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Les sénateurs Front de gauche au chevet du docteur Poupardin

Poupardin-Favier-Cohen-e1358366168323-150x150.jpgA lire en intégralité sur 94.citoyens.com. Une cinquantaine de personnes dont les sénateurs Front de gauche Laurence Cohen et Christian Favier (président du Conseil Général du Val-de-Marne) ont accompagné hier le docteur Poupardin au siège départemental de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM). Ce médecin de Vitry sur Seine a été condamné en octobre dernier à rembourser la Sécurité sociale pour avoir prescrit des médicaments relevant d’affections temporaires dans la colonne dédiée aux affections de longue durée (ALD) remboursées à 100%.

Ce mercredi 16 janvier, le comité de soutien du docteur Poupardin est venu déposer symboliquement une chaîne de chèques à l’administration de l’assurance maladie mais celle-ci était fermée en raison justement de la manifestation. Techniquement, le médecin s’est déjà acquitté des 2500 euros correspondant à la somme évaluée comme indûment remboursée à ses patients. Il lui reste à payer une pénalité de 4000 euros pour avoir enfreint les règles, mais cette amende est suspendue à la décision du Tribunal administratif de Melun auquel le docteur a eu recours. En raison d’une évolution de la loi limitant ce type de pénalité, le médecin pourrait finalement voir sa peine réduite aux alentours de 1200 euros. La décision sera rendue le 24 janvier.

Remise en question politique de l’ordonnance bizone En attendant, c’est surtout le principe des ordonnances bizones que les militants sont venus dénoncer ce mercredi, une question que la sénatrice Laurence Cohen a promis de porter devant le Sénat prochainement pour remettre ce sujet au coeur du débat. La sénatrice a du reste déjà soumis le sujet au gouvernement lors d’une séance de questions-réponses au gouvernement.

Les deux sénateurs ont plaidé pour une amnistie du médecin. Christian Favier a réaffirmé le soutien du département envers le docteur au nom d’un « combat pour la solidarité ». Pour le président du Conseil Général, il y va de «la sauvegarde de la Sécurité Sociale en tant que service public». Il a lui aussi exprimé sa volonté de porter le dossier devant le Sénat et de voir comment amnistier la sanction du docteur Poupardin, et même de reconnaître son action « tel qu’il le mérite« .

La suite sur 94.Citoyens.com

 

Communiqué de la Coordination de vigilance du GHU H.Mondor/A.Chennevier

badge_mondor_w-2-7e5d9.jpgNous vous faisons part du dernier communiqué de presse de la Coordination de vigilance du GHU Henri Mondor de Créteil.

"La Coordination de vigilance du GHU Henri Mondor, après plusieurs courriers a eu une réponse positive à sa demande d’audience auprès de Mme la Ministre de la santé.

Ce lundi 7 janvier, plusieurs membres du cabinet et des représentants de l'ARS IDF ont reçu une délégation de notre coordination composée de représentants des usagers, de l'intersyndicale CFDT-CGT-SUD Santé, et de Messieurs O.Capitanio, conseiller général de Maisons-Alfort, représentant le député-maire M.Herbillon, et de P.Douet, maire de Bonneuil, conseiller général chargé de la santé, président de la conférence de territoire, représentant de C.Favier, président du Conseil général et sénateur du Val de Marne.

Cette rencontre a permis au représentant de la Ministre en présence de l'ARS, de confirmer le maintient des 4 services de chirurgie cardiaque de l'AP-HP en IDF, dont celui du GHU H.Mondor . Notre Coordination se félicite de ce résultat après plus de deux ans d'un dur et opiniâtre combat qui a rassemblé tout un département - et ses voisins- associant plus de 100000 pétitionnaires à cette exigence enfin reconnue comme légitime par les autorités sanitaires, et validée par deux enquêtes IGAS.

Nous avons aussi fait entendre au Ministère, qu'un tel acquis n'avait de sens que si l'ARS et le Ministère donnaient à l’Hôpital Mondor, les moyens humains et matériels indispensables à la pérennisation de l'activité de ce service et à sa qualité. A savoir un poste de PU-PH et un bâtiment incluant la Réanimation, les Blocs et la Biologie (R2B).

Nous avons fait, par ailleurs, entendre et apprécier l'importante implication des personnels dans la valorisation de l'Hôpital, sans aucune réciprocité, à ce jour, de moyens de l'AP-HP.

Nous avons enfin souhaité la mise en place d'une véritable démocratie sanitaire dans la prise des décisions par l'ARS et leur mise en œuvre. Nous avons rappelé, qu'à ce jour ni M. Evin, ni Mme Faugere n'avaient daigné recevoir notre Coordination. Nous avons souligné que dans le Val de Marne, comme dans bien d'autres collectivités y compris la Région, le PRS IDF n'avait pas été approuvé.

Le Cabinet nous a assuré, à l'issue de cette réunion, qu'il avait entendu l’acuité de nos revendications. Il a formulé l'exigence auprès de l'ARS que notre Coordination soit associée aux choix qu'elle sera amenée à proposer, dans le semestre, au Ministère pour les projets d’investissement hospitalier. Il a souhaité que celui de Mondor puisse faire parti des projets prioritaires, malgré un cadre budgétaire contraint imposé aux ARS par le PLFSS 2013.

La Coordination se félicite donc des avancées obtenues par son action rassemblée et rassembleuse, mais continuera à exercer sa vigilance et à faire valoir les besoins du GHU, notamment dans les prochaines réunions avec l'ARS et l'AP-HP, car nous ne lâcherons ni sur le poste de PU-PH, ni sur le projet R2B.

La prochaine réunion de la Coordination qui se tiendra le lundi 21 janvier à 12h30, à Mondor, fera des propositions dans ce sens.

 

Communiqué de la Coordination de vigilance du GHU H.Mondor/A.Chennevier

Je vous fais part du dernier communiqué de presse de la Coordination de vigilance du GHU Henri Mondor de Créteil.

"La Coordination de vigilance du GHU Henri Mondor, après plusieurs courriers a eu une réponse positive à sa demande d’audience auprès de Mme la Ministre de la santé.

Ce lundi 7 janvier, plusieurs membres du cabinet et des représentants de l'ARS IDF ont reçu une délégation de notre coordination composée de représentants des usagers, de l'intersyndicale CFDT-CGT-SUD Santé, et de Messieurs O.Capitanio, conseiller général de Maisons-Alfort, représentant le député-maire M.Herbillon, et de P.Douet, maire de Bonneuil, conseiller général chargé de la santé, président de la conférence de territoire, représentant de C.Favier, président du Conseil général et sénateur du Val de Marne.

Cette rencontre a permis au représentant de la Ministre en présence de l'ARS, de confirmer le maintient des 4 services de chirurgie cardiaque de l'AP-HP en IDF, dont celui du GHU H.Mondor . Notre Coordination se félicite de ce résultat après plus de deux ans d'un dur et opiniâtre combat qui a rassemblé tout un département - et ses voisins- associant plus de 100000 pétitionnaires à cette exigence enfin reconnue comme légitime par les autorités sanitaires, et validée par deux enquêtes IGAS.

Nous avons aussi fait entendre au Ministère, qu'un tel acquis n'avait de sens que si l'ARS et le Ministère donnaient à l’Hôpital Mondor, les moyens humains et matériels indispensables à la pérennisation de l'activité de ce service et à sa qualité. A savoir un poste de PU-PH et un bâtiment incluant la Réanimation, les Blocs et la Biologie (R2B).

Nous avons fait, par ailleurs, entendre et apprécier l'importante implication des personnels dans la valorisation de l'Hôpital, sans aucune réciprocité, à ce jour, de moyens de l'AP-HP.

Nous avons enfin souhaité la mise en place d'une véritable démocratie sanitaire dans la prise des décisions par l'ARS et leur mise en œuvre. Nous avons rappelé, qu'à ce jour ni M. Evin, ni Mme Faugere n'avaient daigné recevoir notre Coordination. Nous avons souligné que dans le Val de Marne, comme dans bien d'autres collectivités y compris la Région, le PRS IDF n'avait pas été approuvé.

Le Cabinet nous a assuré, à l'issue de cette réunion, qu'il avait entendu l’acuité de nos revendications. Il a formulé l'exigence auprès de l'ARS que notre Coordination soit associée aux choix qu'elle sera amenée à proposer, dans le semestre, au Ministère pour les projets d’investissement hospitalier. Il a souhaité que celui de Mondor puisse faire parti des projets prioritaires, malgré un cadre budgétaire contraint imposé aux ARS par le PLFSS 2013.

La Coordination se félicite donc des avancées obtenues par son action rassemblée et rassembleuse, mais continuera à exercer sa vigilance et à faire valoir les besoins du GHU, notamment dans les prochaines réunions avec l'ARS et l'AP-HP, car nous ne lâcherons ni sur le poste de PU-PH, ni sur le projet R2B.

La prochaine réunion de la Coordination qui se tiendra le lundi 21 janvier à 12h30, à Mondor, fera des propositions dans ce sens.

Créteil le 8/01/2013 ………………………………...Contact presse : Dr Fabien Cohen, 06 07 28 50 22"

 

Accès aux soins pour tous : URGENCE !

