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Voeux de Pierre Gosnat, Maire d'Ivry : pour construire ensemble un autre monde !

Voeux de Pierre Gosnat - Maire d'Ivry-sur-Seine - 09 janvier 2013

Mesdames, Messieurs,
Chers Amis,

Au nom du Conseil Municipal et en mon nom personnel, je vous présente nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

Permettez-moi tout d’abord de saluer la présence de nombreux élus, celle des représentants de la vie associative, la présence également de nos multiples partenaires (sans qui nos projets ne pourraient voir le jour) et puis bien entendu vous toutes et vous tous… Ivryennes, Ivryens, Val de Marnaises, Val de Marnais.

Mes premiers vœux s’adressent donc à vous, à vos familles, à vos proches, des vœux de bonheur, de santé et de réussite.

Que cette année 2013 vous permettent de réaliser vos souhaits les plus chers.


Toutefois, en dépit de ces vœux, je crains que trop nombreux… soient encore celles et ceux pour qui « demain » reste incertain, voir angoissant ! Alors, en ce début d’année, pourquoi ne pas s’interroger sur le monde que nous souhaiterions construire et vivre ?


Quelques « illuminés »… pour certains, « calculateurs » pour d’autres… avaient annoncé la fin du monde pour le 21 décembre. Il est évident que ces inepties ne servent qu’à instrumentaliser les peurs, l’irrationnel… et plus fondamentalement à exclure tout projet d’avenir. Une confidence (au passage), j’ai très bien dormi cette nuit là, avec au réveil… la conviction que si notre monde n’en était pas à sa fin, nous devrions néanmoins sérieusement travailler à sa renaissance.

En finir, en effet, avec ce monde de l’argent roi, de la déréglementation et de la concurrence entre les peuples, de ce système qui porte en lui les germes de la crise, des conflits armés et des inégalités.

Un monde qui compte plus d’un milliard d’êtres humains sous alimentés, alors que les 400 des plus grosses fortunes, de la planète disposent à elles seules de l’équivalent du PIB (Produit intérieur brut) de l’Inde, pays le plus peuplé de ce monde. Alors, comme l’écrivait le poète Louis Aragon disparu il y a tout juste 30 ans : « est-ce ainsi que les hommes vivent ? »

Non… le monde que nous appelons à nos vœux est tout autre ! Il repose sur la coopération et l’entraide, il refuse le diktat des FMI, de l’organisation mondiale du commerce, de la banque européenne et de ces agences de notation qui sont le repaire des plus gros spéculateurs de la planète.

Nous voulons un monde où la paix ne serait plus « un rêve suspendu » tel que décrit par Kofi Anan… mais une réalité façonnée et fortifiée par l’amitié entre les peuples, l’internationalisme, la solidarité et le droit des peuples à l’autodétermination. Un monde où tous les murs s’abattront, où tous les enfants, ceux d’Israël et ceux de Jiffna et Jalazoune, nos villes jumelées de Palestine pourront se rencontrer et jouer ensemble.

Certes, tout cela peut paraître utopique, lointain… mais s’il faut viser la lune pour rallumer les étoiles ? alors, nous devons commencer par là. Et d’ailleurs ce n’est pas si loin ! C’est en tout état de cause, cette vision du monde, qu’Ivry « Ville messagère de la Paix » a pris pour emblème. Et, vous le savez, dans notre ville, le mot solidarité ne se décline pas qu’au niveau international. Il est au cœur de notre politique. Il constitue aussi le socle des actions et mobilisations des Ivryennes et des Ivryens de leurs associations, auxquelles la municipalité apporte son soutien, y contribue, afin de faire prévaloir dans notre ville et dans le pays, des réponses progressistes aux problèmes que connaît notre société.

Je tiens ce soir à remercier toutes les associations, les militants qui sont engagés dans ces actions.
Un remerciement particulier à toutes ces femmes, ces hommes qui par leur action, souvent bénévole, s’efforcent de soulager autant que faire ce peut la grande détresse dans laquelle sont plongés toutes celles et tous ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, chômeurs et précaires, auprès des « sans abri », des « sans papiers »… toutes ces personnes, familles et enfants que la misère et la précarité contraignent à vivre dans des conditions inacceptables au XXIème siècle. A cet égard, je pense particulièrement aux populations Roms qui se sont installées à Ivry et qui vivent dans des situations inacceptables, malgré toute l’aide que leur apportent les associations de soutien, ainsi que la ville. Un travail s’engage avec la Préfecture du Val de Marne afin de trouver des solutions humaines permettant de mettre fin à l’existence de ce véritable bidonville.

