Le portail des blogs Elunet

Mot clé - démocratie locale

Fil des billets - Fil des commentaires

Non à l’assujettissement des collectivités territoriales !

Lors du Conseil  municipal de février 2012, Séverine Peter a présenté un Voeu pour le respect des fondements de la démocratie locale et des services publics, pour le groupe communistes et partenaires au nom de la majorité municipale.

Le compte-à-rebours des présidentielles est bien lancé. Les sondages fusent, la course au parrainage est bientôt terminée et le dénouement a eu lieu quant à la présence de Nicolas Sarkozy dans la course aux élections présidentielles. Maintenant que tous ces préalables sont passés, peut-être que les médias prendront alors le temps de parler du fond des programmes et d’aborder la question du contenu politique défendu par les candidats qui visent le siège du Président. Les « monsieur plus » vont apparaître avec leurs surenchères permanentes et leurs promesses électorales pour capter l’électorat indécis. Il y en a un qui a tellement promis et accumulé tant de points négatifs que le parcours sera plus difficile pour lui. Je veux parler de notre Président actuel qui a eu l’occasion il y a quinze jours de s’adresser à tous les Français pendant plus d’une heure d’émission, via huit chaînes de télévision, et qui a remis le couvert hier soir sur TF1.

Cet homme qui nous gouverne depuis bientôt cinq ans et qui a coûté 500 milliards d’euros à la France –je vous invite à lire le dossier publié dans Marianne de janvier 2002 – n’a pas fait rêver tous les téléspectateurs de la même façon. Le Medef, les grandes fortunes françaises, les PDG des grands groupes, les réactionnaires et autres ont rêvé en couleurs, très contents d’entendre le Président affirmer et réaffirmer ses grands principes d’homme de droite flirtant avec l’extrême et prenant le système allemand comme modèle, faisant ainsi la part belle aux capitalistes.

Pour tous les autres, l’ambiance était plutôt morose. Vous me direz : ne soyons pas étonnés. Nicolas Sarkozy s’est quand même fait élire il y a cinq ans avec son slogan « Tout est possible ». Eh oui, jusqu’au dernier jour il tentera de casser un peu plus notre système, de remettre en cause notre singularité française. Nous avions déjà eu droit à la réforme des retraites, la suppression de 70 000 postes dans l’Éducation nationale depuis 2007, plus globalement, la suppression de 160 000 postes de la fonction publique, le bouclier fiscal, la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), la réforme de la taxe professionnelle, le coup du millefeuille territorial, et là il voudrait en un éclair remettre en cause la libre administration des collectivités. C’est la cerise sur le gâteau !


Comment pouvons-nous accepter son dénigrement à l’égard des femmes et des hommes qui, tous les jours, font vivre le service public, le défendent ? Les services publics, nous avons bien compris, Nicolas Sarkozy et ses sbires n’en veulent pas. Ils aspirent à un système où les services publics seraient réduits au minimum et où le privé serait l’acteur principal.

Sauf qu’il oublie que sans les services publics la crise serait encore plus prégnante, plus douloureuse pour les Français. Se considérant comme détenteur du raisonnement le plus juste et le plus responsable pour le bien de la France, il recommande que les maires, les présidents de Région et de Département fassent comme lui et engagent une réduction des effectifs pour économiser des coûts de fonctionnement et ainsi assainir les budgets.


Autre grande et triste nouvelle, les budgets des collectivités territoriales devront respecter sa fameuse règle d’or. À coup de désengagement de l’État, de restrictions budgétaires, de transferts de compétences, les collectivités territoriales sont de plus en plus sollicitées par les populations pour répondre à leurs besoins et ont de moins en moins de moyens. Depuis des décennies, nous compensons, compensons et compensons toujours le désengagement de l’État. En supprimant la taxe professionnelle, en appliquant la péréquation et maintenant en nous contraignant à ne plus pouvoir emprunter sur les investissements, le Président de la République veut mettre à genoux les collectivités territoriales. Après la déconcentration et la décentralisation de l’État, place à l’acte IV, l’assujettissement des collectivités.

Les femmes et hommes de gauche que nous sommes ne peuvent accepter un tel diktat. Nous ne sommes pas des marionnettes au service de Sa Majesté, nous sommes des élus de gauche qui défendent un service public plus fort où l’humain est au cœur du sujet, et non les intérêts financiers.

Les services publics devraient pouvoir satisfaire les besoins des populations et défendre l’intérêt général. Contrairement à la droite, nous revendiquons de nouveaux services publics, plus de moyens humains et financiers, et nous exigeons le respect du principe de libre administration des collectivités territoriales.

À ceux qui crient déjà au scandale financier, à l’irresponsabilité des maires qui défendent le service public, nous répondons : « pas de panique, et sachez compter ». Dire que les services publics ne coûtent pas cher serait un mensonge. Dire que nous pouvons les développer et les moderniser par manque de moyens en est aussi un. De l’argent, il y en a suffisamment et nous pouvons nous interroger sur qui gaspille les deniers publics. Quelques exemples qui confortent l’idée que Monsieur Sarkozy est le président des riches.

- L’arbitrage en faveur de Bernard Tapie, ce sont 390 millions d’euros que Bercy lui a accordés pour préjudice moral. Il a bien de la chance…

- La suppression de la taxe professionnelle, ce sont 20 milliards d’euros faussement compensés.

- Le casino numérique des amis du Fouquet’s, ce sont 77 millions d’euros par an de manque à gagner pour l’État.

- Le bouclier fiscal, ce sont 600 millions d’euros par an qui sont restitués aux riches.


Avec tout cet argent, l’État ne serait pas obligé d’appliquer une péréquation, de casser le système scolaire, pourrait construire des logements sociaux, etc.

C’est pour toutes ces raisons que le groupe des élus Communistes et Partenaires a proposé ce vœu et l’a soumis à la Majorité municipale pour le porter collectivement. Nous vous invitons à le voter. Je vous remercie.

 

Quelle implication populaire pour le service public et la démocratie locale ? -Initiative du groupe Front de Gauche au Conseil Général du Val de Marne à Fontenay

SPetdemloc_FDG94.jpg"Dans son engagement dans les politiques départementales, le groupe Front de Gauche - Parti communiste français - Parti de gauche - Citoyen du Conseil général du Val de Marne s’efforce en permanence, dans une démarche unitaire et rassembleuse, de contribuer à faire du Val-de-Marne un département en développement, solidaire et innovant. Il est particulièrement sensible à l’enjeu que représente l’exigence croissante de démocratie pour la défense et l’essor de l’action publique, du local au national, dans le contexte actuel.

Rendez-vous à partir de 18h30 le mardi 13 décembre à la salle Jacques Brel, 164 Bd Gallieni

Aujourd’hui, les batailles pour la défense et pour un nouvel essor du service public nécessitent d’aller plus loin avec une véritable irruption citoyenne d’intérêt général dans la construction de réponses publiques qui concernent en premier chef les citoyens.

En donnant la parole à celles et ceux qui les portent en Val-de-Marne dans leurs engagements associatifs, syndicaux, politiques, citoyens..., les élus Front de Gauche veulent ensemble, commencer à définir les idées et les formes départementales de cette irruption citoyenne d’intérêt général qui est la condition de toute avancée et d’une véritable transformation sociale de notre pays."

 

Appel de l'ANECR aux maires de France : Combattre les choix désastreux de la réforme des collectivités

Se rassembler pour la démocratie, l’avenir des collectivités locales et des services publics territoriaux

La réforme territoriale, qui vient d’être adoptée à la hussarde, va bouleverser de fond en comble notre République en faisant disparaître tout un pan de la souveraineté populaire, en étouffant les collectivités au plan financier et réglementaire, en poussant à la privatisation massive de services. Le congrès est l’occasion d’attirer l’attention de l’opinion publique sur cette réforme dont nos concitoyens ne mesurent pas encore toutes les conséquences négatives sur les services dont ils bénéficient. C’est aussi un moment fort pour réagir collectivement, pour rassembler pour d’autres solutions.

