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PSA AULNAY DOIT VIVRE !

Un communiqué du groupe communiste et Front de gauche du Conseil général

Ce matin, devant la préfecture de Bobigny, on pouvait assister à un drôle de spectacle : esplanade bouclée, filtrage scrupuleux des personnes souhaitant se rendre dans un service, des dizaines de CRS en faction et des cars en réserve…

Pour qui cet accueil pour le moins musclé ? Pour les salariés de PSA Aulnay attendus dans la matinée !...

Pour nous, ce ne sont pas les travailleurs et leurs revendications qui méritent la méfiance ! Les véritables ennemis, ceux dont il faut se méfier, ce sont les marchés financiers qui dictent leurs lois aussi absurdes qu’inhumaines et méprisent le peuple.

Notre groupe est allé à la rencontre des salariés de PSA ce matin. Nous comprenons leur colère face à une direction qui ne veut rien entendre et un gouvernement dont les propositions ne sont pas à la hauteur de leurs attentes.

Nous continuons d’affirmer que l’usine de PSA ne doit pas fermer ! La direction de Peugeot Citroën, si elle le voulait, pourrait maintenir la production sur le site. Le cabinet d’expertise « Secafi » vient d’ailleurs de remettre un rapport précisant que la fermeture d’Aulnay ne ferait qu’aggraver la situation de l’entreprise. Le maintien de la production automobile dans notre département est possible et elle est impérative dans l’intérêt de tous (rappelons au passage qu’une fermeture du site serait également catastrophique pour toutes les entreprises sous-traitantes).

Ce qui est donc à l’ordre du jour, ce ne sont pas d’hypothétiques implantations d’ateliers de maintenance pour le métro du Grand Paris. Ce qui est à l’ordre du jour, c’est la sauvegarde de l’outil de production dont nous disposons aujourd’hui et le maintien de l’industrie sur notre territoire. Cette lutte pour préserver les emplois dépasse très largement notre département et même notre pays. C’est une lutte qui doit se mener à l’échelle de toute l’Europe.



C’est pourquoi nous appelons à manifester le 14 novembre à l’appel des syndicats européens pour dire oui à une autre Europe, oui à une Europe qui refuse les politiques austéritaires et défend les véritables intérêts des citoyens.



Bobigny, le 8 novembre 2012



Bally Bagayoko, Josiane Bernard, Hervé Bramy, Gilles Garnier, Pascal Beaudet, Florence Haye, Jean-Jacques Karman, Pierre Laporte, Jean-Charles Negre, Belaïde Bedreddine, Jacqueline Rouillon, Abdel-Madjid Sadi, Azzedine Taïbi.

 

NOTRE SEUL MOT D'ORDRE : NON A LA FERMETURE DE PSA AULNAY

2012-09-manif-psa-aulnay.jpgJeudi 13 septembre, une séance extraordinaire du Conseil général était consacrée à la fermeture de PSA Aulnay. Avec 3.000 salariés, et 10.000 emplois induits, la fermeture de ce site serait une véritable catastrophe économique et sociale pour la Seine-saint-Denis.
Entériner cette fermeture, comme le fait le Parti socialiste au plan national comme local, c'est donner un très mauvais signal au patronat. A quoi sert un ministère du "redressement productif" s'il s'agit d'accepter les fermetures d'entreprises au nom de la sacro-sainte course au profit maximal?
Le rapport Sartorius fait état d'erreurs de gestion. Est-ce aux salariés de supporter ces erreurs? Ne serait-ce pas plutôt aux actionnaires, dont la famille Peugeot, qui ont touché 6 milliards d'euros de dividendes en 10 ans, de financer PSA pour maintenir le site d'Aulnay?
Nous ne pouvons pas accepter la logique du capitalisme qui veut que les salariés soient systématiquement sacrifiés sur l'autel du profit.

Pascal BEAUDET

Déclaration des élus du groupe communiste et Front de gauche du Conseil général

A l’issue de la séance extraordinaire concernant PSA qui a eu lieu ce matin au Conseil général, notre groupe n’a pas souhaité s’associer au groupe PS pour la pose du calicot sur l’immeuble Picasso. En voici les raisons :

Nous considérons que le mot d’ordre énoncé sur cette banderole n’est pas à la hauteur du combat que mènent les salariés de PSA. En effet, leur exprimer simplement un soutien en souhaitant l’industrialisation et l’emploi pour le département n’est pas suffisant. Il apparaît trop clairement que pour le PS, la page de PSA Aulnay est tournée. Il s’en désole mais semble fataliste et se contente d’évoquer de vagues projets pour revitaliser le site, de parler d’accompagner les personnes licenciées dans leur éventuelle reconversion et de tout mettre en œuvre pour qu’ils retrouvent un emploi.

Quelle est notre véritable bataille ? S’agit-il seulement d’aider les salariés à passer ce cap difficile ? L’attente des salariés et de leurs représentants syndicaux est bien au-delà ! Il s’agit de se battre pour le maintien du site de production d’Aulnay et la conservation de l’industrie automobile en Seine Saint Denis, il s’agit de préserver tous leurs emplois. Nous sommes totalement à leur côté dans cette revendication.

Il n’y a pas de fatalité et nous continuerons à défendre nos propositions :

  • Moratoire sur les licenciements
  • interdiction des licenciements boursiers
  • poursuite de la fabrication de la C3 jusqu’en 2016
  • dès à présent, mise en place d’un nouveau projet industriel permettant la production d’un véhicule propre et à bas prix…

L’Etat peut agir dès maintenant pour préserver notre industrie et favoriser son développement.

Le seul mot d’ordre pour nous, c’est : « Non à la fermeture de PSA Aulnay ! ».

Bally Bagayoko, Josiane Bernard, Hervé Bramy, Gilles Garnier, Pascal Beaudet, Florence Haye, Jean-Jacques Karman, Pierre Laporte, Jean-Charles Negre, Belaïde Bedreddine, Jacqueline Rouillon, Abdel-Madjid Sadi, Azzedine Taïbi.

 

QUESTIONS au Président HOLLANDE (1)

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Finalement, c’est le cœur gros que je me résous à poursuivre mes interviews imaginaires du candidat devenu Président, d’où le changement d’intitulé. Voulant être « normal » (sic !), il donne l’impression que le costume de Président ne lui sied pas. Cela ne me gêne en rien : mieux vaut un Président discret mais efficace qu'un gesticulateur dont on a vu pendant 5 ans les effets de manche et le bling-bling, sans parler de ses propos de charretier ! Oui mais voilà, voulant « donner du temps au temps », son gouvernement n’a pas encore vraiment enclenché la marche avant du train de la Gauche , censée s’engager sur la voie du « Changement, (c’est maintenant) »

Certes, ce n’est pas en 100 jours que l’on résout la crise d’un système. Certes, les politiques menées pendant 10 ans par la Droite, et notamment les 5 ans de présidence Sarkozy, ont mis notre pays à genoux. Mais, face à cette austérité, la France qui travaille et a travaillé a besoin, comme clamait Danton, « de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ! »



I) SOCIAL

Commençons par les chiffres officiels du chômage : 2 987 100 !?, mais il ne s’agit que d’une partie de celles & ceux qui cherchent un emploi (la catégorie A) : si l’on prend tous les demandeurs d’emploi, c’est plus de 5 millions de personnes en dehors du monde du travail !

Une enquête de l'INSEE le révèle : les inégalités entre Français en matière de patrimoine se sont fortement accrues entre 2004 et 2010. L'écart entre les 10 % de ménages les plus pauvres et les 10 % de ménages les plus riches a augmenté de plus de 30% au cours de cette période.

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OUI, Monsieur le Président ! Une baisse du pouvoir d’achat de 0,5% est prévue en 2012, s’ajoutant au niveau de vie médian de 2010 qui est en recul par rapport à celui de 2009 : or, la baisse est la plus forte pour les catégories les plus pauvres, alors que pour celles tout en haut de l’échelle, le niveau de vie augmente. Cherchez l’erreur !

Résultat, 8,6 millions de personnes sont considérées comme pauvres, soit 14,1% de la population ! Triste record !

NON, Monsieur le Président ! On ne peut plus attendre une improbable responsabilisation du patronat, avec les quelques 80.000 licenciements sous le coude des amis de Sarkozy & de Copé, avec les délocalisations qui continuent et l’investissement qui est au poing-mort (il faut nationaliser les banques)



II) FISCALITE

Gilles Carriez, président UMP de la Commission des Finances de l’Assemblée s’interrogeait, à juste raison, de savoir si, avec le Gouvernement, vous vouliez vraiment inclure les revenus du capital ; et il ajoutait : « C’est là que les riches gagnent le plus d’argent » ! CQFD.

