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LE BILLET DE M D

Savez vous que…

Les maisons de retraite c’est la poule aux œufs d’or


« Le problème de la retraite à 60 ans c’est que les gens vivent trop longtemps » déclarait froidement un « expert » au moment des grèves de 95 contre le plan Juppé. Tout juste s’il ne regrettait pas, pour les vieux, la solution finale et les wagons plombés du IIIème Reich !

La semaine passée, l’expulsion d’une dame de 94 ans de sa maison de retraite privée pour cause de loyers impayés a relancé le débat sur cette loi du fric qui s’impose impitoyablement à tous de la naissance au cimetière. La ministre des personnes âgées a estimé que la « Villa Beau Soleil » de Chaville avait agi « en violation du droit et de la dignité humaine », une « personne vulnérable » ayant été expulsée … « en période hivernale ». En période hivernale ? Cela serait-il plus supportable en été ?

Doit-on rappeler à celles et ceux qui nous gouvernent au nom de la gauche que la pension moyenne des quelques 16 millions de retraités de notre pays était, en 2010, de 1216 € par mois, que, d’après l’Insee, ils étaient plus de 1,7 millions à vivre sous le seuil de pauvreté (964 € par mois). Près de 940 000, en majorité des femmes « bénéficiaient » du minimum vieillesse (777 €). Nous sommes loin des retraités « privilégiés » dont le Figaro fait régulièrement son miel, très loin des somptueuses retraites-chapeaux des grands patrons du CAC 40.

Comment alors payer la mensualité de la maison de retraite quand on sait que les tarifs d’hébergement en établissement non médicalisé coûtent entre 2700 et 4600 € à Paris, entre 1500 et 1800 € en province même si les frais peuvent partiellement être couverts par des aides ? Qu’en sera-t-il demain sachant que les fonds de pension, alléchés par l’aubaine, investissent massivement ? Alors que le gouvernement annonce une loi sur la dépendance et le grand âge, il y a urgence de décider de sortir de la loi du profit dans ce secteur là aussi. Au fait, qu’arriva-t-il au plan Juppé quand 2 millions de personnes descendirent dans la rue ?

 

Protégeons et renforçons notre système de santé et de protection sociale !

Parce que nous voulons défendre le système de santé et de protection sociale hérité du Conseil National de la Résistance et des luttes sociales, parce que nous défendons chaque jour l’accès aux soins pour tous, le droit à la santé, le droit à la protection sociale en cas de perte d’emploi, d’accident ou de maladie, parce que nous ne laisserons pas faire ceux qui voudraient le voir réduire à néant, nous apportons tout notre soutien et appelons à soutenir massivement la manifestation syndicale de ce jeudi 29 mars 2012, départ place Jeanne d’Arc à 11 heures, à Toulouse.

 

Retraites : « On fait tomber les a priori » - Interview de Nathalie Coupeaux

Nathalie COUPEAUXNathalie Coupeaux, adjointe au maire en charge de l’action sociale, la solidarité et le handicapà paraître dans A Fontenay du moi de février.

Pourquoi cette préparation à la retraite est-elle utile?

Elle répond à une préoccupation des retraités. Certaines personnes ne savent pas comment réorganiser leur vie quotidienne sans activité professionnelle, elles sont parfois déroutées. Beaucoup ne s’imaginent pas qu’il est utile de s’y préparer, d’imaginer ce qu’ils vont pouvoir effectuer pendant cette nouvelle période. Il y a une vraie méconnaissance des activités des autres générations. On essaye de faire tomber les a priori, l’idée que les retraités sont inutiles. C’est le contraire, ils sont des piliers de la vie familiale et associative.

Pourquoi la ville propose ce stage?

Il y a environ huit milles retraités sur Fontenay. Ce n’est pas rien ! Cette catégorie de la population est partie intégrante de la ville et on doit s’y intéresser. On prend en compte les différentes phases de cette tranche de vie. On propose ce stage pour les futurs retraités, mais pour les plus âgés, par exemple, il y a le maintien à domicile. Bien vieillir ce n’est pas juste être logé, c’est aussi avoir des activités, des liens sociaux pour tous y compris les personnes aux petites ressources. On fait le choix d’une justice sociale.

 

Sommet « social » : les élus Communistes, Républicains et Citoyens de la Mairie de Toulouse appellent à la mobilisation demain 18 janvier :

A cent jours à peine de la fin de son mandat, le président Sarkozy fait mine de redécouvrir les questions sociales et le drame du chômage que sa politique a généré. Faisant mine de n’avoir aucune responsabilité dans la destruction de centaines de milliers d’emplois, il a annoncé dans ses vœux du 31 décembre, un sommet « social » pour le 18 janvier. En réalité, Nicolas Sarkozy veut imposer une TVA prétendument sociale, pourtant rejetée par 64 % des Français, et projette de conditionner l’indemnisation des chômeurs à d’obscurs plans de formation. Lui qui a refusé d’entendre la voix des millions de salariés, du public comme du privé, en lutte contre sa réforme des retraites, a détourné les fonds publics pour grossir les poches des actionnaires. Montrons-lui notre désaccord et notre refus de faire payer la crise du système financier au peuple et aux plus démunis : Manifestation syndicale à Toulouse, place Jeanne d’Arc à 11 heures.

 

Pierre Gosnat : des engagements et des actions pour Ivry

Le 19 octobre, après un mois de rencontres et de débats dans la ville, Pierre Gosnat, lors de la soirée de clotûre à la Manufacture des Oeillets, rassemblait les premiers enseignements tirés, les engagements à mettre en oeuvre, les premières décisions à valider dès le budget 2012 .

"Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

Nous voilà donc au terme des Assises de la Ville 2011.

Pendant 1 mois, jour après jour, nous avons « conjugué nos idées » autour de toutes les questions qui vous préoccupent et à ce titre, concernent directement les élus que nous sommes.

Pour cette édition des Assises nous avions symbolisé notre démarche par cette expression « je, tu, ville ».

Je crois qu’elle marquait bien, ce qui finalement aura été le fil conducteur de toutes nos rencontres : cet échange, ce rapprochement entre le singulier et le collectif.

Partir de vos préoccupations, de vos attentes, voir de vos colères, que vous avez été des milliers à exprimer afin de concevoir, ensemble, ce que doit être dans les prochaines années notre projet collectif pour notre ville. "
Suite et intégralité de son intervention ci-après :

