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De la commune à l’Europe, des élus rassembleurs et utiles à l’intervention des citoyens pour que les changements s’imposent : LES GRANDS CHANTIERS DE L’ANECR.

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0-1 Les urgences sociales résonnent à toute volée dans notre pays et dans l’Europe en proie à une crise majeure de civilisation. Nombre de nos concitoyens voient leur situation se dégrader rapidement, vivent d’énormes difficultés, un profond mal être. L’angoisse du lendemain nourrit le repli sur soi, la peur et une perte de repères porteuse de dangers. Les droits humains sont mis en cause au nom d’un choc de « compétitivité » et des « sacrifices » qui seraient « inévitables ». La défaite en mai dernier de Nicolas Sarkozy, avec les 4 millions de voix du Front de gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon, signifie un rejet profond du « président des riches ». Pour autant, la victoire de François Hollande s’est faite sur un certain flou : le candidat socialiste portait un double message. Plus qu’un changement de société, il avait promis un changement de présidence, et il y avait une contradiction entre les réformes annoncées et le langage de la rigueur qu’il préconisait en même temps. Si une partie de nos compatriotes, marqués par la fatalité, avait des attentes relativement modestes, cette victoire porte néammoins un espoir réel pour beaucoup. Nous ne voulons pas qu’il soit déçu.
0-2 La bataille d’idées fait rage avec l’engagement total d’un patronat et d’une droite qui n’acceptent pas le verdict démocratique de mai et juin, veulent maintenir, voire amplifier la domination des marchés financiers et revenir à la politique de Nicolas Sarkozy.
0-3 Face aux attentes de changement, le gouvernement français après avoir soufflé le chaud et le froid, appelle désormais à partager les efforts entre la finance et le travail, comme si un compromis historique était possible.
0-4 Avec la ratification du traité budgétaire Sarkozy-Merkel à l’identique, le gouvernement semble multiplier les dérobades et les reculs… Les plans de casse industrielle et de licenciements passent l’un après l’autre : la seule dénonciation officielle n’entrave pas les choix patronaux. La majorité gouvernementale parle de confiance aux collectivités, mais organise leur asphyxie financière pour les budgets à venir. Après quatre mois, les contradictions apparaissent au grand jour.

0-5 Des socialistes, des écologistes, des syndicalistes, des militants associatifs ou des électeurs de gauche, nombre de celles et ceux qui ont voulu chasser Sarkozy s’interrogent, sont troublés souvent profondément par la direction que prend la politique gouvernementale actuelle. Révélée par l’émergence sans précédent du Front de Gauche à laquelle nous avons contribué, la dynamique de son programme l’Humain d’abord et l’espoir qu’il a fait naître au printemps, la demande politique et l’aspiration au changement restent fortes. Et d’importantes luttes sociales prennent forme.

0-6 Pour que l’immense majorité puisse faire valoir ses droits au changement, pour redonner confiance, pour donner du sens à la citoyenneté et à l’action politique transformatrice, nous nous engageons à relever les défis : élus à tous les niveaux, nous voulons contribuer à la prise de conscience partagée qui rassemblera nos concitoyens pour un projet de société fondé sur l’Humain. Nous voulons agir contre le déplacement de la confrontation sociale sur le terrain identitaire et communautariste, contre les divisions au sein du peuple, contre toutes les peurs, les haines de l’étranger, les jalousies.

Parce que nous ne voulons pas rester spectateurs, nous allons être complètement rassembleurs

0-7 Pour que les deux années qui viennent soient, malgré tout, celles des conquêtes sociales et démocratiques à la hauteur des enjeux, pour obtenir, imposer le plus vite possible des changements.

0-8 Aucun des changements attendus ne s’imposera sans l’intervention des citoyens. La lutte contre l’austérité commence à peine : ces rassemblements unitaires ont vocation à élargir vraiment le potentiel du Front de gauche et s’adressent à toute la gauche et aux écologistes, à toutes les femmes et les hommes de bonne volonté qui ne veulent pas céder au chantage patronal et qui veulent sortir du carcan budgétaire et de la « règle d’or ». A tous ceux qui veulent au plan local construire ensemble des projets progressistes, s’engager à tous les niveaux en faveur d’un redressement économique et écologique, une avancée sociale, démocratique et humaine.

0-9 Autant de rassemblements, d’assemblées, d’ateliers citoyens qui prépareront en profondeur, avec la démocratie comme but et comme mode de vie, les échéances importantes que sont les municipales, les européennes et les sénatoriales de 2014 et en 2015 les régionales et les cantonales, chaque élection étant spécifique.

0-10 Autant de rassemblements qui pourront concourir, dès maintenant, à faire avancer chaque jour à l’Assemblée Nationale et au Sénat, dans les conseils généraux et régionaux, dans les communes et intercommunalités comme dans les institutions européennes, des propositions de changement qui peuvent être adoptées à tout moment au Parlement et faire force de loi.

Plutôt qu’une reprise détaillée des objectifs et des propositions que nous portons collectivement, nous avons choisi de mettre en exergue six grands axes dans le travail de l’ANECR, comme boite à idées. Elles sont significatives des engagements forts et du sens de la bataille menée par les élus communistes et républicains pour les prochains mois. Portées ensemble, de façon lisible et visible, elles contribueront à fédérer, à rassembler le plus largement à tous les niveaux, à rendre lisible, visible, crédible à l’échelle du pays l’exigence de changement et son irruption dans la vie.

Chantier 1
Sortir du marasme économique, répondre aux besoins sociaux et humains, conquérir de nouveaux droits

Du côté des idées reçues on entend souvent :
« Il y a trop de social » « c’est toujours les couches moyennes qui paient et ne reçoivent rien » « les riches n’accepteront jamais de payer, il faut les comprendre » « ils vont tous filer à l’étranger » …
Nous menons débat et action
1-1 Il n’y a pas d’austérité juste. C’est un contresens car l’austérité nourrit la baisse de l’investissement, l’étouffement de l’action publique. Elle génère la baisse de l’emploi, des cotisations sociales et augmente le chômage ! Loin d’être capable de résorber l’endettement des politiques antérieures, elle concourt à la récession et non aux équilibres. C’est un mensonge de prétendre que les efforts sont partagés entre riches et pauvres : les premiers sont à peine égratignés tandis que la majorité des salariés trinque durement et en premier lieu les plus fragiles d’entre eux. Combattre la crise nécessite de changer de cap, d’utiliser l’argent autrement pour répondre aux besoins de logement, de santé, de transport, de transition énergétique, et plus largement écologique… qui sont autant de pistes importantes de développement de l’emploi.
1-2 Nous sommes de toutes les mobilisations pour un meilleur partage des richesses, l’augmentation du SMIC et des salaires, pour une amélioration de la couverture sociale et du pouvoir d’achat, pour une relance massive de la construction de logements pour tous, pour un essor rapide des transports en commun publics, la défense et l’amélioration de l’hôpital, un véritable plan d’urgence et une refondation de l’école publique engageant l’Etat pour le respect de l’égalité et la gratuité. 1-3 Plus généralement, nous agissons pour la promotion des services publics nationaux et locaux, leur avancée dans de nouveaux secteurs : eau, petite enfance, logement… Nous poursuivons nos mobilisations sur les droits : droit à la ville contre les ségrégations urbaines, défense de la ruralité, émancipation par les arts et la culture, le sport
1-4 Le seul patrimoine des gens modestes, c’est leur accès au service public : c’est pourquoi nous agissons pour consolider le statut et les postes d’agents publics indispensables à l’accès de tous à ces services. Nous agissons pour des tarifs sociaux ou pour des gratuités. Nous nous opposons aux mesures inhumaines comme les coupures d’eau ou d’électricité, les expulsions locatives. Cette véritable guerre menée aux plus démunis concourt à opposer les victimes entre elles en faisant oublier que les fauteurs de crise sont épargnés.

Chantier 2
Dans l’espace public, réinvestir le débat sur la question du travail

Du côté des idées reçues on entend souvent :
« J’ai tout accepté depuis 2 ans, alors moi j’ai mérité mon CDI » « les fermetures, le gouvernement n’y peut rien, ce sont les patrons et les banques qui décident » « La France ne peut plus avoir d’industrie, car le coût du travail est trop cher » « La droite est pour le travail, le mérite, la gauche est pour l’assistanat, les emplois aidés »….
Nous menons débat et action
2-1 Alors que la France compte 5 millions de personnes touchées par le chômage et 8,5 millions de personnes en situation de pauvreté, les repères sont brouillés depuis que Sarkozy a usurpé les valeurs du travail avec son mensonge « travailler plus pour gagner plus » Le trouble persiste alors qu’en face d’une destruction industrielle qui s’accélère, le ministre du « redressement productif », Arnaud Montebourg se limite à dénoncer l’injustice des plans sociaux…. sans remettre en cause la toute puissance des marchés financiers.
2-2 Nous entendons sortir de l’incantatoire en proposant et en arrachant une batterie de droits nouveaux pour les salariés, avec la mise en place d’un droit de veto contre les licenciements, un droit de regard sur la gestion et les investissements des entreprises, une politique publique de modulation de l’impôt et l’accès aux crédits en fonction des investissements, de la recherche, de la création de l’emploi et de la formation. Cette exigence impose d’autres orientations bancaires jusqu’au niveau de la BCE, une législation dynamique contre les licenciements, et pas seulement les licenciements boursiers, doit prévaloir.
2-3 Et il faut relancer l’industrie. Evidemment, pas comme autrefois. Nous entendons dans les territoires et dans le pays favoriser un autre type de croissance afin de faire cesser le gâchis social et écologique, ce qui veut dire produire autrement, au service des hommes et de l’environnement : création de pôles publics de l’industrie, transition écologique, sécurisation des parcours professionnels, extension des qualifications, maîtrise publique de la formation, soutien et développement de l’économie sociale et solidaire…
2-4 Nous combattons la précarité dans le privé comme dans le public, sous toutes ses formes, le CDD doit redevenir exceptionnel, et le CDI le droit commun.
2-5 La jeunesse doit rentrer de plein droit dans le monde du travail sans préalable : la formation en alternance doit être transformée pour que les droits des jeunes soient respectés.
2-6 Nous agissons également pour le respect et la modernisation du statut de la fonction publique.
2-7 L’ensemble de ces droits concernant le travail et la création doit reconstituer un marqueur identifiable pour nos concitoyens d’une vraie politique de gauche.

Chantier 3
Notre quotidien d’Européens : quand l’Union Européenne s’enfonce, il faut la refonder

Du côté des idées reçues on entend souvent :
« Depuis l’Euro, les prix flambent » « on ne peut plus rien faire, c’est l’Europe qui décide de tout » « il faut accepter des sacrifices, sinon on sera bientôt comme la Grèce ou le Portugal »…
Nous menons débat et action
3-1 Les interrogations au quotidien sur l’Europe sont dans toutes les conversations, tous les esprits. Car déjà vingt sommets européens ont promis depuis 2008 le sauvetage de l’Union Européenne. Ils n’ont fait que précipiter sa fuite en avant, s’acharnant à faire payer l’addition de la crise des marchés financiers aux peuples européens.
3-2 C’est dans cette situation que le gouvernement, ayant fui un referendum pourtant attendu par notre peuple vient de faire ratifier le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire, signé en mars par N. Sarkozy.
3-3 Notre bataille aura permis d’empêcher le silence organisé autour de cette ratification peu glorieuse puisque le Président n’a rien renégocié comme il l’avait pourtant promis. Avec les élus Front de gauche, des socialistes, des écologistes, 99 parlementaires de gauche ont refusé de céder aux pressions et sont restés fidèles à leurs convictions. Et derrière eux, des millions de français.
3-4 C’est encourageant pour la suite car ce traité ne va rien régler. Ou bien l’Union Européenne poursuit sa fuite en avant avec toujours plus d’austérité et de confiscation des pouvoirs, et elle laissera toujours plus de terrain aux apprentis sorciers qui prônent la dissolution de la zone euro et le retour au choc des égoïsmes nationalistes. Ou bien elle choisit la voie de la solidarité et de la démocratie et c’est alors un projet de refondation de l’UE qui doit être, d’urgence, mis en chantier. Si des ruptures ne sont pas opérées, c’est l’idée même d’union qui est menacée.
3-5 Nous proposons trois chemins pour refonder l’Union européenne. Le premier, c’est la rupture avec l’austérité et la priorité donnée au redressement productif et social de la France et de l’Europe, avec l’harmonisation vers le haut des standards sociaux pour lutter contre le dumping social et fiscal, les délocalisations, la mise en place de visas sociaux et environnementaux…, la coopération industrielle primant sur la concurrence, la promotion des services publics prenant le pas sur les privatisations, l’intérêt général sur la course aux profits. Le deuxième chemin est la reconquête des pouvoirs bancaire et monétaire au service de ce redressement social et productif, avec la bataille pour le changement du statut et des missions de la BCE et la création d’un fonds européen de développement social et écologique. Le troisième chemin, démocratique, est le renforcement des rôles et pouvoirs des parlements nationaux et européens.

3-6 Avec la mise en place d’un collectif européen au sein de l’ANECR, nous allons donner un nouvel élan aux Réseaux des élus européens REALPE, reprendre avec le PGE, la GUE, sous une autre forme, la pétition européenne sur le rôle de la BCE et des fonds européens qui a été interdite par la Commission. Et nous emparer aussi d’exigences sur l’usage des Fonds structurels existants. Mais nous aurons également, avec les avis a priori de la commission européenne sur les budgets des Etats, à mener dans chaque collectivité territoriale et chaque établissement public une bataille frontale contre l’austérité que tentera d’imposer à chaque niveau cette tutelle nouvelle, dont les consignes strictes seront relayées par le Haut Comité des finances publiques.

Chantier 4
Face aux peurs et aux divisions du local au mondial : un grand besoin de fraternité, de solidarité, de culture de paix

Du côté des idées reçues on entend souvent : « Ce que je vois à la télé me fait peur » « il y a de la violence, alors faut pas trop demander » « ils ne m’ont jamais rien fait, mais ils ne vivent pas comme nous » « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde »…

Nous menons débat et action
4-1 Les crises internationales s’enchaînent dans un monde présenté irrémédiablement instable et dangereux. Les réponses militaires et stratégiques de puissance seraient, nous dit-on, les seules possibles. Pourtant les dépenses liées à la guerre, à l’armement pèsent lourds dans les budgets publics.
4-2 Au Moyen Orient, en Afrique, en Asie centrale, les logiques de guerre au nom de prétendues valeurs occidentales n’ont cessé d’exacerber les tensions, d’étendre les instabilités. Les politiques nationalistes et racistes en Europe centrale nourrissent aussi le rejet de populations entières. L’exigence de paix, de règlement pacifique des tensions, l’arrêt des politiques de répression de masse sont des urgences, car le monde est un village et chaque déflagration locale a des conséquences pour tous.
4-3 Nous sommes solidaires du combat du peuple Palestinien pour ses droits, des Kurdes qui demandent le respect de leur identité, des peuples d’Afrique victimes des contrecoups des interventions des puissances occidentales… La France doit se dégager de la ligne guerrière de Sarkozy, jouer un rôle positif pour le désarmement et le codéveloppement. Nous voulons, à tous les niveaux de collectivité ou au plan national et européen donner un nouvel essor aux solidarités Nord-Sud. Ces actions permettent aussi d’aider nos concitoyens à se libérer des fantasmes xénophobes et du repli sur soi.
4-4 Développer des actions de solidarité, c’est aussi développer le vivre ensemble, le lutter ensemble. La réalité de nos quartiers, de nos villes, de notre pays, c’est un brassage intégrant à chaque époque, les différents apports des régions comme du monde. Tous font partie du peuple d’aujourd’hui. Nous voulons favoriser sa mise en mouvement solidaire. Cela suppose de combattre toutes les divisions, les tentatives d’ethnisation des rapports sociaux qui ne visent qu’à sauver les intérêts égoïstes des puissants et qui paralysent la société.
4-5 Il faut combattre l’idée « de guerre des civilisations », souvent accompagnée d’une diabolisation de l’islam assimilée à l’intégrisme, voire au terrorisme. A partir de là peuvent se déployer toutes les peurs, les haines, toutes les jalousies, comme ont le voit particulièrement à l’endroit des immigrés, et notamment des Roms et des sans papiers. Ce nouveau type de racisme, de plus en plus décomplexé, mené par la droite et l’extrême droite, en mettant cet affrontement identitaire à l’ordre du jour, est un grand danger.
4-6 L’action solidaire des élus et des collectivités fait avancer la compréhension de l’autre et de son cheminement, sa culture, les combats pour la paix. Mais elle se construit aussi par les luttes communes contre l’échec scolaire, pour la rénovation de la cité, l’exigence d’embauche des jeunes sans discrimination, et le droit de vote pour tous les résidents étrangers, et pas seulement ceux issus de l’union européenne, et tout simplement le bien vivre ensemble. La solidarité, la fraternité, c’est l’antidote au grand piège de l’affrontement identitaire.

Chantier 5
Une renaissance démocratique indispensable. Place au peuple dans une nouvelle république

Du côté des idées reçues on entend souvent :
« Ils promettent et il n’y a rien qui change » « tous les mêmes » « je ne crois plus en la politique, seulement en l’économie » « Ils ne nous écoutent pas » « Ils ne vivent pas sur la même planète » « voter ne sert à rien » « Moi, je cherche à tirer mon épingle du jeu, le reste… » « De toute façon, c’est mondial »

Nous menons débat et action
5-1 Devant la pression du pouvoir considérable des marchés financiers, de leurs innombrables lobbies, la régression démocratique est réelle. A tous les niveaux, a été organisé le dessaisissement progressif des citoyens de leur pouvoir. On parle de plus en plus de « gouvernance », concept pervers véhiculant l’idée que la conduite politique, devenue trop complexe, pouvait se contenter de « compétences ». L’hyper présidentialisation, le recours à des traités loin de la compréhension des gens, la peopolisation, la façon dont les médias traduisent les enjeux de façon binaire, le bipartisme utilisé pour marginaliser toute critique radicale, toute diversité. Tout concourt derrière une façade démocratique, à affaiblir l’image de l’action politique comme porteuse de solutions.
5-2 Nous considérons, au contraire, la démocratie comme mode de vie. Rien ne peut se faire sans la participation des citoyennes et des citoyens. Partout où ils sont, les élus communistes et républicains en font une exigence parce que c’est au cœur du vivre ensemble, et la seule légitimité réelle des pouvoirs revient à la souveraineté populaire.
5-3 Confrontée à la réforme territoriale de Sarkozy passée en force en décembre 2010, l’ANECR a su rassembler et faire bouger les lignes, jusque tout récemment lors des Etats Généraux du Sénat qui ont permis que plus de 20 000 élus s’expriment dans le pays, avec des exigences fortes pour la libre administration des collectivités, l’affirmation du fait communal et l’exigence de revenir à un impôt économique dynamique lié au territoire – car la suppression de la taxe professionnelle se confirme à l’usage comme une aubaine pour le patronat et une catastrophe pour les finances des collectivités.
5-4 Le gouvernement va soumettre au parlement une réforme dans les semaines à venir : elle ne détricote pas, loin s’en faut, l’ensemble de la réforme Sarkozy. Si l’abandon du conseiller territorial est obtenu, le maintien des niveaux conseil régional et conseil général annoncé, bien des questions restent en suspend. Le Président a proposé pour l’acte III de la décentralisation, un pacte de confiance avec les collectivités. Mais il annonce en même temps la mise en place d’une Haute Autorité des finances publiques, véritable gendarme financier des collectivités, et fait savoir, en vue d’un partage des « efforts de redressement » une baisse de 2,24 milliards d’euros pour les collectivités en 2013 et 2014. Que deviennent, dans ce contexte les débats sur le partage des compétences ? Quid des « métropoles » Paris, Lyon Marseille qui auront une loi spécifique dont rien n’est dévoilé ?