OUI, Monsieur le Président ! Il faut une réforme fiscale qui refonde une réelle progressivité de l’impôt : c’est une question de justice fiscale et de justice tout court

NON, Monsieur le Président ! La situation n’est pas pire qu’en 1936, au sortir d’une crise majeure, lorsque votre camarade L.Blum a instauré la semaine de 40 heures et les congés payés.

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Elle est moins compliquée qu’en 1944/45, au sortir de la guerre, lorsque mes camarades M.Thorez & A.Croizat ont créé le statut de la Fonction publique, la Sécurité sociale, et généralisé les conventions collectives, lorsque M.Paul et F.Billout ont remis l’économie debout.

NON, Monsieur le Président, vous n’y arriverez pas sans une autre politique !

Assez d’austérité, du moins pour ceux qui travaillent et ceux qui ont travaillé ! Le « Mur de l’Argent » ou « les 200 Familles », comme on disait dans les années 30, n’ont pas envie de renoncé à leur privilèges, certes ; mais, nous n’avons pas l’intention de renoncer à notre victoire électorale du printemps.

François, rappelle-toi qui t’a fait....Président ! Front de Gauche

 

Les sénateurs communistes déposent une proposition de loi pour un pass navigo au tarif unique des zones 1-2

2012-08-prop-loi-senat-pris-transports.jpgLa mobilité est un véritable enjeu pour les habitants des banlieues, proches ou éloignées de Paris. En tant que conseiller général, je me suis battu pour le rétablissement du remboursement de 50% de la carte Imagin'R pour tous les jeunes du département, scolaires, jeunes travailleurs ou en recherche d'emploi. Cette mesure courageuse, de véritable justice sociale, avait été mise en place par la majorité communiste du Conseil général, avant d'être supprimée par la majorité socialiste.

Pascal BEAUDET

Aujourd'hui, la proposition des sénateurs communistes vise à permettre aux personnes les plus éloignées de la capitale de payer leur pass navigo au tarif unique des zones 1-2 pour ne pas rajouter la pénalisation financière à l'exclusion géographique. Ce projet de loi propose de faire payer la différence par l'impôt sur les sociétés, ce qui serait une mesure de justice sociale.

 

PSA : LES COMMUNISTES RÉPONDENT PRÉSENTS

Un communiqué de la Fédération du PCF de Seine-saint-Denis

Les organisations syndicales de PSA appelaient à un rassemblement ce 25 juillet, devant le siège parisien de Peugeot, pour peser sur les discussions du comité central d’entreprise, auquel se sont jointes des délégations de salariés de la RATP, d’Air France et de Sanofi. Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste, Hervé Bramy, secrétaire fédéral, Gilles Garnier, co-président du groupe Front de gauche au conseil général, et les communistes de Seine-Saint-Denis ont répondus présents à cet appel.

L’unité des organisations syndicales et la présence massive des salariés de PSA, a permis d’arracher une « petite victoire ». Un cabinet d’expertise indépendant a été nommé pour vérifier la réalité des difficultés évoquées par l’entreprise Peugeot et proposer des solutions alternatives au licenciement de 8000 salariés et à la fermeture de l’usine d’Aulnay. Le déclenchement du plan de licenciements est bloqué jusqu’à la remise de ce rapport d’expertise. Philippe Varin, PDG de PSA, a beau verser des larmes de crocodile sur de prétendues pertes de PSA au premier semestre 2012, il ne fera pas oublier les 450 millions d‘euros de richesse qu’il a dilapidé en 2011 en rachat d’actions et en versement de dividendes aux actionnaires.

Pour sa part, le gouvernement Ayrault a annoncé ses premières pistes de soutien à la filière automobile. L’achat massif par l’Etat de véhicules électriques et hybrides, et l’augmentation du bonus écologique permettront d’ouvrir la voie vers une nouvelle ère industrielle pour les constructeurs automobiles. Mais les propositions d’Arnaud Montebourg passent à côté des attentes légitimes des salariés de l’automobile. Un plan qui omet le maintien des emplois et la pérennisation du site d’Aulnay est un faux plan !

Les communistes demandent un moratoire immédiat contre tous les licenciements et l’interdiction des licenciements boursiers.




Hervé Bramy, secrétaire départemental du PCF

Pantin le 26 juillet 2012

 

FERMETURE DE PSA AULNAY : PAS QUESTION DE TOURNER LA PAGE !

Depuis plusieurs mois déjà, des bruits circulent sur la possible fermeture du site Citroën d'Aulnay. Aujourd'hui, la direction de Citroën annonce la fermeture future du site. Cela se traduira par la perte de plus de 3.000 emplois directs et plusieurs autres milliers d'emplois indirects.
Ce sera une véritable catastrophe pour le département alors que Citroën a bénéficié d'aides publiques, et qu'elle fait des bénéfices faramineux.
Une fois de plus, les actionnaires et les dirigeants d'entreprises démontrent leur cynisme dès lors qu'il s'agit de faire du profit. Nous attendons du gouvernement qu'il prenne les mesures qui s'imposent : il suffit de commencer par exiger que Citroën rembourse les aides publiques qui lui ont été versées!

Pascal BEAUDET

Communiqué des élus du groupe communiste et Front de gauche

L’annonce de la Direction de PSA concernant le site d’Aulnay est un vrai choc. C’est 3 300 salariés et autant de familles qui se retrouvent sur le carreau, licenciés par un groupe multimilliardaire qui a bénéficié de 4 milliards d’aide publique ces dernières années ! Face à cette catastrophe sociale, la vraie bataille, ce n’est pas de tirer des plans sur la comète pour une possible reconversion du site. La vraie bataille, c’est de résister et de sauvegarder l’activité automobile et les emplois !!!

Messieurs Sapin et Montebourg ont multiplié ces jours-ci des petites phrases telles que : « Nicolas Sarkozy a retardé volontairement les plans de licenciements », « la fermeture de PSA serait un choc pour la nation »… Assez de mots, maintenant nous voulons les actes !

Le gouvernement attend des garanties de PSA sur une réindustrialisation du site… Mais quelle confiance accorder à une entreprise qui multiplie les licenciements boursiers afin d’accentuer ses profits, se drapant dans la morosité du marché automobile et avançant des arguments invérifiables pour se justifier ?

Ce n’est pas le moment de baisser les bras et de tourner la page ! Des solutions existent : la construction d’un nouveau modèle à Aulnay, un plan gouvernemental de redressement de la filière automobile.

Des priorités doivent également être établies comme l’interdiction des licenciements boursiers. Rappelons que PSA vend depuis 2010 plus de 3 500 000 véhicules à l’année, a fait 588 millions d’euros de bénéfices, un chiffre d’affaire record à 59,9 milliards d’euros (+ 7 %) en 2011 et versé 457 millions d’euros en dividendes aux actionnaires !

Devant cette situation inacceptable, nous renouvelons notre soutien aux salariés en lutte et nous demandons solennellement au gouvernement des actes courageux et ambitieux pour préserver l’emploi et l’industrie.

Bobigny, le 12 juillet 2012

Bally Bagayoko, Josiane Bernard, Hervé Bramy, Gilles Garnier, Pascal Beaudet, Florence Haye, Jean-Jacques Karman, Pierre Laporte, Jean-Charles Negre, Belaïde Bedreddine, Jacqueline Rouillon, Abdel-Madjid Sadi, Azzedine Taïbi.

 

RE-ORGANISATION DE LA POSTE DU CENTRE-VILLE : UN PROJET INACCEPTABLE !

Début juillet, une affichette a été apposée devant le bureau de Poste du centre-ville, qui draine chaque jour des centaines d'usagers. Ce bureau doit être ré-organisé : à terme, il n'y aura plus que deux guichets ouverts au public, tout le reste devant être traité par des machines ! J'ai écrit à la Direction départementale de La Poste pour protester contre cette décision motivée par des impératifs financiers au détriment, comme toujours, des usagers et du service public.

A l'attention de la direction départementale de La Poste

Madame, Monsieur,

Le bureau de poste du centre-ville d’Aubervilliers ne fonctionne plus qu'avec quatre guichets ouverts au public. Une discrète affichette de la Poste indique que le bureau va fermer le 24 juillet. Un bureau provisoire ouvrira la semaine suivante. Renseignements pris, les responsables nous ont informé que pendant les travaux, seuls deux guichets seront ouverts dans des locaux provisoires. Après les travaux, tout sera automatisé et il ne restera plus que deux guichets ouverts au public.

Élu de cette ville depuis de nombreuses années, je ne puis que m'étonner et vous dire mon mécontentement face à ce choix. En effet, Aubervilliers est une ville très populaire, qui accueille une population en grande difficulté économique. La Poste a un rôle de service public, et l'accueil humain des usagers est essentiel. Surtout quand le public n'a que très peu accès aux moyens de paiement par carte bancaire, et quand en plus, beaucoup de personnes ont des difficultés à lire et donc à comprendre des instructions affichées sur des machines.

