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L'actualité du groupe GUE/GNL au Parlement européen.

Un coup de pouce pour les perspectives d'avenir du secteur de la pêche

 

Suite au vote en faveur de son rapport sur la mise en œuvre de la politique commune de la pêche, le député portugais du GUE/NGL João Ferreira a déclaré que le rapport alignerait davantage la législation de la PCP sur les tendances récentes du secteur et stimulerait ses perspectives d'avenir."

 

"Avec le vote d'aujourd'hui nous avons agi afin de sauvegarder les activités de pêche côtière, afin d'améliorer et de développer une technologie piscicole, et afin de financer les données socio-économiques et environnementale pour accroître la durabilité du secteur", a déclaré Ferreira. 

 

Alors que les propositions de la GUE/NGL de permettre une hausse des taux de cofinancement (de 50 % à 60 %) dans la collecte, la gestion et l'utilisation des données scientifiques sur les ressources piscicoles ne sont pas passées, Ferreira a précisé que le rapport était tout de même un pas en avant et que le groupe GUE/NGL restera engagé à travailler pour un secteur de la pêche durable.   

 

"La gestion de la pêche doit être fondée sur des connaissances scientifiques précises et mises à jour sur l'état des stocks. C'est une condition sine-qua-non pour une pêche durable et c'est pourquoi nous avons souhaité la possibilité d'augmenter les taux de cofinancement de l'UE dans ce domaine. Même si ces amendements ont été rejetés, aujourd'hui est une bonne journée pour les travailleurs et le secteur de la pêche".



La Gauche défie la tentative du Sommet européen d'instaurer une stratégie du choc

 

Au cours du débat de ce matin sur les conclusions du sommet avec le président de la Commission Barroso, le président de la GUE/NGL Lothar Bisky a dit il y avait un besoin urgent de freiner l'obsession néolibérale du profit et de la concurrence avec une réglementation efficace des marchés financiers.

 

"Nous avons besoin d'une gouvernance économique légitime, démocratiquement contrôlée avec des mesures strictes pour gérer les taxes, les salaires et le dumping environnemental avec des normes minimales communes correspondantes", a déclaré le député européen allemand, critiquant la quête obsessionnelle et destructrice du néolibéralisme pour la "flexicurité" et l'augmentation de l'âge de la retraite. 

 

La députée irlandaise Bairbre de Brún a déclaré que "les mesures convenues lors du sommet cadenasseront tous les États membres dans une logique économique qui va à l'encontre des intérêts du peuple - une logique qui nécessite des coupes sombres et prive les États membres de la capacité à promouvoir la croissance." De Brún s'interroge: "quelle réflexion pousse le Conseil et la Commission à croire que les politiques imposées sur l'Irlande n'augmenteront pas la dette ? Ou que la dette ne sera pas le résultat de ces politiques dans l'ensemble de l'Union européenne?"

 

Le nouveau député pour Dublin, Paul Murphy a contesté le paquet de gouvernance économique, car cela signifie que "les travailleurs paieront pour la crise puisqu'ils sont forcés de soutenir les banques européennes et les spéculateurs en payant pour leurs pertes." Murphy a exigé un référendum sur la "stratégie européenne du choc" des changements proposés au Traité qui, selon lui, devraient ancrer l'austérité de l'UE". 

 

Ilda Figueiredo du Portugal a déclaré que les conclusions du sommet n'offraient rien aux 100 millions de personnes en situation de pauvreté dans l'Union européenne. "Des millions de personnes vivent dans la pauvreté, travaillant pour de faibles salaires et dans de mauvaises conditions de travail tandis que les bénéfices des institutions économiques et financières montent en flèche outrageusement", dit-elle. "Une fois de plus, la seule préoccupation du Conseil était de protéger les intérêts des organisations économiques et financières, avec une plus grande centralisation du pouvoir politique pour faciliter une plus grande concentration et l'accumulation du pouvoir économique. »


Immigration : Priorité à l' "Europe forteresse" au mépris des valeurs de l'UE et de la solidarité

 

De Marie-Christine Vergiat

Strasbourg, 6/4/11

 

Le Groupe GUE/NGL a voté contre le rapport de M. Provera (Député italien, groupe EFD, Ligue du nord) sur les flux migratoires. Malgré quelques éléments positifs proposés par les commissions du développement (DEVE) et des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE) ce rapport n'est pas acceptable car il campe sur une logique d' "Europe forteresse"

- qui voit avant tout dans l'immigration un danger,

- qui refuse de voir que les migrations qu'elles soient  dues aux zones de conflits, aux répressions politiques ou au changement climatique sont d'abord Sud/Sud,

- qui refuse de tirer les leçons des révolutions arabes, et

- qui demande, toujours, de conditionner les accords de partenariat à des accords de réadmission comme ose le faire d'abord la France.

 

La menace d'un afflux massif vers l'Union européenne est sans cesse brandie. Or l'Union européenne, sans pour autant accueillir toute la misère du monde, comme le laissent entendre certaines voix, a les moyens de contribuer à accueillir dans des conditions humaines et dignes un certain nombre de ces migrants, à la hauteur de sa richesse, sur la base de ses principes et de ses valeurs mais aussi dans son propre intérêt notamment démographique.

 

Elle ne fait preuve d'aucune solidarité, contrairement à ce que déclare la Commission européenne et comme le dénonce, là, à juste titre les autorités grecques, maltaises et italiennes. Les 27 Etats membres ne pourraient pas accueillir quelques milliers de personnes alors que la Tunisie en a accueilli plus de 100.000 en quelques jours ?

 

Cette attitude est irresponsable et risque d'enfoncer un peu plus dans la misère un certain nombre de pays du Sud, d'aggraver les tensions et le ressentiment à l'égard de l'Union européenne.

L' Union européenne doit en finir avec cette position de repli sur elle-même et d'agitation de peurs et de risques imaginaires qui ne peut qu'accentuer les discours xénophobes de certains dirigeants européens, au premier rang desquels figurent Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi.


Un pas vers un régime d'asile européen commun ?  

 

Prenant la parole après un vote visant à renforcer les propositions de la Commission sur les règles de droit d'asile au Parlement européen aujourd'hui, le député du GUE/NGL Kyriacos Triantaphyllides a dit qu'il était heureux du résultat du vote et exprimé l'espoir que "le Conseil comprenne enfin que l'UE a besoin d'un régime d'asile commun basé sur les principes d'équité et d'efficacité".  

 

Alors que le député Triantaphyllides a déclaré que le vote arrive à un moment très important puisque la Commission prépare une nouvelle proposition dans l'espoir que le Conseil saura surmonter les difficultés qui ont complètement bloqué les négociations et empêchent la création d'un régime d'asile européen commun d'ici 2012, il s'est dit déçu qu'une majorité de députés aient accepté l'introduction de plusieurs motifs de procédures accélérées ainsi que des dispositions plus faibles concernant les mineurs non accompagnés: "cela affaiblit la sécurité juridique des demandeurs d'asile dont les dossiers subissent un examen approfondi, spécialement les demandeurs d'asile les plus vulnérables".

 

Le député néerlandais Dennis de Jong se félicite de ce que « le texte adopté introduise des dispositions garantissant que les demandeurs d'asile vulnérables, y compris ceux persécutés en raison de leur orientation sexuelle ou leur genre, reçoivent protection et traitement appropriés".

 

Se référant à la nouvelle catastrophique du jour selon laquelle 150 migrants ont disparu en Méditerranée après que leur embarcation ait chaviré près de l'île italienne de Lampedusa, Rui Tavares, rapporteur du Parlement pour la réinstallation des réfugiés a réitéré son appel pour un mécanisme d'urgence pour faire face à ce genre de situation. "Le Parlement européen a voté pour un tel mécanisme il y a plus d'un an. Malheureusement, le Conseil a refusé d'agir pour finaliser sa partie dans la procédure de codécision. Le Parlement a fait la moitié du travail; le Conseil doit à présent se prononcer rapidement afin d'éviter de nouvelles tragédies.


L'UE doit être du côté des gens face aux dictateurs, et mettre fin maintenant à la fourberie et au commerce des armes

 

Dénonçant les ventes d'armes européennes à des régimes répressifs au Moyen-Orient, Marisa Matias (Portugal, GUE/NGL) a demandé à l'Union européenne d'agir immédiatement pour mettre fin à ce commerce et rendre hommage aux manifestants en Syrie, au Bahreïn et au Yémen aujourd'hui au Parlement européen. 

 

"Les peuples du Yémen, Bahreïn et Syrie partagent une aspiration commune pour la liberté et la démocratie mais ils ont en commun également une répression sanglante des manifestations pacifiques."

 

Demandant la fin du commerce des armes européennes avec de tels régimes, Matias a demandé de se positionner fermement du côté du peuple, et non des dictateurs."

 

"C'est une chose de traiter avec les citoyens qui ont des aspirations démocratiques, et c'est autre chose de faire des affaires- assez de ces deux poids deux mesures! En Libye, les bombardements sont allés au delà du mandat des Nations Unies, alors qu'au Bahreïn nous ne nous sommes même pas prononcés quand l'armée saoudienne est entrée dans le pays pour sauver une kleptocracie. Les jeunes sont face à l'armée et la police, et tout ce que nous faisons c'est nous échanger des notes diplomatiques."