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Garantir l'accès aux soins pour tous, c'est d'abord développer le système hospitalier et la gratuité des soins. Il faut donc moderniser Beaujon - avec ses services de pointes et sa maternité - et non pas le condamner comme le gouvernements Fillion hier et Ayrault aujourd'hui.
Pour la santé aussi, l'austérité est mortifère !
Ensuite, c'est avancer vers la gratuité totale des soins en s'appuyant sur une conception solidaire de la sécurité sociale, hors des griffes des assurances privées. Franchises médicales, dépassements d'honoraires..., les restes à charge se sont accumulés au cours des années tandis que nos revenus n'augmentent pas.
Le renoncement aux soins progresse, particulièrement en dentaire et en optique, vu la modicité des remboursements dans ces domaines. C'est humainement inacceptable.
Mais c'est aussi économiquement absurde !
C'est un gâchis que d'attendre une complication comme une paralysie ou une insuffisance cardiaque plutôt que de prendre en charge à 100% le traitement de l'hypertension artérielle, retirée de la liste des affections de longue durée par le gouvernement Sarkozy ou de favoriser un accident par une absence de lunettes?
Rien dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2013 ne revient sur les franchises, les déremboursements, contre lesquels la gauche toute entière s'était battue !

Interdiction des dépassements d'honoraires et remboursement à 100%
L'engagement de François Hollande d'encadrer les dépassements d'honoraires avant l'élection présidentielle s'est traduit par une véritable reculade et l'autorisation implicite de dépassements à 150% du tarif opposable.
Le vrai changement serait le remboursement à 100% par la sécurité sociale et une nouvelle convention médicale approuvée majoritairement par les organisations médicales représentatives. Il est nécessaire de développer de nouvelles formes de rémunération honorant le temps suivi des patients, à la prévention et à l’éducation à la santé. Il est nécessaire de lutter contre les disparités de revenus entre médecins généralistes et spécialistes, entre spécialités.
Les assurances privées sont à la fois l’une des causes des dépassements d'honoraires mais elles en sont aussi les premières bénéficiaires ! Et l'interdiction des dépassements, le remboursement à 100% par la sécurité sociale mettrait fin à cette spirale tout en luttant contre les renoncements aux soins pour raison financière. On pourrait commencer les remboursements à 100% pour les jeunes jusqu'à 25 ans et les étudiant-e-s jusqu'à 30 ans, où le renoncement aux soins est proche des 50%.
Des propositions contre les déserts médicaux
Marisol Touraine a annoncé l'organisation d'une "concertation nationale" sur les questions d'accès aux soins.
Les communistes sauront lui rappeler que la première cause de non accès aux soins est financière ! Mais le PCF formule aussi des propositions contre les déserts médicaux : le travail collectif, le salariat des centres de santé séduit les jeunes médecins tout en permettant le tiers payant, l'approche globale des patients, le c développement de la prévention, à l'opposé des maisons de santé, qui ne sont que la juxtaposition de pratiques libérales.
C'est aussi la reconstruction d'une offre de service public hospitalier de proximité, l'arrêt des restructurations, des fermetures de services, de maternités, mettant en danger les populations. Un moratoire sur la loi Bachelot est urgent, en attendant une grande loi de santé publique, tout comme la prise en compte des difficultés des hôpitaux.
La France a les moyens d'une grande politique d'accès aux soins pour tous !
Les revenus financiers des entreprises et des banques représentent le double du budget de la protection sociale !
Ces revenus (317,9 milliards d'euros en 2010), soumis au taux actuel de la cotisation patronale, apporteraient plus de 40 milliards d'euros pour la branche maladie, de quoi faire face dans l’immédiat au déficit de la Sécurité sociale, mais surtout mener une politique sociale dynamique visant à répondre aux nouveaux besoins sociaux.ans le même temps, à réorienter l’activité économique vers un autre type de développement social et écologique, un autre type de production des richesses réelles, au lieu d’alimenter la spéculation. Ce n'est pas le travail qui coûte, mais bien le capital ! Et c'est sur la cotisation, modulée vers ce type de développement économique, que devra s'orienter la réforme de la protection sociale, pas sur le développement de la CSG, génératrice de perte de pouvoir d'achat.
Financer par la CSG et la TVA , c'est fiscaliser la sécurité sociale et remplacer les cotisations patronales par l’impôt sur les ménages et les consommateurs. Ce sont ces exigences que porte le PCF, qu'il vous appelle à porter. La mobilisation se développe, dans le Front de Gauche, mais aussi plus largement, dans les associations, les syndicats.
Continuons à rassembler, à nous faire entendre. L'accès aux soins pour toutes et tous est urgent.

 

L’augmentation de la TVA joue contre le financement de la protection sociale

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Les communistes et les socialistes avaient su dire non à la TVA « sociale » à la sauce Sarkozy.
Il est navrant de voir aujourd’hui Hollande, Ayrault et les députés socialistes reprendre cette recette libérale et la mettre en oeuvre.A partir du 1er janvier 2014, le taux normal, actuellement à 19,6%, sera porté à 20%.
En pesant sur les consommateurs, la hausse de la TVA pénalisera plus fortement les consommateurs modestes, elle est foncièrement inégalitaire et aggrave les inégalités entre consommateurs modestes et aisés.
La hausse de la TVA accompagnée de la réduction des cotisations patronales est une machinerie destinée à faire baisser le coût du travail pour accroître les profits.
On soulage les patrons et les actionnaires en prenant dans la poche des salariés en tant que consommateurs.
Cette politique vise à reporter le financement de la sécurité sociale sur les ménages. Elle tend à peser sur la consommation populaire et à freiner la croissance réelle. Faut il rappeler que les cotisations sociales ne sont pas un poids pour l'économie réelle, mais un facteur positif ?
Les cotisations sociales sont une prise sur la valeur ajoutée, une partie de la valeur ajoutée qui ne va pas au profit et c'est pourquoi le principe de la cotisation sociale reste un principe moderne et révolutionnaire.
Les cotisations calculées en fonction des salaires versées sont prélevées sur la valeur ajoutée créée par les salariés eux-mêmes, elles servent à financer des prestations qui permettent de développer leur capacité contributive.
Chacun cotise en fonction de sa capacité contributive et peut recevoir des prestations en fonction de ses besoins, notamment s'il s'agit du système de soins.
Un principe inspiré du communisme, insupportable pour les capitalistes et les idéologues du système!
Les cotisations sont ainsi enracinées et source de dynamique économique, ce qui donne les moyens de financer la protection sociale.

La hausse de la TVA est un facteur d’inflation et de baisse du pouvoir d’achat car la stabilité des prix des produits fabriqués en France et destinés à la consommation intérieure impliquerait que les entreprises répercutent intégralement sur les prix hors taxes les allégements de cotisations, ce qui n’est pas dans leurs habitudes.
Dérisoires, ces gains de compétitivité sont surtout contre-productifs car reposant sur la seule baisse du coût du travail. Avec une hausse de TVA de 2 % et la baisse concomitante des cotisations sociales employeurs,- comme les coûts salariaux moyens ne représentent que 50 % des coûts de production, le gain de "compétitivitè-prix" n'est que de… 1 %.
À mettre en regard des salaires trois fois moindres en Europe de l’Est et de vingt à trente fois moindres dans les pays émergents ! Finalement, seul le consommateur sera touché par ces hausses, mais cela jouera aussi contre le redressement de l’économie. Cette recherche effrénée d’une « compétitivité-prix » fondée en réalité sur la baisse des coûts salariaux et le dumping social et fiscal, est une folie.
De plus, elle fragilise le financement de la protection sociale.
L’avalanche des licenciements boursiers, l’austérité pesant sur les salaires et l’explosion du chômage jouent négativement sur la consommation, la croissance et donc le financement de la sécurité sociale.
Pour assurer un bon financement pérenne - de notre système de santé et l’améliorer, il faut une réforme fiscale annulant les exonérations de charges sociales des entreprises, une revalorisation salariale et une éradication progressive du chômage afin d’augmenter le nombre des cotisants donc la masse salariale.
Avec cette hausse de la TVA, nous sommes tous perdants, sauf le MEDEF. L’objectif recherché hier comme aujourd’hui est celui d’une baisse massive des cotisations patronales et du « coût » du travail : un report en France du financement de notre système de santé sur les ménages.
Le patronat comptent y arriver en suivant deux voies : celle du financement par la fiscalisation et celle des assurances privées.
C'est déconstruire ce que le programme progressiste de la Résistance avait réussi a faire avancer à la Libération.
C’est une idée fixe du MEDEF.
Le Ps vend à son tour cette idée venue du MEDEF au nom de la "compétitivité" Non seulement c’est injuste, mais c’est inefficace.
Redonner à nos entreprises de la « compétitivité » c’est :
- améliorer la qualification de la main-d’œuvre et la qualité des produits exportés, liée à l’innovation, à la formation, à la recherche.
- réduire les coûts du capital : les ponctions que représentent les dividendes des gros actionnaires et les charges financières liés à l’intérêt des emprunts. Pour cela il faut nationaliser le système bancaire, imposer une maîtrise publique du crédit afin de diriger l'argent vers la création d'emplois et changer les critères de gestion des entreprises tout en établissant des droits d’intervention des salariés sur les décisions stratégiques.
L’objectif des libéraux reste de miner le financement solidaire de la protection sociale, il faut les mettre en échec.
La hausse de la TVA pousse à une fiscalisation croissante reposant sur les seuls ménages.
Elle appuie le processus d’étatisation-rationnement du système de protection sociale au détriment même d’un financement dynamique de la protection sociale, lié à l’activité économique et à la création de richesse.
Elle favorisera de nouveaux rétrécissements de la prise en charge des besoins sociaux...... et la montée du privé pour les retraites et l’assurance maladie. C’est bien là l’objectif final des libéraux.