Mais le dévouement, la générosité de ces femmes et de ces hommes ne peuvent à eux seuls apporter une solution durable à ces situations dramatiques… car chacun sait bien, que la source de ces difficultés que ce soit en matière de logement, de travail, de pouvoir d’achat etc se situe d’abord au niveau national, voire européen, et, que leur résolution passe par la mise en œuvre d’une politique qui remet en cause, globalement, celle qui a été instaurée pendant 10 ans par la droite et singulièrement sous la Présidence de Nicolas Sarkozy. Or, soyons réalistes, il semble bien que pour des millions d’électeurs qui dans la diversité de leur vote à gauche ont mis leurs espoirs, en un véritable changement… il semble bien que la déception soit perceptible ! Bien entendu, je comprends que face au bilan catastrophique de la politique de la droite, dans tous les domaines - j’en ai été le témoin quasi-quotidien en tant que Député et à ce titre l’ai combattu, point par point - face à ce bilan, le redressement de notre pays ne peut se faire en un jour.

Mais en ayant affirmé « le changement c’est maintenant » ne faut-il pas qu’une volonté politique soit clairement affichée et mise en œuvre ?

D’autant que, jamais la gauche n’a détenu autant de pouvoirs : de la Présidence de la République au gouvernement, de la majorité à l’Assemblée Nationale à celle du Sénat, de la totalité des Conseils Régionaux (à 1 exception) à la majorité des Conseils généraux en passant par la direction des plus grandes villes de France… Que faudrait-il de plus pour réformer la France ?

Il y a donc urgence à ce que cette réalité politique, totalement inédite, soit une base solide, légitime et démocratique pour mettre en œuvre les mesures économiques, sociales et politiques dont notre pays et notre peuple ont besoin. Cela suppose, évidemment, de s’attaquer au monde de la Finance, ainsi que l’avait déclaré le candidat Hollande - rappelez-vous - : « mon seul ennemi, c’est la finance ! », pour permettre disait-il (par un retour de la croissance) de disposer des moyens afin de mener une politique de progrès social. C’est une voie, certes, bien que l’on puisse s’interroger s’il n’y a pas là une certaine forme d’inversion du problème (au cœur même de la sortie de crise). Ainsi, « le progrès social » devrait-il pas être le moteur, la boussole de la croissance et du développement économique ?

Disons-le clairement : ces mesures se font attendre. Et je pense (entre autre) au pouvoir d’achat, à la garantie de l’emploi, au maintien des potentiels industriels, comme à la relance des politiques publiques. Il y a là, me semble t-il une absence de volonté, disons une modération, qui encourage la mobilisation des forces hostiles aux changements : la droite, le Medef et tous ces boursicoteurs qui menacent de s’exiler, comme si, ils n’avaient pas déjà par milliards d’Euros, protégé leurs fortunes dans les paradis fiscaux : y compris en Europe… au coeur même de l’Union européenne. Il y a donc urgence à répondre aux attentes des Françaises et Français qui ont accordé leur confiance à cette nouvelle majorité, sinon le risque est grand que l’échec soit sanctionné, avec en embuscade l’extrême droite qui pourrait être la seule à en tirer profit.

J’exprime donc le vœu que l’année 2013 soit celle qui verra toute la gauche rassemblée, pour mettre en œuvre le changement,
avec la conviction que cela ne pourra se réaliser sans l’intervention, la mobilisation de toutes celles et tous ceux qui aspirent à une vie meilleure, plus juste, plus démocratique ! C’est dans ce contexte, et sur ces principes, que nous travaillons à Ivry à la réalisation de nos engagements, ceux pris en 2008 envers les Ivryennes et les Ivryens. Le mois prochain, nous rendrons public le bilan de ce que nous avons engagé et réalisé depuis 5 ans (un document est en cours de réalisation). Vous aurez donc l’occasion de vérifier, par vous-même, que globalement nous avons tenu nos engagements, que ce bilan est celui de la majorité de gauche et écologiste, dans sa diversité, avec l’objectif de travailler à répondre aux attentes de nos concitoyens, à vos attentes (partenaires de la ville).

