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L’année 2013 scellera-t-elle le sort des collectivités ?

Liberte_egalite_fraternite.jpgLa course effrénée aux réductions des dépenses publiques s’affiche (hélas), comme une constante des gouvernements successifs. Pourtant, si cette méthode a montré toute sa perversité, c’est à un an des élections municipales que le gouvernement de JM Ayrault a décidé d’engager une profonde réforme de l’organisation territoriale française. Cette nouvelle étape de la décentralisation sera dans la tête de tous les élus locaux en 2013.

« Le changement » se fera en plusieurs étapes.

Aux côtés du projet de loi portant décentralisation et réforme de l’action publique, mastodonte législatif, une modification des modes de scrutin sera examinée au Parlement. Renforcement du fait intercommunal, eurométropole, redécoupage des cantons, élection au suffrage universel direct des conseillers intercommunaux, les règles du jeu de la démocratie locale vont connaitre de profondes modifications. Pourtant, si ces bouleversements s’annoncent majeurs, la concertation qui a entouré leur préparation laisse à désirer, comme en témoigne le désaveu porté par les syndicats de fonctionnaires sur ce projet. Le débat parlementaire, qui devrait occuper le premier semestre de cette année, ne se fera sans doute pas sans controverse. Les tensions qui ont coûté si cher au gouvernement Fillon pourraient-elles refaire surface ? Car nombreux sont les élus locaux et les parlementaires décidés à défendre la commune comme socle de la démocratie républicaine.

A qui s’adressent vraiment ces réformes ?

Il faut dire en effet que les objectifs défendus par ces réformes restent encore trop ambivalents : à qui s’adressent-ils ? Aux citoyens et à leurs représentants ou aux puissances de l’argent ? En réalité, après avoir séduit l’opinion publique, l’équipe de François Hollande commence à décevoir sur certains sujets, jusque dans ses rangs ! Les polémiques grandissent autour des projets locaux comme à Marseille, en Ile-de-France comme ailleurs, en zone rurale. En l’occurrence, les rédacteurs de l’avant projet de loi diffusé dans la presse en décembre dernier ont ainsi préféré laisser une page blanche.

Pour le gouvernement, les réformes institutionnelles devront contribuer à soigner les territoires malades d’une crise sans fin. Pourtant, il faut prendre garde à ne pas les achever avec un remède inefficace. La course effrénée aux réductions des dépenses publiques s’affiche en effet comme une constante des gouvernements successifs. Cette méthode a montré toute sa perversité, alors, faisons le vœu qu’en 2013, une autre voie pourra enfin s’ouvrir…

 

Les communes plombées par la règle austéritaire

La tribune libre des élus PCF-Front de Gauche publiée dans la revue municipale de Saint Gratien du mois de septembre alerte sur la situation des collectivités locales.

C’est parce que les finances des communes, départements et régions se dégradent que nous avons souhaité aborder cette question.

Les collectivités territoriales, devenues le premier investisseur public suite aux lois de décentralisation élargissant leurs compétences, réalisent aujourd’hui quasiment 75% des investissements publics, avec des répercussions importantes en matière d’emploi dans des secteurs comme le bâtiment ou les travaux publics. Elles assurent également à la population des services locaux indispensables : routes, lycées, transports, crèches, écoles…. Que ferions-nous sans la commune, le département, la région ?

Mais voici qu’entre en scène la « règle d’or » imposée par le pacte budgétaire, règle qui oblige à un déficit annuel inférieur à 0,5 % du PIB. Cela concerne non seulement le budget de l’État mais aussi ceux des collectivités locales et des administrations de la sécurité sociale. Et le prétendu « or » n’est qu’un vilain plomb…

Les collectivités ont déjà donné. Elles savent combien l’austérité budgétaire imposée ces cinq dernières années a pesé sur leur gestion. Et aujourd’hui, ce n’est autre qu’un contrat d’austérité à durée indéterminée qu’on leur propose avec le pacte européen. Ce texte, s’il était ratifié, ferait peser de lourdes menaces sur nos villes, départements, régions et autres intercommunalités.

Avec son cortège de réductions des dépenses publiques, l’adoption du traité porterait un coup très dur à tous les efforts entrepris au quotidien par les élus locaux pour faire vivre leur territoire, pour servir l’intérêt général des populations.

Alors que les collectivités territoriales sont appelées une nouvelle fois à faire des efforts pour « résorber le déficit », comment vont se présenter les budgets locaux avec le projet de loi de finances 2013 ? Le gel annoncé des dotations d’Etat pour cette année est particulièrement inquiétant. Les besoins des citoyens sont toujours plus grands, aggravés par les politiques d’austérité. Or les collectivités vont être sommées de faire des choix. La part des recettes fiscales – qu’elles ne contrôlent presque plus – s’amenuise au fil des années dans leurs ressources, renforçant la part des différents versements de l’État. En période de rigueur budgétaire, les élus locaux craignent une stagnation ou une baisse de ceux-ci qui amputeraient gravement leurs ressources. Une situation qui pourrait devenir explosive?: avec les transferts de compétences non compensés par l’État en 2004, plusieurs collectivités se trouvent déjà dans la zone rouge et beaucoup s’en approchent dangereusement. Le Val d’Oise en est malheureusement un excellent exemple.

Si le gouvernement dit aujourd’hui vouloir chercher des solutions pour assurer la compensation des dépenses sociales, aucune piste n’a aujourd’hui été confirmée. Surtout, il n’est pas sûr qu’il en aurait la possibilité, contraint qu’il serait par le traité de s’en tenir à la stricte règle de l’équilibre budgétaire.

Mais l’impact du traité budgétaire sur les collectivités est plus profond. Un de ses aspects souvent oublié est qu’il concerne l’ensemble des finances publiques. C’est-à-dire les comptes de la nation, mais aussi ceux de la protection sociale et des collectivités territoriales, auxquels les mêmes règles s’appliqueront.

Certes, les collectivités territoriales n’ont déjà pas le droit de présenter des budgets en déficit.?Oui, mais… Les budgets seront contrôlés, et des projets qui ne sont pas rentables, et qui n’ont pas un caractère « obligatoire », comme la construction d’un musée par exemple, pourraient être interdits. Cela mènerait à une remise en cause de fait du principe de compétence générale des collectivités, puisqu’on pourrait leur interdire de financer des activités hors de leurs compétences obligatoires. Selon une information non officielle, révélée par le site « Médiapart », les services de Bercy pourraient « profiter » du projet de loi organique traduisant les dispositions du pacte en droit français pour aller au-delà des exigences du traité. Des objectifs précis à trois ans pourraient être fixés à toutes les administrations publiques – donc aux collectivités – «?à titre indicatif?» par les lois de programmation. Lesquelles pourraient aussi contenir des dispositions contraignantes «?encadrant les dépenses, les recettes, le solde ou le recours à l’endettement des administrations publiques?». Une véritable tutelle remettant en cause le principe de libre administration des collectivités…

Les récents « États généraux de la démocratie territoriale » n’ont pas levé toutes les craintes. Cette rencontre était très attendue par les élus PCF-Front de Gauche qui ont pu y faire entendre leurs exigences : maintien des trois échelons de collectivités, besoin d’une réforme fiscale d’ampleur, exigence d’un nouveau mode de scrutin à la proportionnelle. Le nouveau président dit vouloir s’appuyer sur les collectivités. Il annonce des points positifs comme l’abandon du conseiller territorial qui devait remplacer les conseillers général et régional, le rétablissement de la clause de compétence générale pour les régions et les départements, la réaffirmation du principe de non-tutelle d’une collectivité sur une autre... La contradiction, c’est qu’à la fois François Hollande confirme la politique d’austérité qui touche déjà les collectivités, puisque au-delà du gel des dotations pour 2013, il annonce leur baisse de l’ordre de 2 milliards d’euros sur les trois années à venir. Or, pour sortir de la crise, il faut de l’investissement public, mais, dans le même temps, on fait aussi peser sur les collectivités la réduction de la dette publique. Ce sont les habitants, par une augmentation des impôts ou une réduction des services rendus, voire les deux, qui payeront les pots cassés.