 

"Il est tout aussi faux de penser qu'il y a des solutions militaires aux problèmes politiques de même qu'il est faux de penser que les peuples arabes n'ont pas encore remarqué notre fourberie", a prévenu la députée.

 

Union européenne : le PS et les Verts pactisent avec la droite !

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La député socialiste française Pervenche Berès vient de présenter au Parlement Européen un Rapport sur la crise, dans lequel elle soutient les plans d'austérité, demande des mesures encore plus sévères que celles Sarkozy pour réduire les déficits publics et envisage non seulement le report de l'age de départ en retraite, mais également la fin de la retraite par répartition.
Ce rapport qui constitue une aubaine pour les marchés financiers et le MEDEF a été adopté par la droite, par les socialistes et par les Verts (Europe Ecologie). Jacky Hénin, député européen (PCF) s'émeut de ce double langage et dénonce l'hypocrisie du PS' qui critique (mollement) Sarkozy à Paris et l'encourage à Strasbourg!.

Intervention de Jacky Hénin, Député Européen (PCF) :

« Le rapport de Pervenche Berès(1) (Député PS européen) sur les recommandations concernant les mesures et initiatives à prendre dans le cadre de la crise financière économique et sociale a été voté ce matin au Parlement Européen.
Depuis des mois, les mobilisations syndicales et populaires se succèdent en France et en Europe, pour s’opposer à la casse des droits et acquis sociaux, à la privatisation des retraites et de la sécurité sociale, au gel des salaires et des retraites, pour refuser de faire payer aux peuples une crise dont ils ne sont pas responsables.
Si ce rapport s’émeut de la crise et tente de "moraliser le marché"(2), il soutient les plans d’austérités dans les différents pays Européens. L’ensemble du rapport constitue en effet un éloge au pacte de stabilité et demande des mesures plus contraignantes encore, assorties de sanctions aux états membres et l’obligation de réduire les déficits(3).

C’est pourtant tout le contraire qu’il faudrait faire. En effet, depuis de nombreuses années au nom de la recherche du profit, on a compressé les salaires, diminué les impôts et cotisations des entreprises et des banques pour accroître la part des richesses revenant aux prélèvements financiers (intérêts et dividendes).
Se faisant on fait grossir les déficits publics, on a recouru à l’emprunt sur les marchés financiers, on a favorisé l’essor des placements financiers et de la spéculation.
Pendant ce temps le crédit à été rationné pour l’emploi et les productions nationales tandis qu’il a été facilité pour les OPA et les exportations de capitaux, la politique monétaire de la BCE n’ayant servit qu’à défendre le taux de profit. C’est cette logique qui est responsable de la crise systémique que nous vivons.
Hier encore, ce sont 3,5 millions de personnes qui manifestaient en France contre la réforme des retraites imposée par le gouvernement Sarkozy. Pourtant le rapport " considère que le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés, ... considère que l’allongement de la durée de vie soulève des questions transversales en termes d’organisation de la société qui n’ont pas été anticipées"4.
Ce n’est ni plus ni moins que la fin de la retraite par répartition et le soutien à la politique de Sarkozy que nous proposent les socialistes et les verts en votant ce rapport !
On ne peut pas s’élever contre ces mesures en France et les préconiser au niveau Européen. Nous demandons que cesse cette hypocrisie et qu’une clarification soit faite quant aux positions des uns et des autres.
Pour notre part, nous soutenons plus que jamais les salariés européens et nous continuerons à dénoncer et lutter contre les plans d’austérités, les politiques néolibérales de l’Union Européenne et pour une profonde réorientation de la BCE. La crise sociale ne sera dépassée que par une utilisation de cet argent qui coule à flot en Europe, au profit des populations. »

1. Rapport A7-0267/2010 de Pervenche Berès, Commission spéciale sur la crise financière, économique et sociale
2. Article 6
3. Articles 68, 92 101 103 etc....
4. Article 77 du rapport

 

Assez de stigmatisation et de violence d’Etat ! Respect, Justice et Droits pour les populations Rroms.

Maires, conseillers municipaux, généraux, régionaux, parlementaires, nous sommes confrontés au quotidien aux difficultés des familles installées dans des campements de fortune, dans des conditions d’insalubrité qui mettent leur santé, parfois leur vie en péril.

Mais nous avons tous été extrêmement choqués par la réunion sur « les problèmes posés par les gens du voyage et les roms convoquée par le Président de la République le 28 juillet et suivie, deux jours plus tard, par son discours ultra-sécuritaire de Grenoble.

Ces initiatives odieuses, décidées pour détourner l'attention des Français des « scandales » gouvernementaux et du projet antisocial de réforme des retraites, ont été suivies par un durcissement de la répression envers les Roms, avec, dans des conditions inacceptables, le démantèlement des campements et des expulsions massives, dont les conséquences désastreuses pour les populations sont principalement gérées par les collectivités locales.

Nous ne pouvons accepter que des êtres humains subissent une telle violence.

Nous ne pouvons y voir qu’un signe supplémentaire de la volonté du gouvernement de ne traiter la situation des Roms que sous un angle sécuritaire et répressif, en refusant de réfléchir à toute forme de prise en charge sociale et humanitaire ainsi qu'à tout règlement diplomatique.

Cette posture politique porte atteinte aux principes fondateurs de notre République, « Liberté, égalité, Fraternité ». C’est aussi ce que vient de confirmer un vote au Parlement européen.

Le gouvernement a rejeté les demandes de dialogue avec les élus locaux, alors que, concernés en premier lieu dans nos communes et sur nos territoires par l’installation des campements Roms, nous menons des expériences novatrices auprès de ces populations en vue de leur intégration et de leur insertion professionnelle. Nous savons qu’avec une véritable solidarité régionale, nationale et européenne, il est tout à fait possible d’accueillir dignement ces femmes, hommes et enfants. Nous l'avons souvent démontré.

Au contraire expulser ces hommes, femmes et enfants vers un pays où ils n'ont souvent plus de liens ne conduit qu’à les jeter dans les mains de systèmes mafieux qui organisent les filières migratoires et prospèrent sur le dos des plus pauvres.

Nous protestons donc contre la stigmatisation des ces populations et ne tolérons pas que les politiques que nous menons soit qualifiées de « laxistes ».

Citoyens de l’Union européenne depuis 2007, les Bulgares et les Roumains sont aujourd’hui soumis à des mesures transitoires jusqu'au 1er janvier 2013 qui leur interdisent de fait l'accès au travail. Sans possibilité de ressources ils se trouvent en situation irrégulière au bout de trois mois.

Une des solutions consisterait à en finir dès maintenant avec ce « régime spécial » totalement discriminatoire.

Nous soutenons donc en ce sens les recommandations que la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations (la Halde - délibération n°2009-372) a adressées au Gouvernement le 26 octobre 2009 qui, à ce jour, sont restées sans effet.

La France doit également en appeler à l’Union Européenne pour que des politiques efficaces de lutte contre les discriminations soient mises en œuvre dans les pays d’origine des populations Roms.

Nous demandons donc au gouvernement de cesser l’arbitraire des expulsions du territoire des familles Roms et de rechercher au niveau de chaque région, et sans exclusive de territoire et de ville, des solutions d’hébergement dignes avant l'entrée dans l'hiver.

Pour ce faire nous demandons la tenue de tables rondes au niveau de chaque région et la création d’une mission régionale de traitement socio-économique des campements Roms qui soit pilotée par l’État et à laquelle seraient associées les collectivités locales concernées et les associations qui agissent aux côtés des Rroms.

La France n’a rien à gagner en trahissant elle-même aux yeux du monde ce qu’elle devrait être : le pays des Droits de l’homme et des Lumières.

C’est bien le droit commun qui doit s’appliquer à chaque citoyen.

Pour s’associer à cet appel : anecr@elunet.org

 

Discours de Patrick Le Hyaric au rassemblement de protestation contre l'attaque de la flottille "Free Gaza" et sa question écrite à la commission européenne.

Reconsidération des relations UE-Israel après l'attaque de la flottille internationale de paix

L'attaque meurtrière des forces armées israéliennes contre la flottille internationale de paix dans les eaux internationales a encore une fois démontré le jusqu'au-boutisme des autorités israéliennes, le peu de cas qu'elles font du droit international, et des vies humaines.

Au delà de l'indignation justifiée qu'a fait connaitre l'Union européenne par la voix du Président du Conseil, de la Haut-Représentante de l'Union pour les Affaires étrangères et du Président du Parlement, quelles actions concrètes le Conseil compte-t-il entreprendre afin de mettre un terme à de tels agissements et au blocus de la bande de Gaza?

L'article 33 de la 4ème convention de Genève interdit toute punition collective, l'article 2 de l'accord d'association Union européenne-Israël et la résolution du Parlement européen du 10 avril 2002 sur le Moyen-Orient appellent au respect plein et entier des droits de l'Homme par Israël aux fins du bon fonctionnement de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël.

L'insupportable blocus de Gaza par les autorités israéliennes ainsi que l'attaque de la flottille internationale constituent des violations graves des ces textes internationaux.

