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Editorial

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François Mitterrand l’avait déjà fait, envoyer en Irak les soldats français pour « lutter contre le terrorisme », Hollande s’y met aussi. Après avoir décidé d’une expédition punitive en Somalie il envoie officiellement l'armée française au nord du Mali. Les bombardements sont engagés. La France fait la guerre. Certes, comme le dit très justement le PCF, (nous) partageons l'inquiétude des Maliens devant l'offensive armée des groupes djihadistes vers le sud de leur pays. Ces groupes islamistes radicaux, avec leurs pratiques violentes, ont montré le danger qu'ils représentent pour la dignité humaine, pour les libertés, la justice et la stabilité du Mali et de toute la région, mais cette intervention comporte de grands risques de guerre. Elle a été enclenchée par le Président de la République sans que les parlementaires aient leur mot à dire. C’est d’une très grande gravité.

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Le Président de la République, le gouvernement socialiste-Verts sont en très grande difficulté. Leur impopularité atteint des sommets. Nous n’osons espérer que cette « guerre » ne soit décidée pour tenter de déplacer les terrains d’inquiétude. Ils sont nombreux. Dernier exemple : l’accord, forcé par le gouvernement, et finalement imposé par le Medef, qui « institutionnalise » la précarité. Ce n’est pas comme ça que l’on réglera le problème de l’emploi. Il est très regrettable que des syndicats aient « osé » mettre leur signature sous un tel renoncement. Cela nous rappelle, que c’est un certain Michel Rocard, alors Premier Ministre de François Mitterrand, qui était venu en Vendée présenter son programme d’instauration de la….. « Flexibilité ». Il avait choisi un département où la CFDT était majoritaire. Les travailleurs Vendéens, et tout particulièrement les femmes, en subissent les plus graves discriminations puisque la flexibilité c’est le pouvoir que l’on donne aux patrons de traiter les salariés comme de simples « kleenex ». Aujourd’hui une nouvelle étape va être franchie avec la « flexisécurité ». C’est tout le contraire de la sécurisation du travail, de l’emploi et de la formation.

Face à ces choix politiques la droite se veut plus entreprenante que jamais. Elle applaudit des deux mains l’intervention militaire en Mali, pousse le Medef à être encore plus intransigeant et elle refuse toutes les avancées de société comme c’est le cas aujourd’hui avec le mariage pour tous. La présidence de la République parle d’une manifestation « imposante », en parlant de manifestation organisée par la droite et l’extrême droite ce dimanche 13 janvier. Est-ce que « l’imposante » signifierait qu’elle impose un nouveau recul gouvernemental ? Comme le souligne là encore très justement le PCF, « la société française, dans toute sa diversité, est prête et majoritairement favorable à ce que 2 personnes qui s'aiment et souhaitent fonder une famille puissent s'unir – si elles le souhaitent- par les liens du mariage, quelle que soit leur orientation sexuelle. Le gouvernement ne doit pas céder aux pressions de ceux qui refusent le progrès vers le respect universel de l'égalité des droits et plus simplement de l'amour. L'histoire avance comme elle a avancé au moment du droit de vote des femmes, des jeunes à partir de 18 ans, de l'IVG. Ce qui est finalement en jeu, c’est le devenir de l’émancipation humaine. Nous avons toutes les raisons de croire que celle-ci doit et peut avancer.

Il n’y avait pas que les communistes qui présentaient leurs vœux à la population vendéenne samedi dernier 12 janvier. La Fédération du PS en a fait autant. A lire le compte-rendu de presse, ce sont des vœux de division et de renoncement. Les socialistes voient le mal partout…à gauche, chez les communistes bien sûr mais aussi chez leurs alliés Les Verts. Quant à leur débat interne, la secrétaire départementale du PS, par ailleurs députée, elle a tout simplement recommandé aux socialistes présents, que ces débats « restent en interne ».

Décidément nous avons du boulot à faire pour desserrer les étaux de la droite et du patronat, pour mobiliser les citoyennes et citoyens sur des propositions alternatives et pour construire une vraie alternative. La droite est dangereuse, le FN est à l’affût, le PS s’enferme dans son dramatique choix de social-libéralisme. Y-a du boulot ! Nous devons être en capacité de le faire. On peut le faire !

Bernard Violain


 

La PORTE de DROITE

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Après 6 mois de de pouvoir du couple Hollande-Ayrault, le doute et les interrogations ne sont plus de mise. Comment ne pas aller plus loin que le titre d’une chanson de J.Ferrat (« La Porte à Droite ») qui, en 1986, constatait, déjà, que les choix du gouvernement socialiste de l’époque (avec F.Mitterand Président et L.Fabius Premier Ministre) ne pouvait qu’amener le retour de la Droite au pouvoir (ce qui arriva en 1988 avec la 1° cohabitation) ? Comment ne pas reconnaître que le choix et le vote des communistes contre la participation de leur parti au gouvernement de J-M.Ayrault était une bonne et sage décision ?

FdG_1.jpg En juin dernier, les communistes ont été consultés par la direction du PCF sur une éventuelle participation, Pierre Laurent, notre secrétaire général ayant d’ores et déjà, au soir de l’élection de François Hollande, fait savoir que les « 60 mesures » ne constituaient en aucune façon un programme de Gauche digne de ce nom.

J’ai soutenu cette position et ai voté dans ce sens, même si je craignais qu’une position par trop négative ne soit mal interprétée.

Certes, les « 60 mesures » du candidat Hollande étaient loin de notre manifeste de campagne, « L’Humain d’Abord », et encore plus éloignées du programme du PCF !

Cependant, un certain de nombres de décisions pouvaient être prises par le gouvernement d’une Gauche rassemblée, aussi bien dans les domaines :

  • économique et social (relèvement des bas revenus, programme de grands investissements, choix d’une politique industrielle),
  • fiscal et financier (taxation des flux et revenus financiers, réforme fiscale, contrôle public de l’activité bancaire),
  • sociétal et des droits (mariage homosexuel, droit de vote des étrangers),

toutes mesures que des ministres communistes pouvaient approuver des deux mains :

1) Notre participation gouvernementale aurait ainsi attesté la volonté et l’engagement du PCF pour le succès d’une nouvelle politique, après les 10 ans de Droite et le quinquennat de Sarkozy, d’autant que nos participations antérieures ont prouvé l’importance de notre apport au plus haut niveau du pouvoir (1945, 1981 & 1997)

2) Au cas où, ou au moment où, les socialistes estimaient que nous « trahissions » les engagements de la Gauche, sans attendre d’être ‘virés’ du gouvernement, nous pouvions nous retirer en mettant en débat devant les électeurs et les citoyens les raisons de cette rupture



« BILAN GLOBALEMENT NÉGATIF »

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Qu’en est-il de la « rupture » tant attendue si elle n’a pas été promise ? En 2007, Sarkozy a bel & bien engagé une politique de rupture, mais avec le socle républicain qui soudait notre pays depuis la Libération.

Quid de l’entrée de François Hollande à l’Elysée ? Rien, nada, que dalle !

S’il y a eu rupture, c’est avec la tradition de l’arrivée de la Gauche au pouvoir qui a toujours, dès le début de son mandat, pris des mesures radicales (reprenez celles du Front Populaire, du premier septennat de Mitterrand et même, dans une moindre mesure, de la deuxième cohabitation avec le gouvernement Jospin de « Gauche plurielle »)

S’il y a eu rupture, c’est avec le propre programme du candidat Hollande et/ou avec ses propos de campagne, « (d)es promesses qui » , comme chacun sait, « n’engagent que ceux qui les écoutent » (dixit C.Pasqua) !

D’où quelques questions de bon sens sur des sujets avec lesquelles, aujourd’hui, le PS est fâché :

  • quand les étrangers non européens pourront-ils enfin voter aux élections municipales ?
  • pourquoi, si « l’augmentation de la TVA (était) inopportune, injuste, & infondée » en 2012, serait-elle devenue nécessaire et pertinente en 2013 ?
  • en quoi le TSCG a-t-il été renégocié ?
  • ’last but non least’, quand le Président va-t-il s’attaquer à son « ennemi, la finance » , adversaire « qui n’a pas de nom, pas de visage » (discours du Bourget en janvier 2012) ?

Alors, face à une Droite décomplexée, Hollande incarne-t-il une Gauche complexée ? Rien n’est moins sûr !



« MAUVAIS, MAIS (NE) PEUT (PAS ?) MIEUX FAIRE »

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Car derrière « le Président normal », « l’homme de consensus » ou le représentant d’une « Gauche molle », se dissimule un propagandiste zélé des thèses social-libérales, et ce depuis 30 ans.

Retour en 1983: avec quelques amis énarques, il crée au sein du PS un courant intitulé….. « transcourant », afin d’ « explor(er) les chemins du réformisme, c’est-à-dire du compromis » . Portés sur les fonds baptismaux par Rocard et Delors, la bande met le principe de réalité au-dessus de tout, défrichant une « troisième voie » , basée sur la pleine acceptation de l’économie de marché, jetant aux orties toute réforme de Gauche, la politique n’étant plus assumée que comme la bonne gestion de l’économie, avec une fascination pour le patronat.

Bref, l’acceptation pure et simple de la domination capitaliste !

Bref, du Blair et du Schröder avant l’heure !

« Nous étions même en dernier ressort pour les petits boulots. (…) Au moins n’élevions-nous pas de digues de pureté rhétorique contre la crue débordante du chômage » (les propos sont extraits d’une tribune d’un membre du groupe de Hollande dans le Nouvel Observateur en 2007). CQFD.



Aujourd’hui, si Hollande n’affiche plus directement cette conception, ces choix en portent témoignage. Bien plus, un de ces ministres reprend bien haut le flambeau du renoncement et de la capitulation. Ainsi, P.Moscovici, Ministre de l’Economie, assume « l’engagement réformiste » en se revendiquant « le ministre des entreprises » devant ……la Conférence des Entrepreneurs !

Il faudrait alors que le Président, déclarant placer l’année 2013 sous le signe de « la bataille pour l’emploi », inverse les machines de son bateau qui prend l’eau de toutes parts. Ne serait-ce que parce le patronat, lui, n’a pas attendu pour engager la bataille contre l’emploi, y compris contre des emplois à haute valeur ajoutée puisque des charrettes de licenciements concernent des ingénieurs, des cadres et des chercheurs.

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Il faudrait aussi, et surtout, qu’il fasse preuve de "réalisme" , mais dans le sens opposé à celui qu’il défend depuis 6 mois : en écoutant moins ceux qui détruisent l’emploi, fuient l’impôt et comptent se gaver de ce qui reste de biens et services publics, mais en se faisant le garant de ce socle républicain, voire, si affinités avec celles et ceux qui l’ont élu, en engageant sans délai, et sans demander l’avis de Mme Merkel, les réformes dont notre pays a besoin :

  • politiques : vote des étrangers, réforme territoriale, réforme des institutions,...
  • économiques : plan pour l’emploi, plan pour l’industrie,...
  • budgétaires/financières : aides conditionnées aux entreprises, réforme fiscale, contrôle du secteur bancaire,...
  • sociales : droits nouveaux des salariés dans l’entreprise, réforme des retraites, droit à la santé (abrogation de la Loi HPST),...

A bon entendeur, salut ! Et Bonne Année !

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Fracture politique…. au PS

Il n’ y a pas qu’au Front de Gauche, chez les communistes ou les partisans de J-L.Mélenchon que l’on trouve des « mauvais coucheurs », des « oiseaux de mauvais augure » et autres râleurs invétérés. L’action du gouvernement fait de plus en plus grincer des dents au Parti socialiste lui-même : pas simplement des déclarations de déception ou de mise en garde, mais de réelles décisions de rupture avec les choix du couple Hollande-Ayrault.

J’en veux pour preuve, déjà, en septembre, les débats et les votes autour du traité européen, le fameux TSCG : malgré les mises en garde, pour ne pas dire les menaces, du Premier ministre et des présidents de groupe PS des deux assemblées, des parlementaires socialistes (ainsi que certains écologistes) se sont abstenus ou prononcés contre ce traité austéritaire.

Puis, ce fut le 'congrès' du PS (en passant, la discrétion médiatique de cet événement ne laisse pas d’étonner concernant le parti au pouvoir et surtout, comparé au battage des ‘Primaires’ un an auparavant) : la motion finale dite de Gauche (regroupant deux motions de ‘premier tour’ qui avaient fait 25% à elles deux) a presque atteint les 30% des voix des militants socialistes, marquant bien une attente de la part de la base.

