Le portail des blogs Elunet

Mot clé - conseil municipal

Fil des billets - Fil des commentaires

Pour le droit à la dignité des populations roms et roumaines !

Au conseil municipal du 28 juin, à l'heure du changement, Daniel Mayet a présenté un nouveau voeu Pour le droit à la dignité des populations roms et roumaines, au nom du groupe communistes et partenaires.

Aujourd’hui, la situation que vivent en France les populations Roms, Roumaines et Bulgares est intolérable. Vous n’êtes pas sans savoir en effet que des milliers d’êtres humains subissent actuellement sur le sol français des conditions de vie indignes de notre pays et de notre temps.
C’est le cas à Ivry-sur-Seine.

Toutes les personnes concernées n’en peuvent plus :

  • les populations Roms, Roumaines et Bulgares n’en peuvent plus de subir de telles conditions de précarité extrême ;
  • les associations n’en peuvent plus de palier aux désengagements de l’Etat ; 
  • les habitant-es de nos villes et nos quartiers n’en peuvent plus d’être confronté-es à de telles situations de misères, ce qui parfois peut développer des réactions vives, violentes de rejet qui nuisent à notre République ; 
  • enfin, les élu-es locaux n’en peuvent plus d’intervenir, sans les moyens ni les compétences nécessaires, avec une bonne volonté exemplaire, sur des situations qui dépassent largement leurs obligations légales.


C’est pourquoi, des mesures urgentes sont à prendre pour trouver une issue juste, humaine, durable et efficace à cette situation.
Je pense notamment à l’arrêt des expulsions, la levée des mesures transitoires, l’insertion sociale et professionnelle et avant tout à l’entrée dans le droit commun de ces populations, comme d’ailleurs l’a affirmé le candidat François Hollande dans sa lettre de réponse au collectif RomeEurope au mois de mars 2012.

Des problématiques aussi lourdes ne pourront se régler subitement et en dehors d’une concertation approfondie.
Pendant des mois, nous, élu-e-s et associations, avons réclamé au gouvernement de M. Sarkozy la tenue d’une conférence régionale sur cette situation dramatique.
En juin 2011, Christian Favier, Président du Conseil Général du Val de Marne, et ses partenaires de gauche Présidents de départements et de la région, MM. Huchon, Bartolone et Delanoë, ont présenté un Manifeste pour une autre politique de l’hébergement et du logement des sans-abris dans la métropole, dans lequel ils réclamaient la création d’une mission métropolitaine sur ce sujet, présidée par le préfet de région.
Le gouvernement précédent a fait la sourde oreille. Il n’a jamais donné suite à cette demande.
Aujourd’hui, ces mêmes partenaires ont les leviers qui permettent de débloquer la situation et de porter enfin une orientation politique d’une ampleur nationale, en cohérence avec les instances européennes.

« Le changement, c’est maintenant » : je vous propose donc ce soir, au nom du groupe communistes et partenaires, ce vœu pour le droit à la dignité des populations roms et roumaines qui demande au gouvernement :
- de se saisir de cette situation d’urgence
- de mettre en place cette table-ronde en Ile-de-France, en associant tous les acteurs

et qui réaffirme notre volonté d’y participer pleinement afin que des solutions rapides, cohérentes et efficaces, puissent enfin être envisagées.

Je vous invite donc, cher(e)s collègues, à voter ce texte de vœu et vous remercie de votre attention.

Vœu présenté par le groupe des élu-e-s communistes et partenaires,
pour le droit à la dignité des populations roms et roumaines

Considérant que les conditions d’existence des populations roms et roumaines dans des campements installés sur notre Ville, comme dans de nombreux autres sites en Ile-de-France et en France, se dégradent de jour en jour, amenant à des situations d’urgence sanitaire et sociale (maladies contagieuses, épidémies, pauvreté extrême, exclusion sociale) qui ne peuvent souffrir un traitement différé,

Considérant que la politique menée jusqu’à présent par Nicolas Sarkozy et son gouvernement n’a fait que relancer la xénophobie et le racisme en France, notamment à l’encontre de ces populations, malgré les nombreux rappels à l’ordre de l’Union Européenne jusqu’à la résolution CM/ResChS(2011) du Conseil de l’Europe du 9 novembre 2011 condamnant la France pour les expulsions répétées de ces campements sur décision des autorités publiques,

Considérant que dans le droit fil de cette politique anti-sociale, le désengagement de l’Etat sur la question de l’hébergement d’urgence a contraint bien souvent les collectivités territoriales à prendre en charge les nouveaux besoins apparus, avec le peu de moyens dont elles disposent, pour garantir à ces populations les droits les plus élémentaires à la liberté et à la dignité,

Considérant que, à ce titre, les associations, collectifs de soutien de bénévoles et la Ville d’Ivry ont initié un véritable travail d’accompagnement matériel, sanitaire, social et éducatif envers les Roms installés sur son territoire, sans pouvoir aboutir seuls à une solution durable,

Considérant que le Maire d’Ivry a déjà interpellé à de nombreuses reprises les institutions compétentes, en particulier les Préfets du département et de la région, concernant la question des populations roms et roumaines et leur condition d’existence, sur la nécessité d’une action collective dans une approche élargie dépassant les compétences communales. L’Association Départementale des Elus Communistes et Républicains du Val de Marne a d’ailleurs exigé dans un communiqué datant d’août 2010 « qu’une solution humaine soit proposée par les Préfets représentants de l’Etat aux familles Roms vivant dans les camps avant toute expulsion, car l’accueil des familles Roms n’est pas de la responsabilité des Maires mais est bien de la responsabilité de l’Etat »,

Considérant que MM. Huchon, Bartolone, Delanoë et Favier, Présidents de Départements et de Région de gauche, ont présenté en juin 2011 un Manifeste pour une autre politique de l’hébergement et du logement des sans-abris dans la métropole, dans lequel ils préconisent « la création d’une mission métropolitaine de traitement socio–économique des campements de personnes roms, présidée par le Préfet de Région et associant les collectivités locales concernées avec pour mission l’éradication des bidonvilles, la recherche de solutions concertées d’hébergement et de suivi social et sanitaire de ces populations »,

Considérant que le Conseil municipal d’Ivry-sur-Seine a voté en septembre 2011 un vœu pour le droit au logement et à la dignité pour tous, contre le désengagement de l’Etat en faveur de l’hébergement d’urgence, par lequel il soutient l’initiative d’une mission régionale et se déclare prêt à y prendre part dans l’objectif d’une construction collective de résorption des campements roms,

Considérant que les français ont appelé de leur vœux, à travers les deux élections présidentielles et législatives de cette année, un changement politique promis par la nouvelle majorité qui se doit aujourd’hui d’être responsable devant cette exigence de changement qu’elle a défendu dans un souci de fraternité et de justice sociale,


Le Conseil municipal d’Ivry-sur-Seine :

- demande au gouvernement de se saisir dès maintenant de la situation d’urgence des populations roms et roumaines de France,

- requiert à ce titre la tenue, en Ile-de-France, d’une table-ronde réunissant les principaux acteurs , familles, associations et élu-es, afin de débattre des propositions qu’ils portent sur le traitement socio–économique des campements de personnes roms,

- réaffirme sa volonté de participer pleinement à cette table-ronde afin que des solutions rapides, cohérentes et efficaces puissent être envisagées pour garantir aux populations roms vivant sur le territoire français les droits fondamentaux dont tout être humain doit pouvoir bénéficier,

- souhaite faire connaître largement ce vœu aux ivryennes et ivryens, aux populations roms et roumaines, au collectif d’associations et de bénévoles qui travaillent avec les habitants des campements, et partagent avec nous ces valeurs.

 

Le logement à Ivry : pour une ville équilibrée, métissée, dynamique !

Conseil municipal du 26 janvier 2012 : à l’occasion du départ de Thierry Rosset de ses fonctions d’adjoint en charge de l’habitat, Méhadée Bernard a réaffirmé, au nom du groupe communistes et partenaires, les ambitions fortes et les engagements à tenir en 2012 dans la lutte pour une politique du logement qui place l’humain d’abord !

 

Depuis des années nous menons à Ivry des politiques ambitieuses. Particulièrement sous l’impulsion de Thierry nous avons mené la bataille pour faire d’Ivry une ville équilibrée, métissée, dynamique, en phase avec les besoins de sa population, une ville belle, une ville aux valeurs nobles et justes aux portes de Paris, au cœur de la banlieue.

Une ville où malgré les coups portés on relève la tête, toujours. Une municipalité qui ouvre des possibles aux côtés d’Ivryennes et d’Ivryens organisés, exigeants, qui ne baissent pas les bras, jamais.

Ivry c’est cela, l’ambition, la volonté, les luttes et les engagements. Pourtant, Ivry n’échappe toujours pas aux règles du libéralisme, aux réformes d’une droite qui aura fait beaucoup de mal et qui essaie d’asséner en ce moment-même ses derniers coups de poignard rageurs. Une droite sans scrupules qui a dynamité le logement social avec pour visée, comme dans tant d’autres domaines, les avantages pour les plus riches, pour les blindés, pour ceux qui tiennent trop les ficelles.

