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Fracture politique…. au PS

Il n’ y a pas qu’au Front de Gauche, chez les communistes ou les partisans de J-L.Mélenchon que l’on trouve des « mauvais coucheurs », des « oiseaux de mauvais augure » et autres râleurs invétérés. L’action du gouvernement fait de plus en plus grincer des dents au Parti socialiste lui-même : pas simplement des déclarations de déception ou de mise en garde, mais de réelles décisions de rupture avec les choix du couple Hollande-Ayrault.

J’en veux pour preuve, déjà, en septembre, les débats et les votes autour du traité européen, le fameux TSCG : malgré les mises en garde, pour ne pas dire les menaces, du Premier ministre et des présidents de groupe PS des deux assemblées, des parlementaires socialistes (ainsi que certains écologistes) se sont abstenus ou prononcés contre ce traité austéritaire.

Puis, ce fut le 'congrès' du PS (en passant, la discrétion médiatique de cet événement ne laisse pas d’étonner concernant le parti au pouvoir et surtout, comparé au battage des ‘Primaires’ un an auparavant) : la motion finale dite de Gauche (regroupant deux motions de ‘premier tour’ qui avaient fait 25% à elles deux) a presque atteint les 30% des voix des militants socialistes, marquant bien une attente de la part de la base.

Aujourd’hui, c’est plus grave, Docteur !

Ce sont carrément des élus socialistes qui quittent le navire PS, et il suffira de peu d’exemples pour montrer le malaise de ces édiles, confrontés aux réalités locales, qui se reconnaissent de moins en moins dans la politique menée, bien loin des promesses et des espoirs du printemps dernier :

Dans les communes d’Ivry-sur-Seine et Villeneuve-Saint-Georges, des conseillers et maires-adjoints socialistes ont soit créé un groupe politique dissident, soit rejoint le groupe du Front de Gauche



Dans le Nord, au Conseil régional, c’est un élu qui a, à la fois, quitté le groupe socialiste et rendu sa carte d’adhérent du PS. Et ce n’est pas n’importe quel élu : M.Moglia était membre du PS depuis 23 ans, et surtout président de la commission des finances du Conseil régional.

Motif : il refuse « la ligne du gouvernement actuel » et « la prison intellectuelle » du dogme des 3% de déficit. Il entend « défendre un budget de combat » pour améliorer le sort des plus modestes, notamment en « engage(ant) un réel dialogue avec l’ensemble des partenaires de Gauche » du CR, en clair avec le Front de Gauche qui ne fait pas partie de l’exécutif.

Désormais la situation est compliquée pour l’alliance PS/EELV qui n’est plus majoritaire, après cette troisième défection depuis 2010. Comme au Sénat, les socialistes et les écologistes ne disposent que d’une majorité relative, charge à eux d’écouter d’une oreille un peu plus attentive les remarques et propositions des élus du groupe communiste-Front de Gauche, qu’a déjà rejoint en août dernier, une autre conseillère régionale socialiste, M.C.Marchand.

Dans le Nord, comme ailleurs, le Front de Gauche va « présenter des amendements (…) Nous ne jouerons pas les sauveurs suprêmes d’un budget qui ne nous convient pas »

Espérons pour les Ch’tis que les socialistes nordistes ne seront pas aussi sourds que leurs collègues sénateurs !

 

UMP : foire d'empoigne à l’ Usage des Médiocres Politicards

Quelle mascarade ! Quelle honte, même ! On en vient aux noms d'oiseaux et aux injures ! Belle image de la politique ! C’est pourquoi, sans s’appesantir sur ce spectacle navrant, il convient tout de même d’ en dire un mot, après deux semaines d’une insupportable pitrerie, relayée avec gourmandise par les médias, comme s’il n’y avait pas d’autres sujets plus brûlants à traiter ! UMP_guerre_3.jpg

Ras-le-Bol ! Dégoût ! Ce sont les sentiments qui m’assaillent à voir cette tempête dans un verre d’eau de l’UMP aussi bien que le traitement qu’en fait la presse écrite, radio et TV : elle en fait trop pour des « personnages » qui n’ont n’égal à leur ego que la situation catastrophique dans laquelle ils ont mis notre pays, Fillon, Premier ministre pendant 5 ans et auparavant ministre du Travail ; et Copé, président des députés UMP qui a avalisé tous les coups durs et coups tordus que Sarkozy a imposé au monde du travail ! Je passerai sur « l’élection démocratique », car des opérations de vote (triche aux adhérents, bourrage des urnes, ……) au feuilleton tragi-comique depuis deux semaines, rien, selon moi, n’est plus éloigné de la démocratie que la farce dont nous sommes les involontaires témoins. Et que l'on nous disent pas dans quelques jours qu'ils se sont rabibochés et qu'ils sont les meilleurs amis du monde !

UMP_guerre_2.jpg "NON au mariage entre Hommes !"



Sur le fond, y a-t-il véritablement une once de différence entre ces messieurs, ont-ils deux conceptions différentes de leur parti, plus ou moins à Droite ? J'avais prédit l'explosion/implosion de l'UMP après la défaite de Sarkozy, mais ne je pensais pas un assister à un aussi affligeant spectacle : la confrontation des idées et la conception d’un parti de gouvernement, thématiques que toute organisation politique sérieuse aurait à son ordre du jour, sont remplacées par une guerre de tranchées pour des places synonymes de gratification et de rétribution.

UME__guerre_1.jpg Qu'en penser ? Bien peu de choses, sinon que ce duel est bien éloigné des préoccupations de « la France d’en bas » et de « ceux qui se lèvent tôt »



Seulement, comment ne pas s’interroger sur l’acharnement médiatique à vouloir en faire le thème favori des « J.T. » ? Cette occupation de l’espace médiatique, derrière l’indécence des images et des propos, et en renforçant le caractère « pipolisation de la vie politique », ne laisse pas d’interroger sur le dessein avoué ou inconscient de cette mise en scène.

Je pose la question crûment : à qui profite le crime ? Et l’on pourrait égrainer, comme dans un roman d’Agatha Christie, celles et ceux qui tirent profit de cette cacophonie :

1) Le groupuscule attrape-tout de Borloo se félicite déjà de recueillir les déçus et les désemparés, les nostalgiques d’une vraie Droite ou les utopistes d’un Centre introuvable

2) Mais surtout, et toujours à Droite, mais à l’extrémité, c’est le FN qui se frotte les mains, conscient que c’est vers lui que les brebis égarées d’une Droite dure (qui s’appelle « populaire ») ont des chances de se tourner

3) Toujours à Droite, mais dans sa retraite dorée, c’est Sarkozy qui compte les points et attent qu’on vienne le chercher comme le sauveur de la Droite, tel un nouveau De Gaulle

4) Enfin, n’oublions pas le Parti socialiste, ou plutôt son émanation gouvernementale : pendant que l’UMP s’écharpe et accapare les médias, elle est « heureusement » absente du débat (politique strict ou parlementaire) : Hollande et Ayrault se satisfont donc de pouvoir faire passer leur politique d’austérité……….que l’UMP approuve de toute façon !

Donc, pour en revenir au fond de cette affaire, c’est quoi la Démocratie (notez le D majuscule) ?

Juste voter pour le chef et attendre qu'on nous dise qui a gagné (tiens, çà me rappelle quelque chose) ? Finalement, je me dis que malgré des lacunes, des erreurs (heureusement par le passé), le parti démocratique, c'est ………….le PCF : la désignation de notre direction et des instances locales et départementales, l'élaboration de notre programme et de notre stratégie, la refonte de nos statuts vont faire l'objet d'un long processus de débats et de ......votes, oui, et pendant 3 mois !

Après la possibilité de présenter des textes alternatifs à celui de la Direction, les communistes ont et auront le droit (j’allais dire le devoir !) de s‘exprimer, d’abord individuellement par des contributions et la présentation d’amendement, puis collectivement en débattant des textes et des amendements, aussi bien au niveau local et départemental que national, jusqu’au Congrès de Février 2013.

Qui dit mieux ? PCF-FG_2.jpg

 

CHOC de COMPÉTITIVITÉ …..de GAUCHE ?

Depuis 6 mois et l’arrivée des Socialistes au pouvoir, l’UMP, occupée à sa guerre de succession, s’est faite doublée, comme adversaire du gouvernement par tout ce que le patronat compte d’organisations, de ‘think-tanks’, voire même d’initiatives pseudo-spontanées . De démarches volatiles (au double sens du terme : rappelez-vous les « Geonspi », groupuscule disparu aussi vite qu’il était apparu, une fois, c’est vrai, qu’il eut obtenu satisfaction) en martelage du MEDEF, l’on n'entend plus qu’un mot en ce moment : « COMPÉTITIVITÉ » remis au goût du jour par Mme Parisot.

Ce sont Mme Parisot et le MEDEF qui se réjouissent ! Une fois encore, le Gouvernement, écoutant les sirènes patronales, a donc diligenté un ‘expert’, soi-disant patron de Gauche, L.Gallois, dirigeant d’EADS, pour produire un rapport sur la compétitivité des entreprises françaises qui en manqueraient farouchement.



C’EST QUOI UN PATRON DE GAUCHE ? rapport_Gallois.jpg

Ce rapport préconisait d’économiser 60 milliards sur 5 ans : certes, mais où les trouver ? D’autant que parallèlement, il réclamait un « choc fiscal » de nature à rendre les produits et services des entreprises françaises plus ‘vendables’ à l’étranger. Comment ? Simplement en leur appliquant une baisse (sèche) d’impôt de 20 milliards et en instaurant un crédit d’impôt (une baisse déguisée) !