 

Hérépian - 23 mars : rencontre débat autour de la réforme des collectivités locales avec François Liberti, conseiller général PCF-Front de gauche de l'Hérault et Véronique Diaz, syndicaliste.

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La réforme territoriale votée par Le parlement et le Sénat bouleverse de fond en comble notre République. Elle fait disparaître un pan de souveraineté, étouffe les collectivités aux plans financiers et règlementaires, pousse à la privatisation massive des services.
Tout est fait pour éloigner les citoyens des lieux de décisions et s’attaque à l’élu de proximité qu’est le maire dans chaque commune. Le choix est clair : l’économique doit prévaloir sur le politique, l’argent sur la citoyenneté. Il s’agit d’affaiblir la démocratie locale, les moyens de fonctionnement et d’investissement.
L’ADECR et le PCF membre du Front de Gauche se battent pour abroger cette réforme des collectivités imposée par Sarkozy et soutenue par le PS sur plusieurs articles. Une réforme territoriale qui place au coeur des décisions les citoyens et les élus de proximité est à construire. Une véritable politique de décentralisation démocratique et une réforme fiscale de grande ampleur doivent voir le jour.

 

Nicolas Sarkozy menace les dotations des collectivités locales rebelles...

Ah, ah ! Vous allez voir ce que vous allez voir...!!! Dîtes-donc, vous là, les petits barons gauchistes genre trou du cul du monde de la France, vous vous prenez pour qui !? Non mais, ils connaissent pas Raoul !? C'est vrai çà, pendant que Sarkozy, son gouvernement et ses députés économisent, les communes, départements et régions font la fête...

Liberte_egalite_fraternite.jpgLors de son intervention télévisée, le 29 janvier, Nicolas Sarkozy a évoqué la possibilité pour l'Etat de "moduler" les dotations des collectivités territoriales qui ne limiteraient pas leurs créations de postes de fonctionnaires. Une discussion entre gouvernement et collectivités devrait débuter en février.

Moduler les dotations de l'Etat aux collectivités territoriales "en fonction de leur sagesse en matière de création de postes de fonctionnaires". C'est ce qu'a suggéré Nicolas Sarkozy, le 29 février, lors de son entretien télévisé en direct de l'Elysée. "Personne ne peut s'exonérer d'un effort de discipline budgétaire", a insisté le chef de l'Etat, en détaillant : "Il y a trois facteurs de déficit. L'Etat, on s'en occupe. La Sécurité sociale, qui a fait des efforts considérables sur la réforme des retraites. Reste les collectivités territoriales. Nous envisagerons un certain nombre de mesures…"

Celui qui n'est pas encore officiellement candidat à sa succession a mis en parallèle les 160 000 postes supprimés dans la fonction publique d'Etat depuis son arrivée à l'Elysée aux quelque 500 000 postes créés depuis 10 ans par les collectivités territoriales "sans aucun transfert de compétences". Et d'ajouter : "Il va falloir trouver les moyens de faire porter (la) règle d'or aussi sur les budgets des collectivités territoriales."

Gouvernement et représentants des collectivités devraient se rencontrer avant la fin du mois de février pour évoquer la mise en œuvre de cette modulation des dotations. L'enjeu est d'importance puisque les dotations de l'Etat représentent plus de 35% des ressources des collectivités territoriales. "Il n'est pas question de mettre les collectivités locales sous tutelle, a précisé Claude Guéant, le 30 janvier, sur le plateau de LCI. Ce serait contraire à la Constitution."

Aucune décision avant la présidentielle ?

La modulation des transferts de l'Etat avait été évoquée pour la première fois en novembre 2011 par François Fillon. Le chef du gouvernement avait alors demandé aux collectivités d’adopter une démarche “aussi rigoureuse” que celle de l’État dans la maîtrise de leurs effectifs sous peine de revoir leurs dotations (lire l'article "François Fillon menace les collectivités"). Et lors de ses vœux aux fonctionnaires, le 12 janvier, Nicolas Sarkozy avait pointé les "558 419 emplois créés en solde net" dans la fonction publique territoriale entre 1998 et 2009 (lire l'article "Nicolas Sarkozy veut étendre la RGPP aux collectivités").

Reste que si la concertation entre gouvernement et collectivités démarre effectivement dans les toutes prochaines semaines, aucune décision ne devrait être, faute de temps, actée avant le premier tour de la présidentielle. Même si Nicolas Sarkozy, aime-t-il à répéter, sera président "jusqu'au bout".

(Sources : Sylvain Henry sur Acteurspubics.com)

 

Etats généraux des collectivités locales : la lettre de l'ANECR aux ADECR à propos du questionnaire du Sénat

Non à l'asphyxie de la démocratie locale.


Le Sénat a lancé les Etats généraux de la démocratie territoriale, suite au mécontentement de nombreux élus face à la réforme territoriale de la droite.

La première phase de cette grande consultation qui s’adresse aux 550 000 élus de notre pays, est lancée avec notamment un questionnaire qui peut être rempli en ligne sur le site du Sénat . La date limite a été fixée au 22 février.

Le dernier Conseil National de l’ANECR a insisté sur l’intérêt pour les élus de notre association d’investir fortement cette consultation en remplissant ce questionnaire. C’est le moyen de porter plus haut au sein de ces États généraux les exigences que nous avons dans nos départements et dans notre pays : notamment l’abrogation de la réforme territoriale de 2010, et l’instauration d’une réforme alternative contribuant à reprendre à la finance les pouvoirs d’intervention pour le donner aux citoyens.

Le questionnaire a été conçu par un comité de pilotage au sein du Sénat. Il comporte parfois des questions assez « orientées » dans un sens qui ne saurait nous convenir. D’autres questions appellent des réponses qui sont à l’appréciation de chacun. Il y manque enfin des sujets ou des possibilités de réponses correspondants à l’ambition d’une réforme à la hauteur de la crise financière et démocratique que connait notre pays.

Compte tenu de ces éléments, nous ne saurions trop vous inciter à remplir l’espace de « commentaires » de 2000 signes, situé en fin de questionnaire, afin d’exprimer les exigences qui vous tiennent le plus à cœur.

En outre, nous souhaitons t’informer que dans les tous prochains jours nous allons mettre à disposition des élus sur le site Elunet des documents destinés à animer le débat autour de ce questionnaire.

Le premier d’entre eux sera le « Cahier d’acteur de l’ANECR », un document qui rentre dans le cadre de cette consultation des États généraux (Il sera mis en ligne sur le site des États généraux du Sénat).

Le deuxième document sera une sorte « d’argumentaire » conçu pour y voir plus clair dans les questions qui vous sont proposées.

Nous t’adressons, cher(e) ami(e), cher(e) camarade, nos plus fraternelles salutations.

Le secrétariat de l’ANECR"

 

L’UMP veut (encore et toujours) serrer la vis aux collectivités locales.

