a été ratifiée par la France qu’en 2007 ! Bel exemple, non !?

Sans doute faudrait-il déconnecter l’Etat des Collectivités en imaginant une échelle territoriale pertinente à chaque politique publique : le village, la cité, le quartier, la ville, l’agglomération... Est-il logique que l’Etat gère aujourd’hui directement sur le territoire : les rectorats et les universités, la carte judiciaire, la carte scolaire, la sécurité sociale, l’urbanisme, la fiscalité, etc ? Les moyens et les besoins étant différents d’une région à une autre, il est contre-productif de prétendre gérer les Hauts-de-Seine comme le Limousin !

Comment s’organisent nos amis Européens ?

La diversité des expériences de décentralisation en Europe est liée à l’histoire, à la culture politico-administrative, à l’économie et à la sociologie des Etats. La superficie et la population de chaque pays expliquent également les choix opérés. Avec 24 Etats unitaires et 3 Etats fédéraux, l’organisation territoriale des Collectivités locales se caractérise par une très grande diversité. (Ce que ne nous disent pas nos dirigeants !).

9 Etats (Bulgarie, Chypre, Estonie, Finlande, Lituanie, Luxembourg, Malte, Portugal, Slovénie), sont à 1 niveau de Collectivités locales : les communes qui ont la particularité d’être de petite taille.

11 Etats (Danemark, Grèce, Hongrie, Irlande, Lettonie, Pays-Bas, République Tchèque, PENTAX ImageRoumanie, Royaume-Uni, Suède, Slovaquie), sont à 2 niveaux de Collectivités locales : qu’ils soient communaux ou régionaux, ces 2 niveaux font apparaître une grande autonomie et de larges compétences. C’est aussi un choix politique, choix que l’on ne sent guère vivace en France, et ce historiquement.

4 Etats (Espagne, Italie, France, Pologne), sont à 3 niveaux de Collectivités locales : communes, départements, régions. L’Espagne fait figure de modèle en matière de décentralisation dans toute l’Union européenne. L’Italie, présentée comme « Etat régionalisé », compte 8100 communes, 103 provinces, et 25 régions. Le pouvoir des régions s’accroît d’année en année. Pour sa part, la Pologne (entrée dans l’UE en 2004), était, on s’en doute, hyper centralisée. Son évolution « à la Française », en constante évolution, fait qu’elle compte 16 régions, 373 départements et 2489 communes.

Les 3 Etats fédéraux sont l’Allemagne, la Belgique et l’Autriche.

A cet égard, il n’est pas inutile d’observer le fonctionnement de l’Allemagne, dont l’Autriche est très proche. Les « Länder », (nos régions), sont dotés d’une constitution, d’un parlement, d’un gouvernement et d’un appareil judiciaire. Ils disposent d’une assemblée délibérante, élue au suffrage universel direct, qui élit un exécutif, avec à sa tête, un Ministre-président. Cela n’empêche nullement la cohésion nationale, et assure une gestion adaptée des régions. La Belgique, fédérale depuis 1993, doit tenter de résoudre les antagonismes forts qui opposent Flandre et Wallonie.

Les mensonges d’Etat.

Il est insultant pour les élus locaux et les agents de la fonction publique (1 800 000, dont 80% de catégorie C, c'est-à-dire payés au Smic), de dire qu’ils dépensent trop et qu’ils coûtent cher. C’est insultant parce que c’est faux. Lorsque le Président et ses ministres rabâchent à longueur de colonnes et d’antennes que les Collectivités sont dispendieuses, ils mentent. Et voici pourquoi en quelques exemples : La loi du 13 août 2004 a opéré nombre de transferts de compétences. Parmi ces transferts aux départements et aux régions, la gestion des personnels techniciens, ouvriers et de services (TOS) des collèges et des lycées. Les 26 régions que comptent la France fonctionnaient jusque là avec 12 000 agents au total. Ce sont d’un coup 43 000 agents supplémentaires qu’il a fallut absorber, avec les structures de ressources humaines (RH), pour faire face à ce flux de personnel. Ou est l’aspect dispendieux de cette gestion locale voulue par…l’Etat !?bouche_cousue.jpg

Idem pour les collèges gérés par les départements. Par ailleurs, l’Etat a transféré plus de 17 000 km de routes nationales aux départements. La longueur du réseau routier national passant de 28 500 km à 11 800 km. L’Etat a-t-il pour autant transféré à l’euro près les moyens matériels et humains ? Le texte paru au JO indique « une compensation financière », et précise que : « l’État ne participera plus au financement des nouveaux projets sur le réseau transféré ».Dans le même temps, souvenons-nous que l’Etat a vendu au privé tout le réseau autoroutier. Plus évocateur encore et toujours en application de cette loi de 2004, c’est tout le système d’action sociale qui a été transféré aux Départements, soit le RSA (6,7 milliards), l’ASE (7 milliards) et l’APA (4,3 milliards). Certes, il y a les prestations, mais il y a aussi le personnel pour répondre, aider, accompagner les bénéficiaires de ces aides, qui, chacun l’aura remarqué, ne décroissent pas durant la période que nous traversons.