Permettez-moi, néanmoins, d’insister sur une idée. Au cours de ces 5 années nous avons voulu tenir un double cap :
- d’abord de renforcer dans tous les domaines notre politique sociale,
- d’autre part d’impulser la nécessaire mutation économique et urbaine de notre ville.

Vous le savez, après des années difficiles, Ivry a retrouvé la voie du dynamisme. Notre ville se transforme et se modernise. Elle est en plein mouvement, en pleine croissance. Les derniers chiffres du recensement indiquent que la population ivryenne a dépassé les 58 000 habitants, alors, qu’il y a une dizaine d’année notre ville ne comptait guère plus de 51 000 habitants et que depuis cette date plus de 10 000 emplois y ont été crées ou se sont implantés. Il n’en reste pas moins que nous avons conscience des difficultés que connaissent la plupart de nos concitoyens. C’est pourquoi nous n’avons de cesse de développer, dans tous les domaines, les différents aspects de notre politique sociale : logement, emploi, éducation, santé, handicap, culture, sport, loisirs, jeunesse, personnes âgées, sont autant de secteurs devenus priorités de notre action.

Et, vous le savez, nous avons de grandes ambitions pour notre ville comme en témoigne par exemple notre volonté de voir aboutir notre projet d’implantation du Centre Dramatique National à la Manufacture des Œillets. Nous restons dans l’attente d’une confirmation des financements d’Etat, formellement annoncés puis écrits par Frédéric Mitterrand lors de sa venue à Ivry voilà quelques mois. Une autre ambition est celle de favoriser la pratique sportive pour tous et sport de haut niveau - n’oublions pas Luc Abalo « un gamin de chez nous » qui vient d’être médaillé d’or aux JO - pratique sportive, pour laquelle nous allons engager la construction d’un équipement pouvant accueillir 2 500 places sur l’ancien BHV.

Mais – voyez – regardez… plus globalement, c’est toute la ville, tous nos quartiers qui sont aujourd’hui, en mouvement, en mutation. Nous ne voulons pas, en effet, d’une ville à 2 vitesses et c’est pourquoi nous travaillons à un développement global, équilibré d’Ivry, en conformité d’ailleurs avec les grands principes du Schéma Régional de Développement de l’Ile de France. Certes, trois projets emblématiques témoignent de cette dynamique qui ont fait l’objet de nombreuses concertations. Je veux parler :de la ZAC du Plateau, du secteur Gagarine Truillot et d’Ivry Confluences. Où en sommes-nous brièvement de ces 3 grands projets ?

  • La ZAC du Plateau sans être achevée, est bien avancée. Le Ministère des Finances s’y est installé, avec près de 1 200 salariés. Des centaines de logements y ont été livrés, d’autres sont en cours de construction avec plus de 3 000 m² de commerces… et une nouvelle école sera construite, ainsi qu’un nouveau collège sous la responsabilité du Conseil Général.
  • Pour Gagarine Truillot le projet est prêt, après de nombreuses concertations. Le dossier a été déposé auprès de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU) pour l’obtention des financements.J’ai eu l’occasion, voilà quelques semaines, de rencontrer à ce sujet François Lamy Ministre de la Ville, ainsi que le Préfet du Val de Marne. L’un et l’autre m’ont confirmé l’intérêt et la qualité de ce projet. Toutefois si de premiers crédits (1,4 M) vont être débloqués, cela est loin du compte. Il nous faut donc maintenir un haut niveau de mobilisation de l’ensemble des acteurs du projet pour que ce dernier aboutisse. A cet égard il me semble incontournable que le gouvernement et sa majorité parlementaire relancent et financent la politique des grands projets urbains abandonnée par la droite.
  • Quant à Ivry Confluences c’est un projet majeur qui concerne près d’un quart du territoire de la ville, qui vise à réinventer ce que la désindustrialisation avait détruit et qui a pour double ambition d’opérer la mutation nécessaire en privilégiant les intérêts de celles et ceux qui y habitent et y travaillent. Considérons que ce pari n’est pas simple aux portes de la Capitale, mais qu’il est bien dans la tradition de notre ville. Alors après une longue période de démarches politico-administratives, de mise au point des dossiers de ZAC et surtout de concertation, nous allons démarrer les premiers projets en 2013 (26 à ma connaissance), diversifiés comme nous l’avons toujours voulu : logements, bureaux, locaux d’activités, équipements publics qui vont cette année sortir de terre, concrétisant des années de travail et d’investissement financier. L’ensemble de ces projets ne pourrait aboutir sans la coopération constante avec nos partenaires ; les aménageurs, tels que la SADEV, l’AFTRP ou encore l’EPAORSA. Sans le savoir-faire de nos amis architectes et entreprises qui contribuent à façonner la ville de demain.