Dans ce contexte bien moche nous résistons. Thierry l’a rappelé, sur la question du logement, mais c’est évidemment valable pour tout ce qui nous est fondamental : la santé, l’école, les transports, le sport, la culture, les services publics… Pour nous évidemment c’est l’humain d’abord, toujours.

Le logement à Ivry c’est une question essentielle, identitaire. Comme partout c’est un besoin criant, comme partout ce sont des cités qui vont mal, comme partout ce sont des cités qui vont bien, comme partout ce sont des habitants heureux, comme partout des gens en détresse aussi.
Le logement, ça cristallise toute la vie. C’est l’endroit où l’on passe le plus de temps, l’endroit qui nous ressemble, l’endroit où parfois on travaille, l’endroit où l’on dort, où l’on rit, où l’on pleure, le lieu des émois, le lieu de la famille, le lieu où on est bien, le lieu où on aimerait tous être bien.
Comment relever ce défi quand plus de 5 700 familles sont demandeuses à Ivry d’un logement digne ? Quand sur ces 5 700 familles, près de 80% (oui, 80% !) relèvent d’un PLAI ? PLAI, cela veut dire Prêt Locatif Aidé d’Intégration. Ce sont des logements destinés aux plus en difficulté, des logements que la politique de la droite a refusés, que nous n’arrivons pas à sortir de terre en nombre suffisant. C’est le signe d’une société qui va mal, d’une société inégalitaire, d’une société paralysée, d’une société où l’ascenseur social est resté bloqué au troisième sous-sol.

Et pourtant cette année nous fêterons le 100e anniversaire de la loi Bonnevay. Le 23 février 1912, elle instituait les offices publics d’HBM à l’initiative des collectivités locales. Rendez-vous compte : 1912 ! Un temps que les moins de 100 ans ne peuvent pas connaître …! Badinter, Mitterrand, Piaf, Mandela, Luther King, Guevara, Obama, Boumediene, Allende, Halimi, l’Abbé Pierre n’étaient pas encore nés alors qu’ils ont eu le temps depuis d’écrire l’Histoire. Le micro-onde, l’ordinateur, la cocotte-minute, Steve Jobs, la télévision, la pilule contraceptive, le Wifi, le Minitel, le Scrabble, la carte à puces, le nylon, la guitare électrique n’étaient pas encore inventés, la pénicilline pas trouvée, Neil Armstrong n’avait pas mis le pied sur la Lune, Picasso n’avait pas peint Guernica, Duras n’avait pas encore fait son India Song que le logement social en France se profilait comme un moyen puissant d’émancipation.
1912… cette mesure était d’une telle modernité ! Et 100 ans plus tard, c’est de nouveau d’ambition dont nous avons besoin au contraire de ce qui est produit ces dernières années.À Ivry nous avons la prétention de faire plus qu’ailleurs, de faire d’autres choix pour pouvoir continuer dans ce sens, faire plus encore. Il faut faire du logement et du logement social en particulier une priorité absolue. Que le droit au logement et à la ville soit reconnu comme universel et sincèrement opposable, comme un bien non marchand hors des logiques de profit et de spéculation.

Ainsi, pour nous, élus Communistes et Partenaires, il est temps que les choses changent. Face à la crise et aux difficultés nous voulons de véritables choix de rupture et de progrès. Nous voulons en cette année 2012, année de possibles changements, nous engager pour l’abrogation de la loi MOLLE, pour la constitution d’un service public national du logement, de l’habitat et de la ville organisé autour d’un pôle public de la construction pour faire face aux exigences et aux marges délirantes des majors du BTP et ainsi justement abaisser les loyers et les charges. Service public organisé autour également d’un tissu d’OPH que nous concevons comme des services publics décentralisés et déconcentrés, à la fois symboles d’un engagement commun de l’État et des collectivités territoriales ; ces mêmes OPH aujourd’hui attaquées, réformées, étranglées à l’exemple d’une autre qui pourrait pourtant tant faire.

Nous voulons, et c’est possible, que pendant cinq ans au moins soient construits 200 000 logements sociaux par an parce que face à l’ampleur de la crise, c’est bien un minimum de 1 million de logements supplémentaires dont nous avons besoin. Pour y parvenir, l’État doit porter à 2% du PIB son budget logement et ainsi remettre au goût du jour l’aide à la pierre à hauteur de 40% des constructions.
Nous exigeons l’interdiction des expulsions locatives pour les familles en difficulté et l’invention collective de nouvelles solidarités pour la mise en place par exemple d’une sécurité locative mutualisée dans le public comme dans le privé.
Nous voulons nous battre pour la revalorisation de l’APL, qu’enfin les pouvoirs publics comprennent que le mois de carence et les versements rétroactifs ne sont pas gérables pour les familles.
Nous voulons le blocage des loyers publics et leur encadrement dans le privé grâce à un plafonnement des prix à la vente et à la location pour couper court à toute spéculation. Il faut viser l’engagement que jamais le taux d’effort des familles ne puisse excéder 20% des revenus pour se loger parce que, dans un monde où les richesses sont si nombreuses, nous n’acceptons plus de les voir passer sous notre nez.
Nous exigeons la suppression des surloyers et des plafonds de ressources parce que nous portons fièrement le logement social comme un bien universel, mixte et partagé. Le logement social ce n’est pas le logement des pauvres, au contraire. Nous le voulons beau et ambitieux. Évidemment, nous voulons nous battre pour l’application de la loi de réquisition, pour qu’enfin les grands propriétaires cessent de jouer avec les prix du marché.

Dans ce cadre nous exigeons également l’application et le renforcement de la loi SRU, avec 30% de logements sociaux dans les zones tendues et 25% sur le reste du territoire. Avec évidemment un nouveau dispositif de contraintes et de sanctions pour les communes hors-la-loi. Pour y parvenir, il faut dégager des financements et des moyens. Par exemple : relèvement du plafond du Livret A à 20 000 € en permettant sa gestion par la seule Caisse des Dépôts et Consignations. Par une hausse aussi de 0,55% de la contribution des employeurs dans le cadre du 1% Logement pour remettre à niveau cette caisse lamentablement et allègrement vidée par la droite.

Face à la spéculation, nous proposons l’instauration d’une taxation des spéculations financières et immobilières sous la forme d’une taxe des revenus mobiliers et immobiliers à hauteur de 10%. Face à l’étranglement des Offices publics, nous exigeons la suppression de l’indécente taxation des bailleurs sociaux prévue par la loi de finances 2011. Enfin, pour que la politique de la Ville prenne en compte les normes environnementales et les dynamiques territoriales, nous exigeons une collaboration de haut niveau entre État et collectivités.

C’est avec ce type de propositions et d’engagements que nous redonnerons au logement social ses lettres de noblesse parce qu’avant tout nous voulons réunir les conditions d’une ville pour toutes et tous dont le logement social serait un maillon essentiel. Ces propositions, ces ambitions ont été fièrement portées par notre Député, Pierre, à l’Assemblée Nationale dans sa proposition de loi « Programme d’urgence pour le logement et de lutte contre la spéculation immobilière ». 2012 sera, nous l’espérons, l’année de tous les changements et nous nous battrons sans cesse pour qu’ils soient radicaux et durables.

Je pourrais m’en tenir là et, pardonnez la longueur de mon intervention ce soir, mais je tiens pour terminer à te remercier, Thierry, personnellement et au nom des élus Communistes et Partenaires. À te remercier pour ce que tu as porté pendant ces trois années dans la plus grande transparence. Je crois, je le sais, et nous sommes nombreux ici ce soir à te dire merci. Merci de ton engagement sans faille, de ta disponibilité, de ta façon partagée de mener les combats justes pour la dignité. Je sais que tu continueras à porter cette question fondamentale dans tes fonctions professionnelles et je suis ravie de le faire à tes côtés quotidiennement. J’ai beaucoup appris avec toi, au Bureau et au CA de l’OPH, je te remercie profondément, ton sens du partage et de l’échange m’ont aidée à m’engager encore plus sur cet enjeu. Tu laisses à Philippe des chantiers importants à mener – je pense évidemment à la restructuration du quartier Gagarine-Truillot – et je peux t’assurer, si c’était nécessaire, que nous ferons tout pour rendre les choses possibles. Philippe portera, j’en suis sûr, tes préoccupations avec passion, audace, intelligence et engagement. Alors, au nom des élus Communistes et Partenaires, je te remercie, nous te remercions.

 

Voeux 2012...

Compte-rendu de la soirée de présentation de mes voeux le 4 janvier.

 

Juppé l'ultralibéral !

Le conseil municipal de lundi fut consacré essentiellement au débat budgétaire (voir billet hier). Mais d’autres délibérations importantes ont permis de vérifier (mais qui en doute vraiment ?) que la majorité municipale UMP revendique et assume ses choix de droite…

Cité municipale : Il s’agissait de valider le contrat de partenariat « Public-Privé » pour un bâtiment de 20 000 m² (architecte Andreu) sur le site de Mériadeck, destiné à recevoir 850 salariés de la ville, pour un coût de 50 millions d’euros. Sans mettre en cause le bienfondé du projet, notre groupe a contesté le montage financier en PPP avec le groupe Bouygues. Contre la livraison de la commande publique aux appétits financiers du privé, nous avons milité pour une opération en MOP (maîtrise d’ouvrage publique). Nous avons repris l’intervention déjà formulée pour dénoncer le montage financier du Gd Stade de Bx-Lac, et parue ce mois-ci dans la tribune libre du journal municipal « Bordeaux Magazine ». Voir : http://www.vincentmaurin.fr/2011/11/10/partenariat-public-prive-cest-non/.