Voilà pour le budget de l’Etat. Passons à celui de la protection sociale. Ce n’est guère mieux, sinon pire ! Pour « boucher le trou de la Sécu » quoi de mieux que d’augmenter les impôts, et bien sûr ceux que tout le monde paie, même les plus injustes ! Lisez plutôt :

  • Baisse générale des cotisations sociales des entreprises (dont une partie est la part salariale, donc partie intégrante du salaire)
  • 20 à 22 milliards d’augmentation de la CSG (idée piquée à Sarkozy, la « CSG sociale »)
  • 5 ou 6 milliards en augmentant le taux réduit de TVA, c’est-à-dire celui qui s’applique aux produits de première nécessité (eau, énergie, produits alimentaires)
  • 2 ou 3 milliards en instaurant une fiscalité anti-pollution

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Certes le Gouvernement n’a pas repris l’ensemble des préconisations du rapport Gallois, notamment dans ses aspects les plus injustes socialement. Donc, il a choisi, entre autres mesures pertinentes :

  • Pas de baisse des cotisations sociales, donc pas de remise en cause de notre système de financement par solidarité de la protection sociale
  • Réduction de 5,5% à 5% du taux de TVA sur les produits de première nécessité (bon, çà fera 0,2 centime de moins pour une baguette !)

(On pourra cependant ajouter que le gouvernement a fait siennes 2 propositions du rapport qui ne sont pas nouvelles puisque l’une est une récurrente revendication des syndicats soutenue par le Front de Gauche et que l’autre était inscrite dans le programme de F.Hollande, version édulcorée d’une proposition du PCF et du candidat J-L.Mélenchon :

  • Sièges réservés aux représentants des salariés au sein des Conseils d’administration des entreprises
  • Création de la Banque publique d’investissement


Pour autant le compte n’y est pas et de loin, et c’est la raison pour laquelle les parlementaires communistes ont voté contre le projet de budget



C’EST QUOI UN GOUVERNEMENT DE GAUCHE ?

Parler de « pacte de compétitivité » ne change rien à l’affaire, sinon à arborer un faux-nez

1) Une fiscalité à géométrie variable :le gouvernement se trompe d’assiette d’imposition, puisqu’il prend dans celle du pauvre !

  • Le taux de TVA à 19,6% va être relevé à 20%, celui-ci de la TVA pour les travaux de rénovation passera de 7% à 10%, ce qui devrait rapporter 10 milliards en 3 ans, augmentation « assumée » par le Chef de l’Etat

« On n’ajoute pas à la pression fiscale sur les ménages en 2013. On rassure les marchés en réduisant les dépenses de l’Etat de 10 milliards, on stimule la consommation en annonçant une hausse de TVA en 2014 qui va amener les consommateurs à anticiper » : effictevement les ménages, surtout les plus modestes, vont acheter aujourd’hui ce dont il aura besoin demain !

  • Le vrai « choc fiscal » : une baisse d’impôts, pour les entreprises, de 20 milliards par an à partir de 2015 (« seulement » 10 milliards en 2013 & 15 milliards en 2014), et tout ce pactole, dans condition, ni contrepartie demandée
  • Un crédit d’impôt basé sur la seule masse salariale, ce qui profitera en premier lieu aux grande entreprises, aux sociétés de services et aux banques

2) Un financement libéral de l’économie

  • La BPI, certes, serait doté de 42 milliards mais :

-quid du rôle des banques dans le financement de l’économie ? -quid des critères d’attribution (demandera-t-elle aux entreprises de justifier de créations d’emplois, d’investissements d’innovation ou dans le développement durable ?)

  • La création d’une Bourse des PME pour leur faciliter l’accès aux marchés de capitaux poussera à la financiarisation et les fera dépendre du b on vouloir de leurs actionnaires, surtout s’il s’agit de fonds de pension et autres LBO

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C’EST QUOI UNE POLITIQUE DE GAUCHE ?

Devant un tel programme économique, la Droite ne trouve rien à redire, si ce n’est une timide critique sur la méthode (laquelle ? reprendre des recettes sarkozistes ?)

J’entendais l’autre matin un économiste, prof dans une école de commerce (sûrement un gauchiste !) affirmer que la précédente majorité, celle du couple Sarkozy-Fillon, aurait très bien pu la mettre en œuvre…….si elle était restée au pouvoir au printemps dernier. Effectivement, si aujourd’hui, un Président & un Gouvernement de Droite proposaient un tel projet, que n’entendrions-nous pas le Parti socialiste dénoncer « un budget d’austérité » !



Sinon (tout) le PS (cf les déclarations d’Harlem Désir), du moins le Gouvernement, cornaqué par le Président de la République, a ouvertement fait le choix du « tournant de la rigueur », du « virage libéral ».

Peu importe de quand date ce mouvement latéral vers dextre, que ce soit la conférence de presse de F.Hollande, les mesures Ayrault , le rapport Gallois, les premiers reculs de l’été, voire, et certains analystes s’y risquent, la campagne électorale elle-même, au cours de laquelle F.Hollande s’est refusé à inscrire dans son programme des propositions à contre-courant des recettes libérales.

« On fera les réformes nécessaires » , oui, mais lesquelles, et devant la pression (pour ne pas dire l’ingérence) de l’Allemagne, mieux vaut rappeler que les Lois Hartz, prises par le Chancelier Schröder, socialiste, ont précarisé des milliers de salariés d’Outre-Rhin, tiré les salaires vers le bas et fragilisé les chômeurs et les ayant-droits à la retraite (repoussée à 67 ans)



C’EST QUOI (FINALEMENT) ÊTRE DE GAUCHE ?

Aujourd’hui, les Socialistes tournent le dos aux propositions & objectifs qui les a menés au pouvoir : résoudre la crise, améliorer la situation des plus fragiles, rendre la fiscalité plus juste pour un plus grand nombre, bref : rompre avec le sarkozisme.

De plus en plus de voix s élèvent, et pas seulement sur les bancs du PCF dans les hémicycles parlementaires : le monde social (la CSE, Syndicat des syndicats européens) et économique (cf le prix Nobel J.Stiglitz) crie que l’on va dans le mur, psychologues et sociologues dénoncent les ravages de la crise sur les populations, les salariés et les personnes fragilisées.

Où est passé la verte harangue du meeting du Bourget, au début de la campagne présidentielle : « Mon adversaire, c’est la finance » ?

Bouclons la boucle.

  • Qui a dit : « Le pacte de compétitivité est une révolution copernicienne pour la Gauche » ? P.Moscovici, ci-devant Ministre de l’Economie !
  • Qui a dit : « Le pacte social de 1946 est à bout de souffle, il faut le renouveler » ? L.Gallois, l’expert-rapporteur-patron-de-Gauche (en passant, il édulcore à peine la déclaration d’un dirigeant du MEDEF qui estimait naguère qu’il fallait en finir avec le programme du Conseil National de la Résistance, qui a permis, en 1946, grâce entre autres aux communistes, de mettre en place la Sécurité sociale et les comités d'entreprise)

« Compétitivité » , « Relance par l’offre » , « Pacte productif » : quand j’entends ces termes issus du vocabulaire de l’économie dite classique, c'est-à-dire libérale, que l’on nous enseigne (nous martèle serait plus juste) du lycée à l’université, je m’interroge sur mes motifs véritables lors de mes deux votes des 6 Mai & 17 Juin derniers : « A quoi bon avoir viré la Droite ? »

 

JE TE TIENS, TU ME TIENS...........

T_l__5.jpg Qu’est-ce qui fait courir les médias ? Qu’est-ce qui justifie cette frénésie de quête de sensationnel, de scoop, de « buzz », autour de la vie politique ? La presse (sérieuse) française, si vantée autrefois, est en voie de rejoindre Paris-Match, Voici et Jours de France : derrière la course à l’audience se cache une entreprise idéologique qui ne dit pas son nom, c’est-à-dire taire les voix discordantes qui ne se satisfont pas du « prêt-à-penser » et ne laisser comme choix que le « bonnet blanc et (le) blanc bonnet ». Et comme les différences sont minces entre ces (couvre-)chefs, qu'il il est donc difficile de dénicher de véritables clivages entre le libéralisme mâtiné de gaullisme à la Fillon, et le social-libéralisme dans lequel est englué le PS, que voulez-vous qu’il sorte d’autre que petites phrases, bons mots et idées courtes ?

Alors que la Gauche est à la tête du pays, du moins le PS, quasi-hégémonique, l’on n’a jamais autant entendu parler de la Droite : est-ce le monde à l’envers ? Non, pas le monde, c’est la situation politico-médiatique qui l’est !

  • Création du parti de Borloo : la Une des feuilles de chou gratuites (20-Minutes, Direct Matin, …) mais surtout des minutes à rallonge sur les radios et TV, notamment du service public, avec passage d'extraits de déclarations géniales des impétrants.....Quant à ce nouveau nom, avoir pour recrues Maurice Leroy, Rama Yade ou Hervé Morin ne laisse aucune ambiguïté sur le « I »
  • Guaino, qui vient de pondre ses 'Mémoires' des années Sarkozy, sautant allègrement de studios en plateaux pour faire la pub de son bouquin, invité même dans des émissions avec lesquelles ni lui, ni sa prose n’ont de rapport (sur Arte, un ’28 minutes’ consacré au Liban) : comment a-t-il les clés ?
  • Duel pour tête de l’UMP : au bout du compte des heures d’antennes, d’interviews, de reportages, un débat TV entre Fillon & Copé, jusqu’à un meeting de Fillon sur LCP ! Bravo la Gauche !

