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Pétition pour la gratuité des transports scolaires dans l’Yonne.

Les conseillers généraux de droite veulent faire payer les transports scolaires. Il n’en est pas question !

Les collectivités locales, quel que soit leur niveau territorial, sont victimes, depuis des années, de la politique d’austérité que conduisent les gouvernements successifs. Le gel des dotations de l’Etat, initié par le précédent gouvernement et poursuivi aujourd’hui, réduit leurs capacités d’intervention financière et les conduit à supprimer des services à la population. C’est le cas avec la suppression de la gratuité des transports scolaires proposée par le Conseil général de l’Yonne.

Cette gratuité a été mise en place en 1971 à l’initiative des conseillers généraux communistes. Quelques années plus tard, Philippe Auberger, député et conseiller général de droite, avait tenté, en vain, de la remettre en cause.

Aujourd’hui, ce sont plus de 25000 élèves qui sont concernés par le transport scolaire dans le département principalement en zone rurale. Le projet prévoit d’appliquer un barème pouvant aller jusqu’à : • 90 €, pour les élèves des maternelles et primaire. • 100 €, pour les élèves du secondaire. • 120 €, pour les lycéens, les formations post-bac et les apprentis

Au moment où les familles subissent une baisse de leur pouvoir d’achat, où de nouvelles mesures d’austérité se profilent à l’horizon, la majorité de droite du conseil général s’apprête à voter ce projet. Ce serait un recul social important qui viendrait s’ajouter à la détérioration du système éducatif. D’ores et déjà, les organisations et les citoyens signataires de ce texte se mobilisent pour demander au Président du conseil général de revoir sa position et de conserver la gratuité totale des transports scolaires pour l’ensemble des élèves.

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui sont attachés au principe de gratuité des transports scolaires à faire connaître aux élus départementaux leur refus de cette régression, notamment en signant notre pétition en ligne (http://www.delair.lautre.net/spip.php?article4) ou en nous écrivant à : contact@frontdegauche89.fr

Le Front de Gauche de l’Yonne

Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Gauche Anticapitaliste, Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique et les citoyens engagés à titre individuel dans le Front de Gauche 89

 

27 janvier : le P.C.F. est partie prenante du combat pour l’égalité

Le PCF s'est prononcé depuis longtemps pour le droit au mariage pour tous les couples sans distinction de sexe, ni de genre. En effet, pour nous le mariage est un droit dont on peut faire usage ou non et pas une institution avec tout ce que cela suppose de sacramentel. Plusieurs projets de loi ont d'ailleurs été déposés par des parlementaires communistes en ce sens. Ce progrès en termes d'égalité est parti intégrante de notre combat pour l’émancipation humaine.

Plusieurs points méritent des précisions. Les questions liées à la filiation. Il faut absolument y répondre, compte tenu de l'évolution de la famille et, plus particulièrement, du développement des familles dites recomposées, comportant de fait plusieurs parents, parfois de même sexe. Quels droits pour les parents biologiques et les différents et successifs parents sociaux dans tous ces cas ? Comment répondre à cet égard à l'intérêt supérieur de l'enfant, c'est à dire aussi pour que rien n'entrave la construction de son équilibre affectif ?

La formation. Bien des choses peuvent être un frein à l'exercice par les couples de même sexe de leurs droits et devoirs de parents. Face aux discriminations fondées sur le sexe, le genre et l'orientation sexuelle, il faut créer les conditions pour que – à l'école et partout – les différents personnels ayant à voir avec l'enfant et ses parents de même sexe, soient sensibilisés à ces questions et informés sur l'égalité des droits pour toutes les familles. De même, une approche spécifique devrait bénéficier aux élèves et, plus généralement, à la jeunesse dans les médias qui lui sont destinés.

La Procréation Médicalement Assistée. Au nom de quoi l'épouse d'une femme ne pourrait y recourir comme l'épouse d'un homme dans le cas où chacun des deux couples serait stérile, le souhaite et l'a décidé dans le respect des principes éthiques affirmés dans la loi sur la bioéthique incluse dans le code de santé publique.

Persister dans ce refus serait une nouvelle fois discriminant pour les femmes. La Procréation Médicalement Assistée (PMA) doit être remboursée par la Sécurité sociale pour les couples stériles hétérosexuels et lesbiens.

Par contre, nous sommes totalement opposés à la Gestation pour autrui (GPA) qui institue la marchandisation du corps des femmes, porte ouverte à des trafics honteux. Louer le ventre d’une femme pour répondre à un désir d’avoir un enfant à tout prix, c’est bâtir une société où tout est marchandise, sans aucune limite. S’il est légitime de vouloir fonder une famille, explorons les pistes qui le permettent dans le respect des enfants et de la dignité de chacune et chacun. Ainsi, l'adoption doit être facilitée pour les couples de même sexe, notamment par le biais d'interventions diplomatiques de la France en direction des pays d'origine de nombreux enfants adoptés.

L'intérêt de l'enfant reste le repère de notre positionnement. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté contre le droit au mariage pour tous. Les forces de la réaction, la droite, l'extrême droite avaient complaisamment attisé les peurs pour cela. Elles ont cherché à cristalliser à cette occasion les oppositions au changement. La riposte de la marche pour l'égalité du 27 janvier doit être massive. C'est pourquoi, le PCF appelle à se mobiliser en nombre pour cette manifestation (départ à 14 heures de Denfert-Rochereau).

Parti communiste français et Collectif Fier-e-s et révolutionnaires-le 23janvier 2013

 

Réaction à l'article de l'Yonne Républicaine du 17 janvier

Entre Sens et Auxerre , il y a des terrains disponibles !

