Mot clé - Taxe professionnelle
L'interview de Maxime Camuzat (Maire PCF de St Germain du Puy) par la Gazette des Communes
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le mercredi 1 décembre 2010, 14:09 - Tous les billets
TP : une contribution profondément remaniée
envoyé par lagazettefr. - L'info video en direct. Vous pouvez voir la page illustrée par cette interview sur le site de la Gazette des Communes
Les orientations budgétaires pour 2010 : la position des élus communistes et personnalités
Par Les élus du Blanc-Mesnil (Groupe des élus communistes, apparentés et partenaires du Blanc-Mesnil) le Le vendredi 19 février 2010, 10:36 - Tous les billets
Yann Le Pollotec, conseiller municipal du Blanc-Mesnil, président du groupe communiste et personnalités.
En ce début d’année les mauvaises nouvelles s’accumulent sur les collectivités territoriales et en particulier les villes : suppression de la taxe professionnelle, réforme des collectivités vers moins d’autonomie et de démocratie locale.
Ce qui est en jeu ? Ce n’est rien moins que le service public local de proximité qui assure de nombreuses missions de solidarité et de développement social et culturel mais aussi 75% des investissements publics de notre pays.
De telles réformes ne sont pas de nature, bien au contraire, à répondre aux attentes sociales ni à résorber les déficits publics. Elles ne peuvent que contribuer à enfoncer davantage encore le pays dans la crise. De l’argent il y en a beaucoup. Chacun le sait bien. C’est pourquoi nous proposons de taxer les banques, les compagnies d’assurance et tous les capitaux spéculatifs pour favoriser les investissements utiles, l’emploi qualifié, l’éducation pour la réussite scolaire, les transports collectifs de qualité, la santé et le développement durable pour la préservation de la planète.
Au Blanc-Mesnil, nous ne céderons pas aux sirènes du renoncement. Notre ville et ses habitants ont besoin de services publics solidaires, de nouveaux équipements pour confirmer son attractivité, de projets de développement économique et commercial pour la vie quotidienne et la création d’emplois. Nous voulons également favoriser la construction de logements diversifiés, sociaux et en accession. Nous allons poursuivre la rénovation des quartiers avec le programme de rénovation urbaine et conforter la redynamisation du centre-ville pour tous.
Les travaux de l’écopôle vont débuter cette année. Nos écoles feront l’objet de toutes nos attentions. L’achèvement des travaux du Deux Pièces Cuisine va compléter, pour les musiques actuelles, une offre culturelle diversifiée.
C’est donc, sans augmentation de la fiscalité locale, un budget de combat pour la justice sociale et la construction de l’avenir que nous proposons pour 2010. Le Blanc-Mesnil mérite un large rassemblement de toutes les forces progressistes. Bien à gauche nous ferons front pour forcer les portes du destin.
Les élus se mobilisent le 19 janvier contre la réforme territoriale et la suppression de la Taxe professionnelle
Par Les élus du Blanc-Mesnil (Groupe des élus communistes, apparentés et partenaires du Blanc-Mesnil) le Le mercredi 13 janvier 2010, 09:52 - Tous les billets
Montreuil, le 8 janvier 2010
Madame, monsieur, Chère amie, cher ami,
La réforme territoriale portée par le président Nicolas Sarkozy et son gouvernement constitue une machine infernale de démantèlement de la République et de la démocratie locale, d’accélération sans précédent des inégalités entre territoires et citoyens, de casse des services et de la fonction publique.
La volonté d’obtenir le retrait des projets de réforme des collectivités locales et de la taxe professionnelle, au delà des élus et des personnels territoriaux qui prennent pleinement conscience de l’extrême gravité de l’offensive, s’exprime de plus en plus clairement.
Lorsque les citoyens, dans une large diversité de sensibilités, sont pleinement en possession des contenus des réformes et de leurs conséquences pour leur vie quotidienne et le devenir des collectivités locales, leur indignation et leur volonté de ne pas laisser faire sont contagieuses ! Et c’est encourageant car rien n’est joué, la mobilisation peut s’amplifier au point d’obtenir le retrait de ces réformes néfastes.
C’est tout le sens de nos efforts, en tant qu’élu communiste, républicain, citoyen et progressiste partout où nous pouvons donner écho à cette exigence.
L’examen parlementaire de la réforme va démarrer au Sénat.
A cette occasion, le 19 janvier prochain, entre 13 h et 15 heures, nous avons pris l’initiative d’un rassemblement national qui se tiendra à proximité immédiate du Palais du Luxembourg.
Ce rassemblement prendra la forme d’un forum revendicatif fait de témoignages et de contributions, permettant un échange fructueux entre les participants et en présence de nombreux parlementaires qui porteront nos exigences au sein de l’hémicycle.
Ce rassemblement national, large et unitaire doit contribuer, à nos yeux, à cette nouvelle étape de convergences des élus, des personnels territoriaux, des citoyens, des militants syndicaux et associatifs qui est indispensable pour mettre en échec les projets mortifères pour la démocratie locale et la décentralisation.
C’est pourquoi, sans à priori, dans le respect de vos choix et de vos engagements, nous vous invitons à ce rassemblement.
Nous serons très sensibles à votre présence et à votre intervention publique à cette occasion, si vous le souhaitez. De nombreux témoignages venant des quatre coins de notre territoire national et de la diversité des collectivités sont sollicités. Votre parole libre en sera d’autant plus appréciée que réside dans la mise en commun des idées et la création de toutes les convergences possibles la clé d’une bataille victorieuse et citoyenne contre ces projets.
Nous sommes entièrement disponible pour en débattre avec vous, prêts à toute rencontre, suggestion et proposition de votre part.
Dans l’immédiat, je vous renouvelle notre invitation pour le 19 janvier prochain et je vous prie de recevoir, madame, Monsieur, Chère amie et cher ami, nos salutations les plus amicales.
Pour la direction nationale,
Le Secrétaire Général de l'Assocation Nationale des Elus Communistes et Républicains, Jean-Jacques PARIS, Vice-président du CG Gironde
Rassemblement national contre la réforme territoriale : le 19 janvier 2010
Par ADECR 77 (77 - elus77) le Le mardi 5 janvier 2010, 15:04 - Tous les billets
APPEL DE L’ANECR
Exigeons encore plus fort le retrait du projet de démolition des collectivités locales
Rassemblement national - 19 janvier 2010 à partir de 12 h 30 Paris – Sénat
Halte au massacre : de partout, dans le pays, s’exprime de plus en plus clairement la volonté d’obtenir le retrait des projets de réformes des collectivités locales et de la taxe professionnelle.
Au delà des élu-e-s et des personnels territoriaux, des citoyens de diverses sensibilités expriment leur indignation face à l’entreprise de destruction de la démocratie locale et des politiques publiques qu’elle engendre.
C’est bien cela qui est visé avec la suppression de la taxe professionnelle et l’étranglement des moyens financiers, la fusion inavouée des régions et départements, le regroupement accéléré des communes qui n’auront plus d’autre choix.
C’est bien cela qui est visé avec la privatisation de pans entiers des missions et des services publics, la casse du statut de la fonction publique et la disparition à la clé de centaines de milliers d’emplois publics.