Charte européenne de vidéo-protection : Nous avons rappelé notre opposition au principe liberticide de vidéo-surveillance et du développement des caméras dans la ville. Avons contesté leur efficacité et leur coût. Avons rappelé notre préférence aux mesures de prévention basées sur une présence humaine plus soutenue. Partageons toute mesure visant à renforcer le contrôle éthique de ce système.

Crèche Mirassou déléguée au Privé :
La majorité municipale avait décidé le 2 mai de déléguer la gestion de cette crèche municipale, rue Mirassou, à un prestataire associatif ou privé. C’est la société privée Babilou qui a emporté le marché parmi les six candidats. Nous avons rappelé que « l’accueil de la petite enfance ne peut faire l’objet de concurrence et d’objectifs lucratifs. La ville doit rester maîtresse de sa compétence, avec son personnel municipal statutaire, qualifié, expert dans son domaine. » Nous contestons la volonté du Maire de placer désormais en Délégation de service public (DSP) toutes les nouvelles structures municipales de petite enfance.

Subvention aux écoles privées : C’est à marche forcée, que le Maire favorise l’école privée sur la ville. Cette année, la subvention municipale par élève augmente de 8 ,5 % ! Nous avons rappelé que la loi n’imposait pas l’aide aux élèves d’école maternelle, or Bordeaux les prend en charge. Et avons jugé indécente une telle faveur au privé au moment où l’école publique est malmenée par l’Etat et quand la Ville « décide d’y geler ses dépenses de fonctionnement pour les fournitures scolaires, les classes découvertes et les déplacements ».

Archives municipales : Les investissements municipaux structurels pour la culture sont si rares, qu’il faut se féliciter de la réalisation des nouvelles archives sur le site Bastide Niel. Nous appuyons notamment le choix de création en leur sein d’une « salle dédiée à des animations et conférences largement ouvertes au public ».

Contrat urbain de cohésion sociale : Ce CUCS concerne les 7 quartiers « prioritaires » de la Ville. Ceux qui concentrent les plus grandes difficultés sociales, conséquences de choix économiques et urbains inégalitaires. Outre que la Ville se voit contrainte de corriger les effets d’une crise capitaliste qui paupérise davantage les populations, quand l’Etat se désengage de ses responsabilités, nous avons insisté sur les enjeux sociaux à ne pas simplement « accrocher » les nouvelles opérations urbaines du Lac, Bastide, Bacalan, Belcier, St Michel, Gd Parc… aux anciens quartiers dégradés, mais de parler plutôt de « liens » à renforcer. Nous avons insisté sur les enjeux de « mixité scolaire ». Nous avons pris l’exemple du nouveau collège de Bruges Le Tasta qui accueillera et les nouvelles populations des projets urbains Tasta et Ginko et une partie des élèves des Aubiers.

Mécénat en faveur de la biennale d’architecture Agora : 23 sociétés vont soustraire de leurs bénéfices imposables 475 000 euros par leurs dons à Agora 2012. En échange, la Ville leur dédiera des espaces de conférence et débats… Encore une privatisation de l’espace public ! Notre groupe fut, une nouvelle fois, le seul à s’opposer au mécénat culturel.

Réseau de chaleur des Bassins à flot : Ce réseau aura pour opérateur la société Mixener, filiale de REGAZ, Gaz de Bx. Nous avons profité de cette délibération pour interpeler le Maire sur l’avenir de Gaz de Bx. En lui demandant « une communication lors du prochain conseil municipal évoquant la stratégie économique de Régaz Gaz de Bx, sa politique tarifaire, son dialogue social ».

Tableau des effectifs de la Ville : Nous nous sommes abstenus parce qu’il n’évolue pas en proportion de l’augmentation de la population bordelaise et que, bien qu’en diminution, persistent la précarité et le temps partiel imposé, notamment dans les écoles. De plus, les nouvelles formes de prise en charge de la sécurité de voie publique devant les écoles par des agents volontaires recrutés en contrat de 17h30 semaine, posent questions.

Promenade Martin Luther King : C’est le nom attribué au chemin longeant le Parc des sports de St Michel. Nous nous sommes félicités de cet hommage au père des droits civiques américains. Nous avons rappelé notre « demande qu’une artère ou édifice public de la ville porte le nom de Nelson Mandela, dont on fêtera en 2013, le 20ème anniversaire de l’attribution du Prix Nobel de la Paix« . Ainsi que pour Roger Lafosse, créateur de SIGMA.

 

Gaz de Bordeaux: je pose la question du retour à une Régie municipale !

Monsieur le Maire,

Les salariés de Regaz et Gaz de Bordeaux étaient une large majorité en grève le 17 novembre. D'abord en réponse à une journée nationale d'action portant sur les salaires. Mais aussi contre l'externalisation de certaines missions en faveur du privé, contre des erreurs de gestion coûteuses, contre une politique de course à la rentabilité financière se traduisant par une obsession à reverser des dividendes aux actionnaires privés, plutôt que de chercher des réponses sociales en terme de tarifs et d'emplois statutaires.
L'émotion autour de l'avenir de Gaz de Bordeaux ne vient pas d'une lubie de quelques dirigeants syndicaux.
La libéralisation du marché de l'énergie au plan européen (d'ailleurs votée par les principales formations politiques représentées ici), puis la séparation juridique des fonctions de distribution et de commercialisation du gaz (frappant toutes les entreprises locales de distribution -ELD- de plus de 100 000 abonnés), l'entrée dans le capital de groupes comme ENI ou Dalkia, ont conduit Gaz de Bordeaux à mener progressivement une politique d'entreprise calquée sur le privé:
- blocage de la masse salariale
- augmentations tarifaires
- recherche de rentabilité immédiate...
Au moment où le débat national sur l'avenir énergétique de notre pays part dans tous les sens, notamment quant à la place du nucléaire, il nous semble important de mesurer combien la distibution et la vente du gaz forment un enjeu:
- d'indépendance nationale et de maîtrise locale,
- de justice sociale par une politique tarifaire adaptée, bien qu'encadrée par la Commission de régulation de l'énergie,
- de diversification protectrice de l'environnement: Regaz a développé des investissements intéressants pour la géothermie, le photovoltaîque, le Gaz Naturel pour Véhicule...

Les 220 000 abonnés girondins ont droit à un seervice public les protégeant des appétits des marchés financiers, dont l'actualité montre que leur voracité ne s'arrêtent pas qu'aux portes des banques mais pénètre aujourd'hui au coeur des politiques des Etats.

Les 400 salariés ont droit à poursuivre leurs efforts dans ce qui a fait la force de cette entreprise depuis 1919:
leur connaissance du territoire, leur savoir-faire, leur dévouement au service public (comme en a témoigné leur mobilisation lors de la panne de mai dernier au sud de la CUB).
Les citoyens bordelais ont droit à la garantie que la participation majoritaire de la ville dans le capital de Regaz va contribuer à préserver l'entreprise de logiques qui, ailleurs, provoquent sang et larmes avant d'échouer.
La ville de Bordeaux doit garder ce giron industriel et commercial gazier, deuxième du pays après Gaz de France. Pas seulement pour les 3 millions d'euros de redevance annuelle en faveur du budget municipal (dont on pourrait d'ailleurs interroger une nouvelle logique de redistribution sociale en direction des usagers).Mais pour cette image de réussite que certains ont l'ambition de transformer en royalties sur les marchés libérés !
Aussi, nous vous demandons, monsieur le Maire:
-1- un démenti par un écrit aux personnels de tout projet de vente de parts de Gaz de Bx au groupe Total (dont on est sûr de l'absence totale de philantropie quand on connait ses stratégies d'échappement à l'impôt)
-2-d'étudier la possibilité du retour du groupe Gaz de Bx - Regaz sous statut de Régie municipale. Il ne s'agit pas ainsi de faire plaisir à mon groupe politique qui, en 1991, fut le seul à s'opposer à la transformation de la Régie en Société d'économie mixte, mais bien de considérer que l'énergie, comme l'eau, la santé, l'éducation ou la culture, n'est pas une marchandise. Et que de nombreuses collectivités se posent aujourd'hui la question de gérer en Régie directe l'eau ou les transports publics,

 

conseil municipal: ne rien lacher !

Voici mes principales interventions lors du conseil municipal de Bordeaux lundi...

Conseil municipal du 26 septembre 2011 Vincent Maurin

Solidarité Palestine

Mr le Maire, permettez-nous, à l’occasion des appels à projets pour Oran, Casablanca et Ouagadougou, que nous soutenons sans réserve, d’avoir une pensée pour les citoyens de Ramallah, mobilisés pacifiquement en soutien à la démarche de Mahmoud Abbas pour la reconnaissance par l’ONU de la création d'un Etat Palestinien. Je me demandais, à l’occasion de ce contexte historique pour la reconnaissance du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, si notre conseil municipal ne pouvait pas adresser un message de soutien ou tout du moins d’espoir, à nos collègues de la municipalité de Ramallah.

Le Maire de Bordeaux, Alain Juppé, a rejeté cette demande, au prétexte de son caractère « déséquilibré ».

