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Meilleurs voeux

Je vous présente mes meilleurs voeux pour la nouvelle année

Avec l'espoir d'inventer ensemble un avenir où nos actions s'unissent aux rêves de justice, de paix et de solidarité.

 

Soutien aux démocrates tunisiens :

Jean Marc Barès adjoint au maire (PCF) de la ville de Toulouse aux bibliothèques, Médiathèques, Archive et à la démocratie locale secteur Sud de Toulouse et Chloé Rigail conseillère déléguée (PCF) à l’action en faveur des jeunes publics seront les 2 et 3 janvier présents à Tunis pour exprimer leur soutien comme élus et militants du PCF à Monsieur Habib Kazdaghli doyen de l’Université de la Manouba à Tunis en procès depuis le 6 mars 2012 contre des étudiants salafistes qui avaient saccagé son bureau et occupé l’université pour en finir avec l’enseignement laïc.

Aux cotés des élus toulousains de nombreux universitaires, les représentants du SNESUP, des avocats, la ligue des droits de l’Homme, avec de nombreux français venus exprimer leur soutien à l’universitaire lors de son procès qui aura lieu le 3 janvier. La veille, le 2 janvier l’UGTT (principale centrale syndicale de Tunisie) organisera une conférence de presse de soutien au doyen de l’Université notamment en faisant le lien entre son combat et les multiples atteintes aux droits sociaux et démocratiques du fait de ligues proches des milieux salafistes qui partout dans le pays suscitent de nombreux incidents violents, notamment l’attaque des locaux syndicaux, sans que le pouvoir islamiste en place aujourd’hui en Tunisie n’exerce de véritables pressions sur eux. La communauté tunisienne en France, comme beaucoup de tunisiens, demande aujourd’hui la dissolution de ses ligues et un engagement clair dans le processus constitutionnel et démocratique pour respecter toutes les opinions et les principes inhérents à la laïcité. Jean Marc Barès et Chloé Rigail seront porteurs d’un message de soutien de l’ensemble des élus communistes de la ville de Toulouse et plus largement du soutien des élus PCF de la région. Ils s’engagent auprès des démocrates tunisiens à exprimer ce soutien jusqu'à ce que justice soit rendu au doyen de l’université, à poursuivre leurs actions contre les atteintes à la démocratie en Tunisie et à faire connaître la situation aux personnalités et médias nationaux et locaux en France.

PS : nous restons à votre disposition pour les coordonnées de Mr Barès ou Mme Rigail ainsi que pour plus d’éléments d’informations

 

Soutien à la manifestation pour les droits des migrants !

Les élus du Groupe Communiste, Républicain et Citoyen de la ville de Toulouse soutiennent et appellent à soutenir la manifestation des migrants, dénonçant notamment la « circulaire Valls ». Cette manifestation est organisée et soutenue par un collectif d’associations et d’organisations syndicales et politiques dans le cadre de la Journée internationale des Droits des Migrants, demain, mardi 18 décembre, départ 17H30 depuis la place Esquirol.

 

« Prodiguer une égalité de service pour tous » -Interview de Nathalie Coupeaux

Nathalie COUPEAUXPublié dans A Fontenay. La solidarité, grand axe politique de la municipalité, risque d’être de plus en plus contrainte par l’austérité. Rencontre avec Nathalie Coupeaux, élue à l’action sociale, la solidarité et le handicap.

Qu’est-ce que la solidarité pour la municipalité ?

La solidarité repose sur le principe d’interdépendance des citoyens. Pour exercer la citoyenneté, il faut une égalité de droits, or la société est loin de remplir cette condition nécessaire. C’est pourquoi nous développons des politiques publiques propres à réduire les inégalités sociales, environnementales, ou générationnelles, pour permettre à chacun de trouver des réponses adaptées à ses besoins et faire de tout Fontenaysien un réel acteur du vivre ensemble.

Une définition qui coïncide avec celle du service public : prodiguer une égalité de service pour tous. La solidarité est la pierre angulaire de notre vision politique. Tous nos services sont impliqués.

Identifiez-vous un mouvement de précarisation, voire de paupérisation à Fontenay depuis le début de la crise économique et financière en 2008 ?

Il n’y a pas de mouvement massif de paupérisation à Fontenay, qui possède des capacités de résilience, certaines grâce à son caractère très marqué de mixité sociale. Ainsi, le nombre de demandes globales d’aide au CCAS reste relativement stable, après un pic en 2009. Mais la nature des demandes change et les publics se diversifient, signe que la précarité progresse en continu dans le pays ; dépenses à la hausse liées à l’énergie, aux loyers, aux frais médicaux, etc.

L’augmentation des charges fixes est constante et concerne tous les ménages... Notre dernière analyse des besoins sociaux confirme la tendance à l’échelon local : l’écart entre les ménages à hauts revenus et ceux à faibles revenus ne cesse d’augmenter (+ 2,8 % entre 2009 et 2012), et 14 % des ménages fiscaux fontenaysiens vivent actuellement sous le seuil de pauvreté…

La fréquentation de notre épicerie sociale, cofinancée par le conseil général, a augmenté en conséquence (de 1 467 familles en 2010 à 1 541 en 2011), tout comme les demandes d’aide à l’énergie (de 1 154 bénéficiaires en 2008 à 1 398 en 2011).

Le logement est une préoccupation majeure des Français, notamment parmi les publics en difficulté…

Outre notre politique volontariste de construction de logements accessibles à tous, nous avons créé plusieurs outils à destination des publics les plus précaires, qu’ils soient locataires dans le parc public ou privé. Par exemple, l’Hôtel Flora, structure d’accueil créée avec Valophis et l’association SEDES, qui répond aux situations de rupture, ou notre partenariat avec Habinser, association qui propose un accompagnement social lié au logement pour les plus fragiles.

Plus globalement, nous travaillons étroitement avec l es services de l’État, les bailleurs sociaux et les propriétaires, quand ils acceptent, pour prévenir les situations d’impayés de loyers ou des factures énergétiques. La prévention est un axe fort de notre politique, portée pleinement par les agents du service public communal.

Depuis 2008, la classe moyenne vit également sous pression. Comment la soutenez-vous ?

