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Le grand amour du Front de gauche pour le service public !

Malgré les attaques dont ils sont régulièrement la cible, les services publics restent plébiscités par les Français. Ceux-ci font confiance notamment à l’hôpital (86%), à l’école (83%), aux grandes entreprises publiques (60 %) et à la justice (60 %). Les services publics font même irruption là où on ne les attend pas : pour la majorité des Français, ils font partie de l’identité nationale !

Aujourd’hui, la droite mène une offensive d’envergure contre les services publics : dénigrement de leur fonctionnement et de leurs personnels pour suggérer aux citoyens que tout irait mieux avec le privé, réduction des ressources budgétaires pour les désorganiser et les empêcher de remplir leurs missions, transfert au privé d’une partie des activités en laissant au public ce qui n’est pas rentable, attaques contre le statut des fonctionnaires.

Depuis 2007, plus de 100.000 postes auront été supprimés dans la seule Fonction publique de l’État, avec plus de 34.000 suppressions programmées pour la seule année 2010. L'Éducation nationale est particulièrement mise à mal par une saignée sans précédent de ses effectifs et des réformes régressives.

Des suppressions de postes massives seront encore effectuées dans les hôpitaux, déjà asphyxiés par le sous-effectif.

La fonction publique territoriale, elle, est très menacée par la réforme des collectivités locales, qui fait peser de graves dangers sur les missions et sur les emplois publics. La suppression de la taxe professionnelle malmène les finances locales. Elle menace directement de limiter les services publics territoriaux avec une volonté non dissimulée de les privatiser. Pourtant, tout le monde reconnaît le rôle irremplaçable des agents territoriaux dans la bonne marche des collectivités : le Maire de Saint Gratien elle-même a rendu un hommage appuyé au personnel communal lors de ses vœux.

La défense et la promotion des services publics au plan national comme au plan local sont une nécessité. Les services publics sont un facteur essentiel de réduction des inégalités, d’aménagement du territoire, de modernisation de notre pays, de garantie de l’égalité républicaine.

Aujourd’hui, dans le droit fil des logiques ultralibérales, l’ambition du gouvernement est d’achever la marchandisation des services publics et leur mise en concurrence. Santé, poste, transports, énergie… aucun secteur n’est épargné par les directives européennes et la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP).

Nous pensons bien au contraire qu’il faut défendre et améliorer les services publics. Voici les propositions portées par le PCF dans le cadre du Front de gauche à l’occasion des élections régionales pour défendre et développer les services publics.

  • Sortir les services publics des logiques marchandes, en s’opposant aux fermetures, privatisations, mises en concurrence et à la rentabilité financière. Il faut faire valoir d’autres critères d’efficacité sociale et de coopération.
  • Reconquérir, moderniser les services publics, en créer de nouveaux.

Les biens communs de l’humanité et les besoins vitaux doivent revenir dans la sphère publique : le logement social, les grandes infrastructures (autoroutes…), la gestion de l’eau et du gaz, la santé … Nous sommes pour une réappropriation publique de ces domaines.

Nous voulons aussi créer et développer de nouveaux services publics répondant à des besoins qui se renforcent : des services publics de l’emploi, de la formation, du crédit et du secteur bancaire ...

  • Démocratiser le fonctionnement

Les citoyens usagers, salariés doivent être aussi décideurs et participer à la définition des contenus des prestations attendues, les priorités d’investissement, la qualité des services rendus, la politique tarifaire et les éventuelles gratuités.

Face à un gouvernement qui met à mal comme jamais les services publics, nous faisons le choix du public, nous défendons les services publics, dans une conception modernisée et démocratisée, que ce soit à l’école, dans la formation, dans la santé ou les transports, pour des questions de justice, d’efficacité sociale, mais aussi pour contribuer à créer des milliers d’emplois, au lieu des plans sociaux actuels.