 

Pourquoi nous disons que le Gouvernement fait fausse route…….

« l’Enfer est pavé de bonne intentions » dit-on (en allemand, à destination de J-M.Ayrault, éminent germanophone : « der Weg zur Hölle ist mit guten Vorsätzen gepflastert » ). En effet, ce n’est pas faute de dire et d’écrire de bonnes choses, dans les interviews, les attendus ou certaines mesures des projets de lois….., mais le gouvernement ne s’empêtre pas moins dans une logique contradictoire qui tourne au cercle vicieux : vouloir faire une politique de Gauche avec des recettes de Droite. Souvenons-nous : réduction des déficits, réduction du nombre de fonctionnaires, appel au privé en remplacement des services publics, exonérations en faveur des entreprises censées relancer l’emploi et la croissance,….ces recettes n’étaient-elles pas le « credo » sarkozo-fillonien, et en continuant ce parallèle religieux, véritables dogmes de l’orthodoxie libérale ?

Je me contenterai, pour illustrer ma démonstration, d’exemples fragrants, symptomatiques des multiples valses hésitations gouvernementales, depuis le grand écart jusqu’au renoncement, laissant un arrière-goût d’inachevé, quand ce n’est pas carrément un relent de politique droitière



I- Le CRÉDIT D’IMPÔT COMPÉTITIVITÉ -EMPLOI (CICE) rapport_Gallois.jpg_2.jpg

Cette mesure, censée améliorer la compétitivité des entreprises industrielles françaises à l’exportation et éviter les délocalisations, va permettre de reverser 20 milliards € aux entreprises.

Problèmes, que l’on peut décrire sur le mode cinématographique :

1) le « remake » des « Misérables » : Sarkozy avait décidé une mesure similaire, mais sous forme d’exonération de charges sociales ; le manque à gagner pour l’Etat devant être compensé par une augmentation de la TVA, d’où le surnom de cette mesure injuste, « la TVA sociale ». Or le CICE, lui aussi cadeau royal, sera compensé par…….une hausse de la TVA, impôt, tout le monde le sait, le plus injuste qui soit (cf Widget "le Saviez-vous?")

2) « Prends l’Oseille & Tire-toi » : ce cadeau fiscal est dénué de toute condition d’octroi et de toute transparence quant à son utilisation, donc rien n’en garantira le contrôle, encore moins l’efficacité, en termes de création d’emploi, d’investissement, d’innovation, sans parler de formation et de salaires

3) « L’Aveu » : l’institut Rexecode, proche du patronat, a publié une étude dubitative quant aux résultats probables au regard de l’objectif affiché : sur les 20 milliards, seuls 4 milliards bénéficieront à l’industrie, alors que ce seront les sociétés du secteur tertiaire, positionnées sur des secteurs non délocalisables et peu concurrentiels qui en profiteront, en termes de baisse du coût du travail



II- Les Questions de SANTÉH_pital_en_danger_1.jpg

1) Loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2013) : le Gouvernement étant resté sourd et aveugle aux propositions des sénateurs communistes, le projet de loi a été rejeté à la Haute Assemblée, mais le dernier mot revenant à l’Assemblée Nationale, il a finalement été adopté. Pourtant, il n’y a pas de quoi pavoiser quand on précise que le Gouvernement n’a aucunement supprimé les mesures prises antérieurement par la Droite, comme les franchises médicales ou la fiscalisation des indemnités d’accidents de travail

2) Loi HPST : Justement, ces mesures d’injustice sociale en matière de santé et d’accès aux soins, sont issues de la Loi HPST dite Loi Bachelot, qui, de l’avis d’une grande partie du monde médical et médico-social (qui n’est pas totalement révolutionnaire), est un texte liberticide pour la santé comme droit commun à tous et pour tous. Ainsi, la Loi Bachelot, seule ou liée à d’autres « réformes » sarkosistes, c’est :

  • la privatisation de l’hospitalisation : fermeture des établissements publics, cadeau aux cliniques privées et groupes financiers via les PPP
  • la gestion de ces mêmes hôpitaux publics selon des critères de rentabilité : T2A, coupes budgétaires, ….
  • la remise en cause de l’égalité d’accès aux soins mais également face à la maladie : déremboursements de médicaments, développement du secteur 2 (en « dépassement d’honoraires »)

3) La création des réseaux de soins : vient d’être votée une mesure qui sur le papier a tout l’air d’une vraie réforme de Gauche en facilitant l’accès aux soins, notamment ceux mal remboursés (dentaires et oculaires), via les mutuelles. Or, le Front de Gauche s’est cependant abstenu : pourquoi me direz-vous ? J.Fraysse, spécialiste des questions de santé et, par ailleurs, cardiologue, dénonce le « risque d’une prise en charge complémentaire à deux vitesses » et « un pas supplémentaire vers la privatisation rampante de la Sécurité sociale ». Ce vote des parlementaires Front de Gauche est renforcé par la critique de certains professionnels de santé qui craignent le développement d’un système de soins à bas coût.



III- L’Affaire ARCELOR-MITTAL Arcelor-Mittal.jpg Depuis la fameuse marche des sidérurgistes de 1979 et les restructurations par Fabius en 1986, la sidérurgie française fait les frais depuis plus de 30 ans d'une stratégie de fuite en avant des dirigeants économiques et politiques. Anciennement nationalisée, l'entreprise USINOR-SACILOR, a été reprivatisée et livrée aux appétits du financier indien Mittal. Refusant tout projet industriel, il déclare les sites lorrains non viables et après Grandrange, entend fermer Florange.

1) projet industriel:

-viabilité du site : les salariés ont travaillé avec des experts sur la reprise de la production dans le cadre d'un projet alternatif pertinent en terme de production et de développement durable. Ainsi, le projet ULCOS est de nature à maintenir et même à développer le site, donc à préserver et créer des emplois .

-filière acier en France : celle-ci est-elle vouée à disparaître alors que la consommation nationale est de 20 millions de tonnes et qu’on en importe 18 !

2) question juridique et enjeu financier :

Montebourg a dit un gros mot pour le PS : « nationalisation » . Car c’est de cela dont il s’agit, et pas seulement de la sidérurgie quand il est question de maîtriser une production, des coûts ou des prix, dans des secteurs industriels stratégiques (construction navale, pharmacie, aéronautique) ou pour de grands services publics de biens communs (eau, gaz, électricité)

Pour Florange, il n’était question que de « nationalisation temporaire ». Au delà des mots, c’est le contenu du concept qui importe et surtout les modes de gestion et de financement. Que l’Etat prenne ses responsabilités, tout le monde en convient, même chez les socialistes (cf les élus lorrains) ! Or J-M.Ayrault a écarté cette option, reculant devant les exigences de Mittal.

Pourtant, une question me taraude. Si Mittal estime que le site n’est plus viable, en bonne logique libérale, cela signifie qu’il ne vaut plus rien : dans ces circonstances, qu’il le cède à l’€ symbolique aux salariés ou à l’Etat, eux ils seront à même de le faire fructifier, dans une autre logique, celle de favoriser l’emploi !

 

Pétition : Le Collectif des 39 fait à nouveau appel à vous - Martine Antoine

psychiatrie.jpgParce que profondément humaniste nous sommes attachés au respect de la personne. Cette conviction m’anime et m’avais poussé au nom du groupe communiste et citoyens à vous inviter dès 2008 à soutenir l’initiative des 39 contre la nuit sécuritaire. Aujourd’hui encore leur combat, noter combat est d’actualité. Une société se juge à la manière dont elle traite les plus démunis, ceux qui sont en souffrance, une fois encore je vous propose de répondre à leur appel et de faire savoir que nous sommes nombreux à demander une psychiatrie humaniste et progressiste qui garantisse la liberté individuelle.

Le Collectif des 39 fait à nouveau appel à vous.

Le changement de majorité politique n'a pas jusqu'à présent donné beaucoup de signes, de perspectives claires de transformation, dans le sens pour lequel le Collectif des 39 s'est construit, l'Accueil, l'Hospitalité, la diversité des pratiques, la place de l'humain dans les institutions, dans le champ social et la culture.

En décembre 2008, vous aviez été nombreux, plus de 33000, à soutenir notre initiative contre le sécuritaire promu par l'ancien président de la République.

En septembre 2010, de très nombreux acteurs du monde de la Culture avaient soutenu nos actions contre le projet de loi qui se préparait.

En février 2011, également vous aviez souscrit à notre appel contre le projet de loi sur les soins sans consentement, qui avait été l'occasion d'une mobilisation sans précédent dans la rue, dans les médias et dans les nombreux meetings que les 39 ont organisé.

C'est au total plus de 40 000 citoyens qui se sont ainsi manifestés.

Cependant cette loi antithérapeutique a été votée par l'ancienne majorité, mais a été "retoquée" par le Conseil Constitutionnel fin 2011 et les modifications législatives devraient être faites en octobre 2013.

L'année de l'Autisme, "cause nationale", a donné lieu a des recommandations inacceptables de la Haute Autorité de Santé, qui d'ailleurs continue son travail de sape des thérapeutiques centrées sur le relationnel en ce qui concerne les enfants dits "hyperactifs".... Ces initiatives de la H.A.S. ont suscité des réactions très virulentes, qui se traduisent par la mise en cause des professionnels du soins, et notamment la psychiatrie dans son ensemble.