Jeudi 17 janvier 2013, l’Yonne Républicaine a publié un article titré « Les entreprises dirigées vers Avallon ou Sens, ou éconduites ». Je suis pour le moins stupéfait par les propos rapportés d’un représentant de la CCI à propos des terrains industriels disponibles. Il affirme en effet « Auxerre, Joigny, il n’y a plus rien. Quand cela est possible, nous proposons aux entreprises l’Avallonais, le Sénonnais ». Plus loin, il ajoute que les entrepreneurs recherchent « l’axe Sens-Auxerre et la proximité de l’autoroute ».

Je n’ose imaginer que les responsables de la CCI ont oublié leur géographie icaunaise. Si tel était le cas, je suis prêt à leur faire un petit rappel.

Lorsqu’une entreprise cherche à s’installer sur l’axe Sens-Auxerre, il se trouve un certain nombre de communes et pas des moindres qui disposent de terrains susceptibles de les accueillir et qui sont prêtes à étudier leurs demandes.

Parmi ces villes, Migennes dispose aujourd’hui d’une trentaine d’hectares dans le Parc d’Activité du Canal de Bourgogne (PACB) : 15 hectares sont viabilisés et peuvent accueillir d’ores et déjà des entrepreneurs souhaitant s’installer dans l’Yonne. Quant à la quinzaine d’hectares restants, elle est en cours de viabilisation.

J’ajoute que tout entrepreneur qui le souhaitera pourra installer la fibre optique. En effet, d’une part les fourreaux sont installés dans le parc. D’autre part le Conseil Général de l’Yonne s’est engagé à réaliser d’ici à quelques mois un dernier raccordement de 430 mètres permettant la desserte de la zone.

Le PACB est d’autant plus attractif pour entrepreneurs que le prix de vente du terrain ne s’élève qu’à 5€/m², bien en-dessous des prix annoncés dans le même article.

L’action volontariste de la ville de Migennes en matière économique est menée en collaboration avec les structures dédiées au développement économique du département : • Yonne Développement qui nous apporte conseils et expertises et qui gère le village pour l’emploi installé dans le PACB. • La CCI à laquelle nous communiquons chaque année l’ensemble des terrains disponibles dans le Migennois et dont les services collaborent avec ceux de la ville.

De plus, j’insiste sur le fait que la Communauté de Communes du Migennois (CCAM) est en train d’acquérir plus de 20 hectares de terrains le long de l’ancienne RN6 à Charmoy. La plupart des études relatives à la réalisation de cette zone d’activités sont faites. La CCAM maîtrise aujourd’hui la moitié du foncier de la future zone.

Le Migennois est donc bien placé pour accueillir les entreprises.

Plutôt que de mettre les territoires en concurrence, il vaudrait mieux s’orienter vers une véritable coopération au service de l’intérêt général.

 

Ceci explique cela

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Alternative à l’austérité : le Front de gauche lance sa campagne nationale et présente 25 propositions

Face à la politique du gouvernement dont il estime qu’elle mènera la gauche et le pays à "?l’échec?", le Front de gauche veut faire valoir ses propositions et mobiliser pour des choix anti-austérité. Le 14 janvier, à l’occasion d’une conférence de presse à Paris, les dirigeants de ses composantes ont présenté leurs axes de bataille et font 25 propositions pour changer d’orientation :

- DEGAGER LES MOYENS FINANCIERS POUR L’INVESTISSEMENT ET L’EMPLOI

Des mesures immédiates pour dégager des recettes nouvelles

1 - Suppression des niches fiscales et sociales sans utilité sociale, économique et écologiques (a minima 42 milliards selon l’Inspection générale des finances) à commencer par les niches fiscales liées à l’impôt sur les sociétés (80 Mds€)

2 - Réforme de l’impôt sur le revenu pour le rendre progressif avec 14 tranches dont la dernière à 100% (au delà de 360 000 euros net par an) ; taxation de tous les revenus du capital au même niveau que le travail (20 Mds€)

3- Suppression des exonérations de cotisations sociales (30 Mds€)

4- Doublement de la taxe sur les poids lourds (2,4 Md€) et taxation à la source de la dépenses publicitaires des entreprises

Réorientation démocratique des banques et de la finance

5 – Une réelle réforme bancaire pour briser les conglomérats bancaires : séparation organisationnelle et financière stricte des banques de dépôts des banques d’affaires ; participation de représentants des salariés, des collectivités locales, de l’État, des usagers au Conseil d’administration des banques de dépôts

6 – Combattre la spéculation : interdire les produits financiers à risques (titrisation, produits financiers spéculatifs, cotation en continu, opération de gré à gré...) et les transactions financières avec les paradis fiscaux ; réintégrer les opérations dites « hors bilan » dans les comptes des banques.

7 – A partir notamment de la banque publique d’investissement (BPI), des banques publiques existantes et des fonds régionaux, imposer une sélectivité du crédit en fonction de critères de développement économiques (création de valeur ajoutée dans les territoires), sociaux (emploi, salaires, formation) et écologiques (économies d’énergie et de matières premières) en liaison avec la création d’un pôle financier public (voir point 8) et avec un refinancement sélectif de la BCE, en lien avec la Banque de France

Libérer les finances publiques des griffes du marché financier

8 – Créer un pôle financier public, doté de licences bancaires, en lien étroit avec la banque de France, réunissant en réseau les établissements de la nouvelle Banque publique d’investissement, la Banque postale, la Caisse des dépôts et ses filiales, les services de Bercy, l’Agence française de développement, la Coface, la Caisse nationale de Prévoyance et destiné à mobiliser l’ensemble du système financier en vue de financer les projets en faveur de la recherche, de l’emploi, des qualifications, du logement, des transports, des services publics, de la transition énergétique et écologique, en liaison avec les réseaux bancaires et d’assurance mutualistes. Ce pôle, renforcé par la nationalisation de groupes bancaires aujourd’hui privés comme BNP Paribas, la Société générale ou BPCE, agirait pour que les crédits bancaires financent en priorité les projets de développement des collectivités territoriales et les plans syndicaux alternatifs aux plans patronaux de restructurations et de suppressions d’emplois.

