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Voeux de Pierre Gosnat, Maire d'Ivry : pour construire ensemble un autre monde !

Voeux de Pierre Gosnat - Maire d'Ivry-sur-Seine - 09 janvier 2013

Mesdames, Messieurs,
Chers Amis,

Au nom du Conseil Municipal et en mon nom personnel, je vous présente nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

Permettez-moi tout d’abord de saluer la présence de nombreux élus, celle des représentants de la vie associative, la présence également de nos multiples partenaires (sans qui nos projets ne pourraient voir le jour) et puis bien entendu vous toutes et vous tous… Ivryennes, Ivryens, Val de Marnaises, Val de Marnais.

Mes premiers vœux s’adressent donc à vous, à vos familles, à vos proches, des vœux de bonheur, de santé et de réussite.

Que cette année 2013 vous permettent de réaliser vos souhaits les plus chers.


Toutefois, en dépit de ces vœux, je crains que trop nombreux… soient encore celles et ceux pour qui « demain » reste incertain, voir angoissant ! Alors, en ce début d’année, pourquoi ne pas s’interroger sur le monde que nous souhaiterions construire et vivre ?


Quelques « illuminés »… pour certains, « calculateurs » pour d’autres… avaient annoncé la fin du monde pour le 21 décembre. Il est évident que ces inepties ne servent qu’à instrumentaliser les peurs, l’irrationnel… et plus fondamentalement à exclure tout projet d’avenir. Une confidence (au passage), j’ai très bien dormi cette nuit là, avec au réveil… la conviction que si notre monde n’en était pas à sa fin, nous devrions néanmoins sérieusement travailler à sa renaissance.

En finir, en effet, avec ce monde de l’argent roi, de la déréglementation et de la concurrence entre les peuples, de ce système qui porte en lui les germes de la crise, des conflits armés et des inégalités.

Un monde qui compte plus d’un milliard d’êtres humains sous alimentés, alors que les 400 des plus grosses fortunes, de la planète disposent à elles seules de l’équivalent du PIB (Produit intérieur brut) de l’Inde, pays le plus peuplé de ce monde. Alors, comme l’écrivait le poète Louis Aragon disparu il y a tout juste 30 ans : « est-ce ainsi que les hommes vivent ? »

Non… le monde que nous appelons à nos vœux est tout autre ! Il repose sur la coopération et l’entraide, il refuse le diktat des FMI, de l’organisation mondiale du commerce, de la banque européenne et de ces agences de notation qui sont le repaire des plus gros spéculateurs de la planète.

Nous voulons un monde où la paix ne serait plus « un rêve suspendu » tel que décrit par Kofi Anan… mais une réalité façonnée et fortifiée par l’amitié entre les peuples, l’internationalisme, la solidarité et le droit des peuples à l’autodétermination. Un monde où tous les murs s’abattront, où tous les enfants, ceux d’Israël et ceux de Jiffna et Jalazoune, nos villes jumelées de Palestine pourront se rencontrer et jouer ensemble.

Certes, tout cela peut paraître utopique, lointain… mais s’il faut viser la lune pour rallumer les étoiles ? alors, nous devons commencer par là. Et d’ailleurs ce n’est pas si loin ! C’est en tout état de cause, cette vision du monde, qu’Ivry « Ville messagère de la Paix » a pris pour emblème. Et, vous le savez, dans notre ville, le mot solidarité ne se décline pas qu’au niveau international. Il est au cœur de notre politique. Il constitue aussi le socle des actions et mobilisations des Ivryennes et des Ivryens de leurs associations, auxquelles la municipalité apporte son soutien, y contribue, afin de faire prévaloir dans notre ville et dans le pays, des réponses progressistes aux problèmes que connaît notre société.

Je tiens ce soir à remercier toutes les associations, les militants qui sont engagés dans ces actions.
Un remerciement particulier à toutes ces femmes, ces hommes qui par leur action, souvent bénévole, s’efforcent de soulager autant que faire ce peut la grande détresse dans laquelle sont plongés toutes celles et tous ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, chômeurs et précaires, auprès des « sans abri », des « sans papiers »… toutes ces personnes, familles et enfants que la misère et la précarité contraignent à vivre dans des conditions inacceptables au XXIème siècle. A cet égard, je pense particulièrement aux populations Roms qui se sont installées à Ivry et qui vivent dans des situations inacceptables, malgré toute l’aide que leur apportent les associations de soutien, ainsi que la ville. Un travail s’engage avec la Préfecture du Val de Marne afin de trouver des solutions humaines permettant de mettre fin à l’existence de ce véritable bidonville.

Mais le dévouement, la générosité de ces femmes et de ces hommes ne peuvent à eux seuls apporter une solution durable à ces situations dramatiques… car chacun sait bien, que la source de ces difficultés que ce soit en matière de logement, de travail, de pouvoir d’achat etc se situe d’abord au niveau national, voire européen, et, que leur résolution passe par la mise en œuvre d’une politique qui remet en cause, globalement, celle qui a été instaurée pendant 10 ans par la droite et singulièrement sous la Présidence de Nicolas Sarkozy. Or, soyons réalistes, il semble bien que pour des millions d’électeurs qui dans la diversité de leur vote à gauche ont mis leurs espoirs, en un véritable changement… il semble bien que la déception soit perceptible ! Bien entendu, je comprends que face au bilan catastrophique de la politique de la droite, dans tous les domaines - j’en ai été le témoin quasi-quotidien en tant que Député et à ce titre l’ai combattu, point par point - face à ce bilan, le redressement de notre pays ne peut se faire en un jour.

Mais en ayant affirmé « le changement c’est maintenant » ne faut-il pas qu’une volonté politique soit clairement affichée et mise en œuvre ?

D’autant que, jamais la gauche n’a détenu autant de pouvoirs : de la Présidence de la République au gouvernement, de la majorité à l’Assemblée Nationale à celle du Sénat, de la totalité des Conseils Régionaux (à 1 exception) à la majorité des Conseils généraux en passant par la direction des plus grandes villes de France… Que faudrait-il de plus pour réformer la France ?

Il y a donc urgence à ce que cette réalité politique, totalement inédite, soit une base solide, légitime et démocratique pour mettre en œuvre les mesures économiques, sociales et politiques dont notre pays et notre peuple ont besoin. Cela suppose, évidemment, de s’attaquer au monde de la Finance, ainsi que l’avait déclaré le candidat Hollande - rappelez-vous - : « mon seul ennemi, c’est la finance ! », pour permettre disait-il (par un retour de la croissance) de disposer des moyens afin de mener une politique de progrès social. C’est une voie, certes, bien que l’on puisse s’interroger s’il n’y a pas là une certaine forme d’inversion du problème (au cœur même de la sortie de crise). Ainsi, « le progrès social » devrait-il pas être le moteur, la boussole de la croissance et du développement économique ?

Disons-le clairement : ces mesures se font attendre. Et je pense (entre autre) au pouvoir d’achat, à la garantie de l’emploi, au maintien des potentiels industriels, comme à la relance des politiques publiques. Il y a là, me semble t-il une absence de volonté, disons une modération, qui encourage la mobilisation des forces hostiles aux changements : la droite, le Medef et tous ces boursicoteurs qui menacent de s’exiler, comme si, ils n’avaient pas déjà par milliards d’Euros, protégé leurs fortunes dans les paradis fiscaux : y compris en Europe… au coeur même de l’Union européenne. Il y a donc urgence à répondre aux attentes des Françaises et Français qui ont accordé leur confiance à cette nouvelle majorité, sinon le risque est grand que l’échec soit sanctionné, avec en embuscade l’extrême droite qui pourrait être la seule à en tirer profit.