CLÔTURE ASSISES DE LA VILLE
19 Octobre 2011
Intervention Pierre Gosnat
Mesdames, Messieurs, Chers Amis,
Nous voilà donc au terme des Assises de la Ville 2011.
Pendant 1 mois, jour après jour, nous avons « conjugué nos idées » autour de toutes les questions qui vous préoccupent et à ce titre, concernent directement les élus que nous sommes.
Pour cette édition des Assises nous avions symbolisé notre démarche par cette expression « je, tu, ville ».
Je crois qu’elle marquait bien, ce qui finalement aura été le fil conducteur de toutes nos rencontres : cet échange, ce rapprochement entre le singulier et le collectif.
Partir de vos préoccupations, de vos attentes, voir de vos colères, que vous avez été des milliers à exprimer afin de concevoir, ensemble, ce que doit être dans les prochaines années notre projet collectif pour notre ville.
Permettez-moi de dire, qu’en agissant ainsi, nous avons conscience des obstacles à surmonter car cette façon de conduire la gestion des affaires de la cité est en totale opposition avec celle, qui malheureusement prévaut dans notre société, consistant à écarter la population des décisions qui la concerne.
Le principal de ces obstacles est naturellement le carcan que fait peser sur nos actions, nos projets, la politique menée par le Président de la République, son gouvernement, sa majorité.
A un double titre :
- D’abord parce que non seulement elle ne s’attaque pas aux causes de la crise économique et financière que connaît notre pays, mais au contraire elle l’aggrave par une avalanche de réformes qui, toutes ont pour conséquence de rendre la vie de la grande majorité d’entre nous, toujours plus dure.
Cette aggravation de la situation, nous l’avons bien ressentie dans les échanges que nous avons eus !
Pas une rencontre, une discussion n’a commencé sans que s’exprime le désarroi face au chômage, à la baisse du pouvoir d’achat, à l’impossibilité de trouver un logement décent, de se soigner, d’éduquer correctement ses enfants. Face aussi à la dégradation de ce que nous appelons le vivre ensemble.
Avec mes amis et collègues élus (que je remercie d’avoir été très présents et actifs dans ces Assises). Avec eux j’ai fait le constat qu’en quelques années, il y avait eu une dégradation importante de la situation sociale, une plus grande précarité, conduisant parfois à des phénomènes d’isolement notamment parmi les personnes âgées, la jeunesse, les femmes isolées.
Dans ce contexte, il est bien compréhensible que ce soit vers les élus de proximité que toutes celles et tous ceux qui sont dans les difficultés se tournent pour tenter de trouver des solutions.
Or, et, c’est le deuxième obstacle que nous rencontrons, nous ne disposons plus des moyens pour répondre à toutes ces attentes, en raison, là encore des réformes qui portent atteinte à l’autonomie des collectivités, voire même à leur existence et qui nous privent des moyens financiers permettant de mettre en œuvre notre politique, nos projets.
Songez par exemple que d’ici la fin de notre mandat en 2014, ce sont, environ, 20 M€ dont nous ne disposerons pas en raison de la suppression de la taxe professionnelle : 20 M€ c’est le prix d’un groupe scolaire… !
J’ajoute qu’à l’occasion du débat budgétaire qui s’est engagé hier à l’Assemblée Nationale, le Premier Ministre vient d’annoncer un nouveau Tour de Vis contre les collectivités locales.
C’est donc, dans ce contexte extrêmement défavorable que nous avons réfléchi, ensemble, aux questions qui nous étaient posées, et aux solutions à apporter.
Il ne me paraît pas inutile de dresser un premier bilan de ces Assises.
Quantitatif tout d’abord :
* 5 rencontres thématiques
* 8 rencontres en direction de public ciblé
(Disons 13, rencontrés ici même à la Manufacture)
* 12 parcours dans les quartiers de la ville (au plus près des habitants)
* 10 réunions avec le personnel communal
Au total ce sont plusieurs milliers d’Ivryennes et d’Ivryens qui auront participé d’une manière ou d’une autre, à, au moins une initiative des Assises… en rappelant par ailleurs qu’un sondage avait été mené préalablement auprès de 826 personnes.
Mais au-delà du nombre, ce qui aura marqué ces Assises c’est bien la diversité et la richesse des discussions que nous avons eues.
Vous comprendrez qu’à chaud (la dernière réunion a eu lieu hier soir) il ne m’est pas possible de dresser un bilan exhaustif de tous ces débats.
Pourtant, je crois que dès aujourd’hui nous avons matière à tirer les premiers enseignements et à tracer des premières pistes de décision que nous allons devoir prendre, afin que notre politique municipale réponde mieux encore à vos besoins, à vos attentes, mais aussi pour qu’ensemble nous nous mobilisions pour exiger les moyens de mener à bien cette politique.
Permettez-moi donc d’évoquer, ici, quelques-unes des questions qui sont revenues le plus souvent dans ces Assises :
Celle du logement est l’une des plus prégnantes.
Avec plus de 5 000 demandeurs de logements inscrits au service de l’habitat, nous en connaissions bien sûr la réalité.
Mais au cours des rencontres que nous avons eues nous avons pu évaluer l’aggravation de la situation… tant il nous faut aussi mesurer combien l’absence d’un logement décent est un véritable drame pour une famille, notamment pour les enfants.
Bien qu’en quelques années, nous ayons construits des milliers de logements neufs dont la moitié de logements sociaux, que nous ayons aussi réhabilité des milliers d’autres, dans le patrimoine social et par des aides au patrimoine privé, nous continuons à être dans l’impossibilité de répondre aux besoins grandissants.
Nous allons naturellement poursuivre notre politique de construction et de réhabilitation qui va permettre (dans les prochaines années) d’augmenter l’offre de logements de manière importante. Ainsi avec nos deux grands projets d’aménagements que sont Ivry Confluences et la Zac du Plateau nous allons construire près de 6 000 logements nouveaux. Certains, vont voir le jour dans les prochains mois.
Nous avons cependant un véritable problème d’adéquation entre cette offre et les demandes exprimées.
C’est d’ailleurs ce qui nous a conduit à demander à l’Etat dans l’élaboration de notre Plan Local de l’Habitat que soit augmentée la part des logements les plus sociaux (les PLAI).
C’est aussi, ce qui nous conduit à être vigilants auprès des promoteurs pour que les prix des logements en accession soient maîtrisés, alors que dans de nombreuses villes voisines ils explosent. Pour ne citer qu’un seul exemple le prix moyen du m² dans le XIIIème arrondissement est aujourd’hui deux fois plus élevé qu’à Ivry… voir le triple !
Je proposerai donc à la Municipalité d’affirmer notre exigence que soit renforcée la part des logements très sociaux dans nos constructions à venir.
Dans le même temps, je proposerai aux Ivryennes et aux Ivryens de se mobiliser pour exiger une autre politique nationale du logement qui pourrait s’appuyer sur la proposition de loi que j’ai déposé à l’Assemblée Nationale.
La question de l’espace public, de sa propreté a aussi fait l’objet de nombreuses discussions.
Si, majoritairement les Ivryennes et les Ivryens reconnaissent que beaucoup a été fait pour son amélioration, que d’importantes réalisations ont permis de transformer le visage de notre ville, il n’en reste pas moins que cet aspect positif est largement contrebalancé par la persistance de multiples lieux de dépôts sauvages qui dégradent notre cadre de vie.
Cette situation est inacceptable… et il nous faut trouver les moyens d’y remédier.
Malgré les moyens importants mis en œuvre pour résorber ces dépôts, pour nettoyer la ville, force est de constater que le comportement « incivil » de certains de nos concitoyens perdure.
Combien de fois avons nous entendu dans ces Assises cette remarque : « j’ai vu des personnes chargées du nettoyage passer à telle heure et peu de temps après il y avait un nouveau dépôt ».
Je proposerai donc à la Municipalité de mettre en place un dispositif spécifique chargé de contrôler et de verbaliser celles et ceux qui ne respectent pas notre espace public !
Sans doute nous faudra-t-il également lancer une nouvelle campagne de sensibilisation sur ce problème.
La question de la tranquillité et de ce que nous appelons le vivre ensemble a elle aussi été largement évoquée.
L’aggravation de la crise (dont j’ai parlée précédemment) exacerbe les tensions. Elle est la source de comportements
a-sociaux.
La réponse à ces difficultés repose donc essentiellement sur des changements profonds de politique permettant de mettre un terme au mal vivre de nombre de nos concitoyens, notamment des jeunes.
Bien sur, il y a tout a reconstruire dans ce pays, surtout ce qui a été cassé, détruit au cours de ces dernières décennies. (écoles, emploi…)
Cependant, nous considérons qu’il faut (dès à présent) tenter de trouver des réponses, même imparfaites, à cette situation.
Celles-ci, doivent conjuguer deux niveaux d’interventions : la prévention et le dialogue mais également quand cela s’avère nécessaire le respect de la loi… c’est à dire la sanction !
Concernant le dialogue, nous avons déjà pris la décision en début d’année de mettre en place un service de médiateurs sociaux qui sont en cours de recrutement.
Nous pensions faire une première expérience, limitée, afin d’en évaluer les résultats pour savoir s’il était opportun d’élargir le dispositif.
A la lumière des débats des Assises, il me paraît nécessaire d’aller plus vite, de conférer immédiatement plus de moyens humains et matériels à cette expérience. Je proposerai donc d’examiner dans le débat budgétaire pour 2012 les possibilités de renforcer immédiatement le nombre de médiateurs.
De la même façon, il me semble utile d’accélérer la mise en place de centres sociaux de quartier sur la base de l’expérience positive du quartier Monmousseau et accroître l’offre sur le plan des antennes de quartier du SMJ (Service Municipal de la Jeunesse).
Concernant le deuxième volet de la question : « le respect de la loi », il faut bien avoir en vue que la responsabilité de la sécurité et de la tranquillité publique est du domaine de l’Etat et que malgré le développement démographique de notre ville et les promesses qui nous avaient été faites par Monsieur Sarkozy alors Ministre de l’Intérieur, les effectifs de police de notre commissariat sont notoirement insuffisants.
Il nous faut donc renforcer notre action pour obtenir des fonctionnaires de police supplémentaires et cela fera évidemment l’objet de la première réunion du Conseil Local de Sécurité et Prévention de la Délinquance, que je convoquerai dès le mois prochain en présence du Préfet du Val de Marne.
Les trois questions sur lesquelles je viens de m’arrêter ne sont évidemment pas les seules débattues au cours de ce mois, mais elles ont traversé toutes les discussions et c’est pourquoi je me suis attaché à ce que dès ce soir nous puissions proposer des pistes de réponse.
Quant aux autres, je souhaite vous indiquer que dans les semaines à venir, (dans le cadre de la préparation du budget 2012), nous veillerons à ce que nos choix permettent d’y apporter les meilleures réponses, sachant qu’elles ne pourront pas toutes être immédiates. Elles s’inscriront dans la programmation de nos actions sur les 3 années à venir !
Permettez-moi d’évoquer quelques unes de ces questions, en relevant simplement, dans quelles directions nous pourrions les aborder.
Sans ordre de priorité, je veux évoquer la situation des retraités et personnes âgées qui représentent près de 13% de la population d’Ivry, une catégorie diversifiée, en pleine évolution avec à la fois, des retraités jeunes et des personnes de plus en plus âgées… ce qui se traduit par un double phénomène :
Une grande disponibilité des retraités à la vie sociale, associative et à l’accompagnement familial d’une part, et d’autre part la question nouvelle du vieillissement, du grand âge donc de la dépendance.
Déjà, nous avons actualisé nos réponses, par exemple dans le maintien à domicile, ce qui suppose notamment le portage des repas, les soins infirmiers, les appels téléphoniques (pour lutter contre l’isolement, mais sans doute nous faut-il faire plus (ou mieux). Et je pense à cet égard à la question du droit à la mobilité… aux transports ou à celle du logement spécifique, adapté (EPHAD).
Quant à tous, retraités, jeunes ou moins jeunes qui sont déjà et pour beaucoup, les artisans de la vie associative dans notre ville, il nous faut dégager avec eux de nouvelles pistes de réflexion :
D’abord sur leurs droits, mais également dans la réflexion sur leurs besoins en terme d’activités culturelles, sportives et de loisirs.
Sans doute conviendrait-il à ce sujet de créer une structure permanente de concertation avec les retraités, la Municipalité et les associations. Le débat est ouvert !