Liberte_egalite_fraternite.jpgPour ceux qui ne le sauraient pas encore, les collectivités locales sont les institutions qui oeuvrent au plus près des citoyens, pour leur quotidien. Citons quelques exemples parmi beaucoup d'autres : le Conseil régional (la région), a en charge la construction et l'entretien des lycées, la formation professionnelle, les transports (TER)... Le Conseil général (département), a en charge la construction et l'entretien des collèges, les Services départementaux d'incendie et de secours (SDIS), c'est-à-dire l'ensemble du matériel des pompiers, l'action sociale dans sa totalité (du bébé à la personne âgée), la construction et l'entretien des voiries... Les Communes ont en charge la construction et l'entretien des écoles, l'urbanisation des villes intra-muros, le logement (notamment social), la solidarité, la police municipale, le patrimoine, la culture (médiathèques, théâtres)...

A tout cela, il faut rajouter ce que l'on appelle les transferts de compétences : il s'agit de nombreuses actions que l'Etat transfert aux collectivités, sans forcément y adjoindre les finances nécessaires.

Pour couronner le tout, la fameuse RGPP (Réforme générales des politiques publiques), vient démanteler un peu plus les moyens utiles au fonctionnement des collectivités.

Bien entendu, dans la logique de continuité qu'espère l'UMP entre 2012 et 2017, les coupes sombres sont au programme du projet rédigé par Bruno Lemaire. C'est ce que nous découvrons dans l'article ci-après, extrait de acteurs publics.com, écrit par Xavier Sidaner.

L'UMP veut serrer la vis aux collectivités.

"Dans son projet présidentiel pour 2012, l’UMP propose de réduire de 2 milliards d'euros par an l’enveloppe versée par l’État aux collectivités. Une manière de financer, en partie, un programme chiffré à 30 milliards d’euros sur cinq ans.

Après les annonces du Premier ministre et de la ministre du Budget Valérie Pécresse sur leurs intentions de faire participer les collectivités aux efforts en matière de lutte contre les déficits (lire notre article du 30 novembre), on commence à y voir plus clair. L’UMP a annoncé, le 15 décembre, en présentant le chiffrage de son projet pour la présidentielle de 2012, son intention de baisser de 2 milliards d’euros par an – soit 10 milliards sur l’ensemble du quinquennat 2012-2017 – les dotations aux collectivités locales.

L'UMP, à l'image de la politique menée par le gouvernement, sait que la marge de manœuvre est étroite pour contraindre autoritairement les collectivités, et choisit de jouer sur le montant des dotations pour obliger les collectivités à réduire leurs propres dépenses. “Notre projet a un coût que nous évaluons à 30 milliards d’euros sur cinq ans, soit environ 6 milliards par an, notamment pour les dépenses liées à l’école et à la justice”, a déclaré lors d’un point presse Bruno Le Maire, chargé de l’élaboration du projet de l’UMP.

Pour parvenir à un projet à coût zéro, “ces 6 milliards de dépenses nouvelles seront compensés à l’euro près et financés de manière équitable, à parts égales, par l’État, par les collectivités locales et par des réductions de dépenses sur la protection sociale”, a insisté Bruno Le Maire. Cela représente, pour les collectivités locales, un effort de 2 milliards d’euros par an sur cinq ans (soit 10 milliards au total) correspondant, selon le numéro un de l’UMP, Jean-François Copé, à une baisse à due proportion des dotations que leur accorde chaque année l’État. “C’est un principe d’équité. Les collectivités locales ont, depuis plusieurs années, augmenté leurs dépenses de fonctionnement et n’ont pas fait les mêmes efforts que l’État en matière de réduction de leurs dépenses”, a fait valoir Bruno Le Maire.

Asphyxie.

Cette nouvelle annonce a fait bondir à gauche, alors que les collectivités ont déjà connu un coup de rabot de 200 millions d’euros cet automne lors du deuxième plan de rigueur. Pour Jean-Michel Baylet, coprésident du conseil politique de François Hollande et président du Parti radical de gauche, qui s’est exprimé dans un communiqué, “ce projet confirme la volonté de la droite de remettre en cause la décentralisation et le financement de notre protection sociale en ponctionnant 20 milliards d’euros dans leurs ressources pour financer un prochain quinquennat”. “Il s’agit ni plus ni moins, en appliquant une logique ultralibérale, d’asphyxier les collectivités locales et notre modèle social”, ajoute-t-il.

L’UMP fait des propositions “crédibles” qui n’entraîneront “pas de hausse de la fiscalité”, répond Bruno Le Maire. Abouti cette semaine, le projet de l’UMP pour 2012 va être distribué aux fédérations et aux adhérents – actuels et anciens – du parti majoritaire. Il sera soumis, du 14 au 26 janvier, au vote par Internet des adhérents à jour de leurs cotisations 2011 ou 2012, avant d’être entériné par un conseil national le 28 janvier."

 

Data.gouv.fr : une belle initiative citoyenne.

carte_France.jpgEn rendant accessibles les données publiques, l'Etat et les collectivités locales favorisent la création de nouveaux services et applications citoyennes, et participe au développement de l'économie numérique. Il renforce aussi la transparence de ses actions et promeut une meilleure information des citoyens. Voilà l'adresse : http://www.data.gouv.fr/

Les « données publiques » représentent toutes les informations rassemblées, créées, conservées ou éditées par les administrations et les services publics. Il s’agit aussi bien de renseignements géographiques, environnementaux, épidémiologiques, statistiques, de catalogues, d'annuaires ou de données liées au fonctionnement interne des institutions (budgets, dépenses, marchés publics...). Jusqu'alors rarement accessibles, elles sont aujourd'hui ouvertes et mises à disposition grâce à la plateforme Internet data.gouv.fr.

Transparence des actions de l’Etat et des collectivités locales.

La mise à disposition de ces informations – gratuites et proposées dans des formats facilement réutilisables – répond à plusieurs objectifs. D'une part, il s'agit de renforcer la transparence des actions de l'Etat comme des collectivités locales auprès des citoyens.

D'autre part, les données brutes disponibles pourront être traitées et exploitées par des universitaires, chercheurs, entrepreneurs de l’économie numérique, développeurs web, journalistes, pour donner naissance à de nouveaux services et à de nouvelles applications, à destination notamment du web et des téléphones mobiles. L’Open Data a vocation à être un vecteur d’innovation et de développement économique.

Liste des hôpitaux publics près de chez soi, nombre de professeurs titulaires dans telle académie, disponibilité des équipements en temps réel (vélos en libre service, stationnements libres, flux de déplacements), qualité de l'air, patrimoine immobilier de l’Etat…. dans tous ces domaines les citoyens pourront bénéficier d'une meilleure information et d'une interaction accrue avec les institutions publiques.

 

Le Sénat "de gauche" s'attaque à la réforme des collectivités locales.

s_nat___gauche.jpg(Sources : Le courrier des maires) La majorité de gauche du Sénat s'est attaquée le 2 novembre 2011 au volet intercommunal de la réforme des collectivités territoriales, avec l'examen d'une proposition de loi de Jean-Pierre Sueur (PS) qui chamboule les règles de regroupement des communes prévues par la réforme de décembre 2010. A terme, il s'agit d'abroger la réforme territoriale et de s'attaquer à la création du Conseiller territorial... Rien de moins !

La proposition de loi du président de la commission des lois reporte de deux ans la date butoir initiale (le 31 décembre 2011) et redonne la main aux élus au détriment du préfet, ce qui n'est pas rien...