La loi relative à la réforme territoriale a été adoptée sous de faux prétextes et d’extrême justesse par le Sénat (4 voix de majorité, 9 abstentions). C’est significatif d’un malaise profond au-delà des appartenances sur un texte qui prévoit tout sauf la simplification annoncée : apparaissent trois nouvelles structures qui tournent le dos à la libre administration et à la coopération volontaire : métropole, pôle métropolitain, commune nouvelle.

Et si l’application globale du texte attend l’élection des conseillers territoriaux en 2014, les préfets s’engouffrent déjà dans la brèche et sont à la manœuvre pour finaliser une réorganisation complète des différents échelons territoriaux.
Une recentralisation autoritaire, un mode de scrutin inique

Tout est fait pour éloigner les citoyens des lieux de décision, à la fois en fusionnant les collectivités aux seins d’identités plus lointaines, moins accessibles et en rendant les modes de scrutins moins démocratiques et les niveaux de responsabilités moins lisibles. Le mode d’élection du conseiller territorial met fin à la proportionnelle et à la parité.

Le gouvernement s’attaque tout particulièrement à l’élu de proximité par excellence qu’est le maire, puisque les communes nouvelles, les métropoles et le détournement de l’intercommunalité pour y parvenir viendront peu à peu démanteler, vider de leurs sens le réseau de nos communes. Même l’extension aux petites communes du mode de scrutin de liste majoritaire, qui aurait pu renforcer la démocratie dans la ruralité et le périurbain, a été en définitive abandonnée.
Assécher l’initiative publique locale

Avec la fin de la clause générale de compétences des départements et des régions et l’interdiction des financements solidaires (croisés), c’est aussi en 2015 une considérable remise en cause de nombre de projets communaux d’intérêt général. La vie locale, l’aide au réseau associatif sont en sursis. Pourquoi s’en prendre à cette coopération entre les différents niveaux de collectivité ?

Avec le gel des dotations pour les trois années qui viennent et les effets globalement défavorables de la suppression de la taxe professionnelle, le but du gouvernement est d’imposer l’austérité et les suppressions de postes. L’objectif est de forcer les collectivités à confier davantage de services, actuellement très accessibles aux habitants, à des entreprises privées. Or, ces entreprises commencent toujours par faire passer les tarifs au prix fort. Crèches, transports, équipements sportifs, santé, grand âge, insertion… : tous les secteurs aiguisent des appétits.

Les investissements publics, assurés aux trois quart par les collectivités, intéressent la finance qui voudrait nous convertir aux partenariats public-privé, avec les conséquences à terme sur la dette que l’on connaît. C’est une menace directe pour l’emploi public et la place des agents territoriaux et leur statut. Agir sans attendre pour la démocratie locale et les services publics territoriaux

Les associations d’élus, ANECR, FNESR, FEVE et élus radicaux, du Parti de Gauche et du MRC, se sont retrouvées en novembre face à l’Assemblée nationale avec les organisations syndicales de territoriaux pour dire NON à cette réforme. Si la réforme est adoptée, elle n’en continue pas moins de susciter beaucoup de rejet.

Nous proposons d’agir pour obtenir, sans attendre la remise en cause des choix négatifs qu’elle porte : 3 axes décisifs pour les collectivités :

- Obtenir des financements de rattrapage et pérennes pour nos communes, départements et régions. En cette période de budgets impossibles à boucler, appelons les populations à exiger avec leurs élu-e-s des collectifs budgétaires pour contraindre au paiement de toutes les compensations redevables par l’Etat.. Exigeons le retour à un impôt économique dynamique lié au territoire, voté par les conseils et taxant notamment les actifs financiers des entreprises.

- Exiger que soit respectée la libre administration des collectivités. Refusons les injonctions préfectorales sur les intercommunalités : les coopérations n’ont de sens que lorsqu’elles sont librement choisies. Exigeons le rétablissement par la loi de la clause générale de compétence et des financements solidaires. Mettons les citoyens en situation de décider de l’avenir des coopérations en les associant par référendum ou par tout autre forme appropriée.
- Défendre les services publics territoriaux et les agents qui les assurent.

Ensemble nous pouvons gagner le soutien de l’opinion publique et la participation des citoyens pour faire reculer la mise en œuvre de cette loi injuste. Les maires ont un rôle essentiel à y jouer.

Association nationale des élus communistes et républicains,

le 23 novembre 2010

 

Après la retraite à 60 ans : Nicolas Sarkozy contre le peuple et les élus

Communiqué de Nicole BORVO COHEN-SEAT, présidente du groupe CRC-SPG, relatif à la commission mixte paritaire réforme des collectivités territoriales :

La méthode du Président de la République se confirme semaine après semaine : refus d’écouter le peuple ou ses représentants, et marche forcée en fermant la porte à tout réel débat sur des projets largement contestés.

La réforme territoriale porte gravement atteinte à la démocratie locale. Elle attaque frontalement la décentralisation démocratique.

Cette réforme porte en elle la privatisation progressive des services publics locaux. Elle est en parfaite harmonie avec le dogme libéral cher au Chef de l’État : moins de démocratie pour imposer la rigueur et supprimer les services publics au profit des grands groupes privés.

Nicolas SARKOZY veut aller vite : après avoir arraché un accord en commission mixte paritaire hier soir, il veut pousser les feux en obtenant une adoption définitive par le Parlement la semaine prochaine, alors que partout monte l’opposition, y compris chez ses partisans, à ce projet qui, rappelons-le, porte en germe la disparition des communes et le socle des institutions républicaines.

Les conclusions de la CMP seront donc soumises au vote des sénateurs sans doute mardi prochain, 9 novembre.

Les sénateurs du groupe CRC-SPG voteront bien entendu contre ces conclusions et appellent tous les sénateurs à écouter la colère des élus contre cette réforme profondément antidémocratique.

 

L’Assemblée nationale vote la réforme territoriale : Explication de vote du groupe GDR

Logo PCF contre réforme des collectivités localesje veux tout d’abord dénoncer l’ultime passage en force auquel vous vous êtes livrés, puisque vous avez refusé, depuis le début de la discussion de ce projet de loi, d’entendre non seulement la voix de l’opposition – cela ne nous étonne pas, c’est habituel –, mais aussi et surtout celle du Sénat – ce qui est plus inhabituel, compte tenu de sa majorité – et, plus grave, les élus locaux ainsi que l’ensemble de leurs associations, qui ont exprimé de très vives critiques vis-à-vis de votre texte.

Celui-ci est l’épilogue de nombreux rendez-vous manqués.

Rendez-vous manqué avec les objectifs que vous vous étiez vous-mêmes fixés. Je veux parler de la simplification et de la clarification que devait favoriser un projet de loi auquel plus personne ne comprend rien, sinon qu’il ajoute des strates supplémentaires au millefeuille que vous vous plaisez à dénoncer, qu’il rend la vie des élus locaux plus compliquée encore et la démocratie locale plus opaque pour nos concitoyens.

Rendez-vous manqué avec la décentralisation, puisque votre texte masque mal un mouvement de recentralisation amorcé avec la réforme de la taxe professionnelle qui, ainsi que M. Balladur, qui a présidé le comité pour la réforme des collectivités locales, l’a lui-même indiqué, n’aurait pas dû précéder la réforme territoriale.