Quand le Conseil utilisera-t-il tous les outils à son service y compris la suspension de l'accord d'association entre Israël et l'Union européenne pour contraindre le gouvernement israélien à respecter le droit international?
 

Intervention de Patrick Le Hyaric, lors de la conférence de presse du groupe GUE/GNL, sur la crise européenne et la stratégie de Lisbonne

 

L'Union Européenne, la Tunisie et les droits de l'Homme...

Le problème avec l'Union européenne, c'est qu'une fois les élections passées, si on ne va pas fouiller soi-même, on n'est plus au courant de rien. Quelques infos distillées dans des rubriques spécialisées, quelques articles dans Le Monde, europe_satelite.jpgpeu de choses dans la blogosphère (un peu trop franco-française à mon goût !). A chacun, donc, de faire son marché !

Marie-Christine Vergiat, Eurodéputée appartenant au groupe MEP GUE/NGL - Front de Gauche, est membre de la sous-commission Droits de l'Homme (formidable l'appellation "sous-commission", pour les droits de l'Homme, vous ne trouvez pas !?), et membre de la délégation UE - Maghreb du Parlement européen.

A ce titre, elle a publié un communiqué de presse à propos d'un protocole d'accord signé avec la Tunisie pour un montant de 240 millions d'euros, niant ainsi l'aspect anti-démocratique de ce régime. C'est ce qui s'appelle donner le bon dieu (le prophète !), sans confession...

Un soutien inacceptable de l'Union à la Tunisie : Les intérêts économiques au mépris des droits de l'Homme.

Après une rencontre entre le Parlement européen et le Parlement tunisien, M. Stefan Füle, Commissaire européen à l'Élargissement et à la Politique européenne de voisinage s'est rendu en Tunisie, pour signer le 30 mars dernier avec le gouvernement tunisien un protocole d'accord pour l'octroi d'une aide de 240 millions au titre de la coopération : ce protocole d'accord est conclu au titre du nouveau Programme indicatif national (pour la période 2011-2013). Le montant est destiné au financement de la coopération technique et financière.

Or, nous savons ce qu'il en est de la situation en Tunisie. Depuis la réélection du Président Ben Ali en octobre 2009, la situation des droits de l'Homme ne cesse de s'y dégrader. Les arrestations et harcèlements de tous types touchent tant les défenseurs des droits de l'Homme que les avocats, les journalistes, les syndicalistes et même de plus en plus les étudiants. Les campagnes de calomnie qui touchent particulièrement les femmes y sont d'autant plus inadmissibles que la Tunisie se fait le chante de la promotion de leurs droits et se veut exemplaire pour toute l'Afrique et particulièrement pour le Maghreb.
A quelques semaines des élections municipales, prévues pour le 9 mai, l'accès aux sièges et locaux de plusieurs ONG et partis politiques légaux est largement entravé et les mesures répressives se multiplient à l'encontre des acteurs de la société civile tunisienne.
Alors que l'accord avec la Tunisie comporte un volet sur la démocratie et les droits de l'Homme, la signature de cet accord tout comme la poursuite des négociations secret_d_fense.jpgsur le statut avancé de la Tunisie dans le cadre de son partenariat avec l'Union, comme si de rien n'était, est donc un camouflet pour les droits de l'Homme mais il est encore plus révélateur de l'intérêt qu'y portent la plupart de responsables de l'Union quand ses intérêts économiques sont en jeu.
La signature de cet accord est donc plus qu'un très mauvais signe, elle a valeur de mauvais exemple sur la façon dont l'Union européenne entend intervenir en ce domaine et ne peut que nourrir les attaques de ceux qui prétendent que les droits de l'Homme ne sont qu'in outil au service de "l'Occident" pour essayer de conserver sa suprématie à travers le monde.

Les droits de l'Homme sont universels, ils ne peuvent pas sans cesse être bafoués au nom de priorités économiques. Ils doivent être les mêmes partout et pour tous et toutes et l'Union européenne qui se veut exemplaire doit faire appliquer les clauses des accords qu'elle signe en ce domaine avec la même rigueur que les clauses économiques.

NB : les liens et photos insérés dans le texte n'engagent que l'auteur de ce blog.

 

Copenhague 2009 : position des élus "Front de Gauche pour changer l'Europe" et "Alliance des Outre mer"

Logo Front de Gauche Europe Déclaration de la délégation du Front de Gauche et de l'Alliance des Outre-mers au Parlement européen.

Le Sommet de Copenhague est une occasion historique de changer le sort de la planète. Il est nécessaire que les dirigeants politiques qui y seront représentés parviennent à une décision plus contraignante qu’à Kyoto, qui constitue une avancée par rapport aux objectifs fixés à Kyoto.

La délégation du Front de Gauche et de l’Alliance des Outre-mers demande : - la création d’un fonds d’adaptation aux changements climatiques conséquent, à la hauteur des enjeux ; financé d’une part par les pays qui émettent le plus de CO2 et par les pays les plus riches, et d’autre part par une taxe carbone mondiale ainsi qu’une taxe sur les transactions financières. Ce fonds devra venir en plus et non en soustraction des aides publiques au développement. - la création d’une organisation internationale, telle l’OMC, qui se voit attribuer pour charge la régulation des questions du changement climatique et de l’environnement, et la gestion des fonds d’adaptation aux changements climatiques.

- la pleine prise en considération de la position des Etats insulaires ; de très nombreuses îles étant directement menacées de disparition par les effets des changements climatiques. - une priorité de la prise en compte du problème de la déforestation - l’abandon du système d’échange de droits d’émission de carbone qui constitue un vrai droit à polluer. - la création d’une norme mondiale valorisant la production d’énergie propre et non émettrice de carbone. - l’instauration de contraintes sur les industries pour les obliger à rechercher des solutions moins polluantes. - la nécessité de créer des obligations pour que les transports (avions, bateaux, voitures) deviennent moins polluants. - l’instauration d’obligations favorisant le tri et le recyclage des déchets (industriels, agricoles et ménagers).

La régulation mondiale des atteintes à l’environnement est une nécessité pressante, comme celles des marchés financiers et de l’internet.

Nous avons l’opportunité d’ouvrir cette marche de l’histoire par l’environnement : les conclusions et décisions qui ressortiront de ce Sommet doivent être à l’image de nos plus hautes aspirations humaines. L’Union européenne, et notamment le Parlement européen doivent y peser de tout leur poids, à défaut de quoi ses représentants apparaîtront comme des responsables n’ayant aucune prise sur la réalité des choses.

 

Barroso reconduit pour 5 ans de libéralisme européen.

__José Manuel Barroso a été reconduit aujourd'hui pour cinq ans à la présidence de la Commission européenne après avoir obtenu une majorité absolue lors du vote d'investiture au Parlement européen. Sans surprise, les eurodéputés se sont prononcés pour un nouveau mandatdrapeau_europ_en.jpg de l'ancien Premier ministre portugais à la tête de l'exécutif communautaire par 382 voix sur un total de 718 bulletins exprimés, alors que 219 d'entre eux ont voté contre et 117 se sont abstenus. Hier, Jean-Luc Mélenchon est intervenu (lire ci-dessous), à propos de cette nomination, en termes on ne peut plus clairs.__

Intervention de Jean-Luc Mélenchon.

"Les institutions ne permettent pas à la gauche de présenter un candidat. Nous dénonçons cette situation de candidature unique et les accords politiques entre gouvernements de droite et les sociaux démocrates qui la rendent possible. En effet cette situation nie l'existence d'une large opinion européenne totalement opposée au modèle de construction libérale de l'Europe que vous incarnez.

Ce modèle est celui qui précipite l'idéal européen dans un abîme d'abstentions hostiles aux élections européennes notamment dans les nouveaux Etats membres. Ce fait ne vous tire pas un mot de commentaires.

Ce modèle est celui qui a transformé le rêve d'une Europe protectrice en OFRTP-UNION-PARLEMENT-BARROSO-URGENT-20090916une machine a détruire nos droits sociaux, nos industries nationales et qui dresse les peuples les uns contre les autres pour gagner leur pain. De plus en plus nombreux sont ceux qui disent : «d'Europe il ne vient jamais rien de bon !»

Monsieur Barroso, vous n'avez pas vu venir le désastre financier et la catastrophe écologique en dépit des nombreux avertissements qui vous ont été adressés. Au contraire, vous l'avez facilité avec cette dictature de la concurrence libre et non faussée qui étrangle nos sociétés, détruit l'esprit civique et nos services publics.

Et maintenant vous changez les mots pour ne pas changer les choses. Mais votre programme se résume en une phrase : «dorénavant ce sera comme auparavant». C'est pourtant d'un grand changement dont nous avons besoin pour tourner la page du passé de ce système archaïque du capitalisme financier et du productivisme ! Les crises vont s'aggraver, nous le savons tous.

Le changement pourrait donc commencer par le refus de vous investir. C'est pourquoi notre délégation vous refuse ses suffrages."

 

Francis Wurtz : son bilan comme président du groupe Gauche Unie Européenne (GUE/GNL) au Parlement européen.

Président de la « Gauche unitaire européenne » au Parlement européen, Francis Wurtz revient sur « la marque de fabrique », les propositions et la singularité de ce groupe.

