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Le STIF tape encore dans notre porte monnaie !

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Le STIF, syndicat des transports d'Ile de France, présidé par le socialiste J. P. Huchon, vient de décider encore une fois une hausse des transports franciliens : une augmentation d'en moyenne 2,4% pour l'ensemble des titres de transport.
Ainsi non content de mépriser les clichois et les alto séquanais en refusant obstinément le dédoublement de la ligne 13, demandée par les Clichois, les Gennevillois et les Asnierois, les Audoniens et les Dyonisiens qui voyagent chaque jour dans des conditions d’entassement indignes, le STIF frappe au porte monnaie !
Le détenteur du Passe Navigo zone 1-2 verra le prix de son forfait mensuel bondir de 3,5% à 65,10 euros et la carte Imagine R pour les jeunes augmentera de 3%. Côté métro, le prix du carnet de 10 tickets passera de 12,70 euros à 13,30 euros. Et ce n'est pas mieux pour l'autobus : le prix du ticket à l’unité pour le bus passe à 2 euros, contre 1,90 euro jusqu'ici.
« Nous avons besoin de ressources nouvelles pour financer les investissements et le fonctionnement des nouveaux moyens de transports mis en place», plaide Jean-Paul Huchon dans le Parisien.
Mais Huchon préfère ponctionner l’usager et la jeunesse plutôt que de se battre pour exiger une hausse sérieuse du versement transport des entreprises. Une augmentation de cette taxe permettrait pourtant de dégager 800 millions d’euros supplémentaires.
Par ailleurs, s’agissant de la Région capitale, il est inadmissible - hier comme aujourd'hui - que l’Etat se retire du financement des infrastructures.
Une fois de plus les clichois sont mis à contribution et payent plein pot alors qu’ils ne bénéficient pas d’un niveau acceptable de service sur la ligne 13: fréquence moindre des rames, entassement insupportable, retards et pannes fréquents.
Les élus PCF/FDG au conseil d’administration du STIF s’opposent à cette nouvelle hausse et ont publié le communiqué suivant .

« Nous ne pouvons accepter de telles hausses, bien supérieures au niveau de l’inflation.
Le STIF connaît des difficultés réelles pour faire face aux importants besoins de financement des transports en Île-de-France, pour la création d’offres nouvelles — le budget 2013 prévoit un renforcement des réseaux de bus dont nous nous félicitons — ou par la mise en œuvre de nouvelles mesures de justice tarifaire comme le complément de parcours.
Les usagers et les collectivités ne peuvent pour autant pas être les seules variables d’ajustement budgétaire, et ce particulièrement dans les conditions économiques et sociales actuelles.
Il faut au contraire se mobiliser pour obtenir de nouveaux financements, comme le portent Laurence Cohen, conseillère régionale Front de gauche PCF-GU-AC, et Christian Favier, président du Conseil général du Val-de-Marne, administrateur-rice-s du STIF.
Il faut notamment mettre à contribution les acteurs économiques, qui sont les premiers bénéficiaires de l’amélioration des transports, et dont la part dans le financement des transports en commun n’a cessé de baisser.
Cela passe par le vote par le Parlement de l’harmonisation à la hausse du Versement Transport (VT), alors qu’un premier pas, encore insuffisant, vient d’être fait en augmentant son taux de 0,1.
L’harmonisation du VT est une urgence : cette mesure à elle seule apporterait les 800 millions d’euros nécessaires à la mise en œuvre du pass Navigo unique au tarif actuel de la zone 1-2 et au développement de nouvelles offres.
Au-delà, de nouveaux financements doivent être dégagés pour le Plan de mobilisation pour les transports et le Grand Paris Express, comme la modernisation de la taxe locale sur les bureaux (ex-FARIF), la refonte de la redevance pour la création de bureaux et la création d’une éco-taxe poids lourds.
Ces mesures sont indispensables pour l’avenir des transports franciliens et pour les Franciliennes et les Franciliens.
Développer et améliorer les transports en commun est un défi environnemental que nous devons relever ensemble. » Pour leur part les communistes de Clichy considèrent que le volet transport du Grand Paris n'est pas du tout satisfaisant car il ignore la ligne 13 et répond insuffisamment aux attentes des banlieusards de notre secteur.

 

Pollution : les mesures antisociales de Delanoë

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Le président du groupe PCF-PG au Conseil de Paris Ian Brossat juge les mesures nouvelles que le maire de Paris, Bertrand Delanoë, s'apprête à présenter pour accélérer la lutte contre la pollution dans la capitale sont "anti-sociales".
Ian Brossat affirme que si "les élus PCF/PG sont favorables à la réduction de la place de la voiture à Paris, elle ne peut se faire n'importe comment, à n'importe quelles conditions".
"Les propriétaires de vieux véhicules, scooters ou voitures, sont souvent issus de milieux populaires.
Les interdire sans prime substantielle à l'achat d'un véhicule neuf, c'est une mesure anti-sociale" poursuit l'élu dans un communiqué.
Veut on comme à Londres, réserver le cœur de la capitale aux friqués et à ceux qui ont les moyens d'acheter les modèles derniers cris moins polluants ?

Lors du prochain Conseil de Paris, Bertrand Delanoë annoncera une série de mesures visant à lutter contre la pollution. Il est notamment question d'interdire la circulation des véhicules de plus de 17 ans.
Les scooters achetés avant 2004 pourraient également être frappés par l’interdiction. "Pour l'instant, la Ville de Paris prévoit un accompagnement social dont la nature n'est pas précisée" poursuit Ian Brossat.
"Par ailleurs, toute réduction de la place de la voiture doit aller de pair avec une amélioration substantielle des transports en commun en termes d'offre comme en termes de tarifs.
Faute de cela, c'est le droit à la mobilité qui est remis en cause" conclut le président du groupe PCF-PG au Conseil de Paris.
Le maire de Paris croit il que les salariés prennent leur voiture par plaisir pour se rendre à leur travail ? La plupart sont contraint à utiliser leur véhicule faute de transports en commun adéquate.
Croit il que c'est pour se faire plaisir que beaucoup de gens modestes roulent dans des véhicules agés ? Diminuer la pollution dans la capitale est, certes, nécessaire.
Mais pas en recourant à des mesures inéquitables et discriminatoires.
Il en va de même des péages urbains : les salariès seront pénalisés et la circulation se reportera sur la banlieue. Interdire la capitale aux véhicules les plus anciens serait également contraire à l'équité, les propriétaires de ces véhicules appartenant aux catégories sociales les plus défavorisées.
Un plan antipollution ne peut être un plan anti-social, qui pénalise les plus modestes.
Delanoë ferait mieux de dénoncer l'austérité qui plombe les services publics et en particulier le développement des transports en commun, d'inscrire le dédoublement de la ligne 13 et d'être derrière les salariés exigeant la hausse des salaires.
Ne faut il pas remettre à plat les priorités du volet transport du Grand Paris, concocté par Sarkozy pour satisfaire la Finance, afin de redonner la priorité aux déplacements des banlieusards ?

 

SNCF : Grève pour la défense du service public

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Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF (CGT, l'Unsa, Sud-Rail et la CFDT) appellent à la grève pour le 25 octobre pour adresser à la direction de l'entreprise publique ainsi qu'au gouvernement "un signal d'alarme" sur l'emploi et la réforme de la gouvernance du système ferroviaire à venir.
"Il faut un changement radical de la politique de la direction de la SNCF, qu'elle cesse la casse du service public ferroviaire. Notre message au ministère est que si Guillaume Pepy (le PDG de la SNCF) ne s'arrête pas, ne comptez pas sur les organisations syndicales pour entrer dans les débats sur la gouvernance", a déclaré à la presse Gilbert Garrel, secrétaire général de la fédération CGT Cheminots.
La CGT fustige aussi "l'enfumage" des chiffres de la direction sur le nombre des embauches, soulignant la différence existant entre les 5.500 embauches prévues dans l'Epic et les 6.900 départs en retraite.

Les quatre syndicats majoritaires vont déposer un préavis de grève nationale qui débutera le mercredi 24 octobre à 19H00 jusqu'au vendredi 26 08H00, soit la veille des vacances de la Toussaint, ont précisé mercredi des représentants syndicaux.
Cette grève intervient alors que le cycle des négociations salariales vient de s'achever et que le gouvernement a annoncé pour 2013 une loi réformant à la fois la gouvernance du système ferroviaire et le statut social des cheminots.
Les salaires sont un autre sujet de désaccord, avec 0,5% d'augmentation générale proposée par la direction, "on est en dessous de tout avec des cheminots en dessous du SMIC", a commenté pour sa part Didier Aubert de la CFDT.
"L'autre élément est que le financement et la réunification du gestionnaire d'Infrastructure (RFF/SNCF) tarde à venir: la grève est clairement un coup de pied dans la fourmilière vis-à-vis du gouvernement", poursuit le syndicaliste.
L'harmonisation sociale (entre les agents de la SNCF et les salariés des opérateurs privés), dans la perspective d'une ouverture à la concurrence du transport régional, est un autre sujet d'inquiétude pour les syndicats, de même que la situation du fret.