5-5 L’ANECR continuera à rassembler les citoyens et les élus pour aller le plus loin possible dans l’esprit d’une nouvelle république.
5-6 Dans toutes les institutions, nous voulons rompre avec le présidentialisme, limiter le cumul des mandats, favoriser le débat démocratique et l’exercice collectif des responsabilités, le partage du pouvoir. Nous voulons promouvoir la proportionnelle et la parité effective, généraliser la participation et le droit d’initiative des citoyens, la création d’un statut de l’élu comparable au droit syndical, permettant aux salariés du privé comme du public, d’exercer un mandat électif.
5-7 Nous agissons pour mettre en place une réforme des finances locales, de la taxe d’habitation qui est particulièrement injuste, en mettant notamment à contribution les actifs financiers des entreprises ; en attribuant à chaque collectivité un panier fiscal de plusieurs impôts, s’adressant aux ménages et aux entreprises, permettant d’intervenir sur la base ou les taux ; en sortant du maquis des péréquations horizontales qui créent une véritable concurrence entre les collectivités.
5-8 Nous agissons pour une vraie démocratie locale dont les communes doivent être le cœur battant. Les coopérations intercommunales doivent être initiées ou décidées par les élus et les populations, tant dans le niveau des compétences transférées que dans les rapports entre les collectivités regroupées.
5-9 L’Etat doit rester garant de l’égalité des territoires et assurer des dotations suffisantes et pérennes permettant aux collectivités de financer leur politique publique. Nous proposons une administration démocratisée des services publics. Nous voulons permettre aux organisations syndicales et aux usagers de tenir la place qui leur revient à tous les niveaux, avec les élus, pour les questions d’aménagement du territoire.
5-10 Pour leur financement, les collectivités doivent avoir accès au crédit, à un système public bancaire échappant aux marchés financiers.
5-11 Nous sommes pour une citoyenneté de résidence et nous défendons le droit de vote des étrangers vivant dans notre pays.
5-12 Nous allons revisiter le Cahier d’acteur de l’ANECR, pour mettre rapidement à disposition de tous les élus, tous les citoyens, les éléments actualisés de mobilisation en vue de contribuer au débat parlementaire sur cette réforme qui sera présentée au Sénat début 2013.

Chantier 6
Une ANECR rassembleuse, rendant visible l’action collective des élus à tous les niveaux

6-1 Nous voulons promouvoir une nouvelle étape de nos pratiques démocratiques. Nous savons que rien de concret et durable ne s’opère sans que les citoyens et les acteurs ne soient au cœur du processus qui conduit à des décisions. L’intervention citoyenne, la démocratisation, les indispensables mobilisations et les conquêtes sociales que nous visons dans les années à venir sont donc au cœur de nos préoccupations. Il s’agit d’approfondir nos pratiques du partage du pouvoir, « du local à l’européen et au mondial », d’orientation démocratique et participative que cela sous-tend tant dans les luttes que dans la gestion.
6-2 La dynamique incarnée par le Front de gauche dans ce domaine lors de la séquence électorale nous conduit et nous encourage à approfondir ce que nous mettons dans les formules « Place au peuple » et « Prenez le pouvoir ».
6-3 Cette réflexion vaut aussi à l’approche des municipales où n’existe pas, au stade où nous sommes, une espèce de « mécano électoral » qui nous permettrait de « nous en sortir » au moyen d’accords préétablis qui réduiraient les enjeux de la gestion locale à des batailles sur la répartition des sièges ! Nous avons une toute autre ambition de rassemblement des citoyens, basée sur des contenus progressistes et de transformations, et donc sur l’action pour maintenir, développer ou conquérir des choix de gestion à caractère social et démocratique.



L’ANECR pour travailler avec les associations d’élus

6-8 Nous produisons un travail régulier au sein de l’Association des Maires de France, Association des Régions de France, Association des Départements de France, Association des Maires Ruraux de France, Association des Maires Villes et Banlieues de France, Association des Communautés de France, Fédération Nationale des Collectivités Territoriales pour la Culture, Fédération des Entreprises Publiques Locales ….
6-9 Ce sont des espaces où notre participation est utile et reconnue. Nous proposons de mettre en place davantage de liens avec les camarades qui s’y investissent et en faire bénéficier tous les membres de notre association.
6-10 Nous avons des échanges réguliers avec les associations politiques des élus de Gauche, la FNESR nous invitant régulièrement à ses universités. Nous avons une coopération avec l’association « La gauche par l’exemple » (qui regroupe des élus du Parti de gauche) sur le fond comme sur les questions de formation.

Au niveau des ADECR, plus de coordination

6-11 Un plus grand besoin d’animation et de solidarité départementale se fait sentir : avec la réforme des collectivités nous avons davantage besoin de nous rencontrer pour construire du sens et des batailles communes. La mise en concurrence entre les territoires pourrait isoler ou opposer les élus. Les ADECR contribuent au contraire à construire, avec tous, la meilleure réponse aux besoins des gens, à l’intérêt général et font valoir l’exigence de faire participer les citoyens aux choix qui engagent leur avenir. Et le plus souvent des contre propositions offensives émergent, rassemblent et permettent de combattre les mauvais coups.
6-12 La défense des hôpitaux, des services publics, la gestion de l’eau, exigent également de fédérer les efforts, de dépasser le local.
6-13 Les ADECR doivent favoriser des nouvelles formes d’échange et de travail en commun, de mobilisations partagées à l’échelon régional en y associant les élus régionaux.
6-14 Un groupe de travail sera mis en place rassemblant des élus marseillais, lyonnais et parisiens avec les parlementaires pour élaborer des propositions et des mobilisations à propos de la loi Métropole préparée par le gouvernement. Nous devons décider de la mise en place d’une structure de coordination ANECR Ile de France : les batailles autour du grand Paris ne font que commencer et elles impliquent des centaines d’élus qui sont encore un peu dispersés.

L’ANECR pour la visibilité de tous les élus : inventons l’amplificateur parlementaire

6-15 Dans le contexte d’aujourd’hui, le rayonnement de nos parlementaires prend une dimension très importante : ils sont notre drapeau au plan national, comme au plan européen. Nous devons inventer de nouvelles méthodes de travail pour que – bien au-delà de leur circonscription – leur bataille en notre nom à tous et à toutes prolonge nos combats locaux et qu’inversement, chaque loi, chaque bataille parlementaire qu’ils engagent résonne jusque dans chacun de nos territoires. Avec les groupes, il faudra analyser comment les supports de l’Anecr, l’Elu d’Aujourd’hui, les réseaux numériques peuvent permettre à cet « ampli » de donner à fond.
6-16 Si l’Elu d’Aujourd’hui a retrouvé une place et une dynamique nouvelle, son contenu devra encore évoluer. Nous pouvons prendre deux décisions : celle d’une nouvelle formule et d’une bataille d’élargissement de la diffusion. Une réflexion s’engagera également sur les outils numériques et le rôle des réseaux et publications actuels ou à développer.

L’ANECR, notre maison commune doit revisiter son rôle et réfléchir à ses évolutions

6-17 Notre association a été utile pour mener les rassemblements, fédérer la réflexion partagée et l’action des élus dans leur diversité depuis deux ans, dans une période particulièrement riche et intense.
6-18 Elle a joué son rôle de maison commune à des élus issus de formations politiques du Front de gauche comme à ces élus sans affiliation à un parti et ce, à tous les niveaux de responsabilité.
6-19 Comment mieux donner à voir les richesses portées par la diversité de ce que nous sommes, montrer notre volonté d’accueillir encore des élus venant de tout l’arc politique, intéressés par le changement pour lequel ils seraient prêts à s’investir ?
6-20 Nous proposons que le futur Conseil National élise en son sein un groupe de travail qui élaborera des propositions de modifications de nos statuts dans ce sens. Avec des allers et retours vers tous les adhérents – et l’éventuelle inscription de changements à intervenir lors du congrès de 2014.

La formation des élus

6-21 La formation est une nécessité pour exercer pleinement et efficacement son mandat. La loi permet à chaque élu d’avoir droit à 18 jours de formation au cours de son mandat. Peu d’élus exercent ce droit. Pourquoi ? Quels sont les freins ? Même si les élus communistes et républicains sont plus nombreux que les autres sensibilités à suivre des sessions de formation, ils ne sont que 20 %, chaque année à exercer ce droit. L’ANECR et les ADECR doivent aider à favoriser l’exercice du droit à la formation. Comment veiller à ce que des collectivités ne remettent pas en cause ce droit ? Le Cidefe, association loi 1901, a un rôle reconnu nationalement et sa cinquantaine d’antennes, avec qui nous avons un partenariat privilégié et qui joue un rôle positif dans l’exercice du droit à la formation. Nous apprécions son apport. Le prochain Conseil National aura à faire des propositions face aux nouveaux enjeux et défis de formation et ses contenus, afin de contribuer à des formations encore plus utiles à la diversité des situations des élus et des collectivités, et plus en lien avec les batailles et initiatives à mener, pour qu’il y ait davantage de formations décentralisées, pour libérer l’initiative, pour inventer des partenariats plus étroits à mettre en œuvre au plan national avec le CIDEFE et dans les régions et les départements entre les ADECR et le Cidefe, pour répondre plus et mieux à la formation des élus.
6-4 Nous tenons le drapeau de l’union pour de tels rassemblements à construire au plan local. Ils vont au-delà du Front de gauche et concernent de nombreux citoyens, des syndicalistes, personnes de la vie associatives, socialistes, écologistes, qui veulent construire démocratiquement un projet progressiste refusant l’austérité et permettant au peuple de prendre toute sa place et donc résolu au sein de la collectivité à combattre toute politique droitière, ségrégative, pro patronale et anti service public, à faire avancer la satisfaction des besoins humains du local au mondial.
6-5 C’est en travaillant les contenus et l’élargissement de ce rassemblement que nous constituerons les meilleurs préparatifs aux scrutins à venir, et que nous échapperons le mieux à la bataille des ego. Le risque est réel de donner le sentiment que nous nous battons pour des places. La crise de la démocratie est profonde. Même si nous gardons des grands liens de proximité, les élus locaux ne sont plus à l’abri des rejets, des critiques faites aux « politiques ». Mais ces rejets sont aussi une grande exigence de sens, de politique au sens noble du terme. Nous devons être à la hauteur de cette exigence dans nos pratiques (élus communistes et républicains, ADECR, ANECR) et notre réflexion globale.
6-6 Cette ambition doit aussi être portée au niveau européen avec la perspective des élections européennes de 2014, des sénatoriales et des scrutins de 2015 pour les conseils généraux et régionaux.
6-7 Nous voulons approfondir nos pratiques d’élus, pour être des facilitateurs de mise en mouvement des habitants, pour diminuer la délégation de pouvoir. Nous soutenons les luttes sociales, et c’est bien. Mais nous ne pouvons nous limiter à les accompagner, nous avons la responsabilité d’organiser, d’animer avec d’autres de façon rassembleuse, les espaces des débats citoyens où s’expriment les exigences populaires, des alternatives, des actions concrètes susceptibles d’obtenir des avancées, des changements. Nous voulons aider à ce que les citoyens fassent leur propre expérience, que leurs espoirs soient entendus.

 

Une grande Victoire pour le Sénégal – par Sokona Niakhaté

Sokona NIAKHATELe peuple sénégalais vient de donner une belle leçon de démocratie à l’Afrique au même moment où au Mali le putsch militaire remet en cause les élections qui devaient se dérouler cette année. Je me réjouis de cette victoire de la coalition Benno autour du Mouvement du 23 juin, et de son candidat Macky Sall, soutenu par l'ensemble des forces politiques et sociales de cette coalition, opposées à un 3ème mandat d'Abdoulaye Wade. Mandat qui aurait été contraire à la constitution de ce pays.

C’est le peuple qui est entré en scène dans cette élection à travers un mouvement populaire très large qui a permis cette victoire écrasante. Un mouvement porté par l'espoir de changements politiques réels et l'urgence de vraies réponses à d'immenses attentes sociales et démocratiques : pauvreté massive, chômage des jeunes, corruption, atteintes aux règles démocratiques...

Après, une campagne électorale qui s’est déroulé dans la violence et avec de fortes tensions, le scrutin s’est déroulé sans encombre avec une forte mobilisation citoyenne qui, je l’espère, va désormais compter.

 

Gouvernement Rose-Brun à Athènes !

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En Grèce, Georges Papandréou, par ailleurs président de l’Internationale socialiste, passe les manettes directement aux représentants des marchés et conduit le Pasok (parti socialiste) à s’allier non seulement avec la droite mais avec les néo-fascistes qui entrent au Gouvernement…
Une telle irresponsabilité doit inquiéter les démocrates dans chaque pays d'Europe. Jusqu’où iront les socialistes européens dans leur cécité pour plaire et obéir aux marchés financiers et faire passer la super austérité et la casse des acquis sociaux?
Le successeur choisi par Papandréou au poste de premier ministre grec est un banquier : Lucas Papadémos, ancien vice-président de la Banque centrale européenne.
On est jamais aussi bien servi que par soi-même : la Finance s’installe directement au poste de commande pour diriger ce gouvernement socialiste-droite étendu aux néo fascistes.
La chose semblait pourtant impensable depuis la chute de la dictature des Colonels, en 1974, pourtant le nouveau gouvernement grec de coalition formé par Lucas Papademos, s’accompagne du retour au pouvoir de l'extrême droite.

Makis Voridis, avocat de 47 ans issu de l'organisation de jeunesse du parti d'extrême droite Epen, créé après le régime militaire et longtemps proche du Front national français de Jean-Marie Le Pen, a été nommé ministre ainsi qu'Adonis Georgiadis, co-éditeur, selon le Figaro, d'un pamphlet antisémite..
Tous deux sont aujourd'hui des députés du parti Laos dirigé par Georges Karatzaferis, le Le Pen grec.
À coups de slogans xénophobes et antisémites, ce parti a enregistré des progrès lors d'élections municipales (13,7% des voix à Athènes-Le Pirée) et régionales (à l'époque, quatre néo-nazis étaient présents sur la liste de Georges Karatzaferis).
Le Laos a obtenu 5,63% des suffrages aux législatives .En 2010, lors du débat sur l'adoption d'un projet de loi assouplissant la législation sur l’immigration, le Laos, comme le Front national en France avait dénoncé haut et fort un risque d'«invasion» étrangère.
Ces nouveaux alliés sont des amis politiques de Le Pen : Makis Voridis a d’ailleurs participé la création de la structure pan-européenne mise en place par Bruno Gollnisch au nom du Front national.
« La population est médusée par les tractations, le déni de démocratie, le viol de la souveraineté nationale que représente cet épisode tragique, écrit le correspondant de l’Huma sur place. Ecartée des urnes, elle pourrait se mobiliser massivement le 17 novembre, date de la célébration de la chute des colonels ».

 

Pierre Gosnat : des engagements et des actions pour Ivry

Le 19 octobre, après un mois de rencontres et de débats dans la ville, Pierre Gosnat, lors de la soirée de clotûre à la Manufacture des Oeillets, rassemblait les premiers enseignements tirés, les engagements à mettre en oeuvre, les premières décisions à valider dès le budget 2012 .

"Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

Nous voilà donc au terme des Assises de la Ville 2011.

Pendant 1 mois, jour après jour, nous avons « conjugué nos idées » autour de toutes les questions qui vous préoccupent et à ce titre, concernent directement les élus que nous sommes.

Pour cette édition des Assises nous avions symbolisé notre démarche par cette expression « je, tu, ville ».

Je crois qu’elle marquait bien, ce qui finalement aura été le fil conducteur de toutes nos rencontres : cet échange, ce rapprochement entre le singulier et le collectif.

Partir de vos préoccupations, de vos attentes, voir de vos colères, que vous avez été des milliers à exprimer afin de concevoir, ensemble, ce que doit être dans les prochaines années notre projet collectif pour notre ville. "
Suite et intégralité de son intervention ci-après :