La restauration scolaire à Bordeaux

La dénonciation par la FCPE, mais aussi du journal « l’humanité », des critères limitant l’accès à la restauration scolaire des enfants des parents sans emploi vous conduit aujourd’hui :

1 - à revoir votre copie 2 - à porter à la connaissance de tous, des éléments de transparence quant à la politique d’offre et de demande dans les écoles publiques de la ville.

On apprend en effet que 90% des élèves vont au restaurant scolaire… et c’est bien tant les efforts en terme d’équilibre alimentaire et qualité des repas sont réels et à mettre à l’actif des services municipaux et du SIVU.

Que parmi ces demi-pensionnaires, 83% déjeunent chaque jour. Mais que 17% soit 2331 élèves, vous entendez bien, 2331 élèves et cela est réel, Mr le Maire, mangent 1, 2 ou 3 jours par semaine, et n’ont donc pas accès aux 4 jours de cantine ! Et nous ne connaissons que les chiffres concernant les demandes car vous ne pouvez intégrer les non-demandes de parents ayant en amont intégré les critères de priorité d’accès, tel qu’énoncés sur le site internet de la ville ou les non-demandes de ceux, dissuadés à l’oral de s’inscrire soit par vos services, soit par les écoles elles-mêmes, au prétexte du manque de places ou de personnels.

Il s’agit donc aujourd’hui de faire respecter le droit pour tous à accéder à ce service municipal 4 jours sur 4, essentiel pour les familles les plus démunies en terme de santé publique. Pour cela, pouvez-vous prendre aujourd’hui l’engagement de revoir vos principes de gestion des demandes au « cas par cas » et nous informer des mesures écoles par écoles que vous comptez prendre ? - mise en place d’un 3ème service avec embauches correspondantes - agrandissement de restaurants - création de nouvelles écoles maternelles en centre ville - Concernant les tarifs, nous nous félicitons que face aux protestations parentales, vous révisiez enfin les tarifs que, seul notre groupe avait refusé de voter en décembre dernier (+33% pour 1/3 des familles). Nous pensons qu’il manque encore une tranche tarifaire pour les plus hauts revenus. Et nous sommes septiques sur l’efficacité de l’offre de gratuité pour le 4ème enfant. Plutôt qu’un effet d’annonce démagogique, nous privilégions plutôt le respect du quotient familial, intégrant déjà le nombre d’enfants.

Enseignement Privé
Nous ne voterons pas une nouvelle aide financière de 50000 euros à l’enseignement privé bordelais. Le contexte de démantèlement de l’école publique et la politique de gel des crédits municipaux pour les écoles publiques de la ville (fournitures scolaires, transports, classes découvertes…) est décidé au nom d’une rigueur budgétaire que vous semblez, vous et vos amis, ignorer pour l’école privée. C’est indécent !

Projet Métropolitain

Le document de la communauté urbaine de Bordeaux a le mérite de la clarté sur le diagnostic social et économique de notre agglomération. Il a le souci de faire ressortir 3 points saillants :

En 1er lieu, il apparaît de plus en plus clairement qu’une identité d’agglomération se construit. Si elle n’efface pas les identités communales, elle permet d’avancer vers la construction d’un destin commun aux habitants de la communauté urbaine. Cette identité doit nous permettre de renforcer les solidarités déjà existantes. D’abord une attente forte de nos concitoyens envers l’emploi. Si tout ne relève pas de notre responsabilité, notre ville peut et doit se fixer des ambitions en terme de créations d’emploi et envoyer des signes forts à l’ensemble des composantes du monde économique et social. Pour ce faire, nous devons conserver et surtout développer un secteur industriel fort. Le développement de la SOGERMA ou le maintien de FORD montrent qu’il n’y a aucune fatalité à la disparition d’emplois industriels. L’objectif de créer 40 000 emplois à Bordeaux d’ici 2030 impose de définir de nouvelles pistes industrielles. Nous pensons nécessaire et possible par exemple, de développer le pôle électrique à partir de la SAFT, de dynamiser la filière industrielle nautique aux bassins à flots grâce aux formes de radoub notamment.

La deuxième attente exprimée, est celle du logement. Celui-ci est le premier élément du droit à la ville Aujourd’hui, la grave crise que nous traversons pèse lourdement sur nos concitoyens. La part du logement dans les dépenses atteint un niveau intolérable, oblige aux cohabitations générationnelles, limite les possibilités de parcours résidentiel. La pénurie de logement est telle aujourd’hui que les politiques publiques mises en place n’arrivent pas à répondre aux besoins de la population. En premier lieu parce que l’essentiel de l’argent public est orienté vers le spéculatif, (il n’y a qu’à voir la promotion bordelaise envers les opérations défiscalisées)… au détriment du logement social. Il faut développer le logement social afin de permettre l’accès du plus grand nombre à un logement de qualité au moindre coût. C’est le sens que nous donnons à l’exigence de 50% de logements locatifs sociaux (type PLUS et PLAI) par grande opération.

La troisième attente est la mobilité. La 2x3 voies et les ponts JJBosc et Bacalan Bastide ne suffiront pas à résoudre les problèmes de déplacement sur le département et la CUB. Oui à une vraie politique de TER avec un rôle nouveau à donner à la ligne SNCF de ceinture reliant Ravezie à St Jean et demain Ravezie à Cenon via le pont Bacalan Bastide.

 

Pour une école de la réussite de tous

Le conseil municipal de Saint Denis de Pile a pris ce soir un engagement fort en votant le principe de  la création à terme de deux groupes scolaires de secteur dans la commune. C'est une promesse aux dyonisiens d'une municipalité tournée vers l'avenir et c'est un geste fort dans un contexte de destruction de l'école de la république par ce gouvernement de regression sociale et d'hyper austérité.

ci-dessous mon intervention

LA décision que nous allons prendre de créer à terme deux groupes scolaires est d'une grande importance dans un contexte politique d'attaque du service public d'éducation nationale.

Attaquée dans ses missions en instaurant au travers des réformes successives une école à deux vitesses, abandonnant la prise en charge de la difficulté scolaire.

Attaquée dans son principe d'universalité lorsque'un ministre établit une corrélation entre immigration et échec scolaire stigmatisant une partie des élèves.

Attaquée dans son fonctionnement lorsqu'on supprime 16 000 postes d'enseignants. Les élèves des écoles de St Denis en subissent les conséquences. Pas d'ouverture affirmée en primaire à la rentrée alors qu'il y a en moyenne 28 élèves par classe, mobilisation des parents de la maternelle contre une fermeture alors qu'avec les mêmes effectifs nous aurions eu une ouverture.

Cette décision de fonder deux écoles de secteur se justifie pleinement au regard des besoins éducatifs de ceux qui doivent compter beaucoup plus sur l'école pour acquérir une culture commune de haut niveau.

Deux écoles de secteurs, ce sont des écoles à taille humaine. Ce qui a un effet sur la réussite scolaire et sur la constance des équipes pédagogiques.

Deux écoles de secteur c'est un lien renforcé avec les familles au travers de la sectorisation.

Deux écoles de secteur c'est le lien réaffirmé entre l'école et les infrastructures culturelles et sportives de la municipalité.

Je comprends que la destruction d'un bâtiment ancien puisse émouvoir mais nous devons, pour imaginer l'école de demain, prendre en compte l'explosion des savoirs dans notre société et la nécessité d'offrir à chaque enfant la possibilité d'accéder à une culture commune ambitieuse. L'école de la république doit être imaginée pour celles et ceux qui en ont le plus besoin, c'est un enjeu de société, de civilisation.

 

Engagez-vous !

La revue municipale de Saint Gratien publie, conformément à la loi, une expression des différents groupes siégeant au conseil municipal.

Depuis notre éviction du groupe de gauche par les élus socialistes, nous formons au conseil un groupe autonome appelé « PCF-Front de Gauche » et il y a donc trois articles dans la page « tribune libre » de « Saint Gratien magazine ».

Tribune libre n’étant pas d’ailleurs vraiment un titre adapté puisque notre expression « libre » est très encadrée, notamment par le nombre de caractères que nous devons respecter et qui est particulièrement réduit : 1333 caractères très exactement, espaces compris.

Essayez de rédiger un texte avec quelques arguments en autant de signes et vous aurez une idée de l’exercice qui nous est imposé tous les deux mois. Assez ardu de développer la moindre idée en si peu de place sans tomber dans le schématique mais nous devenons des experts dans l’art de peser et soupeser la moindre virgule…

Heureusement, ce blog accueille les billets de toutes tailles et nous pouvons y développer nos idées et propositions sans modération ! Nous publions aussi des billets que VOUS pouvez nous envoyer.

Revenons à la dernière revue municipale qui vient de paraître en ce mois de mars.

Nous avons choisi de réserver notre espace aux récents ateliers de concertation qui viennent de se tenir dans la ville autour du cadre de vie et du développement durable. Ces dernières semaines, l'événement dans la ville a été indubitablement constitué par ces ateliers agenda 21. La catastrophe au Japon rend encore plus prégnante la question de la préservation de l'environnement.

Avec des habitants, nous nous sommes très activement engagés dans les différents ateliers Agenda 21 et avons imaginé ce que serait notre ville en 2020 !