Aujourd’hui, c’est plus grave, Docteur !

Ce sont carrément des élus socialistes qui quittent le navire PS, et il suffira de peu d’exemples pour montrer le malaise de ces édiles, confrontés aux réalités locales, qui se reconnaissent de moins en moins dans la politique menée, bien loin des promesses et des espoirs du printemps dernier :

Dans les communes d’Ivry-sur-Seine et Villeneuve-Saint-Georges, des conseillers et maires-adjoints socialistes ont soit créé un groupe politique dissident, soit rejoint le groupe du Front de Gauche



Dans le Nord, au Conseil régional, c’est un élu qui a, à la fois, quitté le groupe socialiste et rendu sa carte d’adhérent du PS. Et ce n’est pas n’importe quel élu : M.Moglia était membre du PS depuis 23 ans, et surtout président de la commission des finances du Conseil régional.

Motif : il refuse « la ligne du gouvernement actuel » et « la prison intellectuelle » du dogme des 3% de déficit. Il entend « défendre un budget de combat » pour améliorer le sort des plus modestes, notamment en « engage(ant) un réel dialogue avec l’ensemble des partenaires de Gauche » du CR, en clair avec le Front de Gauche qui ne fait pas partie de l’exécutif.

Désormais la situation est compliquée pour l’alliance PS/EELV qui n’est plus majoritaire, après cette troisième défection depuis 2010. Comme au Sénat, les socialistes et les écologistes ne disposent que d’une majorité relative, charge à eux d’écouter d’une oreille un peu plus attentive les remarques et propositions des élus du groupe communiste-Front de Gauche, qu’a déjà rejoint en août dernier, une autre conseillère régionale socialiste, M.C.Marchand.

Dans le Nord, comme ailleurs, le Front de Gauche va « présenter des amendements (…) Nous ne jouerons pas les sauveurs suprêmes d’un budget qui ne nous convient pas »

Espérons pour les Ch’tis que les socialistes nordistes ne seront pas aussi sourds que leurs collègues sénateurs !

 

ENFIN.......(presque) !!

Palestine_Drapeau_3.jpgÇà y est, après 65 ans d’attente (les résolutions de l’ONU datent de novembre 1947 !), les Palestiniens ont enfin leur Etat. Du moins, ils viennent d’être reconnus comme faisant partie d’un Etat, le leur, puisqu’ils n’étaient jusqu’à présent que les habitants d’une terre sans statut sur laquelle un Etat, Israël, a toujours la main-mise. Pour autant, le chemin est encore long vers une véritable reconnaissance : 138 Etats sur 198 viennent d’admettre la Palestine à l’ONU comme observateur, c’est-à-dire comme « Etat non-membre » (ont voté contre : Israël, forcément ; les Etats-Unis, merci Obama !). Bien plus longue et pavée d’embûches (n’est-ce pas Nethanyahou ?) sera la voie vers l’indépendance.

Plus qu’un long discours, voici le texte que j’adressais en Septembre dernier à mes collègues présidents de groupes du conseil municipal, ainsi qu’à des personnalités locales, en accompagnement d’une pétition initiée par une association de solidarité avec les camps de réfugiés palestiniens :

« La tragédie du peuple palestinien se déroule depuis 1948 et elle n'a que trop duré.

Ce peuple, depuis 65 ans bientôt, n'a pu que constater la réduction de sa terre et la remise en cause de sa culture et de son histoire, quand ce n'est pas la négation de son existence en tant que peuple.

Aujourd'hui, sur les quelques pourcentages de "Terre promise" qu'il lui reste, et malgré les accords d'Oslo de 1993, il ne maîtrise nullement ce territoire, encore moins son destin : implantation de colonies, construction du "Mur de la Honte", rétention de ressources financières (notamment fiscales) par Israël, destruction de maisons,...., sans parler de la situation générale d'occupation militaire: tel est le lot quotidien des Palestiniens et de leur gouvernement.

Ce peuple dispose aujourd'hui d'institutions, d'un territoire 'putatif', d'une société diversifiée comprenant des élites aptes à gérer un Etat, de ressources (même si Israël s'est vu attribué en 1948 les meilleures terres de la Palestine historique)



Aujourd'hui, et même si d'autres peuples sont en souffrance de ne pouvoir vivre en paix sur un territoire pour décider de leur destin (Tibétains, Kurdes, Saharaouis,...), la liberté, l'indépendance et la démocratie ne sont pas divisibles : elles sont ou elles ne sont pas.

Les malheurs d'un peuple ne sauraient être détournés de notre attention au motif qu’un autre peuple ne peut, lui aussi, décider de son destin. Les Droits de l'Homme ne sont pas à géométrie variable, au gré des idéologies ou des intérêts stratégiques.



Aujourd'hui la France dispose d'une majorité de Gauche aux plus hauts niveaux du pouvoir: Chef de l'Etat, Gouvernement, Parlement. Alors que vient de s'ouvrir l'assemblée annuelle de l'ONU, notre gouvernement doit soutenir l'admission de la Palestine dans le concert des nations, puisqu'elle a déjà été reconnue par quelques 120 pays »

La Palestine n’est pas encore un pays et un Etat à part entière ! Palestine_-_Camp_2.jpg

Car un pays, un Etat, ce n’est pas qu’un drapeau, un hymne national et un équipe de football. C’est avant tout un peuple qui maîtrise son destin, une communauté qui dispose d’un territoire sur lequel des compétences, politiques, juridiques, économiques, sont exercées, compétences confiées à une autorité légitime.

Or, aucune de ces conditions n'est remplie aujourd’hui quant à la situation palestinienne : la Palestine demeurera une colonie sous la botte israélienne tant qu’elle ne disposera pas de trois garanties fondamentales :

  • un territoire libre de toute occupation par une armée étrangère ou de toute colonisation par des populations étrangères, ce qui réclame : Palestine_-_Carte__4__tats_-_grand_format_.jpg

-le retrait de l’armée israélienne des « territoires palestiniens » reconnus par les accords d’Oslo de 1993

-la constitution de l’Etat palestinien dans les frontières d’avant 1967

-l’arrêt et le démantèlement des colonies israéliennes implantées en Cis-Jordanie

  • l’autorité pleine et entière sur ce territoire, la liberté d’y aller et venir, d’en sortir et d’y revenir comme bon vous semble, mais aussi de pouvoir y recevoir celles et ceux qui souhaitent vous rendre visite, ce qui réclame : Palestine_-_Mur___tourelle.jpg

-le démantèlement des « check-points » et la destruction du Mur par Israël, et le contrôle des frontières et du territoire par les autorités palestiniennes (abrogation des différentes zones, A, B & C)

-la fin des contrôles et des arrestations par l’armée et les services secrets israéliens en « territoire palestinien » (le député M.Barghouti a été enlevé de cette façon)

-la libre circulation dans le territoire palestinien ainsi que son libre accès aux Palestiniens (plusieurs millions vivent à l’étranger) ainsi qu’aux étrangers désirant se rendre en Palestine (aujourd’hui, on atterrit à …Tel Aviv, et je passe sur les contrôles policiers)

  • la capacité de créer, d’exploiter et de tirer profit de ses propres richesses, ce qui réclame : Palestine_-_destruction_oliviers_2.jpg

-la fin des destructions systématiques de terres arables et de plantations, sans parler de l’insécurité pour les paysans, victimes des colons

-la fin du blocus économique terrestre et maritime

-la restitution des taxes provenant de l’activité économique dans les « territoires palestiniens » mais perçues par Israël ‘au profit’ de l’Autorité palestinienne (Nethanyahou, suite au vote de l’ONU, vient d’annoncer un nouveau blocage des fonds, 92 millions € !)

Allez Messieurs les chefs d'Etat occidentaux, Hollande et Obama en tête, faites preuve de la même diligence que vous montrâtes en faveur du Sud-Soudan ou de la Macédoine, qui n'avaient jamais été auparavant, membres du Concert des Nations !

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UMP : foire d'empoigne à l’ Usage des Médiocres Politicards

Quelle mascarade ! Quelle honte, même ! On en vient aux noms d'oiseaux et aux injures ! Belle image de la politique ! C’est pourquoi, sans s’appesantir sur ce spectacle navrant, il convient tout de même d’ en dire un mot, après deux semaines d’une insupportable pitrerie, relayée avec gourmandise par les médias, comme s’il n’y avait pas d’autres sujets plus brûlants à traiter ! UMP_guerre_3.jpg

Ras-le-Bol ! Dégoût ! Ce sont les sentiments qui m’assaillent à voir cette tempête dans un verre d’eau de l’UMP aussi bien que le traitement qu’en fait la presse écrite, radio et TV : elle en fait trop pour des « personnages » qui n’ont n’égal à leur ego que la situation catastrophique dans laquelle ils ont mis notre pays, Fillon, Premier ministre pendant 5 ans et auparavant ministre du Travail ; et Copé, président des députés UMP qui a avalisé tous les coups durs et coups tordus que Sarkozy a imposé au monde du travail ! Je passerai sur « l’élection démocratique », car des opérations de vote (triche aux adhérents, bourrage des urnes, ……) au feuilleton tragi-comique depuis deux semaines, rien, selon moi, n’est plus éloigné de la démocratie que la farce dont nous sommes les involontaires témoins. Et que l'on nous disent pas dans quelques jours qu'ils se sont rabibochés et qu'ils sont les meilleurs amis du monde !

UMP_guerre_2.jpg "NON au mariage entre Hommes !"



Sur le fond, y a-t-il véritablement une once de différence entre ces messieurs, ont-ils deux conceptions différentes de leur parti, plus ou moins à Droite ? J'avais prédit l'explosion/implosion de l'UMP après la défaite de Sarkozy, mais ne je pensais pas un assister à un aussi affligeant spectacle : la confrontation des idées et la conception d’un parti de gouvernement, thématiques que toute organisation politique sérieuse aurait à son ordre du jour, sont remplacées par une guerre de tranchées pour des places synonymes de gratification et de rétribution.

UME__guerre_1.jpg Qu'en penser ? Bien peu de choses, sinon que ce duel est bien éloigné des préoccupations de « la France d’en bas » et de « ceux qui se lèvent tôt »



Seulement, comment ne pas s’interroger sur l’acharnement médiatique à vouloir en faire le thème favori des « J.T. » ? Cette occupation de l’espace médiatique, derrière l’indécence des images et des propos, et en renforçant le caractère « pipolisation de la vie politique », ne laisse pas d’interroger sur le dessein avoué ou inconscient de cette mise en scène.

Je pose la question crûment : à qui profite le crime ? Et l’on pourrait égrainer, comme dans un roman d’Agatha Christie, celles et ceux qui tirent profit de cette cacophonie :

1) Le groupuscule attrape-tout de Borloo se félicite déjà de recueillir les déçus et les désemparés, les nostalgiques d’une vraie Droite ou les utopistes d’un Centre introuvable

2) Mais surtout, et toujours à Droite, mais à l’extrémité, c’est le FN qui se frotte les mains, conscient que c’est vers lui que les brebis égarées d’une Droite dure (qui s’appelle « populaire ») ont des chances de se tourner

3) Toujours à Droite, mais dans sa retraite dorée, c’est Sarkozy qui compte les points et attent qu’on vienne le chercher comme le sauveur de la Droite, tel un nouveau De Gaulle

4) Enfin, n’oublions pas le Parti socialiste, ou plutôt son émanation gouvernementale : pendant que l’UMP s’écharpe et accapare les médias, elle est « heureusement » absente du débat (politique strict ou parlementaire) : Hollande et Ayrault se satisfont donc de pouvoir faire passer leur politique d’austérité……….que l’UMP approuve de toute façon !

Donc, pour en revenir au fond de cette affaire, c’est quoi la Démocratie (notez le D majuscule) ?

Juste voter pour le chef et attendre qu'on nous dise qui a gagné (tiens, çà me rappelle quelque chose) ? Finalement, je me dis que malgré des lacunes, des erreurs (heureusement par le passé), le parti démocratique, c'est ………….le PCF : la désignation de notre direction et des instances locales et départementales, l'élaboration de notre programme et de notre stratégie, la refonte de nos statuts vont faire l'objet d'un long processus de débats et de ......votes, oui, et pendant 3 mois !

Après la possibilité de présenter des textes alternatifs à celui de la Direction, les communistes ont et auront le droit (j’allais dire le devoir !) de s‘exprimer, d’abord individuellement par des contributions et la présentation d’amendement, puis collectivement en débattant des textes et des amendements, aussi bien au niveau local et départemental que national, jusqu’au Congrès de Février 2013.