J’exprime donc le vœu que l’année 2013 soit celle qui verra toute la gauche rassemblée, pour mettre en œuvre le changement,
avec la conviction que cela ne pourra se réaliser sans l’intervention, la mobilisation de toutes celles et tous ceux qui aspirent à une vie meilleure, plus juste, plus démocratique ! C’est dans ce contexte, et sur ces principes, que nous travaillons à Ivry à la réalisation de nos engagements, ceux pris en 2008 envers les Ivryennes et les Ivryens. Le mois prochain, nous rendrons public le bilan de ce que nous avons engagé et réalisé depuis 5 ans (un document est en cours de réalisation). Vous aurez donc l’occasion de vérifier, par vous-même, que globalement nous avons tenu nos engagements, que ce bilan est celui de la majorité de gauche et écologiste, dans sa diversité, avec l’objectif de travailler à répondre aux attentes de nos concitoyens, à vos attentes (partenaires de la ville).

Permettez-moi, néanmoins, d’insister sur une idée. Au cours de ces 5 années nous avons voulu tenir un double cap :
- d’abord de renforcer dans tous les domaines notre politique sociale,
- d’autre part d’impulser la nécessaire mutation économique et urbaine de notre ville.

Vous le savez, après des années difficiles, Ivry a retrouvé la voie du dynamisme. Notre ville se transforme et se modernise. Elle est en plein mouvement, en pleine croissance. Les derniers chiffres du recensement indiquent que la population ivryenne a dépassé les 58 000 habitants, alors, qu’il y a une dizaine d’année notre ville ne comptait guère plus de 51 000 habitants et que depuis cette date plus de 10 000 emplois y ont été crées ou se sont implantés. Il n’en reste pas moins que nous avons conscience des difficultés que connaissent la plupart de nos concitoyens. C’est pourquoi nous n’avons de cesse de développer, dans tous les domaines, les différents aspects de notre politique sociale : logement, emploi, éducation, santé, handicap, culture, sport, loisirs, jeunesse, personnes âgées, sont autant de secteurs devenus priorités de notre action.

Et, vous le savez, nous avons de grandes ambitions pour notre ville comme en témoigne par exemple notre volonté de voir aboutir notre projet d’implantation du Centre Dramatique National à la Manufacture des Œillets. Nous restons dans l’attente d’une confirmation des financements d’Etat, formellement annoncés puis écrits par Frédéric Mitterrand lors de sa venue à Ivry voilà quelques mois. Une autre ambition est celle de favoriser la pratique sportive pour tous et sport de haut niveau - n’oublions pas Luc Abalo « un gamin de chez nous » qui vient d’être médaillé d’or aux JO - pratique sportive, pour laquelle nous allons engager la construction d’un équipement pouvant accueillir 2 500 places sur l’ancien BHV.

Mais – voyez – regardez… plus globalement, c’est toute la ville, tous nos quartiers qui sont aujourd’hui, en mouvement, en mutation. Nous ne voulons pas, en effet, d’une ville à 2 vitesses et c’est pourquoi nous travaillons à un développement global, équilibré d’Ivry, en conformité d’ailleurs avec les grands principes du Schéma Régional de Développement de l’Ile de France. Certes, trois projets emblématiques témoignent de cette dynamique qui ont fait l’objet de nombreuses concertations. Je veux parler :de la ZAC du Plateau, du secteur Gagarine Truillot et d’Ivry Confluences. Où en sommes-nous brièvement de ces 3 grands projets ?

  • La ZAC du Plateau sans être achevée, est bien avancée. Le Ministère des Finances s’y est installé, avec près de 1 200 salariés. Des centaines de logements y ont été livrés, d’autres sont en cours de construction avec plus de 3 000 m² de commerces… et une nouvelle école sera construite, ainsi qu’un nouveau collège sous la responsabilité du Conseil Général.
  • Pour Gagarine Truillot le projet est prêt, après de nombreuses concertations. Le dossier a été déposé auprès de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU) pour l’obtention des financements.J’ai eu l’occasion, voilà quelques semaines, de rencontrer à ce sujet François Lamy Ministre de la Ville, ainsi que le Préfet du Val de Marne. L’un et l’autre m’ont confirmé l’intérêt et la qualité de ce projet. Toutefois si de premiers crédits (1,4 M) vont être débloqués, cela est loin du compte. Il nous faut donc maintenir un haut niveau de mobilisation de l’ensemble des acteurs du projet pour que ce dernier aboutisse. A cet égard il me semble incontournable que le gouvernement et sa majorité parlementaire relancent et financent la politique des grands projets urbains abandonnée par la droite.
  • Quant à Ivry Confluences c’est un projet majeur qui concerne près d’un quart du territoire de la ville, qui vise à réinventer ce que la désindustrialisation avait détruit et qui a pour double ambition d’opérer la mutation nécessaire en privilégiant les intérêts de celles et ceux qui y habitent et y travaillent. Considérons que ce pari n’est pas simple aux portes de la Capitale, mais qu’il est bien dans la tradition de notre ville. Alors après une longue période de démarches politico-administratives, de mise au point des dossiers de ZAC et surtout de concertation, nous allons démarrer les premiers projets en 2013 (26 à ma connaissance), diversifiés comme nous l’avons toujours voulu : logements, bureaux, locaux d’activités, équipements publics qui vont cette année sortir de terre, concrétisant des années de travail et d’investissement financier. L’ensemble de ces projets ne pourrait aboutir sans la coopération constante avec nos partenaires ; les aménageurs, tels que la SADEV, l’AFTRP ou encore l’EPAORSA. Sans le savoir-faire de nos amis architectes et entreprises qui contribuent à façonner la ville de demain.


Je voudrais saluer aussi nos partenaires institutionnels, notamment le Conseil Régional et le Conseil Général avec nos deux Conseillers Généraux – Chantal Bourvic et Pascal Savoldelli - ainsi que sont Président Christian Favier. Je tiens à les remercier pour leur action et l’écoute qu’ils ont à nos projets. Sans conteste, c’est dans la voie du développement de telles coopérations que nous devons réfléchir au devenir de notre ville tout en préservant l’autonomie communale.

C’est en ce sens que nous avons décidé avec Choisy et Vitry de créer une communauté d’agglomération qui a vu formellement le jour le 1er janvier. Les 56 conseillers communautaires ont été élus à l’unanimité dans les 3 villes les 19 et 20 décembre dernier. En nous rassemblant, nous avons l’ambition de faire mieux pour faire entendre la voix, les atouts de notre territoire, et, de sa population tout en étant ouvert à d’autres partenaires. Nous avons, ainsi, la volonté de mettre en commun, nos moyens pour être plus efficaces dans la mise en œuvre de nos politiques, de nos projets. Cette intercommunalité est d’abord volontaire (non imposée par la loi) et elle repose sur une cohérence économique, sociale et territoriale. C’est pourquoi, j’ai la conviction qu’elle ne peut que renforcer l’efficacité de nos politiques publiques. Je ne doute pas que cette nouvelle communauté – forte de ses 185 000 habitants – bientôt 200 000 (...) – la plus importante du Val de Marne gagnera de l’importance dans notre département et plus généralement en Ile de France. Bien entendu nous n’ignorons pas les difficultés et les obstacles auxquels nous sommes confrontés d’autant que comme je l’évoquais précédemment, les premières décisions du nouveau gouvernement ne remettent pas fondamentalement en cause, l’asphyxie financière des collectivités territoriales comme cela a été rappelé lors du dernier congrès des Maires de France.

Face à cette situation doit-on en rester là ? Non bien entendu. Je l’ai rappelé : la configuration politique est inédite, un peuple attend massivement des changements, des entreprises attendent aussi la relance de l’activité économique en se détachant totalement des logiques spéculatives.

Ici, vous le savez bien, nous disposons d’atouts considérables pour faire d’Ivry une ville où chacun puisse s’épanouir, vivre sa vie. Une population attachée à sa ville, engagée dans les combats progressistes, une population solidaire et métissée… avec un service public, originalité de notre société française, qui en ces temps de crise constitue une réponse essentielle aux besoins des habitants, en particulier ceux qui sont les plus fragilisés.