La vérité est que l’Etat n’a plus de services de proximité. Après tout, il est logique que les Collectivités répondent aux besoins de proximité des habitants : encore faut-il que les moyens humains, techniques et financiers soient prévus et justement répartis. D’autant que pour parfaire le tout, l’Etat impose aux Collectivités d’appliquer les mises aux normes européennes, lesquelles, tous secteurs confondues, sont au nombre de… 400 000 ! De source bien renseignée, l’Etat était moins regardant quand cela le concernait directement.

Par ailleurs, les Collectivitésbillets_de_banque.jpg locales ne représentent que 10% de la dette publique et assume dans le même temps 73% des investissements publics. Allez donc dire aux artisans de votre région que les collectivités ne feront plus appel à eux !

Enfin, tordons le coup une fois pour toutes au fantasme qui veut que les élus locaux perçoivent des indemnités pharaoniques. La réalité est tout autre et vérifiable auprès de la Cour des comptes : « le coût global annuel de leurs fonctions ne représente que 0,8 % des charges de fonctionnement des collectivités territoriales, soit 28 millions d’euros pour une dépense publique locale au service des citoyens de 220 milliards ». En revanche, il est tout aussi vérifiable que le coût annuel de la présidence de Sarkozy approche les 100 millions d’euros… CQFD !

Décentralisation et politique.

On voit bien que la France n’est pas un cas isolé de gouvernance comportant différents niveaux de gestion, ce que l’on oublie toujours de nous dire. Pire encore, les discours actuels ont tendance à nous faire culpabiliser sur nos supposés archaïsmes, arguant du fait que nos voisins auraient résorbé administrativement les strates existantes, et dépassé budgétairement les questions y attenant. La réalité est tout autre. Elle est politique : nos gouvernants craignent de perdre leur pouvoir à véritablement décentraliser. Je pense qu’ils n’ont pas tort ! On comprend mieux la tentation de reprise en main en faisant disparaître un niveau de grande proximité, le département, et en incitant les petites communes à se regrouper. Faut-il rappeler que les élections municipales, cantonales et régionales sont plutôt favorables à la gauche ? Faut-il rappeler que les associations des Maires, des Conseillers généraux, des Conseillers régionaux, sont plus que sceptiques face aux réformes annoncées des Collectivités. L’absence du Président de la République au salon des Maires de France, les 17, 18 et 19 novembre dernier, fut un signe que beaucoup, à droite comme à gauche, ont très mal vécu. Car c’est Sarkozy qui déclarait en 2007 :fillon_au_salon_des_maires_09.jpg « On ne réforme pas contre les élus locaux ! ». Mais c’est aussi lui qui déclarait en février 2009 : « C’est la compétitivité des entreprises, dans le cadre de la mondialisation qui est la question centrale de l’abrogation de la Taxe professionnelle ». La fronde qu’a dû supporter le premier ministre fut impressionnante d'ampleur. Inviter quelques maires à l’Elysée 2 jours après n’y change rien.

Un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur me disait il y a quelques jours que la fusion départements-régions ne se ferait pas, car le gouvernement mesurait, à l’heure où il transfère à tours de bras, que chacune de ces Collectivités, et notamment le département, a une fonction de proximité irremplaçable. Les Français aussi, commencent à comprendre tout cela, et pourraient le faire savoir à la majorité présidentielle à l’occasion des élections régionales des 14 et 21 mars prochain. Et 2012 n’est pas si loin !

 

Nouvelles plaques d’immatriculation : pas du tout anodin !

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Le pouvoir aura dû s’y prendre à plusieurs fois. Elles avaient déjà été annoncées pour le 1er janvier 2008. A partir du 15avril 2009, ça y est : de nouvelles plaques minéralogiques entrent en vigueur pour les nouvelles immatriculations de véhicules.
Dans leur réticence, sinon leur résistance, les Français ne se sont pas trompés sur l’enjeu premier de ce changement : l’élimination de la référence au département.
Les numéros de département sur les plaques d’immatriculation ne sont pas un détail, mais une référence omniprésente, assimilée par tous, à un échelon territorial et administratif que le pouvoir veut supprimer.
(lire la suite) .