Qui dit mieux ? PCF-FG_2.jpg

 

CAS de CONSCIENCE

Il est rare que je m’exprime ici sur un thème dit de société, mais l’affaire est trop grave pour ne pas la verser au débat et ne pas voir qu’elle est symptomatique de la situation politique que connaît aujourd’hui notre pays. Ce sujet brûlant, c’est le mariage homosexuel, euphémisé en « mariage entre deux personnes de même sexe », et même en « mariage pour tous » (comme il y a le « sport pour tous », « la culture pour tous »,…. ) ! Homosexuels_1.jpg

En effet, cette question, au-delà des aspects juridique ou sociologique, amène à s’interroger sur la gestion de décisions politiques (mêmes polémiques) par un pouvoir légitime qui semble davantage préoccuper de rendre des comptes à ceux qui le dénigrent plutôt qu’à ceux qui l’ont fait roi.

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Mesure-phare du programme de François Hollande pour l’élection présidentielle, le mariage entre homosexuels fait grand bruit depuis quelque temps, vacarme dont se serait bien passer la « communauté Gay », tant nombreux sont celles & ceux qui ne peuvent vivre au grand jour leur « choix en matière d’orientation sexuelle »

Pourquoi ? Certes, il s’agit d’une vraie thématique faisant débat avec de multiples questions en suspens (filiation , héritage, adoption, procréation), essentiellement en matière de Droit Civil et relatives aux enfants.

Or, au lieu d’un débat serein avec confrontation des points de vue et d’ arguments, témoignage de personnes concernées, recueil d’avis d’ « experts » (juristes, sociologues et psychologues), l’on assiste à une querelle d’un autre âge, la religion s’en mêlant, voire jetant de l’huile sur le feu d’autant plus facilement que le Président fait savoir que les Maires pourront refuser de célébrer ces mariages s’ils ont un cas de conscience !

LA FRANCE, « SŒUR AÎNÉE de l’ÉGLISE », ……mais « SŒUR ÂNE » de l’EUROPE

En dehors de la Droite, c’est bien l’Eglise catholique qui porte le fer contre le projet gouvernemental, au nom de la sacro-sainte union charnelle entre un homme et une femme dont l’objectif reste de procréer pour reproduire la race humaine.

( Je ne ferais pas l’affront de rappeler aux catholiques qu’ils adorent un dieu issu d’une 'PRA' ou 'procréation religieusement assistée' et que leur propre dogme affirme que ce dieu est pardon et générosité ! )

En Europe, si les pays nordiques ont adopté le mariage homosexuel depuis peu, sauf les Pays-Bas, précurseurs en la matière (2001), en Espagne et au Portugal, pays catholiques s’il en est, ce mariage est légal, respectivement , depuis 2005 et 2010, décidé par les socialistes espagnols et portugais, malgré l’opposition de la Droite et de l’Eglise (au Portugal, l’union était reconnue depuis 2001)

COURAGE, FUYONS ?

Certes, depuis 40 ans, si de nombreux textes ont fait débat, portant souvent sur des questions touchant à la sexualité (contraception, IVG, Sida,…) ou à la justice (abolition de la peine de mort), ils ont su recueillir une majorité au Parlement, au-delà de la simple majorité soutenant le gouvernement, de Droite ou de Gauche.

Aujourd’hui ces sujets concernent la légalisation des « drogues douces », l’euthanasie, l’énergie nucléaire, les OGM,……

Seulement, par la violence , physique ou psychologique, remettre en cause des droits existants ou s’opposer à la légalisation d’une pratique ou d’un mode de vie, n’a pas les mêmes conséquences selon le problème : les victimes des défricheurs anti-OGM ne sont que des épis de maïs ! Dans le cas de l’homosexualité, avec ou sans mariage d’ailleurs, les victimes sont les homosexuels eux-mêmes, de la discrimination sur leur lieu de travail aux agressions, mortelles parfois !

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Reculer sur ce dossier, comme vient de le faire François Hollande, quant à faire jouer une clause de conscience permettant aux maires de refuser de célébrer les mariages Gay, c’est donner du grain à moudre aux intégristes de tous poils, c’est faire le lit de l’homophobie qui, elle, est un délit

Sur le plan politique, c’est donner des armes avec leurs munitions, d’abord au FN, champion de toute les formes de racisme, mais aussi à la Droite

Donc, à partir d’un « thème sociétal », l'on voit bien que l'on en arrive à un problème de fond, qui est éminemment politique.

« CAS de CONSCIENCE, CAS de CONSCIENCE, Est-ce que J’ai une GUEULE de CAS de CONSCIENCE ? »

Il est vrai que beaucoup d’espoirs étaient placés dans l’élection de F.Hollande pour avancer des mesures audacieuses sur ce que l’on appelle les « sujets de société », les « 60 propositions » du candidat Hollande en égrainaient quelqu’unes (droit de vote des étrangers aux élections locales, abrogation du ‘délit de faciès’, droit de mourir dans la dignité … )

Pourtant, comment analyser ces déclarations présidentielles et ministérielles de ces dernières semaines, ces atermoiements, ces reculades, ces démentis ?

Le Gouvernement cède devant le moindre assaut, que dis-je, le moindre haussement de ton du patronat.

Après les « Pigeons », c’est au tour des associations de catholiques intégristes de monter au créneau du château socialiste, oui, mais un château de cartes.

La Droite retrouve de la voix, trop occupée qu’elle était jusque-là à choisir son leader et ne trouvant rien à redire aux choix de la nouvelle majorité (TSCG, pacte de compétitivité). Ne lui mettrait-on pas un peu trop facilement le pied à l’étrier pour qu’elle enfourche d’autant mieux son cheval de bataille sur des thèmes sociétaux qui feraient vaciller « les valeurs de l’Occident et de la chrétienté », chers à Sarkozy, Copé et autres Le Pen ?

Ce Gouvernement de Gauche, que ne cède-t-il pas plutôt aux appels à l’aide des salariés sur le point d’aller …..pointer à Pôle-Emploi (PSA, Sanofi, Pétroplus, Fralib,……) ou à la demande légitime des retraités de ne pas finir « dans la misère » (pour reprendre pour partie les slogans de leur dernière manif’ : « Les Jeunes dans la Galère, les Vieux dans la Misère ») ?!

En fin de compte, et sans vouloir me faire l’avocat du diable, cette gestion calamiteuse ne serait-elle pas l’arbre qui cache la forêt ? Ce remue-ménage – en aucun cas un ‘remue-méninges’ que devrait susciter tout sujet de société – donne l’impression, par l’envahissement de l’espace médiatique, de masquer les véritables enjeux et les vrais débats qui n’avaient pas pu être mis sous le boisseau durant le printemps :

  • Questions : comment sortir de la crise ? comment résorber les déficits publics ? comment relancer la croissance ? comment créer de l’emploi ? comment s’attaquer à la misère qui progresse dans notre pays ? comment partager les richesses ?
  • Réponses en forme de propositions : relancer le pouvoir d’achat, notamment des plus pauvres (hausse des minima sociaux) ! combattre la spéculation, la fraude et l’évasion fiscales ! engager une profonde réforme fiscale et une nouvelle répartition de la valeur ajoutée créée par les entreprises ! engager une autre politique du crédit, passant par un autre rôle des banques et conditionnant l’aide aux entreprises selon des critères économiques, sociaux et environnementaux !

L’on me rétorquera, comme l’a dit lui-même le Chef de l’Etat, que si « l’alternance change le pouvoir, la réalité reste » . Certes, mais alors, pourquoi vouloir devenir un roi sans royaume ? Messieurs Ayrault, Moscovici et consorts, déplorant de n’être que des « homme sans bras » (Agrippa d’Aubigné) ?

Comme l’a dit mon camarade Ian Brossat, président du groupe Front de Gauche au Conseil de Paris : « Austérité, TVA, clause de conscience……Si çà continue, c’est avec mon vote de second tour que j’aurai un problème de conscience » !!

Dernière minute : la sémillante petite Nadjet, porte-parole du Gouvernement, a annoncé que, çà y est, F.Hollande a tranché : les maires n'auront pas le droit d'avoir de clause de conscience. Comme disent les anglais, "we shall see" !

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CHOC de COMPÉTITIVITÉ …..de GAUCHE ?

Depuis 6 mois et l’arrivée des Socialistes au pouvoir, l’UMP, occupée à sa guerre de succession, s’est faite doublée, comme adversaire du gouvernement par tout ce que le patronat compte d’organisations, de ‘think-tanks’, voire même d’initiatives pseudo-spontanées . De démarches volatiles (au double sens du terme : rappelez-vous les « Geonspi », groupuscule disparu aussi vite qu’il était apparu, une fois, c’est vrai, qu’il eut obtenu satisfaction) en martelage du MEDEF, l’on n'entend plus qu’un mot en ce moment : « COMPÉTITIVITÉ » remis au goût du jour par Mme Parisot.

Ce sont Mme Parisot et le MEDEF qui se réjouissent ! Une fois encore, le Gouvernement, écoutant les sirènes patronales, a donc diligenté un ‘expert’, soi-disant patron de Gauche, L.Gallois, dirigeant d’EADS, pour produire un rapport sur la compétitivité des entreprises françaises qui en manqueraient farouchement.



C’EST QUOI UN PATRON DE GAUCHE ? rapport_Gallois.jpg

Ce rapport préconisait d’économiser 60 milliards sur 5 ans : certes, mais où les trouver ? D’autant que parallèlement, il réclamait un « choc fiscal » de nature à rendre les produits et services des entreprises françaises plus ‘vendables’ à l’étranger. Comment ? Simplement en leur appliquant une baisse (sèche) d’impôt de 20 milliards et en instaurant un crédit d’impôt (une baisse déguisée) !

Voilà pour le budget de l’Etat. Passons à celui de la protection sociale. Ce n’est guère mieux, sinon pire ! Pour « boucher le trou de la Sécu » quoi de mieux que d’augmenter les impôts, et bien sûr ceux que tout le monde paie, même les plus injustes ! Lisez plutôt :

  • Baisse générale des cotisations sociales des entreprises (dont une partie est la part salariale, donc partie intégrante du salaire)
  • 20 à 22 milliards d’augmentation de la CSG (idée piquée à Sarkozy, la « CSG sociale »)
  • 5 ou 6 milliards en augmentant le taux réduit de TVA, c’est-à-dire celui qui s’applique aux produits de première nécessité (eau, énergie, produits alimentaires)
  • 2 ou 3 milliards en instaurant une fiscalité anti-pollution

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Certes le Gouvernement n’a pas repris l’ensemble des préconisations du rapport Gallois, notamment dans ses aspects les plus injustes socialement. Donc, il a choisi, entre autres mesures pertinentes :

  • Pas de baisse des cotisations sociales, donc pas de remise en cause de notre système de financement par solidarité de la protection sociale
  • Réduction de 5,5% à 5% du taux de TVA sur les produits de première nécessité (bon, çà fera 0,2 centime de moins pour une baguette !)

(On pourra cependant ajouter que le gouvernement a fait siennes 2 propositions du rapport qui ne sont pas nouvelles puisque l’une est une récurrente revendication des syndicats soutenue par le Front de Gauche et que l’autre était inscrite dans le programme de F.Hollande, version édulcorée d’une proposition du PCF et du candidat J-L.Mélenchon :

  • Sièges réservés aux représentants des salariés au sein des Conseils d’administration des entreprises
  • Création de la Banque publique d’investissement


Pour autant le compte n’y est pas et de loin, et c’est la raison pour laquelle les parlementaires communistes ont voté contre le projet de budget



C’EST QUOI UN GOUVERNEMENT DE GAUCHE ?

Parler de « pacte de compétitivité » ne change rien à l’affaire, sinon à arborer un faux-nez

1) Une fiscalité à géométrie variable :le gouvernement se trompe d’assiette d’imposition, puisqu’il prend dans celle du pauvre !

  • Le taux de TVA à 19,6% va être relevé à 20%, celui-ci de la TVA pour les travaux de rénovation passera de 7% à 10%, ce qui devrait rapporter 10 milliards en 3 ans, augmentation « assumée » par le Chef de l’Etat

« On n’ajoute pas à la pression fiscale sur les ménages en 2013. On rassure les marchés en réduisant les dépenses de l’Etat de 10 milliards, on stimule la consommation en annonçant une hausse de TVA en 2014 qui va amener les consommateurs à anticiper » : effictevement les ménages, surtout les plus modestes, vont acheter aujourd’hui ce dont il aura besoin demain !