Voilà pourquoi dans le cadre de l’Union des forces de gauche et écologiste je suis déterminé à poursuivre mon action à Ivry, cette ville qui a un cœur gros « comme çà ».

Et comme le chante CALI :
« Nous sommes des milliers, un fleuve extraordinaire, notre force est sublime, elle emportera tout et s’ils s’essaient encore ils se frotteront à mille cœurs
debout ».

 

Pour le droit à la dignité des populations roms et roumaines !

Au conseil municipal du 28 juin, à l'heure du changement, Daniel Mayet a présenté un nouveau voeu Pour le droit à la dignité des populations roms et roumaines, au nom du groupe communistes et partenaires.

Aujourd’hui, la situation que vivent en France les populations Roms, Roumaines et Bulgares est intolérable. Vous n’êtes pas sans savoir en effet que des milliers d’êtres humains subissent actuellement sur le sol français des conditions de vie indignes de notre pays et de notre temps.
C’est le cas à Ivry-sur-Seine.

Toutes les personnes concernées n’en peuvent plus :

  • les populations Roms, Roumaines et Bulgares n’en peuvent plus de subir de telles conditions de précarité extrême ;
  • les associations n’en peuvent plus de palier aux désengagements de l’Etat ; 
  • les habitant-es de nos villes et nos quartiers n’en peuvent plus d’être confronté-es à de telles situations de misères, ce qui parfois peut développer des réactions vives, violentes de rejet qui nuisent à notre République ; 
  • enfin, les élu-es locaux n’en peuvent plus d’intervenir, sans les moyens ni les compétences nécessaires, avec une bonne volonté exemplaire, sur des situations qui dépassent largement leurs obligations légales.


C’est pourquoi, des mesures urgentes sont à prendre pour trouver une issue juste, humaine, durable et efficace à cette situation.
Je pense notamment à l’arrêt des expulsions, la levée des mesures transitoires, l’insertion sociale et professionnelle et avant tout à l’entrée dans le droit commun de ces populations, comme d’ailleurs l’a affirmé le candidat François Hollande dans sa lettre de réponse au collectif RomeEurope au mois de mars 2012.

Des problématiques aussi lourdes ne pourront se régler subitement et en dehors d’une concertation approfondie.
Pendant des mois, nous, élu-e-s et associations, avons réclamé au gouvernement de M. Sarkozy la tenue d’une conférence régionale sur cette situation dramatique.
En juin 2011, Christian Favier, Président du Conseil Général du Val de Marne, et ses partenaires de gauche Présidents de départements et de la région, MM. Huchon, Bartolone et Delanoë, ont présenté un Manifeste pour une autre politique de l’hébergement et du logement des sans-abris dans la métropole, dans lequel ils réclamaient la création d’une mission métropolitaine sur ce sujet, présidée par le préfet de région.
Le gouvernement précédent a fait la sourde oreille. Il n’a jamais donné suite à cette demande.
Aujourd’hui, ces mêmes partenaires ont les leviers qui permettent de débloquer la situation et de porter enfin une orientation politique d’une ampleur nationale, en cohérence avec les instances européennes.

« Le changement, c’est maintenant » : je vous propose donc ce soir, au nom du groupe communistes et partenaires, ce vœu pour le droit à la dignité des populations roms et roumaines qui demande au gouvernement :
- de se saisir de cette situation d’urgence
- de mettre en place cette table-ronde en Ile-de-France, en associant tous les acteurs

et qui réaffirme notre volonté d’y participer pleinement afin que des solutions rapides, cohérentes et efficaces, puissent enfin être envisagées.

Je vous invite donc, cher(e)s collègues, à voter ce texte de vœu et vous remercie de votre attention.

Vœu présenté par le groupe des élu-e-s communistes et partenaires,
pour le droit à la dignité des populations roms et roumaines

Considérant que les conditions d’existence des populations roms et roumaines dans des campements installés sur notre Ville, comme dans de nombreux autres sites en Ile-de-France et en France, se dégradent de jour en jour, amenant à des situations d’urgence sanitaire et sociale (maladies contagieuses, épidémies, pauvreté extrême, exclusion sociale) qui ne peuvent souffrir un traitement différé,

Considérant que la politique menée jusqu’à présent par Nicolas Sarkozy et son gouvernement n’a fait que relancer la xénophobie et le racisme en France, notamment à l’encontre de ces populations, malgré les nombreux rappels à l’ordre de l’Union Européenne jusqu’à la résolution CM/ResChS(2011) du Conseil de l’Europe du 9 novembre 2011 condamnant la France pour les expulsions répétées de ces campements sur décision des autorités publiques,

Considérant que dans le droit fil de cette politique anti-sociale, le désengagement de l’Etat sur la question de l’hébergement d’urgence a contraint bien souvent les collectivités territoriales à prendre en charge les nouveaux besoins apparus, avec le peu de moyens dont elles disposent, pour garantir à ces populations les droits les plus élémentaires à la liberté et à la dignité,

Considérant que, à ce titre, les associations, collectifs de soutien de bénévoles et la Ville d’Ivry ont initié un véritable travail d’accompagnement matériel, sanitaire, social et éducatif envers les Roms installés sur son territoire, sans pouvoir aboutir seuls à une solution durable,

Considérant que le Maire d’Ivry a déjà interpellé à de nombreuses reprises les institutions compétentes, en particulier les Préfets du département et de la région, concernant la question des populations roms et roumaines et leur condition d’existence, sur la nécessité d’une action collective dans une approche élargie dépassant les compétences communales. L’Association Départementale des Elus Communistes et Républicains du Val de Marne a d’ailleurs exigé dans un communiqué datant d’août 2010 « qu’une solution humaine soit proposée par les Préfets représentants de l’Etat aux familles Roms vivant dans les camps avant toute expulsion, car l’accueil des familles Roms n’est pas de la responsabilité des Maires mais est bien de la responsabilité de l’Etat »,

Considérant que MM. Huchon, Bartolone, Delanoë et Favier, Présidents de Départements et de Région de gauche, ont présenté en juin 2011 un Manifeste pour une autre politique de l’hébergement et du logement des sans-abris dans la métropole, dans lequel ils préconisent « la création d’une mission métropolitaine de traitement socio–économique des campements de personnes roms, présidée par le Préfet de Région et associant les collectivités locales concernées avec pour mission l’éradication des bidonvilles, la recherche de solutions concertées d’hébergement et de suivi social et sanitaire de ces populations »,

Considérant que le Conseil municipal d’Ivry-sur-Seine a voté en septembre 2011 un vœu pour le droit au logement et à la dignité pour tous, contre le désengagement de l’Etat en faveur de l’hébergement d’urgence, par lequel il soutient l’initiative d’une mission régionale et se déclare prêt à y prendre part dans l’objectif d’une construction collective de résorption des campements roms,

Considérant que les français ont appelé de leur vœux, à travers les deux élections présidentielles et législatives de cette année, un changement politique promis par la nouvelle majorité qui se doit aujourd’hui d’être responsable devant cette exigence de changement qu’elle a défendu dans un souci de fraternité et de justice sociale,


Le Conseil municipal d’Ivry-sur-Seine :

- demande au gouvernement de se saisir dès maintenant de la situation d’urgence des populations roms et roumaines de France,

- requiert à ce titre la tenue, en Ile-de-France, d’une table-ronde réunissant les principaux acteurs , familles, associations et élu-es, afin de débattre des propositions qu’ils portent sur le traitement socio–économique des campements de personnes roms,

- réaffirme sa volonté de participer pleinement à cette table-ronde afin que des solutions rapides, cohérentes et efficaces puissent être envisagées pour garantir aux populations roms vivant sur le territoire français les droits fondamentaux dont tout être humain doit pouvoir bénéficier,

- souhaite faire connaître largement ce vœu aux ivryennes et ivryens, aux populations roms et roumaines, au collectif d’associations et de bénévoles qui travaillent avec les habitants des campements, et partagent avec nous ces valeurs.