C’est bien cela qui est visé avec une re-concentration des pouvoirs pour les mettre hors de portée de l’intervention citoyenne, les placer sous contrôle d’un Etat chargé des décisions stratégiques, ouvrant aux grands groupes et leurs actionnaires le pactole que représente l’action quotidienne, moderne et efficace des collectivités et leurs investissements.
La mobilisation doit s’amplifier : rien n’est joué !
Du local au national, il faut nous faire entendre toujours plus nombreux pour mettre en échec cette attaque historique contre tout l’édifice public et le système social qui le caractérise.
Dans chaque commune, préparons le plus ouvertement possible des initiatives en se tournant vers les citoyens, les agents territoriaux et leurs organisations syndicales, les partenaires associatifs et bien entendu tous les élus et leurs associations qui souhaitent agir et ne pas s’en laisser compter.
Le 19 janvier, jour où s’entamera le débat au Sénat, retrouvons nous, forts des initiatives engagées dans nos localités pour amplifier la riposte et lui donner la dimension nationale indispensable.
Affirmons qu’une autre réforme des collectivités est possible, attestant de l’attachement profond du peuple de France à ses communes, ses départements et ses régions, à leur libre administration, leurs coopérations volontaires et aux services publics qu’elles développent pour conforter l’égalité républicaine et la solidarité nationale.
Rappelons que le mépris, ça suffit : au peuple le dernier mot !
Réforme de la taxe professionnelle : NON à la mise sous tutelle des collectivités locales, Oui à une véritable réforme fiscale !
Par ADECR 77 (77 - elus77) le Le vendredi 10 juillet 2009, 15:44 - Tous les billets
Communiqué du groupe Groupe Communiste Républicain Citoyen et des Sénateurs du Parti de Gauche

Les dernières annonces de Christine Lagarde, Ministre de l’Economie et des Finances, sur la réforme de la taxe professionnelle ne font que montrer les véritables intentions du Président de la République : quoiqu’il en coûte et quoiqu’il arrive, alléger les impôts dus par les entreprises, en se conformant aux seules attentes et revendications du MEDEF !
Pour quels « retours » pour l’emploi et l’investissement ? Le silence ministériel est éloquent !
Cette « réforme » de la taxe professionnelle anticipe d’ailleurs pour une bonne part ce que le Président Sarkozy entend faire, s’agissant plus généralement de la question des collectivités locales : en privant les élus des Départements et les Régions de décider de tout produit de taxe professionnelle, il entend clairement mettre sous tutelle les budgets locaux, en leur retirant toute autonomie fiscale.
La taxe professionnelle deviendrait la recette par excellence de l’intercommunalité, mais une recette appauvrie par de nouvelles et larges exemptions dont bénéficieraient les contribuables.
Les Sénatrices et Sénateurs du groupe CRC SPG appellent solennellement les élus locaux, leurs associations représentatives à rejeter sans la moindre ambiguïté une « réforme » de la taxe professionnelle qui n’en est manifestement pas une. Modifier l’assiette de la taxe professionnelle, la rendre plus juste et plus équitable, passe, plus que jamais encore, par la prise en compte des actifs financiers des entreprises, élément clé pour une égalité de traitement des entreprises contribuables, pour une rénovation même de la taxe au regard des évolutions économiques intervenues depuis 30 ans et pour une juste répartition du produit de cette taxe au plus près des territoires, par la perception directe comme par une péréquation renforcée.
C’est ainsi que l’on pourra conduire une véritable réforme de la taxe professionnelle, élément nécessaire d’une réforme plus générale de la fiscalité directe locale dont l’urgence se fait chaque jour sentir plus encore.
Taxe Professionnelle : une réforme inacceptable ! Le gouvernement satisfait les intérêts du MEDEF au détriment des habitants
Par ADECR 77 (77 - elus77) le Le vendredi 10 juillet 2009, 14:35 - Tous les billets
Déclaration de l’ANECR du vendredi 10 juillet 2009
Le gouvernement a présenté mercredi 08 juillet 2009 son projet de réforme de la Taxe Professionnelle, qui, en achevant de la vider de son contenu, vise de facto à aboutir à sa suppression. L’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains dénonce cette attaque contre les collectivités locales, leurs services publics et le transfert de la fiscalité des entreprises vers les ménages. Elle propose au contraire de réformer la Taxe Professionnelle en modernisant ses bases pour la rendre juste et efficace.
Refusant de prendre en compte les besoins des populations auxquels doivent répondre les collectivités, le gouvernement a confirmé ses propositions après un semblant de concertation qui a fait la part belle au MEDEF et à ses seuls intérêts.
Nous demandons un véritable bilan des réformes qui ont déjà eu lieu
Les réformes successives de la Taxe Professionnelle l’ont déjà en grande partie vidée de son contenu : suppression de la part salaire, suppression des investissements, plafonnement à 3,5% de la valeur ajoutée… A grand renfort de communication autour de la dépense publique, le gouvernement veut nous faire croire qu’il est entré dans l’ère de la performance, de l’évaluation. Mais il refuse toujours de réaliser un véritable bilan des réformes successives de la Taxe Professionnelle. Aucune donnée n’est aujourd’hui disponible pour permettre une évaluation sérieuse des effets des exonérations précédemment réalisées sur l’emploi, les salaires, les investissements, ni analyser ses conséquences pour les territoires et les populations.
Le projet du gouvernement
Le gouvernement, en supprimant la part de la Taxe Professionnelle calculée sur les équipements et biens mobiliers, réalise la plus importante baisse d’impôts jamais pratiquée ! Il crée une nouvelle taxation des entreprises reposant sur la valeur ajoutée. Cette taxe, qui existe déjà pour certaines entreprises, est intégralement perçue par l’Etat. Le gouvernement veut donc la transférer aux collectivités, et la généraliser à toutes les entreprises en créant une imposition progressive en fonction du chiffre d’affaire réalisé. Elle rapporterait 10,5 milliards d’euros.
Le projet gouvernemental instaurerait également une hausse d’impôts existants ou un nouvel impôt pour certaines entreprises, notamment celles du secteur de l’énergie
Il transfèrerait en totalité le produit de trois taxes nationales :
- la taxe sur les conventions d’assurance
- les droits de mutations
- la taxe sur les surfaces commerciales
Il instaurerait également une minoration de 15% des bases foncières des établissements industriels et rendrait dépendant l’évolution des taux d’imposition entre les entreprises et les ménages. Ces nouveaux transferts d’impôts ne suffisant pas à compenser la perte de ressources pour les collectivités, le gouvernement avance l’idée de relever ses dotations de compensation. Or chaque année, elles sont sans cesse réduites dans le budget de l’Etat ! Qu’en sera-t-il demain ? Le gouvernement annonce l’instauration d’une Taxe carbone… sans être aujourd’hui en capacité d’en préciser les contours.
Le compte n’y est pas !
Si sa modernisation est nécessaire, la Taxe Professionnelle représente 35 milliards d’euros de ressources pour les collectivités territoriales et l’Etat ! Le gouvernement projette de supprimer une ressource stable, pérenne, sur laquelle les collectivités pouvaient agir, pour la remplacer par des impôts et taxes assis sur des résultats variables, aléatoires, échappant à leur maîtrise.
Quelles conséquences, et pour quelle efficacité ?