Les bornes automatisées, censées remplacer l'accueil humain, vont surtout couper des services de La Poste une fraction de la population qui n'aura pas le mode d'emploi.

Qui plus est, la logique qui sous-tend cette ré-organisation est une logique comptable qui vise à supprimer du personnel pour faire des économies. Le service aux usagers est moins bien rendu, mais les prix du service ne baissent pour autant !

Lorsque j'étais maire, nous avions demandé qu'un quatrième bureau de poste ouvre à Aubervilliers pour répondre aux besoins de la population. Nous avions y compris proposé un terrain mis à la disposition de La Poste. Non seulement, aucune suite n'a été donnée à notre proposition, mais dans logique libérale actuelle, vous ré-organisez le bureau du centre-ville en restreignant l'accueil ! C'est une logique marchande qui est en contradiction totale avec la mission de service public dévolue à La Poste.

En conclusion, j'aimerais que vous reconsidériez la ré-organisation du bureau de Poste du centre-ville et que vous prévoyiez un accueil beaucoup plus important que celui qui est programmé actuellement.

Dans l'attente, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.

Pascal BEAUDET

 

SMIC : UNE AUGMENTATION BIEN... DÉRAISONNABLE !

Le gouvernement dirigé par Jean-Marc Ayrault vient d'annoncer un "coup de pouce" au SMIC de 2%. Il a immédiatement été salué par... le MEDEF. Les syndicats, eux, sont consternés. Et en effet, comment ne pas s'interroger sur un gouvernement qui, à peine arrivé, donne des gages au patronat et balaie d'un revers de main les espoirs mis en lui par les couches populaires, celles-là même qui demain devront faire face à une augmentation du gaz de 10%!
Dans le programme du Front de gauche porté par Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, puis dans la campagne des législatives, nous demandions le SMIC à 1.700€ afin de redonner du pouvoir d'achat au monde du travail. En donnant une majorité absolue au Parti socialiste et à ses alliés Verts, le peuple de France s'est malheureusement privé de la capacité d'intervention de députés résolument à gauche, qui auraient pu peser sur cette décision.
Pascal BEAUDET

Pour enfin en finir avec la France des très bas salaires, les salariés avaient le droit d’espérer une augmentation significative du Smic avec l’arrivée de la gauche au pouvoir.

Mais la nouvelle est tombée : le Smic ne sera augmenté que de 2% pour ne pas obérer la compétitivité des entreprises, crise oblige ! Le changement, ce n’est donc pas pour maintenant ! Le discours tenu a les mêmes accents d’austérité que celui des prédécesseurs et ce qui est lâché aux salariés tient du saupoudrage. Pourtant, ce qui fragilise les entreprises, c'est la faible consommation des familles modestes, la faiblesse des carnets de commandes et le refus des banques de leur accorder des liquidités à des taux incitatifs. Maintenir des salaires au plus bas n’arrangera rien.

On nous parle d’une augmentation « raisonnable ». Etre raisonnable, pour le gouvernement, c’est donc ne surtout rien changer. Après la rigueur, ce sera encore la rigueur, règle d’or oblige ! Avant même d’avoir combattu, le gouvernement baisse les armes et n’utilise pas, comme on aurait été en droit de s’y attendre, tous les pouvoirs institutionnels à sa disposition pour affronter le mur de l’argent. Les salariés devront donc être raisonnables, eux aussi, c'est-à-dire accepter de baisser la tête, ramasser les 20 euros mensuels que le gouvernement daigne lâcher, dire si possible merci, et repartir travailler en silence bien gentiment.

Pour nous, élus du Front de gauche, ce soi-disant coup de pouce est inacceptable et nous ne serons pas partisans du « mieux que rien » ! Nous n’avons pas la même notion de ce qui est « raisonnable ». Car, au lieu de toujours se demander comment vont faire les entreprises pour augmenter les salaires, il faudrait plutôt se demander comment vont faire les millions d’hommes et de femmes pour continuer de vivre décemment avec les salaires qui sont les leurs aujourd’hui. Le Smic à 1700 euros que nous proposons est pourtant possible, par une taxation des 6000 milliards € d’actifs financiers des entreprises françaises. Nos députés à l’Assemblée nationale en avaient demandé une contribution de 0,5%. En rehaussant nettement le SMIC comme nous le demandons, l'activité pourra redémarrer. En créant un pôle public bancaire, les entreprises seront soutenues. La France est plus riche que jamais, et c’est en partageant mieux cette richesse, en renversant enfin ces logiques absurdes de rigueur dictées par les marchés financiers que nous pourrons permettre à chacun d’accéder à une vie digne. Voilà ce qui est raisonnable !

Le choix de la résistance et du combat est le seul choix pour qu’advienne le changement qu’attendent nos concitoyens !

Les élu-e-s du groupe communiste, citoyen, Front de gauche pour une transformation sociale et écologique - Conseil général de la Seine Saint Denis.

Bally Bagayoko, Josiane Bernard, Hervé Bramy, Gilles Garnier, Pascal Beaudet, Florence Haye, Jean-Jacques Karman, Pierre Laporte, Jean-Charles Nègre, Bélaïde Bedreddine, Jacqueline Rouillon, Abdel-Madjid Sadi, Azzedine Taïbi.

 

PSA AULNAY : LES 3 000 EMPLOIS OU LES DIVIDENDES DES ACTIONNAIRES !

Un communiqué des élus communistes et Front de gauche du Conseil général de Seine-Saint-Denis

Lundi 18 juin, sur invitation du ministre Arnaud Montebourg, une rencontre a eu lieu à Bercy autour de l’avenir du site de PSA Aulnay, à laquelle participaient les syndicats et des élus de Seine-Saint-Denis. L’ensemble des syndicats de l’entreprise est sorti de cette rencontre avec une inquiétude renforcée quant au devenir des emplois. Côté direction en effet, il a été affirmé : « Nous n’avons pas de solution ! ». Alors que François Hollande s'est engagé dans sa campagne à organiser une réunion tripartite, côté ministère, la seule annonce faite a été celle d’une rencontre du ministre avec le PDG qui a eu lieu le 19 juin, rencontre sur laquelle aucune communication n'a filtré.

Les syndicats redoutent une annonce de fermeture progressive de leur entreprise fin juillet. PSA renoncerait à la production de la C3 sur le site d'Aulnay.

Gérard Segura, maire d'Aulnay, déclarait que « la direction du groupe a indiqué, peut-être pour la première fois aussi clairement, qu'elle n'avait pas de solution à la situation automobile, des usines françaises et en particulier d'Aulnay ».



Pourtant en 2011, PSA annonce 588 millions de bénéfices nets et 60 milliards de chiffre d’affaire (+ 7 %) : un record historique !

Parallèlement, on s’aperçoit que 457 millions ont été dépensés en rachats d’actions PSA et en dividendes versés aux actionnaires en 2011. Finalement, la quasi-totalité des bénéfices sera revenue dans les poches d’une poignée d’actionnaires (notamment la famille Peugeot) !

Pour PSA, comme pour les autres grands groupes, ce sont les emplois qui doivent primer et non les versements de dividendes aux actionnaires !

Des solutions existent pour répondre à l’exigence des salariés de voir leurs 3 000 emplois maintenus. Ces solutions se trouvent dans la loi déposée à l'Assemblée Nationale par le groupe Front de gauche contre les licenciements boursiers et pour les droits nouveaux des travailleurs dans la gestion de leurs entreprises.

La mobilisation doit s'amplifier dans les semaines qui viennent pour obliger PSA à une réorientation de sa politique industrielle.

Bally Bagayoko, Josiane Bernard, Hervé Bramy, Gilles Garnier, Pascal Beaudet, Florence Haye, Jean-Jacques Karman, Pierre Laporte, Jean-Charles Negre, Belaïde Bedreddine, Jacqueline Rouillon, Abdel-Madjid Sadi, Azzedine Taïbi.

 

HÔPITAL DE LA FONTAINE : PAS DE RESTRICTIONS POUR LA SANTE !

Une déclaration des élus du groupe communiste et Front de gauche du Conseil général de Seine-Saint-Denis

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Manifestation des salariés de l'hôpital Delafontaine devant la mairie de Saint-Denis, avril 2012 (photo : CGT)

Nous soutenons les syndicats et toutes les personnes rassemblés aujourd’hui à l’hôpital Delafontaine à Saint-Denis pour dénoncer les restrictions budgétaires décrétées par l’Agence Régionale de Santé et la suppression de 40 postes au sein de cet établissement.

