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CONFERENCE DEPARTEMENTALE DE LA FEDERATION DE CORSE DU SUD

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Maxime NORDEE, secrétaire départemental

Nous sommes maintenant dans une nouvelle phase de notre congrès. Les communistes ont décidé de faire du texte du Comité national la référence commune à leurs discussions. Par ce vote, ils ont fait un choix stratégique. C’est un choix qu’il faut maintenant approfondir en débattant du texte, en proposant éventuellement des amendements. Les responsables des sections, à Ajaccio, à Porto Vecchio, à Bonifacio, à Sartène, à Zicavo, ont animé le débat dans leur secteur et des délégués ont été élus pour participer au vote d’aujourd’hui. L’objectif de nos travaux est donc de mandater les camarades qui vont participer au congrès où ils représenteront notre fédération de Corse du sud. L’objectif est aussi de se doter d’un comité départemental, d’un bureau et d’un secrétaire départemental . La base commune a été adoptée à une large majorité de 73% au niveau national et de 83% dans le département. Je remercie tous les camarades qui ont consacré du temps à lire, discuter, travailler ces textes qui restent encore certainement à affiner mais qui vont donner une feuille de route claire pour l’activité à venir. Certains ne partagent peut-être pas la totalité du texte mais je veux rappeler qu’il s’agit d’un document d’analyse et d’orientation et non pas d’un listing de mesures arrêtées ou de programmes figés ; c’est dans l’action que se construirons les solidarités et s’affirmeront l’efficacité de nos analyses. Chaque communiste a donc toute sa place et son rôle à jouer dans la lutte contre le capitalisme, dans la mise en perspective du socialisme et dans la création d’un rapport de force de nature à réussir un véritable changement à gauche.

Et il y a de quoi faire car la lutte des classes est toujours d’actualité. Il est nécessaire de s’organiser pour gagner cette bataille face à un capital qui se fait de plus en plus présent, qui s’internationalise plus que jamais, y compris chez nous en Corse avec des capitaux dont l’origine ne semble pas toujours très claire.

Le rapport de force doit peser à la fois sur le capital et ses alliés, le MEDEF et la droite, mais aussi sur la gauche sociale démocrate qui croit que répondre aux injonctions de l’union européenne lui permettra de mener une politique plus sociale après une phase d’austérité. Alors qu’en réalité, toutes les régressions et les abandons en cours ne font que renforcer l’enlisement dans la crise et développer les injustices les plus flagrantes.

Pour s’organiser donc, nous avons réfléchi à la situation et décidé avec le comité départemental sortant : - De relancer le réseau de proximité - D’organiser la vie et le militantisme des communistes et des citoyens au plus près du terrain, des lieux de vie et des entreprises où s’exerce l’exploitation capitaliste. Ainsi, par exemple, la section d’Ajaccio a décidé de relancer l’activité par quartier à travers toute la ville. La création d’une section sur la rive sud est aussi un objectif comme le projet d’une section dans le secteur d’Olmeto.

Il est en effet nécessaire de mieux couvrir le terrain tout au long de l’année. Car on peut constater un relatif manque de rayonnement en dehors des périodes électorales. Certes, des campagnes électorales, nous en avons connu un certain nombre ces dernières années et nous avons été en capacité de mobiliser fortement. Les résultats électoraux le prouvent puisque le parti communiste, avec le front de gauche, arrive au second rang des forces de gauche en Corse. Je tiens d’ailleurs, à cette occasion, à saluer la disponibilité et le militantisme de nos camarades candidats avec qui, notamment pour les législatives, nous avons largement arpenté tout le département et tenu des réunions citoyennes dans tous les quartiers, dans tous les villages.