Saisissez -vous de ce blog pour poursuivre les débats et faire part de vos propositions.

Nous ferons de même dans une très prochaine Lettre des Élus PCF-Front de Gauche et dans différents billets sur ce blog.
Nous reviendrons également prochainement sur la tribune des élus socialistes et celle de la majorité municipale.

Engagez vous !



Texte de la tribune libre des élus PCF-Front de Gauche dans la revue municipale de mars 2011

Les sympathisants du Front de Gauche ont participé activement aux ateliers agenda 21 de la ville. Ils font le pari avec d’autres gratiennois de co-élaborer des solutions innovantes en matière de développement durable, protection de l’environnement et cadre de vie, en conciliant les aspects économiques, sociaux et environnementaux. Vaste chantier !

Nos propositions clés

  • Économiser l’énergie et diversifier les sources : installer des panneaux solaires sur le toit des immeubles pour produire de l’eau chaude, des mini éoliennes et des capteurs solaires sur les candélabres
  • Atténuer la pollution et la congestion automobile : agencer des pistes cyclables, des parcs à vélos sécurisés et des casiers pour garer les trottinettes ; de vrais espaces piétonniers facilitant la circulation de tous, des poussettes et des fauteuils roulants ; améliorer les transports collectifs ; instaurer une navette communale gratuite notamment afin de faciliter le déplacement des personnes à mobilité réduite
  • Recréer du lien social : réduire la « fracture » de St Gratien en étudiant la couverture de la RD 14 ; sensibiliser les enfants à ces enjeux ; intégrer les jeunes à la vie publique via un conseil municipal des jeunes.

Nos propositions détaillées, les impacts en termes d’emplois, sur : http://isabelle.volat.elunet.fr.elunet.fr Engagez-vous !

 

Budget c'est non..!

Le journal municipal "bordeaux magazine" est paru. Il y vante le budget de Juppé... Notre groupe s'y est opposé... extraits de notre déclaration dans la tribune libre de ce journal:


P1060112.JPG

Budget 2011 c'est non ! Notre groupe n'a pas voté le budget le 20 décembre dernier… extraits:

Ce budget repose sur trois effets d'aubaine: démographie positive, augmentation des tarifs, vente de patrimoine. Les dotations exactes de l'État seront-elles celles de ce budget prévisionnel ou confirmeront-elles le déclin dans lequel le gouvernement entraine les collectivités locales et le pays ? Un déclin que l'on retrouve dans la construction globale de ce budget comme dans l'insuffisante réponse aux besoins. (…) Ce n'est pas à la population de Bordeaux de payer les cadeaux que le gouvernement accorde par ailleurs aux privilégiés. (…) On vérifie et la fragilité de choix contraints par une politique gouvernementale non solidaire et le zèle que vous développez en accompagnant cette politique dans trois exemples :

- Habitat-logement : (…) les opérations d’habitat défiscalisé De Robien puis Scellier, tout comme la vente du patrimoine HLM, ne permettent pas un rattrapage du retard de Bordeaux au titre de la loi SRU. Et le lobby de l’accession sociale à la propriété dans les nouveaux quartiers, a du plomb dans l’aile, du fait du désengagement de l’Etat !

- L’emploi : (…)Bordeaux étouffe de son image d’Epinal de ville tertiaire et touristique ! Nous actons une nouvelle fois l’absence de référence aux secteurs essentiels que sont les filières électrique et nautique. Quel gâchis de ne pas promouvoir un rapprochement entre la SAFT et FORD pour le véhicule électrique ! Quel gâchis de ne pas placer la filière nautique au coeur de nouveaux projets industriels tant sur le site des Bassins à flot où vous muséifiez 1/3 de la plaque portuaire, que sur Bastide Niel ou à Bx Sud sur le site des abattoirs !

- Education, petite enfance : l’effort annoncé en faveur de la création de nouvelles écoles et crèches est la moindre des choses dès lors que l’on construit des milliers de logements. Mais nous craignons d’en rester à une course au rattrapage des retards accumulés en offre de places en maternelles et crèches. La dotation annuelle de 44 euros par élève n’a pas bougé depuis 10 ans alors que le prix de certaines fournitures a presque doublé et de plus en plus de candidatures pour les séjours en classes découvertes sont rejetées faute de budget. Le maire a insisté sur le succès de la restauration scolaire et de la mise en place de tableaux numériques oubliant de mentionner un chiffre moins élogieux : 1 élève sur 4 n’a pas accès au restaurant les 4 jours de la semaine ! Quant aux tableaux numériques, ils ne concernent pour l’instant que quelques classes de quelques écoles et la généralisation prendra 3 ans. Cette opération ne doit pas cacher l’obsolescence du parc informatique scolaire non renouvelé depuis plus de 10 ans dans certaines écoles !

 

Salah Hamouri au Conseil municipal de Bordeaux

avatar-blog-1071128538-tmpphpgHqEKI.jpg

A l'occasion d'une délibération municipale proposant la contribution de la ville de Bordeaux à la construction d'un centre touristique à Ramallah, dans le cadre de l'accord de coopération Bx-Ramallah, signé en 2007, j'ai interpellé A.Juppé sur le sort de Salah Hamouri:

Monsieur le Maire,
Ce projet d'aide pour l'aménagement d'un centre touristique à ramallah en Palestine reçoit notre adhésion la plus enthousiaste. Parce que ce pays et ce peuple souffrent de l'absence de mise en oeuvre des multiples résolutions de l'ONU depuis plus de 40 ans.
L'accord de coopération décentralisé signé en 2007 entre Bordeaux et Ramallah est une contribution à valeur de symbole pour une issue pacifique au conflit israélo-palestinien. En effet, la ville de Ramallah occupe une place singulière et respectable dans ce processus.Il nous faut l'encourager !
Tout comme il nous faut être vigilant quant au sort de ceux qui militent pour le droit des palestiniens.
Aussi, permettez-moi de relayer ici la teneur d'un courrier que vous a adressé il y a 3 mois le secrétaire départemental de la Jeunesse Communiste 33 à propos de la demande de libération du jeune franco-palestinien Salah Hamouri, détenu depuis plus de 5 ans dans une prison israélienne. Salah Hamouri, dont la cause gagne l'attention et le soutien de nombre d'élus et collectivités, a besoin de notre aide !
Merci, Monsieur le Maire, de bien vouloir trouver les formes de réponses adaptées à cet appel à solidarité.

Vincent Maurin
31,01,11

Il a répondu évasivement, "qu'il allait voir ce qu'il pouvait faire"... Comme s'il n'avait pas d'avis sur la question... Bizarre et étonnant pour quelqu'un qui a fait preuve depuis 2 mois d'une grande sollicitude vis à vis des ressortissants français emprisonnés dans d'autres régions du monde !

 

Tous propriétaires ?...un mythe cache-misère !

Le dernier rapport de la fondation Abbé Pierre révèle une forte dégradation de la situation du logement en France en évaluant à 3,6 millions le nombre de mal-logés.
Il insiste cette année sur les difficultés rencontrées par plus de 500 000 propriétaires (1 sur 30) ne parvenant plus à rembourser les emprunts ou payer les charges.
La campagne gouvernementale du "tous propriétaires", après le fiasco des maisons à 100 000 euros, tente de rebondir avec le prêt à taux zéro renforcé (PTZr) pour les primo-accédants, mais désormais "sans condition de ressource" ! Etat, banques et collectivités vont mobiliser à nouveau des millions d'euros pour le logement "privé" alors que l'effort en direction du logement social reste très en deçà des besoins !
Juppé engage avec zèle la ville dans ce nouveau dispositif en ajoutant des aides de 3000 à 6000 euros en fonction des ressources (ouf !)...
Et pendant qu'elle favorise l'accession, la ville persiste à ne pas respecter la loi SRU en restant à 15% de logements sociaux !
C'est pourquoi, le groupe communiste n'a pas voté la délibération municipale de lundi instaurant ce dispositif (unanimité favorable des autres groupes) !

 

Budget de la ville de Bordeaux... c'est non !

Voici l'intervention de notre groupe au conseil municipal du 20 décembre à propos du budget 2011:

Monsieur le Maire,

Comme vous le soulignez dans votre présentation, ce budget est bâti sur de nombreuses incertitudes tant nationales qu'internationales. Des incertitudes qui n'ont malheureusement aucune fatalité mais découlent de la suprématie qui a été progressivement réservée depuis 20 ans aux marchés financiers sur l'action politique...

Nous sommes au cœur d'une tourmente organisée par le traité d'Amsterdam qui proclame « un marché ouvert ou la concurrence est libre » et interdit « toutes restrictions au mouvement des capitaux ». Au nom de la modernité on en revient à l'invitation de Guizot aux riches du XIXème siècle : « enrichissez-vous ! »

C'est avec la même finalité que le gouvernement a réalisé une réforme territoriale dont nous vivons, non seulement les incertitudes, mais aussi la dure réalité. Le gel des dotations de l'État pour 3 ans n'est pas neutre. Il ampute notre budget, du fait de l'inflation, de prés de 1,5 millions d’euros en 2011. L'effet cumulé sur trois ans sera de 9 millions. Une autre perte, indirecte cette fois, sera la moindre progression de la dotation de solidarité communautaire. Avec 2,5 % d'augmentation, nous sommes loin des 10 à 15 % d'augmentation annuelle d'avant la suppression de la taxe professionnelle.