Rappelez-vous, à l’automne 2011, la Droite avait organisé les débats des Primaires du PS, ce n’est donc qu’un juste renvoi d'ascenseur de la part des socialistes !



Pendant ce temps, le patronat passe à l’offensive, monte au créneau et sort les griffes : comme dirait le FN, mieux vaut l’original que la copie ! Tant qu’à faire, autant que le MEDEF se présente comme opposant de l’actuelle majorité, puisque le programme de Sarkozy hier et celui du couple Filon/Copé aujourd'hui était et est celui du patronat et des grands groupes !

Pourtant, sans vouloir faire d’amalgame, ni avancer la « théorie des dominos », quelque chose me taraude : le MEDEF a inspiré le rapport Gallois qui lui-même sert de base aux décisions du gouvernement …… ! !

Cherchez l’erreur !!

 

Pierre Laurent en Corse

SONY DSC                       Le secrétaire national du PCF, de passage en Corse, est interviewé ce 15 août par le journal « Corse matin ».

Pour les 100 jours de François Hollande, Pierre Laurent « espérait mieux dans l’intérêt des Français. Le PS doit s'armer de courage face aux marchés.» Quant à Arnaud Montebourg, il « n’a pas pris de mesures efficaces ».

Les sages du Palais-Royal opposés à la modification de la Constitution pour faire appliquer le traité européen. Qu’en pensez-vous ?

PL Cette décision risque d’entériner définitivement les politiques d’austérité en France et en Europe. En ratifiant ce traité, nous serons pieds et mains liés. Le pacte budgétaire prévoit une austérité drastique pour les pays qui ne respecteraient pas la réduction de leur déficit public. C’est dramatique. On ne sortira pas de la crise si on ne sort pas de l’austérité. De plus, cette ratification va s’opérer dans le dos des Français.

Que proposez-vous pour empêcher la signature du texte ?

PL Nous allons demander au président de la République d’organiser un référendum dès la rentrée. Les électeurs ne sont pas informés de la gravité de ce que contient ce pacte budgétaire. De plus, cette décision, essentielle pour l’avenir du pays, risque une nouvelle fois d’être prise sans consultation. L’enjeu est encore plus important que pour le traité de Maastricht il y a vingt ans, qui était déjà une erreur monumentale. François Hollande s’est fait élire en promettant une rupture avec les politiques d’austérité, maintenant nous demandons des actes.

Comment allez-vous procéder ?

PL Nous allons prendre des initiatives dès la fin du mois pour mobiliser toutes les forces de gauche. Des associations comme Attac sont décidées à agir ; des acteurs du monde syndical aussi, et des voix s’élèvent également parmi les socialistes et les écologistes. La fête de l’Humanité sera un grand rendez-vous pour cette mobilisation nationale. Ensuite, il faut qu’un nombre important de parlementaires de gauche s’opposent à cette ratification lors du vote en septembre.

Quel bilan dressez-vous des cent premiers jours de la présidence Hollande ?

PL J’espérais mieux dans l’intérêt des Français. Il y avait une attente de rupture sur les questions sociales. Certes, le style a changé, la brutalité et l’agressivité d’un Nicolas Sarkozy ont disparu, mais cela ne suffit pas. La situation est trop lourde. Il faut que les socialistes s’arment de courage face aux marchés financiers et mènent les réformes sociales pour lesquelles ils ont été élus.

Quel regard portez-vous sur la gestion des crises sociales de l’été ?

PL Les plans de licenciements se sont accélérés ; on pouvait s’en douter. Les industriels ont attendu la fin des élections pour agir. Il y a eu clairement de leur part une volonté de mettre en difficulté le gouvernement. Ce n’est pas nouveau : les grands groupes profitent de l’été pour opérer une casse sociale. En revanche, le gouvernement aurait dû agir plus tôt et plus fort. Arnaud Montebourg a fait beaucoup d’effet d’annonce, mais il n’a pas pris de mesures efficaces.

Quelles sont les propositions du Front de Gauche sur le sujet ?

PL Nous continuons de proposer l’interdiction des licenciements boursiers, et une nouvelle loi pour les droits des salariés. La dernière date de 1982, autant vous dire que depuis, le monde de l’entreprise a bien changé.

Quelle alternative aux politiques d’austérité ?

PL Il faut se donner les moyens de relancer l’industrie, en soutenant les PME, en développant les politiques de filière. Nous devons également mener une relance sociale qui a besoin d’investissements publics. Dans le domaine du logement, de l’emploi, de l’éducation mais aussi de la santé. Mais surtout, ne nous lions pas les mains avec le pacte budgétaire. Nous voyons bien les résultats des politiques d’austérité dans les pays où elles sont menées.

Pierre Laurent est secrétaire national du Parti communiste français, conseiller régional d'Ile de France et président du Parti de la gauche européenne.

 

Du Passé, Faisons Table Rose ?

Etat_-_1.jpg Allez, commençons par un jeu de mot pour rappeler la victoire du PS : mais il est évident qu' il y a longtemps que les socialistes ne chantent plus L'Internationale et ne se réclament plus de la révolution universelle des travailleurs. Désormais ils ont tous les pouvoirs en main, tous les rouages de l`Etat : le Président de la République, le gouvernement, les deux chambres du Parlement, la quasi-totalité des Régions, la grande majorité des Départements ainsi que celle des grandes villes, sans compter tous les organismes para-étatiques, agences, comités, conseils et autres (hautes) autorités dont les membres sont nommés par une ou plusieurs des institutions ci-dessus ! Question : que vont-ils faire de tout ce Pouvoir ?

« Le changement, c’est maintenant » : ???. Sans vouloir philosopher sur le temps qui passe, ou au contraire, sur celui qui semble éternel (’Ô Temps, suspens ton vol’), que le gouvernement nous indique à partir de quel jour (mois ? année ?) il décidera de ce changement.

Faisons le bilan après quelques 100 jours de présidence Hollande. Malheureusement, il faut bien avouer que le souffle manque déjà au gouvernement et au Président pour lancer la course à la croissance et faire face aux marchés.

Le Monde parle déjà, après les premières annonces des premiers jours, du « tournant de la rigueur », sans doute en référence au changement de politique économique de Mitterrand en 1983. Seulement, « Tonton », élu en 1981 (pour en finir avec « la République des cadeaux et des châteaux » de Giscard), avait attendu 2 ans : pour l’autre François, le Président Hollande, 2 mois auront suffi.

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Le prétexte : le rapport de la Cour des Comptes, sorti opportunément à la veille du discours de politique générale du Premier ministre devant l’Assemblée nationale (voir article « La Cour des (bons) Comptes »)

¤ « Déficit » : tel les cabris, que dénonçait De Gaulle, qui criaient "L'Europe, l'Europe" en sautillant, cela a été le leit-motiv des discours électoraux de 2012, de l'extrême-Droite (ce qui montre bien que le FN est anti-social et favorable aux politiques libérales !) au PS. Trop de dépenses : « Les dépenses, quelles dépenses ? » serais-je tenter de dire. Encore un chiffre : depuis des années, certes le montant des dépenses publiques augmentant mais il reste stable en part de PIB, autour de 52%

¤ Aucune réalité économique, ni bon sens : mais un véritable dogme, donc pour tout dire, une position idéologique sous de forme de quasi-consensus sur des questions essentielles que sont le rôle de l'Etat et le "coût" des dépenses publiques ( le dogme dit : moins d'Etat, sauf quand il faut payer pour les capitalistes : banques renflouées, grandes entreprises subventionnées et multinationales exonérées) et l'Europe ( le dogme dit : vive l'Europe libérale sauf qu'elle engendre une technocratie, à coup de directives et de réglementation, au profit des patronats européens, et au détriment des Etats et des peuples) : seuls le Front de Gauche et l'extrême-Gauche denonce cette `pensee unique` et avancent des propositions pour sortir de ce dogme auquel, malheureusement, les socialistes restent attaches

¤ Suppression de la TVA sociale : très bien, mais si c’est pour la remplacer par la CSG sociale, cela constitue un impot supplementaire sur les salaires, donc les capitaux sont encore epargnes (c`est le cas de le dire) et peuvent rester au chaud dans les coffres des banques ou continuer de tourner dans les circuits de la speculation

Gageons que les débats au Parlement, dans lesquels les députés et sénateurs communistes prendront toute leur place, amèneront sur la place publique les vrais enjeux et non des arguments fallacieux (du genre : ` si on taxe les capitaux, ils ne s`investiront pas dans l`emploi`)

Des premières propositions vont dans le bons sens : abrogation d’exonérations et de niches fiscales. Esperons que les socialistes, gouvernement et parlementaires, sauront resister aux assauts de la Droite et a la pression du patronat !

 

Sitôt élu, sitôt déçu

Le changement de maintenant devra attendre. Alors que des annonces très populaires ont été faites durant la campagne des législatives par le gouvernement, les actes d'aujourd'hui ne sont pas à la hauteur de la crise que nous traversons. Hausse minimale du SMIC, discours sécuritaire, suite de la RGPP, signature des traités européens libéraux ...