Je voudrais saluer aussi nos partenaires institutionnels, notamment le Conseil Régional et le Conseil Général avec nos deux Conseillers Généraux – Chantal Bourvic et Pascal Savoldelli - ainsi que sont Président Christian Favier. Je tiens à les remercier pour leur action et l’écoute qu’ils ont à nos projets. Sans conteste, c’est dans la voie du développement de telles coopérations que nous devons réfléchir au devenir de notre ville tout en préservant l’autonomie communale.

C’est en ce sens que nous avons décidé avec Choisy et Vitry de créer une communauté d’agglomération qui a vu formellement le jour le 1er janvier. Les 56 conseillers communautaires ont été élus à l’unanimité dans les 3 villes les 19 et 20 décembre dernier. En nous rassemblant, nous avons l’ambition de faire mieux pour faire entendre la voix, les atouts de notre territoire, et, de sa population tout en étant ouvert à d’autres partenaires. Nous avons, ainsi, la volonté de mettre en commun, nos moyens pour être plus efficaces dans la mise en œuvre de nos politiques, de nos projets. Cette intercommunalité est d’abord volontaire (non imposée par la loi) et elle repose sur une cohérence économique, sociale et territoriale. C’est pourquoi, j’ai la conviction qu’elle ne peut que renforcer l’efficacité de nos politiques publiques. Je ne doute pas que cette nouvelle communauté – forte de ses 185 000 habitants – bientôt 200 000 (...) – la plus importante du Val de Marne gagnera de l’importance dans notre département et plus généralement en Ile de France. Bien entendu nous n’ignorons pas les difficultés et les obstacles auxquels nous sommes confrontés d’autant que comme je l’évoquais précédemment, les premières décisions du nouveau gouvernement ne remettent pas fondamentalement en cause, l’asphyxie financière des collectivités territoriales comme cela a été rappelé lors du dernier congrès des Maires de France.

Face à cette situation doit-on en rester là ? Non bien entendu. Je l’ai rappelé : la configuration politique est inédite, un peuple attend massivement des changements, des entreprises attendent aussi la relance de l’activité économique en se détachant totalement des logiques spéculatives.

Ici, vous le savez bien, nous disposons d’atouts considérables pour faire d’Ivry une ville où chacun puisse s’épanouir, vivre sa vie. Une population attachée à sa ville, engagée dans les combats progressistes, une population solidaire et métissée… avec un service public, originalité de notre société française, qui en ces temps de crise constitue une réponse essentielle aux besoins des habitants, en particulier ceux qui sont les plus fragilisés.

Voilà pourquoi dans le cadre de l’Union des forces de gauche et écologiste je suis déterminé à poursuivre mon action à Ivry, cette ville qui a un cœur gros « comme çà ».

Et comme le chante CALI :
« Nous sommes des milliers, un fleuve extraordinaire, notre force est sublime, elle emportera tout et s’ils s’essaient encore ils se frotteront à mille cœurs
debout ».

 

Conseil européen de décembre et les priorités du Groupe de la gauche Unie Européenne (dont sont membres les élus du Front de Gauche pour changer l'Europe)

GUE/GNLLogo Front de Gauche Europe





Tout en accueillant favorablement la nomination d'une femme à l'un des postes clés dans l'Union européenne au récent sommet du Conseil, le président du GUE/NGL Lothar Bisky a insisté sur l'importance des questions sociales dans la politique de l'UE et a déploré les milliards offerts aux banques tandis que la plupart des gens ont du mal à faire face à la crise.

"En Europe 4 millions d'emplois ont été perdus en raison de la crise et conformément aux statistiques de la Commission, ce chiffre devrait augmenter jusqu'à 7 millions l'année prochaine. La question est la suivante: les dirigeants européens trouveront-ils un moyen de lier l'idée de l'intégration européenne avec le progrès social qui soit au bénéfice de tous ? Au lieu de stratégies de secours et de plus de consolidations du budget, nous avons besoin d'un changement de politique».
Il a énoncé trois exigences:

«Nous attendons une position claire du Conseil sur la stratégie 2020 pour remplacer la stratégie de Lisbonne défaillante", a-t-il dit. « L'innovation et le savoir, la lutte contre l'exclusion, des stratégies économiques vertes, l'Europe numérique : comme mots et slogans, cela sonne bien mais des mesures concrètes doivent suivre de toute urgence. »