Il nous faut maintenant trouver les moyens de maintenir la présence militante et l’activité du parti en dehors de ces moments électoraux. L’un des objectifs qui avait été confié au Comité Départemental était de redonner vie et place au parti en complément, en liaison, avec l’expression de nos élus. Nous y sommes parvenu, sans doute incomplètement, avec des ratés et des frustrations mais globalement, on peut dire que les communistes, avec leur parti et leurs élus, ont su s’exprimer, faire valoir leurs positions, travailler sur les grands dossiers comme les dossiers régionaux que sont le Padduc, la langue, la fiscalité par exemple. Ces dossiers sont loin d’ailleurs d’être tous clos et ils feront l’objet de nos débats de demain matin avec nos camarades élus à la CTC et à la ville d’Ajaccio. Certains avaient décrété un peu vite que le parti communiste était mort et que l’analyse marxiste était obsolète. Mais le parti communiste continue à vivre et, en ces temps de crise, il prouve son utilité pour le peuple, en maintenant la flamme des anciens qui avaient su se regrouper dans la Résistance à l’époque de la dictature du fascisme et du nazisme. L’espoir d’un autre monde n’est pas une utopie.

Mais, mieux organisé, on peut –et on doit - passer à un stade supérieur. Travaillons à augmenter le nombre d’adhérents et de cotisants, et d’autant plus que nos moyens financiers restent très limités. Il n’y a pas de permanent et, dans la fédération, tout repose sur le militantisme et le bénévolat. Rappelons que la structure du budget du parti est articulée, en Corse comme au plan national, entre les cotisations et le reversement des indemnités de nos élus (nous en discuterons après le rapport du trésorier). Le renforcement c’est également le moyen de confirmer le poids de nos élus dans les collectivités, de défendre avec plus d’efficacité l’intérêt des travailleurs, des « spoliés de la terre ». C’est le moyen de résister aux sirènes de la droite et du Medef, de résister aux renoncements et aux abandons d’une gauche molle, de résister à une approche régionaliste étriquée, à une éthnicisation étroite et trompeuse.

Avec la question de l’organisation se pose aussi la question des alliances. Des décisions importantes nous attendent avec les élections municipales de 2014. En tout cas, sans attendre, faisons reculer la droite, l’extrême droite et les enfermements identitaires. Notamment en investissant la bataille des idées, de la culture et de la création. C’est là un moyen pour faire grandir les fronts du changement. Depuis le quartier jusqu’aux questions internationales, nous voulons continuer à nous rassembler avec d’autres pour faire de l’espace aux aspirations populaires et à créer le rapport de force qui peuvent les imposer. Nous sommes dans une nouvelle étape du front de gauche avec ses spécificités ici en Corse où le front de gauche n’est pas un cartel d’organisation mais un regroupement de citoyens, de syndicalistes, de militants associatifs engagés pour le changement mais sans formalisme ni structure d’organisation et, il faut le rappeler, articulé grâce à l’ossature du parti communiste.. Sur le plan national, nous portons l’ambition d’en faire un grand mouvement capable de bousculer le rapport de force à gauche. Une réorientation politique est la seule hypothèse pour laquelle notre parti serait prêt à participer à l’exercice du pouvoir afin d’apporter sa contribution à la construction du changement. Nous refusons les orientations sociales libérales actuelles du gouvernement. Nous voulons tout faire pour rassembler à gauche et gagner un changement de cap pour réussir. C’est le sens de la campagne qui vient d’être lancée : une autre politique que l’austérité, c’est possible.

Au cours de ces dernières années, nous avons été présents, autant que faire se peut, dans les luttes :

- Participation aux actions syndicales de défense des acquis sociaux (retraite, école, prime d’insularité aux retraités…)

- Soutien aux salariés en lutte. Pour exemple, récemment, soutien aux grévistes de Géant Casino, à ceux de la carrière de Sarrola et condamnation de la violence patronale, soutien aux hospitaliers pour la qualité des soins et des effectifs en nombre suffisant…

On peut constater que la nature des luttes sociales, après les présidentielles, restent des lutte de défense contre les plans sociaux, contre la désindustrialisation, contre les fermetures, contre la casse des acquis et non pas des luttes pour améliorer le sort des travailleurs. Mais il n’y a pas de fatalité à la crise ni à l’austérité. Il n’y a aucun renoncement à avoir. Nous avons des propositions. Faisons les partager, faisons les vivre en donnant une dynamique pour renouveler nos pratiques et nos raisonnements dans l’activité avec le monde du travail.

