GUE/GNL Le Groupe GUE/NGL demande un contrôle public des marchés et des actions radicales pour les emplois et les travailleurs

"La stabilité des marchés financiers est un intérêt public et devrait être contrôlée publiquement," a déclaré Sahra Wagenknecht (GUE/NGL, Allemagne) lors d'un débat sur les mesures proposées visant à combattre la crise financière ce matin au Parlement européen. "Si l'on s'en remet aux marchés, nous nous retrouverons avec une spéculation poussée à ses limites et avec une communauté que l'on appelle à la rescousse pour payer les pertes. L'autorégulation a clairement échoué."

La députée Wagenknecht a poursuivi en disant qu'au lieu d'interdire la gestion des risques par les agences de notation, la Commission propose des règles plus claires, laissant la prise de décision aux acteurs financiers. "Mais les agences de notation ont sous-estimé les risques et ont déclenché cette crise en premier lieu," a-t-elle déclaré. "Ce que nous demandons c'est une agence de notation publique pour l'Europe qui puisse évaluer les risques, mais cela n'est même pas pris en considération."

Mme Wagenknecht a souligné que le "capital peut être renforcé par l'intervention de l'état et la nationalisation en partie pourrait être une première étape courageuse. En fin de compte, le secteur financier devrait être sous le contrôle public. Il est grand temps que nous tirions les conclusions de cette catastrophe."

"Selon le rapport mondial du FMI sur la stabilité financière, la crise financière coûtera 4 milliards de dollars et peut-être plus," a déclaré Mary-Lou McDonald (GUE/NGL, Irlande). "Cette crise a été provoquée par un capitalisme de casino, un capitalisme de copinage et une règlementation légère. Les répercussions pour les travailleurs et leurs familles à travers l'Europe ont été catastrophiques, et cela n'est pas pris en compte ".

Mme McDonald a dit qu'elle a été frappée lors de nos débats du "ton poli" qui était utilisé par parler de la crise, ignorant les vrais effets de ce scandale sur les vies des personnes. Les collègues "vocifèrent sur le sur-protectionnisme des marchés. Nous avons en effet besoin de protectionnisme - mais pour protéger les emplois et les travailleurs", a-t-elle souligné.

"Jusqu'à présent, la réponse de l'UE à cette crise a été minimale et lente. Cette institution reste liée à un système défaillant. Reconnaissons ce fait et soyons radicaux et courageux, " a conclu la députée McDonald.

"La crise financière actuelle met en lumière notre demande constante sur la nécessité de disposer d'une règlementation et non de déréglementation pour la création et la fusion de multinationales et d'autres entreprises, et sur la nécessité de changer la législation sur les monopoles," a déclaré Adamos Adamou (GUE/NGL, Chypre).

TÉLÉPHONIE MOBILE
Miloslav Ransdorf
République Tchèque

Le règlement sur l’itinérance (roaming) vient en réponse au manque de concurrence sur le marché des communications mobiles, qui mène aux prix excessifs pour les consommateurs voyageant dans différents États membres de l’UE. Les propositions du rapporteur Mme V?lean (ADLE) et les miennes, en tant que rapporteur au nom du GUE/NGL, visent à élargir le règlement pour l’itinérance ainsi que le champ d’application de l’itinérance aux SMS et aux services de données. La durée du règlement serait également portée à 2013. Je soutiens également fortement l’idée de mesures de transparence ainsi que de sauvegarde visant à protéger les consommateurs et à éviter des «chocs de facture». Des préoccupations spécifiques devraient également être d’assurer le libre accès à Internet et la protection des petites entreprises.

TRANSPORT PAR CAR ET BUS
Helmuth Markov
Allemagne

J’accueille favorablement l’introduction proposée d’une règle modifiée de 12 jours pour les conducteurs engagés dans les services occasionnels de transport international des voyageurs. Le projet d’amendement au règlement sur les temps de conduite et de pause (pour lequel j’étais rapporteur fictif) maintient la protection sociale des conducteurs. Il permet également aux compagnies de voyage par bus et aux conducteurs de prévoir leurs itinéraires d’une manière raisonnable et plus confortable pour les deux parties. Cette proposition est basée sur un accord des partenaires sociaux et j’espère que le Conseil acceptera ce compromis partagé par une grande majorité de citoyens et, on l’espère, de politiques.

DROITS DES PATIENTS
Kartika Liotard
Pays-Bas

Le Parlement européen débattra d’un rapport sur les droits des patients en matière de soins de santé transfrontaliers le 23 avril. La proposition vise à faciliter la circulation des patients au-delà des frontières pour bénéficier d’un traitement tout en réglementant le remboursement des coûts. Néanmoins, étant donné que ces dispositions sont déjà établies dans le règlement 1408/71 relatif à la sécurité sociale, la question qui se pose est pourquoi avons-nous besoin d’une nouvelle directive ? Est-ce parce que la Commission veut remettre les soins de santé sur le marché ? Cela ne peut aboutir qu’à la déréglementation des systèmes de soins de santé nationaux. Il serait préférable que la Commission fasse un effort pour créer l’égalité d’accès pour tous aux soins de santé et traite les soins de santé pour ce qu’ils sont vraiment, un service d’intérêt public.

BOIS ET PRODUITS DÉRIVÉS
Jens Holm
Suède

Des études nous montrent que le déboisement représente environ 20% des émissions globales de dioxyde de carbone et est un conducteur substantiel de perte de biodiversité. Il est donc crucial que nous mettions en place des actions urgentes pour arrêter cet acteur principal du changement climatique. Une partie de la réponse est l’introduction de besoins rigoureux de durabilité pour tous les bois et produits dérivés du bois originaires des forêts, y compris le respect des droits des populations forestières locales, et la promotion d’instruments tels que les systèmes d’éco-étiquetage et de certification forestière.

POLITIQUE COMMUNE DE LA PÊCHE
Pedro Guerreiro
Portugal

Le contrôle des activités de pêche, dans le cadre de la politique commune de la pêche, est de la responsabilité des États membres. Dans ce contexte, la communauté est en charge de soutenir l’installation et la modernisation de moyens propres de surveillance, de supervision et de contrôle des zones économiques exclusives, de et par les États membres. Il est donc nécessaire de faire en sorte que la présente proposition de règlement respecte et ne remette pas en cause la compétence et la responsabilité qui incombent aux États membres quant au contrôle de la mise en application des règles de la politique commune de la pêche.