CLÔTURE ASSISES DE LA VILLE
19 Octobre 2011
Intervention Pierre Gosnat
Mesdames, Messieurs, Chers Amis,
Nous voilà donc au terme des Assises de la Ville 2011.
Pendant 1 mois, jour après jour, nous avons « conjugué nos idées » autour de toutes les questions qui vous préoccupent et à ce titre, concernent directement les élus que nous sommes.
Pour cette édition des Assises nous avions symbolisé notre démarche par cette expression « je, tu, ville ».
Je crois qu’elle marquait bien, ce qui finalement aura été le fil conducteur de toutes nos rencontres : cet échange, ce rapprochement entre le singulier et le collectif.
Partir de vos préoccupations, de vos attentes, voir de vos colères, que vous avez été des milliers à exprimer afin de concevoir, ensemble, ce que doit être dans les prochaines années notre projet collectif pour notre ville.
Permettez-moi de dire, qu’en agissant ainsi, nous avons conscience des obstacles à surmonter car cette façon de conduire la gestion des affaires de la cité est en totale opposition avec celle, qui malheureusement prévaut dans notre société, consistant à écarter la population des décisions qui la concerne.
Le principal de ces obstacles est naturellement le carcan que fait peser sur nos actions, nos projets, la politique menée par le Président de la République, son gouvernement, sa majorité.
A un double titre :
- D’abord parce que non seulement elle ne s’attaque pas aux causes de la crise économique et financière que connaît notre pays, mais au contraire elle l’aggrave par une avalanche de réformes qui, toutes ont pour conséquence de rendre la vie de la grande majorité d’entre nous, toujours plus dure.
Cette aggravation de la situation, nous l’avons bien ressentie dans les échanges que nous avons eus !
Pas une rencontre, une discussion n’a commencé sans que s’exprime le désarroi face au chômage, à la baisse du pouvoir d’achat, à l’impossibilité de trouver un logement décent, de se soigner, d’éduquer correctement ses enfants. Face aussi à la dégradation de ce que nous appelons le vivre ensemble.
Avec mes amis et collègues élus (que je remercie d’avoir été très présents et actifs dans ces Assises). Avec eux j’ai fait le constat qu’en quelques années, il y avait eu une dégradation importante de la situation sociale, une plus grande précarité, conduisant parfois à des phénomènes d’isolement notamment parmi les personnes âgées, la jeunesse, les femmes isolées.
Dans ce contexte, il est bien compréhensible que ce soit vers les élus de proximité que toutes celles et tous ceux qui sont dans les difficultés se tournent pour tenter de trouver des solutions.
Or, et, c’est le deuxième obstacle que nous rencontrons, nous ne disposons plus des moyens pour répondre à toutes ces attentes, en raison, là encore des réformes qui portent atteinte à l’autonomie des collectivités, voire même à leur existence et qui nous privent des moyens financiers permettant de mettre en œuvre notre politique, nos projets.
Songez par exemple que d’ici la fin de notre mandat en 2014, ce sont, environ, 20 M€ dont nous ne disposerons pas en raison de la suppression de la taxe professionnelle : 20 M€ c’est le prix d’un groupe scolaire… !
J’ajoute qu’à l’occasion du débat budgétaire qui s’est engagé hier à l’Assemblée Nationale, le Premier Ministre vient d’annoncer un nouveau Tour de Vis contre les collectivités locales.
C’est donc, dans ce contexte extrêmement défavorable que nous avons réfléchi, ensemble, aux questions qui nous étaient posées, et aux solutions à apporter.
Il ne me paraît pas inutile de dresser un premier bilan de ces Assises.
Quantitatif tout d’abord :
* 5 rencontres thématiques
* 8 rencontres en direction de public ciblé
(Disons 13, rencontrés ici même à la Manufacture)
* 12 parcours dans les quartiers de la ville (au plus près des habitants)
* 10 réunions avec le personnel communal
Au total ce sont plusieurs milliers d’Ivryennes et d’Ivryens qui auront participé d’une manière ou d’une autre, à, au moins une initiative des Assises… en rappelant par ailleurs qu’un sondage avait été mené préalablement auprès de 826 personnes.
Mais au-delà du nombre, ce qui aura marqué ces Assises c’est bien la diversité et la richesse des discussions que nous avons eues.
Vous comprendrez qu’à chaud (la dernière réunion a eu lieu hier soir) il ne m’est pas possible de dresser un bilan exhaustif de tous ces débats.
Pourtant, je crois que dès aujourd’hui nous avons matière à tirer les premiers enseignements et à tracer des premières pistes de décision que nous allons devoir prendre, afin que notre politique municipale réponde mieux encore à vos besoins, à vos attentes, mais aussi pour qu’ensemble nous nous mobilisions pour exiger les moyens de mener à bien cette politique.
Permettez-moi donc d’évoquer, ici, quelques-unes des questions qui sont revenues le plus souvent dans ces Assises :
Celle du logement est l’une des plus prégnantes.
Avec plus de 5 000 demandeurs de logements inscrits au service de l’habitat, nous en connaissions bien sûr la réalité.
Mais au cours des rencontres que nous avons eues nous avons pu évaluer l’aggravation de la situation… tant il nous faut aussi mesurer combien l’absence d’un logement décent est un véritable drame pour une famille, notamment pour les enfants.
Bien qu’en quelques années, nous ayons construits des milliers de logements neufs dont la moitié de logements sociaux, que nous ayons aussi réhabilité des milliers d’autres, dans le patrimoine social et par des aides au patrimoine privé, nous continuons à être dans l’impossibilité de répondre aux besoins grandissants.
Nous allons naturellement poursuivre notre politique de construction et de réhabilitation qui va permettre (dans les prochaines années) d’augmenter l’offre de logements de manière importante. Ainsi avec nos deux grands projets d’aménagements que sont Ivry Confluences et la Zac du Plateau nous allons construire près de 6 000 logements nouveaux. Certains, vont voir le jour dans les prochains mois.
Nous avons cependant un véritable problème d’adéquation entre cette offre et les demandes exprimées.
C’est d’ailleurs ce qui nous a conduit à demander à l’Etat dans l’élaboration de notre Plan Local de l’Habitat que soit augmentée la part des logements les plus sociaux (les PLAI).
C’est aussi, ce qui nous conduit à être vigilants auprès des promoteurs pour que les prix des logements en accession soient maîtrisés, alors que dans de nombreuses villes voisines ils explosent. Pour ne citer qu’un seul exemple le prix moyen du m² dans le XIIIème arrondissement est aujourd’hui deux fois plus élevé qu’à Ivry… voir le triple !
Je proposerai donc à la Municipalité d’affirmer notre exigence que soit renforcée la part des logements très sociaux dans nos constructions à venir.
Dans le même temps, je proposerai aux Ivryennes et aux Ivryens de se mobiliser pour exiger une autre politique nationale du logement qui pourrait s’appuyer sur la proposition de loi que j’ai déposé à l’Assemblée Nationale.
La question de l’espace public, de sa propreté a aussi fait l’objet de nombreuses discussions.
Si, majoritairement les Ivryennes et les Ivryens reconnaissent que beaucoup a été fait pour son amélioration, que d’importantes réalisations ont permis de transformer le visage de notre ville, il n’en reste pas moins que cet aspect positif est largement contrebalancé par la persistance de multiples lieux de dépôts sauvages qui dégradent notre cadre de vie.
Cette situation est inacceptable… et il nous faut trouver les moyens d’y remédier.
Malgré les moyens importants mis en œuvre pour résorber ces dépôts, pour nettoyer la ville, force est de constater que le comportement « incivil » de certains de nos concitoyens perdure.
Combien de fois avons nous entendu dans ces Assises cette remarque : « j’ai vu des personnes chargées du nettoyage passer à telle heure et peu de temps après il y avait un nouveau dépôt ».
Je proposerai donc à la Municipalité de mettre en place un dispositif spécifique chargé de contrôler et de verbaliser celles et ceux qui ne respectent pas notre espace public !
Sans doute nous faudra-t-il également lancer une nouvelle campagne de sensibilisation sur ce problème.
La question de la tranquillité et de ce que nous appelons le vivre ensemble a elle aussi été largement évoquée.
L’aggravation de la crise (dont j’ai parlée précédemment) exacerbe les tensions. Elle est la source de comportements
a-sociaux.
La réponse à ces difficultés repose donc essentiellement sur des changements profonds de politique permettant de mettre un terme au mal vivre de nombre de nos concitoyens, notamment des jeunes.
Bien sur, il y a tout a reconstruire dans ce pays, surtout ce qui a été cassé, détruit au cours de ces dernières décennies. (écoles, emploi…)
Cependant, nous considérons qu’il faut (dès à présent) tenter de trouver des réponses, même imparfaites, à cette situation.
Celles-ci, doivent conjuguer deux niveaux d’interventions : la prévention et le dialogue mais également quand cela s’avère nécessaire le respect de la loi… c’est à dire la sanction !
Concernant le dialogue, nous avons déjà pris la décision en début d’année de mettre en place un service de médiateurs sociaux qui sont en cours de recrutement.
Nous pensions faire une première expérience, limitée, afin d’en évaluer les résultats pour savoir s’il était opportun d’élargir le dispositif.
A la lumière des débats des Assises, il me paraît nécessaire d’aller plus vite, de conférer immédiatement plus de moyens humains et matériels à cette expérience. Je proposerai donc d’examiner dans le débat budgétaire pour 2012 les possibilités de renforcer immédiatement le nombre de médiateurs.
De la même façon, il me semble utile d’accélérer la mise en place de centres sociaux de quartier sur la base de l’expérience positive du quartier Monmousseau et accroître l’offre sur le plan des antennes de quartier du SMJ (Service Municipal de la Jeunesse).
Concernant le deuxième volet de la question : « le respect de la loi », il faut bien avoir en vue que la responsabilité de la sécurité et de la tranquillité publique est du domaine de l’Etat et que malgré le développement démographique de notre ville et les promesses qui nous avaient été faites par Monsieur Sarkozy alors Ministre de l’Intérieur, les effectifs de police de notre commissariat sont notoirement insuffisants.
Il nous faut donc renforcer notre action pour obtenir des fonctionnaires de police supplémentaires et cela fera évidemment l’objet de la première réunion du Conseil Local de Sécurité et Prévention de la Délinquance, que je convoquerai dès le mois prochain en présence du Préfet du Val de Marne.
Les trois questions sur lesquelles je viens de m’arrêter ne sont évidemment pas les seules débattues au cours de ce mois, mais elles ont traversé toutes les discussions et c’est pourquoi je me suis attaché à ce que dès ce soir nous puissions proposer des pistes de réponse.
Quant aux autres, je souhaite vous indiquer que dans les semaines à venir, (dans le cadre de la préparation du budget 2012), nous veillerons à ce que nos choix permettent d’y apporter les meilleures réponses, sachant qu’elles ne pourront pas toutes être immédiates. Elles s’inscriront dans la programmation de nos actions sur les 3 années à venir !
Permettez-moi d’évoquer quelques unes de ces questions, en relevant simplement, dans quelles directions nous pourrions les aborder.
Sans ordre de priorité, je veux évoquer la situation des retraités et personnes âgées qui représentent près de 13% de la population d’Ivry, une catégorie diversifiée, en pleine évolution avec à la fois, des retraités jeunes et des personnes de plus en plus âgées… ce qui se traduit par un double phénomène :
Une grande disponibilité des retraités à la vie sociale, associative et à l’accompagnement familial d’une part, et d’autre part la question nouvelle du vieillissement, du grand âge donc de la dépendance.
Déjà, nous avons actualisé nos réponses, par exemple dans le maintien à domicile, ce qui suppose notamment le portage des repas, les soins infirmiers, les appels téléphoniques (pour lutter contre l’isolement, mais sans doute nous faut-il faire plus (ou mieux). Et je pense à cet égard à la question du droit à la mobilité… aux transports ou à celle du logement spécifique, adapté (EPHAD).
Quant à tous, retraités, jeunes ou moins jeunes qui sont déjà et pour beaucoup, les artisans de la vie associative dans notre ville, il nous faut dégager avec eux de nouvelles pistes de réflexion :
D’abord sur leurs droits, mais également dans la réflexion sur leurs besoins en terme d’activités culturelles, sportives et de loisirs.
Sans doute conviendrait-il à ce sujet de créer une structure permanente de concertation avec les retraités, la Municipalité et les associations. Le débat est ouvert !

Permettez-moi un grand écart pour évoquer maintenant « la Jeunesse » qui elle aussi, à Ivry, est en pleine expansion.
En effet, notre ville rajeunit.
C’est pourquoi, nous avions décidé, dès notre élection en 2008, de consacrer nos 1ère Assises locales aux jeunes d’Ivry … à partir d’une réalité : c’est que la crise qui bouleverse notre société touche d’abord la jeunesse, les jeunes qui pour la première fois dans notre histoire estiment que leur avenir sera moins bien que celui de leurs parents et grands-parents.
N’est-ce pas le signe que notre société est gravement malade ?
Alors, comment à Ivry répondre (avec nos moyens) à cette souffrance, cette angoisse – voire à cette légitime révolte ?
Vous le savez, des milliers d’enfants et de jeunes participent, dans notre ville, à la vie associative, culturelle ou sportive. Ils sont nombreux à s’investir dans l’action humanitaire ou politique.
De toute évidence, cela contribue à leur épanouissement personnel, tout autant que cela participe au développement d’Ivry, à son identité et à ce sentiment très largement partagé : fiers, heureux d’être Ivryennes, Ivryens en dépit de telles ou telles attentes, tels ou tels reproches à l’égard de la Municipalité… et du Maire, bien évidemment.
Nous les entendons et voulons y répondre. C’est le sens des nouvelles missions du Service Municipal de la Jeunesse sur la question de la formation et de l’emploi, en lien avec la mission locale, mais aussi, et c’est fondamental, auprès des jeunes collégiens dont on sait qu’ils sont, bien souvent, à l’âge d’un décrochage scolaire, culturel et social.
C’est pourquoi, avec nos Conseillers Généraux Chantal Bourvic et Pascal Savoldelli, avec les chefs d’établissements des collèges et lycées, avec les enseignants nous voulons créer des espaces de dialogue et d’action, dans ce que nous appelons « les espaces collégiens ».
Par ailleurs, nous avons à travailler à la mise en place de nouveaux lieux dédiés à la Jeunesse, comme nous venons de le faire à Louis Bertrand, avec la réouverture d’une antenne jeunesse.
Enfin, nous finalisons la mise en place de deux décisions des Assises municipales de la Jeunesse : le contrat de réussite solidaire et le Conseil Municipal de la Jeunesse.
Concernant le sport, tous nos interlocuteurs, nos amis pratiquants sportifs et dirigeants nous ont interpellés sur les besoins en matière de nouveaux équipements.
L’USI qui fédère la majeure partie des pratiques sportives (avec ses 39 sections, plus de 7 000 licenciés, et plus de 500 bénévoles) l’USI est en effet, pour certaines activités, dans l’obligation de refuser des inscriptions.
Nous sommes donc convenus, ensemble, qu’il était nécessaire d’accélérer les projets de réalisation de nouveaux équipements.
A ce égard, nous ne devons pas nous cacher que nous sommes confrontés une fois encore au désengagement de l’Etat qui depuis des décennies ne donne plus un centime pour la réalisation de tels équipements laissant leur financement à la charge des collectivités territoriales.
Et il nous faut bien rappeler que lorsque nous consacrons près de 7 % de notre budget annuel au sport, l’Etat n’atteint pas le 1% !
Quoiqu’il en soit nous avons conscience que nous devons rechercher les moyens pour accélérer notre politique d’investissement.
Ainsi, nous venons de prendre la décision d’engager les études pour la réalisation d’une salle de 2 000 à 2 500 places dans le cadre d’Ivry-Confluences et nous continuons à réfléchir à la réalisation d’une salle de plus grande capacité.
Par ailleurs, nous n’avons pas abandonné le projet rue Ledru Rollin, d’un ensemble immobilier de logements sociaux et accession à la propriété qui inclut la réalisation d’un équipement financé par l’opération... soit 2 000 m² dédiés aux activités sportives.
Enfin, permettez-moi d’insister sur le fait que, pour nous, ces développements en matière d’équipements doivent s’inscrire dans la démarche, qui, a toujours été la nôtre à savoir permettre de faire progresser simultanément le sport « pour tous » et celui de « haut-niveau ».
Et puis, comme cela a été souligné dans les Assises, nous devrons être à l’écoute des sollicitations, qui, augmentent en terme de nouvelles formes de pratiques sportives.
S’agissant de la culture je crois que nous sommes, ici ce soir dans un lieu emblématique de la place que nous lui accordons dans notre politique municipale : la Manufacture des Œillets Métalliques. « Œillets » qui ne sont pas des fleurs, mais les œillets des chaussures ou des vareuses militaires.
Cette manufacture fut pendant des décennies une grande usine de la métallurgie, que nous avons rachetée, (à plutôt bon prix), pour y installer le Théâtre des Quartiers d’Ivry, qui deviendra ainsi Centre Dramatique National.
L’accord est scellé avec l’Etat, Frédéric Mitterrand est venu ici au moi de juin et a encouragé notre projet, ainsi que Christian Favier pour le Conseil Général… Nous sommes dans l’attente d’une confirmation officielle du Conseil Régional, afin de boucler le montage financier… qui, une fois n’est pas coutume, devrait se traduire par un subventionnement de près de 70% de nos partenaires publics.
Un concours d’architectes va être lancé, puis des travaux seront engagés, pour une ouverture prévue en 2015.
Au cours de ces Assises, il est apparu globalement une satisfaction concernant notre politique culturelle qui représente près de 10% du budget de fonctionnement de la ville, (à comparer au 0,7% consacrés par l’Etat à la Culture).
Toutefois, un grand nombre de sollicitations se sont exprimées, visant à renforcer notre intervention, tel que le développement de notre action sur le plan de la Culture Scientifique avec le Salon du livre scientifique qui se tiendra début novembre.
Sollicitation également, pour soutenir certains artistes et créateurs, tels que les groupes installés à la Blanchisserie de l’Hôpital Charles Foix et qui sont menacés d’expulsion.
Au total je dirai qu’il nous faut aujourd’hui poursuivre nos efforts pour les inscrire dans la durée, avec le courage politique qui de tous temps a marqué notre politique municipale dans le domaine culturel… avec des nom tout aussi emblématiques que Jean Renaudie ou Antoine Vitez.
Concernant l’école la première question à laquelle nous sommes confrontée est celle de la véritable entreprise de démolition de tout le système éducatif menée par le gouvernement.
Suppressions massives de postes, fermetures de classes se répétant et s’amplifiant d’années en années.
Tous les dispositifs d’accompagnement éducatif qui avaient été crées pour répondre au développement de « l’égalité des chances » disparaissent peu à peu faute de financement.
Les projets pédagogiques ne sont plus subventionnées par l’Education Nationale.
Notre premier devoir est donc de contribuer à la mobilisation de toute la communauté scolaire contre cette politique.
Je me félicite à cet égard qu’à la dernière rentrée de nombreuses actions aient été engagées… que les élus d’Ivry ont accompagnées en toutes circonstances.
Dans ce contexte, la Municipalité ne ménage aucun effort, pour, (dans son domaine de responsabilité), assurer de bonnes conditions d’accueil aux élèves et de travail aux enseignants.
C’est ainsi que la construction de deux nouveaux groupes scolaires est engagé, l’un à Ivry Port, l’autre sur le Plateau.
Le Conseil Général pour sa part s’est engagé sur la reconstruction à Ivry Port du collège Politzer et sur celle d’un nouvel établissement sur le Plateau
J’en viens maintenant à la question de la santé qui figurait parmi les toutes premières « préoccupations » des Ivryens dans le sondage de l’IFOP… On peut même parler « d’inquiétude » tant la fermeture de l’hôpital Jean Rostand, et sa maternité est restée gravée dans la mémoire de chacun.
Il faut dire que plus de 50 000 gamins y sont nés depuis les années 80. Cela, aussi, fait partie de notre histoire commune.
Aujourd’hui, de nouvelles craintes s’expriment, à propos du devenir de l’hôpital Charles Foix, avec l’annonce de la réduction de plusieurs centaines de lits, de la suppression ou le transfert de 650 emplois dans le cadre de la restructuration avec la Pitié Salpetrière. C’est clairement l’application de la loi Bachelot, que tous les intervenants dans les débats ont dénoncé.
A partir de ces préoccupations, voire de ces inquiétudes, j’ai demandé à la Directrice Générale de l’AP-HP, la tenue d’une réunion afin de savoir précisément quelles sont les intentions de l’Assistance Publique à l’égard de l’Hôpital Charles Foix… où, paradoxe de la situation, nous allons inaugurer le
4 novembre, le Centre National de Recherche sur l’Allongement de la vie, en lien avec l’Université Jussieu Paris 6.
Charles Foix … où vient également de s’ouvrir le centre universitaire dentaire, totalement modernisé.
Pour notre part, et bien qu’une commune (dont la nôtre) n’ait aucune compétence dédiée dans le domaine de la santé, nous avons eu confirmation lors de ces Assises des besoins grandissants de la population d’Ivry, en terme de service public de santé, compte tenu des attaques qui ont été, et sont portées contre le droit à la santé, contre la sécurité sociale et les mutuelles, mais aussi par l’affaiblissement considérable de ce que l’on appelle la démographie médicale, c’est à dire le nombre de médecins libéraux – généralistes ou spécialistes …. (8 départs cette année à Ivry, sans remplacement).
Face à cette situation, nous nous fixons une priorité, celle d’accroître l’offre de santé par la modernisation du CMS, dont le coût est évalué à plus de 9 millions d’euros. Sans doute, conviendra-t-il de se tourner vers l’ARS (Agence Régionale de Santé) afin d’exiger de l’Etat des moyens financiers pour cette modernisation.
Par ailleurs, nous travaillons à l’élaboration d’un nouveau projet d’établissement public intercommunal, dédié aux personnes âgées, dépendantes.
Enfin, les débats des Assises ont mis fortement en avant l’idée que dans toutes nouvelles opérations d’urbanisme, il convenait de prévoir des espaces dédiés à la mutualisation des cabinets de médecine libérale « les médecins de ville ».
Nous allons y travailler, notamment dans Ivry-Confluences, en espérant que nos jeunes praticiens seront au rendez-vous.
Vous le savez la richesse de la vie associative quant à elle constitue un atout pour la vie démocratique de notre ville.
Aux côtés du service public municipal, et grâce à l’engagement de plusieurs centaines voir plusieurs milliers de bénévoles, les quelques 300 associations permettent aux Ivryennes et Ivryens d’exercer les activités des plus diverses dans les domaines, culturels, sportifs, de solidarité et bien d’autres encore !
Tout en respectant leur liberté d’action, nous nous efforçons de les accompagner dans leur démarche en mettant à leur disposition des moyens techniques et financiers importants.
A l’occasion du forum des Associations, ainsi que des débats qui vont se poursuivre (dans le cadre de l’exposition qui se tient en ce moment et pour trois mois à Gérard Philipe) nous avons pu mesurer combien les attentes des responsables de ces associations sont grandes.
Nous allons donc travailler avec eux au renforcement des aides que nous pouvons leur apporter notamment en ce qui concerne une question majeure qui les préoccupe : les locaux !
La question du vivre ensemble et de la solidarité a bien évidemment marqué tous nos débats et nos rencontres, sachant qu’Ivry dispose à cet égard d’une histoire particulièrement forte.
Que ce soit vis à vis des populations en grande fragilité, tels que les SDF, ou celles victimes du chômage, de la précarité de la vie …. comme 8,8 millions de personnes dans ce pays … qui vivent avec moins de 940 euros par mois, c’est à dire en dessous du seuil de précarité.
La ville, en lien avec les Associations locales, tente en toutes circonstances, de les accompagner, de les aider à surmonter cette précarité, et, les Assises ont été un lieu de résonance de la colère vis à vis de la décision de l’Union Européenne d’arrêter l’aide alimentaire … au nom de la libre concurrence !
Franchement, n’est il pas temps d’en finir avec cette Europe du traité de Maastricht et de Lisbonne, où toujours ce sont les nantis qui se gavent sur la misère des peuples ?
Solidarité également, avec les hommes et les femmes que la misère ou la guerre poussent  à trouver refuge dans notre pays, dans notre ville.
Nous avons bien des raisons d’être fiers d’avoir été l’une des premières villes de France à organiser le parrainage de plusieurs centaines d’enfants de sans-papier avec tout ce que cela comporte de fraternité et d’histoires partagées.
Une question est venue très régulièrement et très fortement dans nos échanges … celle de la présence des « Roms » à Ivry :
- soit pour exiger leur départ
- soit pour affirmer notre solidarité à leur égard
Il ne faut pas refuser ce débat, mais en aucun cas, nous ne pouvons chausser les bottes de Sarkozy qui dans son discours de Grenoble en Août 2010 en appelait clairement « à la chasse aux sorcières ».
Pour autant, peut-on admettre que des centaines, voire des milliers d’hommes et de femmes, d’enfants vivent au cœur des villes – ou même à la périphérie des villes – dans des bidonvilles, ces lieux du quart-monde où prolifèrent les épidémies, où nous ne pouvons l’ignorer les droits universels de la femme et de l’enfant sont loin d’être respectés !
Certes non ! … et je tiens à remercier les militants associatifs qui par leur action apportent soutien à ces populations, les aident aussi à dépasser certains modes de fonctionnement, et en tout état de cause favorisent un véritable dialogue avec la population d’Ivry …. même si cela est compliqué. Car, ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, la solution est difficile !
Elle ne peut reposer uniquement sur la responsabilité d’une seule ville !
Sans doute convient-il, comme l’ont suggéré le Maire de Paris et les Présidents des Conseils Généraux du Val-de-Marne et de Seine Saint Denis, d’organiser une Conférence Régionale sur la question des Roms.
J’y suis favorable, sachant qu’avec l’arrivée de l’hiver, ce sont des semaines et des mois terribles que vont connaître ces familles.
Là encore, il y aurait urgence à ce que l’Europe se saisisse de ce problème pour favoriser le retour au pays de ces personnes, que la misère et l’ostracisme ont poussé sur les routes et le dénuement le plus total.
Enfin, toutes les questions que je viens d’évoquer s’inscrivent dans le contexte de la profonde mutation que connaît notre ville depuis plusieurs années et qui va s’accélérer dans celles à venir.
Nous avons fait le choix, qui recueille, (cela a été confirmé dans ces Assises), l’assentiment de la grande majorité des Ivryennes et des Ivryens, nous avons fait le choix de nous engager dans une démarche de redéveloppement économique et urbain de notre ville de grande ampleur.
Les premiers résultats sont déjà visibles avec la construction de milliers de logements, l’arrivée de nouvelles entreprises, la construction d’équipements publics, la rénovation de notre espace public.
Mais avec nos grands projets d’aménagement que sont Ivry Confluences, la Zac du Plateau, la rénovation du quartier Gagarine/Truillot, les choses vont s’accélérer, s’amplifier.
Dans le même temps dans tous les quartiers de la ville les transformations sont importantes !
Une des questions essentielles que j’ai entendue dans ces Assises portait sur le sens, la finalité de ces bouleversements.
Je tiens à confirmer ce soir que notre démarche se situe à l’opposé de ce qui a pu être fait dans d’autres villes, dans lesquelles le réaménagement a conduit à faire partir les anciens habitants, particulièrement les plus modestes d’entre eux.
Nous souhaitons faire une ville pour tous en faisant du principe de mixité l’épine dorsale de notre projet de ville :
- Mixité sociale qui permette à toutes les catégories de populations de vivre ensemble.
- Mixité de fonctions qui fasse que se côtoient habitat, activités, commerces et équipements publics.
Cette conception que nous avons du devenir de notre ville doit donc irriguer toutes nos actions.
Mais elle ne peut être pertinente, que, si elle s’inscrit dans une démarche de développement durable.
C’est une question qui est souvent revenue dans les Assises :
Comment faire pour que nos réalisations, nos projets, contribuent à la préservation de notre planète et de ses ressources ?
Nous menons des actions en ce sens dans de nombreux domaines : lutte contre la pollution, contre le réchauffement de la planète, pour la préservation des ressources naturelles.
Nous nous inscrivons aussi dans une démarche « d’écoquartier ».
En un mot nous travaillons à la construction d’une ville pour les générations futures.
Disant cela je n’ignore pas qu’un grand nombre des questions qui nous sont posées, des réponses que nous devons apporter ne peuvent se concevoir à la seule échelle de notre ville.
C’est pourquoi nous avons engagé depuis plusieurs années des partenariats avec nos villes voisines.
Il me semble que l’heure est venue d’aller plus loin dans ces partenariats et c’est pourquoi j’ai annoncé récemment au Conseil Municipal que nous travaillions avec Vitry et Choisy à la mise en place d’une communauté d’agglomération !
Dans les mois prochains, des décisions devront être prises et naturellement elles feront l’objet de concertation avec la population et le personnel communal !
Enfin comme je l’ai rappelé, parmi les différentes rencontres organisées dans le cadre de ces Assises, nous avons inscrit celles que nous tenons chaque année avec le personnel communal.
Cela pour deux raisons :
La première découle du choix que nous faisons de construire nos réponses à vos attentes en privilégiant le service public et qu’il était donc naturel de faire partager aux personnels communaux les préoccupations qui sont les nôtres.
La seconde est qu’eux-mêmes sont confrontés dans leur travail et dans leur vie aux mêmes difficultés. Il est donc normal qu’ils nous fassent part de leurs préoccupations, de leurs idées et propositions.
Au terme de mon propos je souhaite souligner que nous concevons ces Assises comme une étape. Elle nous a permis de faire un point sur la mise en œuvre de notre programme municipal et tracer des perspectives d’avenir…
Or, pour que cette démarche revête sa pleine efficacité, il faut qu’elle ait des suites, que chacune et chacun puisse vérifier qu’il a été entendu, et que les engagements pris par les élus sont suivi d’effet.
C’est pourquoi je proposerai au Conseil Municipal que nous installions un « observatoire des engagements » dont nous aurons dans les prochaines semaines à définir le rôle précis, la composition et les modalités de fonctionnement.
Par ailleurs, tirant les enseignements de la richesse des rencontres sur le terrain, nous mettrons en place (à partir du début de l’année prochaine un programme) de visites régulières des élus dans les quartiers, venant appuyer le travail que font les  élus délégués de quartier, vérifier l’état d’avancement des réponses à vos questions et examiner avec vous les nouveaux problèmes rencontrés.
Mesdames et Messieurs, Chers Amis,
Ces Assises nous ont permis comme je le disais en introduction de « conjuguer nos idées » il nous reste désormais à les mettre en application et je ne doute pas que vous serez nombreux à y contribuer.
Je vous remercie de votre attention et tien également à remercier toutes celles et ceux qui ont contribuer à la réussite de ces Assises.
Merci à Nicolas le journaliste animateur des rencontres.
Merci à tous.
 