Permettez-moi un grand écart pour évoquer maintenant « la Jeunesse » qui elle aussi, à Ivry, est en pleine expansion.
En effet, notre ville rajeunit.
C’est pourquoi, nous avions décidé, dès notre élection en 2008, de consacrer nos 1ère Assises locales aux jeunes d’Ivry … à partir d’une réalité : c’est que la crise qui bouleverse notre société touche d’abord la jeunesse, les jeunes qui pour la première fois dans notre histoire estiment que leur avenir sera moins bien que celui de leurs parents et grands-parents.
N’est-ce pas le signe que notre société est gravement malade ?
Alors, comment à Ivry répondre (avec nos moyens) à cette souffrance, cette angoisse – voire à cette légitime révolte ?
Vous le savez, des milliers d’enfants et de jeunes participent, dans notre ville, à la vie associative, culturelle ou sportive. Ils sont nombreux à s’investir dans l’action humanitaire ou politique.
De toute évidence, cela contribue à leur épanouissement personnel, tout autant que cela participe au développement d’Ivry, à son identité et à ce sentiment très largement partagé : fiers, heureux d’être Ivryennes, Ivryens en dépit de telles ou telles attentes, tels ou tels reproches à l’égard de la Municipalité… et du Maire, bien évidemment.
Nous les entendons et voulons y répondre. C’est le sens des nouvelles missions du Service Municipal de la Jeunesse sur la question de la formation et de l’emploi, en lien avec la mission locale, mais aussi, et c’est fondamental, auprès des jeunes collégiens dont on sait qu’ils sont, bien souvent, à l’âge d’un décrochage scolaire, culturel et social.
C’est pourquoi, avec nos Conseillers Généraux Chantal Bourvic et Pascal Savoldelli, avec les chefs d’établissements des collèges et lycées, avec les enseignants nous voulons créer des espaces de dialogue et d’action, dans ce que nous appelons « les espaces collégiens ».
Par ailleurs, nous avons à travailler à la mise en place de nouveaux lieux dédiés à la Jeunesse, comme nous venons de le faire à Louis Bertrand, avec la réouverture d’une antenne jeunesse.
Enfin, nous finalisons la mise en place de deux décisions des Assises municipales de la Jeunesse : le contrat de réussite solidaire et le Conseil Municipal de la Jeunesse.
Concernant le sport, tous nos interlocuteurs, nos amis pratiquants sportifs et dirigeants nous ont interpellés sur les besoins en matière de nouveaux équipements.
L’USI qui fédère la majeure partie des pratiques sportives (avec ses 39 sections, plus de 7 000 licenciés, et plus de 500 bénévoles) l’USI est en effet, pour certaines activités, dans l’obligation de refuser des inscriptions.
Nous sommes donc convenus, ensemble, qu’il était nécessaire d’accélérer les projets de réalisation de nouveaux équipements.
A ce égard, nous ne devons pas nous cacher que nous sommes confrontés une fois encore au désengagement de l’Etat qui depuis des décennies ne donne plus un centime pour la réalisation de tels équipements laissant leur financement à la charge des collectivités territoriales.
Et il nous faut bien rappeler que lorsque nous consacrons près de 7 % de notre budget annuel au sport, l’Etat n’atteint pas le 1% !
Quoiqu’il en soit nous avons conscience que nous devons rechercher les moyens pour accélérer notre politique d’investissement.
Ainsi, nous venons de prendre la décision d’engager les études pour la réalisation d’une salle de 2 000 à 2 500 places dans le cadre d’Ivry-Confluences et nous continuons à réfléchir à la réalisation d’une salle de plus grande capacité.
Par ailleurs, nous n’avons pas abandonné le projet rue Ledru Rollin, d’un ensemble immobilier de logements sociaux et accession à la propriété qui inclut la réalisation d’un équipement financé par l’opération... soit 2 000 m² dédiés aux activités sportives.
Enfin, permettez-moi d’insister sur le fait que, pour nous, ces développements en matière d’équipements doivent s’inscrire dans la démarche, qui, a toujours été la nôtre à savoir permettre de faire progresser simultanément le sport « pour tous » et celui de « haut-niveau ».
Et puis, comme cela a été souligné dans les Assises, nous devrons être à l’écoute des sollicitations, qui, augmentent en terme de nouvelles formes de pratiques sportives.
S’agissant de la culture je crois que nous sommes, ici ce soir dans un lieu emblématique de la place que nous lui accordons dans notre politique municipale : la Manufacture des Œillets Métalliques. « Œillets » qui ne sont pas des fleurs, mais les œillets des chaussures ou des vareuses militaires.
Cette manufacture fut pendant des décennies une grande usine de la métallurgie, que nous avons rachetée, (à plutôt bon prix), pour y installer le Théâtre des Quartiers d’Ivry, qui deviendra ainsi Centre Dramatique National.
L’accord est scellé avec l’Etat, Frédéric Mitterrand est venu ici au moi de juin et a encouragé notre projet, ainsi que Christian Favier pour le Conseil Général… Nous sommes dans l’attente d’une confirmation officielle du Conseil Régional, afin de boucler le montage financier… qui, une fois n’est pas coutume, devrait se traduire par un subventionnement de près de 70% de nos partenaires publics.
Un concours d’architectes va être lancé, puis des travaux seront engagés, pour une ouverture prévue en 2015.
Au cours de ces Assises, il est apparu globalement une satisfaction concernant notre politique culturelle qui représente près de 10% du budget de fonctionnement de la ville, (à comparer au 0,7% consacrés par l’Etat à la Culture).
Toutefois, un grand nombre de sollicitations se sont exprimées, visant à renforcer notre intervention, tel que le développement de notre action sur le plan de la Culture Scientifique avec le Salon du livre scientifique qui se tiendra début novembre.
Sollicitation également, pour soutenir certains artistes et créateurs, tels que les groupes installés à la Blanchisserie de l’Hôpital Charles Foix et qui sont menacés d’expulsion.
Au total je dirai qu’il nous faut aujourd’hui poursuivre nos efforts pour les inscrire dans la durée, avec le courage politique qui de tous temps a marqué notre politique municipale dans le domaine culturel… avec des nom tout aussi emblématiques que Jean Renaudie ou Antoine Vitez.
Concernant l’école la première question à laquelle nous sommes confrontée est celle de la véritable entreprise de démolition de tout le système éducatif menée par le gouvernement.
Suppressions massives de postes, fermetures de classes se répétant et s’amplifiant d’années en années.
Tous les dispositifs d’accompagnement éducatif qui avaient été crées pour répondre au développement de « l’égalité des chances » disparaissent peu à peu faute de financement.
Les projets pédagogiques ne sont plus subventionnées par l’Education Nationale.
Notre premier devoir est donc de contribuer à la mobilisation de toute la communauté scolaire contre cette politique.
Je me félicite à cet égard qu’à la dernière rentrée de nombreuses actions aient été engagées… que les élus d’Ivry ont accompagnées en toutes circonstances.
Dans ce contexte, la Municipalité ne ménage aucun effort, pour, (dans son domaine de responsabilité), assurer de bonnes conditions d’accueil aux élèves et de travail aux enseignants.
C’est ainsi que la construction de deux nouveaux groupes scolaires est engagé, l’un à Ivry Port, l’autre sur le Plateau.
Le Conseil Général pour sa part s’est engagé sur la reconstruction à Ivry Port du collège Politzer et sur celle d’un nouvel établissement sur le Plateau
J’en viens maintenant à la question de la santé qui figurait parmi les toutes premières « préoccupations » des Ivryens dans le sondage de l’IFOP… On peut même parler « d’inquiétude » tant la fermeture de l’hôpital Jean Rostand, et sa maternité est restée gravée dans la mémoire de chacun.
Il faut dire que plus de 50 000 gamins y sont nés depuis les années 80. Cela, aussi, fait partie de notre histoire commune.
Aujourd’hui, de nouvelles craintes s’expriment, à propos du devenir de l’hôpital Charles Foix, avec l’annonce de la réduction de plusieurs centaines de lits, de la suppression ou le transfert de 650 emplois dans le cadre de la restructuration avec la Pitié Salpetrière. C’est clairement l’application de la loi Bachelot, que tous les intervenants dans les débats ont dénoncé.
A partir de ces préoccupations, voire de ces inquiétudes, j’ai demandé à la Directrice Générale de l’AP-HP, la tenue d’une réunion afin de savoir précisément quelles sont les intentions de l’Assistance Publique à l’égard de l’Hôpital Charles Foix… où, paradoxe de la situation, nous allons inaugurer le
4 novembre, le Centre National de Recherche sur l’Allongement de la vie, en lien avec l’Université Jussieu Paris 6.
Charles Foix … où vient également de s’ouvrir le centre universitaire dentaire, totalement modernisé.
Pour notre part, et bien qu’une commune (dont la nôtre) n’ait aucune compétence dédiée dans le domaine de la santé, nous avons eu confirmation lors de ces Assises des besoins grandissants de la population d’Ivry, en terme de service public de santé, compte tenu des attaques qui ont été, et sont portées contre le droit à la santé, contre la sécurité sociale et les mutuelles, mais aussi par l’affaiblissement considérable de ce que l’on appelle la démographie médicale, c’est à dire le nombre de médecins libéraux – généralistes ou spécialistes …. (8 départs cette année à Ivry, sans remplacement).
Face à cette situation, nous nous fixons une priorité, celle d’accroître l’offre de santé par la modernisation du CMS, dont le coût est évalué à plus de 9 millions d’euros. Sans doute, conviendra-t-il de se tourner vers l’ARS (Agence Régionale de Santé) afin d’exiger de l’Etat des moyens financiers pour cette modernisation.
Par ailleurs, nous travaillons à l’élaboration d’un nouveau projet d’établissement public intercommunal, dédié aux personnes âgées, dépendantes.
Enfin, les débats des Assises ont mis fortement en avant l’idée que dans toutes nouvelles opérations d’urbanisme, il convenait de prévoir des espaces dédiés à la mutualisation des cabinets de médecine libérale « les médecins de ville ».
Nous allons y travailler, notamment dans Ivry-Confluences, en espérant que nos jeunes praticiens seront au rendez-vous.
Vous le savez la richesse de la vie associative quant à elle constitue un atout pour la vie démocratique de notre ville.
Aux côtés du service public municipal, et grâce à l’engagement de plusieurs centaines voir plusieurs milliers de bénévoles, les quelques 300 associations permettent aux Ivryennes et Ivryens d’exercer les activités des plus diverses dans les domaines, culturels, sportifs, de solidarité et bien d’autres encore !
Tout en respectant leur liberté d’action, nous nous efforçons de les accompagner dans leur démarche en mettant à leur disposition des moyens techniques et financiers importants.
A l’occasion du forum des Associations, ainsi que des débats qui vont se poursuivre (dans le cadre de l’exposition qui se tient en ce moment et pour trois mois à Gérard Philipe) nous avons pu mesurer combien les attentes des responsables de ces associations sont grandes.
Nous allons donc travailler avec eux au renforcement des aides que nous pouvons leur apporter notamment en ce qui concerne une question majeure qui les préoccupe : les locaux !
La question du vivre ensemble et de la solidarité a bien évidemment marqué tous nos débats et nos rencontres, sachant qu’Ivry dispose à cet égard d’une histoire particulièrement forte.
Que ce soit vis à vis des populations en grande fragilité, tels que les SDF, ou celles victimes du chômage, de la précarité de la vie …. comme 8,8 millions de personnes dans ce pays … qui vivent avec moins de 940 euros par mois, c’est à dire en dessous du seuil de précarité.
La ville, en lien avec les Associations locales, tente en toutes circonstances, de les accompagner, de les aider à surmonter cette précarité, et, les Assises ont été un lieu de résonance de la colère vis à vis de la décision de l’Union Européenne d’arrêter l’aide alimentaire … au nom de la libre concurrence !
Franchement, n’est il pas temps d’en finir avec cette Europe du traité de Maastricht et de Lisbonne, où toujours ce sont les nantis qui se gavent sur la misère des peuples ?
Solidarité également, avec les hommes et les femmes que la misère ou la guerre poussent  à trouver refuge dans notre pays, dans notre ville.
Nous avons bien des raisons d’être fiers d’avoir été l’une des premières villes de France à organiser le parrainage de plusieurs centaines d’enfants de sans-papier avec tout ce que cela comporte de fraternité et d’histoires partagées.
Une question est venue très régulièrement et très fortement dans nos échanges … celle de la présence des « Roms » à Ivry :
- soit pour exiger leur départ
- soit pour affirmer notre solidarité à leur égard
Il ne faut pas refuser ce débat, mais en aucun cas, nous ne pouvons chausser les bottes de Sarkozy qui dans son discours de Grenoble en Août 2010 en appelait clairement « à la chasse aux sorcières ».
Pour autant, peut-on admettre que des centaines, voire des milliers d’hommes et de femmes, d’enfants vivent au cœur des villes – ou même à la périphérie des villes – dans des bidonvilles, ces lieux du quart-monde où prolifèrent les épidémies, où nous ne pouvons l’ignorer les droits universels de la femme et de l’enfant sont loin d’être respectés !
Certes non ! … et je tiens à remercier les militants associatifs qui par leur action apportent soutien à ces populations, les aident aussi à dépasser certains modes de fonctionnement, et en tout état de cause favorisent un véritable dialogue avec la population d’Ivry …. même si cela est compliqué. Car, ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, la solution est difficile !
Elle ne peut reposer uniquement sur la responsabilité d’une seule ville !
Sans doute convient-il, comme l’ont suggéré le Maire de Paris et les Présidents des Conseils Généraux du Val-de-Marne et de Seine Saint Denis, d’organiser une Conférence Régionale sur la question des Roms.
J’y suis favorable, sachant qu’avec l’arrivée de l’hiver, ce sont des semaines et des mois terribles que vont connaître ces familles.
Là encore, il y aurait urgence à ce que l’Europe se saisisse de ce problème pour favoriser le retour au pays de ces personnes, que la misère et l’ostracisme ont poussé sur les routes et le dénuement le plus total.
Enfin, toutes les questions que je viens d’évoquer s’inscrivent dans le contexte de la profonde mutation que connaît notre ville depuis plusieurs années et qui va s’accélérer dans celles à venir.
Nous avons fait le choix, qui recueille, (cela a été confirmé dans ces Assises), l’assentiment de la grande majorité des Ivryennes et des Ivryens, nous avons fait le choix de nous engager dans une démarche de redéveloppement économique et urbain de notre ville de grande ampleur.
Les premiers résultats sont déjà visibles avec la construction de milliers de logements, l’arrivée de nouvelles entreprises, la construction d’équipements publics, la rénovation de notre espace public.
Mais avec nos grands projets d’aménagement que sont Ivry Confluences, la Zac du Plateau, la rénovation du quartier Gagarine/Truillot, les choses vont s’accélérer, s’amplifier.
Dans le même temps dans tous les quartiers de la ville les transformations sont importantes !
Une des questions essentielles que j’ai entendue dans ces Assises portait sur le sens, la finalité de ces bouleversements.
Je tiens à confirmer ce soir que notre démarche se situe à l’opposé de ce qui a pu être fait dans d’autres villes, dans lesquelles le réaménagement a conduit à faire partir les anciens habitants, particulièrement les plus modestes d’entre eux.
Nous souhaitons faire une ville pour tous en faisant du principe de mixité l’épine dorsale de notre projet de ville :
- Mixité sociale qui permette à toutes les catégories de populations de vivre ensemble.
- Mixité de fonctions qui fasse que se côtoient habitat, activités, commerces et équipements publics.
Cette conception que nous avons du devenir de notre ville doit donc irriguer toutes nos actions.
Mais elle ne peut être pertinente, que, si elle s’inscrit dans une démarche de développement durable.
C’est une question qui est souvent revenue dans les Assises :
Comment faire pour que nos réalisations, nos projets, contribuent à la préservation de notre planète et de ses ressources ?
Nous menons des actions en ce sens dans de nombreux domaines : lutte contre la pollution, contre le réchauffement de la planète, pour la préservation des ressources naturelles.
Nous nous inscrivons aussi dans une démarche « d’écoquartier ».
En un mot nous travaillons à la construction d’une ville pour les générations futures.
Disant cela je n’ignore pas qu’un grand nombre des questions qui nous sont posées, des réponses que nous devons apporter ne peuvent se concevoir à la seule échelle de notre ville.
C’est pourquoi nous avons engagé depuis plusieurs années des partenariats avec nos villes voisines.
Il me semble que l’heure est venue d’aller plus loin dans ces partenariats et c’est pourquoi j’ai annoncé récemment au Conseil Municipal que nous travaillions avec Vitry et Choisy à la mise en place d’une communauté d’agglomération !
Dans les mois prochains, des décisions devront être prises et naturellement elles feront l’objet de concertation avec la population et le personnel communal !
Enfin comme je l’ai rappelé, parmi les différentes rencontres organisées dans le cadre de ces Assises, nous avons inscrit celles que nous tenons chaque année avec le personnel communal.
Cela pour deux raisons :
La première découle du choix que nous faisons de construire nos réponses à vos attentes en privilégiant le service public et qu’il était donc naturel de faire partager aux personnels communaux les préoccupations qui sont les nôtres.
La seconde est qu’eux-mêmes sont confrontés dans leur travail et dans leur vie aux mêmes difficultés. Il est donc normal qu’ils nous fassent part de leurs préoccupations, de leurs idées et propositions.
Au terme de mon propos je souhaite souligner que nous concevons ces Assises comme une étape. Elle nous a permis de faire un point sur la mise en œuvre de notre programme municipal et tracer des perspectives d’avenir…
Or, pour que cette démarche revête sa pleine efficacité, il faut qu’elle ait des suites, que chacune et chacun puisse vérifier qu’il a été entendu, et que les engagements pris par les élus sont suivi d’effet.
C’est pourquoi je proposerai au Conseil Municipal que nous installions un « observatoire des engagements » dont nous aurons dans les prochaines semaines à définir le rôle précis, la composition et les modalités de fonctionnement.
Par ailleurs, tirant les enseignements de la richesse des rencontres sur le terrain, nous mettrons en place (à partir du début de l’année prochaine un programme) de visites régulières des élus dans les quartiers, venant appuyer le travail que font les  élus délégués de quartier, vérifier l’état d’avancement des réponses à vos questions et examiner avec vous les nouveaux problèmes rencontrés.
Mesdames et Messieurs, Chers Amis,
Ces Assises nous ont permis comme je le disais en introduction de « conjuguer nos idées » il nous reste désormais à les mettre en application et je ne doute pas que vous serez nombreux à y contribuer.
Je vous remercie de votre attention et tien également à remercier toutes celles et ceux qui ont contribuer à la réussite de ces Assises.
Merci à Nicolas le journaliste animateur des rencontres.
Merci à tous.
 