Comme d'autres avant lui, le nouveau président va appliquer une politique qui va certainement décevoir notre peuple. Pourtant les dangers d'une telle stratégie sont bien connus et le parti socialiste semble se détourner des catégories populaires pour mener une politique libérale dans la continuité de l'ancienne majorité.
La composante Front de Gauche à l'assemblée a refusée de cautionner ce renoncement et s'est abstenu sur la confiance au gouvernement.
D'un point de vue local  heureusement l'ambition pour Toulouse est restée intacte. Le groupe CRC  de Toulouse reste néanmoins attentif à la manière dont la situation nationale sera appréciée par l'actuelle majorité municipale.

A suivre...

                 

 

IRA ou IRA PAS ?

PCF_logo_1.jpg Une question taraudait le microcosme médiatique : le PCF ira-t-il au gouvernement si la Gauche gagne les élections Législatives ?. Quelle générosité, quelle prévenance, alors que depuis des années, conséquence évidente de son poids dans l'opinion, le PCF fait l'objet d'un black-out, pour ne pas dire de censure de la part des médias, dans lesquels, au contraire, paradent en permanence, et sans rapport avec leur influence électorale, les ténors de la Droite et du PS, ainsi que les technocrates d'EELV ou les ‘perdus-de-vue’ du Modem

Bref, les Communistes allaient-ils accepter des postes au gouvernement, comme a su si modestement s'y résigner Cécile Duflot ?

Dès avant la Présidentielle, interrogé par des sympathisants, voire même sollicité par des socialistes, j'avais expliqué qu'il fallait 3 conditions préalables pour que les communistes fassent partie d'un gouvernement de "Gôche" :

1- déjà, il fallait la victoire de la Gauche aux Législatives

2- ensuite, nous devions apprécier le bilan d'un mois de présidence Hollande et examiner les propositions que le PS pouvait nous faire

3-enfin, il fallait, bien sûr, que les communistes le décident

QU’EN FÛT-IL ? (futile question !)

1- La Gauche a gagné, plutôt le PS a gagné car il est majoritaire à lui tout seul à l’Assemblée Nationale, bien que n’ayant recueilli qu’un tiers des voix au 1° tour. Une victoire d’autant plus large en siège, qu’elle s’est accompagnée, triste symbole, d’une abstention record qui a suivi des appels ‘désespérés’ des leaders socialistes au « vote utile ».

Dès le 17 juin au soir, coupant court à tout débat entre les deux formations, Fabius, en général en chef du PS, annonçait qu’il n’y aurait pas de négociation avec le Front de Gauche, anticipant la discussion et le vote des Communistes. Aurait-il voulu torpiller toute velléité de discussion sur un ‘programme commun’ minimum et la possibilité d’une participation au gouvernement, qu’il ne s’y serait pas pris autrement !

2- Quel premier bilan tirer après un mois de gouvernement Ayrault ? Certes, il a annoncé des mesures faisant partie des propositions de campagne du candidat Hollande, mais est-ce suffisant ?

-fallait-il augmenter l’Allocation de rentrée scolaire, même de 25%, plutôt que de véritablement renforcer le pouvoir d’achat par la revalorisation du Smic et des minima sociaux ?

- cela va-t-il réduire les dépenses publiques de baisser le salaire des ministres et du Président de 30% quand le précédent, Sarkoléon, avait augmenté le sien de 170%, et surtout quand on augmente le nombre de ces mêmes ministres ?

- peut-on accepter que le ‘retour’ à la retraite à 60 ans ne soit pas un droit universel, revendiqué par les millions de salariés, retraités et étudiants dans les rues en octobre 2010 ? (Il est vrai que le PS y fut d’une absence remarquable !)

3- Venons-en à la grande question : les communistes doivent-ils aller au gouvernement ? Commençons par être polémique : si tous les médias se sont interrogés, faut-il être dupes de leurs intentions ? On les a vus dans le mois précédant le 1° tour de la Présidentielle se déchaîner contre J-L.Mélenchon, mêlant les attaques personnelles à l’insulte ou à la plaisanterie de mauvais goût. Sans parler du Figaro ou de l’Express (avec sa tête d’œuf, Christophe Barbier), pensez-vous vraiment que Le Monde, Libération ou le Nouvel Observateur, bref, la presse bien-pensante de la social-démocratie triomphante, sont favorables à la présence de ministres communistes ou du Front de Gauche, alors que celui-ci, avec ses 4 millions de voix, a fait élire F.Hollande ?



De toute façon, il s’agissait que les communistes en débattent eux-mêmes. Sans attendre le texte de la direction nationale, il nous paraissait que « les conditions d’une participation n(’étaient) pas remplies », en termes d’engagements forts sur, entre autres, :

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  • le pouvoir d’achat : revalorisation du Smic et des bas salaires, ainsi que des minimaux sociaux, alliée à des blocages de prix des produits de première nécessité (eau, gaz, électricité)
  • la maîtrise budgétaire publique : plutôt que le leitmotiv des dépenses trop importantes, aborder de façon frontale la question des recettes insuffisantes, donc celle d’une réforme fiscale en profondeur, abrogeant les niches pour les entreprises et les riches, tout en revenant à une vraie progressivité de l’impôt sur le revenu,
  • l’Europe : s’engager, non pas dans une simple renégociation des traités européens, mais dans leur ‘ré-écriture’, la libérant de l’emprise des marchés, par exemple, en autorisant les Etats à emprunter auprès de la BCE plutôt qu’auprès des banques.

Donc, qu’advint-il ? Le suspens était insoutenable pour les rois des médias, les experts ès-sciences politiques et, bien sûr, pour le PS. Et ce qui devait arriver arriva : les communistes ont rejeté, dans leur très grande majorité, toute participation à l’actuel gouvernement.

La porte reste-t-elle ouverte ? Sans doute, mais c’est le PS qui en détient la clé, car les communistes ne sauraient cautionner une politique qui ne rompt pas franchement avec la précédente, ni avec la logique libérale

On va nous dire : « vous voulez voir, voire faire, échouer la Gauche » (en passant, c’est le même discours que celui d’avant le 1° tour de la Présidentielle ?!).

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Mais quel poids aurions-nous dans un gouvernement, même avec 3 ou 4 ministres ? S’agit-il d’ avaliser des choix qui ne recueillent guère notre approbation, faut-il, pour quelques maroquins (n’est-ce pas les Verts ?), renoncer aux propositions et idées que nous avons avancées dans cette campagne ?

Surtout, l’on ne peut que souhaiter que les socialistes réussissent, non pas pour qu’ils s’en gargarisent, non pas pour dire, s’ils échouent, « on vous l’avait bien dit ! », mais parce qu’ils n’ont pas le droit de brader ce(s) pouvoir(s) qu’ils ont reçu(s) pour sortir notre pays de la logique austéritaire, imposée par la Droite et l’Europe.

Quoi qu’il en soit des choix et des mesures du gouvernement, soyez sûrs que le patronat et les marchés sont déjà sur le qui-vive : eux ne laisseront pas facilement un pouvoir politique, quel qu’il soit, remettre en cause leur logique et leurs privilèges !

Comme dirait Warren Buffet, l’une des premières fortunes du monde, « la lutte des classes n’est pas morte » !

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VAGUE ROSE

L_gislatives_2012.vague_rose.jpgSi l'on peut se satifaire de la victoire globale de la Gauche au soir du 17 juin, ne cachons pas notre déception quant aux résultats du Front de Gauche : 7 % au premier tour et au final, seulement 10 députés ,contre 19 auparavant, malgré un gain en voix et en pourcentage ! Sans vouloir polémiquer, les écolos, malgré leurs scores calamiteux à la Présidentielle et aux Législatives, en auront 19 : pas mal pour être la caution d'un PS hégémonique.

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Pour autant, a-t-on vraiment de quoi se réjouir, au delà des traditionelles discussions de salon des soirées électorales entre les socialistes heureux d'avoir gagnés et la Droite satisfaite de n'avoir pas (trop) perdu ?

I- Vers quelle démocratie nous dirigeons-nous ? Alors que l'on se gargarise de "démocratie participative", de "démocratie locale", de "place du citoyen" ou encore de "parole de l'usager", assister au record historique d'absention pour élire les représentants du peuple qui votent la loi n'est guère rassurant pour ceux qui ont à coeur la Démocratie & les valeurs de la République.

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Les chiffres sont parfois effarants localement : ainsi au bureau n° 1 - Centre-Ville, seulement un tiers des électeurs est allé voter. Dans ces conditions, quelle est la légitimité de l'élu ?

Mais surtout, comment expliquer une telle désaffection pour un geste hautement citoyen, sinon par le rejet des institutions telles qu'elles fonctionnent actuellement et la polarisation de la vie politique par l'élection présidentielle, faisant miroiter un "sauveur suprême" ?



II- Par ailleurs, comment se satisfaire de la bipolarisation de la vie politique entre deux partis qui rivalisent parfois de démagogie ou, au contraire, de laxisme idéologique, pour capter les voix de l'électorat dans une logique de : "Dormez tranquilles, on s'occupe de tout" ?

L_gislatives_2012.bipolarisation.2.jpg C'est vrai que l'UMP et le PS caressent depuis longtemps le rêve d'instaurer en France le système allemand, anglais ou américain, qu'on appelle 'bipartisme', dans lequel les deux principaux partis raflent la mise aux élections, sans laisser la moindre miette aux autres (partout, une Droite conservatrice et musclée face à une formation de Gauche social-libérale, voire simplement "démocrate", comme aux Etat-Unis)



MAQUILLAGE DES VRAIS ENJEUX

Alors que la campagne de la Présidentielle avait permis le débat sur les enjeux (l'Europe, la crise et l'austérité, les moyens d'en sortir ou de s'y enfermer,...), on a eu l'impression d'un cadenassage des Législatives : aucun débat télévisé, donc aucune visibilité des partis qui avaient animé la campagne présidentielle (si Mélenchon n'avait pas pu ne pas être invité, le Front de Gauche a encore fait l'objet de l'ostracisme des médias) mais la mise en avant des petites manoeuvres politiciennes, sans même parler du Tweet de la compagne de F.Hollande contre S.Royal.