 

Une Urgence : Le délocage des crédits d'Etat pour le Métro Grand Paris

transports-jeunes-150x150.jpgContrairement à ce qui était acté dans l’accord conclu entre l’Etat et la Région le 26 janvier 2010, acte fondateur de ce chantier de transport en commun, attendu par des milliers de Franciliens, le gouvernement n’a pas inscrit le premier milliard d’euros de dotation dans son budget pluriannuel 2013-2016.

Ce projet est mis en danger : c’est inacceptable. Les liaisons nouvelles de banlieue à banlieue ne peuvent pas attendre, les habitants galèrent soir et matin, dans les bouchons ou sur des lignes insuffisantes cumulant temps gâché, retard, inconfort, fatigue et pollution. Ils veulent disposer de moyens de déplacement modernes efficaces et rapides, rompant l’enclavement de villes ou de quartiers pour lesquels l’accès au travail ou aux études est difficile.

Ce métro est une urgence aussi pour la relance de l’emploi et la croissance de la région capitale et de l’ensemble du territoire. Se priver de cet outil de développement économique sous prétexte de rigueur budgétaire c’est prendre un risque sérieux de récession.

On ne nous rassure pas avec les quelques paroles ministérielles assurant que le projet serait maintenu, mais qu’on verrait en janvier un plan d’actualisation, des financements… Le métro du Grand Paris Express est déterminant pour l’avenir des territoires et des habitants. Tous les débats sur les schémas de développement territorial, avec l’Etat sur le schéma de développement régional d’Ile de France, sur la réforme territoriale, la métropole, n’ont plus aucun sens sans ce projet concret qui est devenu l’objectif commun des Franciliens.

Par ailleurs, des impôts additionnels sont déjà payés par les familles et les entreprises pour le métro Grand Paris Express : 500 millions par an sont collectés. Il serait inadmissible de les affecter à un autre usage.

Nous avons su, citoyens et élus, nous rassembler et nous mobiliser il y a peu, sous le gouvernement Sarkozy, pour gagner ce métro pour la banlieue. Cette mobilisation, vu les décisions très inquiétantes de ces derniers jours, reste plus que jamais d’actualité.

Nous demandons au gouvernement de revoir ce choix contreproductif et de réintégrer ce milliard indispensable dans le projet de loi de programmation budgétaire. Les élus communistes et républicains de l’Ile de France s’associent à la demande de Christian FAVIER, Président du Conseil Général du Val de Marne, d’être reçus avec les élus franciliens par le Président de la République de toute urgence.

Nous appelons tous les maires, conseillers régionaux, conseillers généraux, élus de l’Ile-de-France, tous les citoyens, à se joindre à l’exigence de réinscription par le gouvernement de ce milliard d’euros dans le budget pluriannuel.

 

PARIS est à Nous !

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Le STIF et la Région viennent de décider le « dézonage du pass Navigo les week-ends et jours fériés », en clair : les titulaires de pass, par exemple, de zones 5 & 6 (vous habitez Combs et vous travaillez à Melun) pourront, le samedi, aller à Paris sans payer un ticket supplémentaire !

C’est un premier pas vers la proposition du PCF/Front de Gauche, dès 2010, lors des élections régionales, d’instaurer une zone unique, donc un tarif unique en Île-de-France. Mais il reste d’autres pas à franchir pour voyager via un service public digne de ce nom.

D’où le communiqué du groupe communiste-Front de Gauche au Conseil régional.

« À partir du samedi 1er septembre, les titulaires des forfaits Navigo mensuels ou annuels (peuvent) voyager dans toute l’Île-de-France avec leur pass Navigo habituel. Les élus Front de gauche du Conseil régional d’Île-de-France et du STIF se réjouissent que se réalise ainsi une de leurs propositions. Dès 2010, nous avons proposé que le dézonage les week-ends et jours fériés soit la première étape vers la création d’une zone unique au tarif de la zone 1-2. Il faut maintenant aller plus loin et en finir avec les zones tarifaires, avec cette double peine : plus on vit (et j’ajoute : travaille) loin de Paris, plus on passe de temps dans les transports et plus l’on paie cher. Les parlementaires Front de gauche ont déposé une proposition de loi pour augmenter la contribution des entreprises, le versement transport, qui permettrait de financer cette zone unique. Nous appelons l’ensemble de la majorité de gauche à la soutenir ! Les élus Front de gauche continuent à se mobiliser, avec les usagers et les salariés, pour de nouveaux financements pour les transports publics : c’est une nécessité pour les usagers, une exigence sociale et écologique, un atout pour le développement de notre région »

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Mais reste à mettre en place une véritable politique de transports en commun publics. Elle passe par des investissements publics et une réorientation des choix de l’entreprise publique gestionnaire, à savoir la SNCF. Cela réclame :

  • Une ré-appropriation par les autorités publiques de leur prérogatives au sein du Conseil d’administration de l’entreprise publique et de décisions fortes au niveau des pouvoirs publics (Etat & Région)
  • L’arrêt de la privatisation, rampante ou déclarée, de la SNCF (filialisation, vente de filiales, développement du fret routier)
  • Une véritable politique régionale de transport, tenant compte des besoins de déplacement des usagers, notamment des salariés (trajets domicile-travail, principalement vers Paris), c’est-à-dire un réseau rénové & modernisé, capable d’absorber l’augmentation continuelle du nombre de voyageurs.

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A Sénart, nous sommes particulièrement concernés .

Le manque d’emplois, donc l’obligation d’aller vers la capitale, et la ligne D du RER, obsolète, vétuste avec ses problèmes à répétition (« train supprimé en raison d’un retard de mise en service », « …..en raison d’un problème de fermeture des portes », etc…) rendent urgent un plan d’investissement, à la fois pour la rénovation et le renforcement des capacités (sans parler de la mise aux normes « handicapés » des gares).

Ce n’est pas avec la gare TGV que l’on nous promet à Lieusaint que ces problèmes récurrents et quotidiens seront résolus, à part pour quelques ‘décideurs’ et édiles locaux qui n’auront plus besoin de s’embêter dans les bouchons autoroutiers (car ils ne prennent pas le train, il y a bien trop de "gens du peuple")

 

"Monsieur Hollande, venez à Clichy voir notre métro !", par G. Schmaus, A. Mendez et Ch. Garnier

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Désormais Président de la République, grâce à la gauche rassemblée avec notre apport, nous souhaitons que « le changement maintenant » passe par le métro de Clichy.
Venez voir à la station « Mairie de Clichy », l’entassement des usagers comme des bestiaux.
Savez-vous qu’en 1969, il y a 43 ans, le conseil d’administration de la R.A.T.P. avait décidé le dédoublement de la ligne 13 pour en finir avec les deux branches partant de « La Fourche » et allant, l’une vers Saint-Ouen, l’autre vers Clichy ?
Aujourd’hui, les pouvoirs publics prétendent que le prolongement de la ligne 14 (météor) de Saint-Lazare à Saint-Ouen permettra de désaturer suffisamment la ligne 13. C’est inexact.
En effet, dans son rapport du 26 mars 2012, la commission d’enquête reconnaît elle-même, page 84, que la désaturation de la ligne 13 à Clichy n’atteindra pas 20%, tout en taisant que dans les 10 ans à venir, la population augmentera dans ce secteur de 10% et les emplois de 25%.

Hormis, les maires de Clichy et de Saint-Ouen, ceux de Gennevilliers, de Saint-Denis et de Stains partagent avec leurs conseils municipaux respectifs notre point de vue ainsi que le président de l’agglomération de Plaine Commune(1).
En outre, s’agissant d’un équipement appelé à rouler un siècle et demi, et compte tenu des besoins croissants en transports collectifs, il est crucial de voir bien et loin.
Aussi, en espérant vivement qu’il vous sera prochainement possible de venir sur place et en vous en remerciant à l’avance, veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de nos respectueuses salutations militantes.
Guy Schmaus avec Annie Mendez et Christian Garnier
(1) L’agglomération comprend Aubervilliers, Epinay, La Courneuve, Pierrefitte, l’Ile Saint-Denis, Saint-Denis, Stains, Villetaneuse.

 

CGT des Cheminots : Grand meeting national des cheminots le 4 avril à Paris !