Voynet hier quand elle était ministre, Attali, maintenant Balladur et bien d’autres ont craché le morceau : ils optent pour la mort des départements.
La droite veut vider les communes de leur compétences (Grand Paris, communautés urbaines) et supprimer les départements pour tirer plus haut, hors de portée des citoyens, les décisions stratégiques. Les marchés financiers ne veulent plus se prendre les pieds dans le maillage des collectivités locales de proximité, encore dotées de pouvoirs réels malgré leur étranglement financier.
Ce n’est pas un hasard si la mesure est prétextée par une « recommandation » européenne. L’UE et ses promoteurs en France veulent « l’Europe des régions ».
Le département est une division administrative liée au cadre républicain et national, depuis la Révolution française. C’est un élément de l’égalité républicaine des territoires et des citoyens devant l’Etat, de la cohésion nationale. Il joue un rôle essentielle dans les politiques sociales de solidarité. Mais pour certains, il doit être détruit, parce que la République, la Nation, lieu de l’expression de la souveraineté populaire, est objectivement un obstacle au projet capitaliste européen.
Les vagues de suppressions de tribunaux, d’hôpitaux, de services publics en général, notamment dans les sous-préfectures préfigurent les futures conséquences de la disparition progressive programmée du département.
Pour détourner la réaction populaire, le gouvernement, aidé par des parlementaires complaisants, s’est évertué réduire l’attachement au département à un vague sentiment d’appartenance local. Jusqu’à mettre en avant la possibilité d’ajouter sur la plaque de sa voiture son numéro fétiche. Vraiment, on prend les Français pour des gogos !
L’opposition manifestée largement dans le pays doit maintenant se transformer en détermination à mettre en échec la nouvelle carte administrative voulue par le pouvoir, prévue notamment par la Commission Balladur et le recul démocratique qu’elle représente.
Malheureusement, force est de constater que le terrain est préparé de longue date par le parti socialiste, et en particulier par P. Mauroy et A. Vallini,qui ont participé aux travaux du comité Balladur.
Communistes, nous ferons tout pour pour sauvegarder le Département, l'ouvrir à l'intervention citoyenne et le voir doter des moyens financiers nécessaires à la mise en œuvre de politiques progressistes. A l'exemple du Val de Marne aujourd'hui et de la Seine-Saint-Denis hier.

 

Fiscalité départementale : vote des taux et des tarifs d’imposition.

Intervention de François Liberti au nom du groupe communiste.

Fran_ois_Liberti_tenant_la_banderole.jpgLes salariés et les citoyens de notre pays sont dans la crainte des lendemains, avec au cœur de leurs préoccupations le chômage et le pouvoir d’achat. De ce point de vue d’ailleurs, les politiques libérales mises en œuvre à partir de 2002 ont accompagné dans notre pays les grandes manœuvres boursières et financières mondiales, fragilisé le salariat et favorisé toutes les spéculations et toutes les situations de rente. Sous Chirac et Raffarin comme sous Sarkozy et Fillon, c’est la même politique douce aux nantis et féroce pour l’ensemble de la population qui a enfanté de la situation actuelle.

La relance engagée par ce gouvernement ne déroge pas aux grandes orientations de la droite visant en particulier à faire payer les méfaits de leur crise aux salariés de notre pays, le bouclier fiscal inventé dans les officines de la droite et du patronat n’étant que la mesure la plus symbolique de cette politique. Les collectivités locales et territoriales n’échappent pas à la tourmente financière et sociale déclenchée par la crise du système capitaliste que nous vivons tous douloureusement aujourd’hui.

Cette fragilisation des collectivités vient de loin, d’une part avec la mise en œuvre dès 2002 de la vraie-fausse décentralisation jusqu’aux propositions scandaleuses de la commission Balladur visant à remettre sous tutelle tant les Régions, les Départements que les communes. Que personne ne s’y trompe, cette fragilisation des espaces de démocratie locale que sont les collectivités est l’autre face du désengagement de l’Etat et des attaques frontales contre les services publics. Ce Président de la République et ce gouvernement ne visent pas une re-centralisation étatique mais préparent avec minutie de livrer au marché, ce marché qui a failli, ce marché qui ne peut, quoiqu’on en dise se réguler, préparent donc de livrer au marché des pans entiers des services d’intérêt général, ce que nous nommons, en France, les services publics. Leur conception de l’Etat n’est pas cet Etat protecteur et interventionniste que nous avons connu, d’ailleurs de nombreux gaullistes le dénoncent avec nous, leur conception de l’Etat est celle d’un Etat libérant de son emprise la grande finance et la grande industrie mondialisée, celle d’un Etat régulant non pas le marché mais la protestation et la colère des salariés et des citoyens. Toutes les attaques contre la justice, les droits sociaux, politiques et syndicaux en témoignent, de même que le populisme affiché par exemple lorsqu’il s’agit de « faire les gros yeux » aux patrons et aux dirigeants de quelques grands groupes : cela fait plaisir, peut être, au petit peuple, mais n’égratigne en rien les profits pharamineux engrangés sur les marchés financiers ou dans les paradis fiscaux.