Les trois derniers billets de ce blog traitaient du logement, de l’école et des transports, que nous refusons de voir traiter comme des marchandises. Autant de domaines qui participent à la définition d’une « identité » française originale, solidaire, efficace.

Le titre de ce billet est une évidente allusion à la déclaration publiée sur ce blog la veille de la Saint Valentin….

 

Qui se cache derrière les sociétés de crédit ?

Chaque magasin propose sa propre carte de crédit à la consommation. Et qui dit carte de crédit, dit organisme de crédit. Qui sont-ils ? Cetelem, Sofinco, Finaref… Des noms bien connus qui cachent deux banques encore plus connues : le Crédit Agricole et BNP Paribas.

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Section communiste du PCF Avion

Dans son mensuel de mai, 60 millions de consommateurs a réalisé une enquête sur les pratiques des sociétés de crédit : certaines accordent des crédits à la consommation sans aucun discernement. Nos clients mystère, déjà endettés, ont ainsi pu obtenir des crédits supplémentaires portant leur taux d’endettement à des niveaux exceptionnels.

Sur les douze magasins visités par nos clients mystère, nous avons comptabilisé onze organismes de crédit différents. A croire que la concurrence fait rage sur le terrain du crédit à la consommation… Détrompez-vous ! Lorsqu’un magasin vous propose une carte de crédit, il est fort probable que cette carte émane d’une société de crédit détenue, en tout ou en partie, soit par le Crédit agricole soit par BNP Paribas.

Par exemple, lorsqu’il souscrit une carte Fnac, le consommateur ouvre un crédit auprès de Finaref. Même chose pour la carte du Printemps, celle de Surcouf ou celles des entreprises de vente par correspondance du groupe Redcats : la Redoute, Verbaudet, Daxon, La maison de Valérie… Or, Finaref est une filiale à 100 % du Crédit agricole. Un monde tout petit

De nombreux magasins travaillent avec des sociétés aux noms moins connus que Finaref : Darty avec l’organisme Ménafinance, Castorama avec Créalfi, Décathlon avec Alsolia… Qui sont ces sociétés ? Elles ont été créées par les distributeurs en partenariat avec une société de crédit plus célèbre : Sofinco. A chaque fois, Sofinco détient une partie des actions de ces entreprises. Là encore, ce beau labyrinthe mène à la banque verte puisque Sofinco est filiale à 100 % du Crédit Agricole.

Plus flagrant encore : le premier organisme de crédit en France, Cetelem, est une filiale à 100 % de BNP Paribas. Sa besace est bien remplie : il détient des parts dans la société Fidem, l’organisme de crédit de But, dans Facet, celui de Conforama ou encore dans Norsken FCE, celui d’Ikea. Surtout, il est actionnaire à 50 % dans une autre structure très connue : Laser Cofinoga, qui est, par exemple, actionnaire de Soficarte, l’organisme qui gère les crédits proposés par Mr Bricolage. Le monde du crédit revolving est décidément tout petit. Et les distributeurs dans tout ça ?

Certaines grandes enseignes de la distribution ont souhaité créer leur propre organisme de crédit, mais en partenariat avec des structures déjà existantes -sociétés de crédit ou banques. Ainsi, Carrefour a créé S2P en partenariat avec Cetelem ; les Mousquetaires se sont associés au Crédit Agricole pour fonder la Banque Chabrières ; la banque Casino résulte d’un partenariat avec Laser Cofinoga ; Cora a créé sa filiale la banque Révillon en partenariat avec Sofinco. Cetelem, Sofinco… Aucun moyen d’échapper à BNP Paribas et au Crédit Agricole. L’exception Auchan

Toutefois, une seule enseigne est parvenue à développer une structure de façon indépendante : Auchan avec sa banque Accord. Elle propose sa carte et ses solutions de paiement dans ses filiales Atac, Leroy-Merlin et Alinéa.

source 60 millions de consommateurs.

Section communiste du PCF Avion