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Clichy est aussi une ville cheminote et accueille outre des ateliers menacés de délocalisation, la direction fret Nord de la SNCF.
La CGT annonce la tenue d'un grand Meeting des cheminots à Paris- Gare de Lyon, mercredi prochain 4 avril pour la défense du fret SNCF, le développement du Service Public ferroviaire et l’amélioration des conditions sociales des cheminots.
Ces objectifs de luttes sont justes et bons pour l'emploi, les services publics, l'aménagement du territoire et la protection de l'environnement.
Ils sont également conformes à l'intérêt des usagers.
Dialogue clichois met en ligne l'appel du syndicat.
Depuis 2003, la CGT n’a de cesse de dénoncer la casse du Fret SNCF. Les multiples plans fret imposés par le gouvernement et la direction ont entrainé un gâchis social, économique financier qui est constaté par tous.
PLUS DE 5000 EMPLOIS ONT ETE SUPPRIMES ENTRE 2008 et 2011 !
L’ouverture à la concurrence du Fret Ferroviaire sur le territoire national depuis 2006 n’a pas augmenté la part modale du transport de marchandises par fer ! celle-ci est de 15% pour le fer contre 80% pour la route.
Le "nouveau schéma directeur pour le fret SNCF" présenté en 2009, prévoit, entre autre, l’abandon du wagon isolé SNCF, au profit d’éventuelles entreprises privées, mais aussi au profit de la route.
En 3 ans, ce sont plus de 2,5 MILLIONS DE CAMIONS EN PLUS SUR LES ROUTES, la SNCF ne transportant plus que 23 milliards de T/km en 2011, contre 55 milliards en 2000.
Cette logique installe la SNCF dans une position de repli sur le Fret et s’avère être en opposition avec les décisions du " Grenelle de l’environnement ".

A terme, c’est la même politique qui se dessine au voyageur.
DU RAPPORT GRIGNON AUX ASSISES DU FERROVIAIRE.
Les préconisations issues des assises du gouvernement envisagent de réformer le système ferroviaire pour permettre une expérimentation de l’ouverture à la concurrence, dès 2014, des TET et des TER.
Pourtant, aucun texte législatif (français et européen ) n’impose cette ouverture à la concurrence.
Peu importe, la Ministre a missionné le Conseil d’Etat afin que celui-ci précise les conditions nécessaires à cette ouverture à la concurrence :
- Remise en cause de la loi de 1940,organisant le temps de travail à la SNCF.
- Modification de la loi SRU.
- Mise en oeuvre d’un accord collectif de branche, avec la casse du RH 0077 de la SNCF.
- Possibilité de transférer les cheminots vers les entreprises privées....le tout,au plus tard en 2014 !
Parallèlement à ces orientations,l a Direction poursuit la mise en œuvre de son plan social pour " les métiers en contact avec le client " dans la perspective d’une mise en concurrence de la distribution, voire d’une séparation de la vente TER (proximités) et SNCF Voyages dans un projet baptisé " Vision 2015 ".
UNE HOLDING SONNERAIT LE GLAS DE L’EPIC SNCF ET DU STATUT DES CHEMINOTS.
Il est clair que la stratégie du gouvernement et les positions prises par la direction sont de nature à amener à la fin du Service Public SNCF,à la dissolution de l’EPIC SNCF, et donc à l’abrogation du statut des cheminots.
11000 kms de lignes sont menacées de fermeture et certaines dessertes TGV qualifiées de "non rentables" seraient supprimées...
Après le Fret, c’est l’Infra qui a été divisée avec la DCF et les EIC d’un côté et les territoires de production Equipement de l’autre, puis ce fut les métiers transverses devenus "services partagés" (CMGA, Agences Familles, SUGE....), plus récemment ce fut la création de Gares et Connexions, de la filiale SFERIS à l’équipement et les ateliers du Matériel sont dans le viseur de la sous-traitance.
A terme, derrière le vocable de "cadre social harmonisé ", se cache la casse du statut avec la fin du déroulement de carrière ( grille salariale et notations ), de la reconnaissance de l’ancienneté (tableau des échelons), du régime spécial de protection sociale (maladie-retraite), du droit syndical avec la perspective du licenciement.
IL Y A URGENCE A AGIR TOUS ENSEMBLE LE 4 AVRIL 2012 POUR :

  • Maintenir et développer la SNCF comme entreprise publique intégrée ;
  • Refuser l’ouverture à la concurrence comme seule alternative ;
  • Défendre le statut,l’emploi et les salaires.

RENDEZ-VOUS A PARIS, PLACE HENRY FRESNAY, GARE DE LYON A PARTIR DE 12H !

 

Métro : Dédoublez la ligne 13 !

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La journée du 13 mars aura été une journée de mobilisation des communistes autour de l'exigence de dédoublement de la ligne 13, refusé par l'Etat Sarkozien, la Région dirigée par le socialiste J.P. Huchon et le STIF.
La galère quotidienne, le ras le bol et la colère ne cessent de grandir chez les usagers, écœurés de voir prévaloir le Grand Paris de la Finance au détriment des usagers dans le développement des réseaux de transport.
Contrairement aux affabulations de l'Etat, de la Région et du STIF , la ligne 14 - dont l'utilité n'est évidemment pas en cause-, ne permettra nullement de décongestionner la ligne 13 durablement.
La RATP, le STIF et la Région se sont contentés d'une concertation bidon où tout était décidé d'avance et dont le but premier était l'enfumage des usagers.
Ceux qui, comme le maire de Clichy G. Catoire, ont cru à la solution ligne 14, plutôt que de rejoindre le rassemblement pour le dédoublement de la ligne 13 devraient enfin ouvrir les yeux : contrairement à leur affirmation, il n'y aura pas de nouvelle station de la Ligne 14 sur Clichy !
La station Maison du Peuple, miroir aux alouettes brandie par Catoire à fait pschiiiit !
Les communistes de Clichy, d'Asnières, de Gennevilliers, de la RATP, de Paris, de St Denis, etc. représentant au total 17 sections ont, le matin et le soir, distribué un 4 pages aux usagers, fort bien accueilli.
F. Delalleau, candidat PCF-Front de gauche aux législatives, et G. Schmaus, président du groupe des élus communistes de Clichy ont participé à cette initiative rassembleuse.
De son côté la CGT- RATP dans le communiqué ci dessous porte une appréciation négative sur le projet de contrat entre le STIF (dirigée par la Région) et la RATP qui tourne le dos aux intérêts des usagers et dégraderait encore la situation des transports parisiens tout en accroissant l'exploitation des salariés.
Usagers et agents de la RATP, même combat!

CONTRAT STIF/RATP 2012-2015 : Le service public sous pression!

Le contrat que s’apprêtent a signer Ie STIFet la RATP pour la période 2012/2015, dans une conjoncture politique particulière, est Ie quatrième du genre, mais Ie premier soumis au nouveau cadre législatif europeen qui pousse a la marchandisation des relations entre Ie STIF et la RATP, ce que nous dénonçons!
La CGT/RATP déplore la durée du contrat (4 ans].Pour nous, un contrat d'une durée plus longue (6 ans) aurait permis davantage d'anticipation et de planification en matière de développement des transports qui nécessite la mobilisation de moyens importants sur Ie long terme.
Ce contrat comporte deux principaux volets : Un portant sur les investissements ; Un portant sur les conditions de fonctionnement et d'exploitation des réseaux actuels.
Sur Ie volet Investissements, il se caractérise par un haut niveau d'engagement (6,5 milliards d'euros sur 4 ans) qui seront supportes par les deux parties prenantes, essentiellement pour terminer les opérations inscrites au contrat de plan Etat/Région 2000-2006 (nouvelles lignes de tramway et prolongement des Lignes de métro 4, 12 et 14) et pour renouveler Ie matériel roulant arrivant en fin de vie.
Sur Ie volet Exploitation, ce contrat a été construit à offre constante (toute évolution étant renvoyée a des avenants) et est marqué par une contradiction fondamentale :
- D'un cote, la RATP se voit imposer des obligations bien plus contraignantes qu’antérieurement en matière de niveau de production et de qualité de service;
- De l'autre, la maquette financière prévoit notamment de multiplier par deux l'objectif de productivité. Ceci correspond à 500 suppressions d'emplois annuelles. Dans Ie même temps, les effectifs RATP sont déjà revenus sous Ie niveau de 2004 malgré une progression du trafic de près de 20 % depuis 10 ans !
Avec la perspective d'une nouvelle baisse des effectifs et de nouvelles dégradations des conditions de travail des personnels, nombre d'objectifs affiches dans Ie contrat n'ont aucune chance d’être atteints ..
On peut à ce sujet s'interroger : faut-il y voir une stratégie pour tenter de démontrer que l'entreprise publique ne peut assumer l’ensemble des missions qui lui sont confiées ?
Cette situation reflète surtout L’insuffisance globale des moyens financiers affectes au système francilien de transport public et le désengagement de I'Etat dans ses responsabilités.
Autrement dit, on va demander aux agents du Service Public de faire toujours plus avec toujours moins !
Les clauses sociales: ce sont les seules a n’être accompagnées d'aucun engagement contraignant en matière d'emplois et de règlementation du travail et n'ont qu'une valeur d'affichage et de bonnes intentions...
II est remarquable de constater que seules les clauses sociales échappent, en cas de manquement, à pénalité financière ou obligation contractuelle ... Force est aussi de constater que Ie dialogue social est négligé lorsque l'on constate que les syndicats de la RATP, comme les élus du personnel, n'ont, à aucun moment, été associés à l’élaboration d'un contrat qui pourtant aura des impacts directs et importants sur les conditions de travail de chacun des 44.000 agents de la RATP.
Et I'Etat? Après avoir contraint pendant des décennies la RATP a s'endetter lourdement pour financer les dépenses nécessaires au développement des réseaux, I'Etat laisse aujourd'hui les contribuables de la Région, les usagers et les personnels de l'entreprise supporter seuls Ie prix de cette dette (5,2 Mds €), conséquence de son désengagement.
La CGT/RATP exige que l'Etat, propriétaire de la RATP, assume ses responsabilités en assumant la dette de la RATP, fruit de ses choix politiques et en mettant en place un Pôle Public Financier pour un financement des services publics déconnecté des marches et de leurs agences de notation.
Des dispositions préoccupantes : les informations économiques que la RATP devra fournir au STlF sous peine de pénalités.
II s'agit notamment du détail des couts de production par dépôt d'autobus, cette demande vise, en réalité, à préparer I'alignement des « coûts » de la RATP avec ceux du secteur prive... anticipant ainsi la mise en concurrence de la RATP et faisant Ie jeu des politiques libérales qui visent à casser les entreprises publiques !
Pour la CGT/RATP, cela vise à remettre en cause tant Ie modèle social de l'entreprise publique que son modèle économique intégrant les fonctions ingénierie, de maintenance et d'exploitation.
Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, la CGT/RATP porte une appréciation négative sur le contrat STIF/RATP 2012-2015.
Nous appelons chaque acteur à tirer tous les enseignements des évolutions récentes :
Nous interpellons Ie gouvernement pour qu'il assume toutes ses responsabilités afin que le système de transports franciliens dispose des moyens nécessaires à son fonctionnement et à son développement.
Nous interpellons les élus de la Région pour qu'ils fassent Ie choix de cet outil privilégié que sont les entreprises publiques de transport comme la RATP et la SNCF pour mettre en place des réseaux de transport performants et répondant aux immenses enjeux en termes de transport collectif de personnes.
Nous interpellons la direction de la RATP pour que le traitement social des agents ne soit plus la variable d'ajustement d'une gestion qui doit retrouver les objectifs qui ont prévalu a la création de notre entreprise publique: la réponse aux besoins de transport.
Nous interpellons les usagers pour, qu'avec nous, ils se mobilisent pour un service public de transport plus efficace et accessible a tous, pour Ie développement des réseaux, et contre une mise en concurrence des opérateurs qui entraine Ie dumping social et dégrade la qualité du service. La CGT/RATP agit pour que l’intérêt collectif ne soit pas sacrifié sur l'autel du libéralisme et pour défendre Ie service public!
Paris, Ie 12 mars 2012