 

Demain ! Journée d'action 10h30 - place de la Liberté

Les mesures gouvernementales présentées cet été par le gouvernement sont injustes, inefficaces. En effet, ce sont les salariés qui vont supporter l’essentiel des mesures de rigueur présentées, au prétexte de réduire le déficit de la France.

Le gouvernement ne met pas à contribution les hauts revenus et ne remet pas en cause les niches fiscales qui n’ont aucune efficacité économique et sociale.

Dans ce contexte, les organisations syndicales considèrent que l’intervention des salariés est indispensable.

Il faut relancer la croissance, en respectant les impératifs de développement durable, et réduire les inégalités et maîtriser les déficits par une politique visant une autre répartition des richesses et favorisant le développement économique et social incontournable.

Cela suppose des réformes structurelles importantes comme une réforme globale de la fiscalité intégrant une plus grande progressivité, une politique industrielle coordonnée au niveau européen, des services publics de qualité.

Cela appelle aussi des mesures urgentes :

- Abandonner la taxation des complémentaires santé ; supprimer les exonérations et la défiscalisation des heures supplémentaires ; conditionner toute aide publique à son efficacité sociale et économique, aux politiques sociales dans les entreprises.

- Mettre en œuvre la taxe sur les transactions financières.

- Faire de l’emploi, en particulier celui des jeunes, une priorité. Stopper les suppressions d’emplois dans la Fonction publique.

- Soutenir le pouvoir d’achat notamment des plus bas revenus et réouvrir les négociations salariales dans les entreprises et la Fonction publique pour réduire les inégalités notamment entre les femmes et les hommes. Pour imposer des mesures favorables à l’emploi, au pouvoir d’achat, les organisations syndicales appellent à participer très massivement à la journée nationale d’action interprofessionnelle.

Partout mettons en débat toutes les formes d’actions nécessaires proposées par les organisations syndicales et décidées avec les salariés pour réussir cette mobilisation !

 

Retraites : rassemblement jeudi

Défense du pouvoir d'achat des retraités

Financement de la perte d'autonomie

Rassemblement à l'appel de l'intersyndicale

jeudi à 10h30

à Brest devant la Sous-Préfecture

 

1er mai, avec les salariés, privés d'emplois et retraités pour la solidarité internationale et le progrès social


 

" Mobilisons-nous pour le « vivre ensemble », la solidarité entre les salariés et l’égalité des droits, le choix de la paix, le choix du social. C’est de cette façon que reculeront l’exclusion, le racisme, le rejet de l’autre."