Communistes : « Gauche unitaire européenne » se caractérise sans doute d’abord par ses rapports avec le mouvement social ?

Francis Wurtz : La récente mise en échec du projet de directive visant à généraliser la possibilité pour tout Etat de l’Union européenne de recourir à la semaine de 65 heures a rappelé à qui l’avait oublié que le Parlement européen a des pouvoirs, pour peu qu’une majorité de parlementaires ait la volonté politique de s’en servir à bon escient. Dans le cas présent, notre groupe avait, dès le début du processus, proposé le rejet du texte. Il n’avait, alors, pas été suivi. La sensibilisation des opinions publiques à cet enjeu de société, ainsi que... la proximité des élections, ont fini par conduire au résultat souhaité. Même la droite n’a pas osé soutenir la position du Conseil (les gouvernements) ! Entretenir en permanence - et pas seulement la veille d’un scrutin - des liens de coopération avec le mouvement syndical et déployer des efforts systématiques d’information et de sensibilisation de nos concitoyens, c’est la « marque de fabrique » de notre groupe de la « Gauche unitaire européenne » et, en son sein, des élus communistes français.

C : En même temps, le groupe n’a cessé d’avancer des propositions alternatives ?

FW : Nous ne nous contentons pas de tenter de parer aux « mauvais coups ». Nous avons l’ambition de faire vivre une autre vision de l’Europe. Certaines de ces options alternatives sont en train d’acquérir - avec la terrible « leçon de choses » de la crise du capitalisme (et du modèle libéral européen) - une crédibilité sans précédent depuis la création de la Communauté européenne. Je pense, par exemple, au « crédit sélectif », c’est-à-dire offert à des conditions favorables aux investissements créateurs d’emplois et très dissuasives lorsqu’il s’agit d’opérations spéculatives. C’est le moment de pousser ce type d’exigences en rupture avec les règles libérales en vigueur.

C : Les autres points forts de « Gauche unitaire européenne » ?

FW : Je crois pouvoir dire que nous avons également gagné une reconnaissance très large dans bien d’autres domaines : le féminisme (notamment avec le réseau européen IFE ainsi que « Que choisir » de Gisèle Halimi) ; l’environnement (sur le climat, l’eau, la protection contre les produits chimiques dangereux...) ; la défense de l’agriculture paysanne et de la souveraineté alimentaire ; la solidarité avec les migrants (par exemple, dans le cadre de la formidable mobilisation contre la "Directive de la honte"). Nous sommes incontestablement le groupe de référence sur la défense des droits fondamentaux du peuple palestinien ; la solidarité avec l’Afrique et les nouvelles démocraties d’Amérique latine, ou encore l’opposition à la guerre et à la militarisation de l’Union européenne.

C : « Gauche unitaire européenne » a aussi incarné l’opposition au libéralisme ?

FW : L’opposition de gauche aux traités libéraux européens est franchement l’apanage exclusif de notre groupe ! Hier, cela nous valait parfois le quolibet de « mouton noir ». Aujourd’hui, on nous invite à de passionnants « face à face » avec des experts financiers de renom beaucoup moins « sûrs d’eux et dominateurs » que naguère... Puissent les gens qui aspirent à « changer d’Europe » mesurer combien c’est le moment de renforcer le courant que nous représentons !

Propos recueillis par Gérard Streiff

 

Un point sur les débats actuels au Parlement européen (temps de travail des conducteurs européens, telecoms et égalité homme-femmedans les professions indépendantes)

GUE/GNL

Les mêmes règles pour le temps de travail pour tous les conducteurs.

Le Parlement européen a rejeté aujourd'hui la proposition de la Commission européenne d'exclure les routiers indépendants de la directive temps de travail dans le cadre du transport routier. Le résultat du vote, soutenu par la Fédération européenne des travailleurs dans le transport (ETF) a été une surprise.

Bien qu'à la commission des affaires sociales une majorité a voté contre la proposition de la commission, en plénière une majorité de députés du PPE et d'ALDE a annoncé voter en faveur de l'exclusion des routiers indépendants. Cela a été rejeté par 25 votes (332 pour et 307 contre).

Le député du GUE/NGL Dimitrios Papadimoulis a déclaré: "C'est un signal politique important à la Commission européenne en faveur d'heures de conduite et de travail décentes. Il ne devrait pas y avoir de concurrence sur les heures de travail entre conducteurs employés et indépendants. C'est également une victoire pour la sécurité routière".

La nouvelle législation sur les télécoms doit respecter les droits des citoyens et les libertés civiques.

Un accord de compromis entre la Commission européenne, le Conseil et le Parlement sur une nouvelle législation de grande envergure relative aux télécommunications dans l'Union européenne, y compris la réglementation sur les droits des utilisateurs et la protection des données, et qui comprend aussi une série d'amendements déposés par le groupe GUE/NGL intitulés "amendements pour les droits des citoyens" était débattu au Parlement européen ce matin.

Durant le débat sur trois rapports télécoms, les députés GUE/NGL ont fortement argumenté pour la protection des données personnelles et des droits fondamentaux des citoyens sur Internet. La députée suédoise du GUE/NGL Eva-Britt Svensson a dit que les personnes doivent avoir la garantie que leurs données à caractère personnel seraient protégées et non pas utilisées par des sociétés privées. "Internet est devenue une manière nouvelle et créative de communiquer qui devrait être indépendante des intérêts commerciaux.

Mais la députée a mis en garde que ce nouveau type de communication semble menacer les structures traditionnelles de pouvoir qui veulent tout contrôler sous le prétexte de contrer le terrorisme. "Cela ne peut être permis, et c'est pourquoi mon groupe a déposé une série d'amendements sur les droits des citoyens, afin de protéger les droits des citoyens et de s'assurer que les utilisateurs finaux ont accès sans restrictions injustifiées.

"Nous ne voulons pas être réduits à des consommateurs ou des clients quand nous communiquons sur Internet ; nous voulons être traités comme citoyens avec nos droits civils complets."

Sa collègue irlandaise Mary-Lou McDonald a dit que "le Parlement européen devrait envoyer un message fort au nom des citoyens qui sont favorables à un Internet libre où la vie privée des utilisateurs et leurs droits sont respectés entièrement." Elle a souligné que ces amendements, s'ils sont adoptés, apporteront un certain type d'équilibre entre les droits et les libertés des utilisateurs finaux et les droits et les libertés d'autres, y compris le droit à la protection de propriété intellectuelle et le droit à la vie privée.

"J'espère que le Parlement se tiendra du côté des nos citoyens cette semaine en soutenant la série d'amendements pour les citoyens et qu'il se déclarera de ce fait en faveur de la liberté des utilisateurs d'internet et des libertés fondamentales en Europe," a conclu Mme McDonald.

Un traitement égal pour tous les travailleurs indépendants, hommes et femmes

Peu de progrès a été accompli ces dernières années pour aboutir à un traitement égal pour les travailleurs indépendants dans l'Union européenne, dont un tiers sont des femmes, ou pour environ 3,75 millions de personnes qui travaillent avec leur conjoint indépendant.

Au cours d'un débat sur une proposition de la Commission pour une révision de la législation existante sur l'égalité de traitement au Parlement européen la nuit dernière, la députée tchèque du GUE/NGL V?ra Flasarová a souligné que dans la plupart des États membres de l'Union européenne, les personnes indépendantes, et notamment les conjoints aidants les travailleurs indépendants, n'ont aucun statut légal et leur travail n'est pas reconnu, "ceci malgré le fait que leur travail représente plus de 11 pourcent de toute activité indépendante dans l´Union européenne."

Elle a expliqué que les conjoints aidants étaient particulièrement vulnérables "lorsqu'ils sont confrontés à des situations difficiles, telles que la séparation, le divorce ou la mort d'un conjoint" car souvent ils n'avaient pas cotisé à la sécurité sociale du fait du caractère bénévole de leur activité.

"C'est la raison pour laquelle je préfèrerai une proposition qui rendrait l'assurance sociale obligatoire pour ceux qui exercent une activité indépendante. Mais j'insiste que l'assurance doit être accessible pour tous les travailleurs, hommes et femmes," a conclu Mme Flasarová.

 

Aucun accord pour démanteler la directive européenne sur le temps de travail - une première victoire pour les travailleurs.

GUE/GNL

La procédure de conciliation sur la révision de la directive temps de travail s'est terminée ce matin sans aucun accord entre le Parlement européen et le Conseil. La directive temps de travail existante continue d'être d'application, sans changement.

"De nombreux commentateurs vont déplorer ce fait comme un échec supplémentaire de pousser en l'avant l'Union européenne. Ils ont raison sur un point: il n'y a pas de progrès vers une Europe sociale. Mais l'amélioration des droits des travailleurs n'était pas à l'ordre du jour de la Commission et du Conseil. Au contraire : leurs propositions visaient à démonter sérieusement la directive temps de travail, qui prévoit déjà un niveau très faible de protection. Que ces attaques aient échoué jusqu'ici est une victoire pour les employés partout en Europe et pour les syndicats", a souligné la députée portugaise du GUE/NGL Ilda Figueiredo.

