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Didier Mignot, Maire du Blanc-Mesnil, réagit à la conférence de presse du Président de la République sur le Grand Paris

Communiqué de Didier Mignot, Maire du Blanc-Mesnil

Les propos du Président de la république actent le potentiel de développement de notre partie du territoire francilien, sur et autour de la plateforme aéroportuaire du Bourget.

Le projet de gare du futur métro devant l’entrée du musée de l’air sera, si le projet se réalise, un facteur de développement. Mais il faut inscrire ce projet dans la politique tarifaire du STIF, pour qu’il soit effectivement accessible à tous, donc aux populations riveraines grâce à la tarification unique. Le projet de liaison rapide ne doit pas faire oublier la modernisation urgente du RER B ainsi que le prolongement de la ligne 7 jusqu’au Musée de l’air.

Le Président, en parlant d’ « un vaste équipement culturel et scientifique » est resté très flou sur ce que chacun attend : l’engagement fort de l’Etat sur le projet phare de la cité de l’air que nous portons depuis de nombreuses années. La transformation du musée de l’air en Cité internationale de l’air et de l’espace, vitrine du savoir faire national et européen serait un puissant moteur du développement économique, touristique, culturel et social. Il faut pour cela un projet architectural emblématique et fortement identifié.

Le développement économique doit profiter aux populations qui vivent ici. Oui au développement de l’offre de formation pour les jeunes dans le domaine de l’aéronautique. C’est pourquoi je repose avec force le projet de lycée des métiers de l’aérien à Blanc-Mesnil.

La façade blanc-mesniloise face au musée de l’air peut-être un axe stratégique pour le développement économique, la rénovation urbaine et le développement durable. Je suis évidemment pour accélérer une offre nouvelle de logements, tant la demande est forte particulièrement pour le logement social et intermédiaire. Mais qu’en sera-t-il des financements indispensables de l’Etat et de la maîtrise du foncier contre la spéculation? Cela appelle des décisions.

Nous sommes prêts à travailler à tous ces projets et objectifs mais nous n’accepterons pas que les élus locaux soient dessaisis de la maîtrise de l’avenir. Je demande que les élus et les populations soient associés à toutes les décisions.

Pour le pôle du Bourget, je propose une conférence de projets avec les villes directement concernées : Le Bourget, Dugny, La Courneuve, Blanc-Mesnil, Bonneuil et Gonesse. Cette conférence de projet ne doit présager en rien le périmètre futur des intercommunalités.

S’il faut parler de l’avenir, le Gouvernement devrait être plus volontariste dès aujourd’hui pour la relance économique, la défense de l’emploi et le pouvoir d’achat. Car l’urgence est là et c’est donc maintenant qu’il faut agir.

Le 29 avril 2009

 

Comité Balladur sur la réforme de l'organisation territoriale : que l'Etat commence par respecter ses engagements !

Yann LE POLLOTEC, conseiller municipal et président du groupe des élus communistes et apparentés du Blanc-Mesnil

Tribune du groupe des élus communistes et personnalités

La commune, le département, et la région jouent un rôle central dans notre vie quotidienne. Il est nécessaire de réformer leurs fonctionnements, leurs organisations, de renforcer leurs moyens pour qu’ils répondent mieux aux besoins de chacun, et pour que tous nos concitoyens soient partie prenante des décisions les concernant.

Cette réforme, vu son importance, devrait faire l’objet, sous forme d’États généraux, d’un grand débat citoyen afin de rendre chacun coauteur des propositions faites.

Mais comme au temps de la monarchie, M. Balladur, grand commis de M. Sarkozy, a choisi de «réformer» l’administration de la France d’en bas, à partir des désirs de la France d’en haut. Résultat, les propositions du Comité Balladur ne conduisent qu’à éloigner toujours plus les citoyens des lieux de décisions, en transformant les collectivités locales en de simples outils de mise en oeuvre des politiques décidées par l’État et la Commission européenne. L’objectif étant, sous pression du diktat de Bruxelles et du grand patronat européen, de réduire les dépenses publiques indispensables à la satisfaction des besoins, tout en privatisant et externalisant les services publics par l’intermédiaire de « partenariat public privé ».