 

Ivry s’accorde avec Ivryens

Tribune d'expression des groupes politiques Ivry-ma-ville :  
"Ivry a fait le choix politique fort d’organiser de nombreuses rencontres avec les habitants. Un enjeu clair : revitaliser la démocratie représentative en réintroduisant l'élément et la dimension populaire dans les débats afin que la population s’approprie sa ville. Que peut-on dire aujourd’hui de ces rencontres ?
Notre société souffre de la distance entre institutions et citoyens, de leur absence d’implication dans les affaires publiques. Les assises sont une bonne chose pour contrer cela, mais il me semble dans le même temps essentiel de relancer de véritables Conseils de quartier. Le quartier est souvent l’échelon par lequel les habitants, en particulier les catégories populaires et les jeunes accèdent à une citoyenneté active. C’est en traitant de questions très concrètes concernant la vie de chacun que le citoyen peut retrouver le chemin du politique.
Il doit être associé tout au long de l’année à la prise de décision au sein d’organes clairement désignés. De plus, la participation des habitants n’est pas une fin en soi ; il est important aussi de trouver la meilleure forme permettant de répondre aux exigences de l’intérêt général.
Enfin, que la ville reçoive un avis éclairé des habitants est une bonne chose mais il faut permettre aux habitants de vérifier que leurs avis permettent de CHANGER les choses.
N’est ce pas là un élément de la révolution citoyenne que soutient et promeut le Front de Gauche ?"
Mourad Tagzout
pgauche.ivry@orange.fr

 

 

Motion de la section de Clichy la Garenne du PCF

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Dialogue clichois publie la motion de la section du PCF adressée à la Fédération des Hauts de Seine et à la Direction nationale du PCF: cette motion porte une appréciation sur les résultats des cantonales, dénonce le déni de démocratie dans le processus de désignation du candidat à la présidentielle, refuse le chantage auquel se livre la Direction et développe les raisons de l'opposition des communistes clichois au choix de Mélenchon.

Les communistes de Clichy la Garenne apprécient de façon positive les résultats des élections cantonales sur la ville.
En dépit d’une montée extrêmement préoccupante de l’abstention dans les milieux populaires, leurs candidats Annie Mandois et François Delalleau avec 7, 91% progressent en pourcentage (+2,8 %) et en voix (+7), ce qui n’est pas le cas partout dans les Hauts de Seine où il manque 3003 voix aux candidats, présentés à ce scrutin sous l’étiquette Front de Gauche, pour retrouver les suffrages des candidats PCF aux élections de 2004.
Cette progression est d’autant plus appréciable qu’à Clichy l’alliance PS-Droite (Nouveau-Centre et MODEM) sème le trouble dans l’électorat de gauche, favorise la défiance vis à vis du politique et la montée du vote Front National.
Ce bon résultat sur Clichy vient après les progrès enregistrés aux européennes et aux régionales.

C’est le fruit d’une campagne de terrain, au plus près des préoccupations concrètes populaires, sans esquiver l’enjeu fondamental des moyens financiers du changement : défense des services publics, doublement de la ligne 13, défense de l’Hôpital Beaujon, mobilisation contre Suez et les surfacturations du chauffage urbain, refus des fermetures de classes et de filière dans les collèges et au Lycée Newton, refus de la fermeture de la caserne des pompiers, etc.
A Clichy, c’est une campagne clairement communiste que nous avons développée, adossée aux actions de terrains des militants communistes. Ainsi, durant la campagne, un millier de signatures ont été récoltées autour de la nécessité de maintenir des services d’urgences sur la ville (services d’incendie et secours, maintien des urgences sur Beaujon). Ces résultats électoraux et les adhésions réalisées montrent clairement, dans le cadre du Front de Gauche, la capacité à rassembler des candidats du PCF.
Soucieux de poursuivre sur cette lancée, avec l’objectif de reconquête de l’électorat populaire, et afin de placer bien en amont leur candidat à l’élection législative au cœur des luttes de terrains de façon à ce qu’il en soit pleinement porteur durant la campagne, les communistes de Clichy ont mis en discussion la candidature de François Delalleau (candidat titulaire), jeune communiste clichois. Ils formulent le souhait que cette candidature soit soumise sans retard aux camarades de Levallois qui doivent aussi désigner le candidat suppléant.
Les communistes clichois ont pris connaissance des travaux du dernier comité national et ne partagent pas la proposition de Pierre Laurent, -soutenue par la première secrétaire de la FD du 92 Brigitte Gonthier-Maurin-, de choisir J.L. Mélenchon pour porter les couleurs du Front de Gauche lors des Présidentielles. Ils estiment que le secrétaire national doit respecter la souveraineté des communistes.
Ils condamnent donc, avec force, le déni de démocratie que constitue son interview à BFM–TV, faisant peu de cas du processus de consultation interne pourtant annoncé, et indiquant que le candidat « ne sera pas issu du parti communiste ». A quoi bon dès lors, consulter les communistes ?
Les communistes de Clichy, conformément à leur conception de la démocratie, exigent que les militants soient consultés sur le choix du candidat avant la Conférence nationale, chargée d’élaborer la proposition soumise à l’approbation finale des communistes, et non après.
Tout indique - les observateurs politiques et les médias ne s’y trompent pas-, que le choix de J.L. Mélenchon a été arrêté depuis longtemps, sans consultation des militants, de façon politicienne dans des arrangements de sommet.
Ni André Chassaigne, ni André Gérin n’ont bénéficié du moindre soutien du PCF pour exposer le sens de leur candidature, quand dans le même temps, la direction procédait à la promotion évidente de la candidature de J.L. Mélenchon. A. Chassaigne a été censuré dans notre presse, et comme lui, nous déplorons ces mois d’ « hypocrisie » et les tentatives d’ « infantilisation » des militants.
A ce jour, rien n’a été fait pour que les communistes disposent de tous les éléments d’information et d’appréciation afin de pouvoir faire leur choix en pleine connaissance de cause, tant les dés semblent pipés.
Aujourd’hui, les communistes sont soumis à un chantage inadmissible : ce serait JL. Mélenchon ou la fin du Front de Gauche. Qui peut croire qu’on peut construire une dynamique profonde, durable et victorieuse sur une telle base ? Il y a besoin de valeurs, de morale, de respect, de loyauté entre partenaires permettant de construire de la confiance, d'une nouvelle conception de la politique, pas de pratiques d’oukases qui bafoueraient la démocratie et conduiraient le Front de Gauche à l’échec. Choisir entre Mélenchon et Chassaigne, c’est choisir entre deux conceptions incompatibles du Front de Gauche : celle, revendiquée par Mélenchon, d’un dépassement du PCF et du PG et de leur fusion dans un nouveau parti dont il prendrait la tête, et celle avec Chassaigne d’une dynamique de rassemblement populaire et de co-élaboration basée, non sur la disparition ou la dilution du PCF, mais sur l’essor des partis formant le Front de Gauche.
Les communistes de Clichy, qui rappellent la nécessité de rassembler, non une petite gauche étriquée, mais toute la gauche autour d’un programme de transformations radicales, se reconnaissent dans cette seconde conception du Front de Gauche. C’est une des raisons qui les fait soutenir la candidature d’André Chassaigne.
Outre la personnalité incontrôlable de J.L. Mélenchon, déjà en campagne sans jouer collectif, les communistes clichois constatent que ce dernier, - à l’inverse de A. Chassaigne qui fait, au fil des scrutins, la preuve de son aptitude à rassembler bien au delà de l’électorat communiste-, n‘est pas à même de rassembler et conduirait le Front de Gauche à l’échec. La candidature de Mélenchon ne soulève aucun enthousiasme, chute dans les sondages et divise plus qu’elle rassemble. A commencer par les communistes, principaux acteurs de terrains de la dynamique souhaitable, que sa candidature risque de diviser durablement.
Ses prises de position, hier en faveur du Traité de Maastricht, sa participation sans état d’âme au gouvernement Jospin qui a procédé à tant de privatisations, son feu vert donné à l’intervention néo-colonialiste en Libye, son étatisme revendiqué, la faiblesse de ses propositions économiques, monétaires et fiscales, très empreintes de social-libéralisme, se contentant d’écorner le système sans vraiment le remettre en cause, ne plaident pas pour la crédibilité de sa candidature.
Peu crédible, car ne remettant pas vraiment en cause la domination des marchés financiers et s’appuyant sur une conception ancienne de faire de la politique, cette candidature teintée d’archaïsme ne ferait pas le poids face à la démagogie de Mm Le Pen, de Sarkozy ou même des propositions d’accompagnement du capital portées par DSK, Aubry ou Hollande.
Les communistes Clichois se prononcent donc pour que le candidat du Front de Gauche soit issu du PCF, seul candidat à même, dans la situation actuelle, de porter des propositions rassembleuses de bon niveau, à la hauteur des défis de la crise. Dans ce cadre, le choix d’André Chassaigne leur semble le plus pertinent.
Ils tiennent à prévenir solennellement la direction nationale du PCF et celle de la Fédération des Hauts de Seine, que tout passage en force, manœuvres d’appareil ou désinformations, aboutissant à imposer la candidature de J.L. Mélenchon, conduiraient les communistes clichois à ne pas s’associer à la campagne de ce candidat et à refuser de contribuer, sous quelque forme que ce soit, à son financement.
Les communistes de Clichy invitent la direction du PCF et celle de la Fédération des Hauts de Seine à organiser avant la tenue de la Conférence nationale, il en est encore temps, une consultation nationale et départementale permettant aux communistes de choisir leur candidat.
Cela permettra à la Conférence nationale d’élaborer une proposition soumise à approbation les 16, 17 et 18 juin, correspondant vraiment aux attentes des militants.

 

Actions et services publics, démocratie et participation citoyenne toujours d'actualité à mi-mandat

Tribune des groupes politiques - question du groupe radical écologiste citoyen : «Cela fait trois ans que les élections municipales ont eu lieu. A mi-mandat, quel bilan faites-vous de l'action municipale ? »
Philippe Bouyssou - Président du groupe des élus communistes et partenaires :

La municipalité aborde en effet la seconde moitié du mandat que lui ont confié les Ivryennes et les Ivryens.
Pour tirer un premier bilan, il convient à la fois de resituer le projet élaboré avec la population et dont nous sommes porteurs ainsi que le contexte politique, économique et social national de cette même période.
En 2008, un après l’élection de Sarkozy avec toutes les conséquences néfastes que nous vivons aujourd’hui, nous avons établi avec les Ivryennes et les Ivryens et la majorité municipale, des choix clairs et opposés au projet politique et économique libéral de la droite, nous avons affiché le choix d’une ville fière de son histoire et l’ambition d’une ville résolument tournée vers l’avenir.
Démocratie et justice sociale, jeunesse et droits nouveaux, développement équilibré et durable pour la ville, sur tous ces axes du programme municipal nous avons avancé, agit, concrétisé, réalisé, poursuivi des débats, programmé pour investir l’avenir et créer les conditions de finaliser bien des projets engagés.
Assises de la jeunesse, projet éducatif local, projet Ivry Confluences, Plan local de l’habitat … et tant d’autres moments de concertation, espaces de débat, de bilan et d’élaboration se sont tenus dans tous les domaines depuis 3 ans.
Bien entendu, cette brève tribune ne peut permettre de présenter un réel bilan complet. Il ne s’agit d’ailleurs pas de dresser un catalogue « auto-satisfaisant » et ce bilan ne peut ce concevoir sans être confronté aux avis et aux besoins des habitants. C’est le sens que nous souhaitons mettre en débat avec nos partenaires de la majorité pour la construction des prochaines Assises de la ville 2011.
Des Assises au plus près des habitants, de leurs préoccupations, de leurs aspirations, afin de permettre l’expression et la participation du plus grand nombre.
C’est la condition de la réussite de notre projet commun pour Ivry, qui là encore ne peut que s’inscrire dans la résistance aux véritables reculs de civilisation engendrés par la politique libérale menée par le capitalisme en crise.
Résistance, luttes, actions communes, co-élaboration de réponses aux besoins des habitants conjuguant action publique, services publics, démocratie participative et intervention citoyenne sont pleinement inscrits dans le bilan de ce mi-mandat tout autant que dans la perspective d’avenir pour notre ville.

 

 

Tunisie, Egypte, Algérie, Lybie… : le temps des citoyens !

Tribune d'expression des groupes politiques :
"Par delà les spécificités nationales, les mouvements populaires en Afrique du Nord et au Moyen Orient expriment tous une exigence de démocratie et de justice sociale.
C’est une leçon infligée à ceux qui présentaient cette région du monde comme figée entre dictature ou intégrisme religieux !
Au-delà des singularités qui distinguent nos pays, le combat de ces peuples est en résonnance avec les luttes que nous menons en France et en Europe contre l’oligarchie financière et ses politiques d’austérité. C’est pourquoi ces mouvements nous impliquent : leur réussite nous concerne !
Ce formidable élan émancipateur est confronté à de terribles obstacles : répression sanglante, manipulations politiques, qui avec l’appui des puissances occidentales, visent à maintenir les régimes en place associés aux islamistes …
Dans tous ces pays, les années de dictature ont entraîné la désorganisation et l’affaiblissement de la société civile et des forces démocratiques.
Il est de notre devoir et de notre intérêt de soutenir ces forces, qui luttent avec courage pour la démocratie, la justice sociale, l’égalité entre les hommes et les femmes, la laïcité."
Mourad Tagzout
 

Solidarité, passion, fraternité, entraide .. Ivry soutient la vie associative

Conseil municipal du 27 janvier 2011
Budget 2011 - Présentation des subventions aux associations
Romain Marchand, conseiller municipal délégué à la vie associative
" Mesdames et messieurs,
Nous nous apprêtons ce soir à voter le budget de notre commune et, au sein de celui-ci, les subventions aux associations. C’est une somme importante, 4 049 268 euros et 71 centimes, que nous allons confier à des citoyens de notre ville qui se sont regroupés pour agir dans l’intérêt général. A ces subventions s’ajoutent 35 573 euros, somme versée par le Conseil général du Val-de-Marne à la ville pour être redistribuée aux associations locales, ce que nous allons faire ce soir. Cette somme s’inscrivant eux-mêmes dans une démarche de soutien à la vie associative départementale qui s’élève cette année à 13,4 millions d’euros." ...
..."le 18 janvier 2010, le 1er ministre François Fillon, signait une circulaire concernant les relations entre les pouvoirs publics et les associations. Selon les termes de cette circulaire, la notion « d’activité économique » recouvre, quel que soit le secteur d’activité, toute offre de biens ou de services sur un marché donné : la nature sociale de l'activité ou le fait que son auteur ne poursuive pas un but lucratif ne comptent plus (sauf quelques exceptions). Si les activités exercées par une association sont considérées de nature économique, alors des subventions publiques peuvent être considérées comme une distorsion de la concurrence. Selon cette définition restrictive, la grande majorité des activités exercées par les associations peuvent être considérées comme des « activités économiques ».
De la même manière qu’elle a démantelé les services publics en ouvrant à la concurrence des secteurs sur lesquels ils garantissaient une certaine égalité de tous les citoyens, la droite s’attaque à un secteur qui empiète sur les bénéfices de ses copains : le secteur associatif. Eh oui chers collègues tout cela se tient, tout cela obéit à une logique, c’est celle du capitalisme, celle du profit maximum." ...

Marie Pieron pour les élus communistes et partenaires :
"Les associations à Ivry sont nombreuses et diverses dans leurs champs d’action. Elles constituent un lieu de démocratie et de citoyenneté unique autant qu’original." ...
..."Parce que nous sommes convaincus des effets positifs de l’action des associations à la fois dans le domaine social mais aussi pour la démocratie, nous choisissons de favoriser au mieux des moyens dont nous disposons la vie des associations. C’est pourquoi le groupe communiste et partenaires votera cette délibération."