"Si le Conseil et la Commission avaient réussi, les systèmes flexibles annualisés de temps de travail pourraient avoir été décrétés par de simples dispositions administratives - les États membres n'auraient même pas dû demander aux parlements au niveau national", a expliqué le député grec du GUE/NGL Dimitris Papadimoulis. "Ce type "d'option de sortie" aurait sérieusement miné le pouvoir des syndicats de conclure des conventions collectives valables, particulièrement dans le secteur public. Puisque cette révision a échoué, nous nous référons aux sauvegardes de la directive temps de travail existante que les heures de travail annualisées sont seulement possibles à la condition stricte des conventions collectives."

"La Commission et le Conseil ont également échoué dans leurs tentatives pour éliminer les jugements de la Cour de justice européenne sur le temps de garde et le repos compensatoire. Les États membres devront les mettre en œuvre maintenant et veiller à ce que les droits accordés par ces décisions aux travailleurs des secteurs de la santé, de la lutte contre les incendies et des services d'urgence soient entièrement appliqués", a précisé Figueiredo. "Le commissaire Špidla doit agir maintenant et lancer des procédures d'infraction contre ces États membres qui ne se conforment pas aux décisions de la CJCE, comme il l'avait annoncé il y a des années au Conseil. Il n'y a aucune autre excuse pour une absence d'action de la Commission", a ajouté Papadimoulis.

"Nous sommes entièrement conscients du fait que l'opt-out à partir de la semaine de travail maximale de 48 heures est encore là. À la fois le Conseil et la Commission ont bloqué tout mouvement pour le terminer ou s'en débarrasser, même sur une période de transition de 10 ans. Cela démontre clairement qu'ils ne veulent pas une Europe sociale. Néanmoins, cette question peut être abordée au sein de chaque État membre. Les syndicats peuvent organiser des campagnes de sensibilisation invitant les travailleurs à ne pas signer différents accords d'opt-out. Les syndicats et les parlements nationaux peuvent également lancer des initiatives pour bloquer l'application de l'opt-out au niveau national", a remarqué Papadimoulis.

"Nous comptons que la Commission et le Conseil apparaîtront tôt ou tard avec de nouvelles tentatives pour démonter la directive temps de travail. Nous soutenons entièrement les journées d'action organisées par les syndicats européens du 14 au 17 mai 2009 "Combattons la crise - priorité aux personnes". Nous pensons que cela devrait être un point de départ pour construire des alliances plus larges qui encourageraient également une révision différente de la directive temps de travail : réduire le temps de travail hebdomadaire maximal à 40 heures en premier lieu, et aussi comme moyen pour combattre le chômage dans cette récession. La priorité doit être pour la réconciliation de la vie professionnelle et la vie hors du travail via la réduction collective du temps de travail sans perte de salaire", a conclu Papadimoulis.

 

Aucun accord pour démanteler la directive européenne sur le temps de travail - une première victoire pour les travailleurs.

GUE/GNL

La procédure de conciliation sur la révision de la directive temps de travail s'est terminée ce matin sans aucun accord entre le Parlement européen et le Conseil. La directive temps de travail existante continue d'être d'application, sans changement.

"De nombreux commentateurs vont déplorer ce fait comme un échec supplémentaire de pousser en l'avant l'Union européenne. Ils ont raison sur un point: il n'y a pas de progrès vers une Europe sociale. Mais l'amélioration des droits des travailleurs n'était pas à l'ordre du jour de la Commission et du Conseil. Au contraire : leurs propositions visaient à démonter sérieusement la directive temps de travail, qui prévoit déjà un niveau très faible de protection. Que ces attaques aient échoué jusqu'ici est une victoire pour les employés partout en Europe et pour les syndicats", a souligné la députée portugaise du GUE/NGL Ilda Figueiredo.

"Si le Conseil et la Commission avaient réussi, les systèmes flexibles annualisés de temps de travail pourraient avoir été décrétés par de simples dispositions administratives - les États membres n'auraient même pas dû demander aux parlements au niveau national", a expliqué le député grec du GUE/NGL Dimitris Papadimoulis. "Ce type "d'option de sortie" aurait sérieusement miné le pouvoir des syndicats de conclure des conventions collectives valables, particulièrement dans le secteur public. Puisque cette révision a échoué, nous nous référons aux sauvegardes de la directive temps de travail existante que les heures de travail annualisées sont seulement possibles à la condition stricte des conventions collectives."

"La Commission et le Conseil ont également échoué dans leurs tentatives pour éliminer les jugements de la Cour de justice européenne sur le temps de garde et le repos compensatoire. Les États membres devront les mettre en œuvre maintenant et veiller à ce que les droits accordés par ces décisions aux travailleurs des secteurs de la santé, de la lutte contre les incendies et des services d'urgence soient entièrement appliqués", a précisé Figueiredo. "Le commissaire Špidla doit agir maintenant et lancer des procédures d'infraction contre ces États membres qui ne se conforment pas aux décisions de la CJCE, comme il l'avait annoncé il y a des années au Conseil. Il n'y a aucune autre excuse pour une absence d'action de la Commission", a ajouté Papadimoulis.

"Nous sommes entièrement conscients du fait que l'opt-out à partir de la semaine de travail maximale de 48 heures est encore là. À la fois le Conseil et la Commission ont bloqué tout mouvement pour le terminer ou s'en débarrasser, même sur une période de transition de 10 ans. Cela démontre clairement qu'ils ne veulent pas une Europe sociale. Néanmoins, cette question peut être abordée au sein de chaque État membre. Les syndicats peuvent organiser des campagnes de sensibilisation invitant les travailleurs à ne pas signer différents accords d'opt-out. Les syndicats et les parlements nationaux peuvent également lancer des initiatives pour bloquer l'application de l'opt-out au niveau national", a remarqué Papadimoulis.

"Nous comptons que la Commission et le Conseil apparaîtront tôt ou tard avec de nouvelles tentatives pour démonter la directive temps de travail. Nous soutenons entièrement les journées d'action organisées par les syndicats européens du 14 au 17 mai 2009 "Combattons la crise - priorité aux personnes". Nous pensons que cela devrait être un point de départ pour construire des alliances plus larges qui encourageraient également une révision différente de la directive temps de travail : réduire le temps de travail hebdomadaire maximal à 40 heures en premier lieu, et aussi comme moyen pour combattre le chômage dans cette récession. La priorité doit être pour la réconciliation de la vie professionnelle et la vie hors du travail via la réduction collective du temps de travail sans perte de salaire", a conclu Papadimoulis.

 

Conciliation sur la révision de la directive temps de travail de l'UE : Un peu de sérieux, s'il vous plaît !

GUE/GNL

Le comité de conciliation sur la révision de la directive temps de travail se réunira probablement pour la dernière fois ce soir pour négocier un accord global entre le Conseil et le Parlement européen (PE). La période de six semaines pour la procédure de conciliation se termine demain, le 28 avril 2009.

"Nous sommes inquiets que la délégation du PE puisse être dupée dans un accord général mauvais", a déclaré le député grec du GUE/NGL Dimitris Papadimoulis (membre du comité de conciliation). "La majorité de la délégation du PE a décidé le 23 avril à Strasbourg de poursuivre les négociations avec le Conseil sur la base d'un nouveau document de compromis de la Commission européenne. Plusieurs députés des groupes PPE et PSE semblent se décider maintenant pour un accord sans fixer aucune date pour terminer l'opt-out. Ils ont fait valoir que le PE devrait se concentrer maintenant sur le fait de limiter au plus juste les conditions pour les États membres utilisant l'opt-out via un processus de monitoring en plusieurs étapes, rendant finalement son utilisation conditionnelle à la réussite du test des "critères objectifs". Cela serait un changement important de la position de majorité du PE lors la deuxième lecture en décembre 2008."

"Le document de compromis du Commissaire Špidla fournirait une garantie très longue pour l'utilisation continue de l'opt-out", a expliqué la députée portugaise du GUE/NGL Ilda Figueiredo (suppléante au comité de conciliation). "Pendant 9 ans après que la directive révisée entre en vigueur, l'utilisation de l'opt-out serait contrôlée et révisée en plusieurs étapes par les États membres, les partenaires sociaux et la Commission. À la fin de ce processus, la Commission devrait fournir un rapport évaluant l'application de l'opt-out, qui "pourrait être accompagné d'une proposition législative". Je rappelle aux députés et au grand public qu'il y avait déjà des dispositions semblables dans la directive temps de travail existante datant de 1993. Son ancien article 18b (i) a stipulé que 7 ans après la transposition de la directive dans le droit interne, la Commission devait fournir un rapport évaluant l'utilisation de l'opt-out et que le Conseil a dû réexaminer cette question et décider quelle action prendre. Nous savons tous ce qui est arrivé ensuite - ni la Commission ni le Conseil n'ont agi pour y mettre un terme, mais ont proposé de continuer avec l'opt-out de 2004 jusqu'à maintenant. Le Parlement européen ne devrait pas se laisser manipuler par la Commission et le Conseil - cette "proposition de compromis" ne mettra pas fin à l'opt-out, mais le fixera pour l'éternité", a conclu Figueiredo.