Quelle liberté les collectivités auront-elle, quand elles n’auront plus aucun pouvoir sur une part importante de leurs ressources ? Il s’agit ni plus ni moins, pour le gouvernement, d’accéder aux revendications du MEDEF et de faire supporter aux familles la fiscalité des entreprises ! Les entreprises bénéficieront ainsi d’un nouveau cadeau fiscal conséquent sur le dos des familles. Qu’en feront-elles ? Le gouvernement a-t-il des exigences en leur direction, afin qu’elles utilisent cet allègement pour créer des emplois, investir ? Pour l’instant, il n’exige aucune contrepartie !
Une véritable mise sous contrôle des collectivités locales
Quelle visibilité budgétaire les collectivités pourraient-elles avoir ? Nous le savons, elles doivent voter leur budget en équilibre. Comment feraient-elles, en l’absence de toutes possibilités de prévision de ressources, pour mener à bien des investissements utiles à tous, pour maintenir ou développer leurs services ? La refonte de la Taxe Professionnelle, première étape d’une réforme annoncée de la fiscalité locale, en cohérence avec la réforme institutionnelle que le gouvernement dévoilera à l’automne, enclenche la mise sous contrôle des politiques publiques des collectivités territoriales. Celles-ci seront alors réduites à ne mettre en œuvre que les politiques décidées nationalement.
Or les élus ont été choisis par la population sur la base de programme d’actions. En étouffant les capacités financières des collectivités locales, le gouvernement remet en cause les raisons même du vote des électeurs, remet en cause la démocratie ! L’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains dénonce cette attaque contre les collectivités locales, leurs services publics et le transfert de la fiscalité des entreprises vers les ménages.
Moderniser la Taxe Professionnelle, taxer les actifs financiers
L’ANCR propose de moderniser la Taxe Professionnelle, de la rendre plus juste et plus efficace en s’attaquant à la spéculation financière, cause réelle de la crise économique actuelle. Aujourd’hui, pour les seules sociétés non financières, leurs actifs financiers sont estimés à 4 800 milliards d’euros par l’INSEE, soit 25 fois le budget des collectivités territoriales. Les taxer à 0,5% augmenterait de 24 milliards d’euros les recettes des collectivités, soit près de 400 euros par habitant. Cette taxe pourrait, par le jeu d’une péréquation nationale, assurer plus de solidarité entre les territoires et promouvoir un autre mode de développement articulant social et environnemental, incitant les entreprises à réaliser des investissements utiles et à créer des emplois.
Intervention d'Hervé BRAMY au Conseil général le 18 juin 2009
Par Les élus du Blanc-Mesnil (Groupe des élus communistes, apparentés et partenaires du Blanc-Mesnil) le Le jeudi 25 juin 2009, 09:19 - Tous les billets
Mesdames, Messieurs, chers collègues,
Après avoir pris connaissance du compte administratif et du bilan d’activité 2008 de notre Assemblée départementale et je voudrais souligner la validité des choix faits par la précédente majorité puisque c’est elle qui a voté le budget qui a généré ce bilan financier très confortable, si j’en juge par les très bons résultats du compte administratif.
Toutefois je veux également relever les nombreuses difficultés que nous avons eues à le mettre en œuvre avec un gouvernement acharné à défaire le service public et à faire peser sur notre population les conséquences de son amour pour le marché, la concurrence et la dérégulation financière.
Nul n’oublie en effet la crise qui vient de faire irruption et est venue réduire à néant les prophéties optimistes de nos ministres et du Président en matière de croissance.
Bien sûr, comme il est d’usage, on nous abreuve sans tarder des solutions des économistes bien en Cour qui nous expliquent que, pour aller mieux, il faut dépenser moins et mieux, travailler plus et plus longtemps et se poser la question de la pertinence de nos engagements. La présidente du MEDEF se prête même à polémique contre les collectivités territoriales accusées « d’avoir trop dépensé ces dernières années » - fin de la taxe professionnelle oblige ! Que voulez vous les temps sont durs ! Et évidemment fin de la récréation, il faut revisiter à la baisse, les crédits. Vous aurez compris que l’action en matière de culture est la première bénéficiaire de cette attention.
Dans notre département, nous nous sommes acharnés à construire avec notre population, au fil des ans, un paysage qui vienne traduire notre idée qu’ici, de « l’autre coté du périph », nous avions droit, comme ailleurs et au même titre que les autres, non seulement à connaître les oeuvres de l’esprit mais aussi à les produire ; et ne pas seulement être destinés à la fabrication de pièces en série ou au gros œuvre des travaux publics.
C’est, je l’ai déjà dit, ce qui nous a valu la reconnaissance du dictionnaire.
Mais aujourd’hui, nous devons faire face à une remise en cause systématique du gouvernement pour tout ce qui touche à l’action publique culturelle. C’est le schéma des enseignements artistiques qui, non doté des moyens financiers qu’il mérite, piétine depuis deux ans, c’est la baisse des subventions des lieux et compagnies qui motive un communiqué très inquiet du Syndéac ; c’est le démantèlement de la réunion des musées nationaux et la privatisation larvée, à travers des changements de statuts, de lieux prestigieux comme le musée Picasso ; c’est le pourrissement de la question du régime des intermittents ; c’est la remise en cause unilatérale et sans appel des engagements pris envers les associations d’éducation populaire alors qu’elles ont déjà avancé les fonds de leurs actions pour l’année en cours…
Et je pourrais malheureusement multiplier les exemples comme celui de l’institut International de Musique électro acoustique de Bourges, structure prestigieuse de la musique française qui se voit amputée sèchement de près de 109 000 euros, après l’avoir été de 48 000 euros en 2008, tout cela une fois les programmes entamés.
Le tableau n’est pas moins noir dans notre département ; dans mon canton, la scène nationale du Forum, outre le faible niveau d’engagement de l’Etat, voit ce dernier baisser encore avec l’éradication des crédits « action culturelle » et des financements « emplois jeunes ». Le « 2pièces cuisine » est abandonné dans ses travaux de reconstruction pourtant suscités par la DRAC ; à Aulnay c’est le Cap qui est touché. Les scènes de musique actuelle du département notoirement financées à la marge de quelques dizaines de milliers d’euro sont avisées que, dorénavant, dans la révision de la réflexion culturelle, il n’y aurait qu’une scène de musique actuelle labellisée comme telle pour toute la Seine Saint Denis. Les autres, malgré le travail considérable qu’elles accomplissent, ne seront encouragées - admirez le terme - que dans la mesure des crédits restants.
Bref, pardonnez moi cette énumération, mais vous comprendrez mon indignation en évoquant cette révision générale des politiques publiques orchestrée et de sa parole donnée, alors que les exonérations de cotisations sociales et de contributions patronales s’élèvent à 33 milliards d’euros pour l’année 2009 et avec quel effet sur l’emploi !
Il faut le dire, tout ce qui peut aider notre population à réfléchir est réduit à la portion congrue quand ce n’est pas rayé d’un clic d’ordinateur. Et à ce propos permettez-moi de saluer la décision des sages de retoquer cette loi liberticide et hypocrite, la loi HADOPI. Lorsqu’on voit avec quelle célérité la police se sert du Web pour poursuivre ceux qui critiquent sur la toile le gouvernement, on ne peut que se féliciter de cette décision.
