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Schéma Directeur Du RER A : Il Faut Des Financements

transports-jeunes-150x150.jpg''Schéma Directeur du RER A : il faut des financements, et la mise en place d’une fiscalité pour le rééquilibrage est-ouest de l’Ile-de-France Le projet de Schéma Directeur du RER A est proposé au vote du Conseil d’Administration du STIF du 6 juin.''

Pour Christian Favier, Président du Conseil Général du Val-de-Marne et Vice-Président du STIF : « Le contenu technique du dossier est tout à fait pertinent. Mais il faut d’urgence mettre en place les financements nécessaires pour réaliser les investissements proposés dans les infrastructures et pour l’acquisition de nouveau matériel roulant. Et ce programme d’investissements n’aura un effet réel que s’il est associé à une action volontariste afin de rééquilibrer le développement de la région, et en particulier pour que les activités économiques soient localisées en priorité à l’est de la région».

Le CA du STIF du 11 avril 2012 a voté à une large majorité un vœu co-signé par Christian Favier et Laurence Cohen, Administratrice du STIF et Présidente du comité de ligne du RER A affirmant la nécessité de trouver de nouvelles ressources pour financer de tels investissements, notamment via une nouvelle phase de modernisation de la taxe locale sur les bureaux et les locaux commerciaux. Le RER A est un parfait exemple : il faut dégager ces financements au plus vite ! Les deux élu-es du Front de Gauche sont très attentifs au déséquilibre structurel entre l’est et l’ouest de l’Ile-de-France, responsable d’une partie importante des problèmes sur le RER A. En effet, les logements sont concentrés toujours plus à l’est tandis que les emplois toujours plus à l’ouest.

Lors du conseil du STIF du 6 juin, c’est Christian Favier qui défendra un vœu proposant de mettre en place des outils pour résoudre ce problème structurel. En effet, il est nécessaire que les outils fiscaux en vigueur en Ile-de-France évoluent afin de contribuer à cet indispensable rééquilibrage est-ouest habitat-emploi en Ile-de-France.

Pour Christian Favier : « Si l’on laisse faire les dynamiques à l’œuvre, l’activité économique va toujours plus se concentrer à l’ouest, avec tous les effets induits de saturation des conditions de transport et de dégradation des conditions de déplacements des habitants. Il y a urgence à une modification du cadre fiscal. Je souhaite en particulier que la redevance pour création de bureaux, l’outil fiscal principal pour influer sur la localisation des nouveaux emplois dans la Région, soit réformée, afin d’encourager le développement de l’emploi à l’est, au nord et au sud de la Région, et non plus toujours à l’ouest. C’est une question essentielle en termes d’aménagement et d’égalité des territoires sur laquelle le gouvernement peut et doit agir. »

« Je constate que sur les deux questions clés du financement et du rééquilibrage est-ouest, les vœux que j’ai et vais proposer au vote du CA du STIF sont parfaitement en phase avec les préoccupations exprimées par la principale association d’usagers de la Région, l’AUT Ile-de-France, qui s’est également exprimée à l’occasion du vote du schéma directeur du RER A. Je me félicite que les usagers interviennent dans ce débat, à la fois pour obtenir plus de moyens pour les transports publics et pour un aménagement plus équilibré de la région. ».

Ce vœu devrait être adopté puisqu’il a reçu le soutien de la plupart des administrateurs de gauche du CA du STIF. Christian FAVIER et Laurence COHEN Administrateur et Administratrice du STIF

 

Transports en Ile-de-France : aucune nouvelle annonce de Nicolas Sarkozy

transports-jeunes-150x150.jpgLundi matin, a l’occasion de la mise en service des nouvelles rames du RER, dans son discours, Nicolas Sarkozy n’a rien annoncé de nouveau concernant l’amélioration des transports en Ile-de-France.