L’Europe dans ce contexte ne cède rien non plus aux dogmes du libéralisme. Incapable de porter une vision et une politique permettant de faire face à la crise, c’est le moment qu’elle choisit, d’une part pour faire rentrer par la petite porte la fameuse directive Bolkeinstein et, d’autre part, pour aller plus avant dans sa volonté de réduire encore le champ des Services Sociaux d’Intérêt Général, en ouvrant encore un peu plus la possibilité de leur mise en concurrence et leur marchandisation.

C’est bien dans ce contexte qu’intervient notre débat sur le vote des taux pour notre institution.

Aujourd’hui, après le Débat d’Orientation Budgétaire, 3 mois après le vote du Budget qualifié de budget anti-crise où nous avions envisagé une augmentation de 2 à 3 %, 3 éléments viennent impactés encore plus notre analyse du moment :
1) L’état des lieux des transferts non compensés : plus de 169M€ depuis 2004 (cumul). La progression :
? 2007 : 45,50M€
? 2008 : 71,00M€
? 2009 : 89,00M€ (équivalent de 24% d’augmentation d’impôts)

2) La chute des droits de mutation :
? moins 10M€ en 2008 (sur 2007)
? pour les 2 premiers mois 2009 : - 36% sur 2008
? prévision 2009 :
minimum : - 20M€ sur 135M€ prévus
maximum : - 40M€ (la valeur de 15% de points d’impôt)

3) Les taux dans les autres départements :
La situation que nous connaissons n’est pas l’apanage de notre département, beaucoup des départements de notre pays, dirigés par des exécutifs de droite et de gauche sont confrontés aux mêmes dilemmes et verront leurs impôts impactés par des hausses parfois supérieures à 10%. Ce n’est pas une consolation mais en dit long sur la politique suivie et le rôle que ce gouvernement entend faire jouer aux collectivités.

Il y a de quoi hurler de colère. Outre les transferts financiers c’est aussi un transfert massif d’impopularité sur le dos des collectivités au moment même où celles-ci sont menacées dans leur existence comme en témoigne le rapport Balladur. Malgré les contraintes sur le budget de fonctionnement (budget 2009), malgré un recours plus large à l’emprunt, malgré un lissage sur plusieurs exercices des investissements - tellement important pour l’emploi et l’activité économique, aujourd’hui le vote des taux à 5% est un vote sous la contrainte de la situation sociale et politique que j’ai décrite. Même si le département de l’Hérault fait partie des collectivités qui ont une gestion sociale des impôts avec notamment l’instauration de l’abattement général à la base et des abattements spécifiques pour les familles nombreuses, cette augmentation de la fiscalité pèse lourd.

Sachez Monsieur le Président que nous savons ce que cela représente pour vous-même et l’exécutif et dans cette période particulièrement difficile nous respecterons la solidarité de l’exécutif dont nous sommes. Nous avons bien entendu les propositions du rapporteur quant aux projections envisagées pour 2010, 2011 et 2012. Malgré toute notre bonne volonté, je crains fort que cela ne soit suffisant pour redresser la situation.

Ce vote sous la contrainte appelle à de la révolte, appelle à des changements politiques dans ce pays, appelle à d’autre logique économique et financière pour une vrai politique detransformation sociale et démocratique.

 

Conseil régional : session des 25 et 30 juillet 2008.

Budget 2008. Intervention de Henry Garino.

Les volumes de crédits d’engagements nouveaux et celui des crédits de paiement ne modifient ni les équilibres budgétaires du Budget primitif 2008, ni les choix budgétaires pour lesquels le groupe communiste et citoyen a voté « pour ».

Je ne vois donc pas, comme Monsieur Becque, un changement de stratégie budgétaire. Le Conseil Economique Social Régional, dans son avis favorable n’a pas non plus constaté de changement.

Les choix du budget primitif sont même confortés, surtout concernant les compétences majeures.

Près de 68% des crédits de paiement sont affectés à l’éducation et au ferroviaire. Nous respectons ainsi nos engagements électoraux. En ce qui concerne la conclusion du crédit bail pour l’acquisition de rames TER, qualifié de tour de passe-passe par les élus UMP, le CESR souligne que l’opération a permis un gain actualisé de 12M€.