Nous vous invitons donc à nouveau à soutenir ce nouvel appel car le changement est indispensable".

Le changement de majorité politique n'a pas jusqu'à présent donné beaucoup de signes, de perspectives claires de transformation, dans le sens pour lequel le Collectif des 39 s'est construit, l'Accueil, l'Hospitalité, la diversité des pratiques, la place de l'humain dans les institutions, dans le champ social et la culture.

En décembre 2008, vous aviez été nombreux, plus de 33000, à soutenir notre initiative contre le sécuritaire promu par l'ancien président de la République.

En septembre 2010, de très nombreux acteurs du monde de la Culture avaient soutenu nos actions contre le projet de loi qui se préparait.

En février 2011, également vous aviez souscrit à notre appel contre le projet de loi sur les soins sans consentement, qui avait été l'occasion d'une mobilisation sans précédent dans la rue, dans les médias et dans les nombreux meetings que les 39 ont organisé.

C'est au total plus de 40 000 citoyens qui se sont ainsi manifestés.

Cependant cette loi antithérapeutique a été votée par l'ancienne majorité, mais a été "retoquée" par le Conseil Constitutionnel fin 2011 et les modifications législatives devraient être faites en octobre 2013.

L'année de l'Autisme, "cause nationale", a donné lieu a des recommandations inacceptables de la Haute Autorité de Santé, qui d'ailleurs continue son travail de sape des thérapeutiques centrées sur le relationnel en ce qui concerne les enfants dits "hyperactifs".... Ces initiatives de la H.A.S. ont suscité des réactions très virulentes, qui se traduisent par la mise en cause des professionnels du soins, et notamment la psychiatrie dans son ensemble.

Nous vous invitons donc à nouveau à soutenir ce nouvel appel car le changement est indispensable".

 

Vœu pour la défense de l’Hôpital André-Grégoire de Montreuil - Intervention de Martine Antoine

                               Evidemment le groupe Communiste et Citoyen va soutenir ce vœu. Et, le soutien d’autant plus, dans la période où est en discussion d’une part, le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Et, d’autre part, où vient d’être délibéré le programme régionale de santé.

Je souligne à ce propos que la majorité des collectivités d’Île de France qui ont délibérées –une majorité de ville de gauche- n’ont pas émise un avis favorable sur ce Programme proposé par l’ARS (Agence Régionale de Santé) et son président. Parce que ce plan ne se donne pas les moyens de réparer les conséquences des choix politiques et idéologique – M. Esclatier. Des décisions qui ont été prises pendant des années et ont conduit au démantèlement de l’hôpital public.

Nous soutenons ce vœu et appelons à la vigilance de nos collègue sur la question hospitalière, lors du précédant Conseil nous avons eu à délibérer sur un vœu concernant le devenir de l’hôpital Bégin de Vincennes, aujourd’hui c’est celui de Montreuil. Il y a des inquiétudes à Mondor l’évolution des hôpitaux reste encore très préoccupante dans notre région et en France en général

L’exemple que nous avons là avec l’Hôpital de Montreuil en est édifiant

Le Vœu :

Le centre hospitalier intercommunal de Montreuil se trouve dans une situation financière critique, mettant en péril la poursuite de ses activités.

Bien que situé à Montreuil, les Fontenaisiens font partie du bassin d’habitants couvert par le CHI, et nombreux sont ceux qui bénéficient des services de cet hôpital, c’est donc à ce titre que nous sommes concernés par ses difficultés.

En conséquence, considérant :

-l’importance des efforts de gestion menés ces dernières années et l’impuissance des plans de rigueur adoptés successivement,

-la volonté du personnel médical et non médical qui vit depuis des années au rythme de plans de retour à l’équilibre et d’injonctions de suppressions d’emplois inacceptables qui ne feraient qu’aggraver la mise en danger de la structure,

-qu’une prise en charge de qualité et des conditions de sécurité optimales tant pour les patients que pour le personnel sont primordiales,

-que nous sommes attachés à l’hôpital public et à son renforcement dans un territoire marqué par les difficultés d’accès aux soins et des inégalités très fortes en matière de santé et souhaitant la promotion d’une politique publique de santé associant qualité, proximité, égalité des droits et accès aux soins pour tous,

-le remarquable potentiel du centre hospitalier intercommunal de Montreuil dont la qualité des soins dispensés dans de nombreuses disciplines est reconnue.

Le conseil municipal de la ville de Fontenay-sous-Bois appelle Madame la Ministre des affaires sociales et de la santé et Monsieur le directeur général de l’Agence Régionale de Santé d’Ile de France à prendre en urgence toutes les mesures nécessaires, notamment sur le plan financier, visant à sauvegarder l’activité du CHI de Montreuil et assurer sa pérennité.

 

Hôtel-Dieu et Beaujon : les urgences dans la ligne de mire

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Les usagers et les personnels de l'Hôtel-Dieu ont manifesté pour le maintien des urgences dans leur Hôpital.
A s'obstiner à faire prévaloir une logique comptable sur une logique médicale d'accès aux soins pour tous, les services d'urgences des Hôpitaux de l'AP-HP sont menacés de fermeture dans beaucoup d'endroits.
A Paris, comme à Clichy.
Plusieurs centaines de manifestants, personnel et usagers, sont venus défendre mercredi, à l'appel de la CGT de l’AP-HP, le maintien du service des urgences de l'Hôtel-Dieu, le plus ancien hôpital de la capitale.
Le service des urgences a pourtant accueilli 43 000 patients en 2011. Plusieurs services ont déjà été transférés à l'hôpital Cochin (XIVe arr).
La mort lente de l’Hôtel-Dieu n’est plus un mystère.
Depuis le début de l’année, les signaux négatifs se succèdent, annonçant à chaque fois la fin proche ou annoncée d’un nouveau service.
Du fait de structures d’accueil inadaptées et vétustes, l’Hôtel-Dieu doit subir une reconversion ou une rénovation.
En raison d’un coût estimé à 1 milliard d’euros pour une éventuelle rénovation, l’AP-HP (Assistance publique - hôpitaux de Paris) dirigée par le socialiste Jean-Marie Le Guen, adjoint au maire de Paris et président du conseil de surveillance de l’AP-HP, a choisi la première solution, moins coûteuse, mais qui implique la fin de l’Hôtel-Dieu en tant que grand hôpital de proximité du centre-ville.
"Nous nous opposons à la décision de la Commission médicale d'établissement (CME) de l'AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) qui a récemment voté la "fermeture progressive" des urgences de l'Hôtel-Dieu. Il faut déconnecter la question financière de l'offre de soin aux patients", a déclaré Rosemay Rousseau de l'Usap CGT.
Au total, les urgences (ophtalmologiques, médico-judiciaires et médico-chirurgicales) "accueillent 300 malades par jour, elles servent à quelque chose! Or, ce ne sont pas les médecins qui veulent les fermer mais des personnalités externes", a précisé Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l'Hôtel-Dieu.
Parmi les personnalités venues apporter leur soutien, figurait l'urgentiste Patrick Pelloux. "Cette fermeture, ce sont des milliers de malades qu'il faudra basculer sur d'autres sites, tous saturés avec plusieurs heures d'attente pour les malades", a-t-il déclaré.
Le cortège s'est dirigé vers l'Hôtel de ville afin d'interpeller le maire de Paris Bertrand Delanoë qui s'était prononcé fin octobre "personnellement très attaché" au maintien des urgences de l'Hôtel-Dieu.

 

L’Hôpital Bégin va vivre - Martine Antoine

4952166117_a1683a1242_z.jpgCommuniqué du groupe communiste et citoyen de Fontenay-sous-Bois

C’est avec un soulagement que nous avons accueillis la décision annoncée par le Ministre de la Défense de ne pas fermer l’Hôpital Bégin, contrairement aux menaces qui pesaient sur cet établissement depuis plusieurs mois.

Pour nous défendre cet établissement, c’était défendre la nécessité de réponse de proximité. C’est pourquoi nous étions intervenus sur le sujet que notre Conseil municipal a pris position pour défendre la pérennité de l’action de cet hôpital. C’est dans ce même esprit que notre Maire, Jean-François Voguet, s’était résolument engagé en faveur d’une mobilisation, au-delà des clivages politiques, de l’ensemble des élu-e-s des territoires concernés par cette éventuelle fermeture afin d’obtenir un soutient le plus large pour empêcher la fermeture de cet hôpital militaire qui accueille de nombreux patients civils et dont les conséquences seraient terribles pour de nombreux fontenaysiens et val-de-marnais.

Le Ministre de la défense a donc entendu les inquiétudes des élu-e-s et de la population et a rendu sa décision qu’aucun hôpital militaire ne fermerait. C’est une victoire dont il ne faut pas bouder le plaisir, et nous serons vigilants pour qu’elle se concrétise en actes. La santé et la sécurité des patients ne doivent pas être considérées à l’aune de l’exercice comptable de l’austérité.

Dans un contexte où le précédent gouvernement a mis à mal les hôpitaux publics, nous continuons d’exiger un moratoire sur les fermetures et les restructurations d’établissements ainsi que de nouveaux financements pour notre système de protection sociale afin de garantir une qualité de service et d’offre de soins pour tous et par toutes. Ce besoin que combat avec la plus grande férocité la loi Hôpital Patient Santé Territoire et les Agences Régionales de Santé qu’il faut sans attendre remettre en cause et pour ce faire retravailler le Projet de loi de finance de la sécurité sociale.