Cette proposition s'inscrit dans la logique de la demande du moratoire sur l'intercommunalité adressée au Premier ministre par Jean-Pierre Bel (PS), après son élection à la présidence du Sénat. François Fillon avait alors promis plus de souplesse. Le ministre des Collectivités Philippe Richert a accepté, lui, un délai supplémentaire (jusqu'au second semestre 2012).

Les compétences aux commissions départementales de coopération intercommunale (CDCI).

La proposition de loi prévoit d'étendre les prérogatives de la commission départementale de coopération intercommunale (CDCI). Composée des élus concernés, elle élaborera puis adoptera dans chaque département les périmètres et conditions du regroupement des communes. Dans la loi votée en 2010, c'est le préfet qui dispose de ces compétences. Le préfet pourra arrêter le schéma mais uniquement en cas de blocage.

Le texte PS préserve également les syndicats intercommunaux existants, notamment scolaires, menacés de disparaître et proroge le mandat des élus intercommunaux.

L'UMP est montée au créneau contre ce texte en retardant l'examen des articles avec dépôt de motion de procédure, nombreux amendements, longues interventions, suspension de séance. La PPL étant inscrite dans une "niche" parlementaire dont le temps de discussion est fixé à quatre heures, elle n'a pu être votée mercredi. Elle devrait se poursuivre jeudi soir et éventuellement vendredi matin et après-midi, selon une décision du 2 novembre de la Conférence des présidents du Sénat.

La proposition de loi "remplace le dispositif de l'intercommunalité par un autre, la seule chose qui ne change pas ce sont les appellations" a lancé Philippe Richert.

Elle "remet en cause tout le travail déjà fait par les élus" et "l'ensemble d'un texte voté il y a à peine un an", a protesté le ministre. L'UMP s'est cependant retrouvée un peu seule, les centristes appuyant le texte PS qui a intégré plusieurs de leurs amendements.

Répondre aux élus de terrain.

Cette proposition de loi "a le mérite de répondre aux questions des élus de terrain, l'intercommunalité est une réalité de la vie locale", a plaidé Jacqueline Gourault au nom de l'Union Centriste. Elle a suggéré d'organiser "une discussion commune" avec un texte déposé sur le même sujet par le député et président de l'Association des maires de France (AMF), Jacques Pélissard (UMP).

Ce texte "donne la priorité de décision aux élus en faisant le pari qu'ils ont la maturité pour achever le processus", a expliqué le rapporteur PS, Alain Richard.

Christian Favier (CRC, communiste) a estimé que la proposition de loi "ouvre un chemin, règle un certain nombre de questions", mais il a rappelé au PS son engagement d'abroger la réforme territoriale.

La gauche sénatoriale présentera le 15 novembre une proposition de loi supprimant ce conseiller territorial.

 

Dexia, ou le scandale de la course effrénée à la rentabilité financière

Déclaration de l'Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR)

Démantèlement Dexia : Il faut un moratoire sur les produits toxiques !

Le démantèlement décidé de Dexia plonge dans l’incertitude plus de 5000 collectivités locales. Près de 40% de leurs emprunts ont été souscrits auprès de cette banque franco belge, dont les deux états sont actionnaires, et qui a pour le moins péché par défaut d’information en émettant des emprunts toxiques.

La première urgence est de permettre la poursuite des renégociations et leur aboutissement dans les délais requis, ce qui veut dire légiférer immédiatement pour définir les interlocuteurs des collectivités, leur rôle et leur mandat précis. Il en va de l’avenir de milliers de projets, d’actions et d’emplois publics au service des populations.

Ce scandale qui survient relève du comble de l’indécence. Dexia, depuis sa recapitalisation par l’État ( 5 milliards d’€) en 2008 n’a tiré aucune leçon de ses pratiques antérieures faisant des collectivités et des populations le jouet d’actions spéculatives dénuées de tout scrupule, n’en déplaise au rapporteur UMP du Budget, Gilles Carrez, lequel fait le choix de fustiger les élus locaux et les collectivités…

Dexia a continué d’user et d’abuser de ces pratiques susceptibles de produire aujourd’hui des ravages dans les budgets des collectivités, selon les fluctuations spéculatives des marchés…

La chute de Dexia ne rend que plus urgent un moratoire sur tous les emprunts toxiques, afin de procéder à un audit précis de la dette des collectivités et annuler en conséquence les frais financiers occasionnés par des taux insupportables.

Ce ne serait que justice face à l’immoralité et la déliquescence d’un petit monde de privilégiés et de haut fortunés du milieu bancaire et financier, lesquels ont engrangé grâce à ces opérations des centaines de millions de bénéfices. Faut-il rappeler que Pierre Mariani, à la direction de Dexia depuis 2008 est l’ancien chef de cabinet de Nicolas Sarkozy, lorsqu’il était ministre du budget. Et qu’il a été nommé sur demande expresse du Président !

Les richesses considérables qui existent doivent être utilisées tout autrement que pour la spéculation et la recherche du profit immédiat. Elles doivent servir à soutenir les actions qui créent de l’emploi et de la croissance, les investissements utiles aux populations.

Cela veut dire soutenir résolument les collectivités locales à l’origine de plus de 70% des investissements publics, par un autre crédit, des dotations en hausse, et une fiscalité plus juste.

Ce n’est pas la voie choisie par le gouvernement qui vient d’annoncer par la voix de Valérie Pécresse, non pas même la poursuite du gel des dotations, mais leur diminution de 200 millions d’euros !

Aujourd’hui, le système bancaire tend à réduire sensiblement son intervention auprès des collectivités locales, préférant des placements plus rémunérateurs. Il est à craindre que le démantèlement de Dexia et le transfert des encours sur la Caisse des Dépôts et la Banque postale n’aggravent cette situation, en la faisant supporter par les salariés des banques ou/et les citoyens.

L’avenir des collectivités locales, leurs projets au service des populations sont des choses trop sérieuses pour les laisser à l’appréciation des banquiers.

La création d’un pôle public financier avec une gouvernance démocratique et ouverte aux différents acteurs est urgente et essentielle. Elle permettrait de développer une autre forme de crédit, dégagé de la tutelle des marchés financiers et des seuls critères de rentabilité immédiate. En un mot, de lutter efficacement contre la crise !

 

Communiqué du Bureau National de l’ANECR sur la proposition d’ « agence de financement des collectivités locales »

Bandeau solidarité Un autre crédit pour un autre type de développement Force est de constater que les modalités de l’emprunt des collectivités locales tout comme ses structures et ses intervenants se sont profondément modifiés.

Autrefois encadré de manière très stricte, l’emprunt des collectivités locales connaît une période de dérèglementation totale.

Les organismes prêteurs se sont multipliés proposant une variété de financements.

Ainsi les collectivités locales ont atteint une quasi autonomie d’action en matière d’emprunt, avec une moindre dépendance vis-à-vis de l’Etat dans ce domaine. Mais les fonctions de conseil et de suivi des organismes de crédit ont été largement usurpées ou dévoyées dans cette période. Certaines banques ont fait des offres alléchantes accompagnées de contrat aux clauses opaques.

Est apparu alors le besoin pour les collectivités locales de mieux contrôler leur système d’emprunt et la gestion de leur dette pour réduire les risques et notamment ceux liés à une trop grande dépendance avec les institutions financières et à leurs choix.

Est apparu alors le besoin pour les collectivités locales de mieux contrôler leur système d’emprunt et la gestion de leur dette pour réduire les risques et notamment ceux liés à une trop grande dépendance avec les institutions financières et à leurs choix.

Les collectivités locales les plus démunies étant celles qui ne disposent ni d’une puissance financière suffisante, ni d’un savoir faire nécessaire.