Nous constatons également que des compétences considérées comme optionnelles ne sont pas pour autant négligées, comme le sport avec une hausse de 1,2M€ des autorisations de programme, ou l’excellence environnementale qui capte 19% des crédits de paiement.

Dans ce domaine, la collectivité régionale n’est pas dans le Grenelle de la parole mais bien dans le Grenelle de l’action. Action qui mériterait d’être soutenue par plus de crédits d’Etat que de discours ministériels.

Mais de ce côté-là, nous n’avons pas beaucoup à attendre puisqu’il semble que le ministre Borloo, n’aura pas de crédit supplémentaire pour son budget 2009. La collectivité régionale ne peut donc compter que sur elle-même.

Enfin, dans les engagements nouveaux, nous notons avec intérêt la volonté d’accélérer le programme régional haut débit pour rapidement éliminer les zones blanches.

Ce budget supplémentaire, dans le prolongement du budget primitif va donc contribuer à améliorer la vie quotidienne des habitants de la région et surtout favoriser le développement économique.

Pour toutes ces raisons, le groupe communiste et citoyen votera « pour ».

Transports et communications. Intervention de[ Jean Claude Gayssot|tag: Jean Claude Gayssot''].

TRANSPORTS : LA LGV NIMES PERPIGNAN ET LE PASSAGE A 2X3 VOIES DE L’A9 ENTRE PERPIGNAN ET L’ESPAGNE.

L’Assemblée a donné un avis favorable au passage à deux fois trois voies de l’autoroute A9 entre Perpignan et l’Espagne afin que saute ce qui constitue un goulet d’étranglement puisque l’A9 est déjà sur 2X3 voies jusqu’au chef lieu des Pyrénées Orientales et que les capacités vont être augmentées du côté espagnol.

Cette décision répond à l’esprit du Grenelle de l’Environnement qui prévoit : « l’augmentation des capacités routières sera limitée au traitement des points de congestion et des problèmes de sécurité ou des besoins d’intérêts locaux ».

Le dossier de la Ligne Grande Vitesse Nîmes- Montpellier- Perpignan avance : le Conseil Régional a voté la convention qui permet l’organisation du débat public. En assurant 25% du montant de cette convention (2,7M€), la Région confirme son rôle de collectivité chef de file sur ce projet.

La Région a décidé de poursuivre son action en faveur de l’inter modalité voyageurs en créant « KARTATOO Intra zone » dans le périmètre de l’Agglo de Nîmes. Ce qui permettra aux usagers utilisant plusieurs modes de transports en commun au sein de l’agglo de bénéficier de substantielles réductions du prix des abonnements.

La collectivité régionale va aider à la réalisation du Plan de Déplacement Urbain du Bassin de Thau et va participer au financement de l’étude portant sur la réalisation à la gare d’Alès d’un véritable pôle d’échange multimodal.

L’ensemble des décisions prises confirme la volonté de développer l’inter modalité qui, constitue un des objectifs majeurs de la politique régionale.

Incidents de Tricastin. Intervention de Lucette Bastaroli.

Les divers incidents du Tricastin suscitent de la part des élus régionaux du groupe communiste et citoyen les premières réflexions suivantes :

  • Les politiques de sous-traitance des activités notamment de maintenance menées par AREVA et EDF contribuent à rendre difficile les responsabilités dans les manquements à la sécurité des installations.
  • La maîtrise par le service public des activités nucléaires est seule garante de la sûreté de l’ensemble de la filière, de la fabrication à l’exploitation des centrales et du traitement au recyclage des déchets nucléaires.
  • Les énergies renouvelables pour assurer la complémentarité des besoins énergétiques de notre région, largement déficitaire au plan de la production d’énergie, ne sauraient en aucun cas remettre en cause le recours incontournable à la production d’énergie d’origine nucléaire.
  • Nous exigeons la plus grande transparence sur les moyens qui seront mis en œuvre pour corriger tous les dysfonctionnements constatés dans la dernière période au Tricastin.
  • Une privatisation des activités nucléaires qui privilégie la rentabilité pour le profit des actionnaires et de la finance, est contraire à l’intérêt de ce secteur industriel et des populations de la région

Installations photovoltaiques. Intevention Henry Garino.

Sur ce dossier, je voudrais relayer les inquiétudes des organisations viticoles et agricoles. En effet, on peut toujours admettre du bien fondé de la création de panneaux solaires sur les toitures de divers bâtiments ou divers hangars. Par contre la spéculation foncière sur les terres agricoles est un sujet très préoccupant, certaines propositions vont jusqu’à 18 000 à 20 000€ l’hectare.