Oui, rien ou pas grand chose, si ce n'est les sempiternels slogans convenus : "donner une majorité au Président" au PS et "ne pas donner tous les pouvoirs aux socialistes" à Droite !

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Il faut dire que l'actualité était aussi occupée, voire occultée, tel un contrejour artistique, par la situation économique (nième plan d'austérité) et politique (nouvelles élections législatives) en Grèce où la population n'en peut plus de la misère que les plans d'ajustement veulent lui imposer.

Pour en revenir aux Législatives et faire le lien avec la Grèce : le PS a distribué un tract avant le 2° tour des Législatives, présentant des premières mesures. L'une d'elles n'est pas mince, c'est le "refus du traité d'austérité en Europe". Bigre !

Par ses actes, la vague rose rendra-t-elle Mme Merkel verte de colère ? Si çà pouvait être vrai !

 

2° tour des Législatives = 4° tour du changement ?

communistes_1.jpgUn seul mot d'ordre pour ce second tour des Législatives de dimanche : "Battre la Droite" & "Pas un seul député d'extrême-Droite à l'Assemblée"

Ce n'est plus l'heure de tirer les enseignements du 1° tour, cela a été dit et répété : l'élection présidentielle a focalisé les regards et les énergies, le mode de scrutin & l'ampleur de la campagne renforçant le côté référendaire de l'élection, d'où la démobilisation de l'électorat pour des Législatives qui apparaissent, soit inutiles, soit jouées d'avance.



Conséquence : très forte absention et vote utile ont accentué la bipolarisation de l'échiquier politique au profit du PS et de l'UMP

  • Cette dernière ne s'en sort pas trop mal, malgré un bilan calamiteux, mais non contente d'être sanctionnée par les urnes, la Droite n'entend pas lâcher prise pour autant : son slogan, c'est " On ne change pas une équipe qui perd " ! Les Copé, Morano, Guéant, Guaino et consorts, les pires représentants que la Droite ait eu depuis des décennies, ne manquent pas de morgue en affirmant qu'avec l'arrivée de la Gauche au pouvoir, la France va s'effondrer, eux qui l'ont ruinée !
  • L'extrême-Droite, elle, jubile : elle fait un bon score, sa Présidente parade en terre de misère, tandis qu'en Provence, à Carpentras, ancienne terre de lavande reconvertie dans le lisier, la petite-fille du 'Duce' historique et nièce de la première, entend rafler la mise.

Alors, citoyens, réveillez-vous et tous aux urnes le 17 juin pour faire barrage à la Droite et à l'extrême-Droite !

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5ème circonscription de l’Eure : droite extrême et extrême-droite = abstention.

peche.jpg Grâce à Mme Mansouret, plus connue à la rubrique people que pour son action politique, et à Mme Segura, totalement inconnue du grand public, toutes deux PS, toutes deux dissidentes à l’occasion de ces législatives, toutes deux virées du PS (jusqu’à leur réintégration prochaine !?), la gauche est KO dans cette circonscription.

Quoi qu'elles en disent, ce sont bien ces deux égos boursouflé(e)s qui portent la responsabilité de la débacle pour ce second tour des législatives dans la 5ème circonscription de l’Eure, où l'on verra s’affronter le député sortant Franck Gilard, Ump « droite populaire » et Jean-Paul Dubois, Front national… On n’en remerciera jamais assez ces élues locales « de gauche », dont on sent bien par leur démarche, à quel point leurs convictions l’emporte sur leurs ambitions… Bel exemple de discipline politique et citoyenne !

J’entends certaines voix appeler à battre le candidat FN. Est-ce à dire qu’il faudrait voter pour le candidat de la droite populaire ? Je n’ose y penser ! Lire en cliquant les commentaires et réactions de ce jour.

Pour y voir plus clair, arrêtons-nous un instant sur les valeurs de M. Gilard : en cliquant là, on découvrira qu’il est pour le rétablissement de la peine de mort et en cliquant ici, on s’apercevra qu’il est d’une grande proximité avec son concurrent sur les sujets d’identité nationale, de sécurité et d’immigration… La page d’accueil de son site ne laisse aucun doute sur ses convictions !FN-UMP.jpg

On le sait, M. Gilard sera réélu. La question est : avec quel pourcentage de votants ?

Car enfin, la quarantaine de % d’électeurs de gauche, toutes tendances confondues, ne peut décemment voter pour lui (c’est un jeu auquel on s’est prêté en 2002, et je ne suis pas sûr que le peuple de gauche, ainsi que de nombreux vrais Républicains en soient sortis grandis). Quant aux quelques 40 autres % qui se sont abstenus au premier tour, ils voudront peut-être profiter d’une météo annoncée un peu plus clémente dimanche 17 juin.

On me rétorquera qu’il reste le vote blanc ou nul : ah oui, pour quoi faire !? Se donner bonne conscience en allant coûte que coûte au bureau de vote ?

Pour ma part, ce sera la première fois (j’en suis bien triste), que je m’abstiendrai, attitude que je conseille vivement à tous ceux qui ne souhaitent pas être pris pour des gogos !

M. Gilard ne tiendra sa légitimité parlementaire que d’une poignée d’affidés. De toute façon, pour le travail qu'il fait à l'Assemblée, ce sera toujours suffisant...

 

Çà va Faure ? (1° partie)

11__circons._3.jpg Je savais les Socialistes admiratifs des Etats-Unis mais de là à mener une campagne à l’américaine ! En effet, c’est un véritable staff déployé sur la 11° circonscription qui a été mis au service d’Olivier Faure. A croire que la vie locale, j’entends en terme de gestion du quotidien, s’est arrêtée le temps des Législatives pour soutenir le poulain de F.Hollande et J.M.Ayrault, d’ores et déjà nommé collaborateur du Premier ministre ! C’est vrai que çà prend du temps de connaître les villes et leurs habitants quand « on n’est pas du coin » !

C’est vrai que c’est parti Faure…euh…fort, il y a 2 mois avec le premier tract !

Rien sur des propositions pour la circonscription, voire des réponses aux questions de transport, d’emploi, de logement, de santé, encore moins un programme.

Non, mais un CV et une biographie : âge, origine sociale avec profession des parents, nombre d’enfants, niveau de diplôme, métier exercé : rien que (tout) çà ! Quel intérêt vraiment et, surtout, en quoi cela fait-il avancer le chmilblick des réformes dont notre pays a besoin ?



QUI C’EST CELUI QUI FAIT LE PLUS 'PEUPLE' ?

Moi aussi, je pourrais mettre en avant l’enfance de mes parents durant la seconde guerre mondiale, le fait qu’ils ont commencé à travailler à 13 ans et à l’usine ; qu’à force d’opiniâtreté et de formation interne, ils ont atteint le statut de cadres moyens. (sans parler de mes ancêtres : grands-parents maternels, ouvriers viticoles en Champagne ; grands-parents paternels, ouvriers agricoles dans la Brie !)

Je passe sur le nombre d’enfants (çà sert à voir le taux de fécondité du candidat ?) Sinon, moi aussi j’ai un Bac + 5, j’ai même failli un avoir un second et j’aurais même pu poursuivre en Doctorat.

Seulement voilà, dans les années 80 déjà, ce n’était pas rose (malgré les Socialistes au pouvoir) pour les jeunes diplômés et j’ai dû faire le grouillot avant de trouver ma voie. Mais surtout, je n’ai pas eu la chance d’être recruté par le PS dès la sortie de la fac et d’avoir ainsi un avenir tout tracé dans l’appareil d’un parti !

Donc, à quoi bon ? Je préfère avancer mes idées, mes arguments et mes propositions, mais encore faut-il en avoir à présenter aux électeurs !



COMBIEN ÇÀ COÛTE ?

Ensuite la forme & les moyens de la campagne.

Désormais, O.Faure est invité ou se sent obligé d’être invité à toutes les initiatives municipales et associatives du coin, voire de s’inviter de lui-même, quitte à provoquer la gêne, du moins l’interrogation, des organisateurs ou des invités (entre autre présence saugrenue : lors de la commémoration de l’abolition de l’esclavage à Savigny ou la rencontre des associations de solidarité de Cesson/Vert-Saint-Denis).

D’autant qu’il ne passe pas inaperçu avec une photographe qui ne le lâche pas d’une semelle et surtout son bus à l’américaine recouvert de son affiche pour faire dans le style « Ma tronche partout » .

Jusqu’au meeting, genre « primaires républicaines » avec location de salle : le Millénaire grouillant de jeunes (des étudiants du MJS venus tout spécialement de Paris) une heure avant le show et à l’effigie de l’impétrant.

Proposition : publions le budget des comptes de campagne des candidats, tous les frais, directs mais aussi les « mises à dispositions » : chiche ?



A suivre : 2° partie : quelles propositions ?