La majorité de notre assemblée s’honore de ne pas marcher dans les brisées du libéralisme et de faire du Conseil général, comme vous l’écrivez monsieur le Président, « un allié du quotidien ». Fort bien ; et je souscris à cette visée mais toutefois je reste perplexe à l’annonce des dernières nouvelles concernant les grandes associations départementales. Je ne pense pas que l’arrêt des missions, telles que la mission départementale Jazz 93, qui a permis à plusieurs centaines de jeunes de Seine Saint Denis de rencontrer des créateurs comme Marcel Azzola, Jean marc Padovani, nous permette de faire la différence entre une politique de gauche et la politique culturelle du gouvernement.
Ce qui a fondé notre engagement en matière de culture, c’est l’idée que la mise en commun dans des structures ouvertes à tous, des savoirs, des désirs, des idées, des pratiques entre les monde de la création et notre population est la condition de la production d’une autre réflexion et d’une autre vision du monde que celle véhiculé par « le capitalisme de la séduction » - pour citer le sociologue Michel Clouscard - lequel n’a pour but que de vendre les marchandises produites.
Pour cela, l’engagement public départemental devait et doit être le bras armé de cette politique pour « un territoire où l’on défend peut-être plus qu’ailleurs le principe qu’il n’est pas de vie sociale sans culture », comme vous le précisez, Monsieur le Président, dans l’éditorial du dernier numéro de La Culture en Seine Saint Denis. Nous partageons cette ambition pour peu qu’elle consolide la singularité culturelle du département.
Or, aujourd’hui, la situation des subventions du Conseil général en matière de culture est toujours sujette à interrogation et nous sommes sans réponse à nos questions.
Une association comme Chroma se retrouve menacée de mettre la clé sous la porte en novembre prochain parce que non seulement la Drac lui marchande son soutien mais pire c’est le Conseil général qui baisse son aide de 130 000 euros (soit -35%). Chroma qui a pourtant permis avec « Zebrock au bahut », toujours aidé à ce jour par le Conseil régional, de faire découvrir à des milliers, je pèse mes mots, des milliers de collégiens toute la richesse de la chanson française et des musiques du monde. Ce n’est pas un hasard si Zebrock est parrainé, c’est exceptionnel, par des artistes comme Charles Aznavour, Sanseverino, Grand Corps Malade.
Permettez moi donc, Monsieur le Président, d’exprimer mon incompréhension, alors que, je le rappelle, l’étude effectuée par l’équipe ESCOL de l’université ParisVIII montre qu’une démarche éducative alliant pratique et connaissance de la démarche artistique avec le cadre scolaire est de nature à aider à la réussite de nos jeunes, processus que nourrissent, entre autres, « Zebrock au bahut », le salon du livre de jeunesse, Fondation 93, Citoyenneté jeunesse,... Il faut conserver « Zebrock au bahut », comme le demandent beaucoup d’enseignants. Abondance de biens ne nuit pas !
J’ai exprimé, lors de notre séance de février dernier, ma conviction que nous gagnerions à travailler avec tous les acteurs et, en premier lieu, la population pour obtenir du gouvernement qu’il prenne ses responsabilités envers la Seine Saint Denis sur le plan de la politique culturelle et éducative comme sur les autres. Compte tenu des 25 millions d’euros libres de toute affectation, ce que j’attends de notre majorité et du président de notre assemblée, c’est donc, dans un double mouvement, un engagement concret pour la culture au plan départemental et la contribution résolue à construire un rassemblement, un mouvement de notre population qui fasse pièce à la démarche gouvernementale mortifère pour la création et l’innovation.
Je vous remercie de votre attention.
Budget 2009 de la ville du Blanc-Mesnil : les élus de la majorité tiennent leurs engagements malgré la crise et le hold-up de l'Etat Sarkozy sur les finances locales
Par Les élus du Blanc-Mesnil (Groupe des élus communistes, apparentés et partenaires du Blanc-Mesnil) le Le vendredi 27 mars 2009, 10:36 - Tous les billets
Groupe des élus communistes et partenaires du Blanc-Mesnil
Le 26 mars 2009
Répondre aux besoins de la population, en particulier celle durement touchée par la crise, et réaliser dans les six ans du mandat municipal les engagements contractés avec les électeurs, tel est le leitmotiv du Maire Didier Mignot et de l’équipe municipale.
Le budget 2009, est à l’image de cette volonté politique avec le doublement du nombre d’agents de surveillance de la voie publique (ASVP) pour assurer la sécurité routière devant les écoles et combattre le stationnement incivique, avec l’étude pour réalisation d’une ligne de mini bus intramuros, avec la modernisation de la radiologie du centre de santé Rouquès, avec le soutien à des réalisations de logements sociaux et d’accession sociale de haute qualité environnementale, avec la mise en œuvre de mesures renforçant l’attractivité de nos zones d’activité économique pour soutenir et créer de l’emploi, avec le blocage des tarifs des cantines et du conservatoire.
Le budget 2009 adopté le jeudi 26 mars, met aussi le paquet, en terme d’investissement, avec une hausse de 25%, pour la sécurité routière, la voirie, les écoles, l’aménagement du cœur de ville, la reconstruction du gymnase Macé-Le Mansois, la modernisation des zones industrielles, la rénovation urbaine des cités dégradées.
Comme les années précédentes, les dépenses de fonctionnement de notre ville ont été contenues dans les limites de l’inflation.
Si la majorité municipale a pris le parti d’un budget anti crise en faveur de la population de notre ville et de l’emploi pour les PME/PMI qui réalisent nos investissements, malheureusement force est de constater que ce n’est pas le cas de l’État Sarkozy.
LA POLITIQUE ANTI-SOCIALE DE SARKOZY ASPHYXIE LES COMMUNES
En effet cette année, les dotations que l’Etat verse au Blanc-Mesnil, au lieu d’augmenter, vont diminuer de 0,63 % alors que la population blanc-mesniloise compte 5 000 habitants supplémentaires (+10%). Le manque à gagner pour notre ville s’élève ainsi pour 2009 à 1,6 millions d’euros. Cela équivaut au budget des deux centres municipaux de santé qui assurent chaque année 100 000 consultations médicales pour 20 000 patients.
Désormais, l’État impose aux communes de participer directement à la réduction des déficits nationaux dus à la rapacité des marchés financiers, en annonçant en plus la suppression de la Taxe professionnelle, ressource fiscale essentielle au développement de notre ville.
L’État asphyxie les collectivités locales à l’heure où il serait pourtant urgent d’en faire les principaux moteurs de la relance. Les collectivités territoriales réalisent en effet 73% des investissements publics.
Dans une ville où plus 60% de la population, faute de ressources suffisantes, est exonérée de tout ou partie de l’impôt, que restait-t-il à faire ? Supprimer nos services publics ? Démanteler nos Centres Municipaux de Santé et nos centres de loisirs pour les enfants du Blanc-Mesnil ? Réduire les investissements essentiels à la pérennité de nos équipements et de nos services publics ?
Non, bien sûr ! Alors quoi ? Augmenter notre niveau d’endettement à un moment où les banques, quand elles acceptent de prêter, ne le font qu’aux conditions de l’usure ? Ou bien alors voter un budget en déséquilibre et laisser l’État mettre la commune sous tutelle pour organiser le dépeçage de nos services publics ?
LE PARTI PRIS DU SERVICE PUBLIC
Les élus de la majorité municipale du Blanc-Mesnil ont pris leur responsabilité en ne sacrifiant pas nos services publics, à fortiori dans une période où la crise économique et sociale rend vulnérable tout à chacun.