Cela peut apparaître comme un effet d’aubaine à certains, pour sortir des effets de la crise viticole et sortir de la profession. Cela pose très fort, les questions des besoins alimentaires, et par delà ceux de la conservation des terres.

Je renouvelle ici, ma proposition de définir un schéma régional du photovoltaïque dans l’intérêt des populations, de l’environnement et du tourisme.

Construction du Lycée Bloch à Béziers.
Intervention de Jean Louis Bousquet.

La ville de Béziers a besoin d’un cinquième lycée, ce besoin se fait de plus en plus pressant. Le lycée existant Jean Moulin est complètement engorgé avec quelques 4000 élèves.

Notre majorité a pris, dès le début de son élection, la décision de la construction de cette infrastructure.

Le maire de Béziers n’a proposé aucun terrain. Aujourd’hui, le département a fait don d’un terrain. Le maire de Béziers a maintenant donné l’autorisation à l’extension de la carrière, qui empêche la création du techno parc. Cette décision a eu pour conséquence la non viabilisation du terrain pour le lycée.

Nous demandons donc aujourd’hui de délibérer pour s’engager dans la viabilisation du terrain.

NB : Les élus de droite et du FN s’abstiennent, y compris Madame Valaise Monique, adjointe au maire de Béziers qui a donné sa procuration à Jacques Blanc.

Mobilisation des acteurs du handicap. Intervention de Jean Paul Boré.

Je voudrais profiter de ce rapport pour attirer l’attention de notre assemblée sur les inquiétudes fortes des associations de ce secteur. En effet le désengagement de l’Etat qui touche un grand nombre de secteurs n’épargne pas celui du handicap, notamment sur le schéma d’accessibilité dans les gares. Alors que l’Etat s’était engagé à hauteur de 150 à 450 millions d’€, il revient aujourd’hui en arrière. Nous allons réunir avec mon ami Jean Claude Gayssot l’observatoire du handicap dès le 18 Septembre.

Je voudrais aussi mettre l’accent sur la soi disant « coquille vide » du budget régional sur les questions du handicap qui s’élève à 30 000€. Dire cela, c’est occulter les millions d’€ consacrés à ces questions, par transversalité, sur l’ensemble des délégations.

Politique pour le catalan. Intervention de Josianne Collerais.

Dans le cadre de notre politique de promotion et de développement des langues régionales, nous nous appliquons, contrairement aux affirmations de Monsieur Blanc, à mettre en place des actions afin que chacun se reconnaisse dans la langue et la culture catalanes.

Quelques chiffres significatifs de cette politique :

Budget de Jacques Blanc en 2003 : 187 000€

Dès notre premier budget, en 2005, traitement de 35 projets : 406 580€ en 2007, 539 000€, et nous en sommes à ce jour à 434 000 € avec 20 projets traités. C’est à dire plus de trois fois plus.

Il n’est point utile d’ajouter à la polémique, les chiffres parlent d’eux-mêmes. La décision d’aujourd’hui est aussi placée sous le signe d’un rééquilibrage entre occitan et catalan.

 

Conseil régional : session des 25 et 30 juillet 2008.

Budget 2008. Intervention de Henry Garino.

Les volumes de crédits d’engagements nouveaux et celui des crédits de paiement ne modifient ni les équilibres budgétaires du Budget primitif 2008, ni les choix budgétaires pour lesquels le groupe communiste et citoyen a voté « pour ».

Je ne vois donc pas, comme Monsieur Becque, un changement de stratégie budgétaire. Le Conseil Economique Social Régional, dans son avis favorable n’a pas non plus constaté de changement.

Les choix du budget primitif sont même confortés, surtout concernant les compétences majeures.

Près de 68% des crédits de paiement sont affectés à l’éducation et au ferroviaire. Nous respectons ainsi nos engagements électoraux. En ce qui concerne la conclusion du crédit bail pour l’acquisition de rames TER, qualifié de tour de passe-passe par les élus UMP, le CESR souligne que l’opération a permis un gain actualisé de 12M€.

Nous constatons également que des compétences considérées comme optionnelles ne sont pas pour autant négligées, comme le sport avec une hausse de 1,2M€ des autorisations de programme, ou l’excellence environnementale qui capte 19% des crédits de paiement.

Dans ce domaine, la collectivité régionale n’est pas dans le Grenelle de la parole mais bien dans le Grenelle de l’action. Action qui mériterait d’être soutenue par plus de crédits d’Etat que de discours ministériels.