Intégralité des interventions de Romain Marchand et Marie Pieron ci-après

Conseil municipal du 27 janvier 2011
Budget 2011 - Présentation des subventions aux associations
Romain Marchand


Monsieur le Maire,
Chers collègues,
Mesdames et messieurs les représentants d’associations présents,
Mesdames et messieurs,

Nous nous apprêtons ce soir à voter le budget de notre commune et, au sein de celui-ci, les subventions aux associations. C’est une somme importante, 4 049 268 euros et 71 centimes, que nous allons confier à des citoyens de notre ville qui se sont regroupés pour agir dans l’intérêt général. A ces subventions s’ajoutent 35 573 euros, somme versée par le Conseil général du Val-de-Marne à la ville pour être redistribuée aux associations locales, ce que nous allons faire ce soir. Cette somme s’inscrivant eux-mêmes dans une démarche de soutien à la vie associative départementale qui s’élève cette année à 13,4 millions d’euros.

Des sommes importantes qui confirment l’engagement d’Ivry et du Conseil général à soutenir la vie associative, tant elle est un pilier de la vie locale et départementale. En 2010, les associations ont été actives auprès des Ivryens, et comment ! J’ai en mémoire des moments forts qui ont marqué notre ville ces derniers mois :

- Ce bel événement dans le hall de l’hôtel de ville, fin janvier, pour la commémoration de la libération du camp d’Auschwitz, dans le cadre de la semaine de la mémoire, avec la présentation du travail d’un groupe de collégiens, les chants et les discours des associations partenaires ;

- Cette soirée de solidarité pour Haïti, le 12 février au Robespierre, co-organisée par la municipalité et près de 50 associations, qui a réuni plus de 350 personnes et permis une collecte de 15 000 euros ;

- Ce dimanche 7 mars à la Maison de la citoyenneté Jean-Jacques Rousseau, à l’occasion du 50e anniversaire de la Journée des droits des femmes, avec cette pièce de théâtre participative, ce défilé de mode, ce buffet aux parfums d’Afrique, suivis le lendemain d’une projection-débat au Luxy, tout cela co-organisé par une dizaine d’associations et le comité de quartier d’Ivry-Port ;

- Le Festival de théâtre des Bergers en Scène, qui accompagne et rend compte de leurs actions à l’autre bout du monde, et le voyage au Brésil des jeunes de Cape sur Ivry ;

- Cette déambulation joyeuse et revendicative dans les rues d’Ivry et la fête dans le parc Maurice Thorez lors de l’alterparade organisée fin mai par le Forum social Ivryen et des dizaines d’autres associations ;

- Les Etats-généraux du service public, début juin, eux aussi organisés par de nombreuses associations dont le Collectif ivryen de défense de l’hôpital public, et qui ont accompagné la mobilisation exceptionnelle des personnels de l’hôpital Charles Foix ;

- Ivry en Fête, la fête de toute la ville, qui a résonné des 120 stands associatifs

- Les ateliers de capoeira organisés cet été dans le Parc des Cormailles par l’association Ypiranga de Pastinha avec le soutien du Conseil général ;

- Ce samedi 9 octobre qui a vu le retour d’un Forum de la Vie associative dans notre ville, co-construit tout au long de l’année avec les associations, lors duquel près de 80 associations ont pu se rencontrer, échanger avec leurs partenaires des services municipaux et accueillir près de 1500 visiteurs.

- Le référendum pour le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers, le 5 décembre, co-organisé par de nombreuses associations dont la Ligue des droits de l’homme, le Comité ivryen de vigilance contre le racisme et la FCPE ;

- Les tournées nocturnes de la Croix-Rouge auprès des personnes sans domicile, qui ont été plus dures et plus utiles que jamais lors de l’épisode particulièrement froid que nous avons connu au début de l’hiver ;

- Cette soirée désormais traditionnelle au Hangar, « le Père Noël n’a pas de papiers », où le public pouvait entrer en échange d’un jouet confié au Secours populaire pour les enfants des familles les plus pauvres économiquement ;

- Ou encore ce match de hand Ivry-Cesson, le 11 décembre, où l’on pouvait aussi échanger un jouet cette fois-ci contre une entrée à Delaune…

Tous ces moments, et tant d’autres que je n’ai pas cités, toutes ces initiatives sont très différentes les unes des autres, mais elles ont un point commun : « les relations humaines », comme le disait un responsable d’association lors la rencontre interassociative du 27 novembre. Elles apportent de la solidarité, de la passion, de la fraternité, de l’envie d’être ensemble et de s’entraider, toutes valeurs qui sont une richesse considérable pour notre ville. Alors à Ivry, nous n’avons pas la Défense comme à Puteaux, nous ne partons peut-être pas tous en vacances, mais nous avons d’autres richesses.

Mais tout cela, chers collègues, n’est possible qu’avec deux ingrédients : l’un, c’est l’énergie des bénévoles et militants du mouvement associatif, que je tiens à saluer ce soir ; l’autre, c’est le soutien des pouvoirs publics à l’action de ces personnes qui consacrent de leur temps libre au service des autres.

Ce soutien des pouvoirs publics ne va pas de soi. D’abord parce que, comme Philippe vient de l’exposer brillamment, la suppression de la taxe professionnelle et la réforme territoriale s’attaquent directement aux moyens financiers et aux compétences des collectivités territoriales, sommées de se mettre au pain sec et à l’eau, le même régime auquel sont soumis les administrations centrales et les services publics nationaux depuis de nombreuses années. Sans la compétence générale, comment demain les départements et les régions pourront-ils continuer à soutenir des associations dont l’action est utile aux habitants mais n’entre pas dans leurs compétences obligatoires ?

Un autre danger guette les associations : le 18 janvier 2010, le 1er ministre François Fillon, signait une circulaire concernant les relations entre les pouvoirs publics et les associations. Selon les termes de cette circulaire, la notion « d’activité économique » recouvre, quel que soit le secteur d’activité, toute offre de biens ou de services sur un marché donné : la nature sociale de l'activité ou le fait que son auteur ne poursuive pas un but lucratif ne comptent plus (sauf quelques exceptions). Si les activités exercées par une association sont considérées de nature économique, alors des subventions publiques peuvent être considérées comme une distorsion de la concurrence. Selon cette définition restrictive, la grande majorité des activités exercées par les associations peuvent être considérées comme des « activités économiques ».

De la même manière qu’elle a démantelé les services publics en ouvrant à la concurrence des secteurs sur lesquels ils garantissaient une certaine égalité de tous les citoyens, la droite s’attaque à un secteur qui empiète sur les bénéfices de ses copains : le secteur associatif. Eh oui chers collègues tout cela se tient, tout cela obéit à une logique, c’est celle du capitalisme, celle du profit maximum.

Heureusement, cela ne se fait pas sans réaction. Un collectif national s’est constitué, le « Collectif des associations citoyennes », qui a lancé un appel pour le retrait de cette circulaire. Un de ses représentants était d’ailleurs invité pour un débat lors du Forum de la Vie associative.

Et à Ivry, des associations ont décidé ces derniers jours de rejoindre la dynamique et de se constituer en un « Collectif ivryen des associations et des citoyens pour la loi 1901 ». Ce collectif se donne trois objectifs, dont je me permets de me faire le relais ici ce soir : obtenir l’annulation de la circulaire Fillon du 18 janvier 2010 ; élaborer des propositions alternatives ; lancer un débat autour de la question : « quelles associations voulons-nous pour demain ? ».

Inutile de dire ici à quel point je me félicite de cette initiative qui témoigne, s’il en était besoin, de la maturité et du haut niveau de réflexion et d’ambition du mouvement associatif dans notre ville.

Je vous remercie de votre attention et vous invite à voter la délibération qui vous est présentée.


Monsieur le Député-Maire, chers collègues, Mesdames, Messieurs,

Les associations à Ivry sont nombreuses et diverses dans leurs champs d’action. Elles constituent un lieu de démocratie et de citoyenneté unique autant qu’original. Le nombre d’Ivryens membres d’une ou plusieurs associations est d’ailleurs très important, traduisant un investissement de la part des Ivryens pour construire la dimension humaine de leur ville.

Chaque année, on peut observer la création de nouvelles associations. Cette année par exemple, se crée un collectif rassemblant les associations loi 1901 qui le souhaitent. Il s ‘agit donc d’un  réseau dynamique qui se renouvelle et s’enrichit en permanence, permettant à notre ville d’être porteuse d’humanité. Toutefois, elles sont contraintes parfois de suppléer les carences de l’Etat et sont en première ligne pour constater et même résister aux réformes gouvernementales désastreuses. Je pense notamment aux restos du cœur qui ont vu ces dernières années le nombre de bénéficiaires nettement augmenter.

La réforme des collectivités territoriales va avoir dans les prochaines années des conséquences directes et néfastes sur les associations et plus particulièrement dans le domaine du sport lequel nécessite un financement public. Le sport qui est porteur de valeurs et qui a des effets bénéfiques sur la santé physique et psychique.
En effet, sans l'investissement des collectivités, dont les départements dans les équipements sportifs, en construction comme en entretien, il n'y aurait plus de sport pour tous en France. Sans les subventions aux associations, combien de personnes n'auraient plus accès à la pratique sportive. Le service public du sport, construction récente et performante, peut être remis en cause autant par la réforme fiscale, qui raréfie les moyens des collectivités locales, que par la réforme territoriale, qui limite leur compétence générale. Dans ce domaine comme dans d’autres on assiste à une régression générale du type de civilisation patiemment élaboré depuis le XIX siècle. Parce que nous sommes convaincus des effets positifs de l’action des associations à la fois dans le domaine social mais aussi pour la démocratie, nous choisissons de favoriser au mieux des moyens dont nous disposons la vie des associations. C’est pourquoi le groupe communiste et partenaires votera cette délibération

 

Bozena Wociejchowski : 2011, un budget solidaire, porteur de luttes et d'espoirs en l'avenir !

Conseil municipal 27 janvier 2011 - Bozena Wociejchowski pour les élus communistes et partenaires

"Un budget 2011 marqué évidemment par les contraintes majeures  imposées par l’Etat ... un budget de colère, de résistance et de conviction..."
"...notre budget 2011 ne doit-il pas aussi porter un message d’espoir ?"
" Un message montrant que lorsque nous affirmons des engagements clairs, travaillons à les mettre en œuvre ensemble, lorsque la participation des citoyens entre dans le vif du sujet, dans le concret, au-delà des slogans, lorsque le débat des idées enrichit le rassemblement, dynamise l’action collective, nous pouvons agir mieux encore pour notre ville et ses habitants, face à la Droite et sa politique violente et destructrice.
Alors, oui, nous partageons les objectifs et les propositions du budget 2011, nous faisons le choix des droits humains fondamentaux, celui du service public, garant de justice et d’efficacité sociale.
Oui, nous partageons l’objectif de contribuer à montrer un autre chemin d’avenir pour Ivry, sa population et pour notre pays.
C’est pour toutes ces raisons que le groupe des élus communistes et partenaires votera ce budget solidaire, porteur de luttes et d’espoirs en l’avenir."

Intégralité de l'intervention de Bozena Wociejchowski et introduction du débat budgétaire par Philippe Bouyssou ci-après :


Conseil municipal du 27 janvier 2011
Intervention de Bozena Wociejchowski pour les élus communistes et partenaires

M. le Maire, cher-es collègues, mesdames, messieurs,
Je souhaite à l’occasion de l’examen de ce budget 2011 en séance du Conseil municipal, saluer le travail impulsé par Philippe pour la municipalité, celui réalisé par les agents et les cadres des services publics municipaux depuis des mois, saluer aussi l’implication citoyenne des agents territoriaux, des associations et des ivryennes et ivryens qui ont pris part aux débats dans les différentes rencontres qui ont permis l’élaboration collective de ce budget.
Une élaboration collective et transparente, tant au sein de la toute la représentation municipale du Conseil que vis à vis des personnels et des citoyens de notre ville.
Un processus d’élaboration collectif et démocratique donc, qu’il nous faut effectivement saluer lorsque aujourd’hui on voit combien les élus et les citoyens sont purement méprisés et écartés des choix qui déterminent notre avenir collectif, par Nicolas Sarkozy, son gouvernement et sa majorité de droite partout ou elle sévit.
Un budget 2011 marqué évidemment par les contraintes majeures  imposées par l’Etat, je n’y reviens pas, Philippe a brossé un tableau clair et explicite des réformes et des objectifs de la Droite au pouvoir.
En décembre dernier, Olivier Beaubillard, pour notre Groupe, a souligné les dimensions essentielles que nous avons portées avec la majorité municipale dans la construction de ce budget 2011 : un budget de colère, de résistance et de conviction.
« Un budget de colère, parce que nous partageons celle de l’immense majorité des habitants de notre ville, qui souffre des conséquences de la politique de la Droite, parce qu’avec d’autres moyens, ceux dont nous prive l’Etat avec ses nouveaux cadeaux au patronat avec la suppression de la taxe professionnelle, nous pourrions engager bien d’autres actions et projets utiles aux Ivryens.
Parce qu’avec une fiscalité plus juste et plus efficace, nous serions en mesure d’investir plus encore pour l’avenir et le quotidien des habitants. »
 
Les projets et les besoins ne manquent pas.
C’est parce que nous avons la conviction que l’on doit et que l’on peut faire  d’autres choix politiques que ceux présentés comme incontournables par le libéralisme économique que nous les concrétisons en actes.
Des convictions et des actes : pour le service public, pour la formation, l’emploi, la protection sociale des fonctionnaires territoriaux.
Là encore nous sommes en opposition totale de la politique de destruction induite par la RGPP (révision générale des politiques publiques), liquidatrice d’emplois publics.
L’actualité de vœu que nous venons de voter contre la suppression de 16 000 postes à l’Education nationale en est le triste exemple d’actualité.
Des actes concrets pour le droit au logement, contre l’habitat indigne, pour la jeunesse, ses projets, son expression, sa réussite, pour un développement durable, respectueux de la planète, de notre environnement, pour les personnes âgées et contre l’isolement social, pour l’enfance, l’éducation, le sport, la culture … pour la prévention, les droits humains fondamentaux et contre les discriminations.
Les propositions qui nous sont soumises ce soir en témoignent et nous confirmons notre volonté politique de mettre en œuvre nos priorités.
Ce BP 2011 réaffirme aussi l’ambition du développement équilibré et durable de la ville au travers d’un programme  d’investissements courageux et utiles pour les habitants.
Tout comme nous réaffirmons notre volonté de la coopération avec tous nos partenaires institutionnels, là encore les actes et les réalisations sont là pour témoigner.
N’en déplaisent à nos collègues de la droite, vous pouvez attaquer tous les projets de la majorité de gauche, adoptés par le Conseil municipal, co-élaborés, construits et débattu, notre ville n’obéira jamais aux injonctions de l’UMP !
Ce vote du budget 2011 intervient à une période marquée par beaucoup d’incertitudes évidement.
Incertitudes liées à la crise financière capitaliste que le libéralisme entend faire payer aux peuples.
Incertitudes liées aux conséquences de la rupture sarkozyste avec toutes les valeurs républicaines de solidarité et la mise en cause des fondements de toute protection sociale.
Incertitudes car le mouvement social, même aussi puissant que dernièrement pour le droit à la retraite, se heurtent aux exigences du Medef, à l’autoritarisme de la Droite qui relaie et met en œuvre sans états d’âmes de véritables reculs de civilisations.
Incertitude aussi quant à la capacité des forces de gauche et de transformation sociale à créer les conditions d’une véritable alternative politique dans notre pays.
Dans ce contexte, notre budget 2011 ne doit-il pas aussi porter un message d’espoir ?
Un message montrant que lorsque nous affirmons des engagements clairs, travaillons à les mettre en œuvre ensemble, lorsque la participation des citoyens entre dans le vif du sujet, dans le concret, au-delà des slogans, lorsque le débat des idées enrichit le rassemblement, dynamise l’action collective, nous pouvons agir mieux encore pour notre ville et ses habitants, face à la Droite et sa politique violente et destructrice.
Alors, oui, nous partageons les objectifs et les propositions du budget 2011, nous faisons le choix des droits humains fondamentaux, celui du service public, garant de justice et d’efficacité sociale.
Oui, nous partageons l’objectif de contribuer à montrer un autre chemin d’avenir pour Ivry, sa population et pour notre pays.
C’est pour toutes ces raisons que le groupe des élus communistes et partenaires votera ce budget solidaire, porteur de luttes et d’espoirs en l’avenir.
Je vous remercie de votre attention.

 

Conseil municipal du 27/01/2011
Intervention de Philippe Bouyssou
______________________

 

Monsieur le député-maire,
Cher(e)s collègues,
Pour la troisième fois depuis le début de ce mandat, je vais avoir l’honneur (évoquer le plaisir en pareille matière…pourrait tendre à la perversion…) de vous soumettre le projet de budget communal pour l’année qui s’engage.
Je le regrette mais je ne pourrai  enjoliver cet exercice de beaucoup d’enthousiasme et d’innovation. En effet, le « contexte » dans lequel nous avons préparé ce budget reste marqué par de profondes incertitudes quant à l’avenir des collectivités locales et de leur financement.
Comme je le rappelais le mois dernier, cet exercice est contraint par la volonté de l’Etat d’engager les collectivités locales dans un mouvement de réduction des dépenses publiques. Pour cela, elle a mis en œuvre trois « armes fatales » :
1. la suppression de la TP, tout d’abord, et son remplacement par une Contribution Economique Territoriale qui va se traduire pour notre ville par un « manque à gagner » au niveau des recettes fiscales pouvant s’élever jusqu’à 20 millions d’€ au cours des 5 prochaines années,
2. ensuite, la réforme des collectivités territoriales avec, notamment pour le cœur dense de l’Ile de France, l’intégration au Grand Paris ou, plus généralement, la menace de suppression des conseils généraux à l’horizon 2014. (Je salue d’ailleurs la présence dans la salle ce soir de Pascal et Chantal… avec une spéciale dédicace pour Pascal qui a présenté lundi le budget du conseil général, adopté par toute la gauche, et qui a intégré dans ce projet de budget une recette de
82 M€ correspondant à la dette de l’Etat envers le département au titre du transfert du RSA, de l’APA et de la PCH)… Au-delà de cette remise en cause anti-démocratique d’un échelon territorial essentiel pour la solidarité,  pèse également la menace de l’interdiction des « financements croisés » que le gouvernement caricature sur la symbolique du millefeuille.
Même si 12 mois se sont écoulés depuis le vote de notre dernier budget, je ne vous ferai pas l’affront de ré évoquer devant vous le fait que, sans ces financements croisés de la Région, du Conseil général, de la ville…, et plus rarement de l’Etat, des projets comme le Hangar, le parc des Cormailles, la restructuration de la Porte d’Ivry… n’auraient jamais vu le jour.
3. je disais trois armes fatales, je viens d’en citer deux ; la troisième réside dans le projet de loi de finances de l’Etat pour 2011, actuellement en discussion, qui relaie avec zèle les orientations de la commission européenne et du FMI. Ce projet prend en compte une hypothèse de croissance de 2 % et une inflation prévisionnelle de 1,5 % et engage une réduction de 6 % des « déficits publics et un gel des dépenses publiques. (Je n’y reviendrai pas puisque cela vient de faire l’objet d’un vœu concernant l’éducation nationale et on voit bien les conséquences que cela aura sur l’ensemble des services publics), mais elle envisage surtout, pour les trois années à venir, un gel des dotations de l’Etat aux collectivités locales.
C’est donc sur un projet de recettes de fonctionnement de 136,4 M€ que nous avons bâti le budget 2011. Ces recettes intégreraient :
- 28,2 M€ de DGF,
- 67,7 M€ d’imposition directe qui se décomposerait comme suit :
 - 35,4 M€ pour les taxes foncières bâties et non bâties,
- 15,6 M€ pour la taxe d’habitation qui inclut dès cette année l’ancienne cotisation départementale,
- et, enfin, 16,7 M€ pour la contribution économique territoriale… là où la taxe professionnelle en 2009 représentait 36,3   millions.
Il n’est donc pas besoin de beaucoup de mots, ou de grandes démonstrations, pour illustrer la gravité du divorce qui va s’opérer entre l’activité économique existant sur un territoire et les recettes que cela génère pour les collectivités territoriales. De ce point de vue, ce ne sont pas les compensations (tels le FNGIR et la CVAE) prélevées et redistribuées par l’Etat qui seront de nature à nous rassurer.
Ces prévisions de recettes fiscales, comme je l’évoquais en décembre, intègrent une réévaluation de nos taux de fiscalité de 1,5 %… mais c’est là le débat qui nous occupera en avril prochain.
Vous le voyez, ce contexte ne porte pas à l’enthousiasme… ; pour autant, nous vous proposons de maintenir deux caps : 
- celui d’un service public local utile à tous les « Ivryens » dans un contexte où les conditions de vie s’aggravent,
- et celui d’une évolution de notre territoire basée sur l’accueil de nouvelles populations avec la création de logements, sur le développement d’une activité économique génératrice d’emplois.
Ce qui implique d’assumer un programme d’investissements ambitieux… sur lequel je reviendrai.
Vous le comprendrez, il s’agit bien pour nous d’entrer en résistance contre le libéralisme et la droite qui nous gouvernent, et de contribuer, au travers de nos choix de gestion à l’émergence de profonds changements politiques dans la perspective des élections nationales de 2012.
Pour cela, nous maintenons les orientations prioritaires à l’œuvre depuis 2009 et pleinement issues de notre programme municipal ; à savoir :
(pardonnez-moi, mais la continuité des positions implique parfois une certaine redondance).
 - le logement,
 - la petite enfance,
 - la santé,
 - l’autonomie des personnes âgées,
 - les droits des jeunes.
Prenant appui sur trois piliers :
 - la démocratie,
 - le développement durable,
 - le service public.
Le contexte que je viens de décrire longuement nous a conduits à contenir l’évolution des dépenses de fonctionnement, afin de préserver une capacité d’auto financement face à des besoins d’investissement importants.
Ainsi, au global, les dépenses de gestion évolueraient de 0,8 % par rapport à 2010.  Ce qui, vous l’aurez noté, est inférieur à l’inflation prévisionnelle.
Au sein de ces dépenses, d’importants mouvements de transfert s’opèrent en direction des contingents et participations avec la consolidation du budget annexe de la collecte des déchets qui intègre désormais l’ensemble des contrats ainsi que les dépenses de personnel inhérentes à cette activité. C’est ce qui explique, entre autres, la réduction des dépenses des services de 4% et l’augmentation des contingents de 27% …
Les subventions aux associations, mais Romain y reviendra tout à l’heure, augmentent quant à elles de 3,8%.
Cette croissance modérée des dépenses de gestion est d’autant plus remarquable qu’elle maintient l’ensemble des services rendus à la population, dans les domaines où nous avons décidé d’exercer des compétences, et qui vont bien au-delà de nos obligations réglementaires et qui contribuent à plus de justice sociale. Elle les maintient dans un cadre où nous avons depuis plusieurs années décidé de ne pas augmenter nos tarifs soumis au quotient familial.
Au-delà du maintien, nous vous proposons ce soir de développer de nouvelles activités à hauteur de 900.000, avec notamment :
- le développement des permanences d’accès aux droits, au sein de l’espace municipal de médiation et d’accès aux droits,
- la mise en œuvre du contrat de réussite solidaire en direction des jeunes, décidée dans le cadre des assises,
- la création du conseil local des jeunes,
- l’évolution des classes de pleine nature,
- la location de locaux modulaires pour tenter d’améliorer le fonctionnement de l’école Makarenko dans l’attente de sa reconstruction,
- l’accompagnement à la scolarité des collégiens,
- les actions de soutien aux commerces de proximité dans le cadre du Fisac,
- la mise en œuvre d’une procédure artistique d’accompagnement de la concertation dans le cadre du projet de restructuration du secteur Gagarine-Truillot.