 

IL FAUT FINANCER L’HOPITAL PUBLIC

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Les Hôpitaux de proximité et de haut niveau comme Beaujon doivent avoir les moyens de remplir leur mission.
Le projet de Financement de la Sécurité Sociale 2012 (PLFSS 2012) vient d’être voté en première lecture avec l’opposition argumentée du groupe Front de Gauche.
En effet, les propositions du gouvernement socialiste pour la première année de la mandature révèlent une continuité désolante avec les politiques des dix dernières années.
La logique comptable fait passer la réduction des dépenses de santé avant la satisfaction des besoins de la population, la fiscalisation rampante casse notre système de protection sociale solidaire et universelle, la tarification à l’activité (T2A) ne permet pas aux hôpitaux publics de faire face à leurs obligations de service publique de santé.
La loi Hôpital Patient Santé Territoire (HPST) inchangée organise toujours la mise en concurrence du public/prive, les restructurations et/ou fermetures de services et établissements.
Beaujon est sommé de se regrouper avec Bichat, Mourier...Sa maternité est menacée de fermeture alors que le dernier drame de Figeac vient cruellement d’éclairer les conséquences funestes pour les patients de ce genre de décisions administratives !
Après les élections de mai/juin, nous étions endroit d’attendre une rupture significative avec ces politiques destructrices ! Il n'en est rien.

Les promesses de restauration des missions de service public, de fin de la convergence des tarifs public/prive, d’ »un pacte de confiance pour l’hôpital public », ne sont pas traduites en actes concrets et…chiffrés dans le premier PLFSS du gouvernement.
En réalité, » la règle d’or « de baisse des déficits publics, dont le budget de la Sécurité Sociale, a dicté au gouvernement des propositions qui vont aggraver la situation présente des établissement hospitaliers et médico-sociaux.
Ainsi l’ONDAM ( Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie) hospitalier 2013 ne progressera que de2,6% ? soit un total de 76,5milliards (contre 80,5milliards pour la médecine ambulatoire, cela avant l’avenant conventionnel sur les honoraires libres…), alors que les besoins de financement à activité constante auraient exigé au moins 3,3% (chiffres FHF). Curieux paradoxe : alors que le PLFSS 2012 doit consacrer la fin de la convergence tarifaire, l’évolution des tarifs eux-mêmes sont encadrés par une enveloppe ne progressant que de 2,4%...
Et que penser des tarifs du public déjà alignés sur les tarifs des cliniques privées, tels que ceux de l’obstétrique des maternités de niveau 1 ? Par ailleurs, alors que les enveloppes des Missions d’intérêts général et à l’aide à la contractualisation des établissements de santé (MIGAC) devraient être « dégelées », nous apprenons la poursuite d’économies ciblées de 657 millions, au nom de l’efficience, de réorganisation et rationalisations nécessaires…
La priorité affichée à l’ »investissement hospitalier » sans aucun dispositif défini, n’est pas de nature à rassurer, quant à l’état actuel de l’endettement des hôpitaux, devant emprunter sur les marchés financiers.
Une telle pression financière risque de peser encore sur les charges d’exploitation des hôpitaux, avec à la clé des « plans de retour à l’équilibre » imposés par les Agences Régionales de Santé, confortées dans leur toute puissance !
Bonjour la confiance!
Le PCF déplore ce budget d’austérité qui tourne le dos aux besoins alors que près d’un tiers de nos concitoyens sont dans l’éloignement des soins. Il y a autre chose à faire que de provoquer encore la disparition attendue de 15 à 20 000 emplois hospitaliers !
Les besoins estimés pour remettre à flot les hôpitaux sont de l’ordre de 1, 5milliards d’euros !
Est-ce impossible au moment où la « bande des CAC 40 » qui veut prendre en otage la France, totalise 74 milliards d’euros de profits en 2011 dont la moitié versés aux dividendes, échappant ainsi au financement des dépenses utiles telle que la santé ! NON !
Avec les professionnels, leurs organisations syndicales les associations et toutes celles et ceux qui refusent l’enfoncement dans la crise et la misère, le PCF, ses militants et élus n’auront de cesse à exiger comme préalable à l’abrogation de la loi HPST et le moratoire sur toutes les restructurations et fermeture en cours, l’arrêt de tous les partenariats public/privé (PPP).
Nous exigeons un financement de l’hôpital public garantissant la pérennité de son fonctionnement, la qualité et la sécurité des soins.
Il faut en finir avec laT2A, les enveloppes fermées, la mise en concurrence des hôpitaux, des services, des patients. L’investissement hospitalier doit revenir sous l’autorité de l’ETAT, comme les Missions d’Enseignement, de Recherche, de Référence et d’Innovation (MERRI) !
Dans l’immédiat des dispositions doivent être prises :
-la suppression de la taxe sur les salaires, la possibilité de récupérer la TVA sur investissements, comme les collectivités territoriales : ces deux mesures sont de nature immédiatement à résorber les déficits annuels (488 millions en 2010).
- la renégociation de tous les emprunts et en particulier des emprunts toxiques dont le surcoût est estimé à 500 millions.
NON à la dictature de la Finance ! OUI au financement solidaire de la santé et de l’hôpital public !

 

Le buget 2013 d'austérité mauvais pour la Sécu et l'accès aux soins

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Le projet de budget de la Sécurité sociale 2013 (PLFSS) va continuer d’aggraver les inégalités face à l’accès aux soins.
Avec une gestion inefficace car uniquement orientée vers la gestion d’un déficit prévisionnel, ce PLFSS ne répondra ni aux besoins des populations, ni aux demandes urgentes des personnels.
La Sécurité sociale n’échappe pas à l’austérité.
Le gouvernement a en effet choisi la continuité avec ses prédécesseurs, en appliquant à la Sécurité sociale la fameuse règle d’or, au nom de la réduction des déficits publics et sociaux à 3?% du PIB en 2013.
Dans ce PLFSS voté cette semaine à l’Assemblée nationale, difficile de trouver des signes réels de changement.
Les mesures rétrogrades et aggravant les inégalités de l’époque Sarkozy sont maintenues : franchises médicales, multiples déremboursements de médicaments, hausse du forfait hospitalier, taxe sur les mutuelles, jour de carence pour les arrêts maladies des agents de la fonction publique ou encore fiscalisation des indemnités journalières des victimes d’accidents du travail.
Dans les hôpitaux publics, la trop faible hausse des dotations budgétaires pourrait entraîner la suppression d’à nouveau 15 000 à 20 000 emplois, alors que des coupes drastiques dans ses effectifs ont déjà eu lieu au détriment de la qualité de l’accueil des patients.
Rappelons que malgré le drame de Brive où une maman a perdu son nouveau né, faute d'une maternité à proximité, la fermeture de la maternité de Beaujon reste programmée.
C'est ça le changement ? Décidément ni F. Hollande, ni le gouvernement Ayrault, ni le PS font le poids face au MEDEF et aux exigences de la Droite!
Des patrons se travestissent en monstres d'égoïsme et d'ingratitude pour eux ne compte que le profit et les dividendes des actionnaires.

Le projet de budget de la Sécurité sociale 2013 (PLFSS) va continuer d’aggraver les inégalités face à l’accès aux soins.
Avec une gestion inefficace car uniquement orientée vers la gestion d’un déficit prévisionnel, ce PLFSS ne répondra ni aux besoins des populations, ni aux demandes urgentes des personnels.
98 patrons de l’AFEP (Association française des entreprises privées), souvent cumulards des Conseils d'Administration des entreprises du CAC 40, ont décidé de mettre un coup de pression sur le gouvernement, en demandant 30 milliards d’€ de baisse supplémentaire des cotisations sociales patronales : pourtant, en 2010, pour 145 milliards de cotisations patronales versées, ce sont plus de 300 milliards d’€ qui ont été engloutis comme dividendes aux actionnaires!
Des patrons vautour
Ces vautours veulent faire payer les salariés à leur place pour financer la Sécurité sociale.
Leur proposition pour continuer à accroître l'épaisseur de leur portefeuille et à se gaver en toute impunité : augmenter la TVA et aggraver l’austérité en diminuant de 60 milliards les dépenses de l’Etat, au détriment des services publics.
En somme, faire payer la facture au plus grand nombre, aux familles, aux salariés, aux retraités !
La nouvelle taxe de 0,3%, réclamée à plusieurs millions de retraité-es dès avril prochain pour le financement de l’aide à l’autonomie, constitue elle aussi une mesure particulièrement injuste : en plus de gréver leur pouvoir d’achat, elle constitue un véritable déni de solidarité intergénérationnelle puisqu’elle prévoit de faire payer aux seuls concernés leur propre prise en charge !
S’il faut saluer la prise en charge intégrale de l’IVG et l’augmentation des moyens du secteur médico-social, l’absence totale de toute volonté du gouvernement de rechercher de nouvelles recettes pour financer la Sécu est inacceptable en même temps qu’inefficace.
C’était pourtant le sens de la proposition des député-es Front de gauche de taxer les revenus des placements financiers des banques et des entreprises au même niveau que la cotisation sur les salaires, proposition refusée par la majorité présidentielle.
Face à la crise, il y a urgence à mettre tout en œuvre pour permettre l’accès de toutes et tous aux soins par le développement des services publics.
Parce que la Sécurité sociale est une richesse et non une dépense à réduire, le PCF déplore ce budget d’austérité qui s’inscrit en toute continuité avec la logique comptable prévalant ces dix dernières années.
Ensemble, favorisons le débat et la mobilisation pour défendre et promouvoir une Sécurité Sociale solidaire et universelle, porteuse de progrès social et économique.
L’UE veut la mort de la Sécu
L’Union européenne préfère les assurances privées à la sécurité sociale !
Un projet de directive européenne prévoirait de soumettre la sécurité sociale aux procédures d’appels d’offre.
En clair, la commission européenne veut imposer le dogme de la libre concurrence aux organismes de protection sociale en leur imposant de s’aligner sur le secteur marchand !
Après la ratification sans concertation du traité Sarkozy/Merkel et la réduction drastique des dépenses publiques par l’application forcée de la « règle d’or » budgétaire, il s’agit là d’un démantèlement annoncé de notre sécurité sociale et de notre système social.
Tout doit être mis en oeuvre, y compris par le gouvernement français, pour que cette directive soit abandonnée.