L’actualité montre d’ailleurs les conséquences graves pour les collectivités locales qui découlent de la concurrence exacerbée dans le secteur bancaire pour rentabiliser toujours plus le capital, comme elle montre que les créanciers des États font leur rente sur la dette publique.

De nombreuses collectivités locales se trouvent plombées par des prêts dont elles n’ont pas maitrisé la nature usurière.

Gérer une telle complexité est donc rendue extrêmement difficile pour bon nombre de collectivités locales, exceptées les plus importantes qui ont pu se doter des personnels et des moyens financiers pour accéder à un tel système.

Alors que l’accès à l’emprunt est devenu de plus en plus difficile avec la crise bancaire et la raréfaction du crédit, l’idée de créer une agence de financement des collectivités locales est portée par les associations d’élus AMF/ ARF etc... pour mutualiser l’emprunt et garantir des meilleures conditions de financement. Cette idée peut paraître intéressante comme une solution aux difficultés.

Encore faut-il s’interroger sur la réelle indépendance financière que cet outil permettrait.

Cette agence aurait en fait la possibilité d’aller emprunter directement sur les marchés financiers, sans intermédiaire arguant du fait qu’elle bénéficierait du meilleur label des agences de notation, dont elle ferait profiter toutes les collectivités locales adhérentes.

C’est oublier un peu vite les critères de rentabilité maximum qui anime le fonctionnement des marchés financiers, leurs exigences dominatrices pour réduire toujours plus les risques pour les capitaux et favoriser leur liberté totale. Ainsi d’ores et déjà la future agence fait savoir que l’adhésion d’une collectivité locale ne vaudra pas droit de tirage automatique.

Les collectivités sollicitant des liquidités devront faire valoir leur bonne santé financière et notamment un niveau d’endettement acceptable qui sera apprécié par l’agence elle-même.

Nous le voyons bien cette nouvelle agence, faute de se dégager des critères du marché, constituera un outil, in fine, d’autorégulation des collectivités locales à l’orthodoxie budgétaire libérale.

La crise systémique que nous traversons appelle le développement d’un autre crédit tourné vers des dépenses utiles, tant pour les entreprises que pour les collectivités. Une politique de crédit sélectif favorisant les investissements pour l’emploi, la formation, l’éducation, la recherche et le social etc…

C’est tout le sens de la proposition portée par de nombreux acteurs sociaux et syndicaux, par les élus communistes et républicains et du Front de Gauche de la création d’un pole public financier regroupant toutes les institutions financières publiques et semi publiques : caisse d’épargne, banque postale, caisse des dépôts, crédit foncier, banque de France etc…

Cette idée est le fruit de convergences entre les salariés de plusieurs institutions et de nombreux acteurs du mouvement social et politique ce qui la rend possible aujourd’hui.

Ce pôle public financier, indépendant du pouvoir d’Etat et des marchés financiers serait placé sous le pilotage d’un conseil reflétant les différents acteurs : parlementaires, élus locaux, organisations de consommateurs, représentants des salariés, conseil qui se verrait confier un véritable pouvoir de décision et de contrôle.

De nouvelles coopérations pourraient se nouer à l’échelle européenne.

Ce sont ainsi des centaines de milliards issus de la collecte de l’épargne qui pourraient être disponibles pour un autre type de développement au lieu d’être utilisés en placements sur les marchés financiers renforçant leur emprise sur l’économie et alimentant la croissance financière.

Tout au contraire, en restant dépendante des marchés financiers et sous la pression des injonctions de l’Union Européenne en matière de dette publique, l’agence de financement peut se voir transformée en outil de mise au pas des budgets locaux.

Si les élus communistes et républicains considèrent que la création de l’agence de financement des collectivités locales peut répondre à une préoccupation légitime des élu(e)s elle n’est pas de nature à elle seule répondre au défi d’un nouveau développement des collectivités locales.

C’est d’une autre politique du crédit dont elles ont besoin dans lesquelles la Banque Centrale Européenne comme la Banque d’Investissement Européen auraient un nouveau rôle à jouer.

Jean-Jacques PARIS
Secrétaire général de l’ANECR

 

Intercommunalité dans l'Hérault : le résultat de la SDCI d'avril 2011.

Le nouveau visage de l'intercommunalité dans l'Hérault.

 

Des ressources nouvelles pour les services publics locaux !

stopcasseanecr-b1de2.jpgLes services publics mis en œuvre par les collectivités locales jouent un rôle fondamental pour répondre aux besoins des habitants. Chacun et chacune les utilise au quotidien dans tous les domaines : crèches, transports publics, centres médicaux, établissements scolaires, logements sociaux, infrastrucures sportives et culturelles… Ces services dynamisent l’économie, soutiennent la croissance et constituent un rempart à la crise sociale actuelle. Ils participent souvent à la solidarité nationale à la place de l’État.
Ces services essentiels sont aujourd’hui dans le collimateur du gouvernement qui veut les privatiser pour mieux répondre à la crise du capitalisme. On mesure l’ampleur du pactole quand on sait que les collectivités locales assurent 73% de l’investissement public. Pour pousser les élus locaux à réduire les prestations fournies et à les confier au secteur privé, le gouvernement entreprend d’asphyxier financièrement les collectivités en les privant de la fiscalité sur les entreprises, en gelant pour trois ans les dotations de l’État tout en réduisant l’emploi public.
Du fait de ces contraintes financières, les collectivités se retrouvent alors devant une équation insoluble. Soit elles réduisent les services publics et font à leur corps défendant le jeu du gouvernement. Soit, privées de la taxe professionnelle que le gouvernement a supprimée, elles augmentent les impôts sur les ménages alors que ces derniers subissent déjà durement les dégâts sociaux conséquences de la crise. Les élus locaux se retrouvent alors en difficulté pour boucler leur budget sauf à remettre en cause les engagements sur lesquels ils ont été mandatés.
Pourtant une telle cure d’austérité ne s’impose en rien puisque les moyens financiers existent pour assurer des services publics de qualité pour tous. Mais il faudrait pour cela réorienter la finance vers la satisfaction des besoins plutôt que vers la spéculation. Plutôt que de dilapider les 400 milliards d’euros que le gouvernement a réussi à trouver pour les banques en pure perte, des moyens financiers nouveaux pourraient servir à des dépenses utiles qui amélioreraient concrètement la vie des gens.
Pour cela, les élus communistes et républicains proposent de taxer les entreprises selon leurs bénéfices, en modulant l’impôt en fonction de l’emploi et de l’investissement. Un tel impôt économique devrait sceller le lien entre l’entreprise et le territoire d’accueil, sans pénaliser comme aujourd’hui les territoires industriels. Il ferait contribuer les actifs financiers des entreprises. La taxe d’habitation et la taxe foncière tiendraient également compte des revenus des ménages.
Une autre réforme est donc indispensable pour financer la réponse aux besoins de tous, corriger les inégalités sociales et territoriales et favoriser une croissance économique efficace et soutenable. Mais sans attendre, nous demandons que le gouvernement revienne à l’occasion d’un collectif budgétaire sur sa décision de geler les dotations et permette des dotations exceptionnelles à nos collectivités en difficulté. Les élus communistes et républicains appellent la population à se mobiliser pour ne rien céder dans ce combat en faveur de ressources nouvelles. Ils appellent à une remise à plat des financements qui permettrait plus de justice dans les impôts et plus de moyens pour fournir les services publics indispensables à la garantie des droits humains les plus essentiels. Pour exiger haut et fort de telles mesures, ils appellent les associations, les syndicats de territoriaux et la population dans son ensemble à un rassemblement à l’occasion duquel ils exigent d’être reçus à Matignon pour ouvrir une discussion. Un rassemblement se tiendra mardi 25 janvier à 15 heures à proximité de Matignon, à l’angle Invalides rue de Varennes.

