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L’augmentation du coût de l’électricité à n’importe quel prix : Quand UMP, PS et EELV choisissent de marcher sur la tête. – par Jean-Philippe Gautrais

hausse-du-prix-de-l-electricite.jpgAu cœur de l’été, un vote au Sénat sur le coût de l’électricité a fait un peu de bruit puis la trêve estivale est arrivée… Ce vote mérite pourtant qu’on y revienne : le 11 juillet 2012, les parlementaires du PS, d’Europe Ecologie et de l’UMP ont donc adopté un rapport qui justifie l’augmentation du coût de l’électricité ! D’après ce rapport, l’augmentation du coût de l’électricité serait inéluctable : + 50% d’ici 2020 ! La facture annuelle moyenne passerait ainsi de 974 à 1307 euros.

C’est bien sûr une mauvaise nouvelle pour tous les foyers qui ont de plus en plus de difficultés pour régler leur facture d’électricité mais c’est aussi une remise en cause des engagements pris, durant la campagne, d’investir dans le secteur des énergies renouvelables.

En effet, la partie du rapport portant sur les énergies renouvelables a été purement et simplement supprimée, ce qui a permis que les groupes socialiste, EELV et UMP le votent comme un seul homme ! Et loin d’introduire le principe d’une régulation publique, le rapport acte l’ouverture à la concurrence de ce secteur d’activité.

On a bien vu ces derniers jours que l’alliance PS-EELV au pouvoir est loin d’avoir une ligne claire concernant l’énergie. Certains seraient-ils en train de miser sur l’augmentation du coût de l’électricité pour faire baisser la consommation, au détriment du pouvoir d’achat et des conditions de vie des ménages ? Tandis que d’autres parieraient sur cette même augmentation pour promouvoir la filière nucléaire, au détriment des énergies renouvelables, réputées trop chères et pas assez productives ?

Une chose est sûre : un tel accord sur l’augmentation inéluctable du prix de l’électricité se fait au détriment des citoyen-ne-s, tant sur le plan social qu’écologique !

Le rôle de l’Etat n’est pas la sanction du consommateur par la hausse du prix, mais la garantie du droit essentiel qu’est l’accès à l’énergie pour tou-te-s, dans des conditions de sécurité pour les salarié-e-s de la filière et pour les citoyen-ne-s. Cela ne se fera pas sans l’émergence d’un pôle public de l’énergie, seul outil cohérent pour une transition énergétique prenant en compte une dimension écologiquement responsable.

C’est ce que nous avons effectué à notre échelle avec la régie municipale du chauffage urbain dont les voyants sont tous au vert sur la question écologique comme sur celle des prix : comme quoi pouvoir d’achat et planification écologique responsable, orchestrée par la puissance publique, font bon ménage !

 

Le Val-de-Marne contre la vie chère à Fontenay

aff_vie_chere_hauteur_v2_2-pdf-image.jpgDans la dynamique et le prolongement de notre campagne « Front uni contre la vie chère et pour l’augmentation des salaires », en prise directe avec les luttes et résistances sociales qui s’opèrent et qui devraient s’amplifier, à l’occasion de la journée nationale d’action interprofessionnelle du 11 octobre prochain, les communistes du Val-de-Marne ont décidé de franchir une nouvelle étape dans la mobilisation des Val-de-Marnaises et des Val-de-Marnais en appelant à un rassemblement massif contre la dictature de la Finance et pour la création d’un pole public financier. Le groupe des élu-e-s communiste et citoyen de Fontenay s’associe pleinement à cette initiative qui aura lieu :

Mercredi 7 septembre de 11h00 à 13h00 devant le siège de la Société Générale à Fontenay-sous-Bois au 5 avenue du Val de Fontenay

En présence notamment de : Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF Christian Favier, Président du Conseil général Jean-François Voguet, Sénateur-Maire de Fontenay-sous-Bois Laurence Cohen, Secrétaire départementale du PCF Val-de-Marne Et de nombreux élu-e-s du groupe communiste et citoyen à l’Hôtel de Ville

Les 6000 signatures déjà recueillies sur la pétition contre la vie chère, les temps forts comme aux côtés des agriculteurs du MODEF pour faire valoir une agriculture de qualité à moindre coût ou devant les centres commerciaux organisés tout au long de l’été, les centaines de rencontres et d’échanges dans les quartiers ou devant les entreprises autour des propositions alternatives formulées par le PCF et le Front de Gauche contre la crise du capitalisme, sont autant de points d’appui pour la poursuite de cette campagne. Contre la règle d’or ou le pacte euro plus, pour l’augmentation du SMIC, des salaires et minima sociaux…il est nécessaire aujourd’hui d’élargir la mobilisation populaire, condition indispensable pour battre en brèche la résignation et nourrir l’exigence d’une vraie politique de transformation sociale ouvrant l’espoir à gauche.