Il y avait pourtant beaucoup de choses à dire et à proposer. Des premières étapes ont été franchies, en particulier avec le lancement du projet Grand Paris Express, qui s’est appuyé sur les dynamiques locales, et l’exceptionnelle mobilisation autour d’Orbival. Mais pour les RER, il reste encore énormément à faire, au-delà de l’accord conclu entre l’Etat et la Région.

On ne peut que se féliciter de l’acquisition de nouvelles rames pour le RER A. Cela soulagera un peu cette ligne totalement saturée. Mais cela ne règlera pas le problème de fond qui est le déséquilibre de notre région. Il n’y aura pas de solution pour le RER A, et pour les transports en Ile-de-France, si nous n’inversons pas la dynamique du toujours plus d’emplois à l’ouest, notamment autour de La Défense.

Pour Christian Favier, président du Conseil général et vice-président du STIF : « Nous devons proposer des décisions structurelles dans le cadre du prochain schéma directeur du RER A qui sera voté en février par le STIF pour le rééquilibrage du développement économique à l’est de l’Ile-de-France. Je propose une mesure forte : revoir complètement le zonage et les taux de la redevance pour création de bureaux afin de décourager la logique de toujours plus de bureaux à l’ouest et toujours plus de saturation des RER. Bien entendu il faudra engager aussi tous les projets attendus de longue date comme le prolongement de toutes les missions de la branche Boissy jusqu’à leur terminus. »

Au-delà, se pose la question des financements pour tous les projets du plan de mobilisation et pour l’acquisition de nouveaux matériels.

Pour que tous les projets attendus comme la rénovation des RER, le prolongement des lignes de métro (par exemple les lignes 1 et 10 dans le Val-de-Marne), la création de nouveaux tramways (comme celui entre la porte de Choisy et Orly) et de bus en site propre soient réalisés à temps, si possible avant 2020, il faut dès maintenant penser à de nouvelles ressources complémentaires à celles dégagées par l’accord initial sur le Grand Paris Express, en nous appuyant sur des outils fiscaux performants et utiles comme le FARIF ou l’éco-taxe poids lourd. Et bien sûr il faut un réengagement de l’Etat à la hauteur des enjeux de l’Ile-de-France.

Mais visiblement ce réengagement de l’Etat en faveur du développement des transports publics en Ile-de-France n’était pas à l’ordre du jour du discours de Nicolas Sarkozy.

 

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Grève massive du RER A et B : les revendications pointent directement la politique de privatisation

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La grève des personnels RATP des lignes A et B du RER à l’appel de leurs syndicats majoritaires (et de personnels SNCF du RER B) a été massivement suivie, à plus de 85%.
Elle suit plusieurs grandes mobilisations dans l’année, particulièrement sur le RER B, auxquelles les directions ont refusé de répondre sur le fond.
Cela ne peut plus durer. La recherche de la rentabilité financière sur le réseau historique RATP, pour, comme l’a proclamé le PDG Mongin, partir à la conquête de marchés étrangers et rentrer dans les « TOP 5 » des firmes mondiales de transport urbain, a des conséquences de plus en plus insupportables pour l’exécution du service public, les conditions de travail et de rémunération. La fin de l’interconnexion RATP/SNCF à gare du Nord pour le RER B a été surtout le moyen de supprimer des personnels, des temps de pause. Pour le STIF de Huchon, elle rentre dans une logique de mise en concurrence de toute la ligne à termes.