  • Le vrai « choc fiscal » : une baisse d’impôts, pour les entreprises, de 20 milliards par an à partir de 2015 (« seulement » 10 milliards en 2013 & 15 milliards en 2014), et tout ce pactole, dans condition, ni contrepartie demandée
  • Un crédit d’impôt basé sur la seule masse salariale, ce qui profitera en premier lieu aux grande entreprises, aux sociétés de services et aux banques

2) Un financement libéral de l’économie

  • La BPI, certes, serait doté de 42 milliards mais :

-quid du rôle des banques dans le financement de l’économie ? -quid des critères d’attribution (demandera-t-elle aux entreprises de justifier de créations d’emplois, d’investissements d’innovation ou dans le développement durable ?)

  • La création d’une Bourse des PME pour leur faciliter l’accès aux marchés de capitaux poussera à la financiarisation et les fera dépendre du b on vouloir de leurs actionnaires, surtout s’il s’agit de fonds de pension et autres LBO

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C’EST QUOI UNE POLITIQUE DE GAUCHE ?

Devant un tel programme économique, la Droite ne trouve rien à redire, si ce n’est une timide critique sur la méthode (laquelle ? reprendre des recettes sarkozistes ?)

J’entendais l’autre matin un économiste, prof dans une école de commerce (sûrement un gauchiste !) affirmer que la précédente majorité, celle du couple Sarkozy-Fillon, aurait très bien pu la mettre en œuvre…….si elle était restée au pouvoir au printemps dernier. Effectivement, si aujourd’hui, un Président & un Gouvernement de Droite proposaient un tel projet, que n’entendrions-nous pas le Parti socialiste dénoncer « un budget d’austérité » !



Sinon (tout) le PS (cf les déclarations d’Harlem Désir), du moins le Gouvernement, cornaqué par le Président de la République, a ouvertement fait le choix du « tournant de la rigueur », du « virage libéral ».

Peu importe de quand date ce mouvement latéral vers dextre, que ce soit la conférence de presse de F.Hollande, les mesures Ayrault , le rapport Gallois, les premiers reculs de l’été, voire, et certains analystes s’y risquent, la campagne électorale elle-même, au cours de laquelle F.Hollande s’est refusé à inscrire dans son programme des propositions à contre-courant des recettes libérales.

« On fera les réformes nécessaires » , oui, mais lesquelles, et devant la pression (pour ne pas dire l’ingérence) de l’Allemagne, mieux vaut rappeler que les Lois Hartz, prises par le Chancelier Schröder, socialiste, ont précarisé des milliers de salariés d’Outre-Rhin, tiré les salaires vers le bas et fragilisé les chômeurs et les ayant-droits à la retraite (repoussée à 67 ans)



C’EST QUOI (FINALEMENT) ÊTRE DE GAUCHE ?

Aujourd’hui, les Socialistes tournent le dos aux propositions & objectifs qui les a menés au pouvoir : résoudre la crise, améliorer la situation des plus fragiles, rendre la fiscalité plus juste pour un plus grand nombre, bref : rompre avec le sarkozisme.

De plus en plus de voix s élèvent, et pas seulement sur les bancs du PCF dans les hémicycles parlementaires : le monde social (la CSE, Syndicat des syndicats européens) et économique (cf le prix Nobel J.Stiglitz) crie que l’on va dans le mur, psychologues et sociologues dénoncent les ravages de la crise sur les populations, les salariés et les personnes fragilisées.

Où est passé la verte harangue du meeting du Bourget, au début de la campagne présidentielle : « Mon adversaire, c’est la finance » ?

Bouclons la boucle.

  • Qui a dit : « Le pacte de compétitivité est une révolution copernicienne pour la Gauche » ? P.Moscovici, ci-devant Ministre de l’Economie !
  • Qui a dit : « Le pacte social de 1946 est à bout de souffle, il faut le renouveler » ? L.Gallois, l’expert-rapporteur-patron-de-Gauche (en passant, il édulcore à peine la déclaration d’un dirigeant du MEDEF qui estimait naguère qu’il fallait en finir avec le programme du Conseil National de la Résistance, qui a permis, en 1946, grâce entre autres aux communistes, de mettre en place la Sécurité sociale et les comités d'entreprise)

« Compétitivité » , « Relance par l’offre » , « Pacte productif » : quand j’entends ces termes issus du vocabulaire de l’économie dite classique, c'est-à-dire libérale, que l’on nous enseigne (nous martèle serait plus juste) du lycée à l’université, je m’interroge sur mes motifs véritables lors de mes deux votes des 6 Mai & 17 Juin derniers : « A quoi bon avoir viré la Droite ? »

 

EXPLICATION de VOTE (2)

T_l__5.jpg Rebellote ! Les "Cocos" ont encore voté NON, .....contre le budget du Gouvernement socialiste, cette fois sous les dorures de la Haute-Assemblée : . ils font décidemment tout pour faire capoter "le changement (qui) est (pour) maintenant" ! C'est ce que l'on peut tirer comme conclusion du traitement de l'information par les médias qui, bien sûr, ne se sont pas empressés de tendre un micro à un sénateur communiste.

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Donc, rattrapons ici cet 'oubli' en donnant la parole à Eric Bocquet , porte-parole du groupe Communiste et Républicains au Sénat, et auteur d'un rapport sur l'évasion fiscale Bocquet_E.1.jpg

« Devons-nous penser l’action publique, nos impôts, nos taxes, notre système de prélèvements obligatoires en général, notre manière de gérer les affaires publiques et nos réponses aux besoins de la société au travers de ce seul objectif : l’équilibre des comptes publics en 2017 ?

Cela passe-t-il par la réduction des déficits de tous ordres, réduction portée par la croissance des recettes et la maîtrise, sinon la diminution, des dépenses ?

Devons-nous nous satisfaire, après les 30 milliards d’euros d’impôts supplémentaires décidés pour 2013, d’une longue phase de latence de 2014 à 2017, aucune mesure ne venant accroître significativement le poids des impôts, taxes, prélèvements et cotisations ?

Devons-nous penser que la maîtrise des dépenses publiques, marquée par la réduction des crédits de l’essentiel des missions budgétaires, hors les priorités accordées à l’enseignement, la recherche, la justice et la sécurité, est la seule voie qui s’ouvre à nous ?

Ces questions montrent à quel point la manière de poser les problèmes est biaisée dans notre pays, dès lors que l’on parle de dépenses publiques, d’impôts ou de taxes, c’est-à-dire dès que l’on tente de répondre à la question : « qui paie et pour quoi faire ? ».

Depuis longtemps, le débat public est parasité par l’idée qu’un niveau élevé de prélèvements obligatoires constituerait un handicap pour le développement de notre économie et de notre société.

Le rapport Gallois lui-même ne fait pas de l’importance de nos prélèvements un problème majeur de compétitivité puisqu’il préconise de substituer à une partie de ces prélèvements – en l’espèce, les cotisations sociales collectées auprès des entreprises – de nouveaux prélèvements sous forme de hausse de la TVA, de la CSG ou encore de la fiscalité écologique.

Modifier ainsi notre système de prélèvements vise un double objectif : conduire, d’une part, vers l’équilibre des comptes publics et assurer, d’autre part, la rentabilité du capital.



Que représentent 30 milliards de cotisations sociales ?

Certes, ce n’est qu’ 1,5 point de PIB , mais cette mesure va-t-elle favoriser l’investissement, l’innovation, l’embauche et la progression des salaires ?

Certes, comme Mme Parisot, on peut en effet s’inquiéter des marges historiquement basses, mais cette mesure va-t-elle leur permettre de redresser ?

En effet, malgré trois millions de chômeurs, deux millions de salariés précaires, sept millions de travailleurs mal payés grâce aux exonérations de cotisations sociales, le taux de marge des entreprises est aux alentours de 28 % du produit intérieur brut marchand.

Ce pourcentage correspond à quelques 550 à 600 milliards €, ce qui est un montant considérable. Seuls 50 à 55 milliards finissent dans le produit de l’impôt sur les sociétés. Le taux de prélèvement apparent frappant les profits bruts des entreprises se situe donc à 10 % environ, soit assez loin de l’impôt confiscatoire tant décrié (NDLR : le taux de l’ I.S. est de 33,33 % , alors qu’ aux Etats-Unis mêmes, le taux marginal sur les grosses sociétés est de 40 %)

Par conséquent, alléger de 30 milliards € la participation des entreprises, c’est enfoncer un coin de plus dans le financement solidaire de la sécurité sociale, par sollicitation de la création de richesses sur le lieu de production en basculant un volume donné de cotisations sur la fiscalité et, pour une part, sur la réduction de la dépense publique.

M. François Fillon a fait voter, dès 2003, l’application à tous les salaires de la ristourne dégressive sur les bas salaires. Or, cette décision n’a pas permis, au vu du diagnostic établi par M. Gallois, de maintenir l’emploi industriel, d’améliorer la situation de notre commerce extérieur, de renforcer la position de la France à l’international ni d’éviter l’installation dans notre pays d’un volant sans cesse plus important de main-d’œuvre privée d’emploi.

En distribuant aveuglément des exonérations de cotisations sociales, on a encouragé le développement des emplois de service sous-payés, on a favorisé la stagnation de la masse salariale, on a assuré la rentabilité de la restauration rapide et de grands groupes de la distribution, entreprises dont l’exposition à la concurrence internationale est particulièrement faible puisque leur raison d’être est de vendre, ici et maintenant, en pressurant leurs fournisseurs et leurs salariés !

La justice fiscale doit, dès aujourd’hui, être au rendez-vous des changements choisis par les Français au printemps dernier. Le chantier doit s’ouvrir dès le projet de loi de finances pour 2013, et la modulation de l’impôt sur les sociétés doit figurer en très bonne place dans cette réforme fiscale.

Il a malheureusement suffi du battement d’ailes de quelques pigeons rapaces pour que le Gouvernement revoie sa copie , en rendant 600 millions € à quelques « entrepreneurs » se dépêchant de revendre leur entreprise avant qu’elle ne connaisse l’inexorable baisse tendancielle du taux de profit.

Or, notre système de prélèvements comme notre gestion des finances publiques ne doivent tendre qu’à un seul but : l’intérêt général !

Dès lors, il est évident que nous ne pouvons nous satisfaire du fragile équilibre qui se dessine : un choc fiscal en 2013 puis quatre ans de latence.

La mise en place de la banque publique d’investissement (BPI) comme une sorte de roue de secours d’un système bancaire qui ne remplit plus son rôle de financement de l’économie, de nouvelles ponctions sur les collectivités locales, sur les hôpitaux publics, et une croyance immodérée dans la soudaine conversion de nos entreprises à investir dans l’innovation, la recherche, la création d’emplois ne laissent pas d’interroger.

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Notre économie est de plus en plus une économie de services, en général à faible valeur ajoutée, dont les salariés sont largement précarisés, souvent bien moins payés que dans le secteur industriel, et souffrant d’un manque de perspectives de promotion sociale.

Nous ne croyons pas au devenir d’une économie fondée sur le développement de centres d’appel téléphoniques, de plate-formes d’échange, via Internet, d’objets d’occasion, de vente à distance de produits importés de Chine par conteneurs débarqués sur le port de Hambourg ou de Rotterdam, sur la généralisation des services marchands d’aide aux personnes âgées dépendantes ou de protection du paysage et de l’environnement par le simple balayage des feuilles mortes ou le ramassage des papiers.

Par ailleurs, ne trouvez-vous pas étonnant que la privatisation de nos principales entreprises industrielles, de nos banques, de nos compagnies d’assurance, organisée à partir de la loi Balladur de 1986, présente, sur la durée, un bilan pour le moins douteux ?

  • Qu’est devenu Péchiney, qui fut leader mondial dans le travail des métaux non ferreux ?
  • Qu’est devenu le Crédit Lyonnais, dont on ne dira jamais assez à quel point son plan de redressement, conduit à partir d’une structure dédiée, entraîna de coûteuses moins-values pour les deniers publics ?
  • Qu’est devenue Renault, alliée à Volvo, puis à Nissan, et qui, aujourd’hui, contribue plus au déficit commercial de notre pays qu’elle ne participait jadis à notre excédent industriel, étant donné qu’elle réimporte une bonne partie de ses gammes de véhicules pour les vendre en France ?