« Deuxièmement, nous voulons voir un système rigoureux de contrôle des marchés financiers et, troisièmement, l'Union européenne doit travailler dur pour un accord contraignant sur le changement climatique à Copenhague. »
S'exprimant également sur le prochain sommet, le député chypriote Takis Hadjigeorgiou a déclaré qu'il cherchait des réponses à quelques-unes des questions relatives à l'élargissement, notamment en ce qui concerne le processus de négociation UE-Turquie. «Nous soutenons l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne mais uniquement à condition que la Turquie remplisse ses engagements vis-à-vis de l'Europe en particulier sur la question de Chypre» a-t-il dit, rappelant à la Chambre que la Turquie occupe la moitié de Chypre avec une énorme présence militaire.

Ferroviaire : Déclaration de jacky Hénin (PCF - GUE/GNL)

Pour préparer la concurrence ferroviaire, les directives européennes ont imposé la séparation entre réseaux ferré et activité de transport, interdisant ainsi toute péréquation. Résultat, les trains circulent maintenant en France moins vite sur le réseau secondaire qu’au début du XX siècle.

Faute de moyens pour l’entretenir un 1/3 du réseau tombe en ruine. Tous les syndicats de cheminot, tous les experts le disent, cette situation conduira fatalement à de terribles accidents. Mais cela ne suffit pas, il faut toujours plus de rentabilité ! Alors on est prêt à sacrifier la sécurité ferroviaire, en interdisant les normes nationales de sécurité les plus protectrices au profit d’une future réglementation européenne minimaliste.

Une fois de plus on immole l’intérêt général européen au profit de l’avidité capitaliste.
Le bon modèle européen c’est Thalys, c'est-à-dire la coopération ferroviaire européenne, dans le respect des statuts protégeant les salariés et des normes de sécurité maximum. C’est tout le contraire de la concurrence sauvage imposée aux usagers du rail par les directives européennes.

Oui pour la sécurité des usagers du chemin de fer, comme pour la sécurité des riverains face aux transports de frets dangereux, il faut abroger tous les paquets ferroviaires européens!

 

REFORME DES INSTITUTIONS ET AVENIR DE NOS COLLECTIVITES

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Devant le Congrès, le Président de la République a déclaré vouloir aller " jusqu'au bout de la réforme des collectivités locales".

Dans un contexte de guerre économique, les territoires sont confrontés à un environnement mondial de plus en plus concurrentiel. Or, plutôt que de chercher à y résister, le gouvernement y adapte l'architecture de nos collectivités.

Le but ultime de la réforme est de créer les conditions d'une évolution vers une organisation territoriale reposant uniquement sur des intercommunalités, des métropoles devenues des collectivités locales de plein exercice et sur des régions aux pouvoirs étendus.

Quelle réorganisation territoriale le gouvernement porte-t-il ? Quelle autre réforme pourrait à l'inverse privilégier une logique de coopération ? Quel développement et quels moyens pour les territoires ? Quelles compétences et quelles coopérations entre les diverses collectivités locales ? Quelle participation des habitants et quelle représentation démocratique de la commune à la région ? Quelle réforme de la fiscalité, quels financements pour répondre aux besoins sociaux, de solidarité, d'équipement au service des populations ?

Intervenant : Jean-Jacques Paris, secrétaire général de l'ANECR et conseiller général de la Gironde

Cette session aura lieu le :
Samedi 24 octobre 2009
de 09h00 à 17h00
Maison de l'enfance Alésienne
150 avenue Grassion Gibrand
34280 CARNON

voir le plan ici

 

Front de Gauche pour changer d’Europe - Grand Meeting du 8 mars au Zénith de Paris - 14h30

Front de gauche 8 mars 2009Front de Gauche pour changer d’Europe - Grand Meeting du 8 mars au Zénith de Paris - 14h30

Chaque jour de nouveaux plans sociaux sont annoncés. Le chômage connaît une hausse record. Le pseudo « plan de relance » de Nicolas Sarkozy est un échec complet. D’ailleurs les Français ne lui font plus confiance. Le 29 janvier dernier, une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle a rassemblé plusieurs millions de personnes, d’autres se préparent. Et pourtant, Sarkozy ne veut rien changer à sa politique.