En distribuant des milliards aux banques sans contre partie et qui finissent en stock option dans les poches des licencieurs, en réduisant le montant de ses dotations et en supprimant la taxe professionnelle, le gouvernement transfère les impôts sur les familles et ne laisse d’autre choix aux communes que de compenser la perte de recettes fiscales par l’augmentation des impôts locaux.
Au Blanc-Mesnil, comme dans de nombreuses villes du département, quelle que soit leur couleur politique, les impôts vont augmenter : + 11,8 % à Bondy, + 10 % à Bobigny, + 8 % à Drancy, + 4,9 % au Blanc-Mesnil, + 4 à 6 % à Noisy-le-Sec, 4,2% à Bagnolet, entre 15 et 20 % à Aubervilliers, 7% au Conseil général, …
Oui pour la première fois depuis 12 ans les taux des impôts augmentent au Blanc-Mesnil, et même si plus 60% de la population faute de ressources suffisantes est exonérée de tout ou partie de l’impôt, nous élus communistes nous sommes en colère car l’irresponsabilité de l’État Sarkozy avec son bouclier fiscal en faveur des grandes fortunes conduit à faire subir aux classes moyennes salariés ou retraités des hausses impôts qui auraient pu être évitées.
Les élus de la majorité sont conscients des efforts à réaliser. Pour l’année 2008, la ville, grâce aux efforts de ses agents, est parvenue à contenir ses dépenses de fonctionnement qui n’augmenteront cette année que de 1,76%, à un niveau inférieur à l’inflation. L’endettement de la commune, quant à lui, est maîtrisé. Une gestion rigoureuse de la charge de la dette a permis de la ramener de 13 millions d’euros en 2007 à 10 millions d’euros pour cette année. La commune du Blanc-Mesnil va ainsi pouvoir prendre part à la relance économique et à la défense de l’emploi en augmentant ses investissements de 25 % cette année.
LUTTONS TOUS ENSEMBLE POUR GAGNER LES MOYENS, POUR QUE VIVE NOTRE COMMUNE !
Exigeons ensemble que l’État et le gouvernement donnent aux villes les moyens de répondre aux urgences sociales : suppression du bouclier fiscal en faveur des plus riches, taxation des profits financiers des entreprises multinationales, diminution de la T.V.A ! Face au bouclier fiscal, qui ne sert qu’à protéger les intérêts des plus riches, battons-nous pour un bouclier social !
Groupe des élus communistes et partenaires du Blanc-Mesnil Le 26 mars 2009
Taxe professionnelle : l’AdCF demande la refondation de l’impôt économique local
Par ADECR 77 (77 - elus77) le Le mardi 10 mars 2009, 15:14 - Tous les billets
L’annonce par le Président de la République de la suppression de la taxe professionnelle à l’horizon 2010 exerce depuis quelques jours un effet profondément déstabilisateur sur les collectivités ; un impact ressenti plus encore par les communautés dont 94% des recettes fiscales directes dépendent de l’impôt économique local et qui prélèvent à elles seules 44% des cotisations.
Même si l’Assemblée des Communautés de France (ADCF) est persuadée de la nécessité de réformer la taxe professionnelle et d’en refonder l’assiette au plus vite, elle a souligné que sa suppression ne pouvait être engagée sans définition préalable et précise des solutions de remplacement.
Elle souhaite que celle-ci intervienne au plus tôt et redonne aux collectivités la visibilité nécessaire pour programmer leurs politiques d’investissement et exercer le rôle contra-cyclique attendu d’elles dans le cadre du plan de relance de l’économie.
En liaison avec les autres associations nationales d’élus locaux, l’AdCF a solennellement demandé au gouvernement d’ouvrir très rapidement la concertation et de donner des garanties aux collectivités dans le cadre d’un véritable cahier des charges de la réforme.
L’AdCF entend rappeler :
- que la taxe professionnelle constitue 29 milliards d’euros de recettes fiscales pour les collectivités,
- que les investissements représentent en 2008 plus de 80% de l’assiette de la taxe soit plus de 22 milliards de cotisations à remplacer dans les budgets locaux,
- que la Constitution et la loi organique sur l’autonomie financière des collectivités imposent de préserver dans leurs budgets leur niveau actuel de ressources propres, ce qui empêche désormais de remplacer la taxe professionnelle par des dotations budgétaires de compensation,
- qu’il est indispensable de préserver un lien vertueux entre l’activité économique et les territoires, en maintenant l’intéressement fiscal direct des collectivités à soutenir le développement de notre tissu productif et de notre compétitivité,
- que les recettes fiscales de remplacement à proposer aux collectivités doivent être évolutives et corrélées à la croissance nationale,
- que le remplacement de la taxe professionnelle doit permettre de rééquilibrer la charge fiscale entre secteurs d’activités, à travers une assiette équilibrée entre les divers facteurs de production.
Explication de vote groupe communiste sur budget SAN 2009
Par ADECR 77 (77 - elus77) le Le mardi 10 mars 2009, 14:20 - Tous les billets
Le groupe communiste, qui a participé à toutes les étapes de construction de ce budget votera logiquement pour ce budget . Celui-ci intègre la tranche annuelle du PPI que nous venons de voter, et est sincère.
Il reflète la situation de notre intercommunalité qui est passée d’une logique de construction d’équipements, à une logique de gestion de son patrimoine, ce que reflètent les chiffres donnés par le président : Pour les années 2009-2012 nous faisons en moyenne 3 millions d’euros de moins en investissements par rapport aux 5 années précédentes. Dans la période actuelle où l’on parle beaucoup d’évolutions institutionnelles et de projets de territoire, il nous faut travailler nos projets pour un nouveau souffle du Val Maubuée.
Il a été fortement pointé la gestion qui vise la poursuite du désendettement du SAN, illustrée par un emprunt moindre au capital de dette remboursé. Nous ne pensons pas que le désendettement doive être une fin en soi. Le gouvernement par exemple, nous montre chaque jour ses attentes positives, à long terme, du développement de la dette publique. – c’est peut être pour cela qu’il en oublie le pouvoir d’achat- dont les effets sont immédiats. Nous pensons par contre que dans cette période de congestion du système financier, notre désendettement redonne des marges de manœuvre pour les nouveaux projets dont notre territoire a besoin.
Ensuite nous sommes très inquiets à propos de la taxe professionnelle qui comme vous l’avez montré, mr le Président, représente directement 56% des ressources du San plus 32% sous forme de compensations de l’Etat. Soit 88% des ressources de fonctionnement de notre agglomération.. C’est ce qui nous a amené à proposer un vœu que nous examinerons tout à l’heure. Si le budget 2009 est équilibré, les exercices prochains s’avèrent beaucoup plus aléatoires.
Enfin nous prenons acte, avec satisfaction, des évolutions positives annoncées pour la dotation de coopération 2009, dans le climat actuel ce sera peut être la seule ressource des communes du Val Maubuée en progression puisque la seule autre que nous connaissons à ce jour, la DGF, recule sous l’effet du mode de comptage population.
Pour une autre réforme de la Taxe professionnelle
Par ADECR 77 (77 - elus77) le Le mardi 10 mars 2009, 14:19 - Tous les billets
Vœu proposé par le groupe communiste du SAN du Val MAUBUEE ( et les groupes de la majorité municipale,) lors du Conseil Syndical du 5 mars 2009.