 

Vie associative - Intervention au Conseil municipal du 15 décembre par Sylvie Tricot-Devert

Sylvie TRICOT-DEVERTMonsieur le Maire, Chers collègues, Chers internautes,

Au dernier conseil municipal , auquel je n’ai pu assisté pour des raisons professionnelles, des interrogations et questions ont été posées concernant la vie associative. Je souhaite donc à la faveur de ce conseil, porter à votre connaissances des éléments qui vous permettront de porter un regard plus précis sur la vie associative dans notre ville. Le monde associatif est très vivant, il évolue sans cesse et se transforme. La Maison du Citoyen et de la Vie Associative procède à un suivi régulier de ces évolutions.

Je vous donnerai dans un instant quelques chiffres.

Dans un premier temps, voici quelques éléments sur l’engagement de la Ville dans le soutien au secteur associatif. En 2011, la ville a versé 2 millions d’euros au titre de subventions de fonctionnement, à 167 associations différentes, dont 34 dans le cadre d’une convention d’objectifs et de moyens.

De plus, 24 associations et 5 clubs sportifs ont bénéficié d’aides à projet pour un montant total d’environ 50 000 €. Les aides indirectes accordées par la ville aux associations locales sont valorisées à environ 2 millions €.

En 2006, nous avons créé un secteur Vie Associative, qui se consacre entièrement à l’accompagnement et au suivi des associations. Une des fonctions de ce secteur est d’examiner les demandes de subvention. Je rappelle que, pour obtenir une subvention, les associations sont tenues de fournir un dossier complet, comprenant en particulier leur rapport d’activité et leur le bilan financier. Les agents / fonctionnaires du secteur Vie associative sont chargés d’étudier et de vérifier ces dossiers. Au besoin, ils aident les associations à les remplir.

Le sérieux de l’étude des demandes des associations est garanti par la neutralité, la compétence et le savoir-faire de ces fonctionnaires.

Je vous rappel aussi que le montant de subvention a chaque association est préconisé par chaque élus concerné avec un dossier donnant tous les éléments en notre possession, donc les bilans financiers des associations. Après le vote de répartition des subventions chaque association est informée par courrier de la décision du conseil municipal ainsi qu’une information sur les aides indirectes ..



Chaque année , nous produisons un document qui est sur le site de la ville faisant état des subventions votés aux associations ainsi que des aides indirectes – il est donc accessible par tous. Le groupe de la majorité qui se réunit sur les aides à projet, peut témoigner du sérieux de ce travail d’analyse. Cela nous aide beaucoup pour forger nos décisions. Nous travaillons à améliorer encore notre dispositif d’attribution des subvention, pour que celui-ci soit encore cohérent pour l’ensemble du secteur associatif.

Tout ceci avec un principe central bien clair : l’indépendance des associations.

Le cas de l’USF est assez exemplaire: Le travail de l’administration dans son rôle d’accompagnement et non de contrôle nous permet de mieux comprendre les difficultés et permet à l’USF de trouver des pistes de solution. Ce travail se poursuivra en 2012 et nous examinerons tout à l’heure la proposition d’une convention annuelle sur 2012 afin d’approfondir les échanges sur l’activité et les moyens disponibles avant de s’engager sur une durée plus longue (convention triennale).

La liberté associative nous devons la préserver. Ce n’est malheureusement pas le cas partout. Dans certaines villes, les associations sont subventionnées sous condition d’un contrôle de leur activité. Pour résumé, voici comment on peut caractériser notre action vis-à-vis des associations : -C’est un engagement fort de soutien direct et indirect -C’est un engagement sérieux et rigoureux -C’est un engagement soustendu par respect total de l’indépendance des associations

Cet engagement fort et rigoureux, associé à ce principe d’indépendance sont les conditions d’une vie associative dynamique, qui joue un rôle dans le bien vivre ensemble à Fontenay-sous-Bois.

Permettez moi d’illustrer ce dynamisme par quelques chiffres.

Fin 2011 nous recensons environ 670 associations sur la commune. La municipalité est en contact régulier avec la moitié d’entres elles (domiciliation, prêt de salle, prêt de matériel, aide aux transports, réalisation de supports de com, suivi des projets, financement)… 57 associations ont été crées en 2010 à Fontenay-sous-Bois et 54 à fin novembre 2011. Cela fait en moyenne une par semaine. Il y en a aussi qui disparaissent et sont dissoutes : 5 en 2010 et 16 en 2011 . La Maison du Citoyen et de la Vie Associative domicilie, en moyenne, une nouvelle association par mois

Rien qu’a la MDCVA, l’activité s’accroit à chaque saison. En effet, nous pouvons compter à ce jour 2021 heures d’occupations des salles hebdomadaires (activités récurrentes) par 89 associations diverses (théâtre, danse, écrivains public, cours de langues, cours d’alphabétisation, musique…). Tout ceci, sans compter les activités ponctuelles (AG, réunions mensuelles, Café poésie ou littéraire, conférence…) qui s’élèvent rien que pour cette semaine à 111 heures, réparties sur 29 salles d’activités. Nous pouvons ajouter à ces chiffres, l’utilisation quasi permanente, des 3 salles d’exposition mises à disposition aux artistes ou collectifs d’artistes connus ou moins connus, mais aussi aux associations afin qu’elles puissent valoriser leurs interventions diverses. Cette diversité, permet de répondre à des besoins ou à des envies et surtout de favoriser l’intervention citoyenne de fontenaysiens de tout âge, enfants, actifs ou retraités qui se comptent à environ 100 000 par an

CES ASSOCIATIONS SONT GARANTES DE LA COHESION SOCIALES ET DU MIEUX VIVRE ENSEMBLE :

Elles assurent une part importante des missions de services public : -L’activité sportive locale repose presque entièrement sur le secteur associatif : environ 40 associations sportives dont un club omnisports, l’USF, représentant 42 sections. Près de 80 disciplines sportives peuvent ainsi être pratiquées dans la ville. -Les secteurs de la santé et de l’action sociale représentent 8% du nombre des associations fontenaisiennes. -Le secteur culturel représente également 8 % du nombre des associations fontenaisiennes.

Elle créent du lien social : -On estime à environ 150 000 le nombre de bénévoles dans les 18 000 associations u Val-de-Marne. -A Fontenay-sous-Bois des associations de quartier contribuent activement au renforcement du lien social : J’en Zay en Vie, Larris au cœur, association Kristal (Montesquieu, Redoute, Bois Cadet), le Collectif Equitess et ses associations membres… et ceci sans parler des associations qui en dans une période de crise aussi importante sont avec la ville , des lieux nécessaires pour les habitants , je pense évidement en particulier au resto du cœur . -Mais le tissu associatif dans la ville ce soit aussi des outils que se donnent les fontenaisiens pour porter une parole collective , pour défendre leurs intérêts , évidement les associations de parents d’élèves avec qui nous travaillons pour continuer a défendre notre conception d’un service public de l’éducation national , mais je pense aussi aux associations de locataires qui ont pendant tout notre travail sur le PLH défendu leur point de vue sur la nécessité de logement social dans notre ville , je ne peux évidemment toutes les citer mais elles sont nombreuses sur la ville . De plus, ne l’oublions pas, ces associations créent de l’emploi : En France, depuis 2000, l’emploi associatif croît plus vite que celui du secteur privé. -Sur le département le secteur associatif représente 27 000 emplois et 600 millions d’euros de salaires distribués (si vous faites le ratio, vous constaterez que ce n’est pas beaucoup par emploi. Le secteur ne roule pas sur l’or. Il y a beaucoup de temps partiels et des rémunérations modestes) . -A Fontenay le secteur associatif représente environ 200 emplois : les associations sportives comptent 110 salariés ?, les activités pratiquées à la Maison du Citoyen et de la Vie Associative représentent environ 70 emplois (en majorité à temps partiel) et sur la vingtaine d’associations financées dans le cadre de la politique de la ville les ¾ ont au moins 1 salarié (emploi aidé).