Dans ce contexte, les élections européennes du 7 juin 2009 représentent une étape dans la résistance à la politique de Sarkozy et pour construire une Europe sociale, démocratique et pacifiste.

L’enjeu est clair. Soit rien ne change en Europe avec la poursuite des politiques libérales actuelles et c’est l’enfoncement dans la crise du système capitaliste. Soit nous nous rassemblons sur des grandes orientations résolument à gauche pour changer d’Europe.

En 2005, nous avons dit NON à l’Europe de la concurrence libre et non faussée.

Non à l’Europe des technocrates, du dumping social et fiscal, de la dictature de la Banque européenne, de l’alignement sur l’OTAN…

En 2009, nous voulons construire l’Europe dont nous avons besoin :

- Une Europe sociale, écologique et démocratique.

- Une Europe efficace contre la crise.

- Une Europe de l’égalité notamment entre les femmes et les hommes.

- Une Europe débarrassée des dogmes libéraux et des réflexes capitalistes.

- Une Europe force de paix.

C’est l’objectif du Front de Gauche initié par le PCF et le Parti de Gauche. Par-delà nos différences, nous savons que la crise du capitalisme que nous traversons est porteuse de tragédies si nous n’apportons pas d’alternative face à l’urgence sociale, démocratique, écologique et pour la paix sur notre continent.

Le Front de Gauche s’adresse donc à tous ceux qui veulent construire une autre Europe en rupture avec l’orientation libérale du traité de Lisbonne : aux partis politiques comme aux citoyens pour qu’ensemble nous changions vraiment la donne.

TELECHARGER LE TRACT

www.frontdegauche.eu

 

Le Blanc-Mesnil : Pour un projet d’une Communauté d’Agglomération « Plaine-de-France Active »

Didier Mignot, Maire du Blanc-Mesnil

En novembre 2006, Daniel Feurtet, alors Maire du Blanc-Mesnil, rendait public un projet de communauté d’agglomération rassemblant le coeur et le nord-est du département de la Seine-Saint-Denis. Un projet rassemblant 9 villes qui aujourd’hui représentent 400 000 habitants.


Depuis mon élection en mars 2008, j’ai pris connaissance des dossiers, beaucoup consulté mes concitoyens mais aussi mes collègues maires des villes voisines. J’en tire la conclusion que ce projet conserve toute sa pertinence.

Il se trouve renforcé par l’intérêt porté à ce territoire, tant par le SDRIF, schéma directeur de la région Ile-de-France, que par Christian Blanc, délégué interministériel à l’aménagement du « Grand Paris ».

Mais pour que cet intérêt de la Région et de l’Etat bénéficie réellement aux populations concernées, il convient que les élus et les citoyens de nos villes s’emparent de ces enjeux et que s’ouvre un réel débat démocratique sur le périmètre et les objectifs d’un projet de communauté d’agglomération.

Une communauté d’agglomération n’est certes pas la solution miracle à la profonde et brutale crise économique et sociale dont chacun mesure la gravité. Cette crise vient aggraver les inégalités et les injustices qui minent le développement équilibré et durable de la Région capitale.

Contre la concurrence des territoires et des hommes, contre les ravages que produit le système libéral à bout de souffle, une communauté d’agglomération peut-être un contre poids, un lieu de production de projets solidaires et dynamiques, un rassemblement pour construire des projets d’ampleur, une démarche démocratique permettant la mutualisation des moyens et des ressources.

Un périmètre pertinent

Le territoire doit correspondre à un périmètre pertinent permettant de répondre aux exigences de cohérence spatiale, économique, de solidarité financière et sociale auxquelles une communauté d’agglomération a pour mission de répondre.

Pour ce qui concerne la ville du Blanc-Mesnil, il convient de rappeler que des liens historiques très anciens lient notre ville à Aulnay-sous-Bois. Aujourd’hui ces liens, élargis à d’autres communes, existent au travers du SEAPFA. Depuis 40 ans, ce syndicat intercommunal regroupe Blanc-Mesnil, Aulnay, Sevran, Villepinte et Tremblay. Cette coopération existante peut constituer une première étape.

Mais je fais la proposition que cette coopération puisse s’élargir sur un territoire plus large que le seul SEAPFA pour porter sur le coeur et le nord-est du département, c'est-à-dire sur le territoire désigné « Plaine-de-France active : Aulnay, Bobigny, Drancy, Dugny, Le Bourget, Le Blanc-Mesnil, Sevran, Tremblay et Villepinte.