Rendez-vous manqué avec la démocratie locale, et c’est sans doute le plus grave. Ce projet de loi marque en effet une régression démocratique, tant du point de vue de la diversité sociologique et politique des assemblées régionales et départementales que du point de vue de la parité, qui est actuellement garantie par le mode de scrutin des élections régionales mais qui sera abandonnée en raison du mode de scrutin du conseiller territorial. Même au sein de votre majorité, des voix se sont élevées contre cette régression démocratique. Mme Zimmermann, dont j’ignore quel sera le vote, s’est ainsi exprimée très clairement sur ce point, lors de la discussion. Au reste, un amendement que j’ai défendu a failli être adopté – onze voix contre neuf –, car de nombreuses femmes du groupe UMP ont joint leurs voix aux nôtres. Si cet élément n’est pas modifié par la commission mixte paritaire, nous attendons du Conseil constitutionnel qu’il vous renvoie dans vos buts et qu’il censure cette disposition antidémocratique.

Enfin, rendez-vous manqué avec la solidarité territoriale, la solidarité financière entre les territoires. Votre projet de loi ne comporte en effet aucune mesure en ce sens. Depuis des années, vous n’avez eu de cesse que de dénoncer les financements croisés entre collectivités. Or, depuis trois ans, vous appelez ces dernières à la rescousse pour pallier la situation budgétaire catastrophique de l’État, en leur demandant de financer ses projets partout en France. C’est notamment le cas dans ma région, avec le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Tout au long de la discussion, avec mes collègues communistes André Chassaigne et Jean-Paul Lecoq, nous avons également démontré comment votre politique met à mal les services publics locaux. Les collectivités locales ont pourtant montré leur savoir-faire et leur efficacité dans la gestion des services publics au plus près des besoins de nos concitoyens, dans des domaines aussi variés que les écoles, les collèges, les lycées, les crèches, les maisons de retraite ou les transports en commun.

Pour toutes ces raisons, non seulement nous voterons contre votre projet de loi, mais nous prenons l’engagement clair, net et précis d’abroger, si nous obtenons la confiance des Français en 2012, cette aberration qu’est le conseiller territorial. Nous ferons l’acte III de la décentralisation en clarifiant les compétences et les ressources financières des collectivités locales, pour approfondir la démocratie locale. Contrairement à vous, nous ne commencerons pas par stigmatiser les élus locaux ; nous leur ferons confiance : ils seront les premiers partenaires de la réforme territoriale que nous appelons de nos vœux.

Les députés écologistes, communistes, du parti de gauche et d’outre-mer du groupe GDR voteront contre ce projet."

Le dossier complet sur le site de l'Assemblée Nationale

 

Coup d’Etat

Lors de la conférence sur les déficits publics du 20 mai, sans même un débat parlementaire, le Président de la République annonce qu’il souhaite changer la constitution, afin d’y inscrire l’obligation de l’équilibre budgétaire des dépenses publiques. Un véritable « coup d’état » puisque cela reviendrait à imposer à tout gouvernement de poursuivre la même politique d’austérité en lui interdisant de s’engager dans toute autre voie économique. Au-delà de l’Etat, sont visées toutes les collectivités locales et la Sécurité Sociale qui seraient mises « sous tutelle » car également contraintes à la règle de la réduction des dépenses. Sont prévus non seulement le gel des dotations d’Etat aux collectivités mais aussi la modulation de ces dotations selon des « critères de bonne gestion » pour les encourager à réduire leurs dépenses. Les dépenses de santé, elles aussi, devraient régresser jusqu’en 2012.
Le temps est donc bien venu de la « rigueur » quoiqu’en dise le gouvernement mais surtout, ces annonces s’inscrivent dans la stratégie de casse et de mise sous tutelle des collectivités territoriales. C’est la suite logique de la « contre-réforme » des collectivités que veut imposer la droite, déjà enclenchée avec la suppression de la taxe professionnelle, qui prive les collectivités de toute autonomie, les taux étant déterminés par l’Etat.
S’agissant des finances publiques, Sarkozy justifie ces mesures en précisant qu’il est « normal que l’État applique aux collectivités locales la règle qu’il adopte pour ses propres dépenses » et parlant d’une « mesure de responsabilisation collective ».
Mais la décision du gouvernement de soutenir les banques et les marchés financiers, en injectant des sommes considérables sans contrepartie pour la croissance et l’emploi, a fait gonfler le déficit public national déjà élevé. Il explose littéralement pour atteindre aujourd’hui le double de celui de l’année dernière, 158 milliards d’euros, c’est à dire 8% du PIB !
Les collectivités et notamment les départements apparaissent par comparaison particulièrement vertueuses : sans déficit de leur part, elles ne recourent à l’emprunt que pour investir, jouant ainsi un rôle essentiel de soutien à la croissance et à l’emploi grâce à des politiques ancrées au plus près des territoires. Si les collectivités territoriales représentent près de 75 % de l’investissement public, seulement 11% de la dette publique leur est imputable. Sachant que l’État doit aux seuls départements déjà 4,65 milliards d’euros pour la simple année 2009 au titre des charges transférées, parler de « responsabilisation collective » dans un tel contexte confine à l’indécence.
Plus inquiétant encore dans ce projet, les dotations seront, désormais, « modulées selon des critères de bonne gestion pour encourager les collectivités locales à réduire leurs dépenses dans les mêmes proportions que l’État ». Face à l’opposition de plus en plus marquée de la plupart des collectivités territoriales vis-à-vis de la politique de l’État, la docilité dans l’accompagnement de la politique gouvernementale deviendra-t-elle le « critère de bonne gestion » ?
C’est la mise à mort programmée de ce qu’il reste de démocratie locale, les collectivités élues sur un programme opposé à la politique gouvernementale se voyant menacées de « représailles » financières si elles le mettaient en application. C’est la confirmation d’une recentralisation et d’une vassalisation sans précédent des institutions de notre pays !
L’Etat doit balayer devant sa porte, non en réduisant les dépenses publiques mais en abolissant le bouclier fiscal (600 millions) et en taxant les actifs financiers qui s’élèvent au chiffre astronomique dévoilé par l’INSEE de 5 000 milliards d’euros.
Plutôt que d’organiser l’asphyxie financière et la mise sous tutelle des collectivités, il convient au contraire de les soutenir pour une meilleure satisfaction des besoins des populations et une plus grande solidarité entre les territoires. A ce titre, les services publics locaux, auxquels s’attaque le gouvernement via son projet de réforme territoriale et la mise en œuvre des directives européennes de libéralisation émanant des critères de Maastricht, constituent des boucliers sociaux particulièrement efficaces au moment où la crise bat son plein. Les habitants de nos communes y sont particulièrement attachés.

 

Chers lecteurs

Le blog des élus communistes prend un nouvel essor. Nous avons décidé de le faire connaître largement dans Saint Gratien, comme « l’autre support d’information ». Nous souhaitons apporter un éclairage nouveau et original sur la vie locale et au-delà, sur les événements politiques nationaux, voire parfois internationaux. Si notre domaine de prédilection reste l’échelon local, nous savons que les décisions nationales influent toujours sur la vie des Gratiennois, et sur la politique communale. Nous souhaitons également mettre en débat les idées qui traversent notre courant de pensée, le PCF et le rassemblement plus large auquel il appartient, le Front de gauche.

Depuis deux ans, nous tentons de vous informer au mieux, particulièrement de la vie municipale. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et à nous écrire. Pour nous, c’est déjà un réel succès, mais nous voulons aller plus loin que la seule information à sens unique. Nous avons besoin de connaître vos avis, vos propositions sur toutes les grandes questions qui traversent notre commune et sa gestion. Fallait-il supprimer les classes de découverte ? Le système de vidéosurveillance est-il pertinent et efficace ? Êtes-vous attachés à vos élus de proximité ou les laisserez-vous disparaître dans de lointains regroupements intercommunaux ? Pensez-vous que La Poste doit rester un grand service public ? Êtes-vous prêts à agir pour empêcher la fermeture d’une classe ? Autant de sujets -et bien d’autres encore- qui ont traversé ce blog.