Dans la logique voulue par le MEDEF avec la Loi Hôpital Patients Santé Territoires, les hôpitaux sont de plus en plus asphyxiés. 10 000 suppressions de postes ont été prévues dans l’hôpital public de 2007 à 2012 avec pour résultat la fermeture de services pour les patients qui doivent aller plus loin et attendre plus longtemps pour être soignés. Au nom de la réduction de la dépense publique, on néglige la santé des populations et on contraint les professionnels à exercer leurs métiers dans des conditions de plus en plus difficiles.

Mais la santé n’est pas une marchandise et les hôpitaux ne doivent donc pas être soumis à des logiques de profit.

Nous devons rendre à l’hôpital ses missions publiques. La santé est notre bien commun. Elle doit par conséquent être accessible à tous et en tous lieux du territoire.

C’est en faveur d’une telle politique fondée sur la solidarité que nous, élus du Front de gauche, militons chaque jour.

Les élu-e-s du groupe communiste, citoyen, Front de gauche pour une transformation sociale et écologique - Conseil général de la Seine Saint Denis.

Bally Bagayoko, Josiane Bernard, Hervé Bramy, Gilles Garnier, Pascal Beaudet, Florence Haye, Jean-Jacques Karman, Pierre Laporte, Jean-Charles Negre, Belaïde Bedreddine, Jacqueline Rouillon, Abdel-Madjid Sadi, Azzedine Taïbi.

 

SOUTIEN AUX SALARIES DE ROTOS 93 !

Une déclaration des élus du groupe communiste et Front de gauche du Conseil général de seine-Saint-Denis

Suite à son dépôt de bilan, le tribunal de commerce de Seine Saint-Denis a prononcé à la hâte le 31 mai dernier la liquidation de l’imprimerie Rotos 93 au 6 juin.

Les 24 salariés de l’entreprise du Blanc-Mesnil ont été mis devant le fait accompli et sont aujourd’hui totalement méprisés par leur direction. En effet, les responsables de Rotos 93 restent à ce jour injoignables. Cela fait maintenant 12 jours que les ouvriers abandonnés occupent les locaux de l’imprimerie de peur de voir leurs rotatives disparaître et afin de négocier un plan social et des propositions de reclassement.

Rotos 93 affiche pourtant un chiffre d’affaire de 3 millions d’euros par an ! Qu’est-ce qui justifie alors son dépôt de bilan ? Déjà 12 salariés ont été remerciés en l’espace de 2 ans. Et malgré les efforts des syndicats et des ouvriers qui ont même été jusqu’à proposer de diminuer la charge de 3 équipes en place et d’en supprimer une autre par le biais de départs en retraite anticipés, la direction de l’imprimerie est restée sourde et a déposé le bilan en catimini.

Il est inacceptable de voir un chef d’entreprise se remplir les poches pendant des années décider du jour au lendemain de la fermeture de sa société et qui plus est, sans même prendre la peine d’établir un véritable dialogue social avec ses employés. Par ailleurs, la négligence du Tribunal de commerce sur ce dossier est elle aussi tout aussi condamnable. Ces abus doivent être sanctionnés et les cessations d’activité abusives interdites par la loi.

La Front de gauche avait d’ailleurs déposé en février dernier une proposition de loi visant à interdire les licenciements boursiers, celle-ci a été rejetée par le Sénat mais le combat continue pour sauver l’emploi industriel en France et en Seine Saint-Denis, département déjà lourdement impacté par les fermetures d’entreprises et de sites.

De la même façon qu’il est depuis plusieurs mois aux côtés des employés de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, notre groupe soutient les salariés en lutte de Rotos 93 !

Les élu-e-s du groupe communiste, citoyen, Front de gauche pour une transformation sociale et écologique - Conseil général de la Seine Saint Denis.

Bally Bagayoko, Josiane Bernard, Hervé Bramy, Gilles Garnier, Pascal Beaudet, Florence Haye, Jean-Jacques Karman, Pierre Laporte, Jean-Charles Negre, Belaïde Bedreddine, Jacqueline Rouillon, Abdel-Madjid Sadi, Azzedine Taïbi.

 

L'ANNONCE DE MADAME DUFLOT EST UNE PREMIÈRE VICTOIRE POUR LA CNL

2012-06-42-casanova.jpgUn entretien de Serge INCERTI-FORMENTINI, Président de la Confédération nationale du logement, à L'Humanité

Suite à l’annonce de C. Duflot concernant le blocage des loyers à la relocation, l’Humanité.fr publie une interview de Serge Incerti-Formentini, président de la Confédération Nationale du Logement.

L’Humanité.fr. Quelle est votre réaction après l’annonce lundi matin de Cécile Duflot à propos du blocage des loyers à la relocation dès la rentrée 2012 ?

Bien entendu, nous nous félicitons de cette première mesure en matière de logement. C’est une victoire pour les locataires, mais également pour la CNL qui s’est battue pour faire adopter -entre autres- cette proposition. Ce décret va enfin empêcher la spéculation sur les loyers au moment de la relocation dans les zones tendues (ndlr : Île de France, une partie de la région PACA et le long de la côte Basque). Il correspond à une nécessité de justice sociale et va permettre de redonner du pouvoir d’achat aux ménages étranglés par l’augmentation des loyers. C’est donc une avancée encourageante. Cependant, nous considérons que cela n’est pas suffisant et qu’il est indispensable d’aller plus loin.

L’Humanité.fr. Quelles sont les propositions de la CNL pour répondre à la crise du logement actuelle ?

En mai 2011, à la veille de la campagne présidentielle, nous avions rédigé une liste de trente-trois propositions concrètes à l’attention de l’ensemble des candidats. La mesure annoncée par la ministre du Logement, Cécile Duflot, va dans le sens de nos revendications. Mais pour nous, le changement doit avoir lieu immédiatement, en passant par des signes forts. D’abord en gelant complètement l’ensemble des loyers du secteur locatif. Ensuite en revalorisant de 25% les aides au logement pour les familles les plus démunies. Enfin, en mettant un terme aux saisies, aux expulsions et aux coupures d’eau et d’énergie.

L’Humanité.fr. Que répondez-vous à ceux qui jugent ces mesures trop coûteuses ou peu rentables ?

Tout d’abord, que le social ne se quantifie pas monétairement. Il est important de rassurer les ménages en situation difficile. De plus, le logement est un des facteurs principaux de la dégradation du pouvoir d’achat des ménages. En encadrant les loyers, cela permettra de leur redonner un peu de ce pouvoir d’achat et donc, par ricochet, de relancer la consommation. Quant aux réactions des associations de propriétaires suscitées par l’annonce de Cécile Duflot, il faut remettre les choses à leur place. Ce ne sont pas les petits propriétaires, qui arrondissent leurs fins de mois en louant leur logement, qui abusent de leurs locataires en augmentant drastiquement leur loyer. Si les grands propriétaires préfèrent suspendre leurs locations plutôt que de s’aligner sur le tarif imposé, je suggère d’augmenter leur taxe sur les logements vacants. A mon avis, mieux vaut louer moins cher que de ne pas louer du tout…

L’Humanité.fr. Qu’attendez-vous des mois à venir ?

Nous avons demandé à être reçu au ministère afin de discuter de ces questions de logement. On nous a fait savoir que Cécile Duflot souhaitait rencontrer la CNL et qu’elle nous recevrait ultérieurement. Cela met fin à cinq années de mandat pendant lesquelles nous n’avons jamais pu discuter. Aujourd’hui, nous sommes prêts à entamer le dialogue, et nous espérons pouvoir prendre part à une vraie concertation.

 

STOPPER L’HÉMORRAGIE INDUSTRIELLE

Jean-Luc Mélenchon écrit au premier ministre Jean-Marc Ayrault

manif-aulnayMardi 15 mai, Jean-Luc Mélenchon a adressé un courrier au nouveau Premier Ministre afin de l’interpeller sur le sort d’une vingtaine d’entreprises en lutte et de leurs salariés. Jean-Luc Mélenchon a ainsi demandé à Jean-Marc Ayrault d’agir rapidement pour en finir avec les pratiques des patrons voyous.

"Monsieur le Premier Ministre, Cher camarade,

L’élection de François Hollande et votre nomination ouvrent une possibilité pour qu’enfin les exigences de notre peuple soient entendues. Composante décisive de la victoire, les nôtres veulent recueillir les fruits du changement.

Je sais que tout ne se fait pas en un jour. Pour l’immédiat cependant je veux attirer votre attention sur la situation intolérable d’une vingtaine d’entreprises emblématiques et de leurs salariés. Certaines décisions peuvent immédiatement être prises par simple décret ou par l’action du gouvernement pour résoudre ces situations d’urgence. Notamment pour faire appliquer les décisions de justice rendues en faveur des salariés. Agissez pour faire appliquer les jugements qui ont donné raison aux ouvrières de Sodimédical et ordonné le versement de leurs salaires non payés depuis sept mois.