Donnons l’espoir pour construire une autre société, respectueuse des hommes et de la planète. Faisons basculer le monde vers l’humanité plutôt que vers la barbarie. Nous sommes disponibles pour rallumer les étoiles.

Ajaccio le 26.01.2013

 

Tribune libre des élus PCF-Front de Gauche de Saint Gratien

Saint Gratien

Voici le texte de la tribune libre des élus PCF-Front de Gauche pour la revue municipale de janvier 2013, qui traite de la stratégie d'endettement de la municipalité.
Rappelons que nous sommes contraints d'écrire un texte de 1 333 caractères seulement, ce qui aboutit à un argumentaire schématique. Retrouvez nos propositions plus détaillées sur ce blog !

Nous vous souhaitons une heureuse et pas trop chère année !

Le budget 2013 de la ville a été voté au dernier Conseil municipal.

Acculée par la croissance de la valeur du Franc suisse, la ville a été contrainte fin 2012 à renégocier 2 emprunts « toxiques », pour éviter une pression financière encore plus forte de la banque Dexia et des taux d’intérêt de 8 et 16%. Cela nous a coûté une pénalité de 520 000 €.

Ce n’est pas fini. Selon nous, est planifié en 2013 un remboursement anticipé de ces emprunts. Ce sera au prix d’une fonte de 75% des investissements municipaux (-5,7 M€), d’une compression des dépenses (-100 000€ pour le centre de loisirs, - 60 000€ pour les écoles…), et d’un bond de la plupart des tarifs de la ville.

Voilà la facture particulièrement salée de la très contestable stratégie d’endettement de la ville !

C’est mal parti pour stopper l’hémorragie du nombre d’habitants (-1286 en 3 ans).

Ce contexte renforce nos propositions : opportunité d’un audit citoyen de la dette de St Gratien ; nécessité de la soumission des contrats bancaires des collectivités au code des marchés publics ; utilité d’un pôle financier public, finançant les besoins humains ; intervention des gratiennois dans les comptes de leur ville.

Contact : fdg.stgratien@laposte.net

 

Pour une grande loi d'égalité

mariage_1.jpgManifestation pour l’égalité, dimanche 27 janvier, Paris - 14h Le cortège partira de Denfert-Rochereau et se terminera Place de la Bastille.

Une nouvelle manifestation aura lieu en faveur du mariage pour tous le 27 janvier.
Le PCF et le Front de Gauche soutiennent et participent à cette initiative pour l’égalité des droits.

La question du droit au mariage pour tous pose pour la première fois en France de façon réelle la question de l'égalité des droits quelles que soient les orientations sexuelles des personnes, et quoi que chacun-e pense des institutions du mariage et de la famille.

La société française dans toute sa diversité est prête et majoritairement favorable à ce que deux personnes qui s'aiment et souhaitent fonder une famille puissent s'unir par les liens du mariage, quelle que soit leur orientation sexuelle.

Le mariage est depuis plus de deux siècles dans notre République laïque, un acte civil avant d'être un sacrement religieux. Le projet de loi « mariage pour toutes et tous », est une avancée majeure pour la société et va mettre un terme aux discriminations qui frappaient depuis trop longtemps, toutes celles et tous ceux privés du droit d'exprimer leur amour de la manière qu'ils jugent la plus opportune. Il va permettre de rattraper le retard pris sur les pays à travers le monde qui ont, depuis plus d'une décennie, ouvert le mariage civil aux couples de personnes de même sexe. 14 pays ont aujourd'hui légalisé le mariage homosexuel et pour la plupart également légalisé l'adoption par les couples homosexuels.