Notamment via le Pass solidaire, créé en 2009. Nous avons récemment révisé notre politique de quotients familiaux, ce qui a permis d’augmenter son attrait pour les classes moyennes. Grâce à ce Pass, nous maintenons ouvert leur accès aux sports, à la culture et à la restauration scolaire. En 2010, nous l’avons étendu aux maternelles, et en 2011 aux clubs sportifs, une manière d’illustrer la mobilité de notre politique de solidarité et notre recherche constante d’une offre de services publics dynamique et adaptée aux besoins réels.

La question des moyens se pose de plus en plus ardemment, la nouvelle gouvernance semblant entériner la rigueur avec son « effort juste »…

Le gel des dotations d’État est maintenu encore un an, mais le gouvernement a d’ores et déjà annoncé qu’elles seront en recul pour les exercices budgétaires 2014 et 2015… En attendant, nous reconduirons la solidarité comme orientation budgétaire fondamentale et continuerons à pérenniser nos partenariats avec les acteurs associatifs, présents là où le service public fait défaut. Nous tâchons de nous préparer et réfléchissons à des alternatives face à cet avenir qui menace la solidarité d’austérité. Car, qu’est-ce que la solidarité ? Tout simplement un des piliers de la cohésion sociale…

Propos recueillis par Christophe Jouan.

 

Il faut sauver le Plan Européen d'Aide aux plus Démunis - Lettre de Jean-François Voguet au Président de la République

Fran_ois_S_nat.jpgMonsieur le Président,

Je tiens à attirer votre attention sur le risque pesant sur la pérennité du Plan européen d’aide aux plus démunis(PEAD) dans le cadre du budget de l’Union Européenne pour la période 2014-2020, adoptée à l’occasion des 22 et 23 novembre prochain.

Voté en 1987 par les institutions européennes, ce programme historique d’aide alimentaire européenne coûte seulement 1€ par Européen et par an, et permet - depuis plus de 25 ans - d’assurer les besoins vitaux alimentaires de plus de 18 millions de personnes en grande difficulté. Il visait à écouler les excédents agricoles au bénéfice des plus démunis par le biais d’associations agréés.

Ces associations, les banques alimentaires, la croix Rouge française, les Restos du Cœur et le Secours populaires français se sont unis pour le maintien d’une aide alimentaire européenne aux plus démunis et ainsi permettre une réponse à la hauteur des besoins de populations fragilisés par le contexte de crise économique d’une ampleur sans précédents.

Le PEAD permet de nourrir jusqu’à présent 18 millions d’européens, dont 4 millions de français, à peine 40% de celles et ceux qui pourraient y prétendre sur notre continent.

La proposition de la Commission européenne est bien en-deçà des besoins en faisant chuter d’un milliard d’euros sur sept ans les fonds alloués précédemment au PEAD est en contradiction avec la perspective légitime et bienvenue d’ouvrir ce programme aux 27 Etats, qui composent l’Union Européenne. Elle exige une participation des Etats à des hauteurs qui en excluront de fait ceux parmi l’Union les plus gravement touchés par la crise.

Nous vous demandons à porter l’exigence d’un maintien du PEAD et d’un financement dont la hauteur minimale puisse être de 4,75 milliards d’euros, somme mesurée par la Commission pour répondre aux besoins existants.

Aujourd’hui, ce sont 116 millions de citoyens Européens qui sont menacés de pauvreté ou d’exclusion sociale. Parmi eux, ce sont près de 40 millions d’hommes et de femmes qui souffrent de privation matérielle aigüe.

Monsieur le Président, la solidarité ne peut pas être invoquée par les différents gouvernements européens uniquement lorsqu’il s’agit de sauver le système financier, le droit à la sécurité alimentaire est un droit élémentaire et fondamental, qui relève des droits de l’Homme.

Respectueusement,

Le Maire,

Jean-François VOGUET

 

L’intolérable retour de l’Europe de la faim

240_libre-service-spf_02.jpgIl ne reste plus qu’une poignée d’heures pour convaincre les chefs d’Etats européens de ne pas faire une croix sur 130 millions de repas offerts aux plus démunis. 18 millions d’Européens, dont 4 millions de Français, pourraient se retrouver sans aucune aide au 1er janvier 2014.

L’Humanité du 20 novembre y consacre ses pages "EVENEMENT" et a posé deux questions à Fintan Farrell, directeur du Réseau européen des associations de lutte contre la pauvreté.

Le budget de l’Union européenne sera en discussion lors du sommet européen qui s’ouvre demain. ?La pauvreté est-elle correctement prise en compte? ?

Fintan Farrell. Tout d’abord, la définition du budget européen n’est pas un exercice technique, c’est répondre à la question? : « Quelle Europe voulons-nous? » Nous voulons une Europe fondée sur la solidarité. Malheureusement, nous avons été privés de discussion intelligente sur le budget. Dans ce cadre, que nous déplorons, certaines propositions de la Commission européenne vont tout de même dans le bon sens, comme le renforcement des programmes régionaux ou du Fonds social européen. Ce dernier est un fonds qui investit dans les personnes. Dans la proposition de la Commission, 20?% du montant sont fléchés vers la lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Mais les États membres rejettent cette approche. Pourtant, ce sont eux-mêmes qui, en 2010, ont pris l’engagement de réduire à 20?millions le nombre de personnes à risques de pauvreté dans l’UE. C’est pourquoi, avec 20 organisations non gouvernementales, nous avons collecté 11?300 signatures, que nous devions remettre hier aux États. Ce n’est là qu’un petit programme dans le budget total de l’Union, il ne peut être utilisé comme bouc émissaire.

Quel regard portent les associations de lutte contre la pauvreté sur les politiques de réduction des déficits? ?

Nous avons dit, ces dernières années, qu’il fallait examiner les causes réelles de la crise? : les inégalités, la dérégulation, la privatisation des biens publics. Au contraire, les dirigeants européens ont choisi la voie la plus facile? : couper dans les dépenses, dans l’État providence, les services publics. Cela a engendré des dégâts énormes sur les citoyens. On le voit en Grèce, où quasiment toute législation du travail a été abandonnée. L’austérité ne fonctionne plus, une nouvelle approche est nécessaire. Dans cette crise, les budgets sociaux sont attaqués. Il faudrait au contraire s’engager pour l’Europe sociale, et cela doit être visible dans le budget.