D’autres propositions nécessitent des modifications législatives. Je forme le vœu qu’elles soient soutenues dès cet été par le gouvernement lors de leur présentation à l’Assemblée nationale par les députés du Front de Gauche.

Par la loi, il est possible dès à présent de stopper l’hémorragie industrielle grâce à :

  •  L’interdiction des licenciements boursiers et suppressions d’emplois dans les entreprises bénéficiaires. Cette mesure de bon sens économique vise à empêcher des saccages comme ceux de Continental ou Samsonite. Elle empêcherait les actionnaires de préparer de nouvelles suppressions d’emplois dans des groupes bénéficiaires, de l’automobile (PSA, Renault etc), à la chimie (Sanofi-Aventis) en passant par les banques.
  •  La création d’un droit de véto des élus du personnel en cas de fermeture ou délocalisation et l’obligation d’examiner les propositions des salariés. Ces droits nouveaux des travailleurs permettraient par exemple aux salariés de l’automobile de Sevelnord ou de PSA Aulnay de faire entendre leur point de vue à des actionnaires jusqu’ici tout puissants.
  •  Un droit de préemption de l’activité par les salariés réunis en coopérative, avec un soutien juridique et financier public, comme le réclame depuis plus de 600 jours les salariés de l’usine Univelever-Fralib. Un tel droit aurait aussi permis d’envisager sous une perspective autrement plus positive la reprise de l’activité de SeaFrance.
  •  L’adoption de sanctions pour punir les atteintes aux"éléments essentiels du potentiel économique de la Nation" prévues à l’article 410-1 du code pénal. Parmi ces sanctions devrait figurer la réquisition des sites industriels d’intérêt général en danger. C’est le cas d’ArcelorMittal à Florange où l’arrêt des hauts fourneaux menace la souveraineté industrielle de la France en matière d’acier. Un tel droit de réquisition empêcherait également le dépeçage d’Arkéma, leader français du PVC. Il permettrait également de dissuader des entreprises comme Alstom de se séparer d’activités hautement qualifiées comme la fabrication des ailettes de turbines.
  •  L’instauration de visas sociaux et écologiques aux frontières pour empêcher le dumping social ou environnemental. Ces protections passent aussi par des mesures d’harmonisation sociale par le haut dans les entreprises de transports, en particulier maritime où des milliers d’emplois sont menacés comme à la SNCM et à la CMN.
  •  La mise en place de « plans écologiques de filières industrielles » pour mettre en relation les entreprises entre elles autour d’un projet ambitieux comme, par exemple, entre la papeterie M’Réal dans l’Eure et la raffinerie Petroplus en Seine-Maritime.
  •  La protection des sous-traitants par la responsabilisation des entreprises donneurs d’ordre,permettrait de pérenniser de nombreuses productions de haut niveau comme celle de PreventGlass, des Fonderies du Poitou ou encore de Faurécia.

Enfin, Monsieur le Premier Ministre, je vous demande solennellement d’intervenir pour faire cesser les poursuites engagées par le précédent gouvernement contre de nombreux syndicalistes comme Xavier Mathieu ou les agents "robins des bois" d’EDF et de GDF.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Premier Ministre, cher camarade, l’expression de ma très haute considération."

 

PSA AULNAY : LES CRAINTES DE FERMETURE SE CONFIRMENT

Une déclaration du groupe communiste d'Aulnay-sous-Bois

psa-aulnay-cgt-manif.jpgLe rapport du député sortant Gérard Gaudron anéanti tout espoir pour l’avenir du site automobile de PSA-Aulnay.
Les salariés doivent maintenir la mobilisation pour ne pas voir leur outil de travail disparaître dans un avenir très proche.

Gérard Gaudron recommande dès maintenant la reconversion des salariés.

En soutien aux salariés de l’usine, les élus communistes et les militants du Front de Gauche d’Aulnay et du Département ont dénoncé très tôt cette décision de fermeture du site des dirigeants de PSA d’ici 2014.

L’ordre avait été donné d’attendre l’élection présidentielle, une fois terminée les mauvais nouvelles vont tombées une par une.

Ces méthodes et ces façons de considérer les salariés sont scandaleuses !

Gérard Gaudron précise dans une interview au Parisien du 11 mai « il y a une usine de construction automobile de trop en France ».

Une seule déduction sur ce propos, PSA Aulnay fermera ! La preuve, les salariés se sont battus pour obtenir le montage de la C3 jusqu’en 2014, à l’heure actuelle aucun autre modèle n’est programmé.

Nous soutenons les salariés en lutte depuis de nombreux mois, l’avenir de l’automobile dans le Département est une nécessité, il ne faut rien lâché, ce sera une première bataille importante de nos députés Front de Gauche dans la prochaine Assemblée Nationale.

 

PASCAL BEAUDET ECRIT AUX MEDECINS ET AUX PROFESSIONNELS DE SANTE

Madame, Monsieur, Docteur,

Fidèle à mon attachement à la santé publique, j’ai souhaité partager avec vous mes sentiments sur deux étapes qui m’ont semblé importantes à cet égard : une étape nationale, l’élection présidentielle, et une étape locale, la signature du Contrat Local de Santé.

Quelques mots d’abord sur les suites de l’élection présidentielle. L’échec de Nicolas Sarkozy, et la victoire de la gauche constituent un moment historique pour notre pays, et -comme vous j’en suis certain- je goûte la fin des années de massacre de la santé publique qu’aura été ce quinquennat. Avec Patrick Le Hyaric, nous sommes heureux d’avoir contribué à cette défaite de la droite. Désormais, il faut créer les conditions d’un changement réel dans le champ de la santé publique. Ce n’est pas simple, et la santé publique est restée très absente des débats de la présidentielle : quand on constate que la Société Française de Santé Publique, interrogeant les 10 candidats, n’obtient de réponse, parmi les « grands candidats », que du seul JL Mélenchon , on mesure combien il va falloir agir pour que les décideurs nationaux se penchent sur le sujet.

Une chose est sûre : la réponse aux besoins en terme de santé, et notamment d’accès aux soins, les choix de financement, la réponse aux difficultés des populations en difficultés, dépendront beaucoup de la capacité des professionnels et des patients à se faire entendre : pour permettre que cet accès aux soins ne soit plus conditionné par les seules objurgations de la finance, pour dégager de réels moyens ; et en particulier pour corriger les inégalités qui frappent des villes comme la notre.

Evoquons ensuite la situation locale. Le Conseil Municipal vient d’adopter le Contrat Local de santé, signé avec l’ARS et le Préfet. Je m’en suis félicité, d’autant que la quasi-totalité des actions que ce contrat vient consacrer sont des actions engagées sous le mandat de Jack Ralite, ou le mien : la lutte contre le saturnisme, le dépistage du cancer, les bilans de santé, la prévention dans les collèges, la promotion de la santé mentale chez le jeune enfant, Mosaïque, autant d’actions, parmi d’autres, qui ont été remarquées dans les décennies précédentes, et qui sont à nouveau « gravées dans le marbre » par ce Contrat.

Ce document met en exergue des chiffres (en matière d’espérance de vie, de mortalité, etc…) qui confirment les données que les services municipaux avaient publiées, il y a plusieurs années.

J’aurais eu donc mauvaise grâce à ne pas approuver ce contrat, et mon groupe s’est prononcé favorablement.

Je regrette cependant que la municipalité n’ait pas pris le temps d’en débattre avec les médecins libéraux ; mes amis Gille Poux, à La Courneuve, Michel Beaumale à Stains, Didier Paillard à Saint-Denis, par exemple, ont, avec leurs adjoints, organisé des réunions avec les médecins et professionnels de santé de tous exercices, libéraux et de centres de santé, ou avec leurs représentants, et ils m’ont rapporté que ces réunions avaient été extrêmement profitables. Il me semble également que les riches informations fournies par le contrat devraient être disponibles pour tous les acteurs de la santé sur la commune.

J’espère que la municipalité informera les professionnels du contenu de ce document (je vous signale sans attendre cependant qu’il est en ligne sur le site de l’Agence Régionale de Santé ).

Pour les mois à venir, je tenais à vous dire à quel point le chantier qui est devant nous, professionnels et militants politiques ou élus, est passionnant : à partir des perspectives nouvelles que la période politique nous ouvre, que pouvons-nous faire de concret, à l’échelle nationale et à l’échelle locale, pour améliorer immédiatement la santé des habitants d’Aubervilliers ?

Pour ma part, je reste à votre entière disposition pour échanger à tout moment sur ces questions.