La fragilisation des associations aura donc des effets induits sur l’emploi à l’échelle locale. Voilà donc bien des raisons à l’engagement de la Ville vis-àvis des associations locales. Un engagement fort ; un engagement sérieux ; dans le respect de l’indépendance de leur activité. Les fontenaysiens en sortent gagnants.

 

Economie Sociale et Solidaire - Intervention de Martine Antoine au Conseil municipal du 23/11/2011

                               Dans ce débat la question que je me pose est « quelle est la question ? » à propos d’Equites. Est-ce le rapport de ce collectif aux associations qui le composent ? Est-ce le bien fondé de ses actions ? À ma connaissance le service qui gère le suivi des associations et qui amène du soutien à la vie associative, à bien demandé et dispose du Rapport d’Activités de celle-ci, comme de toutes les associations qui sont subventionnées, il le fait d’ailleurs avec beaucoup de rigueur et de suivi.

Ou alors la question posée est la conception que nous avons de la vie associative et ce n’est pas la première fois que nous avons ce débat, ici. Nous considérons pour le groupe communiste et citoyen que c’est un point essentiel pour la démocratie. Et la démocratie exige tout à la fois :

-la transparence, des règles d’attribution de l’argent public. Il faut souligner d’ailleurs que l’action de la majorité et au maire en premier lieu avec la création d’un service consacré à la vie associative qui apporte une grande aide et un accompagnement aux associations, de grands pas ont été faits ces dernières années. -et tout à la fois, le refus de l’ingérence dans les choix associatifs eux-mêmes. Si ce n’était le cas nous nous transformerions en maîtres à penser, ou dériverions vers le clientéliste en distribuant l’argent à qui est d’accord avec nous. La démocratie ne peut se situer dans cette voie là ;

Notre positionnement est d’autant plus important dans les 2 domaines qui viennent d’être évoqués :

1. La solidarité internationale, je ne reviens pas sur les propos de ma collègue Sokona Niakhaté, sa juste colère a exprimé clairement les enjeux.

2. L’économie sociale et solidaire qui n’est qu’à ses balbutiements et ce sont des associations, ici et ailleurs qui ont bousculé les politiques et par conséquent les politiques publiques

Qu’il y est encore des tâtonnements, des difficultés dans ce « monde de brutes », je parle du monde de la finance, pour surnager, pour survivre économiquement, c’est un fait !

Ce matin j’entendais aux infos que la crise et la dette impactaient très négativement les associations qui se voient obligées pour certaines de licencier, associations qui constituent dans ce pays le ciment indispensable du lien social, du vivre ensemble.

Alors, surtout à gauche, il y a nécessité de travailler ensemble, quelles que soient nos dissension d’autres ordres, nous rassembler pour promouvoir cette forme nouvelle, novatrice d’économie et en même temps continuer à faire vivre la dynamique associative.

 

Journée internationale de Lutte contre les violences faites aux Femmes : communiqué de presse de Françoise Prunier, adjointe au maire de Montpellier déléguée aux droits des femmes.

Féminisme et communismeIl a fallu attendre juillet 2010 pour que soit promulguée une loi contre les violences conjugales.
Mais il faut aller plus loin.
Dans notre programme pour les présidentielles, nous souhaitons mettre en place un ministère des Droits des femmes et de l’égalité.
A partir de la loi contre les violences faites aux femmes, nous ferons adopter une loi cadre sur ces questions incluant les propositions élaborées par les associations du mouvement féministe. Nous donnerons les moyens nécessaires à l’application de cette loi en matière d’éducation, de prévention, d’information et aux mesures à prendre en faveur des victimes de violence.

La violence contre les femmes est en nette progression dans le monde entier.
20 à 25 % de toutes les femmes en Europe ont subi des actes physiques violents au moins une fois au cours de leur vie d’adulte, et plus d’un dixième ont subi des violences sexuelles impliquant l’usage de la force.

Rappelons d’autres constats terribles :
20 % des homicides commis en France seraient dus à des violences conjugales.
Une femme succombe tous les 2 jours et demi sous les coups de son mari, 2 millions de femmes battues chaque année.

Profitons de la journée internationale de Lutte contre les violences faites aux Femmes pour informer les femmes de leurs droits, leur faire connaître les associations existantes sur Montpellier qui font un travail formidable.

Adjointe déléguée aux Droits des Femmes, je suis amenée à recevoir des victimes et je profite de ce communiqué pour remercier vivement l’aide apportée par les associations.

Le chemin va être long pour qu’un jour nous n’ayons plus besoin d’une journée sur ce malheureux thème, il faut donc se battre encore et encore pour y arriver.

Françoise PRUNIER

 

L'Union Européenne remet en cause le financement du Programme Européen d'Aide aux Plus Démunis

Les élus du Groupe Communiste – Front de Gauche au Conseil général du Nord dénoncent la remise en cause du financement du Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD).

Cette aide, réservée aux associations caritatives pour la distribution de nourriture, représente 1% du budget de la Politique Agricole Commune. Suite à un arrêt de la Cour de Justice de l’Union européenne rendu en avril dernier, la Commission européenne a décidé d’amputer les crédits du PEAD de 75 % dès 2012.

Les gouvernements de l’Union européenne font ainsi peser une menace directe sur l’activité des associations d’aide alimentaire.

Ce sont surtout des citoyens européens parmi les plus fragilisés qui risquent, au péril de leur santé et de leur vie, de ne plus bénéficier des distributions de repas jusqu’alors assurées par ces associations. 13 millions d’Européens et 4 millions de Français seraient sacrifiés. C’est inacceptable !

Face à une telle injustice, la nécessité d’une autre Europe, qui abandonne la soumission aux marchés financiers pour se mettre au service des attentes et des besoins des populations, et d’abord de celles qui souffrent, n’a jamais été aussi forte.

La construction d’une Europe de la solidarité passe par une mobilisation collective d’ampleur. C’est pourquoi le Groupe Communiste – Front de Gauche soutient l’exigence des quatre associations françaises d’aide alimentaire (Secours Populaire français, Croix-Rouge, Banque alimentaire et Restaurants du Cœur) qui lancent une action d’alerte alimentaire à Lille ce vendredi, afin que les gouvernements européens prennent les décisions qui s’imposent pour pérenniser le financement de la PAC et sauvegarder le PEAD.

Il demande également que cette autre construction européenne soit au cœur d’un projet alternatif de gouvernement.

 

Communiqué de presse du Groupe Communiste - Front de Gauche

Les élus du Groupe Communiste – Front de Gauche au Conseil général du Nord dénoncent la remise en cause du financement du Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD).

Cette aide, réservée aux associations caritatives pour la distribution de nourriture, représente 1% du budget de la Politique Agricole Commune. Suite à un arrêt de la Cour de Justice de l’Union européenne rendu en avril dernier, la Commission européenne a décidé d’amputer les crédits du PEAD de 75 % dès 2012.

Les gouvernements de l’Union européenne font ainsi peser une menace directe sur l’activité des associations d’aide alimentaire.

Ce sont surtout des citoyens européens parmi les plus fragilisés qui risquent, au péril de leur santé et de leur vie, de ne plus bénéficier des distributions de repas jusqu’alors assurées par ces associations. 13 millions d’Européens et 4 millions de Français seraient sacrifiés. C’est inacceptable !