La décision prise par le Président de la République de supprimer la taxe professionnelle suscite de très vives préoccupations de l’ensemble des élus et associations nationales d’élus territoriaux.
Pourquoi prendre ainsi l’initiative unilatérale de rompre le lien social indispensable qui relie entreprises et collectivités locales ? L’impôt local acquitté par les entreprises trouve sa redistribution dans les investissements publics dont elles bénéficient largement en retour. Les collectivités locales créent des voiries, des réseaux d’énergie et d’assainissement. Elles aménagent des zones d’activités et des zones industrielles. Elles financent logements et équipements de service public. Elles prennent en charge la construction d’écoles, de collèges et de lycées où se forment les futurs salariés et cadres. Chaque allègement non intégralement compensé se traduisant par un transfert de fiscalité vers les ménages, soit sous forme de hausse fiscale, soit par baisse des services rendus Tout cela implique que la responsabilité sociale des entreprises soit maintenue. Le SAN du VAL MAUBUEE a perçu 44,6 millions d’euros de Taxe Professionnelle en 2008. Cela représente sa seule ressource fiscale et 56% de son budget de fonctionnement. Cette ressource permet un haut niveau d’investissement du SAN et des 6 communes qui le composent, pour répondre aux besoins de la population, ainsi que des entreprises du territoire. Ces investissements retournent donc à l’économie réelle par les marchés publics qu’elle confie aux entreprises privées.
Le Comité syndical, en accord avec l’Association des Maires de France, « tient à réaffirmer le lien qui doit exister entre les entreprises et leur territoire d’implantation à travers un impôt sur l’activité économique, modulé par les assemblées délibérantes ». Une compensation par l’Etat de la suppression de la TP constituerait en effet une nouvelle remise en cause de l’autonomie financière des collectivités, principe inscrit dans l’article 72 2 de la Constitution. Le Comité syndical propose au législateur la prise en compte des actifs financiers des entreprises, qui n’entrent pas aujourd’hui dans le calcul des bases de la T.P., pour encourager la production contre la spéculation. Cette réforme permettrait d’alléger la pression fiscale sur les petites et moyennes entreprises. Le Comité syndical du SAN du VAL MAUBUEE s’associe aux positions exprimées, dans leur diversité, par les associations nationales des élus territoriaux. Il demande que le Gouvernement abandonne la suppression de la taxe professionnelle et prenne enfin l’initiative d’un Grenelle de la fiscalité locale pour élaborer une réforme globale revendiquée depuis des années.
Conseil Cantonal Participatif du Blanc-Mesnil avec Hervé BRAMY lundi 9 mars 2009
Par Les élus du Blanc-Mesnil (Groupe des élus communistes, apparentés et partenaires du Blanc-Mesnil) le Le jeudi 5 mars 2009, 13:40 - Tous les billets
Hervé BRAMY, Conseiller général, Responsable Logement PCF, Adjoint au Maire du Blanc-Mesnil délégué à la Culture et à l’enseignement secondaire et supérieur
Madame, Monsieur,
Au cours de mon mandat précédent de Conseiller Général, vous avez participé au Conseil Cantonal Participatif, que j’ai mis en place pour que les Citoyennes et Citoyens de Blanc-Mesnil participent aux décisions prises par le Conseil Général et que par leurs réflexions, ils me permettent d’être leur représentant efficace.
Vous m’avez fait l’honneur de m’accorder de nouveau vos suffrages en mars 2008, je souhaite donc poursuivre cette expérience valorisante pour le nouveau mandat que j’assume.
A la mi-mars, le Conseil Général votera son budget pour l’année 2009, je souhaite donc pouvoir discuter avec vous des orientations avant le vote, je serais donc très heureux de vous retrouver :
Le lundi 9 mars 2009 à 19H00, Salle Roucaute, en Mairie.
Comme pour toutes les collectivités, le poids de la crise financière, la poursuite des transferts de compétences de l’Etat sans compensation équivalente, les difficultés sociales auxquelles sont confrontées les populations, le projet de suppression de la taxe professionnelle … tout cela pèse lourdement sur l’élaboration des budgets des villes, des départements et des régions.
Mais en Seine Saint-Denis, la polémique sur la dette du Conseil Général et la nature des emprunts durant la mandature précédente a occupé ces derniers mois une large place dans la presse et au sein de l’assemblée départementale.
C’est pour cette raison que j’ai souhaité rendre public mon point de vue sur le sujet avec le document ci-joint. Cependant, les problèmes des collectivités sont étroitement inscrits dans les choix gouvernementaux européens et la mise en œuvre par Bruxelles des politiques libérales actuelles.
La dimension européenne est donc essentielle dans notre débat. Il existe aujourd’hui une chance de changer cette Europe Libérale avec les Candidats du Front de Gauche. C’est pourquoi, je me permets de vous inviter également à participer à mes côtés au meeting de présentation du Front de Gauche, Dimanche 8 Mars au Zénith.
Je serais heureux de vous retrouver pour le départ collectif (rue Claude Terrasse) pour le Zénith à 13H30.
Souhaitant vivement avoir le plaisir d’échanger avec vous,
Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
Le Blanc-Mesnil, le 3 mars 2009
Hervé BRAMY, Conseiller général, Responsable Logement PCF, Adjoint au Maire du Blanc-Mesnil délégué à la Culture et à l’enseignement secondaire et supérieur
LISEZ L'ANALYSE D'HERVE BRAMY SUR LES FINANCES DE LA SEINE-SAINT-DENIS.
Alors que les collectivités sont appelés à soutenir l’investissement , l’Etat vide les caisses des collectivités locales
Par ADECR 77 (77 - elus77) le Le vendredi 13 février 2009, 15:35 - Tous les billets
Declaration de Michel Billout, président de l'ADECR 77
Début février, le comité des finances locales, qui avait la responsabilité de répartir la Dotation globale de fonctionnement (DGF) aux communes, aux établissements publics de coopération intercommunale, conseils généraux et régionaux, ainsi que la DSU, DSR a entériné une baisse importante des moyens financiers distribués aux collectivités locales conformément à la Loi de finances 2009. En effet, si le gouvernement a affiché dans son budget une augmentation de 2%, de l’ensemble des dotations, c’est grâce à un artifice, largement dénoncé : l’intégration du fonds de compensation de la TVA dans l’enveloppe. Si nous comparons, à composition équivalente, cet ensemble de dotations entre 2008 et 2009, on ne constate que 0,8% de progression, bien loin de l’inflation
Après la suppression de la part salariale dans l'assiette, le plafonnement de la cotisation à 3,5% de la valeur ajoutée et l'exonération totale pour tous les investissements jusqu'en 2010, c'est désormais la suppression pure et simple de la taxe professionnelle dès 2010 que Nicolas Sarkozy vient d'annoncer. Il répond ainsi à la demande pressante du MEDEF mais prive les collectivités locales de près de la moitié de leurs recettes fiscales utiles, notamment, pour le développement de leurs services publics locaux. La taxe professionnelle est actuellement le seul impôt qui établit un lien direct entre l'entreprise et son lieu d'implantation. Elle contribue ainsi à responsabiliser l'entreprise par rapport à la collectivité territoriale et aux populations. En échange les collectivités locales financent les investissements en infrastructures et services dont bénéficient les entreprises et leurs salariés.
Les conséquences ne sont pas anodines.