 

mardi 20 novembre 2012 : Journée Internationale des droits de l'enfant

"Rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité."

Kofi A. Annan, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies

C'est en 1995 que le Parlement français a décidé de faire du 20 novembre la 'Journée Mondiale de défense et de promotion des droits de l'enfant'. Cette journée internationale est un moment privilégié pour se rendre compte des nombreuses injustices perpétrées contre les enfants dans le monde. Elle tente aussi de faire valoir la convention internationale des droits de l'enfant de 1989.

Une convention et des droits

La Convention Internationale des Droits de l'Enfant est un texte de 54 articles, adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989. Elle affirme qu'un enfant n'est pas seulement un être fragile qu'il faut protéger mais que c'est une personne qui a le droit d'être éduqué, soigné, protégé, quel que soit l'endroit du monde où il est né. Et aussi qu'il a le droit de s'amuser, d'apprendre et de s'exprimer. Elle a été ratifiée par 191 pays sur 193. Seuls la Somalie et les États Unis ont refusé de s'engager.

Ce texte est très important, mais pas suffisant : il reste beaucoup à faire pour faire des droits des enfants une réalité. Les droits ne sont réels que dans la mesure où ils sont mis en pratique, pour les enfants comme pour tous. Promouvoir les droits des enfants, c'est tout d'abord créer les conditions sociales, économiques et culturelles afin que tous puissent y accéder. C'est à ce prix que les droits de l'enfant seront véritablement respectés.

L'UNESCO a toujours accordé une place significative à l'enfant au sein de ses programmes et de ses activités, qui visent notamment au développement optimal de la personnalité dès la petite enfance, au progrès social, moral, culturel et économique de la communauté, à l'appréciation des identités et valeurs culturelles, et à la sensibilisation au respect des droits et des libertés fondamentales. La situation en France et dans le monde

La promotion et le respect des Droits de l'Enfant ne doit pas rester un simple idéal, mais doit devenir une réalité au quotidien, que soient enfin reconnus les droits essentiels de l'enfant : droit à la protection, droit à la santé, droit au développement harmonieux, droit à la culture, droit à l'éducation.

Enfant en France :

Un million d'enfants pauvres

19.000 enfants maltraités

76.000 sont en danger dans un contexte familial dégradé et qui menace leur développement éducatif et/ou matériel

Quelque 240.000 enfants placés ou pris en charge

85 000 sont touchés par le saturnisme

Record des suicides des 15-24 ans.

150 000 filles et garçons quittent chaque année le système scolaire sans aucune perspective

15 000 ne suivent pas leurs cours alors qu'ils sont inscrits au collège ou au lycée et qu'ils n'ont pas encore 16 ans.

15 % des enfants qui arrivent au collège ne comprennent pas ce qu'ils lisent

Même si la France traite globalement bien ses 15 millions de moins de 18 ans, elle "peut mieux faire", résumait récemment le Conseil français des associations pour les droits de l'enfant (Cofrade).

Le 14 décembre, l'Unicef sortira son rapport annuel intitulé "Enfants exclus, enfants invisibles", sur les enfants qui ne sont pas enregistrés à l'État civil ou les enfants de la rue. Fin 2004, le même rapport indiquait que plus d'un milliard d'enfants sur Terre, soit plus de la moitié au monde, "souffrent de privations extrêmes liées à la pauvreté, à la guerre et au sida.

En 2005, un enfant meurt encore toutes les 3 secondes. Sans parler des millions d’enfants privés d’éducation, de soins, de nourriture, d’eau potable… Parmi les nombreuses œuvres qui agissent pour que soit reconnue la dignité des pauvres et des enfants du monde entier, l'UNICEF est surement l'une des plus connues, c'est pourquoi nous vous conseillons de découvrir, ou de redécouvrir, l'œuvre de l'UNICEF.

Un site à visiter : www.droitsenfant.com

 

14 novembre pour l’emploi et la solidarité en Europe

peopleofeurope_m.jpgCommuniqué commun CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa

Les organisations syndicales françaises CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa s’inscrivent avec l’ensemble du syndicalisme européen dans la journée d’action et de solidarité de la Confédération européenne des syndicats le 14 novembre 2012 pour la l’emploi et la solidarité en Europe.

Elles expriment leur ferme opposition aux mesures d’austérité qui font plonger l’Europe dans la stagnation économique, voire la récession. Ces mesures, loin de rétablir la confiance, ne font qu’aggraver les déséquilibres et créer des injustices. Elles mettent à mal le modèle social européen par ailleurs mis en cause par la concurrence et parfois le dumping dans les domaines de la fiscalité, du coût du travail et des conditions sociales.

En France, c’est un nombre de chômeurs qui ne cesse de croître depuis 17 mois avec encore une hausse record en septembre. Les plans de licenciements se multiplient. La précarité s’accroît, des millions de salariés n’accèdent à l’emploi qu’en CDD pour des durées de plus en plus courtes. 11 millions de personnes sont touchées par l’exclusion ou la pauvreté dont de nombreux retraités. Les salaires dans le privé et le public stagnent.

Les traitements de choc infligés aux travailleurs notamment en Grèce, en Espagne et au Portugal, montrent l’impasse de politiques qui conduisent à la destruction des droits sociaux.. La cohésion sociale, les services publics, le dialogue social et le respect des valeurs garanties par la Charte des droits fondamentaux sont mis en cause. Cette situation est insupportable et menace la construction européenne elle-même.

En s’amplifiant, la crise économique et sociale accroît fortement les inégalités entre les travailleurs européens et met en cause les droits de tous.