"Le Conseil a proposé de fixer un maximum sur les heures de travail hebdomadaires maximales lors de l'utilisation de l'opt-out - les 60 ou 65 heures honteuses. Avec le compromis de la Commission, il n'y aurait même pas cette limitation aux heures de travail hebdomadaires maximales sous l'opt-out", a averti Papadimoulis. Si la délégation du PE accepte maintenant ce type de "solutions", elle pourrait prouver sa "flexibilité" remarquable. Mais alors les cyniques pourraient faire valoir que le Parlement aurait mieux fait d'accepter la position commune du Conseil sur l'opt-out dès le début, au lieu de s'engager dans ce type de plaisanteries."

"Ce soir le moment de vérité sonnera pour la délégation du PE. Si les députés cèdent au Conseil qu'il n'y a aucune fin pour l'opt-out, alors ils élimineront également les jugements de la CJCE sur le temps de pause et enlèveront la condition stricte que les heures de travail annualisées sont seulement possibles sur la base des conventions collectives. Le groupe GUE/NGL n'acceptera pas de vendre au rabais la position du Parlement sur l'opt-out et sur le calcul du temps de travail des employés sur les contrats de travail multiples par travailleur. Nous nous opposerons à tout affaiblissement de la directive temps de travail existante et des droits des travailleurs accordés par les décisions de la CJCE sur le temps de garde. En fin de compte, aucun accord sur la révision proposée serait aussi bien qu'un mauvais accord", a conclu Ilda Figueiredo.

 

Conciliation sur la révision de la directive temps de travail de l'UE : Un peu de sérieux, s'il vous plaît !

GUE/GNL

Le comité de conciliation sur la révision de la directive temps de travail se réunira probablement pour la dernière fois ce soir pour négocier un accord global entre le Conseil et le Parlement européen (PE). La période de six semaines pour la procédure de conciliation se termine demain, le 28 avril 2009.

"Nous sommes inquiets que la délégation du PE puisse être dupée dans un accord général mauvais", a déclaré le député grec du GUE/NGL Dimitris Papadimoulis (membre du comité de conciliation). "La majorité de la délégation du PE a décidé le 23 avril à Strasbourg de poursuivre les négociations avec le Conseil sur la base d'un nouveau document de compromis de la Commission européenne. Plusieurs députés des groupes PPE et PSE semblent se décider maintenant pour un accord sans fixer aucune date pour terminer l'opt-out. Ils ont fait valoir que le PE devrait se concentrer maintenant sur le fait de limiter au plus juste les conditions pour les États membres utilisant l'opt-out via un processus de monitoring en plusieurs étapes, rendant finalement son utilisation conditionnelle à la réussite du test des "critères objectifs". Cela serait un changement important de la position de majorité du PE lors la deuxième lecture en décembre 2008."

"Le document de compromis du Commissaire Špidla fournirait une garantie très longue pour l'utilisation continue de l'opt-out", a expliqué la députée portugaise du GUE/NGL Ilda Figueiredo (suppléante au comité de conciliation). "Pendant 9 ans après que la directive révisée entre en vigueur, l'utilisation de l'opt-out serait contrôlée et révisée en plusieurs étapes par les États membres, les partenaires sociaux et la Commission. À la fin de ce processus, la Commission devrait fournir un rapport évaluant l'application de l'opt-out, qui "pourrait être accompagné d'une proposition législative". Je rappelle aux députés et au grand public qu'il y avait déjà des dispositions semblables dans la directive temps de travail existante datant de 1993. Son ancien article 18b (i) a stipulé que 7 ans après la transposition de la directive dans le droit interne, la Commission devait fournir un rapport évaluant l'utilisation de l'opt-out et que le Conseil a dû réexaminer cette question et décider quelle action prendre. Nous savons tous ce qui est arrivé ensuite - ni la Commission ni le Conseil n'ont agi pour y mettre un terme, mais ont proposé de continuer avec l'opt-out de 2004 jusqu'à maintenant. Le Parlement européen ne devrait pas se laisser manipuler par la Commission et le Conseil - cette "proposition de compromis" ne mettra pas fin à l'opt-out, mais le fixera pour l'éternité", a conclu Figueiredo.

"Le Conseil a proposé de fixer un maximum sur les heures de travail hebdomadaires maximales lors de l'utilisation de l'opt-out - les 60 ou 65 heures honteuses. Avec le compromis de la Commission, il n'y aurait même pas cette limitation aux heures de travail hebdomadaires maximales sous l'opt-out", a averti Papadimoulis. Si la délégation du PE accepte maintenant ce type de "solutions", elle pourrait prouver sa "flexibilité" remarquable. Mais alors les cyniques pourraient faire valoir que le Parlement aurait mieux fait d'accepter la position commune du Conseil sur l'opt-out dès le début, au lieu de s'engager dans ce type de plaisanteries."

"Ce soir le moment de vérité sonnera pour la délégation du PE. Si les députés cèdent au Conseil qu'il n'y a aucune fin pour l'opt-out, alors ils élimineront également les jugements de la CJCE sur le temps de pause et enlèveront la condition stricte que les heures de travail annualisées sont seulement possibles sur la base des conventions collectives. Le groupe GUE/NGL n'acceptera pas de vendre au rabais la position du Parlement sur l'opt-out et sur le calcul du temps de travail des employés sur les contrats de travail multiples par travailleur. Nous nous opposerons à tout affaiblissement de la directive temps de travail existante et des droits des travailleurs accordés par les décisions de la CJCE sur le temps de garde. En fin de compte, aucun accord sur la révision proposée serait aussi bien qu'un mauvais accord", a conclu Ilda Figueiredo.

 

Le Parlement vote en faveur des intérêts économiques au lieu des intérêts des patients, malgré les protestations du GUE/NGL

GUE/GNL

"Il est clair que les intérêts du marché sont bien plus importants que les intérêts des patients", a déclaré la députée du GUE/NGL Kartika Liotard (Pays -Bas) après que le Parlement européen a voté en faveur du rapport "Droits des patients en matière de soins de santé transfrontaliers", malgré les protestations du groupe GUE/NGL.

Avant le vote, la députée Liotard avait demandé que le rapport soit envoyé de nouveau à la commission parlementaire responsable de ces questions, la commission de l'environnement et de la santé publique, parce que la proposition qui traite de santé et de droits des patients, est basée sur l'article 95 du Traité. Or l'article 95 est l'article honteux relatif à "l'harmonisation du marché intérieur" et est basé seulement sur des intérêts économiques. Cet article n'a rien à voir avec la santé publique, qui est couverte par l'article 152 du Traité.

Suite à la demande de Mme Liotard, le Parlement a voté sur la base juridique de la proposition. Néanmoins, en raison du désaccord au sein du groupe PSE, le Parlement a voté que l'article 95 devrait être la base juridique unique.

"Avec ce vote, le Parlement européen a ouvert la porte aux lois du marché dans le secteur des soins de santé", a déclaré Mme Liotard. "C'est une honte que le vote ait pris cette voie. Les systèmes de soins de santé nationaux devront maintenant se plier aux forces du marché intérieur."

"Le comportement des membres du groupe PSE était intéressant pour ne pas dire plus," a dit Liotard. "Ils sont aussi changeants que le temps. Dans le débat ce matin, ils ont affirmé qu'ils ne voteraient pas en faveur de la proposition si elle n'était pas également basée sur l'article 152. Au vote final néanmoins, ils se sont abstenus du vote et ont donc indirectement approuvé le fait que les intérêts économiques sont plus importants que les intérêts des patients. Une bonne chose est que, pour cette raison, la proposition a été soutenue par juste une partie de la majorité", a-t-elle conclu.

Le rapport a été voté par 297 pour, 120 contre et 152 abstentions.

 

Débats au Parlement européen : synthèse des débats dans la semaine du 21 au 24 avril.

GUE/GNL Le Groupe GUE/NGL demande un contrôle public des marchés et des actions radicales pour les emplois et les travailleurs

"La stabilité des marchés financiers est un intérêt public et devrait être contrôlée publiquement," a déclaré Sahra Wagenknecht (GUE/NGL, Allemagne) lors d'un débat sur les mesures proposées visant à combattre la crise financière ce matin au Parlement européen. "Si l'on s'en remet aux marchés, nous nous retrouverons avec une spéculation poussée à ses limites et avec une communauté que l'on appelle à la rescousse pour payer les pertes. L'autorégulation a clairement échoué."

La députée Wagenknecht a poursuivi en disant qu'au lieu d'interdire la gestion des risques par les agences de notation, la Commission propose des règles plus claires, laissant la prise de décision aux acteurs financiers. "Mais les agences de notation ont sous-estimé les risques et ont déclenché cette crise en premier lieu," a-t-elle déclaré. "Ce que nous demandons c'est une agence de notation publique pour l'Europe qui puisse évaluer les risques, mais cela n'est même pas pris en considération."

Mme Wagenknecht a souligné que le "capital peut être renforcé par l'intervention de l'état et la nationalisation en partie pourrait être une première étape courageuse. En fin de compte, le secteur financier devrait être sous le contrôle public. Il est grand temps que nous tirions les conclusions de cette catastrophe."