 




Manifestation  régionale unitaire à Paris
Dimanche 1er Mai 
14 heures 30
Place de la République à Nation

COMMUNIQUE COMMUN CFDT - CGT – FSU – Solidaires – UNSA

Le 1er mai, journée de solidarité internationale du monde du travail, prend un relief particulier dans un monde marqué par des évolutions majeures.
Les organisations CFDT - CGT – FSU – Solidaires – UNSA expriment leur soutien aux peuples des pays arabes qui se soulèvent pour la dignité et la liberté. Partout dans le monde, cette onde de choc salutaire bouscule les dictatures et porte un message d’espoir de liberté, de démocratie et de progrès social.
Elles font aussi du 1er mai une journée de solidarité européenne en dénonçant les politiques d’austérité imposées par les Etats membres de l’Union et les Institutions européennes pour « assainir » les dépenses publiques. Les salarié(e)s ne doivent pas payer le coût d’une crise dont ils ne sont pas responsables.
En France, le 1er mai 2011 se déroule dans un contexte de crise économique et sociale qui creuse les inégalités et mine la cohésion sociale, un contexte de tension sociale toujours forte liée aux préoccupations des salariés en matière d’emploi, de salaires et de conditions de travail qui se sont exprimées fortement dans les mobilisations de 2009 et 2010 face à la crise et à la réforme des retraites.
Partout participons aux manifestations unitaires pour :
 - Donner la priorité à l’emploi par des politiques économiques et sociales prenant appui sur une réelle politique industrielle qui réponde aux impératifs écologiques et des services publics de qualité, favorisant la réduction des inégalités. Prioriser des mesures en faveur des jeunes. Mettre fin au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
 - Améliorer les salaires, les pensions et le pouvoir d’achat, permettre à chacun de vivre dans la dignité en garantissant le droit pour toutes et tous à une protection sociale solidaire et de haut niveau tout au long de la vie ; Faire reculer les inégalités entre les femmes et les hommes
 - Améliorer les conditions de travail et faire reconnaître la pénibilité ;
 - Lutter pour l’égalité des droits et contre toutes les discriminations, notamment concernant tous les travailleurs migrants.
L’exigence d’une vie meilleure faite de justice sociale, du respect des droits fondamentaux, d’un travail décent, reconnu et valorisé doit se faire entendre.
Mobilisons-nous pour le « vivre ensemble », la solidarité entre les salariés et l’égalité des droits, le choix de la paix, le choix du social. C’est de cette façon que reculeront l’exclusion, le racisme, le rejet de l’autre.
Nos organisations appellent tous les salariés, les chômeurs et les retraités à participer aux manifestations unitaires organisées dans toute la France.
 

On reparle des retraites…

Je viens de recevoir La lettre d’Alain Chatillon, sénateur de Haute-Garonne. Dans ce panégyrique de la politique UMP envoyé à tous les élus du département, M. Chatillon se fait fort de justifier une fois encore la réforme des retraites adoptée l’année dernière malgré l’opposition massive de nos concitoyens. C’est un vrai festival de régressions sociales que nous vend le sénateur : la retraite à 62 ans en 2018, le taux de cotisation du secteur public relevé, …

Plus intéressant, il fait le bilan des débats dans la haute assemblée. On apprend ainsi que la réforme des retraites au sénat c’est 13 jours de débats et plus de 129 heures de séance.

51 articles examinés :

44,8 % du temps de parole accordé au groupe Communistes Républicains et Citoyens

36,9 % au PS

3,7 % à l’UMP

1,6 % à l’Union Centriste

1,2 % au Rassemblement Démocratique et Social Européen

0,2 % au Non Inscrits

Enfin sur 768 amendements examinés 104 ont été adoptés.

Ma conclusion de cette propagande progouvernementale :

-Le groupe UMP n’a même pas pris la peine de défendre la réforme au sénat. Soit ils étaient eux même peu convaincu, soit ils ont voté ce que leur demande Sarkozy sans chercher à comprendre. Ils auraient au moins pu jouer le jeu de la démocratie et répondre aux questions.

-La pilule est tellement mal passée que l’UMP continu la bataille idéologique autour de la réforme des retraites. Serait-ce encore une demande du Président ? Ce qui est sur c’est que la gauche et les syndicats doivent aussi relever le gant de la lutte des idées. On oubli pas les retraites en 2012 SVP !

-Anecdotique : les radicaux étaient aphones durant 13 jours… (1,2 % de temps de parole au RDSE)

 

 

Paru dans à Toulouse n°13 Décembre 2010 Janvier 2011

Expression politique du Groupe Communiste, Républicain et Citoyen de la Mairie de Toulouse, paru dans le journal municipal "à Toulouse" n°13. Ouvrir la pièce jointe.

 

Participons à la souscription pour développer l'Humanit...Par Patrick Le Hyaric Directeur de l’Humanité!

Comme chacune de nos lectrices et chacun de nos lecteurs peut l’observer, l’Humanité est le journal de la défense des retraites à 60 ans à taux plein. Il fait en permanence appel à la réflexion, au débat, à l’intelligence. Il a été le seul à publier intégralement le texte gouvernemental et à aider à le décrypter. Le seul à donner la parole à tous les dirigeants syndicaux, sans exception.

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Le seul journal à démontrer que d’autres solutions pour une réforme juste et efficace existent. Le seul journal à publier le contre-projet de loi déposé par les parlementaires communistes et du Parti de gauche. Le seul journal à donner la parole à tous les responsables de tous les partis de gauche et écologistes, au cœur de ce mouvement social inédit. Le seul journal à aider à suivre le débat parlementaire en direct des assemblées. Le seul journal référent du mouvement social et au service de celui-ci.

L’Humanité prouve ainsi chaque jour son utilité pour les forces syndicales, le mouvement social et l’indispensable front progressiste.

Un bel accueil lui est chaque fois réservé dans les manifestations, où des dizaines de milliers d’exemplaires du quotidien sont diffusés. Les Ouvriers du livre ont rendu un beau service au mouvement en permettant, en coopération avec la rédaction et les services de diffusion, d’éditer, mardi dernier, une «?édition spéciale manifestations?» distribuée à 25?000 exemplaires dans le cortège parisien. Qu’ils en soient tous ici remerciés. À sa façon, l’Humanité participe au développement du mouvement social et à la création d’un rapport de forces politique nouveau.

Afin de permettre à l’Humanité d’être encore plus utile et plus efficace, nous vous proposons de relancer la souscription populaire pour faire face aux frais supplémentaires que nous avons engagés pour suivre le mouvement au plus près, produire des analyses, donner la parole à toutes les actrices et à tous les acteurs de l’action inédite engagée.

Pour tout souscripteur imposable, une réduction d’impôt de 66?%, sur la somme versée, est désormais accordée. Pour que l’Humanité soit encore plus utile, plus efficace, aidons-la à se développer en faisant connaître son contenu et en participant à la grande souscription populaire que nous relançons dès aujourd’hui jusqu’à la fin de l’année.

D’avance, merci à toutes et à tous.

Pour participer à la souscription, imprimez le formulaire en cliquant ici

 

Nouvelles des retraites

Selon une enquête publique révélée par l’Humanité Dimanche :

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53% des français veulent qu’on supprime les cadeaux fiscaux aux entreprises ; 67% que l’on crée un impôt sur le capital ; 63% pour que le prix de l’immobilier soit fixé par l’Etat ; 78% pour que les impôts des plus riches soient augmenter ; 78% pour un relèvement du Smic et des minima sociaux…
Avec ce genre de situation il y a du a pain sur la planche…

UNE NOUVELLE PAGE EST OUVERTE

L’intersyndicale départementale, CFDT-CGT-FSU-Solidaires-UNSA a appelé à un rassemblement départemental ce mardi 23 novembre devant la Préfecture de Vendée. Certes la foule est moins nombreuse. La déception est visible. Pour autant la colère n’a pas retombé. Le slogan du rassemblement ne se trompe pas quand il dit : « Loi promulguée : loi rejetée. ».

Le Président de la République et sa majorité parlementaire ont tort de penser que la partie serait gagnée pour eux. Les dirigeants socialistes ont tort quand ils emboîtent le pas et déclarent que de toutes les façons il faudra bien allonger la durée du travail. Droite et sociale-démocratie sont à contre courant de la société. La retraite est vécue comme une « libération ». Le peuple est prêt à mettre le paquet pour que cette « libération » soit effective.

Notre camarade, Gaston Péan (ancien curé et aumônier), militant communiste et militant à l’Action Catholique Ouvrière, nous a transmis un texte (de l’ACO) dans lequel on peut lire :

« Exploiter l’Homme au travail, l’user et l’anéantir au service de la finance et de l’enrichissement de quelques uns, tel n’est pas le projet de Dieu pour l’Humanité. Ce dieu auquel nous croyons veut une vie pleine et épanouie pour chacun, au service du vivre ensemble, une vie où tous soient respectés dans leur dignité… ». L’ACO considère que la loi sur les retraites est inacceptable, « car elle dévalorise la vie de l’Homme en le réduisant à un outil de production, sans aucune considération pour son développement personnel, son investissement familial, social, culturel… ».
Il y a dans cette prise de position un regard sur ce que devrait être une autre conception de l’Homme. Dans toutes les manifestations qui se sont déroulées ces derniers mois, nous avons ressenti ce besoin de voir sa vie en dehors que dans le seul rapport au travail. C’est sans doute à partir de cette prise de parti qu’il faut organiser le débat, continuer les actions. La réforme des retraites, le mouvement social qu’elle a déclenché, ouvrent une nouvelle page pour la lutte sociale et politique. Les communistes entendent bien prendre toute leur place dans l’écriture de cette « page nouvelle ».

De son coté, Bernard Thibaud, interviewé par l’Humanité déclarait : « à travers les retraites, nous avons soulevé les questions de l’emploi, des conditions de travail, du déroulement de carrière, des salaires, de la pénibilité et de l’égalité des hommes et des femmes dans le travail… ».

Deux points de vue qui convergent, et qui nous indiquent la voie à suivre. Toutes celles et tous ceux que les communistes rencontrent disent combien ils souffrent de vivre dans un monde blessé où le populisme et l’irrationnel prennent le dessus et font peur. Le peuple, dans ces conditions, attend de la gauche autre chose que de la critique. Il veut un projet qui soit capable de marier les idées révolutionnaires avec une union forte. !!Combien de fois, dans la campagne des deux élections cantonales partielles n’avons-nous entendu cette réflexion : « Pourquoi ne vous mettiez-vous pas d’accord sur un projet ? »
Les communistes ont engagés ce débat avec notamment les « Cahiers citoyens ». Les initiatives vont se poursuivre.

LE CRS SE DÉMARQUE!