Nous sommes arrivés à un point de non-retour, qui soulève directement la question de la politique économique et de la gestion par l’État de son patrimoine.

Le débat sur les prélèvements obligatoires, comme sur la programmation des finances publiques, ne saurait être un débat de comptables et une bataille de chiffres. Il a vocation à être considéré en phase avec une politique économique nouvelle, volontaire et déterminée, qui en souligne à la fois les urgences et les priorités.

En conclusion, comme nous l’avons fait en commission des finances, nous ne voterons aucun des articles, ni l’ensemble de ce projet de loi , celui-ci s’inscrivant dans la droite ligne de la philosophie du traité européen (TSCG) et de la loi organique relative à la programmation et à la gouvernance des finances publiques, deux textes auxquels nous nous étions, en toute cohérence, opposés. Le groupe CRC combat aujourd’hui, comme il le faisait hier, à la fois les moyens et les objectifs du TSCG, de la loi organique et du projet de loi de programmation.

C’est une tout autre logique que nous portons, une logique antilibérale »

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JE TE TIENS, TU ME TIENS...........

T_l__5.jpg Qu’est-ce qui fait courir les médias ? Qu’est-ce qui justifie cette frénésie de quête de sensationnel, de scoop, de « buzz », autour de la vie politique ? La presse (sérieuse) française, si vantée autrefois, est en voie de rejoindre Paris-Match, Voici et Jours de France : derrière la course à l’audience se cache une entreprise idéologique qui ne dit pas son nom, c’est-à-dire taire les voix discordantes qui ne se satisfont pas du « prêt-à-penser » et ne laisser comme choix que le « bonnet blanc et (le) blanc bonnet ». Et comme les différences sont minces entre ces (couvre-)chefs, qu'il il est donc difficile de dénicher de véritables clivages entre le libéralisme mâtiné de gaullisme à la Fillon, et le social-libéralisme dans lequel est englué le PS, que voulez-vous qu’il sorte d’autre que petites phrases, bons mots et idées courtes ?

Alors que la Gauche est à la tête du pays, du moins le PS, quasi-hégémonique, l’on n’a jamais autant entendu parler de la Droite : est-ce le monde à l’envers ? Non, pas le monde, c’est la situation politico-médiatique qui l’est !

  • Création du parti de Borloo : la Une des feuilles de chou gratuites (20-Minutes, Direct Matin, …) mais surtout des minutes à rallonge sur les radios et TV, notamment du service public, avec passage d'extraits de déclarations géniales des impétrants.....Quant à ce nouveau nom, avoir pour recrues Maurice Leroy, Rama Yade ou Hervé Morin ne laisse aucune ambiguïté sur le « I »
  • Guaino, qui vient de pondre ses 'Mémoires' des années Sarkozy, sautant allègrement de studios en plateaux pour faire la pub de son bouquin, invité même dans des émissions avec lesquelles ni lui, ni sa prose n’ont de rapport (sur Arte, un ’28 minutes’ consacré au Liban) : comment a-t-il les clés ?
  • Duel pour tête de l’UMP : au bout du compte des heures d’antennes, d’interviews, de reportages, un débat TV entre Fillon & Copé, jusqu’à un meeting de Fillon sur LCP ! Bravo la Gauche !

Rappelez-vous, à l’automne 2011, la Droite avait organisé les débats des Primaires du PS, ce n’est donc qu’un juste renvoi d'ascenseur de la part des socialistes !



Pendant ce temps, le patronat passe à l’offensive, monte au créneau et sort les griffes : comme dirait le FN, mieux vaut l’original que la copie ! Tant qu’à faire, autant que le MEDEF se présente comme opposant de l’actuelle majorité, puisque le programme de Sarkozy hier et celui du couple Filon/Copé aujourd'hui était et est celui du patronat et des grands groupes !

Pourtant, sans vouloir faire d’amalgame, ni avancer la « théorie des dominos », quelque chose me taraude : le MEDEF a inspiré le rapport Gallois qui lui-même sert de base aux décisions du gouvernement …… ! !

Cherchez l’erreur !!

 

EXPLICATION de VOTE (1)

T_l__5.jpg Rompant avec un ‘black-out’ ante-diluvien, depuis quelques semaines, la presse, tous azimuts, retrouve l’existence du PCF et de ses élus : les communistes devraient s’en féliciter s’il ne s’agissait pour les médias, télévisions, radios et journaux confondus, ceux appartenant aux milliardaires sarkozistes comme ceux relevant du service public, de nous faire ressortir du placard pour mieux nous discréditer à l’occasion des débats, au Parlement, sur des textes majeurs comme la programmation budgétaire ou le financement de la Sécurité sociale.

Donc, plutôt qu’un long exposé, voici les attendus qui ont amené les parlementaires communistes à refuser de voter les projets de programmation des finances publiques 2012-2017 et le projet de loi de finances pour 2013 logo_AN.jpg

Commençons par l’Assemblée Nationale, avec André Chassaigne, président du groupe communiste. Chassaigne_2.jpg

Après avoir rappelé que les prévisions du gouvernement ne seront pas respectées en matière de déficit public et de croissance, estimées respectivement par l’OFCE et de nombreux économistes (enquête Reuters) à 3,5% et entre 0,1 & 0,3%, A.Chassaigne a défendu la position (constante) du PCF sur une nécessaire politique de relance se substituant au dogme de l’austérité

« Malgré ces prévisions convergentes, vous persistez à vouloir faire revenir les déficits publics sous la barre des 3% l’an prochain. C’est une entreprise dangereuse, car si l’objectif inatteignable doit être atteint coûte que coûte, ce sera au prix de réajustements brutaux, évalués à plus de 20 milliards d’euros, qui risquent de plonger un peu plus l’économie française dans la récession et, au bout du compte, d’accroître encore l’endettement public, comme le montrent les exemples de l’Italie, de l’Espagne ou encore de la Grèce.

Nous n’avons de cesse de tenter de vous convaincre que c’est la croissance qui nous permettra de réduire nos déficits, et non l’inverse. Dans le contexte actuel, marqué par un niveau record du chômage et une situation de l’emploi qui risque encore de se dégrader l’an prochain, nous jugeons déraisonnable de faire de la réduction du poids de la dette l’unique priorité.

C’est pourtant l’orientation prise par le projet de loi de programmation, qui prévoit à cet effet de nouvelles réductions d’effectifs dans la fonction publique, 2% en moyenne d’ici 2015, de nouvelles coupes dans les dépenses de fonctionnement des ministères, 5% d’ici 2015, un quasi-gel des investissements, la réduction des concours de l’Etat aux collectivités locales de 750 millions d’euros par an à compter de l’an prochain…

Les efforts budgétaires consentis sur les missions jugées prioritaires représentent bien sûr une avancée, mais ils restent prisonniers d’une logique étroitement comptable.

Chassaigne_1.jpg Nous retrouvons la même inspiration, la même hantise du déficit, dans votre stratégie fiscale. Si nous nous félicitons de la volonté de mettre à contribution les revenus des contribuables aisés et des grandes entreprises, qui furent les grands bénéficiaires de la gestion calamiteuse de la précédente majorité, rien ne justifiait de maintenir le gel du barème de l’impôt sur le revenu que François Hollande s’était engagé à supprimer et qui va se traduire, malgré la décote, par une augmentation significative de l’imposition de plus de dix millions de nos concitoyens.

Nous regrettons en outre que vous soyez demeurés, sur bien des sujets, au milieu du gué. Sur l’ISF, sur la réforme du barème, sur le taux marginal d’imposition… vous avez reculé devant les protestations des prétendus « pigeons », ces champions de la plus-value à court terme, au risque de compromettre la mise en œuvre du principe que toute la gauche appelait de ses vœux, à savoir l’alignement de la taxation du capital sur celle du travail.

Nous ne pouvons que constater au terme de l’examen de la première partie du PLF, que la véritable révolution fiscale, qui se fixerait pour objectif de combattre les inégalités, de pénaliser la croissance financière des capitaux, de lutter contre la fraude et l’évasion fiscale, demeure d’actualité. Vous n’avez pas donné de suite favorable à nos amendements et êtes demeurés, comme l’exprimait notre collègue Nicolas Sansu, l’œil rivé sur la ligne bleue des 3% Nous voterons en conséquence contre le projet de programmation et exprimons les plus vives réserves sur le projet de loi de finances lui-même. Nous nous abstiendrons sur cette première partie, dans l’attente d’évolutions significatives »

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Il y a 90 ans en 1922 : Lénine s'aperçoit du rôle de néfaste de Staline dans l'URSS naissante.

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Staline est nommé au poste de secrétaire général du PCUS au printemps 1922. C'est à l'occasion du XIe congrès du Parti communiste, que Staline est élu secrétaire général du Comité central. Il conserve ce poste jusqu'à la mort de Lénine en 1924.



- Prise de conscience rapide du caractère de Staline.

Moins de six mois plus tard, Lénine prend conscience du danger d'avoir un tel individu à un tel poste.

- La critique de l'incompétence relationnelle d'abord.

Il l'écrit en décembre 1922 mais probablement avant : "Le camarade Staline, devenu secrétaire général, a concentré entre ses mains un pouvoir illimité, et je ne suis pas sûr qu'il puisse toujours s'en servir avec assez de circonspection. D'autre part, le camarade Trotski, comme l'a déjà montré sa lutte contre le Comité central dans la question du Commissariat du peuple des voies de communication, ne se fait pas remarquer seulement par des capacités éminentes. Il est peut-être l'homme le plus capable de l'actuel Comité central, mais il pèche par excès d'assurance et par un engouement exagéré pour le côté purement administratif des choses.

Il ajoute que Staline est trop brutal... et surtout qu'il faut le démettre de ses fonctions ! Ce n'est pas rien.

- L'assertivité (avant l'heure) comme qualité de management !

Lénine souhaite un dirigeant "plus tolérant, plus loyal, plus poli et plus attentif envers les camarades, d'humeur moins capricieuse, etc." Ce n'est pas un détail dit-il. Un camarade doit savoir voir le positif avant de montrer ce qu'il faut corriger et le faire avec patiente et attention. Lénine ne connaissait pas l'assertivité mais il préconisait un management soft, contraire au virilisme, à l'esprit de persécution de Staline.

- L'écart grandissant entre la base et le sommet signe l'apparition d'une "oligarchie"

C'est à cette époque qu'il voit l'écart entre les dirigeants de la Révolution d'octobre et le peuple. Lénine parle d'oligarchie (Tome 31) en mettant le terme entre parenthèse.



- Reste les conditions de production d'un tel individu.

Hypothèse : L'activité générale est guerrière et ces périodes de guerres mettent en avant les hommes et le virilisme. C'est méconnaitre les capacité de conduite "en douceur". Comment était Rosa Luxembourg?

 

Editorial

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La droite vendéenne se prépare à opérer un tournant. Le Villièrisme est sur le point de disparaître du paysage politique. Son chef historique revient à ses premiers amours : le Puy du Fou. Puy du Fou qu’il faut voir comme un outil moderne et vivant de propagation des idées nées de la contre révolution chouanne. Le Villièrisme existera donc encore par ce bout là. Sur le terrain politique c’est autre chose.

Bruno Retailleau, l’actuel Président du Conseil général, s’apprête à prendre les rênes de l’UMP. Il roule pour Fillon, et on peut croire que si Fillon est élu président national du parti de droite Retailleau sera en bonne place. Au-delà de cette affaire d’hommes, c’est aussi la fin d’une droite « train-train » qui se dessine. Il est fort à parier que de nouveaux leaders vont apparaître. Les « Loulou » (Guédon), les « Caillaud » et les quelques autres « vieux barons » de la droite vendéenne vont céder leur place à des plus gourmands qu’eux. Dans les semaines à venir nous devrions connaître l’ampleur de la réorganisation de cette droite.

A gauche, le PS, fort de sa victoire en mai et juin, organisait sa « fête de la Rose » samedi dernier 29 septembre à Fontenay le Comte en présence du Président de l’Assemblée nationale. Les discours tenus et entendus sont simples à résumer. Pour les dirigeants socialistes, (les militants n’ayant pas eu beaucoup le droit à la parole), il n’y a qu’une seule ligne à tenir « Tous derrière Hollande ! ». Ce n’est quand même pas très mobilisateur, et en dit long sur l’état du moral des troupes. On a vu des socialistes très à la peine au dernier Conseil municipal de la Roche sur Yon, quand celui-ci a du prendre ses responsabilités face aux problèmes du logement des « sans droits » ou quand la conseillère municipale communiste a déposé un vœu invitant les élus municipaux à se prononcer sur le traité européen d’austérité. Tout ne baigne pas dans « l’eau de rose ».