Concernant le personnel communal, cette section du budget évoluerait, quant à elle, de 2,7 % incluant de premières mesures sociales, (après la généralisation de la NBI), avec une première contribution aux dépenses de mutuelle, une augmentation de 100 € de la prime pour aller progressivement vers l’équivalent d’un treizième mois…
Cette augmentation tient compte uniquement du maintien du nombre de postes et des évolutions de carrière des agents. La création de 5 postes supplémentaires s’effectuera donc dans le cadre d’un redéploiement. Elle concernera :
- trois postes de médiateur ayant en charge la mise en œuvre de nos orientations en matière de prévention de la délinquance,
- un poste d’animateur du commerce de proximité dans le cadre du FISAC,
- un poste de chargé de mission sur les questions touchant à la lutte contre les discriminations.
Un travail est également engagé pour développer un nouveau service en direction des personnes âgées pour préserver leur autonomie de mouvement dans la ville, en prenant appui sur les emplois relais …
A ce stade de mon exposé, vous me permettrez de saluer le travail accompli par les élus en charge de délégation, ainsi que par l’ensemble des services et des directions pour aboutir sur un projet de budget qui maintient et développe l’ensemble des services tout en maîtrisant de manière inédite l’évolution des dépenses. Cette dynamique va bien au-delà d’un effort de gestion ; il s’agit, avant tout, d’une réflexion de fond, d’une évaluation des moyens mis en œuvre qui placent notre service public en situation de résistance face au coup de boutoir de la droite qui préfèrerait nous voir lâcher du terrain au profit du secteur marchand …
Tout au long de l’année, notamment à l’occasion des prochaines décisions modificatives, nous aurons l’occasion de vérifier l’efficience de ce scénario budgétaire…
J’en viens maintenant à l’investissement :
l’évolution maîtrisée des dépenses de fonctionnement que je viens de décrire nous permettrait en 2011 de dégager une épargne disponible de 4,4 millions d’€ (quatre fois supérieure à celle du BP 2010 ), rendant ainsi possible un programme d’investissement annuel de 25,7 millions d’€ . Le financement de ce programme impliquera un nouveau recours à l’emprunt de 9,1 millions d’€ ( contre 16,3 millions au BP 2010 ).
Ce programme d’investissements pour 2011 s’inscrit dans une vision pluri annuelle et nous amène à projeter une dépense d’investissements de 136,8 millions d’€ au cours des 4 prochaines années.
Le programme de cette année se décompose de la manière suivante :
- Plus de 12 millions seront dédiés à l’entretien et à la maintenance du patrimoine existant : 500.000 € d’acquisitions dans le cadre des projets d’urbanisme, plus de 2 millions pour l’espace public,
260 000 € pour les équipements culturels, 1,4 millions pour l’école, 3,8 millions pour le logement ( principalement dédiés au soutien à l’OPH), 270.000 pour les équipements accueillant les personnes âgées,  etc…
Il est à noter que ces enveloppes n’ont pas été reconduites à la hauteur de l’an dernier et ont subi une baisse de 10% pour contribuer à l’effort général, sauf pour l’école et les équipements sportifs où les besoins et l’état du patrimoine l’imposaient.
- 7 millions seront consacrés à la poursuite des opérations lancées en 2010, comme la requalification des espaces publics et sportifs Hartmann, les itinéraires cyclables, l’école du Quartier Parisien, la poursuite de l’opération programmée d’amélioration de l’habitat dans le quartier Mirabeau, l’accompagnement de trois projets de logements sociaux neufs (contribuant aux 1342 logements sociaux supplémentaires qui doivent être construits d’ici la fin du mandat ),
- enfin, près de  6 millions d’€ seront consacrés au lancement de nouveaux projets dont :
o 700.000 € pour l’acquisition de l’ancienne station Esso rue Robespierre,
o  50.000 € d’étude concernant les conteneurs enterrés pour la collecte des déchets,
o 30.000 € d’étude pour envisager, enfin, une réfection de la placette des Fauconnières,
o 40.000 € d’étude pour un futur groupe scolaire dans le cadre de la ZAC Ivry-Confluence,
o 200.000 € pour l’acquisition d’un projecteur numérique pour le Luxy,
o 200.000 € pour la réimplantation de la galerie Fernand Leger et du CREDAC, en raison de la présence d’amiante dans les locaux actuels,
o près de 500.000 € pour accompagner la construction de quatre nouveaux projets de logements,
o 1,3 millions d’ € pour la réalisation de deux nouvelles crèches municipales de 40 berceaux dans le cadre de la ZAC du Plateau,
o 114.000 € pour le centre de formation et d’hébergement des jeunes sportifs de haut niveau,
o 1,2 millions d’€ pour la réfection des toitures de l’hôtel-de-ville,
o 900.000 € pour l’implantation du Centre Dramatique National dans les locaux de la Manufacture des Œillets,
o 200.000 € pour l’installation d’un bâtiment industrialisé à la maternelle Gabriel Péri pour les centres de Loisirs.
C’est là une première étape qui vous est proposée pour l’année 2011 ; il nous restera en effet près de 13 millions d’€ à engager au cours des trois prochaines années budgétaires pour avancer de manière significative sur la mise en œuvre de notre programme avec, notamment, le lancement de la restructuration du CMS en 2012, la construction d’une nouvelle EPHAD en intercommunalité avec Vitry à partir de 2013, l’équipement d’un nouveau parking souterrain pour 1,6 millions d’€ dans le cadre de la ZAC du Plateau en 2013, la réfection de la rue et de la place Antoine Thomas en 2012 …
C’est un projet pluriannuel d’investissements ambitieux mais qui laissera tout de même en stock plus de 54 millions d’€ de projets qui auraient été utiles à notre ville.
Sans vouloir prendre trop d’avance sur les débats que nous aurons en janvier 2012, 2013 et 2014 … vous me permettrez d’attirer votre attention sur le poids des décisions que nous prenons ce soir. Pour 2012, nous envisageons un programme d’investissements de 29 millions d’€, pour 2013 de 48 millions d’€ et de 34 millions en 2014 … Même si nous évaluons à 23 millions les recettes d’investissement directement liées à ces projets, nous aurions cependant besoin d’un recours audacieux à l’emprunt de près de 24 millions en 2013 et de 17 millions en 2014.
Nous le savons, dans le prolongement de la crise financière cela doit retenir toute notre attention… Car en effet la crise a bon dos, elle offre un prétexte en « or » ( c’est le cas de le dire… ) aux banques pour garantir la rentabilité des prêts consentis aux collectivités territoriales.
Faudra t-il bientôt passer d’abord par les agences de notations avant d’obtenir des financement ? Si j’en crois la lecture du magazine Challenge qui, il y a peu, classait selon des critères capitalistes 869 communes de plus de 10 000 habitants, le mouvement est déjà bien engagé. Les collectivités locales, désormais, seraient choisies par les banques en fonction de leur solvabilité et de leur capacité de désendettement… En clair, nous risquons d’être pris en étau entre, d’un côté, l’Etat qui nous étrangle financièrement pour nous contraindre à réduire nos dépenses et, de l’autre, les banques qui exigeront de nous des garanties nouvelles en matière de maîtrise des dépenses de fonctionnement pour accepter de financer nos investissements moyennant des taux d’intérêts exorbitants …
Plus que jamais, nos décisions locales doivent porter l’exigence d’une transformation profonde de notre société qui oriente enfin l’argent vers des réponses efficaces aux besoins des gens … c’est, pour notre part, ce que nous allons faire ce soir !
Merci de votre attention.

     

 

 

 

 

Face à l'Etat de Droite : engagement et participation citoyenne, partenariats et coopérations !

 « Tandis que la Droite brise les espaces de démocratie, de coopération et de solidarité dans le pays, quelle organisation territoriale peut-on envisager pour demain ? »
Tribune d'expression des groupes  politiques au conseil municipal - question du groupe des élus communistes et partenaires
La Droite et son président, Nicolas Sarkozy frappe très dur sur les fondements institutionnels de notre pays, de ceux hérités de la Révolution française jusqu’aux lois de décentralisation. Les cibles sont évidentes : la démocratie de proximité et les services publics.
Avec la réforme territoriale, la création de la société du Grand Paris, la quasi-disparition de la taxe professionnelle, le regroupement des Départements et Régions, visant la disparition à terme des Départements, le dispositif législatif redoutable mis en œuvre conduit vers la re-centralisation accrue des pouvoirs de l’Etat.
Elle s’accompagne d’une attaque généralisée contre les services publics qui constituent pourtant une véritable réponse aux besoins de la population, tout cela pour ouvrir de nouveaux marchés au privé. Car même si les Français ont voté Non au référendum constitutionnel européen de 2005, Sarkozy, la Droite et les partisans du libéralisme économique le plus rude, n’en ont cure et imposent aux peuples leurs politiques libérales. Ils leur font maintenant payer la crise financière tandis que les grandes fortunes prospèrent bien à l’abri, protégées par les lois qui prévoient notamment la suppression de l’impôt sur la fortune.
Pour mener cette politique, ils entendent réduire d’une façon ou d’une autre les espaces de décisions, d’élaboration démocratique et d’intervention citoyenne, de partenariats et de coopération, de résistance et de création que peuvent représenter les collectivités : Villes, Départements et Régions.
A Ivry, nous avons développé les moyens d’une démocratie participative active et dans le même temps des partenariats et des coopérations multiples avec les communes voisines, au sein de l’association Seine-Amont Développement ainsi qu’avec Paris, le Département du Val-de-Marne, la Région Ile-de-France et nous participons à l’action du Syndicat Paris Métropole qui réunit la Capitale et un grand nombre de communes et départements d’Ile-de-France. 
C’est dans ce sens que devrait s’articuler à l’échelle nationale l’organisation territoriale de demain, partant des réalités économiques, sociales et environnementales, des expériences partagées, de coopérations librement consenties, de projets élaborés conjointement dans l’intérêt des habitants et des salariés.
Sans le travail partenarial mené avec le Conseil général et la Région, le parc des Cormailles, le pont Sncf, la passerelle Müller, le réaménagement de la Porte d’Ivry … et tant d’autres actions conjointes n’auraient pas vu le jour, y compris dans le domaine de l’aide sociale.
Face aux difficultés et aux obstacles, notre travail partenarial, tout comme le fort engagement citoyen des Ivryens sont des atouts réels, ils doivent nous conduire à nous rassembler toujours plus face à la Droite.
Pierre Gosnat               
 

OUI au droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers

Les résultats du référendum du 5 décembre 2010

Inscrits : 28345
Votants : 3422
Exprimés : 3366
Participation : 12,06 %

Oui : 2071 soit 61,53 %

Non : 1295 soit 38,45 %

 

Une femme, un homme = une voix ! Référendum le 5 à Ivry

REFERENDUM SUR LE DROIT DE VOTE ET L’ ÉLIGIBILITÉ DES RÉSIDENTS ÉTRANGERS HORS UNION EUROPÉENNE AUX ÉLECTIONS LOCALES
le 5 décembre 2010
Votez le 5 décembre pour aller vers un suffrage réellement universel !
A l’appel des associations : Ligue des Droits de l’ Homme, CIVCR, MRAP, FCPE, Atout Majeur, Secours Populaire, Les Bergers, Association des Haïtiens, Association des femmes congolaises, Association des ressortissants comoriens, Khaïmade la solidarité, Parfum d’Afrique France, Association pour le développement de Dianguirdé.
Et des partis politiques : Parti Communiste Français, Parti Socialiste, Europe écologie-les Verts, Parti de gauche, Nouveau Parti Anticapitaliste
TOUT SAVOIR SUR LE VOTE !
LE SCRUTIN EST OUVERTde 9 H à 18 H
Pour pouvoir voter au référendum, il convient de présenter un justificatif d’identité ou de se présenter avec un témoin.
La carte électorale est facultative.
Le vote par procuration est possible sur simple papier libre.
Il n’y a aucune démarche à faire avant le jour du scrutin.
Renseignements au 01 49 60 24 66
Liste des bureaux ci-après :

 BUREAU 1
Mairie
Esplanade Georges Marrane
Regroupe les bureaux
de vote traditionnels 1, 2, 5 et 9.

BUREAU 2
Ecole élémentaire Irène
et Frédéric Joliot-Curie B
23, rue Saint-Just
Regroupe les bureaux
de vote traditionnels 12, 13 et 14.

BUREAU 3
Maison de la citoyenneté
25, rue J.-J. Rousseau
Regroupe les bureaux
de vote traditionnels 7 et 8.

BUREAU 4
Groupe scolaire Orme au Chat
3, place de l’Orme au Chat
Regroupe les bureaux
de vote traditionnels 10 et 11.

BUREAU 5
Salle de danse
30, rue Marat
Regroupe les bureaux
de vote traditionnels 3, 4, 6 et 15.

BUREAU 6
Ecole élémentaire Makarenko A
4, rue Jean Perrin
Regroupe les bureaux
de vote traditionnels 22 et 29.

BUREAU 7
Foyer Ambroise Croizat
21, rue Jean-Marie Poulmarch
Regroupe les bureaux
de vote traditionnels 26, 30, 31 et 32.

BUREAU 8
Ecole maternelle
Eugénie Cotton
47/49, rue Maurice Coutant
Regroupe les bureaux
de vote traditionnels 23, 27 et 35.

BUREAU 9
Ecole élémentaire Barbusse A
7, rue Georgette Rostaing
Regroupe les bureaux
de vote traditionnels 21, 25 et 34.

BUREAU 10
Ecole maternelle Gabriel Péri
47, rue Gabriel Péri
Regroupe les bureaux
de vote traditionnels 24, 28, 33 et 36.


 

 

Votez le 5 décembre pour aller vers un suffrage réellement universel !

REFERENDUM SUR LE DROIT DE VOTE ET L’ ÉLIGIBILITÉ DES RÉSIDENTS ÉTRANGERS HORS UNION EUROPÉENNE AUX ÉLECTIONS LOCALES
le 5 décembre 2010

A l’appel des associations : Ligue des Droits de l’ Homme, CIVCR, MRAP, FCPE, Atout Majeur, Secours Populaire, Les Bergers, Association des Haïtiens, Association des femmes congolaises, Association des ressortissants comoriens, Khaïmade la solidarité, Parfum d’Afrique France, Association pour le développement de Dianguirdé.
Et des partis politiques : Parti Communiste Français, Parti Socialiste, Europe écologie-les Verts, Parti de gauche, Nouveau Parti Anticapitaliste

TOUT SAVOIR SUR LE VOTE !

LE SCRUTIN EST OUVERTde 9 H à 18 H
Pour pouvoir voter au référendum, il convient de présenter un justificatif d’identité ou de se présenter avec un témoin.

La carte électorale est facultative.

Le vote par procuration est possible sur simple papier libre.
Il n’y a aucune démarche à faire avant le jour du scrutin.

Renseignements au 01 49 60 24 66

Liste des bureaux ci-après :

BUREAU 1
Mairie
Esplanade Georges Marrane
Regroupe les bureaux
de vote traditionnels 1, 2, 5 et 9.

BUREAU 2
Ecole élémentaire Irène
et Frédéric Joliot-Curie B
23, rue Saint-Just
Regroupe les bureaux
de vote traditionnels 12, 13 et 14.

BUREAU 3
Maison de la citoyenneté
25, rue J.-J. Rousseau
Regroupe les bureaux
de vote traditionnels 7 et 8.

BUREAU 4
Groupe scolaire Orme au Chat
3, place de l’Orme au Chat
Regroupe les bureaux
de vote traditionnels 10 et 11.

BUREAU 5
Salle de danse
30, rue Marat
Regroupe les bureaux
de vote traditionnels 3, 4, 6 et 15.

BUREAU 6
Ecole élémentaire Makarenko A
4, rue Jean Perrin
Regroupe les bureaux
de vote traditionnels 22 et 29.

BUREAU 7
Foyer Ambroise Croizat
21, rue Jean-Marie Poulmarch
Regroupe les bureaux
de vote traditionnels 26, 30, 31 et 32.

BUREAU 8
Ecole maternelle
Eugénie Cotton
47/49, rue Maurice Coutant
Regroupe les bureaux
de vote traditionnels 23, 27 et 35.

BUREAU 9
Ecole élémentaire Barbusse A
7, rue Georgette Rostaing
Regroupe les bureaux
de vote traditionnels 21, 25 et 34.

BUREAU 10
Ecole maternelle Gabriel Péri
47, rue Gabriel Péri
Regroupe les bureaux
de vote traditionnels 24, 28, 33 et 36.

 

Pour ou contre le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers ?

Pierre Gosnat,
Maire d’Ivry-sur-Seine, Député du Val de Marne

Bozena Wojciechowski,
Adjointe au Maire, chargée des droits et de la citoyenneté des résidents étrangers, des actions contre toutes les discriminations

Le collectif ivryen « Votation citoyenne »

vous invitent à une rencontre-débat :

Pour ou contre le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers ?

Vendredi 26 Novembre 2010
 à 19 h 00

Espace Gérard Philipe
Centre Jeanne Hachette
(côté rue Raspail)

Avec la participation de :

Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme

Et des représentant(e)s des organisations associatives, syndicales et politiques
du collectif ivryen

Référendum du 5 décembre : tous les renseignements

 

Référendum du 5 décembre : votons OUI !

