
Le STIF, syndicat des transports d'Ile de France, présidé par le socialiste J. P. Huchon, vient de décider encore une fois une hausse des transports franciliens : une augmentation d'en moyenne 2,4% pour l'ensemble des titres de transport.
Ainsi non content de mépriser les clichois et les alto séquanais en refusant obstinément le dédoublement de la ligne 13, demandée par les Clichois, les Gennevillois et les Asnierois, les Audoniens et les Dyonisiens qui voyagent chaque jour dans des conditions d’entassement indignes, le STIF frappe au porte monnaie !
Le détenteur du Passe Navigo zone 1-2 verra le prix de son forfait mensuel bondir de 3,5% à 65,10 euros et la carte Imagine R pour les jeunes augmentera de 3%.
Côté métro, le prix du carnet de 10 tickets passera de 12,70 euros à 13,30 euros. Et ce n'est pas mieux pour l'autobus : le prix du ticket à l’unité pour le bus passe à 2 euros, contre 1,90 euro jusqu'ici.
« Nous avons besoin de ressources nouvelles pour financer les investissements et le fonctionnement des nouveaux moyens de transports mis en place», plaide Jean-Paul Huchon dans le Parisien.
Mais Huchon préfère ponctionner l’usager et la jeunesse plutôt que de se battre pour exiger une hausse sérieuse du versement transport des entreprises. Une augmentation de cette taxe permettrait pourtant de dégager 800 millions d’euros supplémentaires.
Par ailleurs, s’agissant de la Région capitale, il est inadmissible - hier comme aujourd'hui - que l’Etat se retire du financement des infrastructures.
Une fois de plus les clichois sont mis à contribution et payent plein pot alors qu’ils ne bénéficient pas d’un niveau acceptable de service sur la ligne 13: fréquence moindre des rames, entassement insupportable, retards et pannes fréquents.
Les élus PCF/FDG au conseil d’administration du STIF s’opposent à cette nouvelle hausse et ont publié le communiqué suivant .
« Nous ne pouvons accepter de telles hausses, bien supérieures au niveau de l’inflation.
Le STIF connaît des difficultés réelles pour faire face aux importants besoins de financement des transports en Île-de-France, pour la création d’offres nouvelles — le budget 2013 prévoit un renforcement des réseaux de bus dont nous nous félicitons — ou par la mise en œuvre de nouvelles mesures de justice tarifaire comme le complément de parcours.
Les usagers et les collectivités ne peuvent pour autant pas être les seules variables d’ajustement budgétaire, et ce particulièrement dans les conditions économiques et sociales actuelles.
Il faut au contraire se mobiliser pour obtenir de nouveaux financements, comme le portent Laurence Cohen, conseillère régionale Front de gauche PCF-GU-AC, et Christian Favier, président du Conseil général du Val-de-Marne, administrateur-rice-s du STIF.
Il faut notamment mettre à contribution les acteurs économiques, qui sont les premiers bénéficiaires de l’amélioration des transports, et dont la part dans le financement des transports en commun n’a cessé de baisser.
Cela passe par le vote par le Parlement de l’harmonisation à la hausse du Versement Transport (VT), alors qu’un premier pas, encore insuffisant, vient d’être fait en augmentant son taux de 0,1.
L’harmonisation du VT est une urgence : cette mesure à elle seule apporterait les 800 millions d’euros nécessaires à la mise en œuvre du pass Navigo unique au tarif actuel de la zone 1-2 et au développement de nouvelles offres.
Au-delà, de nouveaux financements doivent être dégagés pour le Plan de mobilisation pour les transports et le Grand Paris Express, comme la modernisation de la taxe locale sur les bureaux (ex-FARIF), la refonte de la redevance pour la création de bureaux et la création d’une éco-taxe poids lourds.
Ces mesures sont indispensables pour l’avenir des transports franciliens et pour les Franciliennes et les Franciliens.
Développer et améliorer les transports en commun est un défi environnemental que nous devons relever ensemble. »
Pour leur part les communistes de Clichy considèrent que le volet transport du Grand Paris n'est pas du tout satisfaisant car il ignore la ligne 13 et répond insuffisamment aux attentes des banlieusards de notre secteur.


Contrairement à ce qui était acté dans l’accord conclu entre l’Etat et la Région le 26 janvier 2010, acte fondateur de ce chantier de transport en commun, attendu par des milliers de Franciliens, le gouvernement n’a pas inscrit le premier milliard d’euros de dotation dans son budget pluriannuel 2013-2016.

