Le gouvernement rogne sur toutes les compensations des dégrèvements d’impôts (de 14,47% à 25%). Il réduit la garantie de la DGF de 2%, créant ainsi les conditions que plus de 15.000 communes reçoivent en 2009, une dotation moindre que celle de 2008. Alors que le Président de la République vient de faire appel aux collectivités pour qu’elles accélèrent leurs travaux, les collectivités sont placées face à des ressources qui s’amenuisent. C’est inquiétant pour la relance de l’économie au titre de l’investissement, donc de l’emploi. C’est dommageable pour l’ensemble des populations qui sont largement touchées par la crise (.. intérimaires, chômage partiel, licenciements…). Elles ont encore plus besoin de nos services publics. Et pour les assurer, il nous faut des moyens. Les choix du gouvernement ne vont pas contribuer, une fois de plus, à réduire les inégalités, mais par contre, elles vont contraindre les collectivités à solliciter les contribuables locaux.
La situation n’est pas nouvelle : depuis de nombreuses années la taxe professionnelle est en proie à une attaque en règle et l'Etat a pris en charge une part importante de son montant (aujourd'hui, 10 milliards d'euros), en dénaturant son sens et réduisant son efficacité. Mais contrairement aux 8 milliards d'euros que le Président de la République a annoncé, elle représente encore 28 milliards d'euros. Quant à la péréquation, elle ne pourra véritablement être efficace que lorsque l’Etat décidera d’y consacrer les moyens. Une réforme est donc nécessaire. Les élus communistes et républicains font depuis longtemps des propositions pour moderniser cet impôt et le rendre plus juste et plus efficace.
Nos propositions
Nous sommes opposés à la suppression de la taxe professionnelle mais pas à sa réforme. Ainsi, nous proposons que la taxe professionnelle soit calculée également sur les résultats des placements financiers des entreprises. Car si aujourd’hui les entreprises industrielles, le secteur de l’énergie sont au plafonnement de 3,5% de la valeur ajoutée, le taux de la taxe professionnelle des banques, des assurances, de la grande distribution n’en est qu’à la moitié. Une faible dotation de 0,5% apporterait 22 milliards d’euros et alimenterait ce fonds de péréquation (chiffrage 2006) : - Une mesure qui ne ferait que redonner une égalité de traitement pour toutes les activités économiques et prendrait en compte les transformations profondes intervenues ces dernières années. - Un choix qui donnerait enfin aux collectivités, la capacité de répondre aux besoins des habitants, quel que soit le lieu où ils vivent. Bien entendu les bases de cet impôt seraient composées également de la valeur ajoutée, de la valeur locative foncière, et de la valeur locative des équipements et biens immobiliers afin de consolider les liens entre l'entreprise et la collectivité. Le Président de la République aurait été mieux inspiré en mettant cette proposition de loi à l'étude. Car en décidant de supprimer la taxe professionnelle, il transfère sur les ménages toute la charge sans tenir compte de leur capacité contributive, aggravant toujours plus les inégalités et dégageant l'entreprise de toute contribution à son environnement dont elle profite. Tout comme la réforme annoncée des collectivités locales, la suppression de la taxe professionnelle est un coup terrible porté à la démocratie, à la libre administration des collectivités locales, aux services publics locaux. L'ADECR de Seine et Marne réaffirme l'exigence que les entreprises contribuent à la dépense publique locale dont elles sont une des principales bénéficiaires.
La suppression de la taxe professionnelle est un non-sens économique
Par ADECR 77 (77 - elus77) le Le vendredi 13 février 2009, 14:12 - Tous les billets
Communiqué du groupe CRC-SG du Sénat :
Tandis qu’aucune augmentation du SMIC, ou de revalorisation des retraites n’a été annoncée par un Président de la République aux abois, une grande nouvelle a été faite : en 2010, à la demande de Mme PARISOT, la taxe professionnelle sera supprimée !
Ainsi, la principale ressource des collectivités locales, représentant près de 30 milliards d’euros (et non 8, comme affirmé par M. Sarkozy, soit deux fois la taxe d’habitation et une fois et demie la taxe foncière) va être supprimée, allégeant d’autant la participation des entreprises au financement de l’action publique !
Cette mesure signe l’arrêt de mort de l’intercommunalité de projet, celle qui construit les logements sociaux, celle qui répond aux exigences de préservation de l’environnement, celle qui développe les transports collectifs ! Elle constitue un cadeau éhonté aux entreprises sans autre contrepartie. Les PME n’y trouveront pas leur compte et les grands groupes pourront financer leurs futurs plans sociaux et les stock options de leurs dirigeants ! Dans l’affaire, l’Etat va d’ailleurs (puisque la taxe professionnelle est déductible de l’impôt sur les sociétés) récupérer 10 milliards de recettes nouvelles ! Ce serait la taxe carbone qui viendrait compenser, pour les budgets locaux, la disparition de la taxe professionnelle.
Une telle annonce signifie concrètement que l’employé de banque travaillant à Paris et habitant en Seine et Marne va payer plus cher le carburant de sa voiture et le chauffage de sa maison pour que son employeur ne paie plus ! Ce sont donc les usagers, résidents ou automobilistes (ce sont souvent les mêmes personnes) qui vont payer le cadeau que Sarkozy vient d’accorder au MEDEF, qui s’en est évidemment immédiatement réjoui ! A contrario, les parlementaires du groupe CRC SPG, tout en condamnant cette décision prise sans concertation ni respect de la représentation nationale, appellent à une vraie réforme de la taxe professionnelle, plus juste et plus efficace, taxant les placements financiers spéculatifs, loin de la nouvelle "usine à gaz" qu’on nous prépare !
Le Conseil municipal du Blanc-Mesnil appelle à une autre réforme de la Taxe professionnelle
Par Les élus du Blanc-Mesnil (Groupe des élus communistes, apparentés et partenaires du Blanc-Mesnil) le Le vendredi 13 février 2009, 09:15 - Tous les billets
Pour une autre réforme de la Taxe professionnelle : vœu proposé par le Maire du Blanc-Mesnil et les groupes de la majorité municipale a été adopté lors du Conseil municipal du 12 février 2009.
La décision prise par le Président de la République de supprimer la taxe professionnelle suscite de très vives préoccupations de l’ensemble des associations nationales d’élus territoriaux.
Pourquoi prendre ainsi l’initiative unilatérale de rompre le lien social indispensable qui relie entreprises et collectivités locales ?
L’impôt local acquitté par les entreprises trouve sa redistribution dans les investissements publics dont elles bénéficient largement en retour. Les collectivités locales créent des voiries, des réseaux d’énergie et d’assainissement. Elles aménagent des zones d’activités et des zones industrielles. Elles financent logements et équipements de service public. Elles prennent en charge la construction d’écoles, de collèges et de lycées où se forment les futurs salariés et cadres. Tout cela implique que la responsabilité sociale des entreprises soit maintenue.
La ville du Blanc-Mesnil a perçu 13,5 millions d’euros de Taxe Professionnelle en 2008. Cela représente 39% de ses recettes fiscales et correspond environ à la moyenne de ses investissements d’équipement des quatre dernières années. Ces investissements retournent donc à l’économie réelle par les marchés publics qu’elle confie aux entreprises privées.