Ainsi, le Comité Balladur propose la suppression d’un acquis majeur de la Révolution française : la libre administration des collectivités territoriales. Les élus communistes pensent qu’au contraire, il faut donner toutes latitudes et tous moyens aux collectivités locales pour développer des services publics ayant pour mission de réduire les inégalités, de protéger les familles des effets dévastateurs de la crise du capitalisme et de faire travailler les PME réellement productrices de richesses utiles. Il faut que l’Etat cesse de réduire ses dotations financières aux communes avec les conséquences que l’on sait sur la fiscalité locale, au Blanc-Mesnil comme ailleurs.

Yann LE POLLOTEC, conseiller municipal et président du groupe des élus communistes et apparentés du Blanc-Mesnil

http://elus-blanc-mesnil.elunet.fr/

elusbmpcflo@yahoo.fr

 

Rapport Balladur : la démocratie locale en danger !

Rapport Balladur : la démocratie locale en danger !

RASSEMBLEMENT LE 21 MARS 2009 A 15 H (PLACE DU TROCADERO (métro TROCADERO) A PARIS

Madame, Monsieur,

Les propositions du rapport remis par Monsieur Balladur au Président de la République sont dangereuses et représentent un coup de force sans précédent contre la démocratie locale.

L’objectif poursuivi est clair : il s’agit de revenir sur la décentralisation, de transformer les collectivités locales en outils de mise en œuvre des politiques décidées par l’Etat et, au nom de l’idéologie néo-libérale, de réduire les dépenses publiques indispensables à la satisfaction des besoins et de transférer au secteur privé les services publics.

La trentaine de propositions figurant dans le rapport consistent à :

- Eloigner les pouvoirs des citoyens : en rationalisant le paysage des syndicats de communes et en se donnant l’objectif d’achever d’ici 2014 la carte de l’intercommunalité ; en faisant élire les organes délibérants des EPCI à fiscalité propre au suffrage universel direct, en même temps et sur la même liste que les conseillers municipaux, et en favorisant la transformation de ces intercommunalités en communes de compétence générale ; en créant par la loi 11 métropoles à compter de 2014 ; en supprimant les cantons et en définissant des circonscriptions infra-départementales pour l’élection simultanée des conseillers régionaux et départements au scrutin de liste avec des conseillers territoriaux qui seraient pour certains à la fois conseillers régionaux et conseillers généraux, en favorisant les regroupements volontaires de départements et en réduisant le nombre de régions à une quinzaine.

- Réduire l’action publique : en instaurant un objectif annuel d’évolution de la dépense publique locale et un débat parlementaire sur cet objectif ; en « compensant » la suppression de la Taxe Professionnelle payée par les entreprises par un mode de taxation de l’activité économique, fondée sur la valeur locative foncière réévaluée et la valeur ajoutée des entreprises ; en limitant le cumul d’impôts locaux sur une même assiette d’imposition ; en contraignant les collectivités à diminuer de façon drastique les services rendus aux habitants et pour le faire en réduisant la représentation démocratique, et en réduisant d’un tiers les effectifs des exécutifs locaux, qu’il s’agisse des postes d’adjoints au Maire dans les communes ou des postes de Vice-présidents dans les groupements de communes, les conseils généraux et les conseils régionaux.

- Porter atteinte à la démocratie locale : en confirmant la clause générale de compétence au secteur communal mais en spécialisant les compétences des départements et régions, et en créant une collectivité locale à statut particulier, le « Grand Paris » regroupant le territoire de Paris et des trois départements Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne.

Concernant plus particulièrement le grand Paris dont le rapport propose la création, l’objectif n’est pas de mieux répondre aux besoins essentiels des franciliens en matière d’emploi, de logement, de mobilité, de qualité de vie, de réduction des fractures sociales. L’objectif poursuivi est la reprise en main de la région capitale par l’Etat et la droite régionale.

Pour l’atteindre le rapport n’hésite pas à revenir 45 ans en arrière en supprimant les trois départements de petite couronne, faisant fi des dynamiques territoriales qui se sont construites, faisant fi de la possibilité souvent donnée aux citoyens par ces conseils généraux, d’intervenir sur les décisions concernant leur département, et réduisant le nombre de leurs élus alors que, face à la crise, le besoin de plus de citoyenneté est accru.

Le rapport n’hésite pas à proposer la suppression des communautés d’agglomération créées au sein de ces départements, comme Plaine Commune, alors que la proposition de renforcer les intercommunalités en leur confiant à titre exclusif la clause de compétence générale, effaçant progressivement le rôle des communes et des départements est au cœur de la réforme envisagée pour tout le reste de l’Hexagone. Le rapport n’hésite pas à revenir sur l’application de la loi PLM à Paris alors qu’il propose d’étendre ses dispositions aux grandes agglomérations qu’il propose de créer.