Les communistes et le Front de Gauche sont inscrits depuis très longtemps dans ce combat pour l'égalité. Ils souhaitent aussi faire progresser le projet de loi ouvrant le droit au mariage à tous les couples, pour qu'il soit accompagné des droits à fonder une famille pour les couples de même sexe.

Pour leur part, les communistes val d’oisiens participeront dimanche à la grande manifestation en faveur du mariage pour tous. Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF 95 réclame et espère une avancée de la France sur cette question et appelle à la mobilisation. « Nous appelons tous les progressistes à se retrouver dans la rue le dimanche 27 janvier pour demander au gouvernement d’arrêter les tergiversations et reports et nous l’appelons à s’engager fermement sur les trois revendications pour le mariage, l’adoption et la PMA. Nous réclamons une grande loi d’égalité et non une loi à minima ».

Enfin, comme le souligne André Chassaigne dans sa lettre ouverte à ceux qui s'opposent au mariage pour tous, « des milliers d’enfants vivent aujourd’hui avec des parents de même sexe. Or, le droit ne leur permet pas d’avoir des parents à part entière. Leur souffrance d’aujourd’hui, ce n’est pas d’avoir des parents de même sexe, mais bien l’interdiction qui leur est faite d’en avoir avec une reconnaissance sociale. Et s’ils ont à souffrir des regards extérieurs, n’est-ce pas justement parce que la loi ne leur permet pas de vivre à égalité avec les autres enfants ? »

 

Communistes pour changer le monde

pl_222.jpgDans le cadre de la préparation de leur 36è congrès qui se tiendra en février prochain à Aubervilliers, les communistes du Val d’Oise avaient rendez-vous mercredi dernier avec Pierre Laurent. A l’initiative de la fédération du PCF, une centaine de militants se sont retrouvés à Cergy pour une soirée d’échanges.

Dans un moment historique particulier, où la gauche gouverne sans pour autant ouvrir les voies du changement, où le pouvoir de la finance est toujours en place, où « l’humanité est en panne de sens », quelle place pour le PCF ? En 2012, nous avons largement contribué à faire rayonner des idées nouvelles. Aujourd’hui, après la ratification d’un traité européen inchangé, un budget 20123 d’austérité, un accord qui se profile contre le droit du travail, quelle alternative crédible proposer ? Comment lutter contre la résignation qui pourrait prendre le dessus, comment impulser une mobilisation positive ?

Les débats ont beaucoup porté sur la place du PCF au sein du rassemblement du Front de Gauche et les communistes ont réaffirmé leur volonté d’avancer « sur leurs deux jambes », sans choisir entre leur parti et le rassemblement du FdG. Ce n’est pas pour s’effacer que le Parti communiste s’est lancé dans le Front de Gauche, mais bien pour contribuer à créer une dynamique populaire.

Une alliance qui n’empêche pas le PCF de développer ses propositions originales, notamment en matière de lutte contre le chômage. Citons la « sécurité d’emploi et de formation qui permettrait au salarié d’alterner au long de sa vie professionnelle des périodes d’emploi et de formation ou encore le concept de « nouveau crédit sélectif » via des fonds régionaux permettant que les crédits bancaires financent des projets riches en emplois, formation, recherche, ou encore les idées neuves du PCF pour l’intervention des salariés dans la gestion de leur entreprise.

L’ouvrage ne manque pas pour convaincre de l’efficacité de ces mesures car si de nombreux citoyens ont de la sympathie pour les idées du PCF, ils doutent trop souvent de leur crédibilité. Un gros effort idéologique au sein même du PCF est impératif pour mieux « armer » militants et adhérents, afin qu’ils soient à même de mieux faire connaître le bilan de ses actions, de l’activité de ses élus, bref de mener une bataille politique argumentée pour faire grandir le « c’est possible ».