9 – Pour diminuer la charge annuelle de la dette (50 Md€) adoption d’une loi permettant de lever le secret sur la liste des bénéficiaires du « service de la dette », mise en place d’un audit citoyen de la dette accompagnée d’une commission d’enquête parlementaire qui diront la part de cette dette liée à des investissements utiles et celle issue des cadeaux fiscaux.

10 – La BCE doit pouvoir financer avec la Banque de France et les autres banques nationales de l’Eurosystème, par création monétaire, un « Fonds de développement social, écologique et solidaire européen » pour l’expansion des services publics et de leur emploi. __ - DE NOUVEAUX DROITS POUR PROTEGER LES SALARIES ET DEVELOPPER L’EMPLOI__

Développer le pouvoir d’achat et combattre la précarité

11 – Augmenter le SMIC à 1700 euros brut. Le SMIC doit devenir le salaire minimum hiérarchique de base et les conventions collectives doivent pleinement reconnaître les qualifications de tous les salariés aux différents niveaux. Relever les minimas sociaux et les indexer sur le SMIC avec l’objectif de supprimer en cinq ans tout revenu en dessous du seuil de pauvreté. Revaloriser le point d’indice des fonctionnaires. Impulser une dynamique de hausse générale des salaires en mettant en place une convention nationale annuelle de négociations interprofessionnelles sur les salaires et la formation, ainsi qu’un « Conseil d’orientation des salaires » définissant un taux minimum Interprofessionnel de croissance des salaires avec responsabilité des entreprises et permettant aux pouvoirs publics d’intervenir en cas de carence des négociations.

Instaurer un salaire maximum à 20 fois le salaire minimum de l’entreprise comme c’est déjà le cas dans les entreprises publiques. Faire respecter l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Ouvrir le droit aux allocations chômage dès le premier mois de travail, prolonger la durée d’indemnisation des chômeurs pour stopper l’augmentation du nombre de fins de droits.

12 – Confirmer les 35h comme durée légale du temps de travail et le droit à la retraite à 60 ans. Dans la reprise d’une logique globale de réduction du temps de travail permettant de créer des emplois, limiter le recours à l’annualisation et au travail le dimanche (avec majoration salariale obligatoire), réduire les durées maximales autorisées (aujourd’hui 10h par jour et 48h par semaine), renchérir les heures supplémentaires.

13 – Réaffirmer le CDI à plein temps comme norme du travail limiter les CDD à 5% par entreprise, à 10% pour les entreprises de moins de 50 salariés ; renforcer les effectifs de l’Inspection du Travail, adopter une loi d’amnistie des syndicalistes, rétablir la hiérarchie des normes entre la loi et les conventions d’entreprise ; supprimer la « rupture conventionnelle » ; interdire le temps partiel imposé, encadrer la sous-traitance en étendant au donneur d‘ordres la responsabilité sociale en fonction de son importance pour le sous-traitant, sanctionner les entreprises qui ne mettraient pas en œuvre l’égalité de salaires entre les femmes et les hommes

14 – Blocage des loyers pour deux ans, abrogation des franchises médicales, remboursements à 100% des dépenses de santé en y incluant les lunettes et les soins dentaires et mise en place d’une tarification sociale permettant l’accès de tous à l’eau et à l’énergie.

15- Mettre en place un statut social pour tous les jeunes permettant l’autonomie des jeunes en formation via un système d’allocation financées par la solidarité nationale. __ De nouveaux droits pour s’opposer aux licenciements__

16 – Une loi d’interdiction des licenciements économique dans les entreprises en bonne santé financière doit être mise en place. En outre, dans toutes les entreprises, face aux projets de suppressions d’emploi, les représentants des salariés doivent disposer d’un droit de veto suspensif permettant l’examen de la situation de l’entreprise et des alternatives économiques possibles, avec un droit de préemption des salariés sur leur entreprise en cas de dépôt de bilan ou de délocalisation pour reprendre à leur compte la production de ces entreprises sous des formes coopératives ou d’économie sociale, et avec un droit de mobilisation des crédits bancaires pour réaliser un plan de développement de l’entreprise. Favoriser cet accès au crédit sera l’un des rôles du Pôle financier public.

Une « sécurité sociale professionnelle »

17 – Un nouveau statut du travail salarié instituant une sécurité sociale professionnelle assurera aux travailleurs privés d’emploi la continuité de leurs droits, que ce soit en matière de rémunération ou de protection sociale ainsi qu’une formation professionnelle leur garantissant de trouver un emploi de niveau équivalent à celui qui était le leur avant la perte de leur activité. La mise en réseau des missions d’indemnisation et de placement avec celles de la Formation professionnelle constituera le socle de cette politique. Des fonds nationaux et régionaux, alimentés notamment par une nouvelle cotisation patronale, permettront de contribuer à financer cette politique qui visera à mettre progressivement en place un système de sécurisation de l’emploi et de la formation ouvrant à tous les membres de la société la possibilité d’une mobilité professionnelle choisie sans jamais passer par la case « chômage ». __ - UN DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE, SOCIAL ET ECOLOGIQUE CREATEUR D’EMPLOIS__

Des nationalisations démocratiques au service de l’intérêt général

18 – Pour l’emploi mais aussi pour l’intérêt général du pays, l’intervention de l’Etat est légitime pour mettre en place un contrôle social des entreprises présentes dans certains secteurs économiques, qu’il s’agisse de maintenir, de transformer et de développer des filières industrielles dans le cadre d’une production nouvelle sur des critères sociaux et écologiques comme à Florange ou de maîtriser des secteurs stratégiques comme celui de l’énergie ou du crédit. De nouveaux pouvoirs des salariés permettraient de mettre en œuvre de nouveaux critères de gestion de ces entreprises en favorisant également les coopératives et le développement de l’économie sociale et solidaire (ESS).