 

Hauts-de-Seine : Pour le remboursement à 50 % de la carte Imagine’R par le Département

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Les élus du groupe communiste et citoyen du conseil général des Hauts-de-Seine, la fédération du PCF 92 et le MJCF 92, organisent, du 6 au 10 février, une semaine d’actions départementales afin d’exiger le remboursement à 50 % de la carte de transports Imagine R par le conseil général.
Lundi 6 février à 18 heures sur le parvis de la Défense, à l’appel du MJCF 92, et le mercredi 8 février de 8 heures à 10 heures dans le hall du RER A de la Défense, à l’initiative des conseillers généraux du groupe communiste et citoyen et du PCF 92, les alto-séquanais pourront soutenir cette campagne de pétition.
Puis le vendredi 10 février, lors de la séance publique de l’assemblée départementale, les premiers milliers de signatures déjà recueillies dans chaque ville seront remises au Président du conseil général des Hauts-de-Seine.
Le remboursement à 50 % de la carte Imagine’R par le département permettrait aux collégiens, lycéens et étudiants des Hauts-de-Seine de moins de 26 ans d’avoir plus facilement accès aux offres de formation, d’emploi et de loisirs.
Le département des Hauts-de-Seine, le plus riche de France avec un budget de 2 milliards d’euros, en a les moyens. En pleine crise économique, ce dispositif serait une mesure de justice sociale en faveur des jeunes.
Les jeunes en ont besoin, le 92 en a les moyens !
Le département des Hauts-de-Seine est un véritable lien entre Paris et la grande couronne, il offre à ses habitants de nombreux bassins d’emplois et de formations, de multiples lieux de culture et de zones de loisirs.
Tous ces lieux sont accessibles à travers un réseau important de lignes de métros, de RER, de trams et de bus. Réseau, qui, suite à l'exigence des franciliens que nous avons relayée, va se densifier dans les années à venir.
A l’heure où la question de la lutte contre la ségrégation géographique des territoires est au cœur des débats pour le développement de l'Ile-de-France, notre département se doit de mener une politique forte en matière d’accès aux transports et de droit à la mobilité trop souvent remis en cause par le coût des transports.
En pleine crise économique, alors que les jeunes sont la catégorie sociale qui s’est le plus appauvrie, que de nombreuses familles rencontrent d’importantes difficultés, nous réclamons une vraie politique sociale en faveur des jeunes des Hauts-de-Seine.
C’est pourquoi nous demandons le remboursement à 50 % de la carte Imagine’R par le Conseil Général pour tous les jeunes bénéficiaires de ce titre de transport, collégiens, lycéens, étudiants, sans conditions de ressources.
signature sur internet : pétition carte imagine'R

 

MARCHE AVANT pour la MERIDIENNE 77

Charlotte Blandiot Faride, Conseillère régionale du Front de Gauche-PCF, élue en Seine-et-Marne, rendant compte de son mandat, nous a adressé ce communiqué.Charlotte_1.jpg

« Le groupe Front de Gauche a proposé et a fait voter un amendement de 100 000 € pour engager les études de faisabilité d'une « Tangentielle ferrée nord-sud Seine-et-Marne » et reconnaît, de fait, ce projet comme un besoin de notre région.

Ce projet de Méridienne est soutenu par de nombreux habitants et élus de Seine et Marne, en particulier la ville de Mitry-Mory qui le proposait dans le cadre de l'appel à projets de Paris-Métropole : il s’agit d’une tangentielle ferrée reliant les secteurs de Roissy-en-France, Marne-la-Vallée, Val-d’Europe, Sénart et Melun et connectée au réseau SNCF existant. Cependant, les études sur ce projet, contrairement à l’engagement pris l’an passé, n’ont pas été engagées au cours de l’année 2011 (…).

(La Seine-et-Marne) souffre aujourd’hui d’un manque important de dessertes en transports en commun, alors même que ce secteur a connu au cours des dernières décennies une forte poussée démographique et un fort développement urbain.

Cette liaison de grande couronne en rocade permettrait des interconnexions entre les différentes lignes existantes menant vers Paris ( en particulier les RER A, B, D, E), et un maillage mettant en relation des zones couvrant un total de 650 000 emplois, notamment sur les secteurs économiques majeurs.(…)

Notice Meridienne partie 1

Elle irriguerait un bassin comptant plus de 600 000 habitants sur la zone de desserte proche, et plus d’un million d’habitants sur les zones d’influence directe du projet, soit un total de 1,6 millions de Franciliens.

On le voit, en termes d’emploi et de mobilité entre secteurs d’activité et zones urbaines, ce projet peut donc constituer une réponse cohérente aux besoins de transports collectifs sur l’Est de la grande couronne, c’est pourquoi les études concernant sa faisabilité doivent être engagées dans les meilleurs délais »



Au-delà des termes techniques (« méridienne », « tangentielle », rocade »), c’est la proposition de désenclaver la Seine-et-Marne vis-à-vis d’elle-même : plus grand département de l’Île-de-France dont elle couvre la moitié de la superficie, ses habitants ne peuvent pas se déplacer du nord au sud, de Meaux à Melun, sans passer par Paris.

Les objectifs sont donc pertinents :

  • relier les bassins de vie et d’emploi seine-et-marnais entre eux
  • réduire les temps de déplacement domicile-travail
  • réduire l’utilisation des voitures qui empruntent la Francilienne

En termes d’investissement, il y aurait lieu de réaliser les liaisons ferrées entre les pôles, mais à partir des gares existantes qui deviendraient de véritables interconnexions utiles aux déplacements des Seine-et-Marnais en général et des Sénartais en particulier.

J’ai dit interconnexions ? Oui, il faut des interconnexions de banlieue pour répondre aux réels besoins de déplacements quotidiens, c’est ce dont nous avons besoin à Sénart et non d’une « interconnexion TGV » !

 

TARIFICATION UNIQUE des TRANSPORTS en ÎLE-DE-France :

Le Conseil du Syndicat des transports d’Île-de-France (STIF) s’est prononcé mercredi 7 décembre sur une réforme des tarifs des transports en Île-de-France, notamment avec la mise en œuvre d’une zone unique au tarif de la zone 1-2, financée par une augmentation de la contribution des entreprises, le versement transport. Cette mesure entrera en vigueur en janvier 2013.

Peut-être avez-vous suivi les péripéties politiques de cette mesure, présentée comme le résultat d’un choix et des négociations PS/Verts : c’est oublier que, lors de la campagne des élections régionales en 2010, c’était une proposition du seul Front de Gauche ! Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et tête de liste en Île-de-France, ……. Et ce sont les élus du Front de Gauche du Conseil Régional qui depuis l’an passé, n’ont eu de cesse de porter cette proposition pour qu’elle soit enfin votée par la majorité de Gauche.