Sur le RER B comme sur le A, les sous-effectifs se font de plus en plus lourdement sentir. D’autant que les directions tentent de supprimer les « glissements » dans les terminus. Preuve que les restructurations n’ont pas pour but d’améliorer la régularité des rames pour les usagers mais pour conséquence de la dégrader.
Comme dans toute l’entreprise, les salaires, notamment les salaires de base, sont scandaleusement bloqués.
L’annonce par Mongin d’un bénéfice en hausse de 16% pour le 1er semestre 2009, malgré la « crise », traduit l’intensification de notre exploitation. Dans le but néfaste que Sarkozy lui a assigné.
La force de la mobilisation des agents du RER est un formidable encouragement pour tous les salariés de la RATP.
Il montre, après le contrecoup de la bataille des retraites d’il y a deux ans, que les rassemblements très larges nécessaires sont possibles dans les attachements pour mettre en échec la politique de privatisation rampante, défendre et regagner les conditions du service public.
Le moment est particulièrement important, à la RATP et à la SNCF, avant l’examen du projet de loi sur le Grand Paris, l’entrée (soi-disant) en vigueur du règlement européen de marchandisation, la campagne des élections régionales.
Le moment est encore d’autant plus important que les mobilisations pour le service public se développent partout : à la SNCF après la grève du 20 octobre, au Pôle emploi, à France Telecom…
A l’éducation nationale, maintenant à La Poste, demain sans doute dans l’ensemble de la fonction publique, une journée nationale de grève est fixée au 24 novembre 2009.
Après le développement à l’échelle du pays du mouvement contre la transformation de La Poste en SA et la marchandisation du courrier, les conditions d’un mouvement d’ensemble pour gagner, pour commencer à mettre en échec la politique du pouvoir, existent.
(source : PCF-RATP)

 

RER A : une situation inadmissible pour les usagers

Depuis de nombreuses années, les élus locaux, riverains du RER que nous sommes, dénonçons la dégradation des conditions de transports, moins de rames aux heures de pointes, utilisation d’un matériel inadéquat avec l’évolution démographique ayant pour conséquence l’accumulation des retards et des incidents techniques. Notre ville est particulièrement concernée puisque deux gares se situent sur son territoire, dont celle du Val de Fontenay qui fait liaison avec la SNCF.

Suite au lancement de la pétition par Association des Usagers des Transports (AUT) pour l’amélioration des conditions de transports sur le RER A et la parution d’un dossier dans la presse, nous voulons réaffirmer notre total soutien au « ras-le-bol » des voyageurs et notamment les milliers de nos concitoyens Fontenaysiens qui chaque jour empruntent cette ligne pour se rendre à leur travail.

Depuis de nombreuses années, les élus locaux, riverains du RER que nous sommes, dénonçons la dégradation des conditions de transports, moins de rames aux heures de pointes, utilisation d’un matériel inadéquat avec l’évolution démographique ayant pour conséquence l’accumulation des retards et des incidents techniques. Notre ville est particulièrement concernée puisque deux gares se situent sur son territoire, dont celle du Val de Fontenay qui fait liaison avec la SNCF.

Depuis des années, nous attendons des mesures promises par la RATP (nouvelles rames à deux étages, plus de fréquences, une meilleure surveillance des matériels…)

Il est inadmissible que les centaines de milliers d’usagers salariés qui, chaque jour empruntent cette ligne, soient les victimes d’une politique d’abandon de la part des pouvoirs publics. Le gouvernement ne peut réclamer à ces femmes et ces hommes de ne pas prendre leur voiture et ne pas leur offrir une alternative fiable en matière de transports en commun.

Les Elus de la majorité de Gauche du Conseil général du Val de Marne, sous l’impulsion du Président FAVIER ont entrepris un projet qui fait l’unanimité dans le Département ; ORBIVAL, un métro pour notre banlieue. Voilà une véritable alternative, voilà un exemple que l’Etat et la RATP doivent suivre et nous aider à concrétiser.

En attendant leur décision et la possible mise en place de ce métro pour la banlieue, nous soutenons toutes les démarches des associations de défense des usagers qui réclament une amélioration immédiate des conditions de transport.



Gilles SAINT GAL et Liliane PIERRE Conseillers généraux de Fontenay-sous-Bois

Groupe des élus communistes et citoyens de Fontenay-sous-Bois

Lien vers l'Association des Usagers des Transports