Transition énergétique et réindustrialisation par la planification écologique

19 – En s’appuyant sur le pôle financier public et le Fonds Européen (point 8 et 10), mobiliser les investissements en faveur des énergies renouvelables, du développement des transports publics ferroviaire, fluvial et maritime côtier, de la mise en œuvre d’un grand plan fret et ferroutage, de la construction de 200 000 logements par an et d’un vaste plan d’isolation thermique des logements avec l’objectif de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et mettant de strictes conditions d’emploi et de qualifications. Nous proposons aussi un doublement de la taxe sur les poids lourds (2,4 Md€) et taxation à la source de la dépenses publicitaires des entreprises

20 – Mettre en place des commissions régionales et départementales de l’emploi, de la formation et du développement rassemblant tous les acteurs concernés : employeurs, syndicats, élu-e-s et collectivités. En finir avec les aides publiques et les exonérations de cotisations sociales aux entreprises dont l’inefficacité a été prouvée et les remplacer par des interventions ciblées, sous forme de bonifications d’intérêts ou de garanties d’emprunts pour que les banques financent les projets les plus efficaces en termes de création ou de préservation d’emplois, de développement de la qualification de la main-d’œuvre, de préservation de l’environnement, de développement maîtrisé des territoires.

Le développement des services publics pour répondre aux besoins

21– Créer massivement des postes de fonctionnaires, à commencer par 70 000 dès cette année, titulariser les 800 000 précaires de la fonction publique, augmenter réellement et de façon pérenne les numerus clausus des professions médicales et para médicales pour améliorer et développer les services publics comme ceux de la santé,de l’emploi, de l’éducation nationale, de l’écologie, du logement social ou de la petite enfance par exemple.

- DESSERRER LES CONTRAINTES, CHANGER L’EUROPE, POUR UN AUTRE MODELE ECONOMIQUE

Refuser d’appliquer le pacte budgétaire, la règle d’or et les directives de Bruxelles contraires à nos objectifs sociaux

22 – La France doit agir pour le réaménagement négocié des dettes publiques en supprimant la part illégitime de ces dettes après un audit citoyen ; pour les résorber, nous proposons leur financement à taux réduit par les banques publiques souscrivant les obligations du trésor au taux fixé par lui. La France doit agir pour que la BCE puisse prêter directement aux États à taux faibles, voir nuls et acheter des titres de la dette publique directement aux États pour promouvoir l’emploi, la formation et les services publics afin de satisfaire les besoins sociaux et écologiques.

23 – Nous remettrons en cause la liberté totale de circulation des capitaux, refuserons d’appliquer les directives de libéralisation des services publics et travaillerons à une harmonisation fiscale, un véritable « serpent fiscal européen », en exigeant une imposition minimale des entreprises pour empêcher le dumping social.

Promouvoir un progrès humain durable

24 – Se battre au niveau européen pour salaire minimum dans chaque pays, représentant au moins 60% de leur PIB par habitant, en respectant le principe de non régression sociale (la règle nationale l’emport si elle est supérieure à celle de l’UE) et engager dans le même temps un processus de convergence vers le haut ; la progressivité de l’impôt sur le revenu avec un nombre minimal de tranches, la limitation du taux de TVA et l’exigence d’égalité femme/homme dans les législations du travail de chaque pays

25 – Créer un Fonds européen de développement social, écologique et solidaire (point 10) et un visa social et écologique pour les échanges commerciaux. Remettre en cause les accords de libre échange actuels et promouvoir des accords internationaux, européens et bilatéraux, de codéveloppement avec les peuples des pays émergents et en développement.

 

Mali : « L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre »

Le PCF partage l'inquiétude des maliens devant l'offensive armée des groupes djihadistes vers le sud de leur pays. Ces groupes islamistes radicaux, avec leurs pratiques violentes, ont montré le danger qu'ils représentent pour la dignité humaine, pour les libertés, la justice et la stabilité du Mali et de toute la région.

Le PCF exprime une nouvelle fois son inquiétude devant la nouvelle et grave situation créée par la reprise de la confrontation armée au Mali. L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre et d'enlisement sans véritable solution durable pour le peuple malien et pour la reconstruction du pays. Cette intervention, suscite l'angoisse légitime des familles des otages car la vie de ceux-ci est sérieusement mise en danger. On sait d’ailleurs que Denis Allex, retenu en otage en Somalie, a été assassiné par ses "geôliers" suite à une opération de la DGSE dans la nuit de vendredi à samedi. Cela montre quels sont les périls dramatiques et les limites de ces opérations militaires.