 

QUESTIONS à François HOLLANDE (9)

EXCLUSIVE. Francois Hollande interviewed on RTL Radio Station in Paris Encore quelques jours avant le 2° tour et la possible / probable / souhaitable / autre..…(choisir ou compléter) : victoire de François Hollande; mais bien plus, avant la souhaitable (là, je ne vous laisse pas le choix) défaite de Nicolas Sarkozy.

Et si François Hollande est élu, il devra bien, et rapidement, se positionner sur des sujets qu’il s’est défendu d’aborder véritablement jusqu’alors, d’une part les alliances à nouer pour gouverner, d’autre part les vrais réformes à conduire. Retour, pour cela, sur des moments récents de fin de campagne.

Gauche_1.jpg I- NÉGOCIER ou PAS......!?

Au soir du 1° tour, François Hollande a affirmé, d’un ton martial, qu’il n’y aurait pas de négociation avec les Verts et le Front de Gauche.

Oh, le gros mensonge ! D’abord, le PS a offert aux écolos 60 circonscriptions pour les Législatives. Ensuite, que penser des petites phrases de Cohn-Bendit ou de Placé sur la perspective d’être ministres ?

D’autre part, de quelles négociations pourrait-il s’agir concernant le Front de Gauche ? De « la lutte des places » comme chez les Verts ? De ralliement pur & simple afin d’offrir sur un plateau les 3,8 millions de voix de Mélenchon ? De faire gagner la Gauche, au-delà des urnes, par la mise en œuvre d’un programme de Gauche, de nature à sortir la France du marasme où l’a plongée la politique de la Droite ?

Vous comprendrez bien que seule cette dernière perspective m’intéresse ! Car sinon, pourquoi l’emporter le 6 Mai, s’il s’agit, peu ou prou, de reprendre les mêmes vieilles recettes qui ont failli, et dont on voit les désastres du cercle vicieux en Europe : austérité, casse des services publics, baisse des revenus, diminution des rentrées fiscales, ….!



NON, François !. Pas de négociations de salon ou d’arrière-salle et de couloir parlementaires, pas de petits arrangements, alors que la Présidentielle a semblé réconcilié les Français avec la politique, qui donneraient à voir « magouilles & compagnie »

OUI, François ! Il faut, si tu es élu, instaurer un véritable débat entre toutes les composantes de la Gauche, même si le PS y est majoritaire, mais sans, pour autant, que ton parti entendre faire preuve d’hégémonie

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d_bat.jpg II- FAUX DÉBAT & VRAIE ALTERNANCE

Hier soir a eu lieu ce fameux « débat de l’entre-deux-tours ». Mais comme l’écrit le Point, « près de trois heures d'échanges parfois rugueux et technocratiques dont il est difficile de distinguer le vainqueur ». F.Hollande ne s’en est pas mal sorti car il fallait une bonne dose de courage et de répondant pour affronter N.Sarkozy, arc-bouté sur son bilan mais droit dans ses bottes pour affirmer, la main sur le cœur, qu’il n’a pas favorisé les plus riches, qu’il a sauvé la France du marasme, qu’il a taxé le capital au même niveau que le travail, qu’il a… etc, etc…!! Pour autant, François Hollande n’a pas poussé le représentant de la « Droite décomplexée » (avec l’appel aux électeurs du FN en fin de débat !) dans ses retranchements.

OUI, François ! Il aurait fallu aborder la question des salaires, et des revenus en général (les minima sociaux, les prestations sociales, les retraites), le problème du logement et celui de la santé, en dénonçant la marchandisation et la spéculation, renforcées sous le mandat sarkozien et entraînant toujours plus de difficultés pour trouver un toit ou pour se soigner.

OUI, François ! Il aurait fallu ne pas se laisser entraîner par le coureur de fond qu’est Sarkozy à des querelles de chiffres, invérifiables par le commun des électeurs (balance des paiements ou balance commerciale ; rapport de la Cour des Comptes !), à des arguties technocratiques : vote des étrangers non-européens, fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, exonérations de charges ; mais, plutôt, avancer des arguments forts en termes d’égalité de droits, de nécessité de diversifier nos sources d’énergie et, surtout, demander à M.Sarkozy le bilan des suppressions de cotisations ‘anti-délocalisations’ : 900 usines ont fermé leurs portes en 3 ans !

Allez, encore un effort ! Mais, tu sais bien que « si (tu es) élu Président de la République », le plus dur restera à faire : engager une véritable politique de Gauche, donc ne pas imiter tes camarades socialistes européens (l’Allemand Schröder, le Grec Papandréou ou l’Espagnol Zapatero), afin :

  • de recréer le socle républicain mis à mal par Sarkozy et sa bande : restaurer les services publics (éducation, logement, santé,….), recréer une fiscalité plus juste, et surtout revenir sur les ‘réformes’ de la Droite : retraite, Code du Travail,….
  • d’enclencher le cercle vertueux du retour de la croissance grâce à de nouvelles ressources, aux créations d’emploi, à la formation,…bref tourner (enfin) le dos à la politique libérale voulue par les marchés financiers

Rendez-vous dimanche soir !

Front de Gauche

 

Merck : entre enrichissement, cynisme et humiliation.

merck_veut_me_tuer.jpgLa bataille des Merck n'est pas terminée, loin s'en faut. Alors que l'entre deux tours de la présidentielle voit les élus du Front de Gauche appeler à voter Hollande, les salariés du groupe Merck d'Eragny-sur-Epte, près de Gisors, apprécieraient que le PS se mobilise autant pour eux qu'il a su le faire pour M-Real ou Sealinx.

Si le principal adversaire de François Hollande est la finance, comme il l'a annoncé au Bourget, ce qui suit devrait motiver la gauche, toutes les gauches, pour venir ferrailler contre ce qu'il convient d'appeler les patrons voyous.

Le groupe de Whitehouse Station (New Jersey) a augmenté son bénéfice net de 67% à 1,738 milliard de dollars au premier trimestre, où il a légèrement dépassé les attentes du marché pour ses gains mais pas pour son chiffre d'affaires. En annonçant cyniquement : "au premier trimestre, le bénéfice du groupe pharmaceutique américain a légèrement dépassé les attentes du marché, à 1,7 milliard de dollars", le groupe Merck humilie un peu plus les salariés d'Eragny, près de Gisors.

Selon des résultats annoncés vendredi, le bénéfice courant par action a progressé de 8% à 99 cents, soit 1 cent de plus que la prévision moyenne du marché. Mais le chiffre d'affaires a augmenté moins qu'espéré, de seulement 1% à 11,731 milliards de dollars.

« Notre performance ce trimestre a été soutenue par une solide contribution de nos divisions pharmacie, santé animale et soins à la personne, et par la poursuite de nos efforts pour opérer de manière plus efficace », a commenté le PDG du groupe, Kenneth Frazier.

Confirmation des prévisions de résultats 2012.

Les ventes ont notamment augmenté de 8% dans la santé animale, de 7% dans les soins à la personne, et de 3% dans la pharmacie. Dans cette dernière division, la hausse atteint même 6% en excluant les effets d'un règlement amiable trouvé dans un différent avec le concurrent Johnson & Johnson, qui avait conduit Merck à renoncer, à compter du 1er juillet dernier, à ses droits exclusifs de distribution dans plusieurs pays du Remicade, un traitement des maladies inflammatoires.

Pour l'ensemble de l'année 2012, Merck a confirmé tabler sur un bénéfice par action de 3,75 à 3,85 dollars hors éléments exceptionnels, avec un chiffre d'affaires globalement stable à taux de changes constants par rapport à 2011, où il avait atteint 48 milliards. Merck précise qu'à taux de changes courants, ses ventes devraient reculer de 2% à 3%.

La bataille des Merck n'est pas finie...

LES ECHOS (SOURCE : AFP)-Merck%20confirme%20ses%20pr%C3%A9vi...|fr]

 

SOCIALISTES, VOTONS Jean-Luc MELENCHON !

La mobilisation du Front de Gauche, le score de JLM dans les sondages, le succès de ses rassemblements et meetings interpellent. Non seulement les médias, non seulement les spécialistes ès-élections, mais aussi tout le peuple de Gauche…….jusqu’au sein du parti socialiste lui-même. Ainsi, un enseignant seine-et-marnais, Julien Guérin, militant socialiste convaincu mais oeuvrant depuis 10 ans pour ancrer son parti à Gauche, appelle à voter…..Mélenchon. Melenchon_2.jpg

« Membre du PS depuis 2001 et ancien dirigeant national du MJS, mon engagement en faveur d’un socialisme démocratique a été constant depuis dix ans.

J’ai partagé tous les combats de la gauche du PS depuis le 21 avril 2002 : pour la réorientation du parti, contre la constitution libérale européenne en 2005, aux côtés de Benoît Hamon à Reims en 2008 et de toutes les luttes internes pour ancrer à Gauche mon parti, l’immerger dans les mouvements sociaux et le faire renouer avec une politique unitaire.

Mon choix de militant s’appuyait sur le fait que le PS reste dominant à Gauche, que son organisation en courants internes permettait le libre débat, et je pensais que l’existence d’une gauche socialiste en son sein était un outil pour l’aiguiller.

Dans le contexte de la campagne électorale actuelle, je m’interroge sur le bien fondé de ces arguments. La gauche du parti ne pèse en rien sur les choix essentiels du candidat.