Malgré un vieillissement militant dans certains secteurs, qui le handicape parfois, le PCF se veut « décomplexé ». Dans un contexte économique, social, politique morose et gros de dangers, le PCF ne manque pas d’ambition. Dans une période où le monde est en manque d’espoir, les communistes se voient en « rallumeurs d’étoiles » ou « redresseurs d’espérance ».

pl_4.jpgDans l’immédiat, le PCF se lance, avec le Front de Gauche, dans une grande campagne contre l’austérité qui débutera par un meeting unitaire le 23 janvier à Metz.
A quelques semaines du congrès du PCF, Pierre Laurent se rendra ensuite le 26 janvier à Bordeaux pour traiter du thème « Communisme pour changer le monde ».

Pierre Laurent a écrit en septembre 2012 « Maintenant, prenez le pouvoir », ouvrage préfacé par Alexis Tsipras, aux Editions de l’atelier.

 

Le dimanche 27 Janvier à 9H30 à la CCAS Porticcio

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INVITATION

La fédération du Parti Communiste Français de Corse du sud a le plaisir de vous convier au repas citoyen qui sera précédé d’un débat sur les grands dossiers nationaux et régionaux (langue, Padduc, fiscalité) en présence des responsables politiques et des élus communistes et du Front de gauche Inscriptions à la Fédé 2A Impasse Bertin

 

Les sénateurs Front de gauche au chevet du docteur Poupardin

Poupardin-Favier-Cohen-e1358366168323-150x150.jpgA lire en intégralité sur 94.citoyens.com. Une cinquantaine de personnes dont les sénateurs Front de gauche Laurence Cohen et Christian Favier (président du Conseil Général du Val-de-Marne) ont accompagné hier le docteur Poupardin au siège départemental de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM). Ce médecin de Vitry sur Seine a été condamné en octobre dernier à rembourser la Sécurité sociale pour avoir prescrit des médicaments relevant d’affections temporaires dans la colonne dédiée aux affections de longue durée (ALD) remboursées à 100%.

Ce mercredi 16 janvier, le comité de soutien du docteur Poupardin est venu déposer symboliquement une chaîne de chèques à l’administration de l’assurance maladie mais celle-ci était fermée en raison justement de la manifestation. Techniquement, le médecin s’est déjà acquitté des 2500 euros correspondant à la somme évaluée comme indûment remboursée à ses patients. Il lui reste à payer une pénalité de 4000 euros pour avoir enfreint les règles, mais cette amende est suspendue à la décision du Tribunal administratif de Melun auquel le docteur a eu recours. En raison d’une évolution de la loi limitant ce type de pénalité, le médecin pourrait finalement voir sa peine réduite aux alentours de 1200 euros. La décision sera rendue le 24 janvier.

Remise en question politique de l’ordonnance bizone En attendant, c’est surtout le principe des ordonnances bizones que les militants sont venus dénoncer ce mercredi, une question que la sénatrice Laurence Cohen a promis de porter devant le Sénat prochainement pour remettre ce sujet au coeur du débat. La sénatrice a du reste déjà soumis le sujet au gouvernement lors d’une séance de questions-réponses au gouvernement.

Les deux sénateurs ont plaidé pour une amnistie du médecin. Christian Favier a réaffirmé le soutien du département envers le docteur au nom d’un « combat pour la solidarité ». Pour le président du Conseil Général, il y va de «la sauvegarde de la Sécurité Sociale en tant que service public». Il a lui aussi exprimé sa volonté de porter le dossier devant le Sénat et de voir comment amnistier la sanction du docteur Poupardin, et même de reconnaître son action « tel qu’il le mérite« .

La suite sur 94.Citoyens.com

 

Saint Gratien : un budget 2013 de super austérité

dexiapolyy.jpgLe budget 2013 de Saint Gratien a été voté par le Conseil municipal du 20 décembre 2012. Les élus PCF-Front de Gauche se sont prononcés contre ce budget qu’ils considèrent marqué de super austérité.