Le PCF rappelle que la réponse à la demande d'aide du Président du Mali aurait du s'inscrire dans le cadre d'une mission de l'ONU et de l'Union africaine, réalisée sous drapeau de l'ONU, par des forces maliennes et africaines, dans le strict respect de la Charte des Nations-Unies, dans les limites imposées par l'exigence de la souveraineté malienne. La France, ancienne puissance coloniale, ne peut apparaître comme voulant poursuivre les pratiques dominatrices de la "françafrique". Cette intervention militaire n'efface pas la nécessité de la recherche d'une solution politique et d'un dialogue avec les groupes de la rébellion non liés au terrorisme et respectueux de l'intégrité territoriale du Mali. C'est ce que demandent les résolutions de l'ONU.

Le PCF demande que les autorités françaises répondent aux lourdes questions posées par une intervention militaire déclenchée sur décision du Président de la République et engagée sans débat préalable au Parlement.

 

Voeux Hollande : « Les attentes des Français restent entières » (Pierre Laurent - PCF)

Dans ses vœux pour 2013, François Hollande s'en est tenu à réaffirmer le cap engagé pour 2012 : réduction des dépenses publiques, compétitivité, donnant donnant avec le patronat.

On voit mal, dans ces conditions comment l'inversion de la courbe du chômage, dont il fait l'objectif central, pourrait être atteinte.




Les réformes politiques nécessaires pour parvenir a ce résultat restent à faire. Une fois encore elles n'ont pas été annoncées ce soir. Le président de la République a par ailleurs semblé renoncer à toute ambition de réorientation européenne. De la même manière, au plan international, son propos a manqué d'ambition sur le dossier brulant du proche orient et de la Palestine.

Les vœux pour 2013 de François Hollande laissent entières les attentes de changement des français.




Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, sénateur,




Paris, le 31 décembre 2012.

 

La vidéo du PCF qui fait le buz


2013, rallumons les étoiles par CN-PCF
 

Marie-George Buffet avec les travailleurs de Sicli le 5 décembre. images

MGB1.jpg MGB2.jpg MGB3.jpg MGB4.jpg Ici ce n'est pas Marie-George, mais Martine Millet, ancienne candidate du Front de Gauche dans la deuxième circonscription législative.

 

Il annonce qu'il quitte le PS

membre du Conseil régional du Nord-Pas-de Calais, il annonce qu'il quitte son Parti. Vidéo. Cliquez en dessous.

 


Le conseiller régional Michaël Moglia quitte le PS par lepartidegauche
 

Déclaration d'André Chassaigne, député PCF-Front de Gauche

La courbe du chômage a poursuivi sa progression au mois d’octobre, selon les derniers chiffres publiés par Pôle emploi.

Au total, ce sont 45 400 personnes supplémentaires qui se sont inscrites au chômage le mois dernier, portant le nombre officiel des sans emploi à plus de 3,1 millions, en hausse de 10,6% en un an. Des milliers d’autres salariés sont aujourd’hui menacés par des plans de licenciements, en premier lieu dans l’industrie.

Les chiffres de l’emploi ne doivent rien au hasard. Leur évolution est indissociablement liée à celle des prélèvements financiers opérés sur la richesse produite. Multiplié par vingt en trente ans, le montant des dividendes versés aux actionnaires dépasse, depuis 2003, celui des investissements réalisés dans les entreprises. Entre le 1er trimestre 2007 et le 1er trimestre 2012, les dividendes nets versés ont progressé de 27% alors que la masse salariale ne progressait que de 12% !

Cette triste courbe s’est nourrie de cadeaux toujours plus généreux aux grandes entreprises, distribués officiellement au nom de l’emploi et favorisant, en réalité, les seuls intérêts financiers.

Ces vieilles recettes sont malheureusement celles que, sous la pression du Medef, le gouvernement ressert aujourd’hui, au nom de la compétitivité.

Le travail n’est pas plus couteux en France que dans les autres pays d’Europe. Il est même moins élevé qu’en Allemagne, en Belgique, au Danemark et en Suède. La véritable cause du chômage et de la pauvreté n’est pas à chercher dans le cout du travail mais dans celui du capital.

Voila ce que le gouvernement devrait admettre pour rompre, enfin, avec une logique désastreuse du point de vue social et qui, loin de sortir le pays de la crise, ne peut que l’y enfoncer.

 

Marie-George Buffet dans l'Yonne mercredi 5 décembre

Mercredi 5 sera la journée icaunaise du Front de Gauche contre les licenciements boursiers et pour le vote d'une loi les interdisant. A l'assemblée natinale, le groupe Front de gauche a déposé une proposition de loi allant dans ce sens. La question devient centrale par ces temps de crise et de récession programmée. Marie-George Buffet, députée du PCF-Front de Gauche, sera à 16h mercredi devant l'entreprise Sicli dont la direction prépare un gigantesque plan de licenciements. Le soir, elle sera à Sens pour un meeting à la salle des fêtes, rue René Binet, à 19h30. Venez nombreux.

 

Hommage à Marcel Paul à l'occasion du 30ème anniversaire de sa disparition.

Nos camarades du syndicat CGT de l'énergie ont organisé un hommage à Marcel Paul à Auxerre. Je suis allé et ai prononcé une allocution au nom du Parti Communiste après celle de Philippe Delion, dirigeant du syndicat dans le département et avant celle de François Duteil, ancien secrétaire général de la fédé CGT) de l'énergie.

Chers amis et camarades,

Je remercie les syndicats CGT et UFICT des industries électriques et gazières de l’Yonne pour son invitation à l’hommage rendu à Marcel Paul à l’occasion du 30ème anniversaire de sa disparition.

Je ne reviendrai pas sur la vie du syndicaliste qu’il était. Je rappellerai quelques moments marquants de sa vie de militant communiste, même s’il est difficile de séparer l’activité syndicale de l’activité politique du militant.