Bref, passons……

La zone unique, c’est quoi au juste ? C’est un billet de transport à prix unique, valable pour toute la région parisienne. C’est surtout la fin de la triple peine pour les usagers de Sénart, entre autres : avec le système actuel du prix par zones, plus on habite loin de Paris, plus on subit la dégradation des transports (fatigue, retards et suppressions de trains) et plus on paie cher !

Au sein du Conseil Régional, la tentation a été forte de faire peser cette mesure de justice sociale sur les usagers ou les collectivités ; c’est pourquoi, les élus Front de gauche se réjouissent que toute la Gauche ait adopté sa proposition : une zone unique au tarif de la zone 1-2, financée par le versement transport.

De plus, les élus Front de Gauche ont proposé lors du débat budgétaire le dézonage le week-end et les jours fériés des Pass Navigo dès 2012 : cela signifie que ceux qui utilisent un Pass-Navigo de 2, 3 ou 4 zones, par exemple, pour aller tous les jours du Mée, de Savigny ou de Lieusaint à Brunoy, Montgeron ou Villeneuve-Saint-Georges, pourront aller à Paris sans payer de supplément (le dézonage existe déjà pour les étudiants)

Cette zone unique est une proposition juste et efficace. Juste, parce que les entreprises bénéficieront directement de la suppression des zones, puisque la part des transports qu’elles remboursent à 50% à leurs salariés sera diminuée d’autant (petit rappel : ce remboursement remonte à 1981 grâce au Ministre des Transports,….un certain Charles Fiterman……l’un des 4 ministres communistes du premier gouvernement d’Union de la Gauche sous Mitterand) Efficace, parce qu’elle dégagerait 800 millions €, permettant de financer la zone unique et d’investir pour améliorer la qualité des transports.

 

Les Paroles & les Actes (ou Le Boute-en-Train vous mène en Bateau )

Comme disait Môôssieeuu Pasqua, « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ». Il n’est pas inutile, puisque nous entrons en période électorale, de s’interroger sur le jeu démocratique, de se demander les raisons qu’ont les partis politiques de briguer les suffrages des citoyens et peut-être aussi de regarder qui sont les véritables porteurs de réformes novatrices ou les défenseurs des intérêts de notre peuple.

Dès le printemps dernier, la perspective d’une victoire de la Gauche au Sénat amenait mes camarades du Groupe CRC (Communiste, Républicain et Citoyen) à avancer des propositions au cas où….. : ils disaient qu’il fallait revenir sur la « réforme » ( !) de l’organisation territoriale, qu’il fallait enfin que le Sénat discute de projets que le groupe déposait mais que la Droite refusait de mettre en débat (transparence de la vie politique, vote des étrangers aux élections locales,….)

UN TRAIN (de mesures) DE SÉNATEUR

Ainsi, la nouvelle majorité à peine installée, les sénateurs communistes et du Parti de Gauche ont d’emblée proposé à leur collègues socialistes d’examiner plusieurs dossiers :

  • annulation de la « réforme » territoriale
  • scolarisation des enfants de moins de 3 ans
  • moralisation de la vie politique (contrôle des relations entre les hommes politiques et les milieux d’affaires !)
  • rétablissement du principe de l’interdiction du travail du dimanche
  • interdiction des licenciements boursiers (avant la Primaire socialiste : Merci qui ?)
  • interdiction des coupures de gaz et d’électricité durant la saison hivernale
  • restitution à l’Etat des concessions d’autoroutes

D’ores et déjà, la mesure la plus emblématique de la « réforme » territoriale est abolie, la création du Conseiller territorial, Super-élu qui aurait renforcé la professionnalisation de la vie politique locale

Voilà du concret : la campagne des Sénatoriales a été porteuse de ces dossiers, et une fois élu, il faut mettre en œuvre ce qu’on a promis ! Ce qui est en train d’être fait.

UN CERTAIN TRAIN DE VIE…..

Le 18 novembre dernier, à 2h20 en TGV du Palais du Luxembourg, est venu en discussion au Parlement européen un texte en faveur de la poursuite de la libéralisation du transport ferroviaire, en bref un document visant à confier au secteur privé le transport de marchandises (le fret) et de voyageurs.

En son temps, Mme Thatcher avait initié cette politique dans son pays, la Grande-Bretagne : on sait ce qu’il en est de la qualité et de la sécurité des trains britanniques !

Aujourd’hui, ses épigones, Sarkozy et Merkel en tête, veulent l’appliquer aux autres pays européens. Mais qu’attendre d’autre de la part de cette Droite européenne décomplexée, elle qui veut aller jusqu’à privatiser tous les services, y compris l’éducation ou la santé (rappelez-vous la directive Bockelstein) ?

SORTIR DU TRAIN-TRAIN ?

Aujourd’hui, la « Gauche », du moins ceux qui s’en réclament, plaide pour le développement du « transport ferré » pour lutter contre les diverses pollutions causées par le trafic routier (voyez la Francilienne, véritable autoroute à camions) et des « transports publics » comme moyen d’égalité territoriale.

Or, que croyez-vous qu’il advint dans le magnifique (et coûteux) hémicycle de Strasbourg ?

Le texte dit de « refonte du premier paquet ferroviaire » a été adopté par les parlementaires du Parti Populaire Européen (la Droite) mais aussi par ceux du Parti Socialiste Européen (comme son nom l'indique). Habituellement plus réservés, les eurodéputés socialistes français ont voté en faveur de ce texte qui prévoit la séparation de la gestion du réseau de son exploitation (chez nous, RFF a déjà repris le réseau SNCF).

QUAND L’ÉCOLOGIE DÉRAILLE....

Mais les écolo, me direz-vous, « ils ont sûrement voté contre » !, eux qui ne jurent que par le « zéro voiture », le « développement durable », la « sortie du nucléaire » ,….….

Oh, ils se sont brillamment distingués, puisque les eurodéputés français d' « Europe Ecologie / Les Verts » ( !?) se sont courageusement abstenu sur un projet pourtant largement combattu par les syndicats de cheminots et associations d’usagers. Sont-ce d’obscurs militants qui siègent à Strasbourg ? Mais non, ils ont été ou sont bien en vue dans les médias. Si je vous dis : Daniel Cohn-Bendit, José Bové ou …….Eva Joly, çà vous parle ?

Seule la Gauche Unie Européenne où siègent les élus du Front de gauche (avec les vrais écolos d’autres pays, notamment scandinaves) a voté contre

CQFD !

Au train où vont les choses, certains risquent d’en être réduits à ….regarder passer les trains

 

SNCF/RFF : Bataille du rail contre le libéralisme

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Le service public ferroviaire devrait rester un bien commun
C’est un choix de société à opérer: à celui du fric et des intérêts privés, il faut imposer le choix de l'intérêt général.
Or, les politiques européennes de déréglementation autorisent maintenant la circulation de trains privés concurrençant le service public.
De nouvelles entreprises capitalistes peuvent utiliser les rails, les gares, les outils du service public financés par l’argent public… et feront des bénéfices sur les «prix voyageurs». Ce n’est pas acceptable.
Il est préoccupant de voir les députés socialistes européens continuer, par leur vote, à pousser les feux de cette politique libérale des transports. Ce n’est pas ce que la Gauche attend d’un vrai gouvernement de gauche.
Nous sommes confrontés à une tendance de fond, renforcée par les politiques libérales conduisant à des attaques répétées.
Déjà, les voyageurs ne reconnaissent plus leur service public SNCF, avec des prix TGV illisibles, purement commerciaux, qui varient pour la même distance, et avec des pannes fréquentes ou des retards dus au manque d’investissements sur les infrastructures et le matériel roulant.