Le Collectif de Résistance Sociale de Fontenay le Comte se démarque. Semaine après semaine il a critiqué les responsables nationaux des syndicats engagés dans la résistance au projet de loi gouvernemental. Il s’en est pris aussi aux partis politiques de gauche…Tout en faisant une large publicité pour le socialiste Gérard Filloche !!!
Dans un communiqué qu’il a diffusé, samedi 20/11, sur les réseaux citoyens, le CRS va plus loin déclarant « qu’il ne participera donc pas, le 23 novembre, au simulacre de cérémonie funéraire du mouvement social de ces derniers mois. »

Le mouvement social n’est pas mort. Il a semé des idées fortes qui ne demandent qu’à mûrir.

 

Retraite, emploi, salaires : la bataille continue !

Le dossier des retraites est très loin d'être clos ! Le coup de force du Président de la République et des élus de droite aux ordres de Mme Parisot, patronne du MEDEF, ne règle rien.

L'affrontement entre le patronat, le capital financier et le monde du travail est loin d'être terminé. La droite et le patronat cherchent à faire payer la crise aux salariés avec la remise en cause du modèle social français, issus des acquis du Conseil National de la Résistance. Après le dossier des retraites, l’attaque est portée sur les retraites complémentaires, la dépendance, la fiscalité dont le cadeau aux familles fortunées avec la suppression de l’ISF. La bataille sur l'avenir de notre système de retraite et sur le financement de la protection sociale ne fait que commencer. Mardi 23 novembre, les élus et militants communistes manifesteront, aux côtés des organisations syndicales, pour dire haut et fort que les richesses créées par les salariés doivent servir l'intérêt général et non les profits des actionnaires.

Pierre Lacaze, Président du Groupe Communiste, Républicain et Citoyen de la Mairie de Toulouse

 

Ensemble le 6 novembre pour le retrait de la loi sur la réforme des retraites

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Votée par les députés UMP et Nouveau Centre la loi réformant les retraites n'est pour autant pas encore définitive. La protestation unie des salariés, chômeurs, retraités peut faire bouger les choses à l'instar du CPE que le gouvernement dut abandonner un mois seulement après son vote par l'assemblée. Il est possible de garantir le départ à 60 ans sans allongement de cotisations ni décote par une autre répartition des richesses. Ainsi la part des salaires dans la richesse des entreprises a baissé de 5 points de PIB depuis 1982 au profit des actionnaires, soit l'équivalent de 90 milliards d'euros par an...

Le 6 novembre, les élus communistes, républicains, citoyens seront avec toutes celles et tous ceux, toutes générations confondues, qui disent non à cette loi et qui demandent son retrait.

L'arrogance du pouvoir n'est pas un mur infranchissable.

 

Echanges & Initiatives

Cliquer sur l'image pour télécharger la version complète :

63

Sommaire :

Page 1 :

Retraites, les élus communistes dans l'action !

Edito par Isabelle MAZELIN

Pages 2 et 3 :

Du côté des Arts et du Tramway (Gaëlle ABILY)

Dossier : le Plateau des Capucins

Info : Appel pour les valeurs de la République

L'interview : Françoise DAUNAY et Mélanie THEPAULT du Planning Familial

Page 4 :

Hommage : Joseph CONAN

Billet d'humeur : Logement social (Claude BELLEC)

Brève : Fête de l'Humanité Bretagne

 

Le gâteau des retraites... Démonstration par l'arithmétique d'un mensonge d'Etat !

Cette après-midi, l'Assemblée nationale a adopté par 336 voix contre 233 le projet de loi réformant les retraites, mettant ainsi fin aux débats parlementaires. Le PS a aussitôt annoncé son intention de saisir le Conseil constitutionnel. Il faudra donc probablement attendre la mi-novembre pour que la loi puisse être promulguée.gateau.jpg

Il n'a échappé à personne que, depuis plusieurs mois, l'Elysée, les membres du gouvernement, Woerth en tête, les parlementaires UMP, de nombreux éditorialistes n'ont cessé de nous expliquer que, pour des raisons démographiques (ah bon, seulement !?), il n'était plus possible de financer les retraites par répartition.

Par ailleurs, des ingénieurs, des syndicalistes, des artisans, des agriculteurs, des commerçants, des ouvriers, des économistes, des étudiants, des lycéens ont fait un calcul simple faisant apparaître qu’il ne serait pas très difficile de financer les retraites par répartition, même dans 40 ans. Même Xavier Bertrand en a (furtivement !), été troublé ! C'est cette démonstration simple, élaborée par "Retraites-Enjeux-Débats" (merci Guy pour le lien !), que je vous propose d'étudier maintenant...

Petite arithmétique des retraites … cherchez l’erreur !

Le Président de la République, les membres du gouvernement, les parlementaires UMP et pas mal d’éditorialistes ne cessent de nous expliquer que, pour des raisons démographiques, il ne sera bientôt plus possible de financer les retraites par répartition. De l’autre côté : des ingénieurs, des syndicalistes, des artisans, des agriculteurs, des commerçants, des ouvriers, des économistes, des étudiants, des lycéens ont fait un calcul simple faisant apparaître qu’il ne serait pas très difficile de financer les retraites par répartition, même dans 40 ans.

Ils sont partis des données incontestables suivantes :

· au cours des 40 dernières années, avec une croissance annuelle moyenne de 2%, le PIB est passé de 1000 à 2000 milliards d’euros

· au cours des 40 ans prochaines années, le nombre de personnes de plus de 60 ans va en gros doubler. En 2010, pour 10 personnes « entre 20 et 60 ans » il y a 4 personnes de « plus de 60 ans ». En 2050, pour 10 personnes « entre 20 et 60 ans » il y aura 8 personnes de « plus de 60 ans »

· dans l’hypothèse basse où, sur les 40 prochaines années, la croissance serait seulement de 1% en moyenne annuelle (le gouvernement promet 2% et plus, afin de faire reculer le chômage), le PIB passera de 2000 milliards en 2010 à 3000 milliards en 2050

· la part des salaires, y compris les retraites, représente aujourd’hui en gros 60% du PIB. Plaçons nous dans l’hypothèse où l’on ne toucherait pas à la part des profits. C’est donc 60% du PIB que doivent se partager les « actifs » et les retraités. Donc 1 200 milliards en 2010 et 1 800 milliards en 2050. En signalant au passage, comme le fait remarquer pertinemment Bernard Friot, qu’un retraité qui cultive son potager produit plus de richesses que le consultant en communication d’un Président de la République.

Convenons que les 1 200 milliards sont représentés par un gâteau de 1 200 grammes et les 1 800 milliards par un gâteau de 1 800 grammes. Le problème d’arithmétique est donc le suivant :

« En 2010, dix salariés produisent un gâteau de 1 200 grammes, à partager avec 4 retraités, donc entre 14 personnes. En 2050, dix salariés produiront au minimum un gâteau de 1 800 grammes à partager avec 8 retraités, donc entre 18 personnes. Calculons le poids de la part de gâteau de chaque personne, en 2010 et en 2050. Puis regardons si la part de chacun en 2050 sera ou non plus petite qu’en 2010 ? »

Le calcul donne les résultats suivants :

· en 2010, la part de chacun est de 86 g (1 200 : 14) · en 2050, la part de chacun sera de 100 g (1 800 : 18) · en 2050 la part de chacun n’aura pas baissé. Elle aura même augmenté de 17% par rapport à 2010

Profitant d’un débat « Quel avenir pour les retraites ? », entre Xavier Bertrand et Bernard Thibault à Lyon le 25 septembre 2010, nous avons demandé à Xavier Bertrand si nos calculs étaient justes ou erronés. Le secrétaire général de l’UMP a reconnu que les résultats étaient justes, mais que l’énoncé du problème aurait du préciser que dans les 40 années à venir une partie de l’accroissement des richesses devra être consacrée à l’augmentation des dépenses de santé et à celles liées à la dépendance (le 5ème risque). L’augmentation de ces deux types de dépenses correspond à une augmentation du bien être, donc de la « richesse » ou qualité de vie. Nous pensons qu’il n’y a donc pas de raison de diminuer d’autant le gâteau à partager. Nous avons néanmoins, par curiosité, refait nos modestes calculs en réservant sur le gâteau de 2050 : 100 milliards de plus pour la santé et 100 milliards pour la dépendance. Donc, comme si le gâteau de 2050 ne pesait plus que 1 600 grammes. Résultats du nouveau calcul :

· en 2010, la part de chacun est toujours de 86 g (1 200 : 14) · en 2050, la part de chacun n’est plus que 89 g (1 600 : 18) · en 2050 la part de chacun n’aura donc toujours pas baissé

Cette arithmétique toute simple montre que notre système de retraites par répartition, que le monde entier nous envie, est tout à fait finançable à l’horizon 2050. De plus, contrairement aux systèmes d’épargne retraite par capitalisation, la répartition ne vient pas alimenter la financiarisation déjà très excessive du système économique.

C’est pour ne pas alourdir la démonstration que nous avons laissé de côté d’autres aspects qui permettraient de faire grossir le gâteau d’ici 2050, tels que notamment :

· récupérer une partie significative des revenus de la propriété lucrative (10% du PIB), ce qui est non seulement possible, mais indispensable pour l’intérêt général (cf B. Friot et d’autres)

· la part des richesses non marchandes, puisqu’elles ne sont pas comptabilisées dans le PIB

· les richesses supplémentaires qui pourraient être produites par les 4 à 5 millions de demandeurs de … travail et de salaire

11 octobre 2010

andré martin (ingénieur - animateur du site http://www.retraites-enjeux-debats.org/

Toute reproduction et diffusion est ... vivement encouragée

 

Ensemble nous pouvons gagner, faire respecter les choix du peuple !