Aujourd’hui, nous souhaitons élargir encore cet espace qui ne doit pas rester dans la seule « information » mais s’ouvrir sur un réel débat. Postez vos commentaires ou rédigez des billets que nous publierons : envoyez vos avis, vos remarques, vos informations, vos critiques… Le but de notre blog est de susciter les échanges !

 

Réunion publique aux Tilleuls : les habitants se mobilisent

Réunion publique Tilleuls Didier Mignot, le Maire du Blanc-Mesnil, l’avait annoncé lors du dernier conseil municipal : une mobilisation sociale et citoyenne prendra forme le 18 décembre à partir de 18h dans le restaurant scolaire de l’école Maurice Audin.

Chômage, échec scolaire, insécurité : le grand ensemble des Tilleuls n’est pas épargné par la crise sociale et économique qui frappe notre pays. Le gouvernement n’a pas pris la mesure, pour sa part, des difficultés et du désarroi qui touchent les quartiers populaires.

Nombre d'associations, collectifs, organisations citoyennes des Tilleuls, ainsi que les élus et le service public municipal se mobilisent et agissent dans le quartier pour développer des solidarités, défendre les droits fondamentaux et offrir une vie meilleure.

Conçue en partenariat avec des associations du quartier qui prendront la parole pour témoigner de leur engagement quotidien auprès des habitants du grand ensemble, cette initiative permettra d'appuyer la mobilisation citoyenne dans le combat pour l’emploi, l’éducation, la sécurité, la culture, la santé et les services publics.

REUNION PUBLIQUE LE 18 DECEMBRE A PARTIR DE 18H DANS LE RESTAURANT SCOLAIRE DE L’ECOLE MAURICE AUDIN en présence du Maire, Didier MIGNOT, de Marie-George BUFFET, députée et de Hervé BRAMY, Conseiller général.Réunion publique Tilleuls

 

Manifestation pour la défense de la démocratie locale à Montpellier : la revue de presse.

Vous pouvez voir le reportage télé sur le site de France 3
Montage photo de l'Hérault du Jour

Retrouvez en pièces jointes les articles du Midi libre et de l'Hérault du Jour.

 

Nous n’irons pas à la grande mascarade de l’Elysée !

La « réforme territoriale » lancée à grands fracas par le président de la république et son gouvernement s’avère être une machine infernale qui va anéantir la fraternité et la laïcité, qui va accentuer les inégalités entre territoires et entre citoyens, qui va démanteler la République et la démocratie locale.

Pourtant une grande réforme des institutions et des collectivités est nécessaire fondée sur plus de démocratie locale, plus de moyens, de coopérations et de solidarités, plus de justice sociale.

Ce n’est pas le chemin de la « réforme territoriale ».

Il faut mesurer la gravité des attaques sur les institutions et l’organisation de la France, sur les services publics et la souveraineté de notre peuple.

Pour faire accepter cette entreprise de démolition, N.Sarkozy n’a pas hésité à clouer au pilori les élus et les collectivités territoriales. Il a initié des parodies de concertation. Il a fait preuve de duplicité et d’autoritarisme comme le prouve les dossiers du Grand Paris et celui de la taxe professionnelle.

Aujourd’hui, la colère est grande parmi les élus locaux.

Après la rencontre des conseillers généraux du lundi 16 Novembre, le congrès des maires en est la preuve éclatante.

Au lieu d’écouter cette protestation qui grandit et qui doit absolument s’amplifier, le président de la république choisit le dédain en invitant les maires à une mascarade dans les jardins de l’Elysée.

Les élus communistes, républicains et progressistes n’en seront pas.

Ils préfèrent être aux côtés de tous leurs concitoyens, qui seront les principales victimes de cette « réforme » si elle venait à passer.

Ils n’épargneront aucune effort pour imposer le retrait de ce projet et s’engageront de toutes leurs forces, aux côtés des habitants et des personnels territoriaux, pour une réforme allant dans le sens du progrès.

Le 17 novembre 2009

 

Petite histoire Gratiennoise…

Monsieur Z. est commerçant et souhaite ouvrir un magasin dans notre bonne ville de Saint Gratien. Au mois d’avril dernier, il envisage d’acquérir un fond commercial dans une rue importante de la commune et fait une promesse d’achat. En mai, il apprend que la commune ne souhaite pas préempter le bien et il acquiert donc son fonds de commerce. Hélas ! Les ennuis commencent…

Monsieur Z. se rapproche des services techniques de la ville pour obtenir les autorisations administratives nécessaires à l’ouverture de son magasin. La ville refuse et oppose une fin de non-recevoir à toutes ses tentatives.

Précisons…

Le commerce de Monsieur Z. n’est pas une boîte de nuit qui apporterait des nuisances importantes aux habitants du quartier. Il ne vend pas d’objets dangereux, polluants, malodorants ou nocifs. En commerçant sérieux, il a étudié son emplacement, le parking pour les livraisons de sa marchandise deux fois par semaine, la possibilité d’installer une rampe d’accès pour les personnes à mobilité réduite…Un très large trottoir lui permettrait également un étalage sans gêne pour les passants. Un parking public proche offrirait aux clients un stationnement aisé. Il obtient l’accord de la copropriété dont dépend son magasin. Une étude du marché lui confirme l’opportunité d’installer son commerce à Saint Gratien.

La mairie lui rétorque que son activité porterait atteinte à la sécurité publique et troublerait la quiétude des riverains.

Que vend donc Monsieur Z. ?

Des fleurs. Monsieur Z. est fleuriste.

Il est aussi opiniâtre et décide de ne pas baisser les bras. Il interpelle le député, le conseil général, la chambre de commerce et saisit enfin le tribunal administratif dont il attend une réponse prochaine.

Interrogée, la mairie lâche enfin son argument décisif : elle s’oppose à l’installation de monsieur Z. car il y a déjà trop de fleuristes dans ce quartier de la ville… elle redoute que ce nouveau commerce ne fasse trop de tort aux autres magasins…..et cette argumentation me laisse abasourdie. Mais qui donc nous vante à tout propos les mérites de la « concurrence » (libre et non faussée !) hors de laquelle point de salut ? Qui pourfend sans relâche l’interventionnisme de l’état qui s’opposerait à la liberté d’entreprendre ? Et lorsque notre bonne vieille droite libérale est à la tête d’un petit gouvernement municipal, elle n’a de cesse de vouloir à tout prix réglementer, contrôler et imposer. Qu’elle laisse donc faire la concurrence !

Quelle est donc la politique municipale en matière de commerce ? Que la ville achète des boutiques pour tenter d’y relancer une activité commerciale, cela peut se comprendre. Le commerce de proximité est souvent en difficulté et il importe de le soutenir. Mais quand un commerçant souhaite s’installer, il est incompréhensible de lui mettre des bâtons dans les roues. Trop de fleuristes ? Peut-être… mais aussi trop de banques (8 !!), de coiffeurs (10 !!), d’agences immobilières (6 !!) alors que les Gratiennois souhaitent un charcutier ou un marchand de chaussures. Il est certes compliqué de faire revivre un centre ville. Alors quand se présente une opportunité pour un nouveau commerce, saisissons-la ! La mairie serait par contre tout à fait dans son rôle d’aménageur de l’espace public en favorisant le stationnement à proximité des commerces et en prévoyant des zones de livraison adaptées.

Pour le moment, le magasin de Monsieur Z. reste fermé. Gâchis pour lui qui ne souhaite que démarrer son activité et mauvaise image pour la petite zone commerçante alentour…

039.jpg

 

Tribune des élus communistes et apparentés : quelle place pour nos aînés dans notre ville ?