Conseiller Général de Seine-Saint-Denis

Président du groupe communiste et citoyen

 

INAUGURATION DE L’ETABLISSEMENT D’HERBERGEMENT POUR PERSONNES AGEES DEPENDANTES (EHPAD) « VALLE LONGA »

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INTERVENTION DE MONSIEUR DOMINIQUE BUCCHINI, PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE DE CORSE

Je souhaiterai tout d’abord vous remercier pour m’avoir invité à l’inauguration de l’Etablissement d’Hébergement Pour Personnes Dépendantes « Valle Longa » car, si la Collectivité Territoriale de Corse (CTC) n’a pas participé au financement de ce projet, je peux vous assurer de son soutien à l’Economie Sociale et Solidaire dont font partie les mutuelles.

C’est ainsi qu’en 31 mars 2011 l’Assemblée de Corse a approuvé un plan de soutien pluriannuel à l’économie sociale et solidaire, « Cors’Eco-Solidaire ».

Ce projet, qui nous réunit aujourd’hui, répond à une préoccupation majeure de notre société, la prise en charge de la dépendance, notamment en Corse où les besoins s’accroissent avec le vieillissement de la population et l’augmentation du nombre des personnes âgées dépendantes. Les dernières études confirment en effet que le vieillissement de la population est l’une des caractéristiques majeures de l’île : la moyenne d’âge de la Corse est la plus élevée des régions françaises, les personnes de plus de 60 ans représentant 26% et les plus de 75 ans représentent plus de 10% de la population, cette proportion étant particulièrement élevée dans les bassins de vie de l’intérieur de l’île.

De surcroît, ce phénomène de vieillissement va se poursuivre dans les années à venir sous l’effet du poids des baby-boomers alors qu’aujourd’hui, 35 000 personnes âgées de plus de 60 ans seraient atteintes d’une incapacité motrice et 24 000 environ souffriraient de troubles intellectuels ou psychiques. Le vieillissement de la population, particulièrement en milieu rural, ainsi que le faible équipement de ce milieu en structures médicales font de la question de l’aménagement du territoire une question incontournable. Dans ce contexte, la démarche partenariale animée par la Mutualité et l’engagement des acteurs impliqués dans cette belle réalisation n’ont que plus de valeur et je dois vous dire que j’ai été particulièrement sensible au fait que l’EHPAD Valle Longa privilégiait un « projet de vie- projet de soins » qui, notamment :

- Vise à garder le plus longtemps possible l’autonomie aux personnes accueillies tout en leur permettant de ne pas être coupées de l’environnement social auquel elles sont habituées, - Repose également sur la solidarité intercommunale dans la mesure où la structure a vocation à accueillir non seulement les personnes originaires des vallées du Prunelli et de l’Ornano mais également celles du grand Ajaccio.

Ce projet illustre par ailleurs le dynamisme d’un territoire au sein duquel la commune de Cauro a su prendre toute sa place en mettant à disposition le terrain pour un euro symbolique, L’EHPAD revenant à l’Union des Mutuelles de la Corse du Sud à l’issue d’un bail emphytéotique consenti au profit du principal financeur de l’établissement, la société d’HLM Sud Habitat. Un grand bravo à tous les acteurs, Etat, commune de Cauro, Sud Habitat et la Mutualité dont les valeurs qu’elle porte a permis de faire partager un projet à but non lucratif qui refuse la logique du marché de la dépendance dans une région où des inégalités criantes se manifestent également dans les conditions de vie à la retraite : 25% des retraités perçoivent moins de 650 € par mois et 50% moins de 950 € ! Et même si une inauguration est un moment festif, permettez-moi toutefois de rappeler qu’il y a aujourd’hui un enjeu majeur à créer un droit universel à l’aide à l’autonomie car, au regard du vieillissement de la population, la perte d’autonomie constitue désormais plus qu’un risque social. Je profite donc de cette occasion pour vous soumettre ce que rappelait récemment le Président de L’Union Nationale des Centres Communaux d’Action Sociale : « … La réflexion doit s’orienter vers un système s’appuyant sur les fondements mêmes d’une solidarité nationale présente dans notre pays depuis 60 ans et qui en est, à mes yeux, une valeur essentielle ». Longue route et bon vent à la résidence « Valle Longa » ainsi qu’à toute son équipe ! Je vous remercie.

 

REVOLUTION COPERNICIENNE - 1° phase (1)

r_volution_copernic_2.jpg Mon prof de philo de terminale disait que la seule révolution à laquelle il croyait, c'était celle de la terre autour du soleil. Pour reprendre la même image mais en affirmant que je crois à la révolution sur terre (et loin du soleil), j'entends montrer à quelques jours du 1° tour de la Présidentielle que le programme de J-L. Mélenchon et du Front de Gauche est la seule alternative crédible et progressiste pour sortir de la crise.

Pourtant, iconoclastes, les propositions du Front de Gauche? Sûrement ! Irréalistes, çà dépend ! Financièrement envisageables, certes oui ! Politiquement acceptables, « mais c’est bien sûr » ! Dans cette première partie (la seconde vous sera livrée pour les Législatives), je vous présente les propositions qui constituent le « minimum syndical » d’un gouvernement de Gauche, plus d’une n’étant que la remise en place de droits abolis ou réduits par la Droite, au niveau social ou économique ; d’autres étant la suppression et l’abrogation de mesures & de textes, appelés ’réformes’ par la Droite, qui ont ouvert la porte à la marchandisation des services publics ou favorisé les hauts revenus et soutenu la spéculation

argent_-_CAC_40_1.jpg 1) FINANCES & FISCALITE

Depuis 2002, les financiers ont bénéficié de cadeaux exorbitants, ils ont obtenu une fiscalité au bénéfice des revenus du capital, le droit d’échapper en grande partie à l’impôt.

Nous mettrons fin à ces privilèges contraires à la démocratie qui placent les Etats sous la menace de crises financières et de politiques d’austérité.

Nous mettrons en place une nouvelle réglementation bloquant la spéculation et la financiarisation de l’économie en plaçant sous contrôle social les banques privées.

Nous changerons les missions de la Banque centrale européenne et créerons en France un pôle public bancaire qui agira pour l’emploi et les salaires, contre les délocalisations et la spéculation.

  • BANQUES :

- Création d’un pôle bancaire public par la mise en réseau des institutions financières publiques existantes (Caisse des dépôts, Crédit foncier, OSEO, CNP, Banque postale), des banques et des assurances mutualistes

- Transformation de la politique et des critères du crédit en faveur des investissements productifs

  • REFORME FISCALE :

- En direction des entreprises : imposition des revenus financiers au même niveau que les revenus du travail ; taxation des capitaux spéculatifs ; impôt sur les sociétés modulé selon le respect de normes sociales, économiques et environnementales ,; taxation des revenus financiers des entreprises

- En direction des plus riches : suppression du bouclier fiscal, renforcement de l’impôt sur les plus-values immobilières et foncières ; augmentation de l’ISF et de l’impôt sur les revenus du capital

- Nouvelle cotisation sociale sur les revenus financiers afin de supprimer la CSG (refus de la fondre dans l’impôt sur le revenu) et en finir avec la fiscalisation de la protection sociale.

  • FINANCES PUBLIQUES :

- Non inscription dans la Constitution de l’objectif de l’équilibre budgétaire (« la règle d’or » de N.Sarkozy).

- Abrogation du « Pacte de stabilité » en faveur d’un nouvel accord européen & abrogation du « Mécanisme européen de stabilité »

2) ECONOMIE

Le mode de production actuel ne vise pas la satisfaction des besoins humains.

Priorité est donnée au profit à court terme, qui laisse de côté les besoins sociaux parce qu’ils sont non rentables mais encourage les productions inutiles au bénéfice de la surconsommation des plus riches. Il dégrade les conditions de travail et d’emploi.

Nous proposons un nouveau mode de production dont la finalité sera le développement de toutes les capacités humaines et l’épanouissement de chacun.

Il sera basé sur une politique industrielle favorisant un développement durable , sur une politique de réduction du temps de travail avec création d’emplois correspondants , ainsi que sur le développement d’emplois utiles aux besoins communs.

- Soutien aux entreprises qui investissent dans les productions utiles, les productions respectant des normes humaines et écologiques & en donnant toutes leur place aux innovations

-Mise en œuvre d’un plan industriel pour rétablir des productions délocalisées

- Soutien des pouvoirs publics (Etat, Régions) aux PME-PMI, lesquelles sont aujourd’hui les plus créatrices d’emploi, notamment par l’accès au crédit (prêts bonifiés)

-Remboursement des aides publiques par les entreprises qui délocalisent & qui licencient

- Rétablissement de l’autorisation administrative de licenciement

- Arrêt du processus de concentration des terres agricoles avec développement d’une agriculture respectueuse de l’environnement

- Soutien à l’installation des jeunes agriculteurs, consolidation des petites exploitations et juste rémunération du travail agricole en encadrant les pratiques de la grande distribution

3) SOCIAL

La France est plus riche que jamais mais jamais cette richesse n’a été aussi mal partagée. Depuis 10 ans, les réformes libérales ont permis à une minorité d’accumuler des fortunes.