L’Europe doit bâtir ses politiques sur la solidarité et garantir les moyens du progrès social. La journée de mobilisation du 14 novembre permettra aux travailleurs de toute l’Europe d’agir, ensemble et solidairement, pour des conditions de travail et de vie décentes. Cela implique : • une véritable coordination des politiques économiques et des mesures de solidarité concrètes avec les pays les plus en difficulté en intégrant systématiquement la dimension sociale aux décisions européennes ; • la négociation d’un « Contrat social » revendiqué par la CES au niveau européen, incluant des mesures mettant fin à la concurrence sociale entre les Etats, en instaurant des standards sociaux européens, en particulier un salaire minimum dans chaque pays ; • des mesures de relance au plan européen afin de renouer avec une croissance durable et favoriser l’emploi ;

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa décident de faire du 14 novembre une grande journée de mobilisation interprofessionnelle rassemblant les salariés du privé et du public, les retraités et les chômeurs pour manifester leur volonté de voir apporter des réponses concrètes aux difficultés que vivent tous les travailleurs en France et en Europe, en solidarité avec les travailleurs espagnols, portugais et grecs. Elles appellent partout en France à manifester selon des modalités permettant la participation la plus large.

Paris le 26 octobre 2012

 

PROTECTION SOCIALE : UN SERVICE PUBLIC UNIQUE POUR TOUTE LA VIE

Article paru dans la Voix du Peuple de Touraine du vendredi 26 octobre 2012

Un nouveau-né meurt au bord d'une route, le personnel des EHPAD dénonce le manque de moyens pour les personnes âgées, la situation dans ces établissements frisant la maltraitance.

A qui la faute ?

Depuis des décennies, on ferme les maternités et les hôpitaux de proximité, on ne forme pas assez de médecins, de personnel soignant, on vide les caisses de la sécurité sociale en faisant des cadeaux aux entreprises...

Ne faisons pas honte à nos anciens du Conseil National de la Résistance, qui dans ces temps difficiles, ont su se projeter dans l'avenir et jeter les bases de la Sécurité Sociale.

Monsieur Hollande, vous prenez le mauvais chemin. Réduire les cotisations sociales, orienter la protection sociale vers l'assurance privée.

Arrêtons la compétitivité, cessons la recherche de la rentabilité et de l'individualisme. Le peuple a besoin de solidarité.

De la naissance à la mort : un service public unique de protection sociale. Une ambition que pourrait se donner un gouvernement qui se dit de gauche.

Maryvonne Barichard

 

Bravo CHAVEZ !

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Chavez a été réélu pour un 4° mandat. Elu la première fois en 1998, ayant résisté à un coup d’Etat en 2002 et remporté un référendum révocatoire initié par la Droite en 2004, Chavez en empêche plus d’un de dormir en Occident, à commencer par le grand voisin du Nord, les Etats-Unis, qui a bien perçu le double rôle actuel du leader bolivarien : le résistant à la main-mise américaine sue le continent et un modèle pour les autres dirigeants latino-américains. Aussi, les Vénézuéliens ne s’y sont pas trompés, eux qui profitent désormais des bénéfices tirés de l’exploitation du pétrole, auparavant accaparés par les compagnies américaines et la bourgeoisie du pays

Ainsi, pour ce qui est des résultats de Chavez dans les domaines économique et social, c’est Le Parisien qui en parle le mieux : « Financés par une importante rente pétrolière, l'une des plus importantes du monde, des programmes sociaux considérables ont vu le jour. Ils ont permis d'améliorer la vie de nombreux Vénézuéliens dans les domaines de la santé, du logement ou de l'éducation »

Pour cette élection, son seul adversaire, fringant quadragénaire (de "centre-droit" ou "centre-gauche" selon les sources !), a mené une campagne de dénigrement, n’hésitant pas à jouer la carte du populisme.

En tout cas, ce milliardaire, première fortune du pays, fondateur d’un parti ultra-droitier et qui a participé au putsch de 2002, a su rallier à lui l’ensemble de l’opposition, qui, il y a déjà plusieurs années, s’est sabordée comme organisation(s) pour mieux combattre Chavez en créant des TV privées (aux programmes : émissions de "télé-réalité" et diatribes anti-Chavez)



« UN BILAN GLOBALEMENT POSITIF »

Ainsi, Le Parisien n’hésite pas à montrer des chiffres et des graphiques marquant l’évolution socio-économique entre 1999 et 2010/2011. Et en plus, ces chiffres, on ne peut guère les tenir comme pro-Chavez puisqu’ils émanent de la Banque mondiale et du FMI ! (La Cepal, Commission économique pour l’Amérique latine de l’ONU, présente des chiffres légèrement différents mais qui suivent les mêmes courbes et présentent les mêmes tendances).

Et excusez du peu !!

  • taux de pauvreté : réduction de 48,7 % à 26,9 %
  • taux de chômage : réduction de 14,5 % à 6,9 %
  • taux de croissance du PIB : augmentation de –5,97 % à +4,74 %

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Dès ses premières années de pouvoir, les courbes se sont inversées : il ne lui a pas fallu 5 ans,….ni 4 ans,…… : dès 2001, le taux de croissance était redevenu positif à 3,3, le taux de chômage était tombé à 12,8 et celui de la pauvreté à 45,4.

En 2002, avec le putsch et l’incertitude autour du pouvoir, le PIB s’effondre, le chômage et la pauvreté repartent à la hausse.

Mais, en 2004, le PIB atteint son maximum avec 18,3 : conséquence immédiate, le chômage et la pauvreté chutent drastiquement, quasi de moitié en 2 ans, entre 2004 et 2006 ! Puis continuent de diminuer malgré la baisse du PIB.

Si l’on prend l’année 2008 comme « juge de paix » pour mesurer l’évolution depuis la crise :

  • le PIB est reparti à la hausse (estimé à près de 5% pour 2012)
  • la pauvreté continue de reculer, elle est tombée à 26,9
  • le chômage reste stabilisé avec une légère hausse


CHAVEZ MAGICIEN ?

Il n’y a pas de secret. Pour ne prendre que l’exemple de l’Amérique latine, les gouvernements issus d’élections récentes (au Brésil, en Equateur, en Bolivie, en Argentine) qu’ils se proclament révolutionnaires ou simplement socio-démocrates, qui ont osé prendre des mesures « populaires » (par opposition à ce que l’on entend ici sur « le courage des mesures impopulaires » ) ont vu les indicateurs, sinon passer au vert, du moins sortir du rouge : baisses de la dette, du chômage, de la pauvreté ; hausse du pouvoir d’achat, rentrées fiscales supplémentaires ; bref un ‘retour à meilleure fortune’ grâce à des mesures d’efficacité sociale & économique

Au Vénézuéla, c’est vrai, la « rente pétrolière » n’ y est pas pour rien, encore fallait-il la réorienter pour qu’elle soit désormais au service du pays et de ses habitants, notamment des plus modestes.