Mélenchon : un programme ancré à GaucheFront_de_Gauche_-_Programme.jpg

Force est de constater que c’est Jean-Luc Mélenchon qui a relevé le drapeau du socialisme historique en défendant clairement un programme social et démocratique : redistribution des richesses par la hausse des salaires, retraite à 60 ans, embauche massive dans les services publics, lutte contre la précarité, refus du carcan de traité de Lisbonne, convocation d’une constituante pour bâtir une nouvelle République, planification écologique…

Les axes de campagne du Front de Gauche soulèvent l’enthousiasme dans les rangs du peuple de Gauche qui se presse dans les meetings au cri de « Résistance » .

Socialiste de gauche, je ne peux que constater qu’il se passe quelque chose autour de la candidature Mélenchon. Au-delà du programme de Mélenchon, sa candidature est utile à toute la Gauche et à l’objectif essentiel de chasser Sarkozy.

Mélenchon : un vote qui profite à toute la GaucheGauche_1.jpg

La hausse du Front de Gauche profite à la dynamique politique de toute la Gauche.

François Hollande ne baisse pratiquement pas et demeure en tête au deuxième tour, tandis que Mélenchon mobilise un électorat qui aurait boudé les urnes sans sa campagne offensive.

Un score important modifiera également les rapports de force et poussera un gouvernement futur de gauche à prendre en compte les aspirations exprimées par le vote Mélenchon.

Cependant, les camarades communistes et pégistes (sic ! NDLR) ne doivent pas céder au triomphalisme, car toute la Gauche devra se rassembler dès le 22 avril au soir pour battre la Droite ! (bien évidemment, NDLR)

C’est néanmoins en conscience que je vais voter pour le Front de Gauche le 22 avril et que j’appelle tous les socialistes qui veulent battre Sarkozy sur une ligne de Gauche à se saisir du bulletin de vote Mélenchon »

Commentaire :

  • Je suis heureux de voir qu’un militant socialiste parle de « socialisme historique » ; seulement, le programme de Mélenchon et du Front de Gauche ne tombe pas du ciel : ‘grosso-modo’, ce sont des mesures et propositions que le PCF défend depuis des lustres (partage des richesses, politique sociale audacieuse sur le travail, les salaires et la retraite, services publics performants, dénonciation de l’Europe libérale,…….)
  • Donc, je suis heureux de voir qu’aujourd’hui, nous ne prêchons plus dans le désert et que « le peuple de Gauche » fait sienne ces idées qui n’appartiennent pas aux communistes mais qui ont l’ambition de transformer la société
  • Enfin, je sais gré à Julien Guérin de considérer que la politique ne s’arrête pas à glisser un bulletin de vote dans l’urne et que la notion de « rapports de force » signifie bien que si F.Hollande est élu, il faudra, pour qu’il prenne des mesures de progrès, resté mobilisé, soit pour l’obliger à les prendre (s’il y est réticent), soit pour le soutenir (s’il rencontre des obstacles) : de toutes façons, certains verront d’un mauvais œil s’engager des réformes progressistes, c’est ce qu’on appelle « la lutte des classes » !

Note: les intertitres et le surlignage sont de la rédaction

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Article de la Voix du Midi du 23/02/12

 

Sarkozy, une fin shakespearienne, le talent en moins ...

arlequin.jpgL'Europe, les riches, la France, les socialistes, le FN, les élites, les ouvriers, la CGT, la main tendue, les lacrymos, le président, Villepin, le candidat, l'Elysée, le QG, Depardieu, LVMH, aidez-moi, tiens, j'allais oublier Bayrou, bref, il joue à qui perd-perd en essayant tout et n'importe quoi, oubliant que dans cette bataille, son pouvoir lui échappe, le pavé (à défaut de le prendre dans la gueule !), se dérobe sous lui... Une sorte de dramaturgie, de fin shakespearienne, le talent en moins ! Le président en lambeaux, le candidat en arlequin est perdu.

A Hollande d'être bon, maintenant, car il ne peut plus perdre, il ne doit pas perdre. Face à un Sarkozy genoux à terre, une défaite serait de la seule responsabilité du candidat PS... Au boulot, aux fourneaux, haut les choeurs !!!

(Source : lemonde.fr) C’est la "première élection présidentielle du XXIe siècle." Foi de Nicolas Sarkozy, qui bat les estrades en répétant : "Gauche, droite, centre, extrême droite, tout cela est dépassé ! Le seul débat qui vaille est de construire une France capable de résister à la pression du monde nouveau."

On voudrait prendre au mot le président-candidat, découvrir ce qu’est ce rendez-vous nouveau mais c’est raté. La campagne de 2012 a un air de déjà-vu. C’est un condensé de presque toutes celles qui ont déjà été menées avec grosses ficelles et vieux réflexes. Démonstration.

D’abord, comme en 1981, déclencher l’émoi des riches que l’on promet de saigner et qui se demandent s’ils ne vont pas prendre la route de l’exil comme ils l’avaient fait, sitôt François Mitterrand élu, pour mettre à l’abri leurs lingots d’or.

Mais, cette fois-ci, ils ne peuvent même plus compter sur la mansuétude de la droite. François Hollande menace de les taxer à 75 % au-delà de 1 million d’euros ? Nicolas Sarkozy promet de les rattraper s’ils fuient par le biais d’une nouvelle taxe sur le capital. Bien joué – et ils ne se sont même pas concertés !

Simplement "le président des riches" a beaucoup à se faire pardonner. Et cela ne lui déplaît pas de faire monter Mélenchon.

Ensuite, comme en 1988, exploiter jusqu’à la corde la thématique du rejet. C’est ainsi que François Mitterrand avait vaincu Jacques Chirac, au terme de deux années d’une cohabitation tendue. François Hollande attaque de la même façon Nicolas Sarkozy, dont le quinquennat a enregistré des records d’impopularité.

Sans cesse, le candidat socialiste renvoie l’adversaire à son bilan, donnant à sa campagne un caractère essentiellement défensif. Il joue l’apaisement après des années de turbulence. Cela ressemble au "ni-ni" mitterrandien.

Mais, comme en 1995, tenter de renverser la table, en jouant le peuple contre les élites, la province contre Paris, Paris contre Bruxelles. C’est le pari de Nicolas Sarkozy, qui veut rééditer le coup de Jacques Chirac lorsque le sage Edouard Balladur s’était mis en tête de le détrôner.

Et tant pis si l’Europe, que le président sortant prétend avoir sauvé, en prend de nouveau pour son grade. C’est une guerre de mouvement à caractère populiste où tous les coups sont permis.

Et, pour finir, comme en 2002 , le poids du Front national qui, quelque soit le résultat de Marine Le Pen, aura réussi à donner le ton de la campagne ; produire et consommer français, se méfier de l’étranger, douter de l’Europe, pousser jusqu’à la porte des abattoirs pour débusquer l’islam.

Il manque à ce tableau deux dates : 1974 et 2007. Normal. C’était, pour le coup, deux vrais rendez-vous de rupture, avec promesse de lendemains différents et qui chantent. Les Français semblent vaccinés. On ne leur fera pas le coup trois fois.

 

Sarkozy et la Droite nous servent le Grand’MES : les socialistes reprennent en chœur !

Sarkozy est parvenu à faire adopter ce fameux MES, le Mécanisme Européen de Stabilité, le premier des nouveaux traités européens.

Certains disent (l’écolo Cohn-Bendit entre autres) que ce MES n'est qu'une mesure technique, voire de « solidarité », en direction des pays européens en difficulté. Les mêmes se dérobent en expliquant que c'est le deuxième traité (et sa fameuse « Règle d'Or ») qui est criticable. Certes, mais ils oublient de dire que le MES, c’est à la fois, une contrainte économique et sociale, et un recul démocratique. Mais il n'est pas instructif aussi de revenir sur les raisons pour lesquelles ce texte a pu être approuvé par le Parlement français

N’y voir qu’un instrument technique pour aider nos voisins, c’est FAUX !

Le MES veut enfermer les pays en difficulté dans le carcan de l'austérité, à l'instar de l'agonie imposée au peuple grec. Ce texte, loin d’être un mécanisme de solidarité, conditionne les aides aux Etats à de nouvelles mesures drastiques d’austérité,

UN CARCAN ECONOMIQUE, SOCIAL & BUDGETAIRE

Pour bénéficier de l'aide européenne, les Etats devront en effet accepter des « plans d'ajustement macro-économiques ». . C’est en réalité un FMI européen lié à des normes renforcées de discipline budgétaires que Sarkozy et Merkel demandent de ratifier. C’est un abandon de souveraineté dessaisissant le Parlement de ses prérogatives.



Soutenir ou laisser passer le MES en s’abstenant, c'était, et c’est, rentrer dans la logique des marchés et confier notre souveraineté à la sinistre troïka : Commission européenne, BCE et FMI !

La camisole budgétaire qui en résultera est incompatible avec une politique de gauche digne de ce nom.

C’est pourquoi, avant les débats et les votes au Parlement, Jean Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche, appelait, dans une tribune dans Libération, les parlementaires et la gauche à s'opposer ensemble à ce coup de force. Il appelait le Président Sarkozy, qui se fait désormais le chantre du « dialogue direct » avec le peuple, à consulter les Français sur ces traités par référendum.

DES VOTES PEU GLORIEUX

Or, qu’advint-il à l’Assemblée Nationale ? L'abstention majoritaire du PS et des Radicaux de Gauche (130 députés !) - malgré quelques voix socialistes et radicales qui se sont opposés au projet - a permis l'adoption du traité. Cette décision du groupe PS divise la gauche. Elle va à l'encontre des exigences populaires et du mouvement social. Elle contredit toute politique dont l'objectif prioritaire serait la lutte contre l’austérité et la financiarisation.