Association nationale des élus communistes et républicains

 

L'interview de Maxime Camuzat (Maire PCF de St Germain du Puy) par la Gazette des Communes


TP : une contribution profondément remaniée
envoyé par lagazettefr. - L'info video en direct. Vous pouvez voir la page illustrée par cette interview sur le site de la Gazette des Communes
 

2e états généraux des collectivités en lutte pour l’école - 4 décembre à Vitry

Logo Etats généraux de l'école.L’Association Nationale des élus communistes et républicains vous propose :
Ecole : une urgence d’avenir dans tous les territoires

2e états généraux des collectivités en lutte pour l’école
Samedi 4 décembre 2010
2 av Youri Gagarine
94400 VITRY SUR SEINE

Après le succès des premiers états-généraux des collectivités en lutte pour l’école à Valenton, la ville de Vitry-sur-Seine (94) accueille la 2e édition dans des circonstances nouvelles :

- Quand le gouvernement veut dénationaliser l’éducation nationale ;
- Quand les besoins sociaux exigent une démocratisation scolaire et des territoires solidaires.

Avec notamment…

- Dominique Adenot, Maire de Champigny sur Marne, Président de l’ANECR
- Brigitte Gonthier-Maurin, Sénatrice des Hauts de Seine
- Cathy Apourceau, Conseillère régionale Nord-Pas-de-Calais
- Henriette Zoughebi, Vice-Présidente du Conseil Régional Ile de France
- Alain Desmarets, Vice-Président du Conseil Général du Val-de-Marne
- Alain Audoubert, Maire de Vitry-sur- Seine
- Christian Foiret, conseiller municipal de Saint Jean de la Ruelle (45)
- Stéphane Bonnéry, chercheur en éducation - Des responsables du SNES, du SNUIPP

Programme

- 9h30 – Accueil

Suivi de : Plénière « L’égalité et la réussite scolaire dans tous les territoires : rôle de l’école, rôle des collectivités »

L’évolution du travail et de la citoyenneté exige de futurs citoyens plus et mieux formés. Il faut, et les solutions existent, allonger les scolarités de tous, et améliorer la réussite des apprentissages. Les collectivités peuvent aider l’école à remplir sa mission, par les infrastructures à condition que l’éducation nationale soit re-dynamisée et non pas torpillée. Les menaces sont lourdes. Avec l’autonomie des établissements le gouvernement renonce à assurer l’égalité et met en concurrence les territoires et établissements ainsi qu’un chantage aux collectivités pour embaucher selon leurs moyens des intervenants à la place des postes d’enseignants supprimés.

- 12h : Repas

- 13h30 : Ateliers sous l’égide du CIDEFE

Atelier 1 : Autonomie, concurrence : rupture de l’égalité.

Comment construire l’école de l’égalité et des territoires solidaires ? Comment mettre en échec la concurrence entre établissements, entre territoires, comme le recrutement clientéliste des élèves, qui résultent de la désectorisation et de l’autonomie ? Comment mettre en échec la concurrence entre personnels enseignants titulaires, intervenants contractuels et animateurs ?

Atelier 2 : Le nouveau collège de l’égalité.

Le collège unique et égalitaire en question pour permettre à chaque élève d’accéder à une scolarité de haut niveau et transmettre une culture commune indispensable à l’unité du pays et de la société.

Atelier 3 : La maternelle un droit élémentaire.

La scolarisation précoce est un atout pour le développement des enfants par le biais des savoirs, pour faciliter leur entrée dans la culture, pour former l’élève à des scolarités longues. Quels rôles des différents accueils de la petite enfance à différents âges à l’heure où la maternelle est menacée par des « jardins d’éveil » ? Quel enjeu en lien avec l’école élémentaire ?

Atelier 4 : Tous capables, mais à quelles conditions ?

Pour certains, l’échec scolaire serait une fatalité à laquelle une école aux objectifs différents selon les élèves pourrait répondre. Cependant, des études montrent que tous les élèves jusqu’à la fin du collège sont capables d’apprendre la même culture commune indispensable à chaque futur adulte. Pourtant, les conditions actuelles actuelles ne le permettent pas. Quelles mesures nécessaires à une politique de démocratisation ? Quel rôle de l’école, des collectivités, des associations, dans cette perspective ?

Suivi de : Ecole et collectivités : quelles relations, au niveau communal, au niveau national

Pour aider à la réussite scolaire dans tous les établissements et tous les territoires, quels doivent être les rôles respectifs de l’éducation nationale et des collectivités locales ? Les politiques actuelles veulent dénationaliser l’éducation nationale et pousser les collectivités locales à se substituer à l’Etat. Et la réforme des collectivités met les territoires en concurrence. Comment éviter ces inégalités ? Quelle action spécifique des collectivités locales pour aider l’école à remplir sa mission ? Les mêmes questions se posent pour les villes, les départements et les régions. __ 17h30 : Fin des travaux des Etats généraux__

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Lire le remaniement entre les lignes.

Je l'ai écrit dans un précédent billet, le remaniement est en soi un non-événement. Sauf si, secteur par secteur, on observe bien qui a été nommé à quoi, comme le précise Denis. Là, on se dit que rien n'a été fait par hasard et q'effectivement, canon.jpg la machine de guerre est en marche pour 2012. Prenons l'exemple des Collectivités locales. Qui donc est Philippe Richert. C'est ce que nous dévoile La Gazette des Communes... Tout un programme !

Le patron de la région Alsace, Philippe Richert a claqué, début novembre, la porte de l’Association des régions de France (ARF), accusée de s’ériger en contre-pouvoir face à la réforme territoriale. Il a été nommé ministre des collectivités dans le cadre du remaniement gouvernemental annoncé le 14 novembre.

Une page se tourne. Cinq jours après l’adoption, décisive, de la réforme territoriale par le Sénat, Nicolas Sarkozy profite du remaniement du 14 novembre pour renouveler son « staff local ». Seul, Brice Hortefeux demeure à l’Intérieur.

Michel Mercier, cheville ouvrière du vote de la Haute Assemblée pour la loi de réforme des collectivités, quitte le ministère de l’Espace rural et l’aménagement du territoire. L’ancien professeur de droit des collectivités prend du galon pour devenir garde des Sceaux.

C’est Bruno Le Maire déjà en charge de l’Agriculture, l’alimentation et la pêche qui prend sous son aile la ruralité et l’aménagement du territoire. Le bail d’Alain Marleix s’achève au secrétariat d’Etat à l’Intérieur et aux collectivités territoriales. L’architecte de la carte des circonscriptions législatives et de la répartition départementale des conseillers territoriaux doit quitter le gouvernement.

Rescapé du scrutin de 2010.

Philippe Richert, 57 ans, prend sa relève. Le questeur et vice-président du Sénat décroche le rang de ministre en charge des collectivités territoriales. Une prime due, sans doute, à son succès électoral alsacien en mars 2010. Philippe Richert avait été la seule tête de liste régionale UMP à l’emporter en métropole.