D’où des programmes de développement qui ont pour nom « missions sociales » (c’est plus simple et moins douloureux pour la population que « Programme d’ajustement structurel » ou « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance ») :

  • mission Vivienda : construction de 3 millions de logements
  • mission Amor Mayor : programme en direction des seniors, mais aussi des groupes fragiles (mères au foyer, petits paysans, travailleurs du secteur informel,..) pour leur garantir un retraite digne
  • mission Fils du Venezuela : aide aux enfants en difficulté, mais aussi aux mères : accès à la santé, à l’éducation, à une aide financière directe
  • mission Agro Venezuela : programmation de réappropriation publique des activités agricoles, notamment la maîtrise des terres (lutte contre l’appropriation illicite de terrains publics, lutte contre la ‘jachère’ qui spolie les petits paysans)

Alors oui, cela fait grincer des dents à l’intérieur parmi l’oligarchie libérale au pouvoir jusqu’en 1998 (soit dit en passant, les mesures de Chavez n’ont pas empêcher son adversaire malheureux à l’élection de faire fortune !). A l’extérieur aussi, notamment aux Etats-Unis qui voit d’un mauvais œil la politique de coopération instaurée par Chavez avec les autres Etats latino-américains, via des organisations comme l’Alba, l’Unasur et le Mercosur, cette dernière envisageant la création d’une monnaie commune, le sucre, afin de dégager ces pays de la domination du dollar.

Alors oui, Bravo Monsieur Chavez ! Vous avez (eu) le courage de vos convictions, car, pour jouer & paraphraser sur les (gros) mots & les (petites) phrases :

  • Vous faîtes ce que vous dîtes !
  • Vos promesses n’engagent pas que ceux qui les ont écoutées !

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F HUMA

Dans 3 jours, n’en déplaise à certains, notamment à Gauche, c’est l’habituel rendez-vous de rentrée et ce grand moment politique, convivial et festif à la fois : la Fête de l’Humanité.

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C'est le Rendez-vous:

  • de la Gauche radicale, qui ne se satifait pas du libéralisme, ni des pansements sur une jambe de bois dont est adepte le PS
  • des luttes sociales pour le maintien des emplois et contre les ravages du libéralisme, en France, en Europe et dans le monde (Village international)

Grands moments politiques :

  • manif’ pour l’emploi : PSA, Fralib,
  • débat/construction collective sur un thème d’actualité (entre Arnault qui veut se casser, les licenciements boursiers et les patrons-voyous) : les entreprises sans les patrons ou comment les salariés sont capables de faire vivre une entreprise au bénéfice de l’emploi : suite du travail engagé depuis 2010 avec des acteurs de l’économie sociale et solidaire, des responsables de SCOP

Moment convivial et de fête autour des artistes invités et exusez du peu : Patti Smith, H.F. Thiéfaine, Benabar, Pete Doherty, les BB Brunes, l'Orchestre National de France,........ F_te_Huma_2012_-1_chanteurs_.jpg

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QUESTIONS au Président HOLLANDE (1)

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Finalement, c’est le cœur gros que je me résous à poursuivre mes interviews imaginaires du candidat devenu Président, d’où le changement d’intitulé. Voulant être « normal » (sic !), il donne l’impression que le costume de Président ne lui sied pas. Cela ne me gêne en rien : mieux vaut un Président discret mais efficace qu'un gesticulateur dont on a vu pendant 5 ans les effets de manche et le bling-bling, sans parler de ses propos de charretier ! Oui mais voilà, voulant « donner du temps au temps », son gouvernement n’a pas encore vraiment enclenché la marche avant du train de la Gauche , censée s’engager sur la voie du « Changement, (c’est maintenant) »

Certes, ce n’est pas en 100 jours que l’on résout la crise d’un système. Certes, les politiques menées pendant 10 ans par la Droite, et notamment les 5 ans de présidence Sarkozy, ont mis notre pays à genoux. Mais, face à cette austérité, la France qui travaille et a travaillé a besoin, comme clamait Danton, « de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ! »



I) SOCIAL

Commençons par les chiffres officiels du chômage : 2 987 100 !?, mais il ne s’agit que d’une partie de celles & ceux qui cherchent un emploi (la catégorie A) : si l’on prend tous les demandeurs d’emploi, c’est plus de 5 millions de personnes en dehors du monde du travail !

Une enquête de l'INSEE le révèle : les inégalités entre Français en matière de patrimoine se sont fortement accrues entre 2004 et 2010. L'écart entre les 10 % de ménages les plus pauvres et les 10 % de ménages les plus riches a augmenté de plus de 30% au cours de cette période.

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OUI, Monsieur le Président ! Une baisse du pouvoir d’achat de 0,5% est prévue en 2012, s’ajoutant au niveau de vie médian de 2010 qui est en recul par rapport à celui de 2009 : or, la baisse est la plus forte pour les catégories les plus pauvres, alors que pour celles tout en haut de l’échelle, le niveau de vie augmente. Cherchez l’erreur !

Résultat, 8,6 millions de personnes sont considérées comme pauvres, soit 14,1% de la population ! Triste record !

NON, Monsieur le Président ! On ne peut plus attendre une improbable responsabilisation du patronat, avec les quelques 80.000 licenciements sous le coude des amis de Sarkozy & de Copé, avec les délocalisations qui continuent et l’investissement qui est au poing-mort (il faut nationaliser les banques)



II) FISCALITE

Gilles Carriez, président UMP de la Commission des Finances de l’Assemblée s’interrogeait, à juste raison, de savoir si, avec le Gouvernement, vous vouliez vraiment inclure les revenus du capital ; et il ajoutait : « C’est là que les riches gagnent le plus d’argent » ! CQFD.

OUI, Monsieur le Président ! Il faut une réforme fiscale qui refonde une réelle progressivité de l’impôt : c’est une question de justice fiscale et de justice tout court

NON, Monsieur le Président ! La situation n’est pas pire qu’en 1936, au sortir d’une crise majeure, lorsque votre camarade L.Blum a instauré la semaine de 40 heures et les congés payés.