Les élu-es du groupe communiste et partenaires, attaché-es à faire vivre une réelle démocratie, remettent en cause les règles du système politique actuel. Alors que des millions de personnes défilent dans les rues, le gouvernement reste sourd. C’est proprement inadmissible. L’urgence est à la création d’espaces républicains où la liberté, l’égalité, la fraternité cessent d’être des valeurs pour devenir réalité. Des espaces où les citoyennes et les citoyens peuvent parler, agir, intervenir réellement sur les choix politiques qui les concernent.
Pour nous, c’est essentiel. Essentiel que l’ensemble des personnes vivant sur un territoire puisse s’y exprimer.
A l’heure où le mépris des gouvernants frappe la population, les Ivryennes et les Ivryens aspirent à la reconnaissance de leurs droits, à l’obtention de nouveaux droits, à la reconnaissance de leur dignité.
Le droit de vote et d’éligibilité change l’être humain en citoyen, créé de l’égalité entre toutes celles et tous ceux qui partagent un même territoire. C’est une exigence cruciale pour les résidents étrangers qui vivent avec nous au quotidien, mais aussi pour l’ensemble de la population.
C’est pourquoi, nous appelons toutes les Ivryennes et tous les Ivryens à voter OUI le 5 décembre prochain ! •
 

On vit ensemble, on lutte ensemble, on vote ensemble le 5 décembre à Ivry !


Le droit de vote et d’éligibilité change l’être humain en citoyen, créé de l’égalité entre toutes celles et tous ceux qui partagent un même territoire. C’est une exigence cruciale pour les résidents étrangers qui vivent avec nous au quotidien, mais aussi pour l’ensemble de la population. C’est pourquoi, nous appelons toutes les Ivryennes et tous les Ivryens à voter OUI le 5 décembre prochain !

Bozena Wojciechowski au conseil municipal du 21 octobre 2010 :

"Sachant que près d’un Ivryen sur 5 n’a pas le droit de s’exprimer sur ce qui fait son quotidien, sur l’ensemble des décisions qui sont prises et qui le concernent, je crois que l’égalité des droits et la démocratie sont une affaire de conquêtes à arracher en permanence et pour le bien de toutes et de tous."

Intégralité de son intervention ci-après :
Conseil municipal du 21 octobre 2010.
Référendum du 5 décembre 2010 sur le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales.

Monsieur le Maire,
Cher-es Collègues,
Je suis heureuse de présenter ce soir la délibération concernant l’organisation du référendum d’initiative locale sur la question du droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales.
Je le suis car c’est une initiative que bon nombre de citoyennes et de citoyens attendent depuis longtemps.
Je le suis également car elle s’inscrit dans la continuité de nombreuses actions menées dans notre ville, je pense bien sûr au Référendum sur le devenir de l’hôpital Jean Rostand mais aussi à la votation citoyenne organisée en 2008.
Il m’apparaît d’autant plus important d’aborder ce sujet aujourd’hui.
Dans cette période où la résistance se cristallise sur les retraites, c’est bien une contestation généralisée des choix politiques gouvernementaux qui se manifeste. Finalement, l’ensemble de la société est interrogé en profondeur. La problématique des droits, de l’égalité entre toutes et tous, de la dignité des êtres humains, est fortement posée. Et ce référendum s’y inscrit pleinement.
A l’heure où les effets dévastateurs de la politique menée par la droite arrogante et « décomplexée » de Nicolas Sarkozy se font sentir cruellement au sein du peuple ;
A l’heure où apparaît que, loin de petites touches successives, nous avons à faire à une casse systématique, réfléchie des droits sociaux, civiques et même humains ;
A l’heure où le peuple mène une résistance exceptionnelle, forte et fière, porteuse d’espoir, notre ambition est d’affirmer toutes les exigences qui rendent dignes les femmes et les hommes vivant dans ce pays.
A ce titre, celle du droit de vote et d’éligibilité, parce qu’elle change l’être humain en citoyen, parce qu’elle crée de l’égalité entre toutes celles et tous ceux qui résident sur notre territoire est cruciale. Elle pose un enjeu de civilisation.
En 1791, l’assemblée constituante décide d’un trait de plume de donner la qualité de citoyen à tous les hommes résidant sur le territoire de la République. Certes, les hommes seulement et c’est plus que regrettable, mais TOUS les hommes quand même, quels que soient leurs origines ou leurs nationalités. En 1793, c’est le droit d’asile qui est créé.
Depuis, notre pays a accueilli de nombreux étrangers. Migrants politiques, philosophiques, économiques ont participé à façonner la France. Notre ville a été partie prenante tout au long du 20ème siècle de ces mouvements de population. Peut-être même plus qu’ailleurs, nous avons su en faire une richesse, un atout….Certains de ces migrants sont devenus Français, d’autres non.
Or, la politique du gouvernement, la loi Besson récemment voté, remettent en cause cette histoire, et ces origines révolutionnaires de notre République…Ce n’est plus l’héritage de mai 68, ni même celui du conseil national de la résistance qu’ils veulent liquider mais bien celui de 1789. A chaque centre de rétention construit, c’est un morceau de la Bastille qui ressurgit de terre.
Alors : Faut-il expulser, chasser, rendre invisible, tout ce qui diffère d’un « nous » imaginaire, qui mériterait d’être bien redéfinit ensemble ? Ou faut-il créer les meilleures conditions de vie, d’accueil, de citoyenneté des femmes et des hommes qui vivent, travaillent, s’investissent dans notre pays, sur notre ville, qui est ainsi aussi la leur ?
Ces considérations en tête, chacun comprend que notre ville, où résident 22% d’étrangers, dont plus de 80% sont ressortissants de pays non membres de l’Union européenne, doit s’exprimer avec détermination sur cette question de citoyenneté des résidents étrangers.
Je l’ai déjà dit, nous ne partons pas de rien, nous avons déjà mené des expériences dans ce domaines.
Il s’agit de les prolonger, de donner à nouveau de la force à notre ville, à toutes ses habitantes et tous ses habitants.
Au-delà, nous prendrons part à un débat national, porté par la campagne intitulée « les communes pour l’égalité ».
Car nous sommes bien inscrits dans une dynamique nationale lancée par le collectif « Votation citoyenne » regroupant de très nombreuses organisations associatives, syndicales et politiques. A Ivry, un collectif local s’est créé et regroupe déjà de nombreuses organisations. Ensemble, nous construisons les modalités de la campagne et l’organisation du Référendum. La délibération soumise ce soir précise ces modalités pour que le 5 décembre 2010, de 9h à 18h, dans les 10 bureaux de vote ouverts pour cette occasion, résonne au plus fort notre exigence d’égalité et de citoyenneté, de démocratie tout simplement.
La première étape, cruciale, est déjà entamée : celle de l’inscription massive des électrices et des électeurs non-inscrits sur les listes électorales. Je pense bien évidemment aux résidents étrangers de notre commune qui ne bénéficient pas de ce droit fondamental. Il est primordial qu’une majorité d’entre elles et eux puissent s’exprimer sur un tel sujet. L’investissement de chacune et de chacun est indispensable pour mener à bien ces inscriptions et pour convaincre toute la population ivryenne de se déplacer et de s’exprimer sur un enjeu primordial.
Sachant que près d’un Ivryen sur 5 n’a pas le droit de s’exprimer sur ce qui fait son quotidien, sur l’ensemble des décisions qui sont prises et qui le concernent, je crois que l’égalité des droits et la démocratie sont une affaire de conquêtes à arracher en permanence et pour le bien de toutes et de tous.
Pour toutes ces raisons que je vous demande d’adopter la délibération présentée ce soir.

 

 

 

 

 

De l'audace pour innover, le PLU d'Ivry modifié pour tenir nos engagements !

« De l’audace, il en faut quand on est élu de Gauche, il en faut car l’audace c’est deux dimensions : oser et innover. » s’est exprimé Méhadée Bernard pour les élus communistes et partenaires avant de poursuivre :
« Cette modification du PLU est, pour nous, groupe des élus communistes et partenaires, audacieuse et  importante à plusieurs titres.
Elle a d’abord pour objectifs de mener à bien les orientations d’urbanisme et d’aménagement nécessaire à l’évolution du projet du Ville. »
Sans précipitation et en refusant un immobilisme stérile et dangereux pour l’avenir d’Ivry, le Conseil municipal du 21 octobre a adopté la modification du PLU (plan local d’urbanisme). Elle porte sur trois zones qui ont été soumises à enquête réglementaire avec débats et concertation publique dont celle du projet Ledru Rollin retravaillé à partir des conclusions du commissaires enquêteur.
Cette étape franchie permet ainsi d’avancer sur ces 3 zones, vers la réalisation à terme, après de nouvelles concertations dans les quartiers et la ville, de logements diversifiés, en accession, locatifs sociaux, de locaux d’activités et d’équipements publics.
Une excellente nouvelle pour le développement de notre ville.
Une démarche indispensable pour répondre aux besoins des habitants, et plus particulièrement en terme de logement et afin que notre ville continue d’assurer la maîtrise de ses choix face aux enjeux majeurs du développement de la Région.
Un choix également conforme aux orientations du SDRIF adopté par la majorité de gauche en Ile de France et qui constitue un atout déterminant face aux menaces de Nicolas Sarkozy, son gouvernement et sa société du Grand Paris pour l’avenir des Ivryennes et des Ivryens sur un territoire particulièrement convoité par la spéculation foncière.
Evidement les élus de Droite se sont opposés à ce projet mais également et c’est bien sûr plus surprenant les élus Verts et 3 élus isolés du vote de leurs groupes respectifs (2 socialistes et 1 europe écologie).
Au final, le  Conseil municipal a bien entendu confirmé l’engagement de la majorité municipale à mettre en œuvre le projet de ville et toujours dans le débat avec la population et de tenir les engagements pris avec les Ivryens.

Suite de l’intervention de Méhadée Bernard et rapport introductif de Daniel Mayet ci-après :

« Cette modification du PLU est, pour nous, groupe des élus communistes et partenaires, audacieuse et  importante à plusieurs titres.
Elle a d’abord pour objectifs de mener à bien les orientations d’urbanisme et d’aménagement nécessaire à l’évolution du projet du Ville.
Elle montre la détermination de la Municipalité à mettre en œuvre les engagements pris avec les Ivryennes et les Ivryens pour l’avenir de notre ville.
Cela implique des débats parfois et encore vifs aujourd’hui, mais il appartient effectivement à la Municipalité, dans son ensemble, de les assumer.
Cela n’a rien d’une obligation ou d’une formalité mais relève bien d’une volonté politique : mettre dans les mains des habitants toutes les cartes, toutes les clés, pour s’exprimer et participer au devenir des projets de leur quartier, de leur ville.
La concertation : c’est la mise en commun des intelligences dans le respect de chacun, c’est la confrontation des idées, des points de vue, et c’est notre rôle de mettre tout cela en cohérence et vous le savez, notre groupe, a à cœur ces questions.
Nous avons besoin, et je le disais en introduisant mon propos d’audace :
- Car il en a fallu de l’audace dans les années 70 pour porter les projets Gailhoustet - Renaudie en Centre-Ville et c’est bien grâce à un Office HLM innovant et des élus impliqués et convaincus que ces formes d’habitat (les tours et les étoiles) ont pu sortir de terre.
- Il en a fallu de l’audace pour porter avec le Conseil Général du Val de Marne, le projet du Parc des Cormailles, alors que de nombreuses forces politiques de cette Ville n’en voulaient pas. Un parc en centre ville pour lutter contre la spéculation, pour améliorer la vie des gens, quelle drôle d’idée ?!!!
- Il en a fallu de l’audace pour porter le projet Ivry Confluence au moment des débats sur le Grand Paris et il en faudra encore pour le mener au bout.
Et il en faut aujourd’hui pour porter cette modification du PLU. Modification qui démontre le bien fondé de notre politique de préservation foncière contre les appétits spéculatifs d’envergure sur notre territoire.
Une politique foncière d’acquisition qui permet aujourd’hui et demain de débattre dans les quartiers et dans la ville des futurs projets et non de simplement prendre acte de projet clés en main d’un promoteur spéculatif quel qu’il soit.
Cette modification du PLU s’inscrit, comme les projets qu’elle induit, dans le cadre bien plus large du projet de développement d’Ivry, s’appuyant sur les orientations du SDRIF (schéma directeur d’aménagement d’Ile-de-France).
Elaboré et approuvé par la majorité de gauche du Conseil Régional, le SDRIF affiche clairement l’objectif et la nécessité de densifier le cœur de la Région pour répondre aux défis environnementaux, à l’équilibre - habitat, transports, équipements - et répondre à l’urgence prioritaire de construire des logements. On ne peut pas seulement invoquer le SDRIF quand il nous arrange. C’est un projet partagé, de mise en cohérence de nos politiques d’aménagement locales. Dans ce cadre il est aussi le garant de notre capacité à être audacieux.
Cette exigence de logement portée par le SDRIF, nous la vivons à Ivry.  Aujourd’hui, avec nos 5665 demandeurs de logements, nous savons qu’il y a urgence, les commissions d’attributions regorgent de dossiers de familles en grande difficultés et le désengagement de l’Etat en la matière n’est pas sans nous inquiéter.
En effet, je l’ai rappelé au cours de la précédente séance, mais c’est 340 millions d’euros qui vont être prélevé cette année sur les organismes HLM. Ce prélèvement d’un Milliard sur 3 ans, vient se substituer aux financements de l’Etat pour le logement social. Cette mesure entérine une baisse vertigineuse du budget de l’Etat, ce qui semble annoncer la fin de la solidarité nationale dans sa contribution à la construction et à la réhabilitation du logement social en France. Pour notre Office, c’est 400 000 euros en moins chaque année, c’est 2% des loyers collectés. Et qui paient encore : les locataires, les familles modestes.
En plein mouvement des retraites, nous voyons bien les logiques gouvernementales, le logement n’échappe pas à la règle, je vous invite d’ailleurs à signer la pétition initiée par l’OPH de Vitry en collaboration avec les autres organismes bailleurs du département contre ce Hold-up irresponsable.
Alors Ivry peut être une terre de résistance et même mieux : face à la crise politique et spéculative : Ivry peut-être une terre d’audace et d’invention.
Notre ville et ses habitants ont besoin de logements accessibles à tous, d’équipements sportifs et culturels, de crèches, d’emplois diversifiés  etc… et cette réalité concerne toute la ville.
Ces orientations claires sont celles qui définissent les futurs projets et bien entendu celui de Ledru Rollin.
 