Au Conseil municipal du 21 octobre, Philippe Bouyssou pour les élus communistes et partenaires :
"Mensonges à répétitions, trahisons des engagements, manipulations des informations, traficotages des chiffres, … Sarkozy et son gouvernement pataugent chaque jour un peu plus dans le mépris, l’agitation des peurs et la violence répressive.
Après « travailler plus pour gagner plus » c’est  « on vit plus longtemps donc on travaille plus longtemps », les équations sont toujours très simplistes à Droite, on va pas tarder à entendre l’UMP scander « on meurt tous, alors, contre le déficit mourrons plus vite ».
" ...Les élus communistes et partenaires ont été et seront aux côtés des salariés, de leurs syndicats, de population rassemblée, des jeunes désormais mobilisés, dans les hémicycles de l’Assemblée nationale avec des propositions concrètes et un projet de loi alternatif pour une autre réforme des retraites, aujourd’hui au Sénat et dans la rue parce que nous sommes convaincus qu’ensemble nous pouvons gagner, faire reculer Sarkozy, faire respecter les choix du peuple."

"Mesdames, messieurs, monsieur le Député Maire, chers collègues,

Mensonges à répétitions, trahisons des engagements, manipulations des informations, traficotages des chiffres, … Sarkozy et son gouvernement pataugent chaque jour un peu plus dans le mépris, l’agitation des peurs et la violence répressive.
Après « travailler plus pour gagner plus » c’est  « on vit plus longtemps donc on travaille plus longtemps », les équations sont toujours très simplistes à Droite, on va pas tarder à entendre l’UMP scander « on meurt tous, alors, contre le déficit mourrons plus vite ».
Dès le printemps, Sarkozy annonçait son intention de mettre en œuvre la vieille revendication du Medef, après suppression des 35 H, la remise en cause du droit à la retraite à 60 ans.
Refus de négocier, passage en force à l’Assemblée nationale, on connaît tous le scénario qui a conduit à 6 grandes journées nationales d’action unitaires et ce n’est pas fini.
Mais la Droite continue d’agiter les peurs et ses épouvantails.
Le dernier en date, le nouveau rapport  Attali,  ultra libéral prônant entre autre , la disparition d’un emploi de fonctionnaires sur deux, y compris dans les collectivités locales.
Comme des Harpagons avec leurs cassettes, on les entends criez à tout va: « la dette publique ! , la dette publique !  »
Mais la dette privée celle des actionnaires qui empochent depuis des années les fruits des richesses produites , celle qui brise des vies à coup de licenciements, de plan non pas sociaux mais de plans patronaux car les mots ont un sens et ça suffit le mensonge permanent, l’escroquerie du vocabulaire « politiquement choisi ».
Il en faut toujours plus pour combler les dettes du système capitaliste qui vient de renflouer ses banques à coups de milliards et veut aujourd’hui traquer les malades de longue durée coupables de coûter trop cher.
Alors oui la colère à toutes les raisons de s’exprimer.
On se demande parfois d’ailleurs si Sarkozy, Woerth.. la Droite, Bettancourt, le CAC40 et le Medef n’en font pas une nouvelle stratégie du choc et du chaos propice à toutes les remises en ordre.
Remise en ordre au pas de lois de plus en plus liberticides, xénophobes et anti- démocratiques, à l’exemple de la dernière loi Besson sur l’immigration et de tant d’autres contre les libertés individuelles et collectives.
Face à la grève et au mouvement social, le Medef quant à lui en appelle à faire respecter le droit au travail, la liberté d’aller travailler, mais pas celle de millions de privés d’emplois qui ne peuvent pas cotiser d’ailleurs.
Rien pour les victimes de la précarité avec leurs minimas sociaux, celles et ceux  qui tentent de survivre avec 400 euros par mois  et utilisent si peu les trains, les bus et les métros car c’est très chers les transports en commun quand on vit avec 400 euros…
Aujourd’hui les organisations syndicales en sont arrivés à proposer des journées d’action en week-end pour permettre à celles et ceux qui ne peuvent pas faire grève de participer au mouvement… interrogeons nous d’ailleurs : le droit de grève inscrit dans la constitution est-il respecter en France ?
Nous le savons tous pour l’immense majorité des salariés du privé le droit de grève relève du parcours du combattant voire du virtuel.
Temps partiel, intérim, stages, CDD, droits syndicaux et code du travail démantelés,  avec le chantage à l’emploi ce sont des millions de salariés qui sont pris en otage par le patronat, embastillés dans les cachots modernes de la libre entreprise.
Tout cela rend d’autant plus remarquable l’immense mobilisation populaire et la lutte des salariés du public comme du privé contre ce projet de casse du droit à la retraite.
Les élus communistes et partenaires ont été et seront aux côtés des salariés, de leurs syndicats, de population rassemblée, des jeunes désormais mobilisés, dans les hémicycles de l’Assemblée nationale avec des propositions concrètes et un projet de loi alternatif pour une autre réforme des retraites, aujourd’hui au Sénat et dans la rue parce que nous sommes convaincus qu’ensemble nous pouvons gagner, faire reculer Sarkozy, faire respecter les choix du peuple."

 

 

APPEL DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS du 22 octobre 2010 DETERMINES POUR GAGNER !

Nous sommes plusieurs millions dans tout le pays à nous mobiliser contre le projet gouvernemental des retraites, plusieurs millions à exiger son abandon et l’ouverture d’un véritable débat sur une réforme alternative garantissant la retraite à 60 ans, à taux plein.

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La lutte est massive et populaire : 3 Français sur 4 la soutiennent et condamnent le refus de négocier du gouvernement. 71% des français rejettent ce projet injuste socialement et inefficace économiquement, un vrai recul de société. Le président et son gouvernement méprisent les attentes populaires et traitent la jeunesse en ennemie !

De cette société-là, on ne veut pas ! Nous avons tous fait nos comptes ! Le recul de l’âge légal de départ à la retraite, l’allongement de la durée de cotisation, c’est vouloir diminuer le montant de nos pensions et ouvrir la porte à la capitalisation. Cette attaque en prépare d’autres contre la sécurité sociale et les services publics.

Ensemble, nous sommes des millions à rejeter la société ultralibérale, modelée par Sarkozy et sa majorité : une société autoritaire et antisociale, aux ordres du MEDEF et des marchés financiers. Et c’est d’autant plus intolérable que des centaines de milliards d’euros de fonds publics ont été dépensés sans contrepartie, depuis le début de la crise financière, pour sauver les banques et les dividendes. « De vraies retraites et de vrais emplois pour toutes et tous ! » Nous sommes des millions dans la mobilisation à avoir pleinement conscience qu’il faut dès maintenant s’attaquer aux inégalités sociales, de carrière, d’emplois et de salaires, et à la précarité qui fragilisent de plus en plus d’entre nous, femmes et jeunes travailleurs en premier lieu.
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Les parlementaires communistes, républicains et citoyens s’opposent avec détermination au projet Sarkozy-Woerth. Ils défendent une autre logique de financement des retraites qui pérennise le système solidaire des retraites par répartition, la retraite à 60 ans à taux plein sans allongement de la durée de cotisation. Ils proposent de mettre à contribution le capital, de développer l’emploi et les salaires : base du financement du système par répartition ; en faisant cotiser les revenus financiers des entreprises et des banques, en modulant le taux de la cotisation sociale patronale, avec une sorte de bonus-malus pour favoriser l’essor de l’emploi, des qualifications et des salaires, en mettant fin aux exonérations de cotisations patronales.

Même si la loi est votée, la mobilisation peut imposer son retrait, comme Jacques Chirac y a été contraint pour le CPE en 2006.

Nous voulons gagner !

Le Parti Communiste Français appelle à amplifier la mobilisation dans l’unité la plus large syndicale et politique, à participer massivement aux journées d’action du 28 octobre, 6 novembre et à apporter la solidarité de luttes et financière aux grévistes et aux entreprises occupées.

Dés la semaine prochaine, il appelle tous les élus de gauche et progressistes du pays à se rendre à l’Élysée et aux Préfectures en province, pour refuser la promulgation d’une loi illégitime, minoritaire, votée en force par des parlements, abaissés par Nicolas Sarkozy à de simples chambres d’enregistrement.

La mobilisation populaire sur les retraites et contre la politique antisociale de l’UMP est en train de tout changer. Deux projets de société s’affrontent : celui d’une protection sociale large à tous les âges de la vie et de services publics étendus contre celui de l’insécurité sociale permanente ; celui de la solidarité, de la coopération et du vivre ensemble contre celui de la mise en concurrence et de l’individualisme ; celui du travail libéré, du temps de vivre, de se cultiver et de s’adonner à des activités sociales choisies contre celui de toutes les aliénations, toutes les exploitations, toutes les dominations.

Le temps est venu de formuler un projet collectif qui puisse ouvrir la voie à une ère nouvelle démocratique, politique et sociale pour notre pays. La gauche est souvent rassemblée contre la droite mais elle n’est pas unie sur les contenus et les conditions du changement tant attendu. Nous avons besoin d’une véritable alternative de changement pour de nouveaux choix de société, pour de nouveaux droits pour les individus et les peuples. Partout, en Europe des manifestations de plus en plus unitaires vont dans ce sens en portant des exigences de ruptures avec les orientations actuelles de l’Union Européenne.

Oui, nous sommes plusieurs millions déterminés à résister, à mettre la politique de Nicolas Sarkozy en échec, à vouloir sa défaite et celle de sa majorité dans la rue et dans les urnes.

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Pour cela, nous voulons construire dès maintenant les changements politiques qui permettront à la gauche de rompre avec les logiques libérales que prônent le Medef, la Commission européenne ou encore le FMI, pour de nouvelles logiques de justice et d’efficacité sociale.

La construction d’un projet collectif de gauche à la hauteur des attentes ne va pas de soi ! A nous de nous en mêler !

Nous qui sommes si nombreux à nous être emparés de la mobilisation sociale, nous qui souhaitons un vrai changement de société, engageons-nous avec la même détermination dans le débat sur les transformations radicales dont la France et l’Europe ont besoin et que la gauche devra réaliser si elle veut battre durablement la droite. »

Comment le faire : En devenant acteur du débat politique !