"Selon le rapport mondial du FMI sur la stabilité financière, la crise financière coûtera 4 milliards de dollars et peut-être plus," a déclaré Mary-Lou McDonald (GUE/NGL, Irlande). "Cette crise a été provoquée par un capitalisme de casino, un capitalisme de copinage et une règlementation légère. Les répercussions pour les travailleurs et leurs familles à travers l'Europe ont été catastrophiques, et cela n'est pas pris en compte ".

Mme McDonald a dit qu'elle a été frappée lors de nos débats du "ton poli" qui était utilisé par parler de la crise, ignorant les vrais effets de ce scandale sur les vies des personnes. Les collègues "vocifèrent sur le sur-protectionnisme des marchés. Nous avons en effet besoin de protectionnisme - mais pour protéger les emplois et les travailleurs", a-t-elle souligné.

"Jusqu'à présent, la réponse de l'UE à cette crise a été minimale et lente. Cette institution reste liée à un système défaillant. Reconnaissons ce fait et soyons radicaux et courageux, " a conclu la députée McDonald.

"La crise financière actuelle met en lumière notre demande constante sur la nécessité de disposer d'une règlementation et non de déréglementation pour la création et la fusion de multinationales et d'autres entreprises, et sur la nécessité de changer la législation sur les monopoles," a déclaré Adamos Adamou (GUE/NGL, Chypre).

TÉLÉPHONIE MOBILE
Miloslav Ransdorf
République Tchèque

Le règlement sur l’itinérance (roaming) vient en réponse au manque de concurrence sur le marché des communications mobiles, qui mène aux prix excessifs pour les consommateurs voyageant dans différents États membres de l’UE. Les propositions du rapporteur Mme V?lean (ADLE) et les miennes, en tant que rapporteur au nom du GUE/NGL, visent à élargir le règlement pour l’itinérance ainsi que le champ d’application de l’itinérance aux SMS et aux services de données. La durée du règlement serait également portée à 2013. Je soutiens également fortement l’idée de mesures de transparence ainsi que de sauvegarde visant à protéger les consommateurs et à éviter des «chocs de facture». Des préoccupations spécifiques devraient également être d’assurer le libre accès à Internet et la protection des petites entreprises.

TRANSPORT PAR CAR ET BUS
Helmuth Markov
Allemagne

J’accueille favorablement l’introduction proposée d’une règle modifiée de 12 jours pour les conducteurs engagés dans les services occasionnels de transport international des voyageurs. Le projet d’amendement au règlement sur les temps de conduite et de pause (pour lequel j’étais rapporteur fictif) maintient la protection sociale des conducteurs. Il permet également aux compagnies de voyage par bus et aux conducteurs de prévoir leurs itinéraires d’une manière raisonnable et plus confortable pour les deux parties. Cette proposition est basée sur un accord des partenaires sociaux et j’espère que le Conseil acceptera ce compromis partagé par une grande majorité de citoyens et, on l’espère, de politiques.

DROITS DES PATIENTS
Kartika Liotard
Pays-Bas

Le Parlement européen débattra d’un rapport sur les droits des patients en matière de soins de santé transfrontaliers le 23 avril. La proposition vise à faciliter la circulation des patients au-delà des frontières pour bénéficier d’un traitement tout en réglementant le remboursement des coûts. Néanmoins, étant donné que ces dispositions sont déjà établies dans le règlement 1408/71 relatif à la sécurité sociale, la question qui se pose est pourquoi avons-nous besoin d’une nouvelle directive ? Est-ce parce que la Commission veut remettre les soins de santé sur le marché ? Cela ne peut aboutir qu’à la déréglementation des systèmes de soins de santé nationaux. Il serait préférable que la Commission fasse un effort pour créer l’égalité d’accès pour tous aux soins de santé et traite les soins de santé pour ce qu’ils sont vraiment, un service d’intérêt public.

BOIS ET PRODUITS DÉRIVÉS
Jens Holm
Suède

Des études nous montrent que le déboisement représente environ 20% des émissions globales de dioxyde de carbone et est un conducteur substantiel de perte de biodiversité. Il est donc crucial que nous mettions en place des actions urgentes pour arrêter cet acteur principal du changement climatique. Une partie de la réponse est l’introduction de besoins rigoureux de durabilité pour tous les bois et produits dérivés du bois originaires des forêts, y compris le respect des droits des populations forestières locales, et la promotion d’instruments tels que les systèmes d’éco-étiquetage et de certification forestière.

POLITIQUE COMMUNE DE LA PÊCHE
Pedro Guerreiro
Portugal

Le contrôle des activités de pêche, dans le cadre de la politique commune de la pêche, est de la responsabilité des États membres. Dans ce contexte, la communauté est en charge de soutenir l’installation et la modernisation de moyens propres de surveillance, de supervision et de contrôle des zones économiques exclusives, de et par les États membres. Il est donc nécessaire de faire en sorte que la présente proposition de règlement respecte et ne remette pas en cause la compétence et la responsabilité qui incombent aux États membres quant au contrôle de la mise en application des règles de la politique commune de la pêche.

 

Formation Cidefe le 25 avril : Pour des collectivités et des services publics européens de progrès.

Logo CIDEFE

Animée par l’un des plus fins connaisseurs des enjeux progressistes européens, cette formation du Cidefe permettra des regards croisés d’élu-es français et européens sur les enjeux du devenir des collectivités et des services publics européens. Elle sera également l’occasion d’analyses institutionnelles et de terrain.

Les élections pour le renouvellement du Parlement européen de juin 2009 vont mettre en débat des enjeux majeurs pour les collectivités locales et les citoyens qui doivent être placés au cœur du processus de la construction européenne.

Dans ce cadre, il convient d’aborder le débat européen à partir de la définition des responsabilités et des compétences des collectivités territoriales en matière de réponse aux besoins des populations et des territoires. Nous aborderons également la question des services publics, afin de réfléchir à les rendre plus efficaces dans le contexte actuel de crise et face à la volonté de la Commission européenne de les déréglementer et de les mettre en concurrence.

Intervenants :

Mireille Elmalan, maire de Pierre Bénite
Gilles Leproust, maire d’Allonnes
Francis Wurtz, président du groupe GUE-NGL au Parlement européen
Anicet Le Pors, conseiller d’Etat, ancien ministre
Un dirigeant syndical

 

Montpellier, du 31 mars au 4 avril : le festival contre les discriminations.

Du 31 mars au 4 avril va avoir lieu le 1er Festival de lutte contre les discriminations à Montpellier et à Béziers. Organisé par la mission Egalité de l’université de Montpellier 3, ce festival a pour ambition de sensibiliser et de lutter contre toutes les discriminations sexistes, homophobes, racistes liées aux handicaps ou à la précarité économique et sociale.

Ce festival s’est créé grâce aux initiatives des étudiants de Montpellier pour faire bouger les consciences et mettre fin aux inégalités de traitements fondés sur des critères prohibés par la loi comme l’origine, le sexe, l’orientation sexuelle ou le handicap.

La ville de Montpellier y apporte son soutien car les projets portés par eux sont pleinement citoyens : cela montre que la jeunesse de notre ville ne saurait être réduite à de simples consommateurs !

A l’heure où se multiplie sur Montpellier la « traque » des sans-papiers brisant des familles comme c’est la cas pour les deux jeunes lycéens Maryam et Ismaël ou la famille Sadiev, où Jean Marie Le Pen réaffirme ses propos racistes et négationnistes en qualifiant de nouveau comme « détail de l’Histoire » les chambres à gaz au Parlement européen et les propos de certains ecclésiastiques sur le préservatif montrent que l’obscurantisme connait un certain regain.

Cela démontre toute l’utilité d’un tel festival !

Cédric Sudres, conseiller municipal
Délégué à la Lutte contres les discriminations

 

PE/POUVOIRS LOCAUX: la Gauche unitaire milite pour une meilleure prise en compte des réalités locales.

Compte rendu de l'Agence de Presse Europe

La Gauche unitaire européenne a accueilli une audition du REALPE (le réseau d'élus et d'autorités locales progressistes), au Parlement européen, à Bruxelles mercredi 18 mars, afin d'échanger et de construire des actions avec des élus locaux progressistes de l'Union européenne. Le réseau informel REALPE, créé le 3 mars 2005, est un outil pour améliorer le lien entres les élus des autorités locales progressistes des 27 États membres et le groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE-NGL). Une audition a également eu lieu jeudi 19 mars avec une quarantaine de syndicats. Parmi les intervenants de cette première audition figuraient notamment Francis Wurtz, président du groupe GUE/NGL ; Stavros Yerolatsites, élu à Strovolos (Chypre) ; Frank Persike, maire de Bad Blankenburg (Allemagne) ; et Jean-Pierre Michiels, conseiller communal communiste de la Louvière (Belgique).

Lysiane Alezard, conseillère municipale et régionale d'Issy-les-Moulineaux, qui a présidé l'audition du REALPE au Parlement européen, a souligné l'importance d'un « échange entre les élus progressistes qui sont confrontés aux mêmes réalités » dans la crise économique actuelle. L'objectif de cette audition était d'échanger afin de « mieux connaître les enjeux, les problématiques et les actions engagées dans chaque pays pour susciter une action commune », a-t-elle expliqué.