Face à une telle injustice, la nécessité d’une autre Europe, qui abandonne la soumission aux marchés financiers pour se mettre au service des attentes et des besoins des populations, et d’abord de celles qui souffrent, n’a jamais été aussi forte.

La construction d’une Europe de la solidarité passe par une mobilisation collective d’ampleur. C’est pourquoi le Groupe Communiste – Front de Gauche soutient l’exigence des quatre associations françaises d’aide alimentaire (Secours Populaire français, Croix-Rouge, Banque alimentaire et Restaurants du Cœur) qui lancent une action d’alerte alimentaire à Lille ce vendredi, afin que les gouvernements européens prennent les décisions qui s’imposent pour pérenniser le financement de la PAC et sauvegarder le PEAD.

Il demande également que cette autre construction européenne soit au cœur d’un projet alternatif de gouvernement.

 

Périscolaire: faut-il "remunicipaliser" ?

Des échos de plus en plus nombreux me conduisent à poser la question...
L'exemple de l'union St Jean m'interpelle:

Communiqué:

Je viens d'être informé par des parents de la crise qui traverse l'association "Union St Jean". Crise financière, 70000 euros de déficit, mais surtout crise de confiance. En effet, il y règne un climat peu propice à la mise en oeuvre sereine de projets partagés. De nombreuses critiques s'expriment depuis des mois, de la part de parents d'élèves fréquentant les structures périscolaires. C'est d’ailleurs l'absence de considération vis à vis de propositions visant à améliorer le fonctionnement de l'association qui a conduit ces parents à demander à la direction le droit de vote des parents aux assemblées générales. Or, l'assemblée générale extraordinaire, tenue la semaine dernière, a refusé, à une courte majorité (50 contre 63 voix) cet appel à transparence et collégialité.

Je suis très étonné de cette frilosité face aux parents. D'autant qu'en règle générale, le monde associatif souffre plutôt du manque de bonnes volontés. Cet incident renforce ma demande en conseil municipal, depuis 3 ans, de mise à plat de l'ensemble des dispositifs périscolaires de tous les quartiers de la ville. Contenus, mode de gestion, vie démocratique, tarifs, horaires... Il y a inéquité de traitement de la prise en charge des enfants de la ville selon les structures et les associations !

Il est temps que la ville de Bx reprenne ses responsabilités... Le débat citoyen autour de l'opportunité de « remunicipaliser » ce vaste secteur délégué aux associations doit être mis à l'ordre du jour. C'est ce que je porterai à nouveau auprès du Maire.

Enfin, il est reproché le manque de discernement du Conseil général dans l’accompagnement de cette association. C’est surprenant de la part d’une collectivité pourtant très exigeante dans son aide aux structures bordelaises. Cela renforce ma proposition de créer sur le canton un vrai Conseil cantonal citoyen, impliquant plus d’échanges, de transparence et de démocratie pour l’action et les choix du Conseiller général.

Vincent Maurin Conseiller municipal de bordeaux

 

Des Val-de-marnais au Forum Social Mondial : Pourquoi ?

FSM La réponse à cette question est donnée par J Guy Dufour.

Grâce au soutien du Conseil Général du val de Marne, une délégation formée par 14 associations de Champigny et d’Ivry a pu participer au dernier Forum Social Mondial qui s’est tenu à Dakar du 6 au 11 février. Ces associations avaient préparé de longue date leur participation, au sein d’un collectif campinois et du Forum Social à Ivry, puis ensemble.

L’objectif n’était pas de faire un passionnant voyage mais de recueillir un maximum de contacts, d’informations, de réflexions et de projets pour être plus utiles à notre retour.

Pour comprendre cette intention, il faut savoir ce que sont ces forums sociaux.

Ils se déroulent ainsi tous les deux ans au niveau mondial mais, aussi, en permanence, dans le monde entier, à tous les niveaux géographiques et sur une multiplicité de thèmes. Ils sont des moments d’échange libres, préparés au cours des mois précédents par les participants eux-mêmes qui ont pour but que chacun profite des expériences des autres et que puissent émerger des projets d’actions communes. Et à chaque fois, ils révèlent une réalité extraordinaire : Au-delà de leur immense diversité, les associations, syndicats, ONG venant du monde entier et de toutes les branches des peuples, se comprennent très vite et débouchent ensemble sur des objectifs communs parce qu’ils constatent qu’ils sont tous confronté au même adversaire : La grande bourgeoisie mondialisée de la finance et des multinationales qui mène le monde à son profit exclusif en balayant systématiquement les besoins des être humains lorsque ceux-ci sont incompatibles avec leur soif de profit et de puissance.

A Dakar, notre délégation avait préparé plusieurs activités dont deux échanges par internet entre le Forum mondial et Ivry. A travers celles-ci et de multiples contacts, nous avons fait une importante collecte d’images, d’enregistrements et d’enseignements. Il nous reste maintenant à en faire profiter au maximum la population du val de Marne à travers des initiatives que nous sommes en train de préparer (on peut déjà annoncer la journée du 14 mai à l’espace Robespierre à Ivry mais il y en aura bien d’autres….).

Pour la délégation Jean-Guy Dufour Participant au Forum Social à Ivry

 

L'amicale laïque de Bacalan menacée !

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Je viens d'écrire un message de soutien à son CA...

''M.le Président de Amicale laïque de Bacalan et son conseil d'administration,

C'est avec une certaine émotion que je reçois les voeux de votre association ce jour. La gravité de la question posée "ces voeux seraient-ils les derniers ?" interpelle, ou devrait interpeller, tout décideur soucieux du développement de la vie associative, élément essentiel du lien social, de l'éducation à la citoyenneté, de l'égalité dans les quartiers et entre les quartiers.

L'ensemble des collectivités locales réduisent actuellement la "voilure" de leurs aides aux associations. Le désengagement de l'Etat (CAF et politique de la ville) les y contraint. Le dogme libéral et européen de "réduction de la dépense publique" frappe aussi le monde associatif ! C'est, me semble-t-il, aussi injuste, indécent, qu'inefficace.

J'ai appris que vous aviez initié une pétition en direction de la mairie de Bordeaux. Je me souviens d'ailleurs que lors de votre dernière assemblée générale, le Président sortant avait évoqué ces difficultés relationnelles entre Mairie et Amicale.

Vous connaissez mon attachement à ce quartier, à la présence de services publics, sociaux, scolaires, sportifs et culturels à disposition de toutes les populations, notamment les plus démunies. Vous savez ma confiance dans l'existence d'un pluralisme de compétences et d'actions, basé sur des principes non pas de concurrence, mais de coopération.

J'interviens régulièrement dans et auprès des instances concernées afin d'obtenir réponses, avancées et solutions aux problèmes posés à notre quartier.

C'est pourquoi, je me permets de vous offrir mon aide, si vous le jugez utile. Et intervenir, si vous le souhaitez, auprès du Maire de Bordeaux, du Président du Conseil général, et du Préfet.

Je suis disposé à étudier votre dossier .

Dans l'attente, je vous souhaite plein succès dans votre initiative et plus globalement, réussite dans tous vos projets.

Bien cordialement et solidairement,

Vincent MAURIN
conseiller municipal
pdt du groupe communiste
16.01.10''

 

Le 21 novembre, à Montpellier : Défendons la démocratie locale !

logo

MONTPELLIER - 21 NOVEMBRE A 10h AU PEYROU : DEFEDONS LA DEMOCRATIE LOCALE.

Les Elus Communistes et Républicains de l'Hérault participeront à la manifestation organisée à Montpellier, le samedi 21 novembre à 10h.

Les Elus Communistes et Républicains de l'Hérault invitent les citoyens, les syndicats et les associations à participer à cette manifestation. Ce n'est pas qu'une question d'élu ou de poste !