__Depuis, l’ancien président du conseil général du Bas-Rhin a été le fer de lance de l’opposition aux régions socialistes. Le 3 novembre, il avait annoncé son départ de l’Association des régions de France (ARF) présidée par Alain Rousset (PS), en même temps qu’il avait été porté à la présidence de la nouvelle Association des élus régionaux de France (AERF) composée d’édiles acquis à la majorité présidentielle. « J’ai été choqué de l’affrontement au sein de l’ARF sur la réforme territoriale, s’était-il justifié lors d’une conférence de presse. J’ai même entendu le mot « guerre » contre le gouvernement et ses projets, prononcé par Daniel Percheron (NDLR : président socialiste de la région Nord-Pas-de-Calais) ».__

L’ARF « prend acte ».

Philippe Richert avait, alors, repris à son compte la formule initiée par le chargé de communication élyséen et conseiller des Pays-de-la-Loire, Franck Louvrier : « l’Etat cigale » et les « régions fourmis ». Il avait notamment pointé des « dépenses de communication à outrance » et « des régions qui n’arrêtent pas de manger au râtelier des compétences ».

Le sénateur s’était également fait le chantre des conseillers territoriaux. En Alsace, il discernait là un premier pas vers la fusion du conseil régional et des conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

Alain Rousset « prend acte de la nomination » du président de région. Le président de l’ARF « espère que Philippe Richert aura désormais à cœur de défendre l’avenir de l’institution régionale, et de rétablir le dialogue entre le nouveau gouvernement et les régions. »

JB. Forray - Avec l'AFP , La gazette des communes

 

Alors que de la retraite et l’accès aux soins pour tous, ...

... tous vos droits sont bafoués ...

... les élus communistes et républicains, dans les collectivités territoriales où ils siègent, agissent pour organiser, développer, moderniser des services publics qui rythment votre vie quotidienne.
Dans le même temps, ils portent une attention particulière à la vie associative par un soutien financier, humain ou matériel, dans le respect de son indépendance.



Les personnels territoriaux sont au cœur de cette action, ils jouent un rôle irremplaçable.



Voyez, vous êtes concernés par la réforme des collectivités locales du gouvernement et du Président Sarkozy.
Dans la même démarche que celle entreprise pour les services publics nationaux (RGPP-Réforme Générale des Politiques Publiques avec la suppression de milliers de postes de fonctionnaires notamment dans l’Éducation nationale et de services comme les tribunaux, les perceptions, les douanes, les hôpitaux, la police, la privatisation de la Poste…), !!!elle a pour objet de casser les services publics locaux pour les mettre entre les mains du secteur privé.



Dans le même temps, le gouvernement asphyxie financièrement les collectivités locales en gelant les dotations d’État, en supprimant leurs ressources comme la taxe professionnelle payée par les entreprises, en ne réglant pas ses dettes aux collectivités dues au titre des transferts de compétences qu’il leur a imposées. Il veut les contraindre à supprimer des services et des emplois territoriaux et à augmenter vos impôts.



Ces réformes vous concernent directement et vous en êtes déjà les victimes



Sans les collectivités, les écoles, collèges et lycées, les restaurants et les garderies scolaires, le soutien au logement, à l’emploi, à l’insertion et à l’action so-ciale, les transports publics, la sécurité, la gestion de l’eau et de l’assainissement, de vos déchets ménagers, les aménagements paysagers et routiers, l’entretien des équipements sportifs et culturels et de loisirs, le soutien au fonctionnement des associations de jeunes, des clubs de personnes âgées, des clubs de sport, de femmes, les crèches, les bibliothèques… tout ce qui fait le « lien social », inter-générationnel et qui constitue le «vivre ensemble», tout cela demain peut disparaître, et la fonction publique territoriale avec.

  • En cherchant à capter les 200 milliards d’euros que les collectivités locales investissent en moyenne chaque année au bénéfice des populations pour les transférer dans le circuit privé de la finance mondiale, c’est le risque du chacun pour soi et de l’accroissement des inégalités d’accès à tous ces services, au mépris du respect ces droits humains.

  • En voulant supprimer des institutions de proximité, en premier lieu les commune, et les vider de leurs compétences comme de leurs moyens financiers, la politique de la droite vise à faire disparaître tout contre-pouvoir, s’attaque à la démocratie locale et vous éloigne des décisions, ceci afin de mieux imposer partout l’austérité.

  • Ce sont toutes les valeurs de la République solidaire qui sont visées C’est pourquoi, comme pour la question des retraites, seule une mobilisation populaire et massive, à la hauteur de ces dangers, peut empêcher le pire.

  • Contrairement à ce qu’on voudrait vous faire croire, les choses ne sont pas fatales. Même votée au Parlement, une loi peut être abrogée et remplacée.

  • Dans l’immédiat elle doit être combattue.

C’est pourquoi, avec les autres associations d’élus progressistes qui le voudront dans les jours qui viennent, partout en France, dans chaque localité, les élus communistes et républicains vont multiplier les initiatives pour vous rencontrer, vous donner la parole et vous inviter à vous mobiliser. De ces mobilisations locales, des assises nationales pourront élaborer des propositions pour une réelle décentralisation avec des collectivités locales disposant de moyens nouveaux, (avec une réforme de la fiscalité locale incluant une contribution des actifs financiers des entreprises) afin de développer les services publics de proximité dont vous avez besoin. Alors sans attendre, résistons et construisons une autre réforme et d’autres alternatives.

C’est vital pour le pays : c’est capital pour vous !

François Jacquart

 

Réforme territoriale : Non à la fin de l’intervention publique locale et à une brutale recentralisation !



Plate-forme commune des associations d’élu-e-s de gauche et écologistes

Le président de la République doit tomber le masque. Il est temps de reconnaître, devant les Français, l’objectif politique caché de la réforme territoriale. Sous couvert de simplification institutionnelle, le but n’est autre qu’idéologique : il s’agit in fine de transférer au secteur privé des pans entiers de l’investissement public, assuré aux trois quarts par les collectivités locales, et une partie importante des services publics locaux. L’étranglement des budgets territoriaux, la perte d’autonomie fiscale des collectivités, conjugués à l’affaiblissement institutionnel des départements et des régions, entraineront inéluctablement la reprise par l’entreprise privée de nombre de services assurés aujourd’hui par les collectivités locales, au prix de l’abandon des populations les moins solvables, des services les moins rentables, des territoires les moins favorisés. Ce sont 30 ans de décentralisation qui sont mis à mal.

Le projet de loi cherche à réduire de façon drastique la dépense publique locale.

La création du conseiller territorial ne vise nullement à simplifier l’organisation territoriale de notre pays : au contraire elle cumule tous les effets d’une réforme régressive. Au risque de réduire structurellement les politiques de solidarité et les actions de proximité menées par les conseils généraux, elle ajoute la suppression de l’autonomie fiscale des conseils régionaux. La région se trouverait réduite à la « simple somme » des intérêts de chacun de ses « cantons », et le devenir des politiques d’aménagement du territoire, d’essor économique et de développement durable serait gravement compromis. C’est aussi l’emploi public et le rôle et la place des agents territoriaux qui se trouvent menacés.

La fin des engagements financiers solidaires (appelés financements croisés), couplée avec la limitation de la clause générale de compétence des départements et des régions et le non-cumul des financements régionaux et départementaux visent à remettre en cause des contributions essentielles pour les équipements des communes et le réseau associatif.

Peu importe pour le gouvernement le rôle fondamental de la coopération entre les différents niveaux de collectivités dans la satisfaction des besoins des habitants

Nous prônons des moyens équilibrés pour chaque niveau de collectivité mais aussi des moyens pour combattre les inégalités territoriales, notamment pour les quartiers en grande difficulté et les zones rurales mises à l’écart.