La pauvreté et la précarité, elles, se sont étendues, touchant toutes les catégories sociales salariées ainsi que les petits producteurs et artisans.

En partageant les richesses, nous permettrons à tous de vivre mieux. Pour créer des millions d’emplois, le Front de Gauche propose une véritable réduction du temps de travail, une sécurisation de l’emploi et des pouvoirs nouveaux pour les salariés dans les entreprises.

Il veut abolir la précarité et prône une augmentation des salaires et des retraites, le droit au logement pour tous, la défense d’une vraie protection sociale, des services publics consolidés et étendus.

  • EMPLOI :

- Rétablissement des 35 heures effectives

- Salaire minimum à 1.700€ brut, et revalorisation des salaires immédiatement supérieurs au SMIC

- Refonte du Code du travail pour abolir la précarité et établir l’égalité femmes-hommes

- Droits des salariés des entreprises sous-traitantes alignés vers le haut sur ceux des donneurs d’ordre.

- Abolition des exonérations de cotisations sociales inefficaces

  • RETRAITE :

- Rétablissement du droit à la retraite à 60 ans à taux plein

- Financement des retraites assuré en particulier par une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations employeurs sur les salaires

- Renforcement du principe de solidarité entre les générations, la perte d’autonomie étant couverte dans le cadre de la protection sociale sans recours aux assureurs privés.

 

BILAN de SARKOZY : « 5 ans, çà suffit » !

sarko_1.jpg « Je serai le président du pouvoir d’achat » : il avait raison, bien qu’il n’ait pas expliqué dans quel sens irait la courbe. Aujourd’hui, l’on peut vraiment affirmer qu’ il a été le président de la baisse du pouvoir d’achat

Et ce n’est pas vouloir faire preuve d’acharnement que de simplement dresser la liste, n’ayons pas peur du mot, des méfaits du sarkozysme ! Qu’il s’agisse de s’en prendre aux conquêtes sociales, de faire payer aux plus modestes et aux classes moyennes toujours plus pour des services publics vendus à l’encan, d’offrir cadeau sur cadeau aux possédants et aux plus riches, le mandat de Nicolas I°, tsar de la France éternelle, aura constitué un véritable recul de société, un retour en arrière de plusieurs décennies : en ce sens, Sarkozy, loin de tout modernisme, est bien un « réactionnaire »

FLORILÈGE !

1-Répartition des richesses et pouvoir d’achat :

  • Salaires et pensions au régime sec !

-Depuis 2007, le gouvernement n’a donné aucun coup de pouce au Smic

- Il vient de décider d’augmenter la TVA au 1er octobre 2012., après la hausse au 1° janvier du taux minimal de 5,5% à 7% et la création de la TVA dite ‘sociale’ payable par tous à la place de la cotisation familiale payée par les entreprises (5,4%)

-8,2 millions de personnes (soit 13% de la population) vivent sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 954 € par mois

  • Patrons et actionnaires aux anges

- en 2011, 37 milliards sont allés aux actionnaires des entreprises du CAC 40, dont les patrons se sont accordés une hausse moyenne de salaire de 34%

-en 2010, 210 milliards ont été versés aux actionnaires des entreprises non financières

2- Emploi et politique industrielle : échec total

  • Le candidat du « travailler plus pour gagner plus » est devenu le Président du chômage de masse

- Entre 2007 et 2012, le taux de chômage est passé de 8 à 9,4 %. Or, ce taux officiel masque mal le nombre réel : aujourd’hui, près de 5 millions de demandeurs d’emploi !

- L’industrie a perdu 350 000 emplois ce qui conduit à une véritable désindustrialisation (900 usines en 3 ans ont fermé leurs portes)

- Malgré la création d’emplois dans certains secteurs, le solde reste négatif : 150 000 emplois ont été détruits

- 150 000 emplois auront été rayés de la carte dans la seule Fonction publique d’État (dont suppression de 70 000 dans l’Education nationale)

  • Augmentation de la flexibilité, explosion de la précarité

= dérégulation du droit du travail, imposition de plus de flexibilité, explosion de la précarité (CDD, temps partiel, contrats de chantier) et des licenciements plus faciles

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3-Protection sociale : remise en cause des acquis et casse du système

- Retraite : fin de la retraite à 60 ans avec report des âges (62 et 67 ans) et poursuite de l’allongement de la durée de cotisations.

- Santé : détérioration de l’accès aux soins : les exonérations de cotisations sociales ont accentué le déséquilibre. Ce « déficit » a été exploité pour transférer encore plus les dépenses sur les assurés sociaux : franchises médicales, déremboursement de soins, augmentation du forfait hospitalier,… ; les mutuelles ont été lourdement taxées,

- asphyxie et restructuration de l’hôpital public conduisant aux fermetures de nombreux services de proximité.

- Droits des femmes : des remises en cause larvées : 17 centres de planning familial fermés, de nombreuses fermetures de centre d’IVG, contraception non remboursée.....

4-Services publics : un bilan catastrophique

- La Révision générale des politiques publiques (RGPP) a réduit drastiquement l’intervention publique pour tout ce qui concerne l’intérêt général selon les exigences des lois du marché.

- Aggravation du déficit des finances publiques : conséquence de la politique du gouvernement et alibi pour l’austérité

- Les baisses d’impôts, décidées depuis 2000, et systématiques depuis l’élection de Nicolas Sarkozy ont grandement fragilisé les comptes publics : exonération des heures supplémentaires, bouclier fiscal, suppression de la taxe professionnelle, réforme de l’ISF, …l’ensemble de ces mesures a alourdi la dette publique de 400 milliards d’euros en dix ans.

5-Démocratie : la citoyenneté malmenée Sarko__Le_Pen__Longuet_film_d__amour.jpg

  • Des attaques sur le droit d’expression et de grève des salariés avec, entre autres, le

« service minimum » pour empêcher ou contourner la grève

- réquisitions illégales de salariés dans les raffineries de pétrole en réaction à un mouvement de grève dans la sûreté aéroportuaire

- Loi Larcher qui oblige toute loi touchant le droit du travail à faire l’objet d’une négociation allégrement contournée pendant le quinquennat.

- fichage ADN des militants/grévistes

  • Des textes liberticides, honte de la France

- création du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale

- circulaire du 31 mai 2011 contre l’accès au travail des jeunes diplômés étrangers et la nouvelle liste des métiers ouverts aux migrants, le 11 août 2011, toujours plus restrictive

- frein mis à la régularisation provoquant le développement du travail « au noir ».

DECIDEMMENT, OUI, il faut, en langage chatié, que Môssieur Sarkozy quitte ses fonctions . Je n'ose reprendre ses propres propos, par pudeur, par politesse, mais pas par respect : "c.....-toi, pov' c.." !

 

L’Allemagne : un Modèle ?

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« Modèle » signifie référence, sinon idéal, à reproduire, voire à copier. Nous les communistes, on a déjà donné avec l’URSS ! Alors que penser du pays de Mme Merkel, la meilleure amie de Sarkozy ? Il faut préciser, pour être honnête à l'égard de la "Dame de Fer" d'outre-Rhin, qu'elle n'a fait que prendre le relais des onze années de pouvoir du SPD (parti social-démocrate) : de 1998 à 2005, le règne sans partage du gouvernement Schröder, soutenu par les Verts; puis de 2005 à 2009, en coalition justement avec la Droite de Mme Merkel.

Bilan : aujourd’hui, le champion européen compte 6,5 millions de salariés pauvres, avec une politique familiale inexistante, qui fait que les femmes doivent choisir entre travailler ou élever leurs enfants ! Bel exemple de progrès social !

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Le gouvernement socialiste de G.Schröder, appuyé par les Verts, a fait adopté les lois Hartz (du nom de leur inventeur, Peter Hartz, ancien directeur des ressources humaines chez Volkswagen !) : réduction de la durée des allocations chômage, obligation d’accepter un emploi en deçà des conditions définies par les conventions collectives de branche, ...

Si les statistiques du chômage ont baissé (à 6,9 % de la population), c’est aussi qu’il n’est pas indemnisé au-delà d’un an. Le demandeur d’emploi, à l’issue de ce délai, est contraint d’accepter n’importe quoi, fût-ce un "minijob" précaire, à temps partiel et sous-payé (rappelons qu’en Allemagne, il n’existe pas de salaire minimum)

Voyons çà de plus près.