La "réforme"des collectivités territoriales attaque frontalement les principes de la République, la liberté de choix de leurs politiques locales par les populations, les Services publics dans leurs financements et leurs missions ainsi que le statut de ses agents.

 

Conseil municipal : A. Mendez salue l'action des associations caritatives et des partenaires sociaux et appelle à s'attaquer aux causes réelles de la misère

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© Secours populaire 2005

Au nom des élus communistes, je salue tout d’abord le dévouement, le travail solidaire quotidien des associations et des partenaires ici présents dont l’utilité n’est pas à démontrer. Le conseil municipal consacre un budget aux affaires sociales dont les besoins sont en augmentation chaque année. Et nous ne devons pas relâcher nos efforts.
Mais ne créons pas d’illusions sur les compétences, les responsabilités et les possibilités municipales dans l’action sociale. Soyons lucides sur les limites car c’est tout le système qui engendre la misère. (lire la suite)

Débat sur l’action sociale en présence des partenaires sociaux et des associations caritatives

Je ne veux pas minimiser ce qui se fait, mais ces situations intolérables de détresse sociale ne devraient pas exister dans un pays parmi les plus riches du monde. Ce n’est pas normal que des personnes aient faim, ce n’est pas normal de dormir dans la rue, ce n’est pas normal de mourir de froid. Nous ne pouvons pas faire l’impasse sur les vraies questions que se posent les gens, les questions de l’emploi, du pouvoir d’achat, de la crise financière et de la spéculation financière, des transports, du métro,du logement social. On ne peut pas taire ce qui est au cœur du cœur de la vie des gens.

Notre solidarité est totale, mais pour nous, communistes, la pauvreté n’est pas une fatalité. Nous sommes accusateurs. Ces situations ont des causes et il faut avoir le courage de s’attaquer à ces causes pour mettre fin à la précarité et à la misère. La pauvreté des uns s'explique par l'accumulation des profits par d'autres, par le renforcement de l'exploitation. Les profits dégagés par les entreprises du CAC 40 ne vont-ils pas encore dépasser les 100 milliards d'euros cette année? Le monde marche à l’envers. Le plus anormal de tout c’est qu’il y a de plus en plus de pauvres.

Il faut rompre avec cette logique qui détaxe le capital et les profits, et prélève plus sur les salariés. Encore une fois, merci et bravo pour tout ce que vous faites, malheureusement cela ne suffira pas à régler le problème de la misère à Clichy comme ailleurs.

La crise financière est une crise du système capitaliste qui peut être combattue si on s’en prend aux profits financiers, si on taxe les actionnaires, si les financements s’émancipent de la domination des marchés financiers, pour un autre partage des richesses, par un service public du crédit, par une réforme radicale de la fiscalité, par un système de sécurité d’emploi, de formation et de vie afin que l’argent aille aux salaires, aux minima sociaux, à l’éducation, à l’emploi, à la formation, à la santé, à la construction de logements sociaux. Au lieu de donner sans contrôle 360 milliards d’euros aux banques, cet argent devrait être placé sous le contrôle des salariés et de la population. Il devrait servir à la création d'emplois, au financement des services publics, à la réponse à l'urgence sociale.

C’est bien en ce sens qu’il faut se rassembler et agir à gauche.

 

Des écoles de la réussite pour nos enfants

Nous nous engageons à accueillir dans de bonnes conditions de scolarité tous les enfants, de la maternelle au collège.

Six classes ont été ouvertes à la rentrée 2007. Ce mouvement se poursuivra pour les rentrées 2008 (extension de la maternelle Casanova aux Gondoles sud, étape vers une nouvelle école aux Gondoles ; ouverture de classes à celle du Parc en centre sud) et 2009 (nouvelle école maternelle du Port).

Avec la rénovation du groupe scolaire Cachin nous achèverons la mise à niveau de la totalité de nos écoles et l’ensemble des locaux du groupe Langevin sera remis à disposition de l’école élémentaire. Les éventuels ajustements de carte scolaire feront l’objet de concertations avec les associations de parents d’élèves.

La reconstruction en cours du collège Matisse offrira une nouvelle capacité d’accueil (+ 150 élèves). Au-delà de ce cadre matériel, notre « Projet de réussite éducative » entend renforcer l’action contre l’échec scolaire et favoriser l’épanouissement de chaque enfant.

La qualité de nos centres de loisirs hors écoles, spécificité choisyenne, et de nos centres de vacances demeurera une préoccupation forte.

 

Les jeunes reconnus dans leur ville

Nous voulons que les jeunes aient des raisons de croire en l’avenir, en leur avenir. Ils sont les premières victimes du chômage et de la précarité.

page7.jpgNotre responsabilité est de les écouter et de les entendre, de les soutenir dans leur besoin de se construire, d’agir, de s’exprimer, d’acquérir leur autonomie, d’accéder à des formations qualifiantes et à l’emploi. Cette responsabilité implique l’ensemble de l’activité municipale.

- Nous créerons un Point Information Jeunesse, lieu ressource à la disposition de toutes celles et de tous ceux qui aspirent à être pleinement partie prenante à notre vie locale.
- Nous voulons de même donner vie à une Commission Consultative des jeunes, lieu d’échanges réguliers et de concertation avec les élus municipaux.

NOUS ENTENDONS
- encourager les projets des associations de jeunes,
- poursuivre l’accompagnement à la scolarité, au droit aux vacances et la bourse aux projets,
- favoriser la pratique des activités sportives et culturelles, l’expression des jeunes artistes et l’accès aux lieux spécifiques (Loco-musique, Espace Langevin, Théâtre Paul Eluard, Conservatoire…)
- renouveler le Forum pour l’emploi et accentuer le travail avec la Mission locale pour l’emploi.

 

05/02/08 : Réunion publique au Royal

La deuxième réunion de quartier réunissait le 5 Février au Royal la population du quartier du Centre.

Le maire a présenté brièvement le bilan de l'action municipale, insistant notamment sur l'action en direction de la jeunesse et des associations, sur l'action sociale, sur les problèmes de sécurité, souhaitant que la police fasse son travail. A côté de ce travail de fonds qui constitue le quotidien de l'action municipale, il a mis l'accent sur les projets de transformation qui revêtent un caractère fondamental pour le développement de la ville : fin d'aménagement du quartier du docteur Roux, avec la rénovation du conservatoire de musique, rénovation de toutes les écoles durant le mandat qui s'achève, aménagement du quartier Seine et Parc, démarrage des travaux d'aménagement du quartier du Port qui offrira non seulement 800 logements supplémentaires mais aussi 70 000 m2 de bureaux à quelques minutes de la capitale, sans oublier les financements obtenus pour la rénovation de logements vétustes. Le maire a précisé les objectifs de la rénovation du quartier du Centre dont les habitants vivent au jour le jour les transformations. Il importait d'abord de sécuriser l'interconnexion de tous les moyens de transport : c'est ce que doit permettre la création du pôle intermodal qui verra demain se croiser chaque jour 50 000 personnes entre bus, TVM, RER…Notre ville doit tirer profit de cette fréquentation. Cette opération de rénovation doit par ailleurs contribuer à faire émerger un véritable centre ville, riche en commerce de qualité : la redéfinition du périmètre du marché dégagera la place de l'église, la démolition de la galerie Jean Jaurès va permettre de développer un véritable quartier commerçant sur une place ouverte sur le centre ville.