Le Sénat devait délibérer ensuite sur le sujet. La Haute Assemblée qui a basculé à Gauche à l'automne, pouvait repousser ce texte après les élections de Mai et Juin. Or, qu’advint-il ? Sur les 130 sénateurs socialistes, 126 se sont abstenus (3 votèrent Contre, le Président du Sénat, J.P.Bel ne prenant pas part au vote).

Résultat le MES a été adopté !

Quand on se réclame de la Gauche, qu’on prétend lutter contre les marchés, qu’on dénonce la spéculation et les politiques d’austérité, on ne vote pas le MES !

Il y a parfois loin de la coupe aux lèvres ; plutôt, il y a souvent un écart entre les paroles et les actes. Les députés européens socialistes et écolos français avaient déjà approuvé le MES il y a tout juste un an, en mars 2011 au Parlement européen (pour mémoire Eva Joly, José Bové et D.Cohn-Bendit sont eurodéputés écolos).

CQFD !

 

Jean-Pierre Bel : "Soyons clairs : la réforme territoriale sera abrogée".

Liberte_egalite_fraternite.jpg(Sources : lemonde.fr) Jean-Pierre Bel, président (PS) du Sénat, expose au Monde les projets de François Hollande, candidat socialiste à l'élection présidentielle, pour les collectivités territoriales.

Où en est la décentralisation et comment doit-elle évoluer, selon vous ?

Depuis cinq ans, Nicolas Sarkozy a mis en œuvre une forme de recentralisation. Il a reconcentré le pouvoir dans les préfectures, notamment les préfectures de région, qui se substituent en certains domaines aux préfectures de département. Cela a encouragé tous les effets pervers sans même maintenir la présence de l'Etat dans les départements. Un double mouvement de crispation autoritaire et de concentration s'est opéré. Il nous faut aujourd'hui réenclencher une nouvelle démocratie territoriale et redonner de l'autonomie financière aux collectivités.

Que proposez-vous ?

Pour donner un nouveau souffle à la démocratie territoriale, il faut recréer un pacte de confiance entre l'Etat et les collectivités locales. Pour nous, les collectivités ne sont pas une charge, c'est une richesse. Il faut être clair, nous l'avons toujours dit : la réforme qui a instauré les conseillers territoriaux sera abrogée. Nous allons reprendre la dynamique des contrats de plan Etat-région.

Si le PS arrive au pouvoir, comment associerez-vous les exécutifs nationaux et régionaux ?

Nous proposons la création d'une structure nationale permanente, une forme de "haut conseil", qui réunira les associations représentant les différents niveaux de collectivités territoriales, en lien direct avec le gouvernement. Elle sera obligatoirement consultée sur tout projet de réforme pouvant avoir des incidences dans l'exercice des compétences des collectivités locales. Le Sénat aurait évidemment un rôle, dans cette structure, pour faciliter les échanges et les relations entre les différents acteurs concernés.

N'est-il pas nécessaire de simplifier le "mille-feuilles" territorial ?

Plutôt que de simplifier, terme qui s'est souvent confondu avec dépouiller, je préfère parler de clarifier. Il faut promouvoir un pacte de gouvernance territoriale, dans le cadre d'une conférence des exécutifs locaux. Cette conférence sera réunie dans l'année suivant les élections.

Il faut renforcer le pouvoir des régions, en leur donnant des compétences étendues en matière de développement économique, d'innovation et de formation. Celle-ci est encore trop morcelée ; il faut vraiment considérer que le chef de file en ce qui concerne la formation, c'est la région. Les régions doivent pouvoir accéder directement aux fonds structurels européens, sans que cela transite par le préfet.

Il faut mieux prendre en compte la diversité des territoires, notamment en favorisant les possibilités d'adaptation réglementaire d'une loi en fonction des spécificités, sur des champs déterminés par le législateur, et les capacités d'expérimentation. Jean-Pierre Raffarin avait commencé à ouvrir cette possibilité ; nous allons la reprendre. Donnons un peu de souplesse à notre système !

La suppression du conseiller territorial va-t-elle entraîner une révision des modes de scrutin aux régionales et aux cantonales ?

Pour les régionales, c'est simple : on reviendrait à ce qui a bien fonctionné et qui a fait ses preuves, c'est-à-dire la prime majoritaire au scrutin proportionnel. Pour les conseillers généraux, je pense que les esprits sont ouverts aujourd'hui à une forme de proportionnelle. C'est nécessaire si on veut assurer une meilleure représentation et aller vers la parité.

Que proposez-vous pour la fiscalité locale ?

D'abord, toutes les politiques qui relèvent de la solidarité nationale doivent être financées par le budget national. Puisque ce sont les départements qui sont concernés par ce volet, on pourrait attribuer aux départements une fraction de la CSG.

Ensuite, il faut revenir sur les conséquences négatives de la suppression de la taxe professionnelle. Nous voulons redonner un véritable pouvoir fiscal aux régions. Le barème d'imposition mis en place sur la valeur ajoutée doit être revu, afin que ce ne soit pas au détriment de l'Etat.

Il faudra une nouvelle répartition des impôts entre les régions, les départements et les communes. Chaque collectivité disposera d'un panier d'impôts, assis sur les ressources des ménages et des entreprises, avec la possibilité, pour les assemblées locales, d'en moduler les taux.

La révision des valeurs locatives est absolument nécessaire pour renforcer l'équité et la justice. Enfin, il faudra intégrer les revenus dans l'assiette de la taxe d'habitation.

Comment comptez-vous revivifier la démocratie locale ?

Nous allons d'abord donner un véritable statut aux élus locaux. Je ne reviens pas sur le droit de vote des étrangers aux élections municipales. Nous irons vers une limitation du cumul des mandats : on ne pourra pas être parlementaire et présider en même temps un exécutif local. On pourrait même s'interroger sur une limitation de la durée des mandats successifs, mais cette question n'est pas tranchée.

Avec le droit de pétition, une assemblée locale sera obligée de se prononcer sur un sujet qu'un certain nombre de citoyens souhaitent voir mis en discussion. Nous voulons également renforcer la participation des citoyens en mettant en place des conseils de développement, qui ont le mérite d'associer plus largement des chefs d'entreprise, responsables d'association ou simples citoyens. La démocratie participative est un principe qui n'est pas oublié.

 

Que s'est-il passé au PS de Sénart ?

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La Seine-et-Marne a vu ses circonscriptions électorales pou les élections législatives de juin 2012 redécouper et passer de 9 à 11. La 11° justement, quasiment constituée de communes sénartaises a attisé les ambitions des socialistes, d’autant plus regonflés par la visite de F.Hollande à l'automne. Oui mais voilà, dans le cadre de l’ accord national PS/Ecolos, la circonscription a été réservée à un(e) candidature d’EELV, qui n’était autre que…… J.M.Brulé, maire éphémère de Cesson, qui ayant battu la Droite aux Municipales de 2008 a attiré sur lui la rancœur des socialistes cessonnais et sénartais. Donc, les socialistes voulaient un socialiste, mais lequel ou laquelle ?

D’ores et déjà, l'un d'entre eux s'était lancé dans la course : mon ami Dominique Carotine, Maire-adjoint de Savigny. Mais rompant l'accord national, il a frisé l'ex-communication.

Puis les socialistes se sont dit que, somme toute, ce n'était pas normal qu'une circonscription taillée sur mesure pour le PS soit donnée à un autre parti.

D'où branle-bas de combat, car, comment aussi expliquer à D.Carotine que, cette fois, ce sont les poids lourds du PS de Sénart qui ne veulent pas de lui ?!

Donc, on allait avoir une "primaire" sur Sénart !? Oui mais entre qui ? Car là aussi, le bât a blessé !

On n’était pas sur la même longueur d’onde, entre les militants qui voulaient ....un militant, du moins quelqu'un de "neuf" , et les édiles qui préfèraient une ’’pointure’’ :

  • çà aurait pu être une "militante".... Line Magne, Maire-adjointe de Moissy et Directrice générale du San, et ci-devant....Mme Fournier !
  • quant à la pointure, ce serait.........un élu d’une autre contrée du 77, mais surtout un proche collaborateur de F.Hollande, un certain Olivier Faure : bonjour le parachutage, bonjour "le respect des procédures démocratiques", comme écrit dans un tract récent.

Et que croyez-vous qu’il advint ? Le vainqueur…..fut Olivier Faure. Mais aurons-nous l’honneur de sa présence durant la campagne ? Pour la présidentielle, çà va être dur, car il fait partie de l’équipe de campagne de F.Hollande (vous savez au ’’59’’ comme ils disent, dans le 7° à Paris).

Pour les Législatives, il devra faire vite, car en un mois, il lui faudra aller à la rencontre des quelques 100.000 habitants de la circonscription et singulièrement de ceux qui désespèrent d’attendre une véritable politique de Gauche et se réfugient dans l’abstention, quand ce n’est pas dans le vote en faveur du FN. C’est à dire être un « mec de terrain » (voir l’article « Questions à F.Hollande -3 ») pour se rendre dans les quartiers : Jatteau et Lugny-Marronniers à Moissy, les Pyramides à Lieusaint, Les Bois à Nandy, Le Bailly à Vert-Saint-Denis, Les Courtilleraies au Mée, …..et bien sûr, Les Arcades et les Droits de L’Homme à Savigny.

Pour ce faire et l’y accompagner, les militants et élus communistes de Sénart, et votre serviteur au premier chef, sont prêts à se sacrifier !

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