Mais de ce côté-là, nous n’avons pas beaucoup à attendre puisqu’il semble que le ministre Borloo, n’aura pas de crédit supplémentaire pour son budget 2009. La collectivité régionale ne peut donc compter que sur elle-même.

Enfin, dans les engagements nouveaux, nous notons avec intérêt la volonté d’accélérer le programme régional haut débit pour rapidement éliminer les zones blanches.

Ce budget supplémentaire, dans le prolongement du budget primitif va donc contribuer à améliorer la vie quotidienne des habitants de la région et surtout favoriser le développement économique.

Pour toutes ces raisons, le groupe communiste et citoyen votera « pour ».

Transports et communications. Intervention de[ Jean Claude Gayssot|tag: Jean Claude Gayssot''].

TRANSPORTS : LA LGV NIMES PERPIGNAN ET LE PASSAGE A 2X3 VOIES DE L’A9 ENTRE PERPIGNAN ET L’ESPAGNE.

L’Assemblée a donné un avis favorable au passage à deux fois trois voies de l’autoroute A9 entre Perpignan et l’Espagne afin que saute ce qui constitue un goulet d’étranglement puisque l’A9 est déjà sur 2X3 voies jusqu’au chef lieu des Pyrénées Orientales et que les capacités vont être augmentées du côté espagnol.

Cette décision répond à l’esprit du Grenelle de l’Environnement qui prévoit : « l’augmentation des capacités routières sera limitée au traitement des points de congestion et des problèmes de sécurité ou des besoins d’intérêts locaux ».

Le dossier de la Ligne Grande Vitesse Nîmes- Montpellier- Perpignan avance : le Conseil Régional a voté la convention qui permet l’organisation du débat public. En assurant 25% du montant de cette convention (2,7M€), la Région confirme son rôle de collectivité chef de file sur ce projet.

La Région a décidé de poursuivre son action en faveur de l’inter modalité voyageurs en créant « KARTATOO Intra zone » dans le périmètre de l’Agglo de Nîmes. Ce qui permettra aux usagers utilisant plusieurs modes de transports en commun au sein de l’agglo de bénéficier de substantielles réductions du prix des abonnements.

La collectivité régionale va aider à la réalisation du Plan de Déplacement Urbain du Bassin de Thau et va participer au financement de l’étude portant sur la réalisation à la gare d’Alès d’un véritable pôle d’échange multimodal.

L’ensemble des décisions prises confirme la volonté de développer l’inter modalité qui, constitue un des objectifs majeurs de la politique régionale.

Incidents de Tricastin. Intervention de Lucette Bastaroli.

Les divers incidents du Tricastin suscitent de la part des élus régionaux du groupe communiste et citoyen les premières réflexions suivantes :

  • Les politiques de sous-traitance des activités notamment de maintenance menées par AREVA et EDF contribuent à rendre difficile les responsabilités dans les manquements à la sécurité des installations.
  • La maîtrise par le service public des activités nucléaires est seule garante de la sûreté de l’ensemble de la filière, de la fabrication à l’exploitation des centrales et du traitement au recyclage des déchets nucléaires.
  • Les énergies renouvelables pour assurer la complémentarité des besoins énergétiques de notre région, largement déficitaire au plan de la production d’énergie, ne sauraient en aucun cas remettre en cause le recours incontournable à la production d’énergie d’origine nucléaire.
  • Nous exigeons la plus grande transparence sur les moyens qui seront mis en œuvre pour corriger tous les dysfonctionnements constatés dans la dernière période au Tricastin.
  • Une privatisation des activités nucléaires qui privilégie la rentabilité pour le profit des actionnaires et de la finance, est contraire à l’intérêt de ce secteur industriel et des populations de la région

Installations photovoltaiques. Intevention Henry Garino.

Sur ce dossier, je voudrais relayer les inquiétudes des organisations viticoles et agricoles. En effet, on peut toujours admettre du bien fondé de la création de panneaux solaires sur les toitures de divers bâtiments ou divers hangars. Par contre la spéculation foncière sur les terres agricoles est un sujet très préoccupant, certaines propositions vont jusqu’à 18 000 à 20 000€ l’hectare.

Cela peut apparaître comme un effet d’aubaine à certains, pour sortir des effets de la crise viticole et sortir de la profession. Cela pose très fort, les questions des besoins alimentaires, et par delà ceux de la conservation des terres.

Je renouvelle ici, ma proposition de définir un schéma régional du photovoltaïque dans l’intérêt des populations, de l’environnement et du tourisme.

Construction du Lycée Bloch à Béziers.
Intervention de Jean Louis Bousquet.

La ville de Béziers a besoin d’un cinquième lycée, ce besoin se fait de plus en plus pressant. Le lycée existant Jean Moulin est complètement engorgé avec quelques 4000 élèves.