Alors que depuis quatre ans, dans le cadre de l’élaboration du projet de SDRIF, un travail considérable a été mené, associant l’ensemble des élus, sur le devenir de notre région, alors qu’au niveau de la métropole parisienne, sur la base d’une logique de projets communs et d’une recherche de nouvelles solidarités, a été créé un syndicat mixte Paris-Métropole, regroupant sur la base du volontariat, la ville de Paris, la Région, les départements de petite couronne et plusieurs communes, le rapport d’Edouard Balladur ne tient aucun compte des actions et des propositions des élus (renforcer la démocratie en développant la démocratie participative et en renforçant les moyens financiers donnés aux collectivités, rééquilibrer les territoires en se basant sur la satisfaction des besoins humains et des droits fondamentaux, renforcer les coopérations sur la base de projets communs).

Alors que les collectivités territoriales aspirent à travailler à une plus grande coopération, le rapport Balladur organise leur séparation en revenant sur le principe constitutionnel de leur libre administration, la compétence générale.

Alors que les collectivités demandent plus de moyens pour assurer leurs missions, l’Etat cherche à réduire les services publics locaux et les pôles de démocratie, de résistance à la crise que les collectivités représentent, supprime la taxe professionnelle et soumet au fait du prince les éventuelles compensations financières.

C’est pourquoi, nous appelons tous les élus d’Ile de France et la population francilienne à une première action contre ce coup d’Etat, contre la démocratie locale.

RASSEMBLEMENT LE 21 MARS 2009 A 15 H (PLACE DU TROCADERO (métro TROCADERO) A PARIS

Communiqué de l'A.N.E.C.R. (Association des Elus Communistes et Républicains)

 

Le Blanc-Mesnil : Pour un projet d’une Communauté d’Agglomération « Plaine-de-France Active »

Didier Mignot, Maire du Blanc-Mesnil

En novembre 2006, Daniel Feurtet, alors Maire du Blanc-Mesnil, rendait public un projet de communauté d’agglomération rassemblant le coeur et le nord-est du département de la Seine-Saint-Denis. Un projet rassemblant 9 villes qui aujourd’hui représentent 400 000 habitants.


Depuis mon élection en mars 2008, j’ai pris connaissance des dossiers, beaucoup consulté mes concitoyens mais aussi mes collègues maires des villes voisines. J’en tire la conclusion que ce projet conserve toute sa pertinence.

Il se trouve renforcé par l’intérêt porté à ce territoire, tant par le SDRIF, schéma directeur de la région Ile-de-France, que par Christian Blanc, délégué interministériel à l’aménagement du « Grand Paris ».

Mais pour que cet intérêt de la Région et de l’Etat bénéficie réellement aux populations concernées, il convient que les élus et les citoyens de nos villes s’emparent de ces enjeux et que s’ouvre un réel débat démocratique sur le périmètre et les objectifs d’un projet de communauté d’agglomération.

Une communauté d’agglomération n’est certes pas la solution miracle à la profonde et brutale crise économique et sociale dont chacun mesure la gravité. Cette crise vient aggraver les inégalités et les injustices qui minent le développement équilibré et durable de la Région capitale.

Contre la concurrence des territoires et des hommes, contre les ravages que produit le système libéral à bout de souffle, une communauté d’agglomération peut-être un contre poids, un lieu de production de projets solidaires et dynamiques, un rassemblement pour construire des projets d’ampleur, une démarche démocratique permettant la mutualisation des moyens et des ressources.

Un périmètre pertinent

Le territoire doit correspondre à un périmètre pertinent permettant de répondre aux exigences de cohérence spatiale, économique, de solidarité financière et sociale auxquelles une communauté d’agglomération a pour mission de répondre.

Pour ce qui concerne la ville du Blanc-Mesnil, il convient de rappeler que des liens historiques très anciens lient notre ville à Aulnay-sous-Bois. Aujourd’hui ces liens, élargis à d’autres communes, existent au travers du SEAPFA. Depuis 40 ans, ce syndicat intercommunal regroupe Blanc-Mesnil, Aulnay, Sevran, Villepinte et Tremblay. Cette coopération existante peut constituer une première étape.

Mais je fais la proposition que cette coopération puisse s’élargir sur un territoire plus large que le seul SEAPFA pour porter sur le coeur et le nord-est du département, c'est-à-dire sur le territoire désigné « Plaine-de-France active : Aulnay, Bobigny, Drancy, Dugny, Le Bourget, Le Blanc-Mesnil, Sevran, Tremblay et Villepinte.