A gauche aussi, les écologistes sont écartelés entre leur désir de conserver leur place dans les exécutifs et la nécessité pour eux de coller mieux aux préoccupations des familles, des individus. Le NPA apparaît autant qu’il le peut dans des actions en cours. Lutte Ouvrière vit sur son passé militant.

Page_3_b.JPG Cette situation « des partis » nous renforce dans l’obligation qui est celle du Front de gauche d’être une force « autonome », mais aussi une « force de construction ». Aujourd’hui il y trop de souffrances, trop d’inquiétudes, trop d’inégalités pour que le Front de gauche se satisfasse de « papoter ». Il faut de l’action.

Le projet de budget de super-austérité présenté par le gouvernement en fin de semaine dernière nous oblige à mener la bataille des contenus. Ce n’est pas parce que c’est un budget socialiste qu’il faut le combattre. Il faut le combattre, gagner la bataille des amendements parce que ce projet, même s’il contient quelques mesures sur la fiscalité, ne rompt pas enfin et définitivement avec la politique mise en œuvre par Sarkozy. Il faut que le Front de gauche défende ses priorités, les fasse connaître. Dès cette semaine nous allons pouvoir faire connaître ce que les députés du groupe Front de gauche vont proposer. Il faut de la réactivité.

Face au déferlement des licenciements dans les grands groupes, de nouvelles difficultés apparaissent dans les entreprises vendéennes, dont beaucoup sont « sous-traitantes. De toute urgence, le gouvernement doit décréter un moratoire sur tous les plans sociaux pour la recherche de solutions alternatives s'appuyant sur les contre-propositions des salariés. Il doit pousser à l'adoption d'une loi sur l'interdiction des licenciements boursiers et accorder aux salariés des pouvoirs nouveaux pour réorienter les choix de gestion. Il s'agit de mobiliser autrement l'argent des entreprises, des banques, des fonds publics et réorienter la BCE pour une utilisation de la monnaie et du crédit favorisant la création, la sécurisation, la promotion de l'emploi, de la formation et des revenus du travail et de remplacement.

Merkel_Hollande.JPG La nouvelle purge d’austérité qui se dessine pour les services publics va avoir des conséquences dramatiques pour des dizaines de milliers de familles vendéennes. Moins de services publics c’est davantage de recours au privé pour tout ce qui concerne les enfants, les parents âgés ou malades. Dans un département de « bas salaires » cela va encore créer de grandes difficultés. C’est dès maintenant qu’il faut enclencher la bataille contre cette politique là.

Nous pourrions comme cela faire le « tour » des grands sujets. Tout conduit à nous bouger. Ne regardons pas les « petites choses du monde politique », créons les conditions de construire des rassemblements de lutte et de propositions. Le « boulot » (1) pour nous, au Front de gauche, ce n’est pas de défendre un leader, c’est de construire pour et avec le peuple.
BV

(1) Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, présent à la Fête de la Rose à Fontenay le Comte, a exhorté les socialistes à « se mettre au boulot » pour soutenir Hollande.

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Après la manif du 30…

650 000 à la Fête de l’Humanité, 15 jours après plus de 80 000 manifestants contre le Traité européen d’austérité, la « messe » est quasiment dite : « Votre austérité , on n’en veut pas et c’est « Point Barre ! ». Ci-dessous, récit d’une journée et éléments d’argumentation.

80000 pour le Non à l’austérité et pour un autre projet pour l’Europe


Les deux cars qui sont partis de Vendée ce dimanche 30 septembre étaient remplis d’espoir. Si réussir la manifestation n’allait pas de soi après l’exceptionnel succès de la fête de l’Humanité quinze jours auparavant, il y avait une très forte envie d’en découdre avec les forces de l’argent qui du matin au soir nous racontent qu’il faut réduire la dette pour repartir du bon pied. Rien que d’entendre ça nous savons que ça sonne faux. La dette est l’alibi pour les marchés financiers qui en redemandent toujours plus.

Ambiance de lutte et de détermination, ce samedi 30 septembre de Nation à la Place d’Italie ! 4 kilomètres de défilé, où les militantes et les militants de tous bords, progressistes, bien à gauche, se côtoient, s’apprécient et se respectent. C’est vraiment bon à prendre.

Nous l’avions dit, ceux qui ont voté Front de Gauche, et encore ceux qui ont voté Hollande au second tour pour Virez Sarkozy, nous ne lâcherions rien. Ce n’est pas parce que ce Gouvernement de « Gauche » tient les rênes du pouvoir, que nous allions le laisser faire, le laisser conduire sa politique sociale-libérale, sa politique d’austérité !

Et bien, les forces progressistes sont en route, contre l’austérité et le pacte budgétaire, pour une autre Europe, solidaire, sociale, féministe, et écologique. Dimanche, nous avons eu le sentiment d’être au cœur des luttes, au cœur du changement de civilisation qui est en train de s’opérer. Nous étions du côté des forces de progrès pour l’Humain d’abord.

Le Front de gauche était bien représenté, le rouge était vif ! Les photos circulent sur les réseaux sociaux. Merci à nos amis de toute la Vendée qui les font circuler. Cela participe à la diffusion dans la population de ce que les hommes et les femmes du peuple, les organisations, rassemblés ce dimanche, exigent. Un nouveau front populaire s’amorce, moderne, déterminé.

La journée bien que longue a été vraiment riche d’échanges. Nous étions bien dans les cars qui nous ramenaient vers la Vendée. Avec la force de voir comment nous pourrions continuer tous ensemble. Avec nos amis du POI, d’Attac, du Front de gauche, et de nos amis non encartés mais bien présents, l’engagement a été pris de se revoir rapidement pour d’autres actions unitaires dans le département.

Continuer parce que l’enjeu est de taille : c’est maintenant qu’il faut répondre aux exigences d’une nouvelle répartition des richesses, de droits humains fondamentaux et d’emplois pour tous, de respect de l’environnement, par des propositions à mettre en œuvre de suite. C’est maintenant qu’il faut mettre un coup d’arrêt à la dictature des marchés financiers et à la politique d’austérité imposée par l’Europe et par ses lieutenants socio-libéraux qui gouvernent notre pays.

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J ean-Marc Ayrault, le Premier ministre, somme les députés et sénateurs socialistes de se prononcer par un « vote massif » au Parlement en faveur du traité budgétaire européen. De fait il invite donc la gauche à joindre ses voix aux élus de droite pour voter le texte signé le 2 mars à Bruxelles par Nicolas Sarkozy. Ce texte, maintenant c’est officiel n’a jamais été renégocié par Hollande. Il est le même, à la virgule près, que celui que Sarkozy a présenté. De même les belles paroles de campagne qui promettaient d'en découdre avec les marchés financiers se sont envolées. Aujourd'hui, le Premier ministre ne donne plus que l'objectif de réduction du déficit public. Cet appel à une ratification massive est cependant en cohérence avec le budget d'hyper-austérité et le « choc fiscal » préparés pour 2013, avec les projets menaçant le financement de la protection sociale, celui des collectivités locales. Notre peuple n'a pas voté pour cela le 6 mai dernier. Il a tout au contraire fait le choix du changement, en France et en Europe. Il est faux d'affirmer comme le font Jean-Marc Ayrault et les députés socialistes, que ce vote « donnerait plus de force au président de la république » sur la scène européenne. Au contraire, ce traité, qui aura des conséquences directes pour la vie quotidienne des familles populaires, est une fuite en avant pour toujours plus d'austérité et de chômage. Les communistes proposent un grand débat public et contradictoire sur la nature même du traité budgétaire européen, de la règle d'or, des régressions démocratiques contre les États et les parlements. Ils demandent sa mise à disposition à l'ensemble des citoyen-ne-s afin qu'ils puissent juger par eux-mêmes. Ce processus démocratique doit être conclu par un référendum. Ouest-France de ce lundi 1er octobre dit présenter le texte du traité. C’est vraiment se moquer du monde. Ouest-France se livre à un exercice lamentable de falsification. Il veut démontrer, mais finalement il ne fait que « vendre » un traité inavouable. Aujourd'hui, en France et partout en Europe, des convergences politiques, syndicales et associatives se forment pour refuser l'austérité. Après la grande marche à Paris du 30 septembre la mobilisation unitaire se poursuit et doit s’élargir.

 

Editorial

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A quelques jours de l’importante manifestation unitaire contre le traité européen d’austérité, ce dimanche 30 septembre à Paris, toutes nos forces sont engagées pour la réussite de cette manifestation. Pas moins de 40 organisations se retrouvent dans une même dynamique : ce traité ne doit pas être ratifié ; le gouvernement doit engager un grand débat populaire et il doit consulter le peuple avant toute décision. Hollande, qui n’a rien obtenu du tout près de la chancelière allemande Merckel, veut passer en force. Il a renoncé à engager la bataille pour une renégociation de ce traité. Il en avait pourtant les moyens. L’opinion publique l’aurait soutenu. C’est devenu une évidence, les marchés financiers font la loi. Les gouvernements, ultra-libéraux ou sociaux-libéraux, ne leur opposent aucune résistance. C’est bien là que le bas blesse.

Hors il faut apprécier ce qui vient de se passer du coté de l’Union Européenne. Enfin, il est désormais reconnu que le financement des dépenses publiques par la BCE était non seulement possible mais indispensable. Un des dogmes libéraux vient donc de vaciller. On ne va pas s’en plaindre. Ca donne du cœur à l’ouvrage et surtout cela démontre que rien n’est jamais figé.

Cette avancée est d’autant plus importante, même si elle reste modeste, que les économies de la zone euro sont de nouveau au bord du gouffre, les prévisions de croissance sont revues à la baisse et les taux de chômage s’envolent vers des sommets qui nous renvoient aux heures sombres de l’histoire. Les menaces d’éclatement de la zone euro étant ce qu’elles sont, l’intervention de la BCE est bien devenue un passage obligé.

Dans ces conditions la ratification du TSCG, serait une mauvaise affaire. L’urgent ce n’est pas d’en rajouter à l’austérité. Il faut au contraire sortir de l’Europe austéritaire qui conduit une partie du Vieux Continent tout droit à la catastrophe! Car nous sommes encore loin, hélas, d’une BCE jouant pleinement son rôle en rachetant et refinançant la dette des États – et pas uniquement sur le marché secondaire – pour baisser radicalement et immédiatement les taux d’intérêt! Les peuples en souffrance savent, eux, que ce dispositif ne suffira pas à inverser la tendance. La manifestation unitaire de dimanche prochain doit être à la hauteur de l’enjeu. Il faut absolument rejeter ce traité qui veut nous cadenasser dans une austérité à perpétuité.

Page_3_b.JPG Le Président de la République et son Premier Ministre s’agitent. Ils essaient de nous rejouer le coup de 2005 où toutes celles et tous ceux qui étaient opposés au Traité de Constitution Européenne étaient des opposants à l’Europe. Hollande et Ayrault mentent obstinément. Dans son programme, « l’Humain d’abord » le Front de gauche se prononce de manière claire et précise pour un nouveau modèle social, économique, écologique, financier européen.

Nous ne nous opposons pas à un gouvernement, nous combattons une politique, l’austérité, qui enfonce l'Europe dans la récession. Nous récusons un diagnostic erroné qui confond la crise de la dette avec le vrai mal, la crise du cancer financier qui ronge le travail. Nous refusons de nous plier à la confiscation de la souveraineté populaire par une classe financière qui possède tout, les banques, les marchés financiers, les multinationales, et qui a déclaré la guerre aux démocraties et aux peuples.

François Hollande est en train de battre un record, celui de la descente la plus vertigineuse et la plus rapide dans les sondages. Vue par Sylviane Bulteau, la nouvelle députée socialiste de Vendée, cette descente n’est finalement que le résultat de l’impatience des Français. C’est un peu court comme démonstration. Ce qu’elle devrait méditer, c’est qu’on ne peut pas faire plaisir en même temps au Medef et satisfaire les besoins des salariés. Il n'y a pas d'entredeux, il va falloir choisir. Le plus tôt serait bien évidemment le mieux. Est-ce trop demander ?
BV



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Comité local du Pays des Olonnes : Mercredi 26 septembre 2012 à 18 heures à la Bourse du Travail aux Sables d'Olonne Bd de l'Ile Vertime.