FrancisWurtz a distingué élus locaux et élus européens, les premiers étant « proches de la vie quotidienne » des citoyens et les deuxièmes étant « parmi les plus éloignés ». Il faudrait donc combattre le désintérêt pour les élections européennes en montrant les répercussions des politiques européennes au niveau local. Les préoccupations majeures du réseau sont l'emploi, le pouvoir d'achat, l'avenir des services publics ainsi que la protection sociale.

Depuis le début de la crise, « 90 000 emplois ont été détruits en France, 200 000 en Espagne, 160 000 en Pologne et 400 000 en Allemagne », explique M. Wurtz. « On doit réagir au bon niveau », mais personne ne parle de « transformation profonde ». Une sécurisation de l'emploi est nécessaire pour empêcher le désastre social. Il faudrait « un vrai contrôle démocratique de l'utilisation de l'argent, allant de chaque entreprise jusqu'à la Banque centrale européenne », estime le président du groupe GUE/NGL.

L'importance des services d'intérêt général, qui ne sont pas tous assurés pour l'instant, a été soulignée par M. Persike. Il a fait appel à une meilleure prise en compte des compétences communales et a demandé à ce qu'il y ait une « coparticipation » des citoyens dans la planification budgétaire afin de développer « un réel budget des citoyens ». Il souligne également l'importance d'une coopération entre communes voisines.

Le rôle du développement local va être au centre des élections européennes de juin 2009 avec « l'investissement du citoyen au niveau local », affirme M. Yerolatsites. Il faut organiser la société en donnant « plus de pouvoir aux gouvernements locaux », dit-il. Il serait nécessaire d' « améliorer les structures administratives » pour réduire la bureaucratie, estime aussi M. Yerolatsites.

« Nous avons besoin de l'Europe, mais d'une nouvelle Europe », déclare M. Michiels, qui annonce une réunion du REALPE en décembre 2009 sur le thème de la défense et de la promotion des services publics. Les questions culturelles sont toutes aussi importantes mais sont souvent négligées. Il y a un « métissage de la population » et donc, nous devons « créer les conditions du 'vivre-ensemble' », chose qui incombe aux municipalités, dit M. Michiels. Il faut « allier le métissage culturel à la défense de chaque culture » car c'est en affirmant sa propre culture que l'on peut accepter celles des autres.

L'audition s'est achevée sur le slogan: « Penser local et agir global » ; il faudrait des transformations profondes à travers une Europe de coordination et de coopération, a conclu M. Wurtz.

 

La rencontre sur l'Europe du 28 février : Des Propositions pour changer l’Europe : L’Europe du XXIe siècle a besoin de paix, de démocratie et de solidarité

I. De nouvelles fondations pour faire face à crise.

La crise est financière et révèle plus fondamentalement une crise systémique. Ses conséquences sont économiques, sociales, mais aussi potentiellement dangereuses pour tous les équilibres déjà fragiles : crise alimentaire, énergétique et écologique, la paix, la sécurité et la coexistence internationales.

Cette crise résulte de choix politiques. Sa résolution résultera de choix politiques.

  • Des causes bien identifiées : Les gouvernements, les institutions de l’UE et les organismes économiques mondiaux tels que le FMI, la Banque mondiale et l’OMC, ont imposé privatisations et dérégulations, la circulation incontrôlée des capitaux, la libéralisation des services publics, le statut et la mission de la Banque centrale européenne indépendante des pouvoirs politiques
  • Des solutions qui réclament l’intervention citoyenne : Construire une Europe démocratique et sociale donc une alternative au traité de Lisbonne inspiré par les politiques responsables de la crise.

De nouvelles fondations pour faire face à crise

La crise est financière et révèle plus fondamentalement une crise systémique. Ses conséquences sont économiques, sociales, mais aussi potentiellement dangereuses pour tous les équilibres déjà fragiles : crise alimentaire, énergétique et écologique, la paix, la sécurité et la coexistence internationales.



Cette crise résulte de choix politiques. Sa résolution résultera de choix politiques.

Nous sommes au cœur des 2 logiques évoquées au début de l’exposé. La crise exige une réponse coordonnée tant au niveau international et qu’européen.

Construire un véritable modèle social européen implique de rompre avec les politiques et les institutions libérales actuelles :

1- Changer le rôle et les missions de la Banque centrale européenne, placée sous le contrôle du Parlement européen, pour favoriser la création d’emplois ; remplacement du pacte de stabilité par un pacte de progrès social pour l’emploi et la croissance.
2- Réorientation de la banque Européenne d’investissement (BEI) pour favoriser l’investissement public.
3- Mobilisation des instruments financiers et politiques pour :
- Soutenir des politiques européennes industrielles, agricoles, de recherche, de transports, de l’énergie répondant aux enjeux sociaux, environnementaux. - Aider les entreprises notamment les PME et TPE, artisanat qui favorisent l’emploi

II. Pour une Europe de services publics et de la protection sociale, de la sécurisation de l’emploi et de la formation opposée à la concurrence entre salariés.

  • Suppression de toutes les directives de « libéralisation » et reconnaissance des services publics comme secteur spécifique ne pouvant pas être soumis aux règles de la concurrence.
  • Mise de l’Union européenne hors AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services
  • Nouvelles législations contre les délocalisations et le « dumping » social et fiscal, notamment liés à l’élargissement.
  • Retrait de la directive Bolkestein.
  • Adopter une directive de protection contre les licenciements collectifs avec obligation de négociation sur des propositions alternatives, avec les représentants des travailleurs qui disposeront d’un droit de veto suspensif.
  • Adopter des normes communes à partir des meilleurs acquis sociaux et salariaux• S’engager vers une sécurité sociale européenne.
  • Adopter le principe de non-régression des droits sociaux et fondamentaux.
  • Mise en chantier d’une sécurisation de l’emploi et de la formation.

Pour une Europe écologique

Adoption d’une Charte de l’environnement. Action de l’Europe pour le respect intégral des accords de Kyoto et celui des objectifs retenus par l’ONU en 2000 (Objectifs du Millénaire).

La Commission européenne a adopté le 21 septembre 2007 le premier rapport de l’UE sur "la cohérence des politiques pour le développement". Cette notion vise à établir une interaction entre la politique d’aide au développement et les autres politiques pouvant avoir un impact sur les pays en développement. Visant à réaliser les "objectifs du Millénaire pour le développement" (OMD) fixés pour 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies le 8 septembre 2000, l’UE a arrêté en 2005 des engagements dans 12 domaines (commerce, environnement, pêche, recherche, migration, etc..). Le rapport tente d’analyser les effets des politiques menées dans ces domaines sur les processus de développement, dans le but d’identifier les questions sur lesquelles une plus grande synergie avec la stricte politique d’aide au développement serait possible.

La meilleure prise en compte des enjeux de développement constatée n’empêche cependant pas la persistance de certaines carences, notamment en termes de dialogue avec les pays en développement sur les effets des politiques communautaires (autres que l’aide directe) mises en œuvre. Les ministres du développement ont été saisis des conclusions de ce rapport lors de la réunion informelle organisée par la présidence portugaise à Madère les 21 et 22 septembre 2007.

Action de l’Europe pour le respect intégral des accords de Kyoto et celui des objectifs retenus par l’ONU en 2000 (Objectifs du Millénaire).

Lors de l’Assemblée générale de l’ONU en l’an 2000, les représentants des gouvernements de 189 Etats ont adopté la Déclaration du Millénaire. Ils se sont ainsi engagés à atteindre, jusqu’en 2015, des objectifs mesurables, les Objectifs du Millénaire pour le Développement. 1. réduire l’extrême pauvreté et la faim 2. assurer l’éducation primaire pour tous 3. promouvoir l’égalité des sexes 4. réduire la mortalité infantile 5. améliorer la santé maternelle 6. combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies 7. assurer un environnement durable 8. mettre en place un partenariat mondial pour le développement L’ONU, l’OCDE, la Banque Mondiale et d’autres organisations internationales recommandent aux pays industrialisés d’investir 0,7% de leur produit national brut (PNB) dans l’aide au développement. Augmenter l’utilisation des énergies renouvelables d’au moins 25 % d’ici à 2020.

Pour une Europe démocratique

Nous considérons qu’il est aujourd’hui possible d’aboutir à un autre fonctionnement des institutions européennes en affirmant les principes suivants : donner des pouvoirs réels aux citoyennes et aux citoyens, élargir les procédures de contrôle et d’intervention, préciser les compétences en respectant les principes de subsidiarité et de réversibilité, transformer le fonctionnement de l’Union.

__Rompre avec la logique du Traité de Lisbonne rejetés par les peuples qui ont été consultés L’Union européenne doit adhérer à la Charte européenne des droits de l’homme (CEDR)__. Nous exigeons le respect des droits de toutes les minorités et des actions efficaces contre le racisme, la xénophobie, l’ultranationalisme, le chauvinisme, le fascisme, l’anticommunisme, l’homophobie et toute autre forme de discrimination.

Pour une Europe de paix et de coopération

Une Europe porteuse de paix, dégagée de la tutelle de l’OTAN pour laisser place à de nouvelles relations entre pays, basées sur le dialogue et la coopération internationale Une Europe de coopération avec les pays Méditerranéens où la recherche de paix au Proche Orient est une priorité.

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