 

pétition : Halte aux dépassements d'honoraires : signez la pétition - par Martine Antoine

sante.pngOn ne peut pas efficacement lutter contre les inégalités sociales de santé et en même temps accepter que se perpétuent les scandaleuses pratiques de dépassements d'honoraires !

Comme beaucoup je suis choquée de cet accord entre le gouvernement, l'assurance Maladie et les syndicats majoritaires des médecins libéraux.

Pour exiger un débat parlementaire, digne d'un gouvernement de gauche signez la pétition.

Alors quoi, pour les uns (les patients) ce sont de nouvelles restrictions de l'accès aux soins qui se profilent avec son lot de nouveaux déremboursements et de difficultés pour trouver des spécialistes (gynéco par exemple) qui restent secteur 1 et de l'autre, ceux qui peuvent s'octroyer, à la condition d'être "raisonnables", des tarifs du double, du triple voir beaucoup plus que le tarif fixé par l'Assurance Maladie !

Pour les uns toujours les mêmes, la culpabilisation continue, c'est encore et toujours nous qui sommes responsables du déficit "abyssale" de la sécu, jamais le chômage qui fait qu'il y a moins de cotisants, jamais le patronat qui obtient toujours plus de baisses et d'exonération de cotisations sociales (ils ont le culot d'appeler cela des charges !), il paraît même qu'ils sont très en colère et en veulent encore davantage, les grands patrons, d'exonération, jamais non plus ceux qui se gavent depuis des années des dividendes que leur rapporte la spéculation financière sans payer le moindre euro pour la solidarité nationale.

Comme le syndicat de la médecine Générale dont les adhérents se font un point d'honneur, une règle éthique de ne pas pratiquer de dépassements d'honoraires, je suis indignée et en colère. Comme lui je demande en urgence un débat parlementaire digne d'un gouvernement de gauche pour réformer positivement l'assurance maladie et les conditions d'accès pour tous aux soins. Je vous invite à signer la pétition.

Martine ANTOINE

Le texte de la pétition :

Halte aux privilèges, à bas les dépassements d’honoraires !

La revue Pratiques est profondément choquée par l'annonce de l'accord intervenu entre la sécurité sociale et les syndicats de médecins libéraux. Elle vous invite à partager la révolte de soignants et citoyens qui rejettent tout dépassement d'honoraires par les médecins ou autres professionnels de santé. Les soins ne sont pas une marchandise, les tarifs doivent être encadrés comme toute activité financée par la solidarité. Il en va de l'avenir de notre sécurité sociale

Pour l'abolition des privilèges, pour un débat public sur la santé ouvert à l’ensemble des citoyens, signez la pétition !

Nous, soignants et citoyens, sommes profondément indignés de l’accord qui vient de légitimer le racket des malades par certains médecins, dits de « secteur 2 », qui abusent sans vergogne de patients en situation de faiblesse. Que ces médecins, « décomplexés » osent publier leurs revenus !

Nous sommes encore plus indignés que le budget de la sécurité sociale, soi-disant au fond du trou, mais aussi nos complémentaires santé, puissent, de quelque manière que ce soit, participer à les engraisser, sans aucune contrepartie de garantie de leurs compétences, de leur indépendance, ni encore de maintien ou de développement de leurs connaissances.

Nous sommes écœurés que des milliers de personnes soient empêchées d’accéder aux soins du fait de la faiblesse de leurs revenus, parce que la sécurité sociale rembourse de moins en moins les soins de base, mais aussi, faute de pouvoir obtenir un rendez-vous dans certaines spécialités, à un prix acceptable.

Nous sommes scandalisés, dans cette période de serrage général de ceinture, par l'indécence qu'il y a à combler ainsi ceux qui sont déjà largement favorisés. Ils veulent tenir boutique ? Qu’ils sortent du circuit de la sécurité sociale solidaire qui assure actuellement leurs revenus. Les vrais libéraux doivent assumer les risques que prennent tous les marchands, mais qu’ils cessent de pomper l’argent public dont les citoyens modestes ont besoin pour se soigner. On les a beaucoup entendus dire qu’ils étaient moins bien payés que les plombiers ou les coiffeuses. Alors, qu’ils changent de métier !

Nous sommes pour boycotter les cabinets de ces libéraux à dépassements « sans tact ni mesure... ». Choisissons des médecins de secteur 1. A défaut, préférons le service public et allons, s’il le faut, engorger les urgences. Ou encore, si, dans un monde libéral, le client est roi, allons les consulter et payons le prix normal de la consultation. Marchandons ce prix en fonction de notre satisfaction, ils pourront toujours appeler à leur secours le conseil de l'ordre, la police des docteurs...

Puisque le gouvernement a peur des médecins – on se demande bien pourquoi – soutenons-le, en réclamant un débat public sur l’état de notre système de santé, sur une juste rémunération des soignants.

EXIGEONS UN DEBAT PARLEMENTAIRE, DIGNE D’UN GOUVERNEMENT DE GAUCHE

Pour signer :

http://www.pratiques.fr/Halte-aux-privileges-a-bas-les.html

 

Convention avec Visa94 et débat sur les questions de lutte contre les addictions et les toxicomanies – par Martine Antoine

                               Je voudrais profiter de ce point concernant la convention VISA94 pour faire le lien avec le débat national en cours, pas toujours reluisant d’ailleurs, sur les questions de lutte contre les addictions et les toxicomanies. En effet, l’activité de VISA94, association qui agit pour la réduction des risques pour les personnes toxicomanes, concerne l’installation et la gestion des automates distributeur de seringues dans notre vile.

Je suis effarée par les propos de Monsieur Debré qui s’enflamme à propos du projet de salle d’injection (salles de shoot). Il oublie sans doute qu’en 20 ans la contamination par le VIH liée à l’échange de seringues par les toxicomanes a chuté considérablement pour ne plus représenter aujourd’hui que moins de 1%.

C’est parce que des équipes comme celle d’Ivry, de Villejuif, de Champigny ont développé des actions de prévention des risques en considérant les toxicomanes non pas comme des délinquants mais d’abord comme des personnes nécessitant des soins.

La droite ne saurait faire oublier par son agitation, des années de politiques aussi répressives qu’inefficace.

Et nous souhaitons vivement que le gouvernement engage un vrai débat sur la nécessité d’une autre politique des addictions qui ne saurait se résumer entre les questions de dépénalisations, de légalisations et des salles de shoot.

Il s’agit de considérer les limites et interdits dans une société très répressive pour les uns -les jeunes en particulier- et permissive pour une petite minorité.

Il s’agit de considérer les personnes qui pour des raisons multiples sont devenues dépendantes et souffrent de leur addiction.

Les associations nationales, les professionnels, des élu-e-s locaux se sont mobilisés et ont élaboré un projet pour « une autre politique des addictions ». Laurence Cohen sénatrice communiste du Val de Marne participe à ce projet. Lutter contre les toxicomanies, les addictions, implique aussi de s’engager dans une politique de prévention et de prise en charge sociale et sécuritaire et de réformer la législation actuelle obsolète et inefficace. Je vous invite à prendre connaissance du contenu de « pour une autre politique des addictions » et je propose que notre ville s’engage plus avant encore dans ce domaine.

 

Planning familial - Lettre ouverte à Madame Marisol Touraine,

planning_familial.jpgMadame la Ministre,

Nous avons eu la surprise d'apprendre votre projet d'amendement au PLFSS 2013 sur la contraception des mineures. La contraception gratuite et confidentielle pour TOUTES LES MINEURES, en centre de planification, c’est un droit déjà inscrit dans la loi depuis 1974 et sans limite d’âge ! Mais c’est vrai, il n’existe pas à ce jour suffisamment de centres de planification, notamment en milieu rural et en zone périurbaine.... elle est donc loin d’être accessible dans de bonnes conditions partout en France, par manque de structures!

La véritable difficulté aujourd’hui, est donc de se la procurer de façon gratuite et anonyme quel que soit l’endroit où l’on vit, et sans avoir besoin de la carte vitale de ses parents ! Cela concerne toutes les mineures, mais aussi tous les jeunes au-delà de 18 ans qui n’ont pas de couverture sociale autonome, ou qui n’ont pas de mutuelle, ou qui veulent garder la confidentialité. Il est donc essentiel pour ces jeunes de se procurer la contraception qui leur convient le mieux, sans obligation d’en parler à leurs parents !