Les aménagements du centre ville
Le débat s'est ouvert avec la population du quartier particulièrement concernée par les gênes occasionnées par ces travaux dont tous ne perçoivent pas les finalités ; par les problèmes de circulation, de stationnement, de sécurité pour les piétons… "Pourquoi ces travaux devant la gare durent-ils si longtemps! Il ne se passe rien" commente le premier interlocuteur."Cela doit coûter très cher!" "C'est dangereux pour les piétons, on ne peut plus circuler" renchérit une autre habitante du quartier.
Le maire, Daniel Davisse rassure chacun sur les coûts : les travaux du pôle intermodal ne coûtent rien à la commune. C'est une opération qui regroupe l'Etat, le Conseil général et la Région dans le cadre d'un contrat Etat/Région. Oui c'est long, il a toujours été prévu que ces aménagements prennent une année. On ne voit pas la complexité des câbles enterrés qui permettront par exemple d'informer les voyageurs sur les temps d'attente des différents bus. Mais à terme ce pôle d'échange et de croisement de tous les transports, pôle "intermodal", permettra vraiment aux voyageurs de changer de moyens de transport en toute sécurité. On commence à le percevoir avec l'aménagement du trajet du TVM et la mise en place des nouveaux feus qui ralentiront la circulation. Il est même question d'une limitation de la vitesse à 30 Km/h.

Le stationnement
S'agissant des problèmes de stationnement, la mairie fait progressivement l'acquisition de tous les parkings, afin de les remettre aux normes et d'offrir ainsi plusieurs centaines de nouvelles place de stationnement. Il faut toutefois être conscient que le centre est envahi par tous les véhicules des habitants des communes limitrophes qui cherchent à se garer à proximité de la gare RER. Il faut absolument que cette population rejoigne la gare par les transports en commun, d'où le développement du pôle intermodal, et que cette population de bientôt 50 000 personnes qui traverse notre ville chaque jour contribue à faire vivre un commerce de qualité. C'est pourquoi la galerie Jean Jaurès sera démolie, afin que les commerces soient directement accessibles de plain-pied.

La circulation
Sur la circulation qui est un problème majeur pour notre commune, la municipalité se bat sur plusieurs fronts : obtenir la création d'un nouveau pont, établir au niveau départemental un plan de circulation et de stationnement des camions, veiller à éviter la fermeture complète du tunnel de Thiais en période de maintenance, afin que les camions ne soient pas détournés vers Choisy…

La place accordée à la jeunesse
Les jeunes venus nombreux, ce dont chacun s'est félicité, ont exprimé leur intérêt pour les espaces qui leur sont consacrés, pour le soutien financier apporté à leurs projets, pour les lieus mis à disposition de leurs associations.
Le maire a confirmé que le "terrain Henri Barbusse", qui permet aux jeunes de pratiquer des sports serait bien déplacé pour permettre l'accès au parking mais qu'il n'était pas question de le supprimer. Certes les moyens donnés aux associations ne sont pas suffisants, les espaces manquent mais un dialogue constructif est ouvert, beaucoup de projets ont d'ores et déjà été soutenus : le voyage à New York, le tournoi qui sera à nouveau soutenu cette année…
Un conseil consultatif de la jeunesse va être créé pour favoriser l'échange d'information, la réflexion commune et impliquer les jeunes dans la politique qui les concerne.

Prévention et sécurité
Divers problèmes concernant la police ont été évoqués : certains dérapages de la police dans ses rapports avec les jeunes, l'absence de surveillance à l'abord des écoles dans des zones dangereuses, l'enlèvement des épaves.
Le maire quand il a connaissance de dérapages aide les familles à saisir la justice. Il n'a pas autorité sur les forces de police. Il faut ensuite laisser faire la justice. Il est évident que les orientations données par l'Etat aux policiers de faire du chiffre conduisent à ces dérapages. L'enlèvement des épaves relève des propriétaires des parkings sur les parkings privés, l'OPAC est notamment responsable de ses parkings. La municipalité saisit la police s'agissant des espaces publics. Il y a parfois un délai entre le signalement et l'enlèvement effectif du véhicule, le temps de rechercher le propriétaire.
A Choisy, le poste de police accueille un centre de rétention et consacre un effectif de 20 personnes à ce centre, autant de policiers qui seraient mieux employés à la sécurité de la population notamment des jeunes enfants, à la prévention, à la verbalisation de la petite délinquance. Doit-on recruter une police municipale pour faire payer une deuxième fois aux choisyens des services qu'ils payent déjà dans leur impôt sur le revenu?

Pas de confusion des rôles :
Plusieurs problèmes sont ainsi évoqués qui ne relèvent pas de la compétence municipale (comme les escaliers mécaniques de la gare en panne qui appartiennent à la SNCF). Le maire explique ses réticences à se substituer aux instances chargées de certains services aux usagers. Bien sûr, il alerte : combien d'interventions sur les problèmes de circulation, sur les escaliers mécaniques ou sur des sujets très graves comme la situation de l'imprimerie nationale que l'état actionnaire abandonne (tout en exprimant dans le même temps son intérêt pour les usines).
Mais il attire l'attention sur le danger de faire payer deux fois et d'augmenter les impôts.
Il met toute son énergie à aller chercher des moyens, auprès du Département, de la Région, à se battre pour une intercommunalité qui assurerait un peu de péréquation entre des communes comme Rungis qui dispose de 6000 € par habitant quand Choisy en a moins de 900.
Et dans le même temps, la municipalité tient à maintenir les prix les plus bas pour les cantines, pour les séjours de vacances, pour le cinéma, à garder une politique de logement social…C'est un choix de valeurs que partagent toutes les forces de gauche rassemblées dans cette liste.
Et il ne faut pas se tromper de combat, il y a un aspect national à cette consultation

 

Jeunesse

La jeunesse est porteuse d’espoir. Notre ville se doit de contribuer à son épanouissement avec passion.
Les jeunes cherchent un emploi, un logement, font des études, ont des projets de solidarité, de développement pour la ville et le monde qui les entoure. Il s’agit de poursuivre la concertation, d’accentuer avec eux des projets déjà bien entamés.

NOUS AVONS :

- Favorisé les projets pour l’emploi, la formation, de solidarité, de culture, en offrant des possibilités de pratiques sportives, culturelles…, en multipliant les séjours jeunes (avec le SMJ ou seuls), en poursuivant et en accentuant le travail de collaboration avec la Mission Locale et le Club de Prévention …
- Développé le débat participatif, incluant les jeunes et leurs parents dans les décisions les concernant en impulsant, les séjours participatifs (vacances conçues et organisées par les jeunes), en créant le conseil consultatif de la jeunesse, en encourageant les projets d’associations de jeunes, en organisant des soirées débats thématiques etc…
- Agit pour la scolarité et la formation, en créant, avant la signature du programme de réussite éducative, un accompagnement à la scolarité pour les collégiens et les lycéens, en se plaçant au cœur du dispositif SOS Rentrée élaboré par le Conseil général, organisé plusieurs stages BAFA

 

Une démocratie locale active

Au cours de ces dernières années, nous avons eu à coeur d’associer en permanence les Choisyens aux décisions qui les concernent et de favoriser leur implication dans toutes les dimensions de la vie locale.

C’est dans cet esprit que nous avons organisé de nombreux forum : forum du handicap, de la petite enfance, de l’enfance, de la santé mentale, du développement urbain, les rencontres économiques…

Un comité propreté a été mis en place associant bailleurs, habitants, services municipaux, acteurs économiques, transporteurs publics.
Les grands travaux et les projets urbains font l’objet de larges concertations et de la mise en place de groupes de travail (dalle, square Saint-Louis, Lopofa...)
L’élaboration du budget municipal fait l’objet chaque année de différentes rencontres.
La commune apporte un soutien constant à la vie associative. Quelque 130 associations sont subventionnées dans le strict respect de leur indépendance. Le conseil consultatif des associations (il réunit cinq élus municipaux –dont l’opposition – et dix responsables associatifs, il est présidé par l’un d’entre eux) permet d’échanger sur les préoccupations communes, de mutualiser certains moyens, de coordonner le soutien logistique apporté par la commune aux nombreuses manifestations associatives.
Nous entendons renforcer cette dynamique de dialogue constant.