Mais la démarche libérale se traduit aussi par :
• la casse du Fret (marchandises), accélérée depuis 2002 au mépris du respect de l'environnement, qui vise la filialisation et la privatisation,
• la dérèglementation tarifaire du TGV et la recherche de rentabilité économique,
• la suppression de plus en plus de trains Corail,
• l’impasse financière pour les TER dans laquelle les décisions gouvernementales ont placé les conseils régionaux : abandon de dessertes, guichet fermé le dimanche, suppression de trains, etc…
Usagers et cheminots sont mécontents des nouveaux horaires : ce sont les conducteurs qui supportent la plus grosse charge du "cadencement à venir" et cela sans aucune reconnaissance de la part de l'entreprise.
Les conducteurs se sont vus imposer un accroissement de leur productivité de plus de 17% depuis plusieurs années et que ce regain de productivité n’avait eu comme seul résultat qu’une dégradation de leurs conditions de vie et de travail.
La casse du service public touche en premier lieu les classes populaires et menace l’avenir.
Ces dégradations provoquent des réactions. Les luttes se multiplient depuis plusieurs années aux niveaux local, national et européen. C’est pourquoi les organisations syndicales de cheminots ont répondu le 8 novembre dernier à l’appel à la grève de la Fédération Européenne des Travailleurs des Transports.
C’est pourquoi aussi, le PCF avec le Front de Gauche, défend le service public ferroviaire comme un outil essentiel au service des usagers et de l’aménagement du territoire, garantissant un véritable droit au transport, prenant en compte les exigences environnementales.
La démarche libérale et purement commerciale tourne le dos à cet objectif !
Le service public est porteur de valeurs incontournables pour la société que nous voulons construire : l’égalité sociale et territoriale, la démocratie et la solidarité. Cette logique se situe au coeur de la vision stratégique d’une gauche de transformation sociale. Le PCF, au sein du Front de Gauche, considère le service public ferroviaire comme le moyen indispensable au développement des transports, non plus dominés par la rentabilité à court terme mais centrés à la fois sur les besoins des populations et sur la prise en compte des exigences écologiques.
Le service public ferroviaire, comme les autres services publics, doit échapper aux appétits du marché capitaliste.
Et pour ce faire, un certain nombre de mesures seront incontournables pour le droit au transport pour toutes et tous :
• Rétablir des services publics de qualité, fidèles à leur mission d’égalité, présents sur tout le territoire, démocratiquement géré avec des droits nouveaux aux salariès, aux associations, aux élus locaux.
• Prévoir des investissements publics suffisants, notamment en terme d’infrastructures pour rénover et développer le réseau.
• Assurer l’obligation d’assurer mieux les dessertes (revenir sur les fermetures de gare, fréquence des trains) y compris dans les régions moins denses en population. Pour nous, les activités les plus rentables doivent permettre de financer les autres.
• Revoir la base tarifaire du titre de transport : revenir au tarif kilométrique identique sur tout le territoire : c’est ça l’égalité de traitement des citoyens.
• Ces mesures exigent pour l’efficacité et la sécurité le retour à une seule entreprise intégrée, soit la réunification de Réseau ferré de France (RFF) et de la SNCF. Principale cible de la libéralisation du secteur ferroviaire, le Statut des cheminots est aujourd’hui menacéLa direction de la SNCF et le Gouvernement, dans le cadre de leurs orientations de libéralisation du système ferroviaire entendent réformer le socle social pour l’adapter aux ambitions des « branches » et aux velléités des actionnaires des entreprises ferroviaires privées.
Mais la dimension européenne est devenue incontournable. Un service public ferroviaire européen n’est-il pas envisageable ? C’est un projet indispensable. Cela peut commencer par des coopérations entre les sociétés de chemins de fer européens.
Mais dans ce cadre, un statut unifié des cheminots est nécessaire, basé sur les meilleurs acquis dans chaque pays. Tout le contraire de la "construction" européenne d'aujourd'hui qui vise à opposer les travailleurs de chaque pays en tirant tous les acquis sociaux vers le bas.

 

Tansports : Les Clichois disent OUI à la zone unique mais NON et NON à l’augmentation du Pass Navigo !

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Le débat autour de la tarification des transports en commun en Ile-de-France va être discuté au conseil d'administration du STIF le 7 Décembre et à la Région.
Le PCF est favorable à la création du tarif unique pour l’Ile de France afin de favoriser la mobilité des clichois et des franciliens. Mais pas question que ce tarif unique s’accompagne d’une hausse significative du coût du PASS Navigo .
En particulier des tarifs du Navigo pour la zone1 et 2 dans laquelle est située Clichy.
Toute explosion des tarifs serait intolérable. Alors que la droite et les marchés financiers imposent sans cesse de nouveaux plans de rigueur aux peuples, les communistes refusent de faire payer davantage les usagers.
D’autant que le gouvernement ponctionne une nouvelle fois payer les usagers : le ‘’super plan d’austérité’’ annoncé par François Fillon augmentera ainsi la TVA sur les forfaits et tickets de 5,5 % à 7 %.
Alors zone unique oui, mais pas touche au tarif du Navigo de la zone 1 et 2….
Nous refusons aussi de faire financer la zone unique par les collectivités locales : cela reviendrait à faire payer les contribuables ou à amputer leurs politiques au service des Franciliennes.
Les tarifs sont déjà trop élevés pour la qualité du service rendu : dans le 92 les clichois, comme les gennevillois et les asniérois sont traités par la RATP, le STIF (et donc la Région), l’Etat qui se désengage du financement des infrastructures, comme du bétail sur la Ligne 13 !
Les usagers paient plein pot pour un service moindre qu’ailleurs puisque faute de dédoublement de la ligne, le cadencement des rames est moindre, tandis que les incidents, les arrêts de services, les retards se multiplient. Quant à la dignité des usagers, elle est mise à mal avec l’intervention des « pousseurs RATP » aux portes palières….
Au mépris des usagers, lâchés par le maire G. Catoire, le STIF et la Région ont poussé le prolongement de la ligne 14 répondant mieux aux objectifs du Grand Paris de la Finance au détriment du dédoublement de la ligne 13. Ils ont présenté faussement la ligne 14 comme une solution pour soulager le trafic sur la ligne 13.
C’est prendre les usagers, ou plutôt les sardines de la ligne 13 pour des idiots.

Ils on même un temps fait miroiter sur cette ligne 14, la création d’une station Maison du Peuple sur Clichy, aujourd’hui abandonnée. Miroir aux alouettes pour désamorcer les luttes pour la seule solution durable : le débranchement de la L 13.
Certes, les communistes clichois refusent d’opposer le projet de la ligne 14 à celui de la ligne 13. Les deux sont nécessaires. Mais l’urgence des urgences reste le débranchement de la ligne 13 sur laquelle les usagers sont à bouts et craquent.
Il n’y a pas d’autres solutions que d’obtenir le débranchement de cette ligne afin de rendre indépendante les deux branches actuelles (Asnieres et St Denis).
L’argent manquerait ? Baliverne ! Combien coûte une journée de guerre en Libye, en Afghanistan ou demain en Iran ? Qu’attend la Région Ile de France pour revoir sa copie, se battre pour obtenir les financements et inscrire en priorité la réalisation de ce débranchement?
Le PCF est favorable à la tarification unique : Déjà confrontés à la galère quotidienne des transports en commun, des millions de salarié-e-s franciliens subissent une triple peine : plus on habite loin du centre, plus on s'épuise dans les transports, et plus on paie cher. Après avoir obtenu la suppression des zones 6,7 et 8, les élus communistes veulent aller plus loin : une seule région, un seul tarif, une seule zone : le droit à la mobilité, c'est aussi le droit de s'approprier la métropole, d'en découvrir toute la diversité.
Après des années de bataille sur cette proposition, des élu-e-s du PS ou EELV ont repris cette proposition de tarification unique. Mais les tarifs évoqués allaient de 78 à plus de 100 € par mois ! Inadmissible ! La zone unique doit être une véritable mesure de justice sociale et territoriale pour toutes et tous. La gauche doit maintenant engager la bataille pour obtenir les moyens nécessaires à cette grande mesure.
Mobilisons nous pour faire contribuer les entreprises !
La gauche doit maintenant engager la bataille pour obtenir les moyens nécessaires au débranchement de la ligne 13 et au tarif unique du Pass Navigo . Pour créer cette zone unique au tarif de la zone 1-2, nous proposons d'augmenter la contribution des entreprises (le « versement transport (1) »), en la mettant au même niveau dans toute l'Île-de-France, ce qui rapporterait 800 millions d'euros : assez pour financer la zone unique et permettre d'investir pour améliorer la qualité des transports.
C'est bien aux entreprises, principales bénéficiaires des transports en commun de contribuer à l'amélioration des . Les entreprises sont les premières bénéficiaires de l’amélioration des transports, qu’elles y contribuent est légitime et nécessaire.
Le MEDEF, sans rire, nous joue la complainte des entreprises étranglées. Mais si le versement transport empêchait le développement économique, alors pourquoi Paris et les Hauts-de-Seine, où il est le plus élevé, connaissent le plus fort développement économique ?
La vie économique, les entreprises comme les salarié-e-s ont intérêt à l'amélioration des transports en commun !
Les élus communistes (FDCG) au Conseil régional expliquent :
"Les élu-e-s communistes et Front de gauche sont engagés pour une tarification plus juste. Nous avons déjà obtenu la gratuité des transports pour les chômeurs, les bénéficiaires du RSA et leurs familles, ainsi que pour les jeunes en insertion et des tarifs réduits (- 75 %) pour les précaires. Nous voulons continuer à étendre ces mesures. Nous avons ainsi proposé le dézonage le week-end pour permettre aux Francilien-ne-s de se déplacer partout en Île-de-France avec leur forfait habituel. Face un système de zones particulièrement complexe et inégalitaire — les prix varient du simple au double entre tickets et abonnés pour le RER ou les Transiliens —, nous réclamons une refonte totale du système de tarification et notamment des billets."

(1) Le versement transport, kezako ?
C’est la contribution des entreprises aux transports en commun. Son taux est plus fort à Paris et dans le 92 et moins important en grande couronne. Ces zones, qui datent de 1971, ne correspondent plus à la situation économique. Les communistes proposent un taux unique en Île-de-France, à 2,6%.

 

SNCF : Le double langage du PS, ça suffit!