Ce territoire, qui possède une véritable continuité géographique, est la porte de la Région Ile-de-France sur l’Europe du nord. Il est doté d’un important tissu urbain et d’infrastructures stratégiques pour le développement économique pour la Région capitale.

A l’échelle de ce territoire se trouvent deux aéroports internationaux -Roissy et Le Bourget-, des zones industrielles et des bases logistiques puissantes et diversifiées, des voies de communication de dimension européenne (A1 et A3) et de desserte locale (RER B), le siège de nombreuses administrations et de services publics dans la ville-préfecture, des établissements de santé et universitaires, un réseau dense d’équipements culturels, le canal de l’Ourcq et de nombreux espaces verts départementaux et communaux. De grands projets comme l’écopôle sur Blanc-Mesnil-Aulnay vont voir le jour, d’autres ne demandent qu’à émerger. La mutation urbaine et industrielle qui se poursuit peut être un levier puissant et novateur pour le développement durable et la préservation de la planète.

Des défis à relever

Les villes composant ce territoire mettent en avant des objectifs communs : la croissance de l’emploi et son accessibilité aux jeunes, le renouvellement, le développement et la diversification de l’habitat, le désenclavement social et urbain par un effort de requalification de pans entiers de ville dégradés, le renforcement des transports publics, l’émergence de nouveaux espaces productifs, des politiques publiques ambitieuses pour l’éducation, la culture et la santé.

Ces priorités peuvent être celles de la communauté d’agglomération en mobilisant ses moyens propres et en exigeant de l’Etat des investissements structurants comme, par exemple, le projet de Cité de l’air et de l’espace et la prolongation de la ligne 7 du métro que nous attendons tous avec de plus en plus d’impatience.

Ce territoire, ses priorités et ses projets sont des atouts pour contribuer à la relance économique, à la lutte contre les graves déséquilibres qui handicapent l’Ile-de-France, pour le développement durable et la qualité de l’environnement. Ouvert sur le monde, ce projet peut contribuer à faire prévaloir une vision humaine de la mondialisation par un renforcement des coopérations internationales pour la paix et le co-développement.

Des moyens à mobiliser

Puisque l’Etat et la Région ont reconnu ce territoire comme étant porteur de grandes potentialités, il convient que les élus et les populations s’expriment ensemble pour exiger des décisions concrètes, rapides et ambitieuses à l’échelle de ce bassin de vie de 400 000 habitants. C’est de la responsabilité de l’Etat de promouvoir de grandes politiques publiques pour l’éducation et la formation, la santé, l’emploi et les transports.

Cela conduit également à des réformes de la fiscalité locale, injuste et à bout de souffle. Il en est ainsi tout particulièrement de la taxe professionnelle, principale ressource des communautés d’agglomération que l’Etat vide de son sens réforme après réforme. C’est pourquoi je soutiens la proposition d’une taxe professionnelle qui prennent en compte les actifs financiers des entreprises, dans le but de dégager des moyens nouveaux pour les collectivités territoriales et d’orienter l’argent vers les investissements utiles et productifs, donc vers l’emploi stable et qualifié.

Il est urgent de construire une vraie péréquation solidaire entre l'Ouest et l'Est parisien, toujours dans l’idée de combattre les injustices et les déséquilibres qui affaiblissent l’Ile-de-France. Rassemblés nous pouvons être également un interlocuteur de poids pour obtenir plus de financements européens.

Une démarche démocratique

Alors que la commission Balladur sur la réforme institutionnelle et la volonté de reprise en main de l’Ile-de-France par le Président Sarkozy fait peser de graves menaces sur la démocratie locale, un projet de communauté d’agglomération ne peut être que le résultat d’une démarche démocratique.

Si une communauté d’agglomération mutualise des moyens et favorise l’émergence de projets communs, elle doit respecter la libre administration de chaque Conseil municipal qui, selon la loi, « règle par ses délibérations les affaires de la commune ».

Je suis donc pour une coopération intercommunale renforcée et contre la fusion des communes. Je suis pour qu’un projet d’intercommunalité « Plaine-de-France active » place l’extension des libertés et la démocratie participative au coeur de sa démarche et de ses objectifs. Je suis donc pour que tout projet d’intercommunalité soit issu d’un débat citoyen et conclut par un référendum.

Lundi 19 janvier 2009

Didier Mignot, Maire du Blanc-Mesnil