MP a commencé à travailler à l’âge de 13 ans, comme valet de ferme. A 15 ans, nous sommes en 1915, il entre aux Jeunesses Socialistes pour lutter contre la guerre. En 1917, il est mobilisé dans la Marine Nationale. Il reçoit une formation d’électro-mécanicien. Il participe à la révolte des équipages de Brest, puis à la révolte des marins qui refusent de faire fonctionner la centrale électrique de Saint Nazaire contre les ouvriers en grève. Après sa démobilisation, il travaille dans l’Aisne et milite syndicalement. Il s’installe à Paris comme électricien à la Société des transports en commun de la RP. Il quitte en 1923 la SFIO et rejoint le Parti Communiste. Il participe à l’action contre la guerre du RIF, ce qui lui vaudra un séjour en prison. Il poursuit son activité syndicale et prend de hautes responsabilités dans la CGTU, puis la CGT réunifiée. Il devient un dirigeant communiste et un ami de Maurice Thorez. Le Parti le présente aux élections municipales de 1935 dans le XIVème arrondissement. Il est élu. On imagine son engagement dans les luttes sociales et politiques, son engagement dans le combat antifasciste. En 1939, la guerre éclate. MP est mobilisé dans l’infanterie car le Marine Nationale refuse, on comprend pourquoi, son incorporation. Fait prisonnier, il s’évade deux fois. Il rejoint la Bretagne où il organise, en sa qualité de responsable interrégional pour l’ouest de la France, les premiers actes de résistance. Il revient à Paris et organise diverses actions avec l’OS, organisation spéciale, qui constitue les premiers groupes armés du PCF. Elle donnera naissance aux FTP. Marcel participe à l’attaque d’un train allemand en été 1941 dans la forêt de Chantilly. L’attentat est manqué. Les résistants enragent quand il apprenne que Goering était dans ce train. C’est l’époque où le Parti communiste déploie son activité militaire. Pierre Georges, le futur colonel Fabien, vient d’exécuter un officier allemand dans le métro parisien. En novembre 41, il est à nouveau arrêté à la suite d’une dénonciation. Il est jugé en février 1943 par la section spéciale. 4 ans de prison. Il sera livré aux Allemands en février 1944. Le 27 avril 1944 il est déporté vers Auschwitz. Son matricule lui sera tatoué. Le 14 mai, il est transféré à Buchenwald. Il connaît l’univers concentrationnaire, mais ne se résigne jamais. Il prendra la direction du « Comité des intérêts français » dans le camp. C’est l’organisation clandestine du camp. Il rassemble tous les français qui le souhaitent quelles que soient leurs opinions et sauvent des vies humaines de déportés en quantité grâce à la mise en place d’un réseau de solidarité. Marcel Dassault est de ceux qui auront été sauvés à Buchenwald par Marcel Paul et ses camarades. Il dirige avec d’autres l’insurrection du camp en avril 1945. Il rentre en France et reprend immédiatement l’action politique. Il est élu au Comité central du PCF en juin 1945. Le Parti communiste le désigne pour être candidat aux élections législatives en Haute-Vienne. Il est élu député en octobre 1945 et se bat par la nationalisation du gaz et de l’électricité. Le 21 novembre, MP est nommé ministre de la production industrielle dans le gouvernement du Général De Gaulle. L’enjeu du moment est le redressement de la France par la mise en œuvre du programme du CNR. Il vote la nationalisation de la Banque de France et des organisations de crédit. Il propose la nationalisation de l’énergie (ce sera la loi du 8 avril 1946). Il construit une grande entreprise publique, doté d’un statut du personnel digne de ce nom. Ce statut, qui sera promulgué par décret le 22 juin 1946 sera en permanence attaqué par la Droite, mais aussi par d’autres. Les électriciens-gaziers se battront becs et ongles pour le défendre. Ce sera l’œuvre principale de MP au gouvernement, mais pas la seule bien évidemment. En juin 46, il est réélu député de la Haute-Vienne. A partir de janvier 1947, il devient le premier dirigeant de la fédération CGT de l’éclairage, fonction qu’il occupera jusqu’en 1966. En 1948, le 20 avril, il démissionne de son mandat de député pour se consacrer à son mandat syndical. Il reste membre du Comité Central du PCF jusqu’en 1964. MP n’oubliera jamais sa déportation, ni ses camarades. Ainsi il fonde la FNDIRP. Il sera membre de sa présidence jusqu’à sa mort, le 11 novembre 1982. Militant syndical, militant communiste, un rassembleur, un homme d’Etat, homme tout simplement d’une grande dignité, d’une grande générosité. Un véritable humaniste. Un exemple pour les générations militantes qui lui ont succédé. Nous sommes fiers de lui.

 

Gaza, assassinats et désinformation par Alain Gresh

Pour comprendre l’escalade à Gaza, il faut toujours rappeler quelques données sur ce territoire (360 kilomètres carrés, plus de 1,5 million d’habitants, soit plus de 4 500 personnes par kilomètre carré — ce qui en fait un des endroits de la planète où la densité de population est la plus élevée), occupé depuis 1967 par Israël. Même si l’armée s’en est retirée, ses accès avec le monde extérieur sont toujours contrôlés par Israël ; la circulation à l’intérieur même de cette mince bande de terre est limitée et le blocus mis en place depuis des années perdure : pour les Nations unies, Gaza reste un territoire occupé.