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Le Parlement européen poursuit sa politique de libéralisation du rail, avec en perspective l'exacerbation de la concurrence, la privatisation, les fermetures des lignes et des dessertes les moins "rentables", les hausses des tarifs... Avec l'aide au Parlement européen, des partis socialistes et singulièrement des députés européens socialistes français.
Cheminots et voyageurs doivent le savoir !
Le Parlement européen était consulté en séance plénière à la mi-novembre sur la refonte du premier paquet ferroviaire.
La CGT explique : « Depuis plusieurs mois la CGT, avec ETF, a pris des initiatives notamment européennes le 24 mai et le 8 novembre, pour faire entendre la voix des cheminots européens auprès des parlementaires européens. Nous demandions qu’ils s’opposent à la séparation totale de la gestion de l’infrastructure et de l’exploitation ainsi que des services ferroviaires connexes tels que les ateliers de maintenance et les gares, et à une future libéralisation des services de transport national de voyageurs. » En vain. Le Parlement européen a poursuivi son choix du dogme de la concurrence et de la libéralisation à tout prix en demandant à la commission qu’elle prépare pour 2012 un texte législatif sur la libéralisation totale du trafic national de voyageurs et la séparation complète de l’infrastructure et de l’exploitation et d’ouvrir les ateliers de maintenance à des tiers. Les résultats du vote ont été les suivants: 538 POUR, 82 cONTRE, 41 ABSTENTIONS . Seul, le groupe GUE/NGL (Gauche Unie Européenne), dont les députés communistes français appartenant à celui-ci, et quelques députés ont voté contre. Les députés français de droite et du Parti socialiste ont voté pour, les députés Verts (quels piètres défenseurs des services publics!) se sont abstenus.
Voici la réaction de Didier Le Reste, ancien Secrétaire Général de la Fédération CGT des cheminots (2000-2010), Animateur du Front des luttes du Front de Gauche

Le double langage, ça suffit?!
Le 16?novembre dernier, le Parlement européen, réuni en séance plénière, était consulté sur la «?refonte du premier paquet ferroviaire?» (ensemble de directives et de textes…). Malgré les diverses mobilisations des cheminots, avec ETF (Fédération européenne de syndicats des transports), il s’est trouvé une majorité de députés pour pousser plus loin les feux de la libéralisation du rail.
Seul le groupe GUE-NGL (Gauche unitaire européenne…), dont les députés PCF-PG français, a voté contre. Les députés français de droite et du Parti socialiste ont voté pour, les députés Verts se sont abstenus. Le résultat de ce vote suscite, et pour cause, incompréhension, déception et colère chez les cheminots et leurs représentants syndicaux.
Le Parlement européen accentue donc son choix dogmatique en matière de modèle de développement par le renforcement de la concurrence, le démantèlement des entreprises historiques de chemin de fer, en offrant aux opérateurs privés la possibilité de venir faire du business, du fric, sur le réseau ferré national au détriment de l’intérêt général.
Certains, pour tenter d’expliquer leur vote, parlent d’un compromis mais de quoi parlent-ils lorsque l’on mandate la Commission européenne pour qu’elle prépare pour 2012 un texte législatif sur la libéralisation totale du trafic national de voyageurs et la séparation (désimbrication…) complète de la gestion de l’infrastructure de celle de l’exploitation?? N’aurait-on tiré aucune leçon de ce qui s’est passé en Angleterre avec la privatisation de British Rail et ses conséquences dramatiques??
Comment peut-on en France s’opposer à l’ouverture à la concurrence des TER, comme le font, avec d’autres élus, et c’est tout à leur honneur, des responsables socialistes au travers d’instances comme l’ARF, le Gart et, dans le même temps, voter avec la droite réactionnaire au Parlement européen pour plus de libéralisation, conduisant à terme à des privatisations??
Il n’est pas surprenant qu’avec de tels positionnements le monde du travail se méfie du politique en s’abstenant majoritairement lors des consultations électorales. Quand on est de gauche, attaché au service public et à son développement, conscient des dégâts qu’ont déjà causés les politiques de libéralisation-privatisation (exemple?: casse de Fret SNCF), on vote contre et on se bat pour construire un autre avenir?!
Le vote intervenu au Parlement européen est d’autant plus dangereux qu’il va renforcer en France les velléités des «?pilotes?», à forte tendance libérale, des commissions de travail des assises du ferroviaire initiées par le gouvernement depuis mi-septembre 2011. Ce n’est pas le débat public attendu, la pertinence de l’ouverture à la concurrence n’est jamais posée et l’enjeu du service public n’est pas abordé.
Les conclusions semblent écrites d’avance, la concurrence est présentée comme inévitable tout comme la casse du statut des cheminots, qui est «?clairement un sujet de discussion?» comme l’a déclaré à la presse la ministre ?de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, confiant en ce sens une mission au Conseil d’État?!
À ce stade de mon propos, je veux exprimer mon profond désaccord avec Gilles Savary, ancien député socialiste européen qui, dans le cadre du groupe de travail qu’il anime, veut faire dater l’ouverture à la concurrence des TER, celle des trains Corail, et propose que l’on s’engage sur la généralisation de cette concurrence.
J’espère que la conjonction des luttes sociales et des actions citoyennes pourra stopper ces chantres du libéralisme. À ce titre, saluons la création, ce samedi 26?novembre 2011, de la Convergence nationale des collectifs pour un service public ferroviaire de qualité, qui va permettre, entre autres, de fédérer les luttes et de peser plus fort sur les décideurs politiques.
La veille de l’arrivée sur le rail français du premier train privé de voyageurs entre la France et l’Italie, que la direction de la SNCF a d’ailleurs favorisée, le Front de gauche, à l’initiative de la commission transports du PCF, organise un débat à Paris le 10?décembre 2011. Celui-ci, réunissant élus, syndicats, associations d’usagers…, réaffirmera l’opposition résolue à la privatisation des chemins de fer et fournira l’occasion de décliner les axes d’une véritable politique alternative de gauche.
À l’instar de la proposition de loi portant sur le financement des infrastructures de transport déposée par les sénateurs PCF-PG le 18?octobre 2011, seront mis en avant?: la réunification du système (suppression de RFF…), la maîtrise publique des choix d’investissements et de financements, le développement du fret, la tarification accessible, le renforcement des moyens humains et matériels, le report modal, la multimodalité, la coopération…
Didier Le Reste

 

Carte Imagine'R : PCF et JC exigent du Département le remboursement à 50 %

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Le PCF et la JC 92 se battent pour le remboursement à 50% de la Carte Imagine'R destinée aux jeunes.
À l’heure où la question de la lutte contre la ségrégation géographique des territoires se pose dans les débats autour du Grand Paris Express qui organise les transports pour répondre aux besoins de la finance et non à ceux des usagers, notre département se devrait d'agir pour l'accès aux transports et le droit à la mobilité.
Droit trop souvent remis en cause par le coût ces transports.
En particulier pour la jeunesse. A Clichy, avec la ligne 13, les jeunes paient plein pot, pour un service de mauvaise qualité, dans des conditions honteuses !
La RATP, la Région, le STIF - G. Catoire, le maire de Clichy, J.P. Huchon (PS) le Pdt de la Région et J.V. Placé (Verts) l'Adjoint aux Transports se couchent devant l'Etat - font fi des attentes en refusant le dédoublement de cette ligne 13 qui multiplie les incidents et les retards et transporte les jeunes et les usagers comme du bétail.
Y a basta! Exigeons sans attendre le remboursement à 50 % de la carte Imagine'R!

En pleine crise économique, alors que les étudiants, la jeunesse, sont la catégorie sociale qui s’est le plus appauvrie, que de nombreuses familles rencontrent d’importantes difficultés, nous réclamons une vraie politique sociale en faveur des jeunes des Hauts-de-Seine.
Le coût pour les jeunes clichois devient prohibitif pour aller aux universités de Nanterre, de St Denis, de Villetaneuse ou sur Paris ...
C’est pourquoi les communistes demandent le remboursement à 50% de la carte Imagine R pour tous les bénéficiaires de ce titre de transport, collégiens, lycéens, étudiants, sans conditions de ressources.
Le coût en année pleine serait de 12 millions d'euros. Le Conseil général des Hauts de Seine, le département le plus riche de France en a largement les moyens.
Dirigés par des élus communistes, les conseils généraux de Seine Saint-Denis et du Val de Marne, pourtant loin de disposer des ressources fiscales des Hauts de Seine- avaient voté le remboursement à 50 % de la carte Imagine'R.
Faut il rappeler que la Fac Pasqua représente un gâchis de centaines de millions d'euros ? Ajoutons à cela que le Conseil Général a 28 millions de recettes supplémentaires cette année. Et qu'il a mis "en provision" plus de 9 millions d'Euros...
Oui, il y a de quoi trouver l'argent pour cette mesure de justice.

 

LAMENTABLE !

