Lors du Conseil municipal de février 2012, Séverine Peter a présenté un Voeu pour le respect des fondements de la démocratie locale et des services publics, pour le groupe communistes et partenaires au nom de la majorité municipale.
Le compte-à-rebours des présidentielles est bien lancé. Les sondages fusent, la course au parrainage est bientôt terminée et le dénouement a eu lieu quant à la présence de Nicolas Sarkozy dans la course aux élections présidentielles. Maintenant que tous ces préalables sont passés, peut-être que les médias prendront alors le temps de parler du fond des programmes et d’aborder la question du contenu politique défendu par les candidats qui visent le siège du Président. Les « monsieur plus » vont apparaître avec leurs surenchères permanentes et leurs promesses électorales pour capter l’électorat indécis. Il y en a un qui a tellement promis et accumulé tant de points négatifs que le parcours sera plus difficile pour lui. Je veux parler de notre Président actuel qui a eu l’occasion il y a quinze jours de s’adresser à tous les Français pendant plus d’une heure d’émission, via huit chaînes de télévision, et qui a remis le couvert hier soir sur TF1.
Cet homme qui nous gouverne depuis bientôt cinq ans et qui a coûté 500 milliards d’euros à la France –je vous invite à lire le dossier publié dans Marianne de janvier 2002 – n’a pas fait rêver tous les téléspectateurs de la même façon. Le Medef, les grandes fortunes françaises, les PDG des grands groupes, les réactionnaires et autres ont rêvé en couleurs, très contents d’entendre le Président affirmer et réaffirmer ses grands principes d’homme de droite flirtant avec l’extrême et prenant le système allemand comme modèle, faisant ainsi la part belle aux capitalistes.
Pour tous les autres, l’ambiance était plutôt morose. Vous me direz : ne soyons pas étonnés. Nicolas Sarkozy s’est quand même fait élire il y a cinq ans avec son slogan « Tout est possible ». Eh oui, jusqu’au dernier jour il tentera de casser un peu plus notre système, de remettre en cause notre singularité française. Nous avions déjà eu droit à la réforme des retraites, la suppression de 70 000 postes dans l’Éducation nationale depuis 2007, plus globalement, la suppression de 160 000 postes de la fonction publique, le bouclier fiscal, la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), la réforme de la taxe professionnelle, le coup du millefeuille territorial, et là il voudrait en un éclair remettre en cause la libre administration des collectivités. C’est la cerise sur le gâteau !
Comment pouvons-nous accepter son
dénigrement à l’égard des femmes et des hommes qui, tous les jours, font
vivre le service public, le défendent ? Les services publics, nous
avons bien compris, Nicolas Sarkozy et ses sbires n’en veulent pas. Ils
aspirent à un système où les services publics seraient réduits au
minimum et où le privé serait l’acteur principal.
Sauf qu’il oublie que sans les services publics la crise serait encore plus prégnante, plus douloureuse pour les Français. Se considérant comme détenteur du raisonnement le plus juste et le plus responsable pour le bien de la France, il recommande que les maires, les présidents de Région et de Département fassent comme lui et engagent une réduction des effectifs pour économiser des coûts de fonctionnement et ainsi assainir les budgets.
Autre grande et triste nouvelle, les budgets des collectivités territoriales devront respecter sa fameuse règle d’or. À coup de désengagement de l’État, de restrictions budgétaires, de transferts de compétences, les collectivités territoriales sont de plus en plus sollicitées par les populations pour répondre à leurs besoins et ont de moins en moins de moyens. Depuis des décennies, nous compensons, compensons et compensons toujours le désengagement de l’État. En supprimant la taxe professionnelle, en appliquant la péréquation et maintenant en nous contraignant à ne plus pouvoir emprunter sur les investissements, le Président de la République veut mettre à genoux les collectivités territoriales. Après la déconcentration et la décentralisation de l’État, place à l’acte IV, l’assujettissement des collectivités.
Les femmes et hommes de gauche que nous sommes ne peuvent accepter un tel diktat. Nous ne sommes pas des marionnettes au service de Sa Majesté, nous sommes des élus de gauche qui défendent un service public plus fort où l’humain est au cœur du sujet, et non les intérêts financiers.
Les services publics devraient pouvoir satisfaire les besoins des populations et défendre l’intérêt général. Contrairement à la droite, nous revendiquons de nouveaux services publics, plus de moyens humains et financiers, et nous exigeons le respect du principe de libre administration des collectivités territoriales.
À ceux qui crient déjà au scandale financier, à l’irresponsabilité des
maires qui défendent le service public, nous répondons : « pas de
panique, et sachez compter ». Dire que les services publics ne coûtent
pas cher serait un mensonge. Dire que nous pouvons les développer et les
moderniser par manque de moyens en est aussi un. De l’argent, il y en a
suffisamment et nous pouvons nous interroger sur qui gaspille les
deniers publics. Quelques exemples qui confortent l’idée que Monsieur
Sarkozy est le président des riches.
- L’arbitrage en faveur de Bernard Tapie, ce sont 390 millions d’euros que Bercy lui a accordés pour préjudice moral. Il a bien de la chance…
- La suppression de la taxe professionnelle, ce sont 20 milliards d’euros faussement compensés.
- Le casino numérique des amis du Fouquet’s, ce sont 77 millions d’euros par an de manque à gagner pour l’État.
- Le bouclier fiscal, ce sont 600 millions d’euros par an qui sont restitués aux riches.
Avec tout cet argent, l’État ne serait pas obligé d’appliquer une
péréquation, de casser le système scolaire, pourrait construire des
logements sociaux, etc.
C’est pour toutes ces raisons que le groupe des élus Communistes et
Partenaires a proposé ce vœu et l’a soumis à la Majorité municipale pour
le porter collectivement. Nous vous invitons à le voter. Je vous
remercie.
"Dans son engagement dans les politiques départementales, le groupe Front de Gauche - Parti communiste français - Parti de gauche - Citoyen du Conseil général du Val de Marne s’efforce en permanence, dans une démarche unitaire et rassembleuse, de contribuer à faire du Val-de-Marne un département en développement, solidaire et innovant. Il est particulièrement sensible à l’enjeu que représente l’exigence croissante de démocratie pour la défense et l’essor de l’action publique, du local au national, dans le contexte actuel.
je veux tout d’abord dénoncer l’ultime passage en force auquel vous vous êtes livrés, puisque vous avez refusé, depuis le début de la discussion de ce 