Il est donc nécessaire de développer l’accès à une contraception choisie, gratuite et anonyme pour tous les jeunes qui en ont besoin, sur l’ensemble du territoire français : des solutions existent, Madame la Ministre !

Pour cela, il est dès aujourd’hui possible de mettre en place des réseaux de professionnels de proximité, (médecins, sages-femmes, conseillères, pharmaciens, infirmières...) sur tous les territoires, en s’appuyant sur les coopérations entre ces professionnels formés et volontaires et en lien avec les centres de planification existants.

Faciliter l’accès à la contraception pour tous les jeunes, c’est d’abord reconnaître la sexualité de tous les jeunes, sans limite d’âge. C’est rendre effectif le droit à l’information et à l’éducation à la sexualité pour tous les jeunes. C’est faciliter l’accès à une contraception choisie, sans jugement ni tabou, auprès de professionnels formés à l’accueil des jeunes. Enfin, c’est inscrire la contraception et l’IVG comme thématiques prioritaires en termes de droits et de santé publique dans toutes les politiques de territoire, en ville, en péri-urbain et en rural.

Pour le Planning familial, il n’est pas question aujourd’hui de restreindre l’accès à une contraception gratuite et anonyme aux 15-18 ans, ou de limiter à tel ou tel contraceptif mais bien de l’étendre à tous les jeunes qui en ont besoin, mineurs ou majeurs, filles ou garçons, et de favoriser l’accès à toutes les formes de contraceptions, pour permettre un choix adapté au mode de vie de chaque jeune.

Madame La Ministre, nous espérons que « l’accès gratuit et anonyme de tous les jeunes à l’information et aux différents modes de contraception sera garanti », comme François Hollande s’y était engagé lors de la campagne présidentielle. Nous y veillerons.

Dans l’attente, recevez, Madame la Ministre, nos meilleures salutations.

Pour Le Planning Familial, Carine Favier, Présidente

 

Le drame qui accuse les fermetures de maternités et d'hôpitaux

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Alors que le réseau des maternités a été amputé des deux tiers en France en tris décennies, la mort d'un nouveau-né au bord d'une route, dans le Lot, souligne l'urgence de stopper les restructurations hospitalières, qui mettent la santé en danger.
"Désormais, la carte de France est mitée de zones où l’on ne peut plus compter que sur la chance si l’on est victime d’une pathologie qui réclame des soins urgents. ", écrit l'Humanité.
Le drame, au bord de l’autoroute A20 en direction de Brive, trouve un retentissement d’autant plus fort dans l’opinion que chacun peut s’identifier à ce jeune couple, au parcours interminable pour rejoindre une équipe médicale, au désarroi puis au désespoir quand la petite vie s’évanouit avec le temps qui passe.%%% Les jeunes parents , comme plus de la moitié des habitants du Lot, étaient à plus de 30 minutes d’une maternité…
Les arguties comptables de ceux qui trouvent la santé toujours trop chère ne tiennent plus devant les conséquences de leurs raisonnements et le docte aplomb des professionnels de la «?rigueur?» en prend un coup.
A Clichy, la fermeture des urgences et d'autres services de l'Hopital Beaujon pourraient provoquer de tels drames parfaitement prévisibles.
En banlieue où les embouteillage rallongent les temps de trajet, le regroupement des Hôpitaux imposé par le dirigeant socialiste de l'Agence Régionale de Santé Claude Evin et la Droite, se traduit déjà par un rallongement du temps d'intervention des urgences.

C’était écrit. Noir sur blanc dans les centaines de milliers de tracts distribués pour s’opposer à la fermeture d’un hôpital local, d’un bloc opératoire ou d’une maternité.
Autour de Decazeville, des panneaux dressés au bord des routes par la population relataient, cas après cas, le triste bilan de la disparition ?de services de la maternité de la ville, qui obligeait la population à aller soit à Villefranche (trois quarts d’heure de route), Rodez (plus d’une heure) ou Cahors (près de deux heures).
Grâce à la forte mobilisation citoyenne et aux grèves à répétition du personnel, un budget a finalement été obtenu et une autorisation pour cinq ans. Mais combien d’autres établissements rayés ?d’un décret ou d’autres encore menacés, comme ?à Vire dont les habitants manifestaient le 18?septembre??
Ruraux, montagnards, habitants de zones industrielles dévastées, de chefs-lieux de canton éloignés de leur préfecture sont délaissés.
Cette géographie ?des déserts hospitaliers ne doit pas grand-chose ?à la décision individuelle des médecins mais tout ou presque à l’entreprise de démontage des pouvoirs publics.
Le nombre des maternités a diminué des deux tiers depuis 1975 et, en matière de mortalité infantile, la France n’est plus que le 31e pays au monde selon les statistiques 2011.
Jean Marty, le président du Syndicat national ?des gynécologues-obstétriciens, a mis en cause samedi ?«?la dégradation globale de la périnatalité?» et résumé?: ?«?Le drame de ce couple qui s’est retrouvé dans un isolement total est une conséquence de la politique de démobilisation et de concentration des moyens autour des capitales régionales.?»
Avant d’ajouter?: le bilan de la fermeture ?de maternités est mauvais «?sur le plan économique, ?car on a déplacé les accouchements vers des lieux ?où c’est plus cher, mais aussi en termes de sécurité?».
Voilà à quoi conduisent les politiques de réduction des dépenses publiques et de santé?!
Un drame est toujours de trop.
Qu’au moins celui-ci aboutisse à l’interdiction des fermetures d’établissements ou de services, à la réalisation d’une carte de soins fondée sur les besoins réels des populations assurant une égalité d’accès, à la prise en compte enfin de l’opinion ?des populations et des professionnels.
Cette semaine, ?le début de l’examen du projet de loi de finances ?de la Sécurité sociale à l’Assemblée nationale sera ?une première occasion de juger chacun au pied du mur.

 

Drogues et addictions : l’urgence d’une autre politique – Par Martine Antoine

addiction_3-2-450x337.jpgAu cœur de ce débat agité et du spectacle lamentable donné par la droite à l’Assemblée Nationale, je voudrais faire référence au travail mené par Laurence Cohen sénatrice communiste du Val de Marne avec les professionnels (dont je suis) et les associations pour poser les termes d’une autre politique de lutte contre les drogues et les addictions et à la charte dont je suis signataire « Pour une autre politique des addictions », et que vous pouvez signer ICI.

La droite ne saurait faire oublier par son agitation ses années de politique aussi répressive qu'inefficace en la matière.

Le gouvernement ne peut non plus lancer comme cela, un débat sur la place publique sans créer les conditions de l’élaboration d’un véritable projet et d’une nouvelle politique comme le réclame les professionnels, les associations, nombre de citoyens et d’élus locaux.

S'agissant du cannabis en particulier, le débat ne peut se réduire en une seule prise de position : favorable ou pas à la dépénalisation et/ou à la légalisation.

Comme l'explicite la charte, il y a une urgence : faire évoluer une législation qui a montré son incapacité à faire régresser et la consommation et le trafic et par conséquent la nécessité d'un vrai débat, débarrassé de toute arrière pensée politicienne.

Ce qui est en jeu c'est d'abord : -Comment on considère les jeunes en général et les quelques 50% qui à 17 ans ont expérimenté au moins une fois le cannabis ? tous délinquants ?

-Comment on considère la transgression et les limites des interdits dans une société de tolérance zéro mais en même temps très permissive à l’encontre d’une minorité que l’on qualifie souvent de « col blanc »

-Comment on considère les personnes qui pour des raisons multiples sont devenues dépendantes et souffrent physiquement et psychiquement de leurs addictions ? Par conséquent, le gouvernement ne peut se contenter de lancer l'idée de dépénalisation sans réinterroger les politiques publiques qui sont menées et les moyens qui y sont consacrés dans l'éducation (à quand une véritable politique d'éducation et de promotion de la santé à l'école ? ), dans la prévention, dans la réduction des risques et dans la prise en charge sanitaire et sociale des malades d'addictions.

C'est le premier volet, il doit être posé en même temps que la loi de finances 2013 et le projet de loi de financement de la sécurité sociale : les ARS doivent avoir des orientations claires sur les objectifs gouvernementaux, définis par la MILDT (mission interministèrielle de lutte contre les drogues et la toxicomanie) ET les moyens de renforcer l'action mise en œuvre par les associations et les structures de soins.

Dans un contexte où ce qui prévaut c’est la réduction du déficit et donc des politiques publiques, il y a fort à craindre que les quelques mesures annoncées se traduisent par un déshabillage de l'un pour un peu mieux doter l'autre.

Il semble que ce soit la stratégie opérée actuellement par l'ARS d'Ile de France, mettant une fois de plus en opposition les structures agissant dans le domaine de la prévention, celles dans le champ de la réduction des risques et les structures de soins.

S’engager dans la voie de la dépénalisation et en même temps dans une politique ambitieuse articulant la prévention, l’accompagnement et le soin serait déjà franchir un grand pas en avant.

Le deuxième volet c’est celui de la légalisation et il y aurait grand dommage à confondre les deux aspects.

Pour ma part je considère que beaucoup prennent des raccourcis en pensant que la légalisation est une réponse aux problèmes d’économie souterraine et de violences dans les banlieues.