Où trouvez-vous les ressources nécessaires pour combler le désengagement de l'État ? Essentiellement dans la dynamique démographique de Bordeaux qui se traduit par une augmentation des bases de la taxe d'habitation et du produit de la DGF(dotation globale de fonctionnement par l’Etat). Mais aussi dans l'augmentation des tarifs incluse dans les 9 % des « autres recettes », et une progression de 3 millions d’euros de cessions de patrimoine, mais qui risque d'être exceptionnelle. C'est à ce prix que vous vous félicitez du maintien du taux des impôts, tout en notant que ce gel, que vous pourriez d’ailleurs appliquer aux tarifs, permet néanmoins une augmentation de 2,3 % de la masse fiscale.

Permettez-moi de vous dire que je trouve assez choquant le parallèle que vous faites avec l'augmentation des impôts départementaux et régionaux. Ces deux collectivités, que la réforme territoriale vise à transformer en établissement public, subissent de plein fouet le désengagement de l'État, tant en matière sociale, qu'en matière d'infrastructures. De plus, votre comparaison des taux d’imposition ville-département région (+7.29% pour la ville contre +33% pour le département) est toujours spécieuse car elle ne prend pas en compte le niveau de base des taux qui place Bordeaux parmi les villes les plus chères de France ! Il est d’ailleurs assez hypocrite de critiquer les décisions de ces deux collectivités pour maintenir des politiques et des régimes d'aides dont les habitants de Bordeaux seront les premiers bénéficiaires.

Et vous le dites vous même dans votre présentation, Bordeaux fait exception dans les collectivités territoriales, en voyant son budget progresser, tant en investissement qu'en fonctionnement. Notre groupe se félicite de cette situation, car elle est favorable à l'activité et à l'emploi. Mais j'en ai dit les raisons fragiles, notamment liée à la démographie et à des recettes exceptionnelles. Mais je note surtout que ce budget ne résistera pas longtemps à la politique gouvernementale qui cherche depuis des années à imposer une cure d'austérité aux collectivités locales. Réduire la dépense publique, et donc les services publics qui lui sont liés, est pour lui une obsession. Que dans cette politique, qui réduit encore nos moyens cette année, Bordeaux maintienne budgétairement parlant, la tête hors de l'eau, tant mieux. Mais pour combien de temps?

Nous aurons sans doute un début de réponse au mois de mars quand nous connaitrons les dotations exactes de l'État. Seront-elles celles de ce budget prévisionnel ? Elles risquent de confirmer le déclin dans lequel le gouvernement entraine les collectivités locales et le pays. Un déclin que l'on retrouve dans ce budget, dans sa construction globale, comme dans l'insuffisante réponse aux besoins.

Que cette année Bordeaux fasse exception à la règle de la diminution des budgets ne doit donner aucune illusion à la population de Bordeaux. Ce n'est pas à elle à payer les cadeaux que le gouvernement accorde par ailleurs aux privilégiés. Quand on regarde les postes budgétaires par délégation on vérifie et la fragilité de choix contraints par une politique gouvernementale non solidaire et le zèle que vous développez en accompagnant cette politique.

Trois exemples :

- Habitat-logement : l’ambition communautaire impose que Bordeaux produise 576 logements locatifs par an mais dans les faits, Bordeaux peine à modifier durablement la structure de l’offre de logement sur la ville. En effet, les opérations d’habitat défiscalisé De Robien puis Scellier, tout comme la vente du patrimoine HLM, ne permettent pas un rattrapage du retard de Bordeaux au titre de la loi SRU. Et le lobby de l’accession sociale à la propriété que vous souhaitez exemplaire dans les nouveaux quartiers, a du plomb dans l’aile, du fait du désengagement de l’Etat !

- L’emploi : la pugnacité comme la compétence de l’adjoint et des conseillers municipaux délégués ne suffiront pas à produire une offre d’emplois capables d’accompagner l’ambition d’une métropole millionnaire en habitants. Bordeaux étouffe de son image d’Epinal de ville tertiaire et touristique ! Nous actons une nouvelle fois dans votre document l’absence de référence aux secteurs essentiels que sont les filières électrique et nautique. Quel gâchis de ne pas promouvoir un rapprochement entre la SAFT et FORD pour le véhicule électrique ! Quel gâchis de ne pas placer la filière nautique au cœur de nouveaux projets industriels tant sur le site des Bassins à flot où vous muséifiez 1/3 de la plaque portuaire, que sur Bastide Niel ou à Bx Sud sur le site des abattoirs !

- Education, petite enfance : Nous avons bien relevé l’effort annoncé en faveur de la création de nouvelles écoles et crèches. C’est la moindre des choses dès lors que l’on construit des milliers de logements. Mais nous craignons que vos choix cantonnent la ville à rester dans une dynamique de course au rattrapage des retards accumulés en offre de places en maternelles et crèches. En 2011, à budget de fonctionnement constant ou en baisse, malgré la hausse du nombre d’élèves et de classes ! Pour preuve, le budget « magasin scolaire » (fournitures) passe de 621000 à 613000 euros… et la dotation annuelle de 44 euros par élève n’a pratiquement pas bougé depuis 10 ans alors que le prix de certaines fournitures a presque doublé. Même sanction concernant les séjours en classes découvertes où de plus en plus de candidatures sont rejetées faute de budget. Alors, vous venez d’insister sur le succès de la restauration scolaire et de la mise en place de tableaux numériques. Certes, mais le taux de 90% de fréquentation des restaurants scolaires est d’abord une réponse à des mobilisations de parents d’élèves et d’enseignants, dénonçant vos critères de sélection, pour l’équité de traitement des élèves. Ensuite, le compte n’y est toujours pas car vous oubliez de mentionner un chiffre moins élogieux : 1 élève sur 4 n’a pas accès au restaurant les 4 jours de la semaine ! Quant aux tableaux numériques que vous placez au pinacle de la modernisation des écoles, ils ne concernent pour l’instant que quelques classes de quelques écoles et la généralisation prendra 3 ans. Cette opération ne doit pas cacher l’obsolescence du parc informatique scolaire non renouvelé depuis plus de 10 ans dans certaines écoles !

Pour toutes ces raisons, nous votons contre votre budget.

 

Intervention de Stéphane Coloneaux au Conseil Municipal du 9 décembre 2010

Monsieur le Maire,

Merci de me donner la parole.

Je ne sais pas si c’est un vœu ou une demande que je formule ce soir. L’opposition me pardonnera, ainsi que mes collègues, mais c’est l’actualité qui m’amène à réagir et à formuler la sollicitation suivante :

Suite aux intempéries du mercredi 8 décembre, je souhaiterais, Monsieur le Maire si vous en êtes d’accord ainsi que le Conseil Municipal, que vous adressiez un courrier au Ministre de l’intérieur.

Pourquoi ? Au regard d'une situation due à dix ou quinze centimètres de neige, des 8000 à 10000 naufragés. En somme, d'une paralysie générale de la capitale de notre pays pourtant classé parmi les premières grandes puissances de notre planète, il me semble légitime de demander des explications.

Ce courrier pourrait reprendre de cette manière la colère des élu-es locaux, ainsi que celle de nos concitoyens en mettant en exergue trois points :

  • Tout d'abord, le manque flagrant d’information préalable de l’Etat, qui semble préférer dépenser son argent dans de grandes campagnes de communication pour démolir les systèmes de retraite et de santé.
  • Ensuite, une politique anti-fonctionnaires qui a des conséquences. On voit de manière pratique ce qu’engendre à tous les niveaux le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, et les logiques de privatisation qui conduisent des collectivités locales à externaliser le service public. Combien de cantonniers en moins depuis une vingtaine d’années ? Combien de fonctionnaires de police en moins ? S’il y a eu déficit de l’Etat, c’est une des conséquences de la gestion libérale.
  • Enfin, une politique qui ne garantit pas la sécurité de nos concitoyens. Face au mépris et à la surdité du Ministre de l’intérieur, il est temps d’affirmer en tant qu'élu-es locaux qu’il est inadmissible que dix centimètres de neige puissent avoir eu de telles conséquences. On préfère faire la chasse à l’immigré, aux jeunes, aux chômeurs, plutôt que de réfléchir concrètement à la sécurité des citoyens. Que se passerait-il avec trois jours de neige ? Que se passerait-il avec une tempête comme celle de 1999 ?

Il faut une meilleure coordination des services de l’Etat, une meilleure information et des emplois supplémentaires de fonctionnaires.

Enfin, permettez-moi de remercier les agents municipaux, le Centre Technique Municipal pour leur mobilisation et leur efficacité.

Le service public, et sa protection, est une garantie du bien-être.

 

2 questions écrites pour le conseil municipal du 24 septembre 2010

Voici les 2 questions de "Pour Olivet, Citoyenne, Ecologique et Solidaire" que nous poserons à Monsieur le Maire lors du conseil du 24 septembre :

Question n° 1

Vous avez demandé à un cabinet d’avocats d’assister la commune dans les discussions engagées avec la société Veolia dans le cadre de l’achèvement de la délégation de service public concernant la production, la distribution et la gestion de l’eau à Olivet. Pourriez-vous nous indiquer le contenu précis de cette mission d’assistance ainsi que le résultat auquel elle a pu actuellement permettre de parvenir ? De plus, pourriez-vous nous faire connaître quand le rapport établi par ce cabinet sera communiqué au conseil municipal ?