Les données qui suivent sont fournies par le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires dans les territoires palestiniens (OCHA oPt), dans un document de juin 2012 intitulé : « Five Years of Blockade : The Humanitarian Situation in the Gaza Strip » :

C’est en juin 2007 que le gouvernement israélien a décidé d’intensifier le blocus de ce territoire, qui était déjà sévèrement « contrôlé ». 34 % de la population (et la moitié des jeunes) est au chômage. 80 % de la population dépend de l’aide alimentaire. Le PNB par habitant était, en 2011, 17 % en dessous de celui de 2005 (en termes constants). En 2011, un camion par jour sortait de Gaza avec des produits pour l’exportation, soit moins de 3 % du chiffre de 2005. 35 % des terres cultivables et 85 % des eaux pour la pêche sont partiellement ou totalement inaccessibles aux Gazaouis à la suite des restrictions israéliennes. 85 % des écoles doivent fonctionner en « double service » — un le matin, l’autre l’après-midi —, en raison de la surpopulation.

Toute guerre s’accompagne d’une propagande intense et le gouvernement israélien est passé maître dans cet art. Déjà lors de l’offensive de décembre 2008-janvier 2009, on avait assisté à un déferlement médiatique (Marie Bénilde, « Gaza : du plomb durci dans les têtes »). Des intellectuels français, dont l’inénarrable Bernard-Henri Lévy, avaient contribué à cette désinformation.

L’homme assassiné par Israël, Ahmed Jabari, était le chef de l’aile militaire du Hamas (sur cette organisation, lire « Qu’est-ce que le Hamas ? »). Nombre de médias le présentent comme « un terroriste » responsable de toutes les attaques contre Israël. La réalité est assez éloignée de ce portrait — au-delà même de l’usage du terme « terrorisme », pour le moins ambigu. Une nouvelle fois, c’est un journaliste israélien Aluf Benn qui fait remarquer (« Israel killed its subcontractor in Gaza », Haaretz, 15 novembre) :

« Ahmed Jabari était un sous-traitant, en charge du maintien de la sécurité d’Israël dans la bande de Gaza. Cette qualification paraîtra sans aucun doute absurde pour tous ceux qui, au cours des dernières heures, ont vu Jabari décrit comme un “archi-terroriste”, “le chef du personnel de la terreur” ou “notre Ben Laden”.

C’était pourtant la réalité durant ces cinq années et demi. Israël a exigé du Hamas qu’il observe la trêve dans le sud et la fasse appliquer par les nombreuses organisations armées dans la bande de Gaza. L’homme à qui avait été confiée cette tâche était Ahmed Jabari. »

Il suffit de regarder les graphiques publiés par le ministère des affaires étrangères israélien lui-même sur les tirs de roquettes (« Palestinian ceasefire violations since the end of Operation Cast Lead », 14 novembre 2012), pour se rendre compte que, de manière générale, la trêve a bien été observée. Elle a été rompue par des raids de l’armée israélienne les 7 et 8 octobre 2012, puis les 13 et 14 octobre.

Chaque escalade fait suite à des assassinats ciblés de militants palestiniens à Gaza. Ces exécutions extra-judiciaires sont une pratique ancienne du gouvernement israélien (à laquelle les Etats-Unis se sont ralliés depuis longtemps). Vous avez dit « terrorisme » ? (lire « De Gaza à Madrid, l’assassinat ciblé de Salah Shehadeh », par Sharon Weill, Le Monde diplomatique, septembre 2009).

Le scénario avait été exactement le même en 2008. Alors que la trêve était respectée du côté palestinien depuis juin 2008 (« List of Palestinian rocket attacks on Israel, 2008 », Wikipedia), c’est l’assassinat de sept militants palestiniens en novembre qui devait déboucher sur une escalade et l’opération « Plomb durci ».

Sur les violations par Israël des cessez-le-feu au cours des dernières années, on pourra lire Adam Horowitz, « Two new resources : Timeline of Israeli escalation in Gaza and Israel’s history of breaking ceasefires » (Mondoweiss, 14 novembre 2012).

D’autre part, il est difficile de parler d’un affrontement entre deux parties : les F-16 israéliens et les roquettes palestiniennes ne sont pas des armes équivalentes. Le bilan humain, depuis la trêve de janvier 2009 qui a suivi l’opération « Plomb durci », le confirme.

L’organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem dresse le compte des Palestiniens et des Israéliens tués à Gaza depuis le 19 janvier 2009 jusqu’au 30 septembre 2012 (« Fatalities after operation “Cast Lead” ») :

271 Palestiniens (dont 30 mineurs) contre 4 Israéliens.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes...

 

Les peuples d'Europe se battent

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Belle mobilisation des Espagnols contre l'austérité

 

rapport gallois, réaction de JLM


Mélenchon jette le rapport Gallois "à la poubelle" par FranceInfo
 

Le Front de Gauche contre le pacte de compétitivité

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La gauche c’est prendre le parti des salariés et de l'intérêt général, pas celui de la compétitivité et de la réduction du "coût" du travail au profit du capital!

Il y a quelques semaines, le Président Hollande et sa majorité PS poussaient à l’adoption du Traité Merkozy sans en bouger une ligne, ils proposaient un budget 2013, amputé de 30 milliards mais épargnant les revenus du capital.

Aujourd'hui en reprenant le rapport Gallois, ils continuent dans la logique de réduction des dépenses publiques et sociales, largement inspirée par le patronat. Au nom de la soi-disant compétitivité, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault accorde un nouveau cadeau indifférencié aux entreprises de 20 milliards de crédit d'impôt qui seront payés par les ménages à travers 10 milliards d’impôts dont 7 milliards de TVA et 10 milliards de dépenses publiques en moins qui s’ajoutent aux restrictions déjà prévues !