Il n'est sans aucun doute pas d'autre mot pour désigner la « réunion publique » du 24 juin à l’université de Sénart qui devait permettre un débat sur le RER D et aborder ses difficultés. Réunion privée, plutôt, au regard du nombre de personnes présentes, du ton bienséant des échanges, et même , et surtout, de l’intervention convenue du responsable de l’association SADUR, censée représentée les usagers.

75 personnes en tout & pour tout, soit même pas la moitié de l'amphithéâtre : on ne peut dire que le SAN, le STIF, la SNCF et RFF réunis aient attiré les foules ! Comment s'en étonner alors que l'information a été minimaliste, à l'inverse de celle qui a prévalu pour la réunion sur la gare TGV deux mois auparavant ? Comment s'en étonner alors que la désespérance gagne chaque jour du terrain chez les usagers face à un réseau (matériels et installations) qui se dégrade de jour en jour ?

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Certes, les personnes présentes ont fait part de leur mécontentement, mais rien de bien nouveau puisque c'est le lot quotidien des milliers de voyageurs. Poliment, le responsable du réseau sud-est de la SNCF a répondu aux interrogations : en gros, on n'y peut rien, c'est la faute au mauvais système de freins acheté il y a peu; il reconnaît les faits, sorte de "plaider-coupable" qui l'absoudrait de cette gestion laxiste.

Car, même furtives, les données fournies par la SNCF parlent d'elles-mêmes quand des graphiques non-équivoques ont pour indicateurs les problèmes de personnel et les défaillances de matériel : on ne peut pas avoir une politique de réduction constante des effectifs et penser améliorer un réseau qui doit supporter toujours davantage de voyageurs !

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Ce vendredi 8 juillet, 1h30 pour rejoindre la gare de Lyon : le train « aurait heurté quelque chose » lors du passage d’une gare, le conducteur a dû demander l’autoriser pour………continuer au ralenti, s’arrêter ‘en pleine voie’ une demi-heure et nous faire descendre à Vert-de-Maisons afin d’attendre le train suivant ! Donc, absence totale de réactivité , d’organisation et de prise de décision à un problème dans une entreprise de cette dimension ?! : « on » voudrait privatiser la SNCF que l’on ne s’y prendrait pas autrement, car, comme dit le proverbe : « quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage »

De plus, un prospectus concernant l’étude d’impact de travaux du RER D (étude dont personne n’a entendu, ou voulu parler) précise bien qu’ à terme il y a aura bien un arrêt supplémentaire vers Paris, au Carrefour Pompadour.

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Vite, exportons « Vélib’ » en grande banlieue car , au rythme de la dégradation du service (pourtant) public de transport ferré, il sera bientôt plus rapide de relier Paris à la force de nos mollets !

 

à L'Haÿ - Juillet/Août 2011 : NOTRE INTERVENTION EST INDISPENSABLE !


Le 21 mai dernier, les maires des trois communes, Chevilly-Larue, L’Haÿ-les-Roses et Villejuif, inauguraient symboliquement une station de métro au cœur du quartier de Lallier. C’est une étape importante pour la mobilisation pour qu’un jour (dix ans ou peut-être moins) le métro desserve notre ville. Rappelez-vous, il y a un an personne ne voulait y croire.

A force de ténacité et de travail l’ensemble des élus, opposition comprise, se prononçaient en janvier 2011 pour demander à la société du Grand Paris (l’Etat) que la ville bénéficie d’une station de métro dans le cadre du prolongement de la ligne 14 jusqu’à Orly. Cette nécessité pour près de 35.000 habitants s’inscrit dans l’objectif de desservir directement les quartiers urbains. Mais voilà, bien que l’affaire semblât acquise, il reste à démontrer à la société du Grand Paris notre volonté d’accueillir cette formidable opportunité.

C’est pourquoi nous sommes favorables à ce que la majorité municipale organise une mobilisation sans précédent, avec concertation, débat et propositions en lien avec les habitants. Aujourd’hui l’appui de tous les L’Haÿssiens est indispensable, c’est une intervention pour l’avenir de la ville. Vous pouvez d’ores et déjà poursuivre la mobilisation en signant la pétition en ligne sur le blog des élus communistes et apparentés : http://groupecommuniste-app-lhay94.elunet.fr

Stéphane Coloneaux, Maire-adjoint,
Président du groupe communiste et apparenté

  • Nous rappelons à toutes fins utiles qu’un communiqué sur les événements de début juin est également disponible sur notre blog.


 

CE SOIR…TOUS à l’HEURE….du RER D

Ce soir, rendez-vous au Centre Universitaire de Sénart pour une réunion publique concernant le ligne D du RER.

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Un projet de « modernisation » semble sur les rails et la réglementation oblige à consulter la population. Des « responsables » des entreprises « compétentes » devraient être invités : SNCF, RFF, STIF.

L’enjeu :

Que cette ligne ferroviaire assume son rôle dans le cadre d’un service public de transport digne de ce nom ! Les usagers ne sont plus en mesure de supporter retards et suppressions à n’en plus finir !

Alors que le projet de Grand Paris va mobiliser des milliards, la ligne D doit faire l’objet d’un plan de rénovation de 500 millions, insuffisants pour moderniser le réseau (matériel roulant, signalisation, …….) Surtout, que la SNCF cesse de réduire le nombre de cheminots : les problèmes sont surtout dus aux carences dans l’entretien des voies et des rames, donc à une question de moyens humains, variable d’ajustement facilitant le taux de rentabilité.

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Les Propositions :

  • Que les pouvoirs publics, l’Etat (actionnaire de la SNCF), la Région (qui dirige le STIF), RFF (propriétaires des infrastructures) engagent des « autorisations de programme » sur le long terme, planifient la rénovation du réseau comme est planifiée la croissance démographique de Sénart.
  • Quant aux alternatives en terme de trafic :

-mise en place de trains semi-directs comme sur les autres lignes RER

-création d’une ligne tengentielle nord-sud, facilitant les trajets intra-seine-et-marnais (ce projet, abandonné depuis, figurait au SDRIF il y a vingt ans)

  • Sur les tarifs, mise en place d'une tarification uniquePass__Navigo_-Zone_Unique.jpg

REUNION PUBLIQUE à 20 h , ce Vendredi 24 juin

Centre Universitaire de Sénart

à LIEUSAINT (entre la gare de Lieusaint-Moissy et le rond-point « Berger »)

 

Métro et bus : NON à la hausse décidée par Huchon (PS)

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Les communistes s'opposent à l'augmentation des tarifs des transports en Ile-de-France.
Au 1er juillet 2011, le Pass Navigo Mensuel va passer
zones 1-2 de 60,40 € à 62 €
zone 1-3 de 78,20 à 80,3 €
zone 1-4 de 95,50 à 98,10€
soit 2,7 % de hausse sur les abonnements.
Cette nouvelle hausse est inacceptable pour les habitants et les salariés de Clichy et des Hauts de Seine ! Elle s’ajoute à la hausse de 6,7 % que le PS et les Verts avaient imposée aux usagers de notre département en 2010.
Entre 2008 et 2011, ce sont plus de 10 euros mensuels supplémentaires que les usagers doivent débourser alors que les RER et métros sont bondés, saturés, en retard.
Ainsi les usagers de la ligne 13 dont la situation dramatique n'a pas été prise en compte par le STIF et Huchon qui refusent obstinément le dédoublement de la ligne, paieront toujours plus pour un service toujours moins. Ils "bénéficient"en effet de deux fois moins de rames que sur les autres lignes , vu l'alternance des destinations St Denis\Asnières...
Faute d’investissement pendant des années, le réseau francilien souffre actuellement de dégradation et de ressources insuffisantes pour assurer son bon fonctionnement.
Ces nouvelles hausses décidées par le STIF (Syndicat des Transports d’ile-de-France) qui gère les transports en Ile-de-France, ne sont pas de nature à régler les problèmes, il faut absolument obtenir de nouveaux financements.
Notamment du côté des entreprises ( versement transport) et de l'Etat. Le PCF propose la création d’une zone unique à 60 € pour toutes et tous. L’harmonisation du versement transport à 2,6% permettrait de financer cette mesure de justice sociale et territoriale et de renforcer l’offre de transports.
Les communistes exigent le transfert du FARIF (Fonds d’ame?nagement de la Re?gion I?le-de-France) au STIF. Il s’agit d’une taxe sur les bureaux, centres commerciaux et entrepo?ts. Destine?e a? l’I?le-de-France, l’E?tat la de?tourne depuis 10 ans ! Un hold-up de 1,7 milliards d’€ qui auraient du? profiter aux transports franciliens.
Rappelons qu'en créant en 1981 la carte Orange (ancêtre du Navigo), remboursée à 50 % par l'entreprise, le ministre Communiste Ch. Fiterman estimait qu'il s'agissait d'une étape vers la prise en charge totale par l'employeur.
On n'a toujours pas avancé sur ce point ! Les communistes clichois s'inscrivent toujours dans cette perspective pour les déplacements liés au travail.
Contrairement aux élus PS et Europe Ecologie-les Verts, les élus PCF-Front de Gauche ont voté contre cette augmentation proposée par Jean-Paul Huchon (PS).

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