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Elle est moins compliquée qu’en 1944/45, au sortir de la guerre, lorsque mes camarades M.Thorez & A.Croizat ont créé le statut de la Fonction publique, la Sécurité sociale, et généralisé les conventions collectives, lorsque M.Paul et F.Billout ont remis l’économie debout.

NON, Monsieur le Président, vous n’y arriverez pas sans une autre politique !

Assez d’austérité, du moins pour ceux qui travaillent et ceux qui ont travaillé ! Le « Mur de l’Argent » ou « les 200 Familles », comme on disait dans les années 30, n’ont pas envie de renoncé à leur privilèges, certes ; mais, nous n’avons pas l’intention de renoncer à notre victoire électorale du printemps.

François, rappelle-toi qui t’a fait....Président ! Front de Gauche

 

20e Rendez-vous de la Rentrée ce samedi 1er septembre 2012 – par Nathalie Coupeaux

affiche_cartable_du_soir.JPGVoilà 20 ans que cette initiative porteuse de sens pour la ville solidaire que nous sommes existe. Une fois encore elle va permettre de répondre aux besoins des familles et montrer s’il en était besoin, que la redistribution est affaire de choix politiques.

Pour nous, c’est l’occasion, à travers cette journée de réaffirmer en donnant symboliquement la même chose à tous, que l’égalité républicaine et le droit à l’éducation pour tous est une priorité pour nous et le service public local. Journée où 1750 fournitures scolaires sont distribuées à 70 % des élèves scolarisés et fréquentée par plus de 3000 parents et enfants.

Depuis 20 ans, à chaque rentrée, il faut se battre pour maintenir des classes ouvertes, en obtenir de nouvelles, alors que l’école de l’égalité est devenu au fil des réformes successives et des économies budgétaires une école à deux voire trois vitesses. Le droit à l’éducation repose de plus en plus sur les capacités financières des collectivités et des familles, maintenir la cohésion en fournissant à tous les enfants de notre ville du matériel scolaire, permet non seulement, d’alléger la facture de la rentrée mais de réaffirmer à chaque parent que son enfant dans cette ville est considéré comme un citoyen en devenir et qu’à ce titre il est important pour tous.

Une loi d’orientation et de programmation est en discussion actuellement, c’est un acte important pour l’école. Cela doit, nous l’espérons, lui redonner le souffle perdu sous les coups de boutoirs d’une politique de casse menée par la droite. Pour poser les bases d’une refondation qui aura à cœur ce rôle décisif de l'éducation au-delà, de l’acquisition des savoirs qui est de mettre à la disposition de chaque individu les moyens, le désir et la capacité de faire ses propres choix, tout au long de son existence. L’enjeu est grand.

 

Soutien aux salariés de l’usine Freescale de Toulouse !

Les salariés de Freescale se mobilisent à l’appel de la CGT devant leur usine de Toulouse ce jeudi 5 juillet, de 13 heures à 15 heures, pour peser dans les décisions que va prendre la direction de l’usine : il y a maintenant 3 ans que la fermeture de l’usine était programmée malgré une activité à plein, aujourd’hui 572 licenciements sont prévus au 10 août prochain, avec la suppression de l’activité de production qui pénalisera le secteur Recherche et Développement. Les Français viennent d’exprimer leur volonté de changement, notamment en ce qui concerne la politique de l’emploi industriel. Les salariés refusent, à juste titre, de voir leurs emplois sacrifiés sur l’autel du profit des actionnaires. Les élus du Groupe Communiste, Républicain et Citoyen de la ville de Toulouse soutiennent et appellent à soutenir massivement les salariés de Freescale.

 

Face à la crise grecque La solidarité des peuples européens indispensable - par Jean-Jacques Paris

JeanJacquesPARIS.jpgPar Jean-Jacques PARIS, Secrétaire général de l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains

Représentant notre association, je suis allé, ce lundi 21 mai à la rencontre de la délégation grecque de Syrisa conduite par Alexis TSIPRAS.

Portés par leur score de 17% les plaçant 2ème force politique du pays devant le parti socialiste, les représentants du parti de gauche grec ont cherché à éclairer les participants (organisation du Front de gauche, associations et syndicats) sur l’état de leur pays et l’effondrement de la situation économique et sociale.

Ils ont souligné les convergences possibles avec les autres pays, des peuples européens dont les destins sont liés et qui se doivent de trouver les chemins pour sortir de la crise. Les représentants de Syrisa ont appuyé sur l’effet dévastateur des politiques d’austérité mesurable dans leurs pays qui ne peuvent conduire qu’aux même résultats partout ailleurs.

Quand on sait que 60% des créances grecques sont dans les mains des autres Etats européens et les 40% restant appartiennent à 5 banques dont 3 françaises on ne peut souscrire à l’idée centrale de la refondation de l’Europe dans le respect de la démocratie et des choix des peuples dans le sens d’une émancipation des marchés financiers.

Autant de points communs, alors que s’ouvre une brèche avec les résultats électoraux dans nos pays qui doivent nous encourager à travailler ensemble pour dégager des solutions à l’échelle européenne avec Syrisa comme avec les autres forces de gauche qui dans d’autres pays refusent l’austérité et combattent le libéralisme.

Alors que les élections anticipées grecques se tiendront en même temps que les législatives en France, et que les sondages d’opinions placent Syrisa en tête des intentions de vote, l’ANECR et les élus Communistes et Républicains engagés pour leur part dans la bataille pour donner à l’Assemblée nationale un groupe Front de gauche puissant et efficace ont tenu à manifester toute leur solidarité avec le peuple grec en résistance et appelle à signer la pétition sur www.humanité.fr

Jean-Jacques PARIS, Secrétaire général de l’ANECR

 

REVOLUTION COPERNICIENNE - 1° phase (1)

r_volution_copernic_2.jpg Mon prof de philo de terminale disait que la seule révolution à laquelle il croyait, c'était celle de la terre autour du soleil. Pour reprendre la même image mais en affirmant que je crois à la révolution sur terre (et loin du soleil), j'entends montrer à quelques jours du 1° tour de la Présidentielle que le programme de J-L. Mélenchon et du Front de Gauche est la seule alternative crédible et progressiste pour sortir de la crise.