Avec ce projet, véritable terminaison du Centre-ville, la Municipalité maintient le cap et le choix d’une densité mesurée qui se fait au bénéfice de la qualité environnementale de la construction : pleine terre, espaces de circulations, logement dans la mixité sociale, réalisation d’équipements.
Ce projet s’inscrit dans la continuité d’une démarche ivryenne en matière de forme urbaine visant à libérer l’espace.
Visant aussi à assurer la mixité sociale, à garantir l’équilibre financier d’une réalisation en tenant compte de l’impact budgétaire sur les finances locales, à créer les conditions de la concertation avec les riverains et tous les Ivryens et donc à s’inscrire dans la démarche de développement durable de notre ville.
Ce projet ne mérite pas d’être la cible de toutes les instrumentalisations. Des inquiétudes se sont exprimées, l’exécutif municipal dans sa diversité a répondu en affinant et en modifiant considérablement le projet. Si des inquiétudes s’expriment encore, parlons en, construisons ensemble, des espaces existent, mais n’intentons pas de procès d’intention surtout dans une période troublée où audace, invention et unité doivent nous guider pour le bien du plus grand nombre.
Pour toutes ces raisons nous approuvons la proposition qui nous est faîte de modification du Plan Local d’Urbanisme et nous voterons pour cette délibération. »
Conseil Municipal du 21 octobre 2010
Intervention de Daniel Mayet
Objet : approbation de la modification du PLU après enquête
Cher(e) s collègues,
Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) a succédé au Plan d’Occupation des Sols (POS), et constitue désormais le document qui s’impose à tous depuis son approbation en janvier 2004.
Il est avant toute chose la traduction réglementaire de notre projet urbain et puise ses sources dans la Charte « Vers Ivry 2015 » de 1998, les Assises périodiques pour la Ville, et dans nos engagements pris devant les électeurs pour notre projet de ville
C’est aussi un document prospectif et évolutif, suffisamment flexible pour intégrer la dynamique urbaine, tout en affirmant nos orientations d’aménagement et de développement durable.
En effet notre ville est porteuse d’un important capital d’expériences, de réalisations et de luttes, qui contribue à lui donner une identité forte, dont nous pouvons être fiers. Mais de même, il n’a jamais échappé aux Ivryens la nécessité d’aller de l’avant, d’encourager de nouveaux essors, tout en prenant bien la mesure de nos atouts, mais aussi des obstacles et des contraintes auxquels nous sommes parfois confrontés..
De longue date, nos prédécesseurs se sont toujours attachés à mener un travail de prospective et de développement pour la ville tout en ne minimisant pas pour autant la nécessité de répondre au mieux à l’urgence des besoins plus immédiats de nos concitoyens.
C’est dans cet esprit qu’a été élaboré dès 1977, et approuvé en 1979, notre premier Plan d’Occupation des Sols. Beaucoup l’ont critiqué à l’époque en parlant de rigidité, mais il fondait déjà la politique d’aménagement de la ville et sa volonté de maîtrise pour les besoins des Ivryens.
C’est pourquoi, le POS a toujours été régulièrement modifié pour s’adapter aux évolutions réglementaires auxquelles il était tenu de répondre certes, mais surtout pour permettre la réalisation des projets ivryens décidés avec les habitants.
C’est dire qu’à Ivry nous avons toujours été attentifs à l’évolution de notre ville et soucieux de nous projeter dans l’avenir, mais toujours en associant à cette réflexion l’ensemble de nos concitoyens, et toujours en veillant à deux échelles de temps, le long terme et la cohérence d’aménagement indispensable, mais aussi l’émergence de besoins et de projets nouveaux nécessitant des évolutions plus immédiates.
Plus récemment, la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbains), a placé le projet urbain au cœur des documents d’urbanisme en préconisant pour leur élaboration une démarche plus ouverte à la concertation, et a introduit trois notions fondamentales que sont :
*la lutte contre la péri-urbanisation et le gaspillage de l’espace en favorisant le renouvellement urbain,
*l’incitation, voire la contrainte, à la mixité urbaine et sociale,
 *la mise en œuvre d’une politique de déplacements au service du développement durable,
Démarche et principes que nous avions initiés pour notre part bien avant la parution de cette loi fin 2000, et qui nous ont bien évidemment guidés pour l’élaboration du PLU , et son document d’orientation, le PADD ( Projet d’Aménagement et de Développement Durable) débattu à Ivry dès 2002.
Ainsi, au PLU de 2004, plusieurs modifications et mises à jour sont déjà intervenues pour répondre à des ajustements nécessaires, préciser certaines règles, et rendre possibles certains projets , mais toujours  sans remise en cause de l’économie générale du document, c’est- à dire la cohérence des orientations d’aménagement.
Aujourd’hui, alors que nous réfléchissons à un réexamen en profondeur, une nouvelle série de modifications s’est imposée avant que n’aboutisse la révision générale du PLU, procédure plus lourde et de long terme ,que nous avons engagée lors de la séance du Conseil Municipal du 18 décembre 2008, et dont l’approbation est prévue à l’automne 2012 , avec intégration du PLH, Programme Local de l’Habitat, actuellement en cours d’élaboration.
Par ailleurs, une révision simplifiée portant précisément sur le projet Ivry-Confluences et permettant le démarrage de sa mise en œuvre, est également engagée depuis juin 2009.Nous en parlerons tout à l’heure avec une information sur son avancement.
Mais j’en viens au présent dossier de modification sur lequel nous sommes appelés à nous prononcer ce soir, et qui soulève la passion des débats, et même de certains excès à mon sens, à propos d’un projet immobilier que cette modification permettra entre autres de réaliser.
En début d’année, le Conseil Municipal a été informé de l’engagement de cette modification du PLU pour adapter et améliorer les règles nécessaires à l’évolution du projet de ville dans trois secteurs ,entendez bien, trois secteurs , et pas seulement un.. Le dossier conformément à la procédure a été mis à l’enquête publique qui s’est déroulée du lundi 22 mars au vendredi 30 avril 2010 inclus.
Ces modifications concernent la redéfinition de zonage de ces trois secteurs, et des corrections et actualisations réglementaires. Elles sont principalement fondées sur nos besoins et nos objectifs préalablement définis de production de logements diversifiés, mais faciliteront aussi les réhabilitations, et donneront une plus grande aisance à la valorisation et à l’extension de biens immobiliers des particuliers.
Conformément au PADD, afin de mieux assurer la diversité des fonctions urbaines, il est proposé d’intégrer ces trois secteurs, actuellement compris dans des zones où les possibilités de construction en habitat sont limitées (UGa), voire inexistantes (UFa), dans des zones où l’habitat peut  être développé  ( UA, UR ,et UI ).
Il s’agit d’ intégrer :
- *en zone UA, zone mixte d’habitation et d’activités, le secteur René Robin/Jean Le Galleu, actuellement situé en zone Uga avec un COS
- ( coefficient d’occupation des sols ) limité à 0,50 en habitat ,
- *en zone UR qui couvre déjà le Centre Ville, le secteur limitrophe situé à l’angle de l’avenue Danielle Casanova et de la rue Ledru Rollin, actuellement situé en zone UGa, et qui supporte une constructibilité plus importante, facilitée par la proximité des transports en commun,
- *et enfin en zone mixte UI permettant d’accueillir de l’habitat, le secteur à l’angle des rues Vérollot, Carnot et Raymond Lefèvre, actuellement situé pour partie en zone UFa. à vocation exclusivement tertiaire et d’activités, ce qui ne correspond plus à la redynamisation attendue du quartier, ni à la transition des formes urbaines avec la ville voisine du Kremlin Bicêtre également en mutation ;
Outre les actualisations périodiquement nécessaires, les ajustements réglementaires permettront de modifier certaines mesures destinées en autres à :
*favoriser la réalisation ou recomposition de fronts bâtis le long de certaines voies,
*favoriser le développement de pôles de commerces de proximité,
*encourager les constructions remplissant des critères de très hautes performances énergétiques ou comportant des équipements d’énergie renouvelable, en autorisant une emprise au sol de 50 % au lieu de 40 %. à titre expérimental en zone UI, et dans les autres zones élargir pour ces mêmes raisons le dépassement de COS de 10% ajouté au règlement depuis octobre 2008, quelle que soit la destination des constructions, mais en précisant toutefois, et à la demande  du commissaire enquêteur, les critères de performance énergétique et les équipements pris en compte pour bénéficier de ce dépassement d’emprise au sol ou de coefficient d’occupation des sols, en se référant au code de la construction et de l’habitation,
*préciser les normes de stationnement pour les rendre plus compréhensibles et applicables, en indiquant que la règle d’une place pour 100m2 de surface construite s’entend avec un minimum effectif d’une place ,et que l’obligation de réaliser 2/3 des places en sous-sol ne s’applique pas aux terrains dont la superficie est inférieure ou égale à 1000 m².
Sans prétendre à l’exhaustivité des mesures contenues dans le dossier , ce qui n’a pas lieu d’être ici, je cite ces dispositions pour bien rappeler à chacun que la modification du PLU soumise à notre approbation ce soir, ne doit pas être réduite au seul secteur Casanova Ledru Rollin sur lequel se sont focalisés l’essentiel des débats , que ce soit dans les séances de la Commission Urbanisme et de présentation ,ou avec la population et les associations de riverains  au cours de l’enquête publique et ses prolongements, et encore à l’heure actuelle malgré les modifications conséquentes apportées au projet en question..
Les personnes publiques consultées dans le cadre de la procédure n’ont émis aucune remarque particulière sur quelque point que ce soit de la modification du PLU.
Mais, un nombre conséquent d’observations (le rapport d’enquête fait état de 92 interventions représentant 331 observations) a été effectivement formulé ayant pour principal objet le projet rue Ledru Rollin, sur l’ancien site des tennis, notamment  à propos des hauteurs projetées .
Au regard de l’ensemble des éléments, le Commissaire Enquêteur a rendu son rapport et ses conclusions et a émis un avis favorable à la modification du PLU avec réserve et recommandations. Début juin, il a été rendu compte publiquement de cet avis en sa présence, et  dans l’esprit de transparence et de volonté de concertation qui nous anime sur ce dossier comme tous les autres, et principalement ceux touchant à l’aménagement de notre ville.
Nous avons donc décidé de faire retravailler le projet tant critiqué en y associant les personnes intéressées qui le souhaitaient.
Au total, ce ne sont pas moins de huit rencontres qui se sont tenues avec les habitants : quatre réunions publiques dont la dernière en date le 5 octobre , une rencontre sur le site avec les habitants, trois séances du comité de concertation constitué spécifiquement pour travailler à son évolution possible et présenter  de nouvelles faisabilités;auxquelles s’ajoutent d’autres rencontres, plus restreintes, qui se sont tenues à la demande, et notamment avec le Conseil Syndical de l’Archebanc.
A ce propos, je crois nécessaire de remercier l’écoute attentive et l’important travail qui a été réalisé, souvent dans des conditions difficiles et tendues, par Jean- François Lorès, directeur du Développement Urbain et l’ensemble de ses services aux côtés de l’équipe de maîtrise d’œuvre du projet Ledru Rollin pour faire évoluer celui-ci et son intégration au PLU.
Pour tenir compte de toutes les remarques et de ce travail, la programmation du projet ressort aujourd’hui en diminution conséquente avec près de 3800 m2 de SHON en moins, 54 logements et 26 chambres résidentielles en moins, et la suppression de l’équipement  privé de détente  qui devrait être remplacé par une crèche de 40 berceaux, bousculant le cahier des charges sur lequel sa sélection avait été faite parmi les équipes postulantes.
Mais à Ivry, nous ne nous opposons pas à faire évoluer et remettre notre ouvrage sur le métier quand cela est nécessaire pour l’élaboration des projets. Et celui-ci, comme d’autres avant lui et vraisemblablement d’autres à venir, fera encore l’objet de consultations avant sa mise en œuvre.
Les principes de construction ont été aussi largement modifiés, rapportant  les hauteurs maximales de 50 à 37 mètres, soit de 17 à 12 étages  au point le plus haut, ce qui permet de répondre aux nombreuses observations  et de satisfaire à la levée de la réserve exprimée par le Commissaire enquêteur.
Il me semble aussi utile de souligner concernant les craintes formulées par certains de léser les petits propriétaires alentour, qu’au contraire  leurs biens se verront valoriser par le renouveau du quartier, comme ils l’ont déjà été avec la réalisation du Parc des Cormailles, et que certains riverains avec cette modification du PLU qui, j’insiste, n’est pas exclusive du projet Ledru Rollin, pourront envisager des travaux qu’ils ne peuvent pas réaliser aujourd’hui au regard d’un COS trop faible en habitat. Pour autant , les parcelles concernées dans cette fameuse zone UR sont de petites dimensions ce qui exclut tout autre développement de projets d’envergure.
J’espère que toutes ces précisions permettront à chacun de mesurer toute l’importance que nous prêtons, et à laquelle je suis personnellement très attaché , au respect de la consultation et des observations formulées librement par les Ivryens sur les projets qui intéressent leur cadre de vie quotidien comme le devenir de leur ville.
Aussi, je m’étonne de la persistance de critiques virulentes qui continuent à laisser penser que nous passons outre les remarques et les avis.
Pour preuve, je vous propose ce soir à l’issue de nos toutes dernières discussions, d’apporter une ultime retouche au dossier, à laquelle je pense vous ne serez pas opposés à savoir :
*limiter la hauteur du projet côté  rue Ledru Rollin à R+6 pour en améliorer l’épannelage.
Enfin, pour terminer mon propos, j’attire votre attention sur les lourdes conséquences du rejet éventuel de la modification du PLU sur la mise en œuvre d’autres projets de logements dans les secteurs concernés, déjà présentés aux Ivryens et pour lesquels ils sont désormais en attente.
J’en appelle donc à votre responsabilité et au respect de nos engagements.
Je vous remercie. »

 

 

Retraite : Un signe de faiblesse

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Le bras de fer entre dans une nouvelle phase, celle de la durée, il devient l’affaire ?de tous. La condition de son succès, c’est la solidarité.
Jeudi prochain 28 octobre et samedi 6 novembre, ?de nouvelles journées de mobilisation à l’appel ?des syndicats seront l’occasion de risposter massivement au mauvais coup présidentiel.
Quelle image déplorable pour ?la démocratie française?!
Dans ?le palais du Luxembourg sous haute surveillance, les sénateurs sont priés de mettre fin à leurs débats ?sur la réforme des retraites voulue ?par Nicolas Sarkozy. Ces messieurs (et quelques dames) de la Haute Assemblée, majoritairement membres de l’UMP et du centre, se voient ainsi bousculés sans ménagement par le président qui les enjoint d’en finir par un vote bloqué sans discussion.
Silence dans les rangs?! Mais ce coup de force, qui doit susciter la réprobation de tout républicain conséquent, signe un nouvel échec, particulièrement cinglant, de Nicolas Sarkozy.
Le président de la République n’a pas été capable de présenter un semblant de débat parlementaire pour faire croire à une légitimation de son projet de démolition ?de la retraite à 60 ans.
Le Sénat, cette chambre si policée et conservatrice, qui prend des allures de fort Chabrol rebelle au gouvernement de droite?!


Qui aurait pu penser vivre une telle métamorphose?? Il fallait Nicolas Sarkozy pour réussir pareille prouesse. Sauf que le prestige de ?la France en prend un sacré coup.
Échec de Sarkozy assurément. L’hôte de l’Élysée a perdu la bataille de l’opinion qui, au fil ?des mois et des semaines, a de moins en moins prêté foi au déversement de propagande visant à présenter ?le report de l’âge légal du droit à la retraite comme une nécessité pour faire face aux évolutions démographiques et à l’allongement de l’espérance de vie.
?Les différentes enquêtes d’opinion convergent sur un constat sans appel ?de désaveu. Plus de 70?% des Français rejettent le projet, soutiennent le mouvement social le plus massif depuis quinze ans au moins. Ils sont aussi une grande majorité pour réclamer l’ouverture de vraies négociations, et à estimer que la mobilisation doit se poursuivre même après l’approbation par le Parlement?!
Cet état de l’opinion se vérifie dans les défilés, les grèves, les blocages qui se succèdent et s’épaulent. «?En France aujourd’hui, quand il y a une grève personne ne s’en aperçoit?», avait ricané Nicolas Sarkozy en recevant ?le gotha de l’Europe libérale en 2008. Et aujourd’hui, qu’en dites-vous Monsieur le président??
Il n’y a pas de déshonneur pour un dirigeant politique à rouvrir un débat, à annuler une décision trop hâtivement prise, dès lors qu’il apparaît que ?le peuple la rejette. Mais il faut avoir hauteur de vue et sens de l’État, deux qualités attendues des plus hauts responsables du pays.
Visiblement, elles semblent bien mal partagées dans les cercles dirigeants, où servir ?les plus riches, aggraver les injustices tourne à l’obsession. Le gouvernement n’a plus de légitimité pour réaliser ?son projet tant il est patent que celui-ci est refusé par ?le peuple. Nicolas Sarkozy provoquerait une crise politique ouverte s’il s’obstinait dans son aveuglement.
C’est malheureusement l’option qui a été privilégiée ?à l’Élysée. Au risque d’aggraver la situation économique de la France, le gouvernement choisit une stratégie d’affrontement, d’intimidation. Et finalement ?le durcissement et la prolongation du conflit.
Quant au monde du travail, il n’a aucune raison de lâcher prise. Dès lors que le bras de fer entre dans une nouvelle phase, celle de la durée, il devient l’affaire ?de tous. La condition de son succès, c’est la solidarité.Jeudi prochain 28 octobre et samedi 6 novembre, ?de nouvelles journées de mobilisation à l’appel ?des syndicats seront l’occasion de risposter massivement au mauvais coup présidentiel. Nicolas Sarkozy ?a perdu la bataille de l’opinion. Cherche-t-il l’affrontement??
__Jean-Paul Piérot __

 

Plus de 35 organisations se rassemblent autour du pacte citoyen pour les droits

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Liberté, œuvre de Fernand Léger

35 organisations proposent un pacte citoyen pour un nouvel essor de la démocratie.
En tant qu’organisations associatives et syndicales, nous n’avons vocation ni à exercer le pouvoir ni à construire des programmes politiques.
Il nous revient en revanche, en toute indépendance, de faire entendre la voix de la société civile ; d’interpeller ceux qui sollicitent les suffrages des citoyens.
Car le débat public doit se développer pour construire des réponses claires, nouvelles, en phase avec les attentes et les revendications dont nous sommes porteurs, en phase avec l’intérêt général.

Les gouvernants tiennent leur légitimité du suffrage universel.
Mais ils n’ont pas reçu mandat de remettre en cause les libertés, d’organiser la fragmentation sociale, de désigner des groupes sociaux entiers comme boucs émissaires de l’insécurité.
Rien ne peut justifier qu’un nombre croissant de nos concitoyens se trouvent placés en situation d’illégalité pour vivre, de travailler dur pour se retrouver menacé par la pauvreté, d’être en situation de risque dès qu’il s’agit de défendre ses droits.

Or nos droits, nos libertés sont attaqués, fragilisés, remis en cause. Chaque jour un peu plus, la manière dont le pouvoir est exercé piétine les valeurs républicaines et menace l’effectivité de la démocratie. La mise en avant de crises bien réelles écologiques, sociales, financières ne saurait servir d’alibi à la régression des droits.

Nos organisations placent au coeur de l’éthique démocratique les libertés individuelles et collectives, le respect de l’égalité et l’effectivité des solidarités. C’est pourquoi nous considérons que le temps est venu de réagir et de construire un nouveau vivre ensemble, un nouveau contrat citoyen. Il y a urgence.

Lorsque les pouvoirs sont concentrés à l’Elysée, les contre-pouvoirs indépendants affaiblis voire menacés de disparition (Défenseure des enfants, CNDS, Halde), le dialogue social bousculé voire réduit à une formalité, le mouvement associatif sommé de souscrire à une logique marchande d’appels d’offres, les collectivités territoriales menacées d’un retour de la tutelle (substitution d’office pour imposer la vidéosurveillance)… la démocratie est privée d’oxygène.

Avec la traque des sans papiers, le durcissement incessant des conditions d’accès au séjour, les tests ADN, la propagande nauséabonde sur le thème de l’« identité nationale » étatisée, les encouragements à la délation, le ciblage des « délinquants de la solidarité »… une véritable xénophobie d’Etat défigure la République.

Quand l’injustice fiscale augmente, quand les inégalités scolaires, territoriales, générationnelles s’accroissent sans cesse, quand les sacrifices demandés aux uns contrastent avec les privilèges affichés par les autres, se crée une situation invivable, lourde d’injustices et de périls. L’égalité est en jachère.

Le fichage de dizaines de millions de citoyens, les interconnexions qui se multiplient, la systématisation du recours à la vidéosurveillance, le développement des techniques de traçage tissent une société de la surveillance et du soupçon. La justice est soumise à des pressions croissantes ; les missions de la police sont dévoyées, instrumentalisées à des fins très éloignées de nos principes républicains. Bien trop éloignées… Les libertés sont en danger.
Par un jeu de « réformes » successives les services publics sont mis en pièces ; la fonction publique n’est évoquée qu’au travers de son « coût » ; la loi sur le logement social est impunément violée et les bases de notre pacte social sont livrées à un véritable travail de sape : protection sociale, retraites, cohésion territoriale sont en ligne de mire… Les solidarités sont à l’encan.

Il est temps de penser autrement, de faire autrement, d’ouvrir des perspectives nouvelles. Contre les prétendues fatalités, nous choisissons l’espoir.

Nous proposons aujourd’hui un « Pacte pour les droits et la citoyenneté »

Un tel pacte doit se construire dans le temps long du débat démocratique et sur une base solide et partagée. C’est pourquoi nous affirmons ensemble les orientations fondamentales suivantes : La démocratie suppose la séparation des pouvoirs et le contrôle citoyen des gouvernants : nous demandons le respect des attributions constitutionnelles du Parlement, du gouvernement et des autorités juridictionnelles, des garanties d’indépendance réelle et de moyens d’action suffisants pour les Autorités indépendantes.

La vie privée et les libertés doivent être protégées contre l’envahissement du contrôle social et le risque d’une surveillance généralisée : nous demandons que le fichage généralisé et les interconnexions de fichiers soient proscrites, que la loi encadre les fichiers de police, que les technologies de surveillance, de fichage et de traçage soit sous contrôle effectif d’Autorités indépendantes.

La justice doit être indépendante et équitable, la police au service de la sûreté de tous : nous demandons la suppression des juridictions d’exception et des régimes d’exception dans la procédure pénale, le rétablissement de la spécificité de la justice des mineurs dans l’esprit de l’ordonnance de 1945 ; la garantie de l’indépendance de l’instruction pénale à l’égard du pouvoir politique, le respect de la jurisprudence européenne sur la garde à vue ; l’application des « règles pénitentiaires » du Conseil de l’Europe et la priorité aux alternatives à la prison ; la fin des contrôles au faciès, de l’emploi militarisé des forces de police, la sanction des violences policières et la création d’une police de proximité respectueuse des droits de tous les citoyens.

La République est fraternelle et égale : nous demandons la garantie de l’égalité face au racisme, au sexisme et aux discriminations ; l’interdiction de tout enregistrement dans les fichiers administratifs ou de gestion de données personnelles relatives aux « origines géographiques » ; l’engagement pour la « mixité des droits » et contre les inégalités de genres ; l’abrogation des lois xénophobes, la fin de la chasse aux sans papiers et le respect de l’« accueil inconditionnel » excluant tout « délit de solidarité ».

« Vivre ensemble » repose sur l’effectivité des droits sociaux, des solidarités : nous demandons que cesse la mise en concurrence de tous avec tous et que des « politiques de droit commun » assurent l’accès de tous aux droits de tous. Les services publics doivent être défendus et modernisés ; l’égalité devant l’impôt et les contributions sociales doit être rétablie ; l’Etat doit assumer sa responsabilité de garant des droits à l’éducation, au logement, aux soins et à la protection contre les risques sociaux.
Le droit du travail doit pouvoir relever les défis de la précarité et de l’insécurité sociale ; la protection des salariés doit pouvoir s’appuyer sur une sécurisation des parcours professionnels, sur un véritable statut du travail salarié ; le syndicalisme doit pouvoir vivre et se développer, singulièrement dans les petites entreprises, sans avoir à craindre harcèlement, discriminations ni criminalisation du mouvement social.

Nos organisations expriment un vaste champ de préoccupations et d’expertises, chacune avec son identité et sa part propre de responsabilités. Elles le font dans les limites de leur personnalité et de leur mandat tout en partageant la démarche d’ensemble.

Cette convergence est au coeur de notre Pacte. Elle lui permet de faire vivre les valeurs dans lesquelles nos organisations se reconnaissent et qu’elles font vivre au quotidien. Pour lui donner un contenu concret, tangible et quotidien, aux orientations que nous partageons s’ajoutent des propositions concrètes que porteront plus particulièrement certaines de nos organisations.

Elles concerneront :

- la démocratie
- la protection de la vie privée et des données personnelles
- les droits et libertés face à la justice, à la police et au système pénitentiaire
- la lutte contre la xénophobie, le racisme, le sexisme et les discriminations
- l’égalité sociale et les solidarités.

A travers ce pacte proposé à la société française, nos organisations revendiquent une conception du Politique qui place au coeur de l’éthique démocratique la garantie des libertés individuelles et collectives, la lutte contre les inégalités et la construction de nouvelles solidarités.
C’est sur cette base qu’elles interpellent les responsables politiques et leur demandent de débattre et s’engager clairement. Afin d’éclairer les choix des citoyens.

Avec eux, avec tous, il nous revient de construire les réponses, nos réponses. L’avenir et l’espoir n’appartiennent à personne et ne sont pas écrits à l’avance.

Les choix qui sont devant nous sont l’affaire de tous. C’est à elles, à eux, à nous, tous ensemble qu’il revient de faire vivre le pacte passé entre la République et les citoyens.

Organisations rassemblées autour du « Pacte pour les droits et la citoyenneté » :

Association de promotion des cultures et du voyage ; Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac) ; Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (Cedetim) ; Centres d’entrainement aux méthodes d’éducation active (Céméa) ; Confédération générale du travail (CGT) ; Collectif national pour les droits des femmes (CNDF) ; Comité Idaho (International Day Against Homophobia and Transphobia) ; Comité inter-mouvements auprès des évacués (Cimade) ; Confédération paysanne ; Confédération syndicale des familles (CSF) ; Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal) ; Coordination européenne pour le droit des étrangers à vivre en famille ; Coordination des associations pour le droit à la contraception et à l’avortement (Cadac) ; Droit au logement (Dal) ; Fédération des associations réflexion, action, prison, et justice (Farapej) ; Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques (FCPE) ; Fédération des associations de solidarité avec les travailleur-euse-s immigré-e-s (Fasti) ; Fédérations des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR) ; Fédération syndicale unitaire (FSU) ; France terre d’asile ; Fondation Copernic ; Imaginons un réseau Internet solidaire (Iris) ; Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Ligue de l’enseignement ; La mutuelle des étudiants (LMDE) ; Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) ; Mouvement de la paix ; Observatoire international des prisons (OIP) ; Le planning familial ; Syndicat des avocats de France (Saf) ; Syndicat de la magistrature ; Terre des Hommes France ; Union nationale des étudiants de France (Unef) ; Union syndicale Solidaires ; Union nationale lycéenne (UNL)…

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