Vous, qui aujourd’hui appartenez à la génération des aînés, avez connu la guerre, les luttes sociales, les emplois difficiles, et vous gardez en vous des valeurs profondes d’action et de solidarité. La place importante que vous occupez dans les associations, qu’elles soient caritatives, sportives ou mémorielles, en témoigne.

Vous êtes là, toujours présents et actifs, maillons incontournables de la vie de notre ville. Vous aidez, dansez, chantez, faites du sport, vous rencontrez, organisez fêtes et repas. Vous participez également aux commissions de préparation de voyages pour les retraités, voyages et loisirs qui contribuent à maintenir et développer le lien social au Blanc-Mesnil.

En créant, il y a trois ans, le conseil consultatif des aînés, la commune a souhaité vous donner une place légitime au regard de votre expérience et de votre connaissance de notre ville. Par votre réflexion et votre travail, vous prouvez encore et toujours, si besoin en était, combien vous apportez à tous les Blanc-Mesnilois. La place que vous vous êtes construite et appropriée dans notre ville participe indéniablement à son dynamisme.

Cela ne doit pas nous faire oublier, hélas, les difficultés croissantes que rencontre un grand nombre d’entre vous. Le montant moyen d'une pension de retraite s'élève actuellement à 1100 euros environ tandis que le minimum vieillesse est de 677 euros. Près d’un million de retraités vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Cela est inacceptable. Il est urgent de revaloriser le minimum et les pensions de retraite.

La Ville, pour sa part, apporte et continuera d’apporter tout son soutien, que ce soit en terme de personnel à travers notre service public des retraités, ou de solidarité, pour vous permettre de vivre au mieux dans notre ville, la vôtre, celle que vous avez contribué à faire grandir.

Françoise LANGLOIS

Adjointe au Maire déléguée aux Retraités, à la Vie associative et à l'Enfance

 

Réforme des collectivités locales : le bouleversement de tous les dangers

ou : ça vous paraît loin mais ça vous touchera de près…

Le projet gouvernemental sur la réforme des collectivités territoriales est porteur de graves dangers pour notre démocratie.

Rupture avec les lois de décentralisation, nouvelle forme d’étatisation autoritaire, éloignement des citoyens des lieux de pouvoir, affaiblissement des contre–pouvoirs que peuvent représenter les collectivités locales, réduction du nombre d’élus, trop proches des habitants, disparition des départements, mise à mort des communes…. Attention ! Graves menaces sur nos pratiques démocratiques ! Toute l’organisation institutionnelle française serait bouleversée si ce projet arrivait à terme.

Sous prétexte de s‘attaquer au  millefeuille  que constituerait notre organisation territoriale, il s’agit de mettre à bas la politique de décentralisation menée depuis vingt ans et qui permettait aux collectivités, avec certes des insuffisances, de répondre aux besoins des populations. Un rôle irremplaçable montré par exemple par leur niveau d’investissement : 75% de l’investissement public de notre pays sont dus aux collectivités.

Aujourd’hui, la droite veut faire disparaître les espaces de démocratie que représentent ces collectivités et les mettre en concurrence, réduire gravement leurs capacités financières pour ouvrir par la même occasion de nouveaux marchés au privé.

Attaques tous azimuts…

  • Les communes, échelon le plus proche des citoyens, se voient menacées par l’intégration obligatoire dans les communautés d’agglomérations, qui deviendraient des collectivités locales de plein exercice. La coopération entre communes ne peut être que bénéfique mais ces regroupements forcés sous la tutelle des préfets ne visent que la disparition des 36 000 communes françaises, trop proches de leurs habitants au profit des intercommunalités : fin de la démocratie de proximité… Le nombre de communes serait réduit et surtout leur rôle considérablement affaibli.
  • La création de métropoles de plus de 450 000 habitants relève de la même démarche : Lyon , Marseille, Lille, Bordeaux, Nantes, Toulouse… deviendraient-ils de simples arrondissements ? En tout cas, la métropole se verra dotée de nombreuses attributions au détriment des communes. Là encore, les préfets auront un rôle prépondérant.
  • La création d’un « conseiller territorial » remplaçant le conseiller général et le conseiller régional donnerait une place essentielle aux régions, qui seraient redessinées. La réduction des compétences des départements, à terme leur disparition et l’amputation de moitié du nombre d‘élus, sous couvert d’économies, ne feraient qu’éloigner un peu plus les citoyens des centres de décision et de leurs élus. L’élection de ces nouveaux conseillers se ferait par scrutin à un seul tour avec fort peu de proportionnelle, pour laminer les minorités.
  • La fin de la compétence générale  qui ne serait plus attribuée qu’aux seules communes, est, elle, dénoncée par de nombreux élus de tous bords. Elle est primordiale car elle permet de pouvoir répondre aux divers besoins des populations et d’avoir une vision globale de l’aménagement et du développement d’un territoire. Les départements et régions se verraient privés de cette compétence générale, qui permet aujourd’hui à un département d’investir dans des actions culturelles, de favoriser les transports en commun ou le logement social. Fini tout cela avec la remise en cause des compétences des conseils généraux ou régionaux : c’est une atteinte à la libre administration des collectivités locales, qui est une dimension démocratique essentielle.
  • Pour achever les collectivités locales, le gouvernement s’attaque bien évidemment à leurs finances. C’est la réforme de la taxe professionnelle, qui sous prétexte de « modernisation » profitera aux entreprises, taxera lourdement les contribuables et étouffera les dernières possibilités des collectivités. Il leur faudra » choisir » d’ augmenter la taxe d’habitation ou de réduire les investissements, avec des conséquences évidentes sur l’emploi. La compensation promise par l’état ne leurre personne : cet engagement n’est jamais tenu ni dans la durée ni dans l’importance des sommes allouées. La fonction publique territoriale est également fortement menacée, les collectivités étant accusées de trop embaucher (« de mauvaises habitudes »).


C’est donc bien d’un bouleversement profond dont il est question. Ce projet, présenté le 20 octobre par l’omniprésident Sarkozy, devrait arriver en discussion à l‘assemblée très prochainement. Pour y être adopté à marche forcée, sans concertation ?

 

Saint Gratien : pas de débat au conseil municipal !

Certains pourraient penser que le conseil municipal est un lieu où les élus discutent et échangent sur tous les sujets qui intéressent la vie locale sur la commune … pas du tout ! A Saint Gratien, cette assemblée est devenue une simple « chambre d ‘enregistrement » où visiblement toute expression un tant soit peu discordante est malvenue….
La minorité peut déposer en mairie des questions diverses qui sont ajoutées à l’ordre du jour de la séance. Ces questions sont examinées en fin de conseil ; le maire y répond sans débat, ce qui réduit déjà fortement l’échange. Effet pervers de ces questions : la municipalité évite d’inscrire à l’ordre du jour un sujet qui fâche ; ne restera à l’opposition que la seule solution de la question diverse. La majorité échappe ainsi à une discussion qui risquerait de la mettre en cause.
Quelques exemples ? La suppression des classes de découverte ou les conditions de la rentrée scolaire n’ont pas fait l’objet de rapports au conseil.
Au conseil du 1er octobre, l’ordre du jour était peu chargé, la séance a duré à peine plus d’une heure. Largement le temps de débattre, donc… Hélas ! Il n’en a rien été… Le groupe « Saint Gratien Autrement » qui comprend les 5 élus de l’opposition avait déposé des questions diverses, dont deux auraient pu prêter à un débat animé. Nous avions proposé une motion sur la privatisation de la poste, sujet majeur s’il en est et qui touche les habitants de notre ville comme partout en France. Cette motion n’ a pas été soumise au vote du conseil mais seul son retrait de l’ordre du jour a été proposé, avec l’argument suivant : c’est un projet de loi gouvernemental et le conseil n’est donc pas décisionnaire en la matière. Certes ! Mais le vote massif des Gratiennois qui ont participé à la votation citoyenne du 3 octobre a montré qu’ils étaient concernés, comme tous les usagers de la poste, dans toutes les communes de France, par les attaques menées contre le service public postal.
Deuxième question diverse de notre groupe : les conditions dans lesquelles s’est effectuée la rentrée scolaire. Là encore, la municipalité botte en touche : aucune allusion aux effectifs chargés dans les classes (d’ailleurs aucun chiffre précis par école) mais une attaque en règle contre les parents d‘élèves de la maternelle Jules Ferry qui, en occupant les locaux pendant deux jours ont obtenu la réouverture de la classe fermée en juin. Selon la maire-adjointe, il serait choquant pour des petits de vivre une rentrée perturbée. Outre le fait que les enfants ont été accueillis dans la salle de jeux en toute sécurité et non laissés dans la cour et encore moins à la porte comme prétendu …. il n’est évidemment pas choquant pour la majorité municipale d’accepter dans la commune des classes d’enfants de 3 ans à plus de trente élèves ! Un chiffre très significatif de la dégradation des conditions d’enseignement (dont Saint Gratien est victime comme toutes les communes de France) a tout de même été annoncé : pour l’année scolaire 2009/2010, il y a 52 élèves de plus que l’année dernière et…. une classe de moins !