Des dotations d’État soumises à la rigueur
Nous dénonçons le gel des dotations de l’État en 2013 puis leur baisse dans les deux années qui suivront. Ces restrictions remettent en cause les services et équipements publics locaux, et asphyxient peu à peu les finances des collectivités locales. Celles-ci sont à l’origine des trois quarts des investissements publics et la baisse de leurs ressources entraînera un ralentissement de l’activité économique, d’où moins de rentrées fiscales pour l’État et de nouveaux déficits. Réduire les dotations des collectivités locales, c’est peser sur leurs budgets et travailler contre la reprise économique. Saint Gratien n’échappe pas à la règle mais la majorité municipale cautionne cette politique de rigueur.

Des dépenses contraintes
A Saint Gratien, une nouvelle fois, le budget de fonctionnement fait les frais de l’austérité. Les dépenses de fonctionnement n’augmentent quasiment pas par rapport au budget 2012 (+ 0,2%). Hors masse salariale, ces dépenses sont même en baisse sur 2012 (-95 000€ et -0,4%). Depuis 2008, première année du mandat, la municipalité se vante de la stabilité de ces dépenses, qui chaque année augmentent moins que l’inflation, voire même régressent si on ne tient pas compte de l’évolution de la masse salariale. Nous estimons impossible dans un tel contexte de maintenir la qualité des services rendus aux habitants.

Quels sont les secteurs principalement touchés ?
- L’enseignement dont le budget est revu à la baisse de 1,37% avec une perte de 61 023 €, connaît une érosion lente mais certaine depuis 2009, année où les dépenses consacrées aux écoles représentaient 20% des dépenses de fonctionnement de la ville, contre seulement 18% aujourd’hui.
- La culture et le sport, qui voient leurs crédits diminuer de 0,69% et 0,98%, subissent la même dégradation.
- Le centre de loisirs perd 100 000 € et 9,61% et les centres de vacances voient leur budget amputé de 3,62%.
- Nous nous interrogeons également sur l’augmentation prévue de plus de 50 000 € au titre des recettes prévues pour la restauration scolaire, ce qui laisse augurer d’importantes augmentations de tarifs.
Enfin la subvention au centre communal d’action sociale est immuable depuis 2008, alors que la demande sociale est en forte augmentation.

Un budget d’investissement drastiquement réduit
En 2013, l’investissement fait aussi les frais de la rigueur. Les équipements connaissent une baisse drastique de 75%. Les travaux ne s’élèvent plus qu’à 2 millions seulement contre 5,5 en 2012, alors que des besoins importants existent sur la commune : rénovation de la salle Georges Brassens, du centre de loisirs Fossiez, de l’école Jean Moulin, de la MJC, et de conséquents travaux de voirie. La municipalité argue du fait qu’elle a réalisé de nombreux équipements ces dernières années. Est-ce à dire que tout est fait à Saint Gratien ? Pourquoi une telle baisse d’investissements ?

Une politique d’endettement hasardeuse
Notre analyse est que, si comme pour toutes les communes, la baisse des dotations d’État pèse sur ce budget, il y a surtout des raisons propres à notre ville : la politique d’endettement menée depuis 2007, qui fait que le remboursement de la dette constitue le 4ème poste des dépenses de la ville et 11% des dépenses de fonctionnement de la ville.

Le vote du budget est aussi l’occasion de questionner la municipalité sur sa stratégie d’endettement et sur les emprunts de la ville.
La ville est endettée pour plus de 10 millions d’euros auprès de la banque Dexia. Parmi ces emprunts, deux sont classés à haut risque. Ils représentent plus de 27% de la dette totale de la ville. Malgré la dangerosité de ces prêts, la ville n’a pas jugé utile de se couvrir contre une évolution défavorable des taux de nos emprunts et n’a donc pas « capé », c’est-à-dire plafonné, les taux de ces emprunts. Un troisième prêt Dexia est lui aussi, structuré à taux variable, classé à risque.