Pourtant, iconoclastes, les propositions du Front de Gauche? Sûrement ! Irréalistes, çà dépend ! Financièrement envisageables, certes oui ! Politiquement acceptables, « mais c’est bien sûr » ! Dans cette première partie (la seconde vous sera livrée pour les Législatives), je vous présente les propositions qui constituent le « minimum syndical » d’un gouvernement de Gauche, plus d’une n’étant que la remise en place de droits abolis ou réduits par la Droite, au niveau social ou économique ; d’autres étant la suppression et l’abrogation de mesures & de textes, appelés ’réformes’ par la Droite, qui ont ouvert la porte à la marchandisation des services publics ou favorisé les hauts revenus et soutenu la spéculation

argent_-_CAC_40_1.jpg 1) FINANCES & FISCALITE

Depuis 2002, les financiers ont bénéficié de cadeaux exorbitants, ils ont obtenu une fiscalité au bénéfice des revenus du capital, le droit d’échapper en grande partie à l’impôt.

Nous mettrons fin à ces privilèges contraires à la démocratie qui placent les Etats sous la menace de crises financières et de politiques d’austérité.

Nous mettrons en place une nouvelle réglementation bloquant la spéculation et la financiarisation de l’économie en plaçant sous contrôle social les banques privées.

Nous changerons les missions de la Banque centrale européenne et créerons en France un pôle public bancaire qui agira pour l’emploi et les salaires, contre les délocalisations et la spéculation.

  • BANQUES :

- Création d’un pôle bancaire public par la mise en réseau des institutions financières publiques existantes (Caisse des dépôts, Crédit foncier, OSEO, CNP, Banque postale), des banques et des assurances mutualistes

- Transformation de la politique et des critères du crédit en faveur des investissements productifs

  • REFORME FISCALE :

- En direction des entreprises : imposition des revenus financiers au même niveau que les revenus du travail ; taxation des capitaux spéculatifs ; impôt sur les sociétés modulé selon le respect de normes sociales, économiques et environnementales ,; taxation des revenus financiers des entreprises

- En direction des plus riches : suppression du bouclier fiscal, renforcement de l’impôt sur les plus-values immobilières et foncières ; augmentation de l’ISF et de l’impôt sur les revenus du capital

- Nouvelle cotisation sociale sur les revenus financiers afin de supprimer la CSG (refus de la fondre dans l’impôt sur le revenu) et en finir avec la fiscalisation de la protection sociale.

  • FINANCES PUBLIQUES :

- Non inscription dans la Constitution de l’objectif de l’équilibre budgétaire (« la règle d’or » de N.Sarkozy).

- Abrogation du « Pacte de stabilité » en faveur d’un nouvel accord européen & abrogation du « Mécanisme européen de stabilité »

2) ECONOMIE

Le mode de production actuel ne vise pas la satisfaction des besoins humains.

Priorité est donnée au profit à court terme, qui laisse de côté les besoins sociaux parce qu’ils sont non rentables mais encourage les productions inutiles au bénéfice de la surconsommation des plus riches. Il dégrade les conditions de travail et d’emploi.

Nous proposons un nouveau mode de production dont la finalité sera le développement de toutes les capacités humaines et l’épanouissement de chacun.

Il sera basé sur une politique industrielle favorisant un développement durable , sur une politique de réduction du temps de travail avec création d’emplois correspondants , ainsi que sur le développement d’emplois utiles aux besoins communs.

- Soutien aux entreprises qui investissent dans les productions utiles, les productions respectant des normes humaines et écologiques & en donnant toutes leur place aux innovations

-Mise en œuvre d’un plan industriel pour rétablir des productions délocalisées

- Soutien des pouvoirs publics (Etat, Régions) aux PME-PMI, lesquelles sont aujourd’hui les plus créatrices d’emploi, notamment par l’accès au crédit (prêts bonifiés)

-Remboursement des aides publiques par les entreprises qui délocalisent & qui licencient

- Rétablissement de l’autorisation administrative de licenciement

- Arrêt du processus de concentration des terres agricoles avec développement d’une agriculture respectueuse de l’environnement

- Soutien à l’installation des jeunes agriculteurs, consolidation des petites exploitations et juste rémunération du travail agricole en encadrant les pratiques de la grande distribution

3) SOCIAL

La France est plus riche que jamais mais jamais cette richesse n’a été aussi mal partagée. Depuis 10 ans, les réformes libérales ont permis à une minorité d’accumuler des fortunes.

La pauvreté et la précarité, elles, se sont étendues, touchant toutes les catégories sociales salariées ainsi que les petits producteurs et artisans.

En partageant les richesses, nous permettrons à tous de vivre mieux. Pour créer des millions d’emplois, le Front de Gauche propose une véritable réduction du temps de travail, une sécurisation de l’emploi et des pouvoirs nouveaux pour les salariés dans les entreprises.

Il veut abolir la précarité et prône une augmentation des salaires et des retraites, le droit au logement pour tous, la défense d’une vraie protection sociale, des services publics consolidés et étendus.

  • EMPLOI :

- Rétablissement des 35 heures effectives

- Salaire minimum à 1.700€ brut, et revalorisation des salaires immédiatement supérieurs au SMIC

- Refonte du Code du travail pour abolir la précarité et établir l’égalité femmes-hommes

- Droits des salariés des entreprises sous-traitantes alignés vers le haut sur ceux des donneurs d’ordre.

- Abolition des exonérations de cotisations sociales inefficaces

  • RETRAITE :

- Rétablissement du droit à la retraite à 60 ans à taux plein

- Financement des retraites assuré en particulier par une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations employeurs sur les salaires

- Renforcement du principe de solidarité entre les générations, la perte d’autonomie étant couverte dans le cadre de la protection sociale sans recours aux assureurs privés.

 

« Pourquoi je suis candidat »

Les 10 et 17 juin auront lieu les élections législatives pour renouveler l’Assemblée Nationale. Celle-ci, depuis 2007, est aux ordres de N.Sarkozy, des marchés financiers et des multinationales (pétrole, banque, bâtiment, armement,……) Au lendemain de l’élection, le 6 mai, du nouveau Président de la République, de Gauche je l’espère, les Législatives pourront porter une nouvelle majorité, cette fois-ci de Gauche, au service du peuple et du monde du travail.