Ci-dessous les deux questions diverses déposées au conseil du 1er octobre.

1. Motion concernant la privatisation de la Poste, l’organisation d’un débat public et d’un référendum sur le service public postal

Le conseil municipal de Saint Gratien affirme que le service public de La Poste remplit des missions indispensables en matière d’aménagement du territoire et de lien social. Ses missions de service public dépassent le cadre du service universel du courrier et de la presse, de l’accessibilité bancaire et de la présence postale, dans les zones rurales comme dans les quartiers populaires.
Le gouvernement et la direction de La Poste envisagent de changer le statut de cet établissement public afin de le transformer en société anonyme, dans le cadre de la loi de transposition de la directive postale, mettant fin au monopole de La Poste sur le courrier de 20 grammes le 1er janvier 2011.
Le service public postal a déjà fait l’objet de remises en cause très importantes qui ont abouti à une détérioration du service rendu à la collectivité. Plus de 6 100 bureaux de poste sur 17 000 ont déjà été transformés en « partenariats » et plus de 50 000 emplois ont été supprimés depuis 2002. Ceci s’est traduit par un accroissement des tournées des facteurs à découvert, des horaires de levées avancés, un allongement des files d’attente, une couverture des zones rurales dégradée.
A juste titre, le changement de statut de la Poste ne peut qu’inquiéter. La transformation en société anonyme ouvre en effet la porte à une privatisation partielle conduisant à la réduction des obligations de service public, réduction qui a déjà été amorcée d’ailleurs, comme en témoigne à Saint Gratien, les files d’attente dans le bureau de poste et la dégradation des services aux particuliers : délivrance tardive du courrier, fermetures aléatoires de la poste annexe du quartier des Raguenets.
Nous sommes conscients que pour maintenir ce service, il faut le moderniser et le rénover afin de répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire. En Europe, les différentes privatisations postales, qui ont eu lieu ces dernières années, ont abouti à une baisse de qualité de service, à une augmentation des tarifs et à des destructions d’emploi.
C’est pourquoi, au-delà de toute conviction politique partisane et de toute arrière pensée politique, il convient de se rassembler pour défendre le service public de la Poste, en exigeant du gouvernement de renoncer définitivement à tout changement de statut de la Poste, en lui demandant des garanties tant juridiques que financières sur la pérennité et la qualité de ce service public, et de tirer les conséquences de ses engagements.
Elus municipaux, nous sommes attachés à ce service public de proximité, essentiel à notre pays. Outil précieux accessible à tous, il suppose impartialité, confiance, efficacité et esprit de service.
Le Conseil Municipal, Après en avoir délibéré,

  • SE PRONONCE pour le retrait du projet de loi postale 2009,
  • SOUTIENT le Comité de défense de la Poste dans l’organisation de la votation citoyenne du 3 octobre 2009 sur la privatisation de la poste
  • DEMANDE la tenue d’un référendum sur le service public postal.

2. Question concernant la rentrée scolaire à Saint Gratien

La rentrée scolaire s’est effectuée à Saint Gratien comme dans toutes les communes de France dans un contexte de suppressions massives de postes qui rendent plus difficiles les conditions d’enseignement.
Dans la plupart des écoles de Saint Gratien, les effectifs sont alourdis. Une fermeture de classe a eu lieu à la maternelle Pauline Kergomard alors que le nombre d’élèves est le même que l’année dernière.
A l’école maternelle Jean Moulin, « l’ouverture » de classe n’est que l’annulation d’une fermeture, mesure prise en juin suite à des effectifs erronés et qui n’aurait jamais dû avoir lieu.
A l’école maternelle Jules Ferry, seule l’action des parents d’élèves qui ont occupé les locaux pendant deux jours a permis la réouverture de la 6è classe : le « seuil » officiel de l’administration était pourtant atteint.
Nous regrettons que la municipalité n’ait pas apporté son soutien aux parents et enseignants qui réclamaient que les élèves puissent travailler dans des conditions correctes et non dans des classes surchargées. La municipalité s’est au contraire empressée d’acter la suppression de classe en annonçant à son tour la disparition d’un poste d’Atsem.
En ce début d’année scolaire, nous souhaitons connaître les effectifs et les moyennes des écoles, chiffres qui nous sont traditionnellement communiqués au premier conseil d’octobre. Nous aurions pu avoir un échange autour de toutes ces questions, si la rentrée avait été à l’ordre du jour de notre assemblée … 049.jpg

 

Démocratie gratiennoise….

Depuis 2002, la loi dite de « démocratie de proximité » fait obligation aux communes d’accorder un espace pour l’expression des groupes d’opposition dans les revues municipales. Le groupe « Saint Gratien Autrement » qui regroupe 5 élus socialistes et communistes dispose donc d’une tribune dans chaque numéro du journal d’information de la ville, le «Saint Gratien Magazine ».

Place tout à fait modeste puisque nous ne disposons que d’un nombre réduit de caractères (1500) et que nous sommes relégués dans les dernières pages du journal. Il faut aussi connaître les conditions qui nous sont imposées par la mairie. Nous devons nous cantonner aux sujets strictement locaux et donc ne pas faire allusion à un quelconque débat national ou décision gouvernementale…. qui pourtant rejaillissent souvent sur la situation des communes et la vie des habitants. Difficile déjà de faire l’impasse…

Le délai qui nous est imparti pose également problème : notre article doit être déposée en mairie un bon mois avant la parution du bulletin. Exemple : l’article que le gratiennois lit dans son magazine le 30 septembre a en fait été rédigé aux alentours du 25 août… au mieux, il n’est plus franchement d’actualité, au pire il est franchement décalé quand il évoque des événements qui ont évolué ! Ajoutez que la majorité municipale semble s’accorder plus de souplesse dans le calendrier, voire même prendre connaissance de notre texte avant d’écrire le sien…. Et le tour est joué ! Le lecteur du « Saint Gratien Magazine » aura l’impression que la majorité municipale suit l’actualité, alors que l’opposition a toujours un métro de retard !

__Démonstration avec le récent numéro de septembre…
__ Exigé par la mairie pour le 25 août, notre article fait état de deux fermetures de classes ( Kergomard et Ferry), alors que celui plus tardif de la majorité annonce deux « ouvertures », dont celle de Ferry, intervenue le 2 septembre suite à l’occupation de l’école par les parents d ‘élèves ! Même chose au sujet de la fermeture ou de la réouverture de la supérette du quartier des Raguenets !