Nous nous interrogeons sur la stratégie initiale d’endettement de la ville à partir de 2007. Pourquoi avoir concentré à cette époque 15 millions d’euros d’endettement chez Dexia et avoir contracté une telle proportion d’emprunts toxiques : 30% pour Saint Gratien contre en moyenne 15% dans les communes françaises ?

Des emprunts toxiques jusqu’en 2032 ?
Enfin, la question essentielle qui se pose aujourd’hui, et à laquelle la municipalité ne peut répondre, est celle du risque auquel se trouvera exposée la commune après 2013. Après cette date, les deux emprunts toxiques retrouvent leur forme d’origine et sont à nouveau indexés sur le cours du Franc suisse et du Dollar américain. Personne ne peut dire à quel risque nous serons alors exposés. Saint Gratien devra-t-il renégocier à nouveau et verser un nouveau dédit ? Est-ce là une gestion vertueuse des deniers publics ? Le pari de 2007 n’était-il pas déjà très hasardeux ? Quels risques courra la prochaine majorité municipale issue des élections de 2014 avec ces emprunts ? Personne n’est en mesure de le dire à l’heure actuelle. Quelles sont les possibilités de sortie complète avant 2032 de ces emprunts ? Est-il possible de nous en débarrasser de façon anticipée ? A quel prix ? Est-ce possible dès 2013 avant le retour aux taux variables ? Un remboursement anticipé est-il envisagé ? Bien que la municipalité laisse entendre que la ville pourra dépenser en 2013 bien plus que prévu pour rembourser ses emprunts, aucune réponse précise ne nous a été apportée sur ce point.

Les répercussions sur le contribuable gratiennois
Le fait est que le contribuable gratiennois paye la stratégie financière de la ville… plusieurs fois ! Il paie 65 € de dédit, incorporés dans ses impôts locaux, parce que Saint Gratien a dénoncé les conditions de ses deux prêts Dexia fin 2012 et versé une « soulte » de 520 000 € à partager entre 8000 foyers fiscaux. Il paie une seconde fois parce qu’une grande partie des tarifs municipaux va augmenter de façon importante à partir du 1er janvier 2013, le budget de fonctionnement étant comprimé pour que la ville se désengage en grande partie de ses emprunts toxiques. Le même contribuable attendra des travaux pourtant nécessaires car 2013 sera en effet une année de diète au niveau de l’équipement de la ville. Enfin, il paye encore en tant que contribuable « national » pour que l'État renfloue Dexia…

 

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La PORTE de DROITE

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Après 6 mois de de pouvoir du couple Hollande-Ayrault, le doute et les interrogations ne sont plus de mise. Comment ne pas aller plus loin que le titre d’une chanson de J.Ferrat (« La Porte à Droite ») qui, en 1986, constatait, déjà, que les choix du gouvernement socialiste de l’époque (avec F.Mitterand Président et L.Fabius Premier Ministre) ne pouvait qu’amener le retour de la Droite au pouvoir (ce qui arriva en 1988 avec la 1° cohabitation) ? Comment ne pas reconnaître que le choix et le vote des communistes contre la participation de leur parti au gouvernement de J-M.Ayrault était une bonne et sage décision ?

FdG_1.jpg En juin dernier, les communistes ont été consultés par la direction du PCF sur une éventuelle participation, Pierre Laurent, notre secrétaire général ayant d’ores et déjà, au soir de l’élection de François Hollande, fait savoir que les « 60 mesures » ne constituaient en aucune façon un programme de Gauche digne de ce nom.

J’ai soutenu cette position et ai voté dans ce sens, même si je craignais qu’une position par trop négative ne soit mal interprétée.