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La Présidentielle et les Législatives sont intimement liées.

  • C’est en « votant utile » au 1° tour pour J-L. Mélenchon le 22 avril que s’établiront à la fois un rapport de force et une formidable vague transformatrice, afin de balayer la Droite, au pouvoir depuis dix ans, et de porter au pouvoir un Président de Gauche.
  • C’est en votant pour les candidats du Front de Gauche dès le 10 juin et en envoyant à l’Assemblée Nationale de nombreux députés Front de Gauche que sera garantie la certitude d’avoir des élus, à la fois combatifs et forces de proposition.

Ce n’est pas de la forfanterie. Notre objectif est d’ancrer la Gauche, de lui faire mettre la barre « à Gauche toute » sur le chemin des réformes et de reconstruire ce que la Droite a détruit dans les domaines de la protection sociale avec le droit à la retraite repoussé et la diminution des pensions, de la santé avec la casse de l’hôpital public par la loi HPST, de l’éducation avec la suppression de 40.000 postes en 3 ans, etc…….

« Je m’voyais déjà en haut de l’affiche » ?

Mon intérêt pour la politique remonte à plus de 30 ans mais je n’ai franchi le pas qu’en 2008 en acceptant d’être présent sur la liste d’union de la Gauche, « Savigny en tête », conduite par JL Mouton.

Par ailleurs, de précédentes activités professionnelles m’ont fait toucher du doigt combien les questions d’inégalités et de pauvreté rongent notre société et mettent à mal le socle républicain.

Loin de moi de vouloir faire carrière mais plutôt l’ambition de peser sur les décisions en ayant toujours à cœur, et à l’esprit, d’être du côté des citoyens, des usagers ou des salariés.

Mon engagement politique n’a pas varié :

-adhérent du PCF depuis de nombreuses années, je porte, dans le cadre du mandat municipal confié par les électeurs, la défense des intérêts des Savigniens et des Sénartais.

-maire-adjoint de Savigny, plus importante commune de la 11° circonscription (et 5° ville de Seine-et-Marne), j’ai en charge la Politique de la Ville.

-dans le cadre du Front de Gauche et l’espoir mis dans la candidature de J-L.Mélenchon, je me présente donc aux suffrages des électrices et électeurs.

Mon engagement politique, c’est celui :

  • de la solidarité envers ceux qui n’ont que leurs mains ou leur « matière grise » pour gagner leur vie, en produisant, en créant de la richesse et en développant notre pays
  • du rejet des inégalités, où celui qui n’a rien ou peu (ouvrier, chômeur, ‘pauvre’, ‘immigré’) est considéré comme un raté ou un « sans-droit », alors que d’autres, « en dormant », s’enrichissent honteusement en spéculant ou en fraudant
  • de défendre une autre répartition des richesses, au profit ceux qui les produisent et en faveur de ceux qui en ont besoin, pour créer et développer des services utiles à tous et au ‘bien vivre ensemble’ (santé, éducation, logement, culture,…)
  • de croire en une société meilleure, où les besoins de chacun (et pas simplement en biens matériels) seront satisfaits, où l’on pourra voir l’avenir sans la crainte du lendemain

Enfin, c’est également de vouloir rompre avec la logique du renoncement : « on ne peut rien changer» , n'est-ce pas ce que l'on entend trop souvent ?

Si ! La volonté politique et le choix de décider de réformes progressistes, parfois audacieuses, sinon révolutionnaires, ne sont pas de vains mots : le Front Populaire, la Libération ou Mai 81 en témoignent

Si ! La défense des valeurs de solidarité, d’égalité quelque soient nos différentes origines, géographiques, culturelles, confessionnelles,… n’est pas un slogan creux lorsque l’on voit la haine véhiculée par le FN et l’utilisation dangereuse que fait la Droite de « l’identité nationale » ou de « la civilisation »

En Mai 68, les étudiants et les ouvriers proclamaient ensemble : « Soyons réalistes, demandons l’impossible ». En 2012, soyons exigeants, refusons le « c’est ’impossible’ », exigeons ce qui est « réaliste ». Ici & Maintenant.

 

Protégeons et renforçons notre système de santé et de protection sociale !

Parce que nous voulons défendre le système de santé et de protection sociale hérité du Conseil National de la Résistance et des luttes sociales, parce que nous défendons chaque jour l’accès aux soins pour tous, le droit à la santé, le droit à la protection sociale en cas de perte d’emploi, d’accident ou de maladie, parce que nous ne laisserons pas faire ceux qui voudraient le voir réduire à néant, nous apportons tout notre soutien et appelons à soutenir massivement la manifestation syndicale de ce jeudi 29 mars 2012, départ place Jeanne d’Arc à 11 heures, à Toulouse.

 

Expression Politique Parue dans à Toulouse n°22 Avril 2012

Expression Politique : ouvrir les pièces jointes ci-dessous

 

Emotion et solidarité...

Lorsque j’ai appris la terrible tragédie qui a éclaté lundi matin à Toulouse, entraînant la mort de quatre personnes, parmi lesquelles trois enfants, et qui en a blessé beaucoup d’autres, j’ai été profondément choquée et révoltée par tant d’horreur.

Cet acte fait suite aux meurtres des militaires de la semaine passée, ils sont scandaleux et inqualifiables.

Mes pensées premières vont vers les familles des victimes, à qui je transmets mes sincères condoléances.

Je tiens également à exprimer toute mon émotion, ma solidarité et mon soutien à l’égard de l'ensemble de la communauté juive. Vous pouvez compter sur ma détermination pour défendre les valeurs du vivre ensemble dans le respect de tous et de chacun.

Je souhaite vivement que tous les dispositifs entrepris pour arrêter le tueur permettent à la ville de Toulouse, à ses habitants, de trouver l’apaisement nécessaire suite à cette épreuve.

Liliane Pierre Vice-présidente du Conseil général du Val-de-Marne Canton Ouest de Fontenay-sous-bois

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