D’une part la consommation de produits stupéfiants illicites et donc le trafic concernent toutes les couches de la population et pas seulement celle qui est stigmatisée en permanence.

D’autre part parce que la raison profonde de l’économie souterraine ce n’est pas la « drogue », c’est le chômage des jeunes des quartiers populaires, plus encore ceux issus de l’immigration, c’est la pauvreté qui gangrène la société : l’adolescent guetteur est souvent celui ramène les euros qui permettront de remplir le caddy…

Illusion aussi de considérer, pour les mêmes raisons, que si le cannabis et d’autres substances sont en vente licites et encadrés, le trafic cessera de lui-même. L’économie souterraine se nourrira d’autres trafics parce que sa raison d’être c’est de proliférer sur le terreau de la misère. Qui n’a pas été sollicité aux sorties de certaines bouches de métro pour acheter des cigarettes de contrebande moins chères ? Pourtant le tabac n’est pas une drogue illicite. Les armes, les papiers, les médicaments, les vêtements de marque…les trafiquants font toujours feu de tout bois.

C’est donc à cela qu’il faut s’atteler, c’est l’espoir mis par les jeunes, par les familles de ces quartiers populaires qui ont fait le choix électoral de renvoyer la droite qui voulait « karchériser » les banlieues.

Et donc le débat sur la légalisation dépasse largement les questions de la toxicomanie et des addictions. Il est à l’échelle du pays mais aussi au niveau européen notamment face aux conséquences pour les politiques publiques, de ce qui est imposé par les Etats pour réduire la dette publique. Il est aussi à l’échelle internationale jusque dans la relation entre le FMI et les pays dont l’économie est totalement déstructurée par la guerre ou par le poids de leur dette et dans lesquels le narcotrafic fait vivre des familles par millions.

Martine ANTOINE

 

Malades en sous-France

4952166117_a1683a1242_z.jpgLe constat est « alarmant ». Dans son rapport rendu public hier, Médecins du monde (MdM) alerte, plus encore que les années précédentes, sur la dégradation de l’accès aux soins et l’état de santé des plus démunis.

Ce rapport est dressé à partir des quelque 29 466 patients reçus par MdM en 2011. Un record. En trois ans, l’activité dans les centres de soins a augmenté de 22 %. « Maintenant, nous avons des files d’attente devant les centres, ce que nous n’avions jamais vu avant, constate Thierry Brigaud, président de l’association. Nous avons dû embaucher pour gérer l’accueil. »

Ces patients sont des migrants dans leur majorité (92 %), souvent en situation irrégulière et pauvres (99 % vivent sous le seuil de pauvreté), 72 % sont à la rue ou en logement précaire. C’est donc un baromètre de la très grande pauvreté que livre annuellement l’ONG. Or ces migrants pauvres ont d’énormes difficultés à avoir accès aux soins. La preuve?: 38?% accusent un retard de soins. Pourtant, souligne Jean-François Corty, directeur des missions France de MdM, « nous ne sommes pas face à de la bobologie, mais à de réelles maladies ». 12 % des patients sont atteints de maladies potentiellement graves (hypertension, asthme, épilepsie, psychoses, etc.) pour lesquelles les retards de soins peuvent avoir des conséquences dramatiques. C’est aussi le cas des femmes enceintes, dont 45 % accusent un retard de suivi de grossesse, une « grosse préoccupation », précise Thierry Brigaud puisque ces « grossesses précaires sont à risques ».

vous trouverez la suite de cet article sur le blog de Marie Barbier en cliquant ICI.

 

L’Hôpital Bégin doit vivre ! – vœu de la majorité municipale

mon_hopital.pngAvant de présenter le contenu du vœu que l’ensemble de la majorité municipale a porté lors du Conseil municipal du 27 septembre, il nous a semblé important de mettre en avant la proposition de notre maire Jean-François Voguet qui s’adressera dans les plus brefs délais aux maires de la circonscriptions, ainsi qu’à l’ensemble des élu-e-s nationaux, départementaux et communaux du territoire concerné pour constituer un comité de défense de l’hôpital Bégin.

Bégin est un établissement singulier de part son statut d’hôpital militaire, il a put échapper jusqu’à présent à la logique des ARS et de la loi HPST dont les objectifs sont aussi simple que mortifères.

Le démantèlement des structures de soin de proximité au nom d’une efficacité régionale des soins qui se traduit aujourd’hui encore par la mise à mal de l’Assistance publique de Paris. Réduire le nombre de lits a été érigé en dogme par la majorité précédente au nom du principe –vous l’avouerez aisément- tiré par les cheveux qu’en diminuant les capacités de soins et par voie de conséquences les soins on diminue les dépenses de l’assurance maladie. Bref, une logique à la fois fausse et dangereuse pour les patients. Pour nous défendre ce vœu, bientôt nous diffuserons la pétition des personnels de l’hôpital, c’est défendre le besoin d’une proximité pour les soins et l’accès le plus large possible à la population à des consultations dont les coûts demeurent de secteur 1 et donc financièrement abordables.

Vœu : Nous avons toutes et tous besoin de l’hôpital Bégin

Le personnel de l’hôpital ainsi que les populations riveraines, dont les Fontenaysiennes et les Fontenaysiens, manifestent depuis quelques mois des inquiétudes quant au devenir de l’hôpital militaire Bégin. En effet, une réflexion globale est actuellement menée concernant une évolution du service de Santé des armées à l’échelle de la France, et certains hôpitaux militaires, comme l’hôpital Bégin, sont au centre de cette réflexion.

Cet hôpital accueille aujourd’hui plus de 80% de patients civils provenant des villes avoisinantes, dont Fontenay-sous-Bois, et offre des services de pointe variés et reconnus, comme un laboratoire médical de niveau 3 et un accueil chirurgical de nuit.

Bien qu’il soit légitime de réfléchir à l’optimisation de son modèle économique et de son insertion territoriale, l’utilité actuelle et future de cet hôpital apparaît indiscutable :

-sa modernisation en cours et bientôt achevée, pour un coût de plus de 100 millions d’euros, ne fait que renforcer la performance, déjà reconnue, de son offre de service en direction des militaires comme des civils.

-il offre un véritable service public de proximité, en étant conventionné secteur 1, et constituant l’un des trois hôpitaux du Val-de-Marne agréés pour poursuivre la prise en charge chirurgicale en nuit profonde. La constante augmentation de son activité en direction des civils en atteste ;

-employant plus d’un millier de salariés, dont une majorité de civils résidant à proximité, il constitue un générateur majeur d’emplois au niveau local.

C’est pourquoi, le Conseil Municipal de Fontenay-sous-Bois :

-réaffirme son profond attachement à l’hôpital militaire Bégin ;

-refuse tout projet de fermeture, ou toute réorganisation qui ne prendrait pas en compte les besoins sanitaires des habitants vivant à proximité de l’hôpital ;

-demande que des garanties soient données au personnel de l’hôpital pour le maintien intégral des emplois sur le site ;

-demande que les collectivités territoriales concernées par les activités de l’hôpital soient associées aux réflexions menées par le Ministère de la Défense et le Ministère de la Santé sur l’évolution de l’offre de soins hospitalière locale.

 

L’ANECR réclame un moratoire immédiat de l’application de la loi Bachelot – HPST

4952166117_a1683a1242_z.jpgEn France, 1/3 de la population renonce aux soins pour des raisons financières et devient ainsi la championne d’Europe en matière d’inégalités de santé.

La loi HPST (Hôpital, Patients, Santé et Territoires – ou loi Bachelot) est la clé de voûte des politiques de privatisation de la santé et de l’Assurance maladie. Après le ministère Bérégovoy, le plan Juppé de 1995 et la loi Douste-Blazy, la loi Bachelot finit le travail et nous conduit vers un système de santé à plusieurs vitesses dans lequel une place de plus en plus importante est offerte au privé.

Les élus locaux et la population expriment de grandes attentes quant aux choix qui seront faits par la Gauche.

Il est urgent de rompre avec les logiques de privatisation et de marchandisation de la santé qui nous ferait passer d’un système collectif et solidaire, où chacun cotise en fonction de ses revenus et reçoit en fonction de ses besoins, à une couverture assurantielle individuelle où chacun reçoit en fonction de ce qu’il peut cotiser.

Il est nécessaire de redonner à la santé publique, à la promotion de la santé et à la prévention, les moyens qui leur font défaut, notamment en matière d’étude et de recherche et de répondre à l’exigence de sécurité sanitaire avec un vrai contrôle démocratique et une mobilisation permanente de tous les acteurs.

Notre système a besoin de se transformer pour répondre aux défis nouveaux, pour aller vers toujours plus d’égalité et d’universalité et pour augmenter encore son efficacité sociale.

Loin du parti pris libéral, nous affirmons que l’accès aux soins, droit fondamental inscrit dans la constitution, doit être exclue de tout échange marchand. Son accès doit être gratuit. Gratuité c’est-à-dire « non payant ». Le coût doit être socialisé. C’est le sens de la sécurité sociale solidaire.

Il est donc indispensable d’arrêter la mise en œuvre de cette loi que les élus de la majorité actuelle avaient combattues lorsqu’elles et ils étaient dans l’opposition.

Un moratoire a été décidé par la ministre de la santé sur la réforme du régime minier. C’est donc possible.

L’ANECR réclame un moratoire immédiat de l’application de la loi Bachelot – HPST le temps de préparer une vraie loi de santé publique.

Montreuil, le 7 septembre 2012

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