I. De nouvelles fondations pour faire face à crise.
La crise est financière et révèle plus fondamentalement une crise systémique. Ses conséquences sont économiques, sociales, mais aussi potentiellement dangereuses pour tous les équilibres déjà fragiles : crise alimentaire, énergétique et écologique, la paix, la sécurité et la coexistence internationales.
Cette crise résulte de choix politiques. Sa résolution résultera de choix politiques.
- Des causes bien identifiées : Les gouvernements, les institutions de l’UE et les organismes économiques mondiaux tels que le FMI, la Banque mondiale et l’OMC, ont imposé privatisations et dérégulations, la circulation incontrôlée des capitaux, la libéralisation des services publics, le statut et la mission de la Banque centrale européenne indépendante des pouvoirs politiques
- Des solutions qui réclament l’intervention citoyenne : Construire une Europe démocratique et sociale donc une alternative au traité de Lisbonne inspiré par les politiques responsables de la crise.
De nouvelles fondations pour faire face à crise
La crise est financière et révèle plus fondamentalement une crise systémique. Ses conséquences sont économiques, sociales, mais aussi potentiellement dangereuses pour tous les équilibres déjà fragiles : crise alimentaire, énergétique et écologique, la paix, la sécurité et la coexistence internationales.
Cette crise résulte de choix politiques. Sa résolution résultera de choix politiques.
Nous sommes au cœur des 2 logiques évoquées au début de l’exposé. La crise exige une réponse coordonnée tant au niveau international et qu’européen.
Construire un véritable modèle social européen implique de rompre avec les politiques et les institutions libérales actuelles :
1- Changer le rôle et les missions de la Banque centrale européenne, placée sous le contrôle du Parlement européen, pour favoriser la création d’emplois ; remplacement du pacte de stabilité par un pacte de progrès social pour l’emploi et la croissance.
2- Réorientation de la banque Européenne d’investissement (BEI) pour favoriser l’investissement public.
3- Mobilisation des instruments financiers et politiques pour :
- Soutenir des politiques européennes industrielles, agricoles, de recherche, de transports, de l’énergie répondant aux enjeux sociaux, environnementaux.
- Aider les entreprises notamment les PME et TPE, artisanat qui favorisent l’emploi
II. Pour une Europe de services publics et de la protection sociale, de la sécurisation de l’emploi et de la formation opposée à la concurrence entre salariés.
- Suppression de toutes les directives de « libéralisation » et reconnaissance des services publics comme secteur spécifique ne pouvant pas être soumis aux règles de la concurrence.
- Mise de l’Union européenne hors AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services
- Nouvelles législations contre les délocalisations et le « dumping » social et fiscal, notamment liés à l’élargissement.
- Retrait de la directive Bolkestein.
- Adopter une directive de protection contre les licenciements collectifs avec obligation de négociation sur des propositions alternatives, avec les représentants des travailleurs qui disposeront d’un droit de veto suspensif.
- Adopter des normes communes à partir des meilleurs acquis sociaux et salariaux• S’engager vers une sécurité sociale européenne.
- Adopter le principe de non-régression des droits sociaux et fondamentaux.
- Mise en chantier d’une sécurisation de l’emploi et de la formation.
Pour une Europe écologique
Adoption d’une Charte de l’environnement. Action de l’Europe pour le respect intégral des accords de Kyoto et celui des objectifs retenus par l’ONU en 2000 (Objectifs du Millénaire).
La Commission européenne a adopté le 21 septembre 2007 le premier rapport de l’UE sur "la cohérence des politiques pour le développement". Cette notion vise à établir une interaction entre la politique d’aide au développement et les autres politiques pouvant avoir un impact sur les pays en développement. Visant à réaliser les "objectifs du Millénaire pour le développement" (OMD) fixés pour 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies le 8 septembre 2000, l’UE a arrêté en 2005 des engagements dans 12 domaines (commerce, environnement, pêche, recherche, migration, etc..). Le rapport tente d’analyser les effets des politiques menées dans ces domaines sur les processus de développement, dans le but d’identifier les questions sur lesquelles une plus grande synergie avec la stricte politique d’aide au développement serait possible.
La meilleure prise en compte des enjeux de développement constatée n’empêche cependant pas la persistance de certaines carences, notamment en termes de dialogue avec les pays en développement sur les effets des politiques communautaires (autres que l’aide directe) mises en œuvre. Les ministres du développement ont été saisis des conclusions de ce rapport lors de la réunion informelle organisée par la présidence portugaise à Madère les 21 et 22 septembre 2007.
Action de l’Europe pour le respect intégral des accords de Kyoto et celui des objectifs retenus par l’ONU en 2000 (Objectifs du Millénaire).
Lors de l’Assemblée générale de l’ONU en l’an 2000, les représentants des gouvernements de 189 Etats ont adopté la Déclaration du Millénaire. Ils se sont ainsi engagés à atteindre, jusqu’en 2015, des objectifs mesurables, les Objectifs du Millénaire pour le Développement. 1. réduire l’extrême pauvreté et la faim 2. assurer l’éducation primaire pour tous 3. promouvoir l’égalité des sexes 4. réduire la mortalité infantile 5. améliorer la santé maternelle 6. combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies 7. assurer un environnement durable 8. mettre en place un partenariat mondial pour le développement L’ONU, l’OCDE, la Banque Mondiale et d’autres organisations internationales recommandent aux pays industrialisés d’investir 0,7% de leur produit national brut (PNB) dans l’aide au développement. Augmenter l’utilisation des énergies renouvelables d’au moins 25 % d’ici à 2020.
Pour une Europe démocratique
Nous considérons qu’il est aujourd’hui possible d’aboutir à un autre fonctionnement des institutions européennes en affirmant les principes suivants : donner des pouvoirs réels aux citoyennes et aux citoyens, élargir les procédures de contrôle et d’intervention, préciser les compétences en respectant les principes de subsidiarité et de réversibilité, transformer le fonctionnement de l’Union.
__Rompre avec la logique du Traité de Lisbonne rejetés par les peuples qui ont été consultés L’Union européenne doit adhérer à la Charte européenne des droits de l’homme (CEDR)__. Nous exigeons le respect des droits de toutes les minorités et des actions efficaces contre le racisme, la xénophobie, l’ultranationalisme, le chauvinisme, le fascisme, l’anticommunisme, l’homophobie et toute autre forme de discrimination.
Pour une Europe de paix et de coopération
Une Europe porteuse de paix, dégagée de la tutelle de l’OTAN pour laisser place à de nouvelles relations entre pays, basées sur le dialogue et la coopération internationale Une Europe de coopération avec les pays Méditerranéens où la recherche de paix au Proche Orient est une priorité.