EMPLOI :

  • Loi Hartz II (effective à partir de 2003) :

- Création des contrats "Minijobs" (contrat de travail précaire et de courte durée) et des contrats "Midijobs" (salaire compris entre 400 et 800 euros par mois)

- Création du dispositif Ich-AG : incitation, pour les chômeurs, à la fondation d'entreprise

  • Loi Hartz IV (effective à partir de 2005, après les grandes manifestations de l'été 2004) :

- Baisse de 20% de l'indemnité des chômeurs de moins de 25 ans qui vivent chez leurs parents

- Réduction de la durée d'indemnisation du chômage de 32 mois à 12 mois. Au-delà, les chômeurs ont droit à une allocation d'environ 350 euros à condition d'accepter les emplois qui leur sont proposés. L'allocation est réduite de 60% en cas de deux refus la même année. Elle est supprimée au troisième refus.

- Réduction des indemnités versées aux chômeurs de longue durée qui refusent des emplois en dessous de leur qualification

- Création des "Jobs à 1 euro de l'heure" pour les chômeurs, même si une convention collective prévoit un salaire minimum

Les "Minijobs" ont fragilisé les salariés. Les "jobs à 1 euro" ont créé une terrible concurrence à la baisse sur les salaires entre chômeurs et salariés

Ensuite, la « coalition » SPD-CDU (Gauche-Droite) a poursuivi cette logique de précarisation des salariés :

- La période d'essai des contrats de travail a été allongée de 6 à 24 mois comme le prévoyait en France les CPE et CNE

- Les entreprises peuvent désormais embaucher des salariés de plus de 52 ans avec une période d'essai illimitée

En 2010, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe (l’équivalent de notre Conseil constitutionnel) a jugé que ce système d'aides sociales pour les plus démunis n'était pas compatible avec la loi fondamentale allemande qui garantit « le droit à une existence digne ».

Résultat : l’augmentation d’un secteur du marché de l'emploi qui est au carrefour du chômage, de la précarité et des bas salaires. Bravo !

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RETRAITES :

Dès 2001, Schröder avait réduit la part de la retraite par répartition au profit de retraites complémentaires privées par capitalisation. Depuis, la grande coalition, dont le ministre des affaires sociales est social-démocrate (SPD), a décidé en 2007 de passer l'âge de départ à 67 ans ! Encore faut-il ajouter que, pour bénéficier du taux plein, il faut avoir cotisé 45 annuités minimum !

La réforme Schröder de 2001, c’est donc la baisse des pensions et la capitalisation :

- Réduire de 70 % à 64 % le taux moyen de remplacement (montant de la retraite par rapport au salaire)

- Encourager le développement de l'épargne-retraite privée avec la mise en place d'un système complémentaire de pensions privées par capitalisation avec incitations fiscales

En 2003, Schröder a durci sa réforme :

- Les pensions sont indexées sur le ratio entre retraités et actifs (défavorable)

- Une décote est introduite pour les départs avant 65 ans

Puis la réforme de 2007 :

- La retraite à 67 ans est votée par la coalition CDU-SPD

- Seuls les salariés aux carrières longues (45 annuités !) et les handicapés pourront partir avant 67 ans !!

Résultat : l’allongement des années de travail avec un niveau de retraite moindre, et la casse du régime de répartition. Encore Bravo !

Alors, est-ce cela que nous voulons ? Des emplois au rabais ( et rabaissant le salarié au rang de marchandise corvéable à merci) ? Une retraite toujours plus lointaine, surtout pour les salariés confrontés à la précarité et au chômage ?

C’était tout l’enjeu de la bataille portée par le Front de Gauche à l’automne 2010 lorsque N.Sarkozy a fait passé en force sa ‘réforme’. Seul le Front de Gauche fut, à l’époque, à la pointe du combat contre la Droite : le PS et les Verts sont, doux euphémisme, restés en retrait du débat (et des manifestations)

Mais le débat n’est pas que technique concernant un nombre de trimestres de cotisation et un taux de remplacement. C’est aussi une question de société sur la place des retraités et le fait de vieillir en bonne santé. Idem pour l'emploi : au-delà du niveau de salaire et du type de contrat, nous posons les questions de la valeur du travail, de la sécurité de l'emploi & des droits des salariés dans l'entreprise.

Sur ces questions essentielles, François Hollande n’a pas encore dissipé toutes les ambiguïtés de son programme

 

« Pourquoi je suis candidat »

Les 10 et 17 juin auront lieu les élections législatives pour renouveler l’Assemblée Nationale. Celle-ci, depuis 2007, est aux ordres de N.Sarkozy, des marchés financiers et des multinationales (pétrole, banque, bâtiment, armement,……) Au lendemain de l’élection, le 6 mai, du nouveau Président de la République, de Gauche je l’espère, les Législatives pourront porter une nouvelle majorité, cette fois-ci de Gauche, au service du peuple et du monde du travail.

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La Présidentielle et les Législatives sont intimement liées.

  • C’est en « votant utile » au 1° tour pour J-L. Mélenchon le 22 avril que s’établiront à la fois un rapport de force et une formidable vague transformatrice, afin de balayer la Droite, au pouvoir depuis dix ans, et de porter au pouvoir un Président de Gauche.
  • C’est en votant pour les candidats du Front de Gauche dès le 10 juin et en envoyant à l’Assemblée Nationale de nombreux députés Front de Gauche que sera garantie la certitude d’avoir des élus, à la fois combatifs et forces de proposition.

Ce n’est pas de la forfanterie. Notre objectif est d’ancrer la Gauche, de lui faire mettre la barre « à Gauche toute » sur le chemin des réformes et de reconstruire ce que la Droite a détruit dans les domaines de la protection sociale avec le droit à la retraite repoussé et la diminution des pensions, de la santé avec la casse de l’hôpital public par la loi HPST, de l’éducation avec la suppression de 40.000 postes en 3 ans, etc…….

« Je m’voyais déjà en haut de l’affiche » ?

Mon intérêt pour la politique remonte à plus de 30 ans mais je n’ai franchi le pas qu’en 2008 en acceptant d’être présent sur la liste d’union de la Gauche, « Savigny en tête », conduite par JL Mouton.

Par ailleurs, de précédentes activités professionnelles m’ont fait toucher du doigt combien les questions d’inégalités et de pauvreté rongent notre société et mettent à mal le socle républicain.

Loin de moi de vouloir faire carrière mais plutôt l’ambition de peser sur les décisions en ayant toujours à cœur, et à l’esprit, d’être du côté des citoyens, des usagers ou des salariés.

Mon engagement politique n’a pas varié :

-adhérent du PCF depuis de nombreuses années, je porte, dans le cadre du mandat municipal confié par les électeurs, la défense des intérêts des Savigniens et des Sénartais.

-maire-adjoint de Savigny, plus importante commune de la 11° circonscription (et 5° ville de Seine-et-Marne), j’ai en charge la Politique de la Ville.

-dans le cadre du Front de Gauche et l’espoir mis dans la candidature de J-L.Mélenchon, je me présente donc aux suffrages des électrices et électeurs.

Mon engagement politique, c’est celui :

  • de la solidarité envers ceux qui n’ont que leurs mains ou leur « matière grise » pour gagner leur vie, en produisant, en créant de la richesse et en développant notre pays
  • du rejet des inégalités, où celui qui n’a rien ou peu (ouvrier, chômeur, ‘pauvre’, ‘immigré’) est considéré comme un raté ou un « sans-droit », alors que d’autres, « en dormant », s’enrichissent honteusement en spéculant ou en fraudant
  • de défendre une autre répartition des richesses, au profit ceux qui les produisent et en faveur de ceux qui en ont besoin, pour créer et développer des services utiles à tous et au ‘bien vivre ensemble’ (santé, éducation, logement, culture,…)
  • de croire en une société meilleure, où les besoins de chacun (et pas simplement en biens matériels) seront satisfaits, où l’on pourra voir l’avenir sans la crainte du lendemain

Enfin, c’est également de vouloir rompre avec la logique du renoncement : « on ne peut rien changer» , n'est-ce pas ce que l'on entend trop souvent ?

Si ! La volonté politique et le choix de décider de réformes progressistes, parfois audacieuses, sinon révolutionnaires, ne sont pas de vains mots : le Front Populaire, la Libération ou Mai 81 en témoignent

Si ! La défense des valeurs de solidarité, d’égalité quelque soient nos différentes origines, géographiques, culturelles, confessionnelles,… n’est pas un slogan creux lorsque l’on voit la haine véhiculée par le FN et l’utilisation dangereuse que fait la Droite de « l’identité nationale » ou de « la civilisation »

En Mai 68, les étudiants et les ouvriers proclamaient ensemble : « Soyons réalistes, demandons l’impossible ». En 2012, soyons exigeants, refusons le « c’est ’impossible’ », exigeons ce qui est « réaliste ». Ici & Maintenant.

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