Assemblée générale départementale du Front de gauche : Vendredi 12 octobre, à 19heures, salle Auguste Brunet, 61 rue d’Aubigny à la Roche sur Yon.


A cette occasion seront débattus :
  • Les éléments de la situation politique après la manifestation unitaire.
  • La nouvelle impulsion à donner au Front de gauche 85, la relance des Assemblées citoyennes, la mise en place des « Ateliers législatifs »…
  • La préparation des élections municipales de 2014.
  • Et les questions que les uns et les autres souhaitent voir aborder.
 

EDITORIAL

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Le nouveau succès de la fête de l’Humanité est de bon augure. La fête s’inscrit pleinement dans tout ce qu’a été le premier semestre de l’année en cours. Une exigence de changement, une envie de compter. La fête continue. Dés le dimanche 30 septembre, nous serons des dizaines de milliers à marcher sur Paris pour dire non à la règle d’or et pour exiger des parlementaires socialistes qu’ils renoncent à ratifier le traité Sarkozy-Merckel. Ce serait en effet un comble, moins de 4 mois après l’élection d’un Président de la République et d’une majorité socialiste à l’Assemblée nationale qu’un vote positif intervienne et rassemble dans un même élan austéritaire les socialistes, les écologistes et les parlementaires de droite. Ce serait à n’y rien comprendre. C’est pourtant ce qu’envisage le Ministre en charge des questions européennes, appliquant à la lettre les consignes de François Hollande dont l’histoire retiendra qu’il a bluffé son monde. Il devait « renégocier » le traité en question. Il a sans doute beaucoup parlé, mais il n’a pas obtenu la moindre modification. Résultat : il a aujourd’hui face à lui un front uni de syndicats, de formations politiques, d’associations qui ne se reconnaissent pas dans le contenu de ce traité. A force de vouloir trop insister, le Président de la République et sa majorité parlementaire jouent gros.

Ce vote que le PS voudrait faire passer à l’arraché n’est pour l’instant « pas gagné ». Les forces existent à gauche pour faire échouer la manœuvre. C’est d’autant plus indispensable que la droite et la patronat sont en train de marquer des points. Le MEDEF ne réduit pas ses prétentions. Il fait barrage à toutes propositions un tant soit peu progressistes. On voit même un de ses représentants, Bernard Arnault, le patron du gigantesque groupe de luxe « LVMH » annoncer qu’il allait « quitter la France pour « s’installer en Belgique ». Arnault c’est la première fortune de France et d’Europe, la quatrième mondiale. Déjà en 1981, après la victoire de François Mitterrand, il s’était enfui aux États-Unis durant trois ans pour contester «l’orientation» et dénoncer la présence de «dangereux ministres communistes». Le capital et le profit n’ont pas de patrie: pourquoi voudriez-vous que le patriotisme économique soit le fort des grands patrons comme Bernard Arnault? Ce n’est donc pas en allant faire des « risettes » au grand patronat que le gouvernement satisfera les exigences populaires que nous avons très fortement rencontrées à la fête de l’Humanité.

Nous faisons nôtre l’appel lancé par Pierre Laurent à la fête, devant les personnalités représentant le monde syndical, social, intellectuel, politique… « Nous sommes des bâtisseurs » dit le secrétaire national du PCF. « Notre problème principal n’est pas de soutenir ou de nous opposer au gouvernement de la France. Notre problème est de soutenir l’effort nécessaire pour rompre, pour changer, pour que l’esprit de défaite face aux marchés cède le pas à l’esprit de conquête d’un nouveau modèle social, économique, écologique, financier.
Ainsi, je m’adresse à chacune et à chacun d’entre vous, à moi-même, à mon parti, le Parti communiste français, au Front de gauche, à toutes les formations, à toutes les forces de la gauche avec, à l’esprit, la responsabilité à laquelle appelle la situation.

La France, l’Europe ont besoin que se lèvent à la fois un front populaire de refus de l’austérité et un mouvement de renaissance pour une nouvelle démocratie économique et sociale.

Nous sommes comme dans un moyen-âge où celles et ceux qui le peuvent ont la responsabilité de joindre leurs efforts pour une renaissance de l’esprit démocratique contre les féodalités mondiales que les forces de l’argent ont construites… »

Page_3_c.JPGC’est cette démarche positive de construction que les communistes de Vendée impulsent au sein du Front de gauche. Il n’y a pas besoin d’être tous les matins à l’affût de tous les faux pas et renoncements gouvernementaux pour être efficaces. Notre efficacité passe par notre capacité à faire gagner le peuple. Et ça c’est un beau chantier !

Bernard Violain


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Emploi.

Les licenciements se poursuivent ; 98 chez Cougnaud à Aizenay (groupe Saint Gobain) ; liquidation de Plysorol à Fontenay le Comte ; suppression de centaines d’emplois intérimaires dans la construction navale de plaisance, dans l’agroalimentaire ; dossier Doux à Chantonnay…

Ecole.

Le syndicat majoritaire chez les enseignants du Premier degré (SNUipp) lance un appel à prendre en main le dossier de l’école. Le Ministre parle beaucoup. Il faut passer aux actes…

Logement :

Nous sommes avec l’association « Droit au logement » pour exiger de l’Etat et des collectivités le droit à un logement pour tous. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.

Santé :

L’Hôpital public des Sables d’Olonne est dans le rouge du point de vue financier. Il faut obtenir une rallonge budgétaire. Notre bataille c’est aussi de mettre en œuvre un véritable plan départemental de santé. (A l’école, au travail, à la campagne, dans les quartiers des villes…Etc. »

Pouvoir d’achat.

Les prix à la consommation explosent. Par ailleurs, du fait du très haut niveau du travail précaire les salaires ne suivent pas. A noter aussi qu’en Vendée de nombreux salariés subissent de plein fouet la suppression des mesures liées aux heures supplémentaires.

 

ECOLE GRATUITE (& LAÏQUE) ?

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En cette rentrée 2012, qu’en est-il vraiment de ce symbole de notre socle républicain et en même temps principe constitutionnel, lorsque la Confédération Syndicale des Familles estime que, pour ce mois de septembre, la part des dépenses scolaires représente 36% du budget d’une famille avec deux enfants ? S’il est admis par tous ( ??) que cela doit être ainsi, et qu’ouvertement, pas même la Droite n’a jamais remis en cause ce principe, il faut bien avouer la réalité est loin de correspondre au vœu de Robespierre !

En effet, si c’est Charlemagne qui a inventé l’école (comme le déplorait en chanson France Gall autrefois), ce n’est pas Jules Ferry, à la fin du 19° siècle, qui a conçu et mis en application ce principe de gratuité. Déjà, quelques années plus tôt, en 1871, la Commune de Paris en avait fait une de ses mesures-phares.



Mais c’est sous la Révolution, en 1793, que Condorcet, Danton & Robespierre l’ont formalisé via une mutualisation des moyens : " Le pauvre met très peu, le riche met beaucoup, mais lorsque le dépôt est formé, il se partage ensuite entre tous ; chacun en retire le même avantage, l’éducation de ses enfants "

(Tiens, Condorcet, n’est-ce pas aujourd’hui le nom d’une Fondation - club de réflexion ou " think tank" - proche d’un parti politique au pouvoir ?)

Je me permets de lui rappeler, pas à la Fondation mais au parti en question, que la Constitution affirme le principe de gratuité : « L’organisation de l’enseignement public, gratuit & laïque à tous les degrés, est un devoir de l’Etat »

Seulement, ce beau principe est battu en brèche. Les familles doivent supporter de plus en plus des coût qui augmentent sans cesse, les fournitures certes, (cahiers, stylos,..), mais aussi la cantine, le transport, les "sorties pédagogiques ", l’assurance,….

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Certes, le gouvernement a décidé d’augmenter de 25% l’ARS (la ‘prime de rentrée scolaire’), mais il aurait mieux valu relever les bas revenus, car si les fournitures sont essentiellement achetées à la rentrée, les autres dépenses courent, elles, toute l’année (la cantine, le transport, les études du soir,..)

Mais le véritable enjeu est ailleurs. Comment ne pas voir la remise en cause de la gratuité dans les 60.000 suppressions de postes d’enseignants sous Sarkozy, dans la disparition des services d’aide aux élèves fragiles (RASED) et dans le soutien au développement des établissements privés ?

Face aux lacunes de l’école publique, de nombreuses familles se trouvent contraintes d’envoyer leur(s) enfants dans une école et/ou un collège privés, aggravant le coût des frais de scolarité.



Comment alors assurer une vraie égalité des chances entre élèves, quelle(s) que soi(en)t leur(s) origine(s), quand les établissements publics, toutes proportions gardées, voient leurs moyens se réduire, alors que l’on ouvre les bras, plutôt les caisses de l’Etat et des collectivités territoriales, aux établissements privés : contrat pour le salaire des enseignants, lois (sarkozistes) obligeant les communes, départements et régions à participer à leur financement.

Des mesures de bon sens et de principe politique s’imposent :

  • Augmentation des revenus les plus bas : Smic et salaires juste au dessus du Smic, minima sociaux
  • Suppression des lois sur le financement des établissements privés par les fonds publics :

-si l’école est laïque, l’Etat l’est aussi et n’a donc pas à s’occuper des espaces religieux privés -l’argent public doit aller aux services publics (c’est vrai aussi en matière de logement, de santé ou de transport)

  • Favoriser l’égalité sociale entre enfants en renforçant les moyens de l’Education Nationale et l’égalité entre territoires en stoppant les fermetures de classes et d’écoles dans les régions moins densément peuplées

A Savigny, la majorité de Gauche, fidèle aux valeurs progressistes & à ses engagements de 2008, met tout en oeuvre pour que tous les jeunes Savigniens disposent des meilleurs conditions d'étude. Continuons !

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Les trahisons du socialiste Léon Blum : l’exemple de Guernica.

Un texte, après mon passage à Guernica début août.

La guerre d’Espagne débute le 13 juillet 1936, par le soulèvement des garnisons du Maroc espagnol, à la tête duquel se place le général Franco. Cette guerre contre la république espagnole du front populaire espagnol va être dans les faits le prélude de la deuxième guerre mondiale et à la capitulation de Munich devant Hitler.

La guerre d’Espagne débute le 13 juillet 1936, par le soulèvement des garnisons du Maroc espagnol, à la tête duquel se place le général Franco. Cette guerre contre la république espagnole du front populaire espagnol va être dans les faits le prélude de la deuxième guerre mondiale et à la capitulation de Munich devant Hitler.

L’Italie de Mussolini et l’Allemagne d’Hitler se placent aux côtés du général Franco, ils organisent une aide militaire en faveur de celui-ci et signent un pacte en octobre 1936. L'aide porte sur du matériel de guerre italien et allemand et des renforts en troupes (80000 Italiens et 10000 Allemands de la légion Condor). L'armée allemande va rôder son matériel de guerre, avec en particulier les bombardiers Stukas ; et mettre au point de nouvelles stratégies de combat, combinant l'aviation et les blindés.

Dès l'été, le gouvernement français de Front Populaire du socialiste Léon Blum (socialiste et radicaux) qui vient de se former prend une position incroyable en annonçant que la France n'interviendra pas dans ce conflit et décide la non intervention.

Cependant, le PCF et l’Internationale Communiste qui dénoncent la trahison socialiste, organisent et arment les brigades internationales où 40000 volontaires internationaux s'engagent aux côtés de l'armée républicaine du Frente Popular (Front Populaire) contre les forces armées du général Franco.

Le 26 avril 1937, les Heinkel 111 et les Junkers 52 de la légion Condor déferlent dans le ciel de Guernica, ville du pays basque située à 30 kilomètres de Bilbao. En quatre heures à peine, l’intervention allemande raye la ville de la carte.

Bouleversé et choqué par la tragédie, Pablo Picasso (qui adhéra au PCF en 1945) exorcise sa colère sur une toile de huit mètres de long sur trois et demi de large. « La guerre d’Espagne est la bataille de la réaction contre le peuple, contre la liberté. Toute ma vie d’artiste n’a été qu’une lutte continuelle contre la réaction et la mort de l’art. Dans le panneau auquel je travaille et que j’appellerai Guernica, et dans toutes mes œuvres récentes, j’exprime clairement mon horreur de la caste militaire qui a fait sombrer l’Espagne dans un océan de douleur et de mort. »

Même après Guernica Léon Blum poursuit sa politique de trahison. C’est lui qui propose d’instaurer une Convention internationale par laquelle toutes les puissances s’engageraient à l’abstention en ce qui concerne les livraisons d’armes. Ce Pacte de non intervention est signé par les principales puissances dont l’Allemagne et l’Italie ; mais ces derniers envoient hommes et matériels d’abord secrètement puis ouvertement. Seule, l’URSS livre des armes à la République espagnole.