Le projet de loi opère un mouvement brutal de recentralisation

Le pouvoir en place se heurte au fait que les assemblées délibérantes sont élues par les citoyens et que ceux-ci sont fortement attachés aux services rendus et aux élus de proximité qui les gèrent et les développent. La solution est donc pour le gouvernement d’éloigner le plus possible les citoyens des lieux de décisions au prix d’un démantèlement de la décentralisation et de la souveraineté populaire.

Le rôle donné aux préfets pour la fusion de collectivités en est un exemple frappant. Non seulement le pouvoir donné au représentant de l’Etat - de fait, du gouvernement, aujourd’hui - s’accroît, marquant un recul important de la démocratie territoriale, mais la généralisation des fusions de communes, de départements et de régions conduirait à affaiblir le lien entre nos concitoyens et leurs territoires ainsi qu’entre nos concitoyens et leurs élus. Le projet de « Grand Paris » illustre le type de démarche autoritaire employée par Nicolas Sarkozy.

De plus, en instaurant un mode de scrutin moins démocratique, le projet de loi contribuerait à éloigner les citoyens des lieux de décision. Si nos associations d’élu(e)s sont opposées à la création du conseiller territorial, elles le sont tout autant aux modes de scrutin qui lui sont associés, qui font fi de la parité, de la représentativité des territoires et de la diversité des habitants.

''__Les associations des élu-e-s de gauche et écologistes exigent le retrait de ce projet et une autre réforme des collectivités locales.__''

S’il était adopté, ce projet de loi jetterait les bases d’un démantèlement de la démocratie locale. Cette réforme constitue en effet une menace d’une gravité sans précédent contre l’intervention publique et pour les enjeux de développement durable. C’est pourquoi les associations d’élus de gauche et écologistes souhaitent que le texte soit retiré et appellent de leurs vœux une nouvelle réforme de l’organisation territoriale au service des citoyens.

Elles affirment leur attachement au rôle essentiel joué par les collectivités et l’ensemble des agents territoriaux pour satisfaire les besoins des habitants en matière de logement, de santé, d’éducation, de sport, de culture, de cadre de vie...

Plutôt que de confier au secteur privé ces activités humaines au prix d’inégalités renforcées, elles souhaitent que l’Etat poursuive la décentralisation en donnant aux collectivités les moyens de contribuer au développement social, économique, humain de notre pays.

La suppression de la taxe professionnelle et le gel pour trois ans des dotations d’Etat étouffent les capacités financières des collectivités et renforcent encore les inégalités, notamment vis-à-vis des territoires industriels, alors qu’il est nécessaire de disposer d’un impôt économique dynamique lié au territoire.

Plutôt qu’un dumping social et fiscal, les associations d’élu-e-s de gauche et écologistes prônent un renforcement des coopérations entre collectivités et une véritable solidarité financière entre elles, propre à assurer une meilleure péréquation entre les territoires.

Afin d’affirmer leur refus de cette réforme, les associations d’élu-e-s de gauche et écologistes appellent l’ensemble des élus, les agents territoriaux, les membres d’associations à se rassembler devant l’Assemblée nationale le 3 novembre prochain lors de la tenue de Commission mixte paritaire. Une conférence de presse sera organisée le même jour par les représentants d’élus de gauche, les parlementaires, les responsables syndicaux…

ANECR, élus communistes et républicains
FNESR, élus socialistes et républicains
FEVE, élus Verts et écologistes
La Gauche par l’Exemple, élus du Parti de Gauche
ARECA, élus du Mouvement Républicain et Citoyen
ANEGRR, élus de la gauche radicale et républicaine

 

Montpellier, le 25 septembre : Les élus Communistes et Républicains lors de la manifestation pour la défense de la démocratie locale.

Jean-Luc Bou, élu d'opposition de Sète


Serge Desseigne, élu de Villeneuve les Maguelone

François Liberti, conseiller général de Sète

De gauche à droite, Robert trinquier, Serge Desseigne et Michel Passet

Au centre, sans écharpe, Manuel Diaz, conseiller général d'Aniane

Cédric Sudres, conseiller municipal délégué à lutte contre les discriminations et Hervé Martin, vice président de l'agglomération.

Gérard Escot, élu à Balaruc les Bains.

Thierry Angles, élu de St Georges d'Orques

Claudine Troadec-Robert, vice présidente de l'agglomération de Montpellier

Robert Trinquier et Claude Jennepin, élus de Jacou

Les élus locaux et les militants écoutent les interevntions

 

Réforme des collectivités locales : L'ADECR 34 participera à la manifestation du 25 septembre à Montpellier

Réponse de François Liberti, au nom de l'ADECR 34, à M. André Vézinhet, président du Conseil général.

Monsieur le Président,

Vous appelez les élus et élues de notre département à manifester, le samedi 25 septembre, contre la réforme des collectivités territoriales.

Depuis des mois notre association agit à tous els niveaux pour lutter contre cette réforme, proposer des mesures allant vers plus de moyens financiers, démocratiques, pour nos collectivités afin de mieux répondre aux besoins des populations. La mobilisation des élus et des élues est indispensable, elle doit servir de levier à une action nécessaire des populations tant les enjeux sont importants. Votre initiative du 25 septembre est un élément allant dans ce sens, notre association appelle donc tous les élus et les citoyens à participer à cette manifestation. Recevez, Monsieur le président du Conseil général, nos salutations fraternelles.

François Liberti
Président de l’Association des Elus Communistes Et Républicains de l’Hérault

 

Le projet de réforme territoriale ...

... une menace sérieuse pour l’intervention publique locale, un mouvement brutal de recentralisation

"Dans le contexte de crise que nous traversons, le projet de réforme des collectivités et des finances locales constitue une menace d’une gravité sans précédent contre l’intervention publique locale et pour les enjeux de développement et de croissance durable qui lui sont associés.

L’autonomie des collectivités locales est remise en cause par une recentralisation contraire aux principes de la République. Les collectivités locales sont une des principales force vive de notre pays : « amortisseurs de la crise », elles protègent les citoyens par des services publics locaux dynamiques. Elles constituent le principal soutien aux secteurs culturel, sportif et associatif, elles sont la clé de voute du développement économique des territoires et de la création d’emploi de proximité.

Elles réalisent 73% de l’investissement public. 800 000 emplois dépendent directement ou indirectement des collectivités.

La suppression de la Taxe professionnelle, la baisse des dotations, le report des charges de l’Etat sur les collectivités programme l’asphyxie financière des collectivités et l’aggravation des inégalités entre les territoires. C’est la traduction d’une décentration autoritaire du pouvoir au détriment de la démocratie. Nous nous opposons également au projet de création du « conseiller territorial » et aux modes de scrutin qui lui sont associés, qui font fi de la parité, de la représentativité des territoires et de la diversité des habitants.

Les conséquences financières de cette réforme réduisent gravement l’indépendance décisionnelle et les marges de manœuvre des collectivités.

Réunis à Trélazé, le 1 Septembre, Les élus Communistes et républicains de Maine et Loire veulent réaffirmer leur attachement aux collectivités locales, communes, départements et régions pour l’ensemble des services indispensables aux citoyens, pour le développement solidaire et durable des territoires, pour leur capacité à apporter un nouveau souffle, plus que jamais indispensable à la démocratie et à la citoyenneté.

C’est pourquoi nous demandons le retrait de ces réformes. Nous en appelons à un nouveau pacte républicain entre l’Etat et les collectivités."

Communiqué de l’Adecr 49

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