Le lecteur averti aura aussi vu la remarquable similitude dans les sujets traités dans les deux articles du mois de septembre : fermetures de classes, suppression des classes de découverte, supérette et poste des Raguenets… Très simple : la majorité lit le texte de l’opposition arrivé dans les délais demandés et peut y répondre à son gré…

Mais pourquoi donc la majorité s’oblige-t-elle à lire l’article de l’opposition afin de la contrer ? Une demi-page pour l’opposition dans un bulletin municipal est-elle tellement gênante qu’il faille organiser un tel contre-feu ?

Il est vrai que la revue fait dans son ensemble l’apologie de la politique municipale ; les projets y sont présentés sous leur meilleur jour, sans expression du moindre doute ou d’un choix possible, sans un avis contradictoire, ni jamais l’écho d’un débat quelconque. On y trouve même parfois l’annonce de décisions qui n’ont pas encore été votées par le conseil municipal ! C’est plus un outil de propagande qu’un journal d’information et la « nouvelle » formule n’y a rien changé. Nos positions détonnent dans cette belle unanimité… et dérangent apparemment beaucoup !

C’était un exemple de plus dans notre rubrique : « la démocratie locale reste un exercice délicat pour la municipalité de Saint Gratien… »
040.jpg

 

Informer les habitants sur les événements locaux de Saint Gratien

Les élus communistes vous informent (dans la mesure de leurs moyens…) de la vie de Saint Gratien. Voici les textes parus dans « La lettre des élus communistes » datée d’octobre 2009.

Quelle école pour demain ?

« L’école : un symbole fort de la République » est le titre de l’éditorial de la dernière « Lettre du maire ». Hélas ! Les attaques sans précédent que connaît actuellement l’école publique montrent alors toute la considération que porte le gouvernement au système d’éducation… Le nouveau ministre, Luc Chatel, a déjà assuré, entre deux visites de supermarchés, qu’il entendait poursuivre les « réformes » engagées par Xavier Darcos, et notamment la politique de suppressions massives de postes d’enseignants : 13 500 postes disparaissent cette année. Avec les 16 000 suppressions prévues en 2010, 50 000 postes auront été supprimés depuis 2002. Notre département, déjà lanterne rouge en terme de moyens et de résultats scolaires, se voit confronté à une nouvelle cure d’austérité qui rendra encore plus pénibles les conditions d’enseignement : hausse des effectifs dans les classes, diminution des moyens de remplacement, recul de la scolarisation des enfants de trois ans, réduction de la formation continue des enseignants …

Dans notre commune, cette politique de « rigueur budgétaire » a conduit à la fermeture d’une classe de maternelle. Sur l’ensemble de la ville, les effectifs s’alourdissent et laissent prévoir une année difficile pour les enseignants et leurs élèves.

Le gouvernement trouve de l’argent pour soutenir les banques : il doit donner les moyens à l ‘école d’assurer la réussite de tous. L’école, l’enseignement et la formation doivent redevenir une priorité pour notre société !

Jules Ferry : Yes, we can !

A la maternelle Jules Ferry, le mouvement résolu des parents d’élèves qui ont occupé l’école pendant deux jours a permis la réouverture de la 6è classe fermée avant l’été. La logique « mathématique » de l’administration (149 enfants à répartir dans 5 classes à double niveau) n’a pas convaincu et les parents se sont mobilisés pour réclamer des moyens d’enseignement corrects pour leurs enfants (25 enfants par classe de même niveau + une institutrice + une Atsem). Ils ont démontré que l’action collective est efficace et que les citoyens restent attachés à une école publique de qualité.

Du côté de la mairie…

La municipalité réduit elle aussi les crédits alloués à l’éducation puisqu’elle a supprimé au mois de juin les classes de découverte qui permettaient aux élèves de CM2 de toute la commune de découvrir les richesses culturelles de la France et les bienfaits de la vie en collectivité. Tous ne partaient pas et donc il y avait inégalité : tel est l’argument développé pour supprimer ces séjours dont les bénéfices étaient pourtant reconnus par les parents et les enseignants. Plus personne ne partira : quelle belle égalité ! Se posaient certes parfois des difficultés de financement pour les familles ; une réflexion s’était d’ailleurs engagée pour des séjours moins coûteux et la concertation aurait due être poursuivie. La municipalité a préféré trancher unilatéralement.

L’attribution d’un crédit de 2 000 € par classe de CM2 annoncée par la mairie est insuffisante pour permettre l’organisation d’un quelconque séjour. Il s’agira au mieux d’activités autour d’un thème dans l’environnement immédiat des enfants ; en cas de projet plus ambitieux, il faudra de nouveau un financement des familles. Lors de l’action des parents d’élèves de l’école maternelle Jules Ferry, la municipalité n’a pas jugé utile d’apporter un quelconque soutien… Elle s’est au contraire empressée d’annoncer la suppression d’un poste d’«Atsem », arguant de la disparition de la 6è classe, alors que le nombre global d’élèves restait le même que l’an dernier, à un enfant près !



Il est vrai qu’à Saint Gratien, la municipalité fait la chasse aux frais de fonctionnement, les présentant comme des « charges » à réduire absolument ; ce sont pourtant les services rendus aux habitants, qu’il s’agisse de personnel dans les divers services municipaux ou les moyens alloués aux différents services. Vous êtes surveillés !

Le gouvernement encourage la vidéosurveillance ; son objectif est de tripler le nombre de caméras sur notre territoire d’ici à la fin 2010. Les caméras se multiplient dans de nombreuses villes et Saint Gratien n’est pas en reste : le conseil municipal du mois de juin a décidé l’implantation de 3 nouvelles caméras pour la somme de 130 000 € à la charge de la commune (coût total : 270 000 €)

Rappelons que le coût initial du système installé par la Cavam a été de 8 millions et que le budget annuel de fonctionnement s’élève à 550 000 €. A ce prix, la vidéosurveillance renforcera-t-elle la sécurité des citoyens ? C’est plus que douteux car jamais la vidéosurveillance n’a fait la preuve de son efficacité. Au Royaume- Uni, où vous pouvez être filmé des centaines de fois par jour, on reconnaît « un fiasco complet ». En France, on supprime parallèlement 10 000 postes dans la police ….. alors qu’il apparaît clairement que la vidéosurveillance doit être accompagnée de mesures de prévention (police ou médiateurs sociaux) pour donner un quelconque résultat… En juin, les caméras n’ont empêché ni l’incendie de l’école Jean Zay ni l’agression du maire… Faut-il une caméra dans chaque rue de Saint Gratien ?

 

Chers lecteurs…

Depuis plus d’un an et demi, j’écris, plus ou moins régulièrement, des « billets » sur ce blog : informations locales de Saint Gratien ou réflexions plus générales sur les problèmes de société, la vie politique , les débats qui agitent la « gauche des gauches » et plus particulièrement le PCF. Vous me lisez de plus en plus régulièrement. Vous m’écrivez sous des pseudonymes plus ou moins heureux… des commentaires, souvent pertinents mais que je voudrais plus nombreux….

Aujourd’hui, je souhaite aller plus loin dans l’échange et ouvrir plus largement ce blog aux Gratiennois ( et aux autres !) en hébergeant leur parole. La «démocratie locale » est une belle idée, mais pour qu’elle ne reste pas au stade idéal, il faut mettre en œuvre des pratiques nouvelles. Sinon, je ne ferai pas mieux que Madame le Maire dans ses assemblées de quartier : informer, c’est bien (non, c’est naturel !) mais c’est notoirement insuffisant pour réaliser une vraie participation. Notre travail d’élu ne peut s’arrêter à une simple information des habitants. Nous devons également favoriser les échanges, susciter les interrogations, permettre l’expression de tous.