Notre majorité a pris, dès le début de son élection, la décision de la construction de cette infrastructure.

Le maire de Béziers n’a proposé aucun terrain. Aujourd’hui, le département a fait don d’un terrain. Le maire de Béziers a maintenant donné l’autorisation à l’extension de la carrière, qui empêche la création du techno parc. Cette décision a eu pour conséquence la non viabilisation du terrain pour le lycée.

Nous demandons donc aujourd’hui de délibérer pour s’engager dans la viabilisation du terrain.

NB : Les élus de droite et du FN s’abstiennent, y compris Madame Valaise Monique, adjointe au maire de Béziers qui a donné sa procuration à Jacques Blanc.

Mobilisation des acteurs du handicap. Intervention de Jean Paul Boré.

Je voudrais profiter de ce rapport pour attirer l’attention de notre assemblée sur les inquiétudes fortes des associations de ce secteur. En effet le désengagement de l’Etat qui touche un grand nombre de secteurs n’épargne pas celui du handicap, notamment sur le schéma d’accessibilité dans les gares. Alors que l’Etat s’était engagé à hauteur de 150 à 450 millions d’€, il revient aujourd’hui en arrière. Nous allons réunir avec mon ami Jean Claude Gayssot l’observatoire du handicap dès le 18 Septembre.

Je voudrais aussi mettre l’accent sur la soi disant « coquille vide » du budget régional sur les questions du handicap qui s’élève à 30 000€. Dire cela, c’est occulter les millions d’€ consacrés à ces questions, par transversalité, sur l’ensemble des délégations.

Politique pour le catalan. Intervention de Josianne Collerais.

Dans le cadre de notre politique de promotion et de développement des langues régionales, nous nous appliquons, contrairement aux affirmations de Monsieur Blanc, à mettre en place des actions afin que chacun se reconnaisse dans la langue et la culture catalanes.

Quelques chiffres significatifs de cette politique :

Budget de Jacques Blanc en 2003 : 187 000€

Dès notre premier budget, en 2005, traitement de 35 projets : 406 580€ en 2007, 539 000€, et nous en sommes à ce jour à 434 000 € avec 20 projets traités. C’est à dire plus de trois fois plus.

Il n’est point utile d’ajouter à la polémique, les chiffres parlent d’eux-mêmes. La décision d’aujourd’hui est aussi placée sous le signe d’un rééquilibrage entre occitan et catalan.

 

les chiffres clés de la demi-pension en Val de marne

Logo CG94trouvez dans cet article l'ensemble des éléments sur la demi-pension dans notre département.

- Effectifs des collèges publics 2007/2008 : 50 277 dont 1712 élève en SEGPA

- Effectifs des demi-pensionnaires : 29404 élèves soit 58.5 % des collègiens

- Forfait moyen demi-pension : 450 €/an soit 2.80€ le repas

- Pour les familles aidés : 0.32€ pour les Rmistes à 2.10 € pour les moins aidées

- Nombre de bénéficiaires de l'aide du département : 13 633 collègiens soit 56.23% des demi-pensionnaires

- Montant de l'aide : entre 100 et 250 €/an directement déduit de la facture de la famille

- Les Rmistes s'acquittent d'une somme forfaitaire de 50€/an eeffectifs 2006/2007

- Le budget total pour le département est de 2.969 millions d'€

 

NOUS PRENONS QUATRE ENGAGEMENTS :

  1. D’abord de faire de la jeunesse, de sa formation, de son épanouissement et de son entrée dans la vie active, ici même, en Finistère, une priorité absolue. une
  2. Le deuxième axe de notre projet vise non seulement à défendre mais aussi à moderniser les services publics de proximité. Nous proposons même d’en créer deux nouveaux pour l’eau et le traitement des déchets, services qui sont de plus en plus chers. Grâce à des politiques tarifaires adaptées, les services publics contribueraient à l’amélioration du pouvoir d’achat de tout un chacun.
  3. Troisième axe : en ce début de 21e siècle, il faut engager une véritable révolution écologique. La question est planétaire mais elle commence ici, par exemple par l’aide concrète à l’implantation d’activités non-polluantes et la valorisation du patrimoine environnemental.
  4. Enfin , élus le 16 mars prochain, nous prenons l’engagement d’une nouvelle donne démocratique , car aucune décision ne devrait plus être prise sans y associer les citoyennes et les citoyens, les associations et toutes les forces vives de notre département.

Déterminés et à vos côtés, nous serons des élus utiles pour que vous soyez entendus, pour vous défendre,pour vivre mieux et pour préparer l’avenir.