 

EDITORIAL

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Il y a tout juste un an, le 14 juillet 2011, le Front de gauche lançait la double campagne des élections présidentielle et législatives par un « geste » symbolique : la re-nomination de la place Napoléon à la Roche sur Yon en Place de la Constituante. Les « nouvelles plaques » allaient durer jusqu’à la rentrée de septembre, et pourtant ce n’était pas les envies qui manquaient de les retirer. Le Front de gauche avait bien fait les affaires. Les plaques étaient durablement scellées, sur le fronton de la Mairie, sur celui du Conservatoire de musique et sur la façade du Collège Edouart Herriot. Ainsi va la vie militante. Toute la campagne du Front de gauche en Vendée aura été faite de nombreuses initiatives de proximité, de soutien actif aux luttes citoyennes, et de moments conviviaux mêlant autant que possible le « symbolique » à « l’efficacité ».

Nous ne cesserons de le rappeler, l’irruption du Front de gauche a bousculé bien des certitudes. Une nouvelle dynamique est née, n’en déplaise à ses détracteurs de droite bien sur, mais aussi de la gauche bien « rangée » derrière ses « tranquillités ». Finalement il y a la gauche si évidemment prompte à donner des leçons, leçons du « réalisme » ou leçons de la « radicalité » et la gauche qui a le courage de prendre ses responsabilités dans les moments si difficiles.

En effet chacune et chacun retiendra aujourd’hui la prise de responsabilité du Front de gauche qui refuse de soutenir la rigueur préconisée par le couple Hollande-Ayrault et qui, en même temps, ne soutiendra pas une motion de censure déposée par la droite. C’est ce qui s’appelle se mettre dans une situation « d’autonomie conquérante ». C’est une première depuis des lustres, c’est plutôt à observer avec intérêt. Le PCF et le Front de gauche sont dans la « majorité de gauche » mais ils ne sont pas dans la « majorité gouvernementale ».

En une année, bien des choses se sont produites. Les communistes, qui se sont très largement engagés dans le Front de gauche, n’ont pas à rougir de leur prise de décision courageuse. Ils ont ouvert une nouvelle voie pour la gauche. Certes, les résultats aux élections législatives ont un peu déçu, mais à y regarder de près il n’y a pas de quoi regretter ce qui a été fait. Le Front de gauche en Vendée est bel et bien la seconde force politique à gauche.

Maintenant il faut donner de « l’amplitude » à ce mouvement. Cela va faire partie des débats et des décisions que nous aurons à prendre dans la prochaine période, tout particulièrement à l’occasion du Rendez-Vous départemental d’été du Front de gauche à la fin du mois de juillet à Sion sur l’Océan.

Les uns et les autres, nous sommes « un peu en vacances ». Il y a besoin de souffler. Bon, rien d’anormal. Cette « mise en vacances » ne nous éloigne pas des graves préoccupations du moment. Nous sommes solidaires de toutes ces femmes et de tous ces hommes, ces jeunes et ces « plus vieux », à qui la société retire le droit d’avoir un emploi stable et bien rémunéré. Nous sommes avec les « Doux » bien sur, mais aussi avec toutes celles et tous ceux qui travaillent dans les services publics, dans la métallurgie, dans le Bâtiment et Travaux Publics, dans le commerce…ils sont nombreux à souffrir de leurs conditions de travail et de salaires. Ils ont massivement participé à « virer Sarkozy ». Leurs attentes sont fortes et, malheureusement, une nouvelle fois, le changement qu’ils attendent tant est en train de leur filer entre les doigts.

Les nouveaux ministres défilent devant les caméras. Ils portent tous le même message : il faudrait absolument « réduire la dépense publique ». Ce dogme de la baisse de la dépense publique, qui conduirait à réduire sévèrement le nombre de fonctionnaires pour créer des postes d’enseignants ou de policiers, aura des conséquences sévères sur la qualité des services publics – qui profitent d’abord aux familles modestes –, et le gel des dépenses sociales dès 2013 frappera les milieux populaires.

De même, L’obsession de la baisse du coût du travail – sous ses formes de compression des salaires ou de suppression des cotisations sociales, comme le prône le FN – enferme notre économie dans un cercle vicieux qui étouffe la croissance. Celle-ci ne peut être prônée à Bruxelles et entravée à Paris. Il faudrait au contraire élever la qualité et la valeur du travail, et baisser les frais financiers – les charges d’intérêts bancaires et les dividendes payés par les sociétés ont dépassé 309milliards en 2010 –, le coût du crédit qui ligote les PME, décourage leurs initiatives et plombe leur trésorerie.

Nous avons passé une « belle année » à promouvoir d’autres solutions que la fuite en avant dans le libéralisme. Notre « belle année » portera ses fruits. C’est une certitude.

Bernard Violain


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Organisation d’un transport collectif au départ de la Roche sur Yon.

Possibilité de covoiturage ou d’un déplacement par minibus.

Renseignements-Inscriptions auprès de Céline de Faveri : tel : 02 51 55 38 20
Email : celinefav85@aol.com

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Actualités

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L’Assemblée nationale s’est mise en place. Les 577 députés élus les 10 et 17 juin se sont constitués en « groupe parlementaire ». Il en existe six au total : le groupe « Socialistes Républicains et Citoyens » (295 députés); l’UMP avec 196 députés ; Union des Démocrates et Indépendants (29 députés) ; Ecologistes (18) ; Gauche Démocrate et Républicaine (15) ; Radical, Républicain et Progressiste (15). Jusqu’à la dernière minute les socialistes ont manœuvré cherchant à rallier vers leur groupe les députés des Départements et Territoires d’Outre Mer. Ils ont échoué dans leur manœuvre et les Députés « ultra-marins » siègent avec les députés du Front de gauche dans le groupe Gauche Démocrate et Républicaine.(GDR)

Le fait d’avoir un groupe offre des avantages non négligeables, comme par exemple, le droit de disposer d’un temps de parole en fonction du nombre d’élus ; la possibilité d’avoir des moyens de fonctionnement donc un plus grand nombre de collaborateurs d’élus. Enfin les groupes participent à l’organisation du travail de l’Assemblée nationale.

Composition du groupe GDR


François Asensi, Seine Saint Denis, Commission des Affaires Etrangères ; Bruno-Nestor Azerot, la Martinique, Commission des Affaires Economiques ; Huguette Bello, la Réunion, commission Culturelle et Education ; Alain Bocquet, Nord, Commission des Affaires Etrangères ; Marie-Georges Buffet, Seine saint Denis, vice-présidente de la Commission Culturelle et Education ; Jean-Jacques Candelier, Nord, vice-président Commission de la Défense nationale et des forces armées ; Patrice Carvalho, Oise, secrétaire de la Commission du développement durable ; Gaby Charroux, Bouches du Rhône, Commission des Finances ; André Chassaigne, Puy de dôme, Président du groupe GDR, Commission des Affaires Economiques ; Marc Dolez, Nord, Commission des Lois ; Jacqueline Fraisse, Hauts de Seine, Commission des Affaires Sociales ; Alfred Marie-Jeanne, la Martinique, Commission des Lois ; Jean-Philippe Nilor, la Martinique, Commission des Affaires Sociales ; Nicolas Sansu, Cher, Commission des Finances ; Gabriel Serville, la Guyane, Commission du Développement Durable.

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Le groupe GDR, Gauche Démocratique et Républicaine, est donc composé : D’une part des députés du Parti Communiste, du Parti de Gauche et de la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique, composantes du Front de gauche. D’autre part des députés de la Martinique, de la Guyane et de la Réunion.

Leur diversité est un atout


Dans une déclaration le Groupe ainsi composé s’engage à répondre à « l’immense attente de changement exprimée par nos concitoyens lors des scrutins présidentiel et législatif et de faire vivre le débat parlementaire.

Pour eux, « la crise économique porte l’exigence d’une action résolue au plan national, européen et en outre-mer, en vue de promouvoir la justice et la cohésion sociale, l’emploi et les droits des salariés, le développement de nos territoires et la pérennité des services publics, une réorientation des politiques européennes dans l’intérêt des peuples ».

 

EDITORIAL

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On continue ! Il n’y a pas plus belle formule pour résumer la décision prise par toutes les forces qui constituent le Front de gauche. Décision qui trouve un large écho en Vendée comme en a témoigné la discussion que nous avons eue lors de la réunion de la coordination départementale. On continue avec cette volonté de faire vivre encore plus et mieux cette dynamique unitaire et citoyenne. Bien évidemment, il faudra tenir compte de tout ce que les deux campagnes simultanées et différentes nous ont appris.

Le Front de gauche doit parler à plusieurs visages et à plusieurs voix. Il n’a pas vocation à devenir une nouvelle organisation politique en tant que telle. Il doit pouvoir être rejoint par des gens qui n'ont pas envie d'adhérer à un parti, des syndicalistes ou des associatifs par exemple. C’est une nouvelle façon de faire de la politique que nous avons initiée. Cette dernière n’est pas réservée à celles ou ceux qui « sauraient » - élus ou responsables de parti - mais peut concerner le plus grand nombre. L’expérience nous montre en Vendée que les « non adhérents » à telle ou telle formation politique ont su faire entendre leurs voix.Page_3_b.JPG

Maintenant nous sommes, en plein face, à une nouvelle situation. Il faut l’aborder avec responsabilité, détermination et envie de porter les exigences de réussite. Ceci suppose de prendre cette situation avec discernement. Ce qui nous anime c’est de tout faire pour que l’immense espoir qui s’est levé dans le pays ne soit pas déçu. Il y a besoin et urgence de changement.

Le Front de gauche a réussi deux formidables paris : éliminer Sarkozy et dénoncer avec lucidité et responsabilité l’imposture Le Pen. Hollande a été élu. Marine le Pen a été battue, y compris là où elle voulait durablement exister, dans le Nord-Pas de Calais. Ce n’est pas rien de rappeler tout ceci. Oublier ceci, ne pas « l’enfoncer » dans les « esprits » ne serait pas responsable. Reste que maintenant le changement, tant attendu, n’est pas à la hauteur. D’aucuns, ici même en Vendée, nous reprocheraient de ne pas avoir été assez vigilants. A ce jour nous ne regrettons aucune de nos décisions politiques prises au grand jour. Nous en sommes même fiers. Aucune autre « force politique » n’aura fait ce que nous avons fait : des mobilisations citoyennes ; des campagnes d’explications ; de la pédagogie populaire ; des rendez-vous hautement symboliques…Nous avons « mouillé » la chemise et il n’y a aucun regret.

Nous abordons désormais une nouvelle étape. Les annonces du Premier Ministre et celles de nombreux ministres ne nous satisfont pas. Le groupe des députés Front de gauche et des « ultra-marins » s’est abstenu sur le discours de politique générale du gouvernement. On ne peut pas en l’état voter la confiance à un pouvoir qui, à peine six semaines après son installation, renonce aux principales de ses promesses électorales. Le rapport de la Cour des comptes ne révèle rien d’autres que ce que nous ne savions déjà. Son Président, un socialiste, bien en vogue dans son parti, présente un rapport dont le seul objectif est de donner des arguments au pouvoir en place et de rassurer les marchés financiers.

S’agissant de la soi-disante réussite du dernier sommet européen, il ne faut pas prendre « des vessies pour des lanternes ». Seules les banques y retrouvent leur compte. Le projet de pacte budgétaire sort intact de ce qui devait être une « renégociation » et le volet croissance de François Hollande n'a aucune valeur juridique. Qu'elles soient directes ou indirectes, financées par le MES ou non, toutes les « aides financières » annoncées à grand renfort de démagogie, seront une nouvelle fois payées par les citoyens européens, via les coupes budgétaires et les attaques aux droits des travailleurs. Il en est de même concernant les dispositions adoptées en faveur de l’Espagne et de l’Italie. Elles sont d’abord faites pour « socialiser » la dette, c’est à dire la faire payer aux peuples. S’ajoutent à tout cela la perte de souveraineté des pays et le recul très net de la démocratie, à commencer celle parlementaire.

Dès lundi soir, 2 juillet, nous avons remis un courrier urgent aux deux députés socialistes de Vendée. Ils ont pris des engagements devant les Vendéennes et Vendéens. Ces engagements doivent être respectés.

Bernard Violain

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