Le Conseil municipal, en accord avec l’Association des Maires de France, « tient à réaffirmer le lien qui doit exister entre les entreprises et leur territoire d’implantation à travers un impôt sur l’activité économique, modulé par les assemblées délibérantes ». Une compensation par l’Etat de la suppression de la TP constituerait en effet une nouvelle remise en cause de l’autonomie financière des collectivités, principe inscrit dans la constitution.
Le conseil municipal du Blanc-Mesnil propose dans ce débat la prise en compte des actifs financiers des entreprises, qui n’entrent pas aujourd’hui dans le calcul des bases de la T.P., pour encourager la production contre la spéculation. Cette réforme permettrait d’alléger la pression fiscale sur les petites et moyennes entreprises.
Le conseil municipal du Blanc-Mesnil s’associe aux positions exprimées, dans leur diversité, par les associations nationales des élus territoriaux. Il demande que le Gouvernement abandonne la suppression de la taxe professionnelle et prenne enfin l’initiative d’un Grenelle de la fiscalité locale pour élaborer une réforme globale revendiquée depuis des années.
Supression de la taxe professionnelle : et demain, quel service public communal pour les mitryens ?
Par ADECR 77 (77 - elus77) le Le mercredi 11 février 2009, 09:15 - Tous les billets
Les grands patrons en rêvaient depuis longtemps, le Président Sarkozy l’a fait ! Lors de son intervention télévisée du 5 février, il a annoncé la suppression de la Taxe professionnelle pour 2010.
Cette décision est prise dans la continuité des mesures déjà mises en œuvre sur cette taxe depuis plusieurs années pour alléger les contraintes fiscales qui pèsent sur les entreprises. Nicolas Sarkozy justifie cette fois sa décision par la relance économique et l’arrêt des délocalisations.
En annonçant ce nouveau cadeau au patronat, le Président de République a oublié de préciser que cette Taxe Professionnelle constitue un maillon essentiel du financement des communes, ainsi que des départements et des régions. On estime qu’elle constituait en 2004, 16 % de leurs ressources et participait à plus du tiers de leur autonomie financière.
Par ce prélèvement, les entreprises contribuent donc, à partir de la richesse créée par les salariés, à l’aménagement du territoire et aux services locaux sur lesquels elles sont implantées et dont elles profitent (voirie, réseau de bus, logement…). M. Sarkozy a aussi oublié de rappeler que les collectivités locales représentent à elles seules 73 % des investissements publics dans notre pays.
Nicolas Sarkozy avance le chiffre de 8 milliards d’euros pour cette mesure. Or, selon des sources officielles, le montant net de la taxe est de 26,132 milliards € en 2008.
Par qui et comment va être compensée cette perte de ressources des collectivités locales ? Et pour combien de temps ? Le Président de la République a évoqué la Taxe carbone.
Une telle annonce signifie concrètement que vous paierez plus cher le carburant de votre voiture et le chauffage de votre logement pour que votre employeur ne paie plus !
L’avenir de l’échelon communal, espace de proximité et de démocratie est, notamment, en jeu. C’est une décision irresponsable et dangereuse qui méprise les élus locaux, les citoyens et les projets de développement de leurs territoires.
A Mitry-Mory, la taxe professionnelle représente 54% des recettes fiscales. Grâce à cette ressource, des services de proximité ont été mis en place, des équipements pour toutes les générations, le sport, la culture ont été réalisés…une redistribution des richesses locales dans le sens de l’intérêt général et utile à chaque mitryenne et mitryen.
Nous sommes déterminés à nous mobiliser, avec les élus, les acteurs locaux et les mitryens pour que cette mesure soit abandonnée et pour faire valoir que d’autres choix sont possibles comme la taxation des actifs financiers à 0.5% et la modernisation de la taxe professionnelle, modulable, à la baisse pour les entreprises qui créent de l’emploi et à la hausse pour les entreprises de la sphère financière.
Les élus-es communistes et progressistes de Mitry-Mory
La Suppression de la Taxe Professionnelle : Sarkozy aux ordres du Medef
Par Alain BOUIN (37 - Alain Bouin) le Le dimanche 8 février 2009, 17:47 - Tous les billets

L’annonce de la suppression de la Taxe Professionnelle faite par Sarkozy, jeudi soir dans son show télévisé, suscite diverses réactions.
Le quotidien local y a consacré une page entière dans son édition d’hier samedi.
Il a fait parler plusieurs élus locaux, mais pas un seul élu communiste…
L’essentiel des réactions porte sur les risques pour l’avenir des collectivités territoriales qui sont financées par cet impôt de voir leurs budgets s’effondrer.
C’est en effet un risque et on peut constater que les élus, quel que soit leur bord, n'ont pas confiance dans les produits de substitution que l’État voudra bien mettre en place.
Mais surtout, les élus, député de droite, leader de l’opposition au Conseil général, maire ancien chef d’entreprise, etc., tous disent que cette taxe est pénalisante pour les entreprises, pénalisante pour l’emploi, l’exportation, l’investissement.
Et revoilà l’antienne du Medef qui s’exprime par la bouche des élus à son service, comme elle s’est exprimée par celle du premier d’entre eux : le chef de l’État !
Si cette mesure est mise en œuvre, les budgets des structures intercommunales qui vivent avec une Taxe Professionnelle Unique (TPU) seront sans nul doute bouleversés.
L’agglomération tourangelle, Tour(s)plus, est concernée au niveau de 74 millions d’euros.
Or, si l’accent est mis dans le journal local sur les récriminations des entreprises à propos de la TP et des taxes en général, rien n’est dit sur le fait que c’est normal que l’économie contribue au développement et à l’aménagement des territoires sur lesquels elle vit. Ce n’est que justice. C’est un juste retour de ceux qui profitent de la création de richesses vers ceux qui les créent et permettent qu’elles se créent.
Depuis toujours et encore plus depuis que je suis élu local, j’ai vu les entreprises réclamer des investissements de la part des communes, des départements, etc.
C’est à qui veut sa route, son rond-point, ses réseaux, son énergie, ses transports, (c’est là qu’on voit que les services publics, s’ils sont au service des entreprises deviennent tout à coup utiles) plus encore son aide financière pour garantir des emprunts, ou pour investir dans la recherche, la formation, et j’en passe…, le tout aux frais de la collectivité. Quand ce n’est pas accompagné du chantage à l’emploi, voire à la délocalisation.
Les collectivités jouent à celle qui sera la mieux-disante dans la concurrence pour accueillir ces entreprises, avec la meilleure zone industrielle, toujours pour les mêmes questions d’emploi et d’activité économique. Et les prédateurs de toutes sortes, patrons voyous ou pas, s’en donnent à cœur joie.
Le maire socialiste de Joué-lès-Tours, chargé du développement économique dans l’agglomération Tour(s)plus propose quant à lui de spécialiser les impôts selon les collectivités qui les perçoivent.
Une telle mesure s’accommode assez facilement des propositions du Comité Balladur sur la réforme des institutions : spécialiser les ressources des collectivités et leurs compétences, surtout mettre fin à la clause de compétence générale. C’est un moyen de faire des collectivités de simples instruments au service de la politique de l’État. Il s’agit notamment d’empêcher que ces collectivités puissent constituer des lieux de résistance à la politique du pouvoir en place. C’est donc quant au fond une grave atteinte à la démocratie.
A propos de cette tentative de supprimer la TP, l’Association Nationale des Élus Communistes et Républicains a fait une déclaration.