Question n° 2

Des déclarations récentes émanant du Président de la République et de divers ministres du gouvernement et les mesures d’expulsion prises à diverses reprises à l’encontre de populations appartenant à la minorité Rom ont soulevé l’émotion dans de nombreux secteurs de l’opinion et entraîné des réactions portant atteinte à la réputation de notre pays. La nécessité de prendre toutes les mesures nécessaires à l’accueil des populations non sédentaires a été à cette occasion rappelée. La loi Besson fait obligation aux communes de plus de 5000 habitants de créer sur leur territoire une aire d’accueil réservée aux gens du voyage. Pourriez-vous nous indiquer où en est notre commune dans la mise en œuvre de cette loi et l’application, dans ce domaine, d’une mesure prise en compte dans notre PLU ?

 

Conseil municipal du 24 septembre 2010 20h30

Voici l'ordre du jour du prochain conseil municipal :

Sports

1. Conseil des sports - création - fonctionnement - Désignation de représentants - décision

2. Délégation de Service Public pour l'exploitation des piscines - Avenant n°1 à la convention - Approbation et autorisation de signer

Démocratie participative et Développement durable

3. Opération "Aide à l'isolation de toiture" - Conventions d'attribution de subventions - Approbation et autorisation de signer

4. Communauté d'Agglomération Orléans Val de Loire - Mise en œuvre de colonnes enterrées pour le tri sélectif des verres - Fonds de concours - Convention - Approbation et autorisation de signer

Développement urbain et économique

5. Camping Municipal- Délégation de service public - Avenant n°1 - Autorisation de signer la convention

Foncier - Travaux - Informatique

6. Route d' Ardon - acquisition des parcelles BO 3p, BO 4p, BO 5p, BO 18p, BO 28p, BO 29p, BO 30p, BO 31p, BO 32p, CI 221p, CI 223p, CI 225 p, CI 484p - approbation et autorisation de signer

7. Rue des Quatre Vents - acquisition des parcelles BK 360p, BK 45p, BK 46p, BK 380, BK 357p - approbation et autorisation de signer

8. Rue Flandres Dunkerque - acquisition de terrains pour voirie -délibération modificative - approbation et autorisation de signer

9. Avenue du Loiret - acquisition de la parcelle AP 809p - approbation et autorisation de signer

10. Rue de la Source - aménagement de pistes cyclables - acquisition de la parcelle AV 892 - approbation et autorisation de signer

11. Construction d'une piscine couverte - avenants - approbation et autorisation de signer

12. Construction d'une piscine couverte - maîtrise d'œuvre - avenant n° 3 - approbation et autorisation de signer

Finances et Moyens Généraux

13. LogemLoiret - Le Larry - construction de 20 logements PLUS - garantie d'emprunt - modification

14. LogemLoiret - Le Larry - construction de 6 logements PLAI - garantie d'emprunt - modification

Ressources humaines

15. Comité des Œuvres Sociales - Subvention exceptionnelle - Attribution

16. Déplacements des agents domicile-travail - titres d'abonnement - remboursement partiel - décision

17. Vert Marine - Mise à disposition d'un agent - Convention - Approbation et autorisation de signer

18. Modification du règlement d'utilisation du Compte Epargne Temps

19. Plan de formation - approbation

20. Formation des élus - débat annuel

21. Personnel communal - tableau des effectifs - Modifications

Administration générale

22. Décisions du Maire - information

 

Conseil municipal de juillet...


Les conseils municipaux se suivent... se ressemblent... mais perdent en sérénité.
Le Maire défend avec de moins en moins de brio une politique de droite municipale pourtant peu subversive dans Sarkoland.
Il perd patience pour un oui ou un non (plus pour les non à vrai dire).
Il persiste à feindre l'indignation lorsque la force de ses arguments fait un flop dans les rangs de l'opposition.
Droit dans ses bottes, il manie l'invective, ne répond pas aux questions de fond, s'engouffre dans les querelles de comptoir distillées par le PS... pour s'y noyer et sombrer dans la vulgarité (« enculer les mouches »)...
Déçu. Je veux bien considérer cette perte de classe comme la conséquence d'une lassitude et d'un besoin de vacances. Ou encore comme un signe extérieur d'un ennui mortel à gérer une sphère locale aux relents parfois clochemerlesque quand la destinée libérale du pays aurait peut-être utilité à retrouver une valeur sûre ?
Ou plus prosaïquement, n'est-ce pas la preuve qu'au delà de 60 ans, l'homme travailleur a besoin de se reposer, faire autre chose, et prendre sa retraite et ce, malgré les efforts déployés en 95 pour la remettre en cause (Juppé est pour l'instant devant Sarkozy en nombre de manifestants dans les rues) ? Un démenti cinglant donc aux chantres d'une réforme reportant l'âge légal de départ à la retraite que d'aucuns, dans le camp même des amis de Juppé, interrogent le bienfondé ?



Pour en revenir au Conseil de lundi... Voici un résumé des points sur lesquels je suis intervenu:

Cité municipale: je me suis opposé au montage juridique et financier de partenariat public-privé (PPP), préférant une maîtrise d'ouvrage publique (MOP) ... le 1er adjoint a qualifié notre position de dogmatique... le Maire ne comprenant pas ces vieux clivages idéologiques droite-gauche.

Tableau des effectifs: Je fus le seul à ne pas le voter (abstention) dénonçant le maintien dans l'effectif municipal de 115 non titulaires dont 67 à temps partiel imposé et alertant sur le fait que « s'il y a cette année une légère progression de l'effectif municipal, c'est sans doute la dernière année, à moins que vous n'osiez résister, Monsieur le Maire, aux injonctions de vos amis du gouvernement, demandant aux collectivités locales de ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux ! »

Création d'un comité d'éthique sur la video-protection: j'ai rappelé notre opposition à ces dispositifs attentatoires aux libertés, peu efficaces et prétextes à ne pas créer des postes d'agents de polices nationale ou municipale pour la prévention et l'îlotage. J'ai contesté la composition de ce comité en demandant le recours à un universitaire spécialiste du droit et à des représentants d'usagers et salariés. Natalie Victor-Retali représentera l'opposition dans le comité.

Ponton quai Richelieu: je me suis félicité que Bordeaux prenne enfin des initiatives en faveur de la navigation. Cela relance le projet de navettes fluviales et doit inciter à réfléchir aux transports de marchandises.

Séjours de classes découvertes et neige des écoles (1er trimestre): j'ai à nouveau relevé que la ville ne développe pas l'offre en direction des classes (budget constant depuis des années) alors qu'il s'agit d'un point fort de l'axe éducatif de l'agenda 21 de la ville. Il y aura 12 classes découvertes (entre 2 et 5 jours), 5 classes de neige de 12 jours , 11 séjours ski de 6 jours et 5 séjours montagne de 6 jours... pour 50 écoles élémentaires de la ville !

Ecole des Beaux arts: j'ai rappelé nos réserves sur la transformation de l'école en Etablissement public de coopération culturelle (EPCC), notamment pour la question de la participation de l'Etat au financement et du statut du personnel.

Equipements sportifs: j'ai voté contre la délibération intégrant la taxation des clubs de foot d'entreprise pour l'utilisation des stades et contre l'augmentation de 2% des tarifs piscine.

Aménagement du Centre historique par InCité: j'ai souligné le point faible du bilan qui est la réalisation de logements locatifs sociaux. Sur 250 d'objectifs, 124 sont en projet ou réalisation mais en 2009, 7 logements réalisés seulement alors qu'InCité en avait proposé 43 aux bailleurs sociaux. Le prix du m² ne permet pas à ceux-ci de réaliser ces opérations diffuses. La responsabilité de l'Etat est donc pleinement engagée en terme de financement.

 

Brèves de Conseil (un peu long !)...

5 heures ! C’est le temps passé vendredi 25 juin, en Conseil municipal à Gisors pour délibérer sur les 43 points inscrits à l’ordre du jour. Certes, il y avait le Compte administratif (CA), mais ce n’est pas ce qui nous a pris le plus de temps ! bouche_cousue.jpg

Car si des sujets comme le Plan local d’urbanisme (PLU), excellemment présenté par Mme Laconde, qu’elle en soit ici remerciée, sont passionnants, tant ils engagent l’avenir la commune, si de manière tout aussi importante, le CA nous donne une image précise de l’utilisation des deniers publics, il est parfois pénible d’avoir à supporter les invectives stériles des uns et des autres.

Ainsi, quand Laurent Longet affirme que les pourcentages annoncés par Guy Soury sont « pipeaux », je ne suis pas certain que l’on fasse beaucoup avancer la démocratie locale, pas plus que lorsque Christian Loisel affirme haut et fort que Laurent Longet n’est pas le rédacteur de ses discours : car qui cela intéresse t'il ?

Que Jean Lepert (le petit porte-voix local de Sarkozy), clame qu’il en ait assez des « prises de positions politiques », le place définitivement dans la catégorie des comptables et non dans celle des gestionnaires : mais cela, on le savait !