Ce territoire, qui possède une véritable continuité géographique, est la porte de la Région Ile-de-France sur l’Europe du nord. Il est doté d’un important tissu urbain et d’infrastructures stratégiques pour le développement économique pour la Région capitale.

A l’échelle de ce territoire se trouvent deux aéroports internationaux -Roissy et Le Bourget-, des zones industrielles et des bases logistiques puissantes et diversifiées, des voies de communication de dimension européenne (A1 et A3) et de desserte locale (RER B), le siège de nombreuses administrations et de services publics dans la ville-préfecture, des établissements de santé et universitaires, un réseau dense d’équipements culturels, le canal de l’Ourcq et de nombreux espaces verts départementaux et communaux. De grands projets comme l’écopôle sur Blanc-Mesnil-Aulnay vont voir le jour, d’autres ne demandent qu’à émerger. La mutation urbaine et industrielle qui se poursuit peut être un levier puissant et novateur pour le développement durable et la préservation de la planète.

Des défis à relever

Les villes composant ce territoire mettent en avant des objectifs communs : la croissance de l’emploi et son accessibilité aux jeunes, le renouvellement, le développement et la diversification de l’habitat, le désenclavement social et urbain par un effort de requalification de pans entiers de ville dégradés, le renforcement des transports publics, l’émergence de nouveaux espaces productifs, des politiques publiques ambitieuses pour l’éducation, la culture et la santé.

Ces priorités peuvent être celles de la communauté d’agglomération en mobilisant ses moyens propres et en exigeant de l’Etat des investissements structurants comme, par exemple, le projet de Cité de l’air et de l’espace et la prolongation de la ligne 7 du métro que nous attendons tous avec de plus en plus d’impatience.

Ce territoire, ses priorités et ses projets sont des atouts pour contribuer à la relance économique, à la lutte contre les graves déséquilibres qui handicapent l’Ile-de-France, pour le développement durable et la qualité de l’environnement. Ouvert sur le monde, ce projet peut contribuer à faire prévaloir une vision humaine de la mondialisation par un renforcement des coopérations internationales pour la paix et le co-développement.

Des moyens à mobiliser

Puisque l’Etat et la Région ont reconnu ce territoire comme étant porteur de grandes potentialités, il convient que les élus et les populations s’expriment ensemble pour exiger des décisions concrètes, rapides et ambitieuses à l’échelle de ce bassin de vie de 400 000 habitants. C’est de la responsabilité de l’Etat de promouvoir de grandes politiques publiques pour l’éducation et la formation, la santé, l’emploi et les transports.

Cela conduit également à des réformes de la fiscalité locale, injuste et à bout de souffle. Il en est ainsi tout particulièrement de la taxe professionnelle, principale ressource des communautés d’agglomération que l’Etat vide de son sens réforme après réforme. C’est pourquoi je soutiens la proposition d’une taxe professionnelle qui prennent en compte les actifs financiers des entreprises, dans le but de dégager des moyens nouveaux pour les collectivités territoriales et d’orienter l’argent vers les investissements utiles et productifs, donc vers l’emploi stable et qualifié.

Il est urgent de construire une vraie péréquation solidaire entre l'Ouest et l'Est parisien, toujours dans l’idée de combattre les injustices et les déséquilibres qui affaiblissent l’Ile-de-France. Rassemblés nous pouvons être également un interlocuteur de poids pour obtenir plus de financements européens.

Une démarche démocratique

Alors que la commission Balladur sur la réforme institutionnelle et la volonté de reprise en main de l’Ile-de-France par le Président Sarkozy fait peser de graves menaces sur la démocratie locale, un projet de communauté d’agglomération ne peut être que le résultat d’une démarche démocratique.

Si une communauté d’agglomération mutualise des moyens et favorise l’émergence de projets communs, elle doit respecter la libre administration de chaque Conseil municipal qui, selon la loi, « règle par ses délibérations les affaires de la commune ».

Je suis donc pour une coopération intercommunale renforcée et contre la fusion des communes. Je suis pour qu’un projet d’intercommunalité « Plaine-de-France active » place l’extension des libertés et la démocratie participative au coeur de sa démarche et de ses objectifs. Je suis donc pour que tout projet d’intercommunalité soit issu d’un débat citoyen et conclut par un référendum.

Lundi 19 janvier 2009

Didier Mignot, Maire du Blanc-Mesnil