Dans cet esprit, j’accueillerai dorénavant des « invités » qui iront au-delà du simple commentaire et rédigeront des billets sur les sujets de leur choix.

Dans le respect des uns et des autres, une « charte rédactionnelle » fixera le cadre de cette collaboration : si je reste éditrice et à ce titre, responsable des écrits du blog, je ne désire bien évidemment ni censurer ni modérer les opinions de ceux qui se lanceront dans l’aventure de l’écriture… Je leur demanderai par contre d’écrire « à visage découvert » et non sous le couvert d’un pseudonyme ; ce qui peut être plaisant pour un commentaire humoristique ne convient plus pour un écrit plus argumenté et le lecteur du blog doit savoir qui s’adresse à lui. Hormis ces quelques réserves fixant les droits et devoirs de chacun, tout vous est permis…

Sachons communiquer à gauche pour Saint Gratien !

Chers lecteurs…. à vos plumes ! Vos lecteurs vous attendent !
OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

A Saint Gratien, on privatise les rues !

En octobre 2008, la municipalité de Saint Gratien a décidé, sans aucune concertation avec les riverains ni travail de la commission des équipements, de fermer à la circulation automobile une partie de la rue Paul Doumer. Cette rue permet d’accéder depuis les « Allées Vertes » au square du bord du lac, connu des habitués sous le nom de « parc des canards ». Des plots ont été installés, qui interdisent toute circulation automobile de jour comme de nuit, exception faite des riverains. A l’époque, l’argument avancé par la mairie était que la sécurité n’était pas assurée dans cette voie, du fait d’un passage important et trop rapide de véhicules. Guère convaincus, nous nous sommes étonnés lors du conseil municipal de ne pas avoir été consultés sur cette question et nous avons regretté cette « privatisation » aux frais du contribuable…

Un an plus tard, et l’exercice de la démocratie locale étant toujours aussi délicat à Saint Gratien, les habitants découvrent à leur retour de vacances qu’une nouvelle avenue est interdite, sous le même prétexte : il s’agit cette fois des « Allées Vertes » qui relie le quartier du marché au lycée et qui sera interdite à la circulation la nuit, ainsi que le samedi et dimanche. La voirie y a récemment été entièrement refaite et l’enfouissement des réseaux réalisé. C’est sans aucun doute possible une voie publique ! Des promeneurs y flânent le dimanche et les lycéens y sont nombreux en semaine. Elle connaît très peu de circulation puisqu’elle ne débouche pas ; seuls les riverains l’empruntent et y stationnent. L’argument de la sécurité n’est encore une fois pas convaincant. Les habitants des rues voisines regrettent maintenant de voir se reporter devant chez eux le stationnement qui n’est plus du tout possible dans la rue Paul Doumer, et restreint avenue de Catinat, notamment le week-end. Et pourquoi le contribuable devrait-il payer pour un aménagement à l’utilité douteuse, ne profitant au mieux qu’à quelques riverains qui ne subissaient pas de nuisances particulièrement importantes ? DSC00027.JPG

 

Réunions de quartier et démocratie locale

La traditionnelle réunion de quartier réunissait samedi 6 juin une trentaine d’habitants du « Parc » et quelques élus. Ces « assemblées consultatives de quartier », présentées par la majorité municipale comme le nec plus ultra de la démocratie locale, ne sont la plupart du temps qu’une occasion pour Madame le Maire de présenter ses projets ou ses réalisations sous le meilleur jour…. On y traite beaucoup de questions de voirie, de sécurité routière …. Ces problèmes font partie, certes, de notre vie quotidienne. Rarement sont évoqués des sujets plus essentiels, et surtout, il ne s’agit là que d’information, jamais de concertation !

Je ne regrette pourtant pas d’avoir assisté à cette assemblée. J’y ai appris (avec consternation) qu’ une nouvelle « privatisation « de rue allait être réalisée. Après la fermeture de la rue Paul Doumer, sous prétexte de sécurité routière, voici que l’avenue de Catinat, à son tour, sera interdite à la circulation, riverains exceptés bien évidemment et seulement la nuit : reste à comprendre l’intérêt de cette mesure, le trafic automobile étant quasi nul à ce moment !! Encore une voie publique qui devient privée, sans aucune concertation avec quiconque. Ainsi va la démocratie à Saint Gratien.

Une voix discordante s’est toutefois fait entendre lors de cette réunion : un habitant du quartier a interpellé le maire sur la fermeture d’une classe de maternelle à l’école Jules Ferry, entraînant des effectifs alourdis à la prochaine rentrée. Les ouvertures et fermetures de classes ne dépendent pas de la commune, l’Education Nationale fixant les nombres d’élèves nécessaires. Remarquons toutefois que c’est bien le gouvernement UMP, qui dans sa chasse effrénée aux fonctionnaires, supprime cette année plus de 20 000 postes dans l’enseignement : qui peut croire que cela n’a jamais de répercussions sur le terrain ? Madame Eustache s’est bien gardée de défendre la politique menée par sa majorité dans ce domaine…

Le même parent a regretté la suppression des classes de découverte pour les élèves de CM2. La réponse fut encore très « langue de bois » : c’est une mesure budgétaire, on fait des économies car Saint Gratien n’est pas une ville riche. Elle a tout de même pu assumer cette dépense depuis des dizaines d’années !! Aujourd’hui, la somme extravagante de 60 000 € serait un risque pour le budget communal. Le jardin médiéval près de la mairie, dont le coût s’élève à 50 000 €, n’est, lui, pas un problème… Curieuse argumentation aussi qui consiste à dire que les enseignants pourront faire financer par la mairie des projets pour leur classe. Tous les projets seront-ils financés ? Qui décidera s’il faut choisir ? Qui fixera l’enveloppe à allouer ? Autant de questions qui n’ont jamais été évoqués avec les premiers concernés : les enseignants ! Démocratie et participation des intéressés ne figurent pas dans les préoccupations de la municipalité.

 

Venez débattre avec Hervé BRAMY, votre Conseiller général le lundi 6 avril 2009

Conseil Cantonal Participatif du Blanc-Mesnil avec Hervé BRAMY lundi 6 avril 2009

Hervé BRAMY, Conseiller général, Responsable Logement PCF, Adjoint au Maire du Blanc-Mesnil délégué à la Culture et à l’enseignement secondaire et supérieur

Le Blanc-Mesnil, le 26 mars 2009

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

L’écologie, le développement durable, les ressources en eau sont des questions majeures pour notre avenir, celui de nos enfants.

Au niveau de notre département, le Conseil Général s’est saisi de cette question depuis plusieurs années, en développant une intense et originale politique d’écologie urbaine qui fait de la Seine Saint Denis un département exemplaire.

S’appuyant sur cet important acquis, le Conseil Général propose de bâtir un agenda 21. Le jeudi 9 avril, la séance du Conseil Général sera consacrée à la finalisation de son programme d’actions.

Je pense que ces enjeux ne peuvent avancer et se décider sans la participation active des habitantes et habitants ainsi que des représentants d’associations.

Je vous propose donc de nous retrouver le

LUNDI 6 AVRIL 2009 à 18H30 Salle Roucaute, en Mairie

Pour que cette réunion soit constructive, je vous propose d’auditionner des membres du conseil départemental de développement durable mis en place à l’automne dernier.

Souhaitant que vous puissiez nous faire part de vos contributions,

Je vous prie de croire, Madame, Mademoiselle, Monsieur, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs

Hervé BRAMY, Conseiller général, Responsable Logement PCF, Adjoint au Maire du Blanc-Mesnil délégué à la Culture et à l’enseignement secondaire et supérieur

- page 1 de 2