Que Catherine Paysan nous annonce qu’elle n’est pas « neu-neu » ou que M. Hyest (droite dure), affirme qu’il n’est pas « niais » sont en revanche des bonnes nouvelles !

Non, décidément, je préfère parler des projets en cours, telle que les déviations (les travaux commenceront à l’automne), ou des réalisations comme le parc environnemental (dont le gardiennage - privé ou public !?-, devient bigrement urgent).

On notera toutefois qu’il manquait beaucoup de monde… Vacances, sans aucun doute ! Y compris pour Paris-Normandie, que la longueur de l’ordre du jour a découragé d’emblée… En revanche, le journaliste de l'Impartial fut des nôtres de la première à la dernière minute.

Tiens, puisque c’est comme çà, je laisse aux lecteurs le soin de faire eux-mêmes leur barème humoristique de la soirée !

Au fond, ce ne sont pas les heures passées qui paraissent longues, non, c’est plutôt ce qu’on y met dedans !

Prochain Conseil en septembre. Tout le monde sera reposé, c'est sûr, et chacun aura retrouvé son sens de l'humour !

 

Conseil municipal du 25 juin 2010

Voici l'ordre du jour du prochain conseil municipal qui se réunira le vendredi 25 juin à 20h30

Conseil Municipal

1. Démission d'un Adjoint au Maire - installation d'un conseiller municipal - information

Education et jeunesse

2. Coopérative du groupe scolaire Michel Ronfard - Subvention exceptionnelle - Approbation

3. Accueils périscolaires - Règlement - Approbation

Sports

4. Gymnase de l'Orbellière - Agrandissement de la salle de musculation - Demande de subventions auprès du conseil général - Décision

Action sociale et Solidarité

5. Règlement de fonctionnement des établissements d'accueil petite enfance - Approbation

Développement urbain et économique

6. Semdo - Prise de participation dans une société commerciale - Approbation des statuts et autorisation de participation

7. Rue du Beauvoir - exercice du droit de préemption - acquisition de la parcelle AP 4 - approbation et autorisation de signer

8. ZAC du Larry - Compte rendu annuel à la collectivité pour 2009 - Approbation

9. Parc du Larry - Compte rendu annuel à la collectivité pour 2009 - Approbation

Foncier - Travaux - Informatique

10. Clos de la Jarry, du Chevessier et Grand clos de Noras - biens vacants sans maitre - incorporation dans le domaine communal - approbation et autorisation de signer

11. Piscine couverte - avenants - approbation et autorisation de signer

Finances et Moyens Généraux

12. Groupement de commande pour l'élimination des déchets issus des activités des services techniques des communes et des services de l'AgglO - Convention - Approbation et autorisation de signer

13. Logements rue verte - vente - Approbation et autorisation de signer

14. Budget principal - Exercice 2010 - Décision modificative n° 1 - Approbation

15. Piscine couverte - Modification n° 2 de l'AP-CP

16. Budget annexe du camping municipal - Affectation du résultat 2009 - Décision

17. Budget annexe du camping municipal - Budget supplémentaire 2010 - Approbation

18. Régie Famille - Réglement d'utilisation - Approbation

Administration générale

19. Décisions du Maire - information

 

Euratlantique...

La presse a amplement relayé l'unanimité qui règne autour du projet Euratlantique, Opération d'intérêt national, sur les territoires de Bordeaux sud, Floirac et Bègles. Les journalistes ont simplement omis de noter la position des élus communistes... pourtant les seuls à apporter un bémol à l'angélisme accompagnant ce projet... jusqu'à s'y opposer !
Voici donc ici le texte de la tribune que nous venons de livrer à Bordeaux Magazine:

EURATLANTIQUE… nous sommes sceptiques !

En cohérence avec le positionnement du groupe communiste de la CUB, nous nous opposons au projet Euratlantique (Opération d’Intérêt National) tel que défini aujourd’hui.

Pour 4 raisons principales :

1- Le projet n’appréhende pas suffisamment, selon nous, l’ensemble de la problématique des déplacements-transports liée d’une part à l’arrivée de la LGV, et le flot des 20 millions de passagers attendus ; et d’autre part, à l’apport de 30 000 habitants supplémentaires. Les emprises SNCF sont fortement réduites, le frêt ferroviaire, à l’image du site d’Hourcade est sacrifié. La ligne de ceinture SNCF est à peine évoquée et il n’est plus fait référence à son bouclage via Cenon et le pont Bacalan Bastide (tram-train). L’apport du fleuve comme nouveau vecteur de déplacements et transports durables passé sous silence.

2- Le logement locatif social ne va représenter que 25% de la production globale de logements (10% locatif intermédiaire). L’annonce de 55% de logement social va donc dépendre de la faisabilité ou pas des projets d’accession sociale à la propriété (20% espérés). Or on sait que le gouvernement veut revenir sur ce dispositif, trop coûteux dans une France et une Europe obnubilée par la réduction de la dépense publique. On risque donc d’être loin des préconisations du Programme Local de l’Habitat de la CUB qui demande de doubler l’effort en faveur du logement pour tous. Belcier, Vernet, JJ Bosc, Bègles… des quartiers populaires qui ne seront plus accessibles à tous demain ?

3- La volonté de diversité économique reste à prouver. Pour l’instant, on sait que le centre international d’affaires est attendu (on peut craindre qu’il s’agira plus de délocalisations de sièges d’entreprises que de créations nettes d’emplois) mais on ne voit pas poindre de nouveaux projets économiques liés au Marché d’Intérêt National, au transport fluvial, ou à la maintenance ferroviaire, secteurs d’activités qui pourraient s’intégrer pleinement à l’OIN, compte tenu de sa configuration géographique. Cette partie sud de l’agglomération mériterait pourtant d’explorer de nouvelles pistes de développement économique liées aux infrastructures de transports (sur rail et fleuve).

4- Enfin, la démocratie reste à gagner. Le droit du sol du périmètre Euratlantique de chacune des 3 communes est transféré à l’OIN… Le Maire de Bordeaux, probable pdt de l’OIN, décidera-t-il pour Bègles et Floirac ? Prémices d’une métropolisation au détriment des communes ? Quid de la concertation avec les associations, syndicats, citoyens ? Le projet, et les sommes en jeu, ne sont-ils pas suffisamment importants pour que soit mise en place une structure consultative, voire délibérative, de type Conseil économique et social ?

La messe n’est pas dite. L’intervention citoyenne peut encore peser sur le projet… Nous en serons !

 

Stages d'été et Centre de Loisirs délégués : C'est NON!

  • Le principal point à l'ordre du jour du conseil du 28 mai 2010 était la décision du conseil quant à la délégation de service public de l'animation jeunesse.

Nous sommes intervenus pour dénoncer nos points de désaccord:

Le regroupement des stages d'été gérés par le service des sports de la ville avec le secteur jeunesse, s'il peut se comprendre, ne justifie en rien le passage en délégation. La ville d'Olivet pourrait très bien reprendre sous sa coupe la gestion des centres de loisirs et des stages d'été...Cela aussi serait cohérent!

Nous avons une nouvelle fois dénoncé le lien entre l'aspect technique, professionnel, qui serait plus important chez un délégataire. La fonction publique territoriale compte dans ses rangs des animateurs de loisirs, des animateurs éducatifs, des responsables de centre de loisirs... Les perspectives de carrière seraient plus grandes chez un délégataire ? Oui s'il a la gestion de plusieurs centres sur la région. Nous avons dénoncé le fait que si toutes les communes de l'Agglomération basculent vers une délégation de service public...l'avenir des métiers d'animation sous statut fonction publique territoriale semble effectivement bien menacés!

Enfin la gestion des stages d'été par un délégataire pose la question du partenariat existant avec le tissu associatif local. Ces stages permettaient à plusieurs associations de fournir des heures à leurs salariés "inoccupés" durant la période estivale. De plus, c'était aussi une "vitrine", un moyen de découvrir une activité pendant une semaine afin de l'expérimenter...Quid de l'utilisation des locaux et du matériel de la ville si une même activité est proposée par le délégataire et par l'association en même temps? Quelle assurance avons nous que demain le délégataire privilégiera plus une association olivetaine face à une autre extérieure qui proposera un coût inférieur? Il n'est pas question de dire ici que ce qui se fait ailleurs est moins bien que ce qui se fait chez nous. Olivet fonctionne grâce à un tissu associatif important et dynamique...c'est le rôle de la ville de le soutenir et de le mettre en avant afin d'en assurer sa pérennité!

Nous nous sommes prononcés conte le principe de délégation pour l'animation, la gestion financière et administrative des "Accueils de Loisirs Sans Hébergement" et des "Stages pour adolescents". 4 votes contre 28 pour

  • Le point n° 3 de l'ordre du jour concernait le lancement de l'opération " Aide à l'isolation des Toitures"

Il s'agit de subventionner 20% des travaux TTC plafonnés à 1300€. Si cette opération parait intéressante, il faut indiquer qu'il n'existe pas de conditions de ressources pour obtenir cette aide et que la ligne budgétaire dédiée à cette action est de 20 000 €, soit entre 15 et 20 projets réalisables sur la commune pour 2010. Nous nous sommes abstenus sur cette aide à cause de l'absence de plafond de ressources . 2 abstentions 30 votes pour

- page 1 de 3