C’est à vous, à nous ensemble, de dire : « Voilà ce que la gauche devra faire : la gauche, c’est la retraite à 60 ans, à taux plein ; la gauche, c’est la création d’un pole public bancaire et financier pour une utilisation des profits, des fonds publics et du crédit qui servent à développer les humains et non la spéculation ; la gauche, c’est l’interdiction des licenciements et la sécurisation de l’emploi et de la formation ; la gauche, c’est l’augmentation des salaires et pas celle des dividendes ; la gauche c’est l’abrogation de toutes les réformes sécuritaires, liberticides promulguées par Besson et Hortefeux, la gauche c’est donner la parole et des pouvoirs aux citoyens dans l’entreprise, dans la cité, la gauche, c’est l’attachement à la commune, au département, à la région, à leur liberté d’action et de coopération , à leurs services publics locaux, la gauche c’est une autre politique européenne et une union refondée, « la gauche, c’est remettre l’humain et l’avenir de la planète au cœur de la société ». Non vraiment, nous ne voulons plus d’une gauche qui renonce à ces objectifs-là !

C’est le sens du programme populaire et partagé que le Parti communiste français et les forces du Front de Gauche entendent construire, au cœur des mobilisations, au cœur d’une union populaire pour satisfaire les besoins humains en prenant l’argent là où il est !

Contre le pacte de l’argent qu’ils ont scellé en 2007 au Fouquet’s, le temps est venu de construire, ensemble, un pacte d’union populaire !

 

La bataille des retraites........ ASSEZ SARKO, NOUS LACHERONS PAS!

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Derrière la banderole du Front de Gauche une forte délégation du PCF Vendée.

C’était samedi 16 et nous avons remis ça ce mardi 19 avec toujours la même détermination , b a t t r e Sarkozy maintenant et ne pas attendre une hypothétique victoire de la gauche en 2012...

T out le monde en convient, ce qui est en train de se passer en Vendée est gros de perspective nouvelle. 6 manifestations en l’espace de 5 semaines et à chaque fois un élargissement de celles- ci. Beaucoup d’hommes et de femmes du privé, mais aussi des emplois tertiaires, des cadres moyens. La liste est longue et elle est particulièrement intéressante. La Vendée bat au même pouls que l’ensemble du pays. L’expérience acquise par tous ces gens en lutte finira bien par payer. Une page se tourne dans notre département. La démission de de Villiers apparaît pour ce qu’elle est : la peur de la droite confrontée à une situation de mécontentement jamais vue et l’émergence d’un climat politique nouveau. Toutes les discussions en témoignent. Les gens ne se contentent pas que de critique. Ils veulent entendre des propositions. C’est ce qui explique, entre autres, le succès de la pétition proposée, il faut bien le dire, quasi exclusivement par les communistes. Une chose est sûre, dans ce nouveau climat il ne faut pas lâcher. La droite, du sommet de l’Élysée jusque dans les bureaux des parlementaires vendéens, continue de mentir, et elle nie l’évidence : sa réforme est très largement contestée et elle restera illégitime même si elle parvenait à être promulguée par la loi.
Illégitime car présentée par un gouvernement discrédité. Les 8 parlementaires Vendéens ont du souci à se faire. Ils sont à contre courant de la société. Ils font « tête basse ». Il faut les mettre à genoux. Ils ont des comptes à rendre.
Illégitime car votée avec de basses manoeuvres antidémocratiques. Fillon a beau rappeler que sa porte est toujours ouverte, mais pour quoi faire puisque dans le même moment il affirme qu’il ne touchera rien à sa réforme. Quand un gouvernement en est rendu à ce stade de passage en force il n’a plus aucune crédibilité. Illégitime car elle s’oppose à 71% de l’opinion publique…
Pour faire peur, le gouvernement, relayé par la presse à ses bottes, annonce un risque de blocage. Mais où est le blocage si ce n’est dans l’attitude du chef de l’Etat et de son exécutif. La droite panique. Elle fait usage de la force contre les lycéens. Elle envoie les CRS contre les salariés des raffineries de pétrole. Elle intimide les cadres fonctionnaires. Elle menace…
Toutes ces manoeuvres démontrent que la droite craint les mobilisations. De ce point de vue elle a raison.

Battre Sarkozy maintenant.

La remise en cause de la retraite à 60 ans s’inscrit dans un vaste programme de régression sociale et démocratique. Depuis 2007 la droite n’a pas cessé de s’attaquer à tous les droits sociaux, aux services publics et aux libertés démocratiques. Toutes les réformes qu’elle a engagées ont été votées, à de rares exceptions, par les 8 parlementaires vendéens. Les députés et sénateurs MPF n’ont pas voté toutes ces réformes considérant qu’elles n’allaient pas assez loin. Il faut interpeller dès maintenant, et de forte façon, ces parlementaires.
Avec ces réformes, c’est la mise en place d’un projet de société réactionnaire qui se réalise. Il y a urgence à stopper cette offensive.

Il faut mettre un coup d’arrêt d’un projet de société réactionnaire qui se réalise. Il y a urgence à stopper cette offensive.

Il faut mettre un coup d’arrêt à cette régression sociale. Si nous battons Sarkozy sur le dossier des retraites ce sera un encouragement pour tous ceux et celles qui se battent au quotidien pour défendre leurs droits.

Être à l’initiative, des« ramdam » partout en Vendée sous les fenêtres closes des parlementaires, tous de droite et tous pour la réforme Sarkoziste


 

La bataille des retraites...... OUEST FRANCE: SA LIBERTE, SA JUSTICE!

Ouest-France se distingue.

Le PDG du premier quotidien régional de France monte au créneau. Il signe la fin de la partie. Son éditorial dans l’édition de samedi matin 16 octobre est un modèle du genre. Le patron n’y va pas de main morte. Il accuse ! ! Accuse ! Il accuse les grévistes, les jeunes d’être en train de « saigner » le pays. Pas un mot sur le capital qui a mis notre économie à genoux, pas un mot sur le gouvernement qui ne veut rien entendre. Les coupables ce sont toutes ces femmes et tous ces hommes qui manifestent leur « égoïsme ».

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Ouest-France va alors jusqu’au bout. Dans son édition de dimanche pas une seule ligne sur l’imposante manifestation qui s’est déroulée la veille à la Roche sur Yon. Nous nous étions mis à penser que l’article était réservé pour le lundi.
Nenni, pas une ligne non plus dans l’édition de lundi. Ouest-France qui se réclame de la justice et de la liberté copie la presse UMP et la presse fascisante qui a fait toutes ses unes sur le thème : « des manifestations qui ne nous apprennent rien ». La Justice, mesdames et messieurs les journalistes et directeurs d’Ouest-France, qui voulez en permanence donner la leçon, c’est de respecter toutes ces femmes, tous ces hommes, tous ces jeunes qui ont, eux, une haute idée de ce qu’il faut faire, de ce qu’il a fallu faire, pour la justice, pour la liberté.

(Voir ci-dessous le « cri du coeur » de Marie-Françoise Michenaud)


C'EST NOUS QUI PORTONS L'ESPOIR !


L ’éditorial de Ouest-France de ce samedi-dimanche 16 et 17 octobre, par François Régis Hutin, marque une fois de plus l’offensive des médias qui prennent à contresens le message de la rue.
Nous dire que la France est en plein déclin, parce que toutes les industries reculent dans notre pays, et quelque part nous en rendre responsables n’est pas admissible. Faire entendre l’idée que les manifestations, les grèves conduites actuellement vont précipiter le déclin de notre pays n’est pas acceptable. Toujours la même culpabilisation : pour F-R Hutin, cette grève accélèrerait notre chute, et « nous aggraverions la situation du pays et notre situation, en tentant de nous en sortir par ces manifestations ».
Qui peut croire un seul instant, comme F-Régis Hutin le suggère, que nous ferions la grève en pensant qu’elle va nous aider à freiner notre chute. Mais qui nous a conduit à cette crise ? Pas un mot sur les désastres causés par le capitalisme financier mondialisé, ni sur l’immoralité du toujours plus de gain des actionnaires et sur l’immoralité de faire payer cette crise dans tous les pays d’Europe aux peuples, en les faisant travailler plus longtemps. Curieux, aujourd’hui tout le monde s’intéresse aux jeunes: n’auraient-ils pas le droit d’avoir une réflexion politique ?
Pourquoi ne devraient-ils pas parler de la retraite ? Il suffit de les rencontrer pour comprendre que, pour eux, le problème de la retraite est indissociable de la création d’emplois, qui leur permettent à tous d’avoir un avenir. Quoi, ils devraient apprendre « à tuer » à « se massacrer » entre eux, pour entrer dans la grande compétitivité de l’emploi (du non emploi devrais-je dire), « et que le meilleur gagne », entrez dans l’arène mes petits !
Ils sont plutôt matures je trouve : ils travaillent dans le présent, en envisageant aussi leur avenir. Et ils prennent conscience que dans les moments difficiles, la solidarité entre les générations est un atout, une richesse humaine ; que nos aînés ont instauré une protection sociale, dans des moments encore plus difficiles, (sécurité sociale, retraite…) qui mettait en exergue que chacun doit recevoir selon ses besoins, et que nous avons le devoir de la remettre à l’ordre du jour et vite !
Ces jeunes qui sont dans la rue, comme nous-mêmes, travailleurs, chômeurs, personne ne peut nous dire que nous ne voulons pas travailler. Oui nous voulons travailler, vivre, prendre notre retraite à 60 ans (avec un revenu décent) et construire une société humaine, avec des « industries », des emplois, mais pas n’importe lesquels, qui nous respectent, qui respectent l’environnement, et qui ne mettent pas les hommes et les femmes dans la précarité, en leur donnant des bouts d’emplois ! Parler de justice sociale « cette autre chose à inventer », de dialogue loyal et de coopération ! sans affrontement !

Mais dans quelle société vivez-vous ?

Pensez-vous un seul instant que cela soit possible dans une société où de telles inégalités existent ? Dans une société conduite par le capitalisme, et par la valeur marchande régnant en maître ?
L’espoir est là : des hommes, des femmes, des jeunes, ne s’en laissent pas compter. La démocratie, c’est un parlement où des députés sont vraiment les représentants du peuple et décident des lois, en s’appuyant sur le peuple, sans oublier que c’est le peuple qui les élit.

La démocratie ce n’est pas un régime présidentiel, comme aujourd’hui, qui n’entend pas le peuple. Voilà pourquoi nous devons continuer la lutte et à montrer en même temps que nous pouvons nous organiser autrement dans notre pays, pour des réformes progressistes, qui répartissent autrement les richesses et permettent la démocratie pour le peuple.

Marie-Françoise Michenaud

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