Durant la campagne présidentielle, le Front de Gauche pointait l’inaptitude du candidat Hollande à affronter réellement la finance. Malgré tout, nous n'imaginions pas l'ampleur et la rapidité à laquelle le nouveau gouvernement allait céder face aux pressions du MEDEF.

Cette orientation politique est non seulement injuste, mais inefficace. Elle amènera la France comme l'Union Européenne à la récession, pour le seul profit des actionnaires et des spéculateurs. Elle conduira notre peuple au désastre, pénalisera ceux qui ont voulu le changement le 6 mai pour le seul bénéfice des Mme Parisot, du Medef et des 98 plus grands patrons français

Cette voie là, le Front de Gauche la refuse et en propose une autre ; celle du partage des richesses, d'une fiscalité juste, de la relance des activités socialement et écologiquement utiles. Aujourd'hui la charge des dividendes versés aux actionnaires est le double du montant des cotisations des salariés. C'est cela qu'il faut changer de toute urgence en imposant aux revenus du capital de participer à la même hauteur que les travailleurs à l'effort national

En France comme dans toute l'Europe, il faut envoyer un signal fort pour refuser toutes les politiques d'austérité. C'est pourquoi le Front de Gauche appelle à se mobiliser le 14 novembre pour la journée européenne contre l’austérité aux côtés des salariés et de leurs syndicats.

 

17 octobre 1961 : « La France doit reconnaître les faits »

17 octobre 1961 : « La France doit reconnaître les faits »




Communiqué de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF :

Le 17 octobre 1961 ainsi que d’autres dates de massacres, rappellent à quel point la violence et le crime d’Etat sont indissociables du colonialisme.

Pour le simple fait d’avoir manifesté pacifiquement ce jour-là par dizaines de milliers contre un couvre-feu illégal et scandaleux visant exclusivement les Algériens en région parisienne, 11 000 personnes furent arrêtées et selon les recherches actuelles au moins 200 personnes tuées dans des conditions atroces. Face à la politique de l’oubli que tentèrent d’imposer les différents pouvoirs de droite, les communistes et leurs élus nationaux et parisiens, avec d’autres, tentèrent dès le départ de faire en sorte que la vérité soit faite au sujet de cette abomination.

Il est temps que la France reconnaisse les faits contribuant ainsi à satisfaire l’exigence de vérité et de souvenir pour toutes les victimes, deux revendications exprimées de plus en plus fortement au cours de ces dernières décennies.

C’est en ce sens que je m’exprimerai le 23 octobre prochain au Sénat avec mon ami Guy Fischer lors de la discussion d’une proposition de résolution que le groupe Communiste Républicain et Citoyen a déposé le 30 janvier dernier et dont je souhaite l’adoption la plus large possible.

En adoptant une telle résolution qui souhaite que la France reconnaisse les faits et réalise un lieu du souvenir à la mémoire des victimes du 17 octobre 1961, le Sénat agirait également en faveur du rapprochement entre le peuple algérien et le peuple français et poserait un acte de concorde entre les deux peuples.

PROPOSITION DE RESOLUTION

ARTICLE UNIQUE

Le Sénat,

Vu l’article 34-1 de la Constitution,

Vu les articles 1 à 6 de loi organique n° 2009-403 du 15 avril 2009 relative à l’application des articles 34-1, 39 et 44 de la Constitution,

Vu le chapitre VIII bis du Règlement du Sénat,

Considérant les travaux historiques et scientifiques qui établissent la réalité des violences et meurtres commis à l’encontre de ressortissants algériens à Paris et dans ses environs lors de la manifestation du 17 octobre 1961,

Souhaite que la France reconnaisse ces faits,

Souhaite la réalisation d’un lieu du souvenir à la mémoire des victimes du 17 octobre 1961.

 

Une Coordination départementale du Front de Gauche est née

Les représentants des quatre organisations politiques représentées dans le Front de Gauche icaunais (PC, PG, FASE, GA) et des citoyens non adhérents des partis politiques et ayant participé, en 2012, aux campagnes électorales du Front de Gauche, se sont réunis à Migennes le 12 Octobre. Ils ont mis en place une Coordination départementale provisoire du Front de gauche. - Développer et soutenir les luttes sur le département - Travailler à la prise de conscience des citoyens sur les effets néfastes de l’organisation ultralibérale de l’économie - S’engager dans le dépassement de la société capitaliste - Faire connaître, évoluer et partager le programme « l’Humain d’abord ». sont les quatre grands objectifs de cette coordination provisoire.

Une première initiative est d’ores et déjà proposée : À partir de la lutte des SICLI à Saint-Florentin, la tenue d’une conférence débat à Saint-Florentin et/ou dans une autre ville sur la loi interdisant les licenciements boursiers. D’autres initiatives suivront.

Enfin, et cela est essentiel, la Coordination provisoire souhaite la tenue rapide d’assemblées locales, petites ou grandes, des citoyens icaunais autour de leurs préoccupations. Par ces assemblées, et par les actions menées, évolueront et se renforceront la Coordination et l’ensemble du Front de Gauche icaunais.

La Coordination appelle les Icaunais qui se reconnaissent dans le programme « l’Humain d’abord » à rejoindre le Front de Gauche.

Migennes, le 12 octobre 2012

Citoyennes non-encartées : Michèle Fernandez, Nora Boudjémaa Pour le PCF : François Meyroune, Alain Raymont Pour le PG : Patrick Pion, Michel Auger Pour la GA : Thierry Picq Pour la FASE : Danielle Severin, Silvère Labis, André Pacco

 

Après le vote de TSCG, une déclaration de JL Mélenchon


Après l'adoption du TSCG - 9 octobre 2012 par Jean-Luc-Melenchon

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