Certes, les « 60 mesures » du candidat Hollande étaient loin de notre manifeste de campagne, « L’Humain d’Abord », et encore plus éloignées du programme du PCF !

Cependant, un certain de nombres de décisions pouvaient être prises par le gouvernement d’une Gauche rassemblée, aussi bien dans les domaines :

  • économique et social (relèvement des bas revenus, programme de grands investissements, choix d’une politique industrielle),
  • fiscal et financier (taxation des flux et revenus financiers, réforme fiscale, contrôle public de l’activité bancaire),
  • sociétal et des droits (mariage homosexuel, droit de vote des étrangers),

toutes mesures que des ministres communistes pouvaient approuver des deux mains :

1) Notre participation gouvernementale aurait ainsi attesté la volonté et l’engagement du PCF pour le succès d’une nouvelle politique, après les 10 ans de Droite et le quinquennat de Sarkozy, d’autant que nos participations antérieures ont prouvé l’importance de notre apport au plus haut niveau du pouvoir (1945, 1981 & 1997)

2) Au cas où, ou au moment où, les socialistes estimaient que nous « trahissions » les engagements de la Gauche, sans attendre d’être ‘virés’ du gouvernement, nous pouvions nous retirer en mettant en débat devant les électeurs et les citoyens les raisons de cette rupture



« BILAN GLOBALEMENT NÉGATIF »

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Qu’en est-il de la « rupture » tant attendue si elle n’a pas été promise ? En 2007, Sarkozy a bel & bien engagé une politique de rupture, mais avec le socle républicain qui soudait notre pays depuis la Libération.

Quid de l’entrée de François Hollande à l’Elysée ? Rien, nada, que dalle !

S’il y a eu rupture, c’est avec la tradition de l’arrivée de la Gauche au pouvoir qui a toujours, dès le début de son mandat, pris des mesures radicales (reprenez celles du Front Populaire, du premier septennat de Mitterrand et même, dans une moindre mesure, de la deuxième cohabitation avec le gouvernement Jospin de « Gauche plurielle »)

S’il y a eu rupture, c’est avec le propre programme du candidat Hollande et/ou avec ses propos de campagne, « (d)es promesses qui » , comme chacun sait, « n’engagent que ceux qui les écoutent » (dixit C.Pasqua) !

D’où quelques questions de bon sens sur des sujets avec lesquelles, aujourd’hui, le PS est fâché :

  • quand les étrangers non européens pourront-ils enfin voter aux élections municipales ?
  • pourquoi, si « l’augmentation de la TVA (était) inopportune, injuste, & infondée » en 2012, serait-elle devenue nécessaire et pertinente en 2013 ?
  • en quoi le TSCG a-t-il été renégocié ?
  • ’last but non least’, quand le Président va-t-il s’attaquer à son « ennemi, la finance » , adversaire « qui n’a pas de nom, pas de visage » (discours du Bourget en janvier 2012) ?

Alors, face à une Droite décomplexée, Hollande incarne-t-il une Gauche complexée ? Rien n’est moins sûr !



« MAUVAIS, MAIS (NE) PEUT (PAS ?) MIEUX FAIRE »

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Car derrière « le Président normal », « l’homme de consensus » ou le représentant d’une « Gauche molle », se dissimule un propagandiste zélé des thèses social-libérales, et ce depuis 30 ans.

Retour en 1983: avec quelques amis énarques, il crée au sein du PS un courant intitulé….. « transcourant », afin d’ « explor(er) les chemins du réformisme, c’est-à-dire du compromis » . Portés sur les fonds baptismaux par Rocard et Delors, la bande met le principe de réalité au-dessus de tout, défrichant une « troisième voie » , basée sur la pleine acceptation de l’économie de marché, jetant aux orties toute réforme de Gauche, la politique n’étant plus assumée que comme la bonne gestion de l’économie, avec une fascination pour le patronat.

Bref, l’acceptation pure et simple de la domination capitaliste !

Bref, du Blair et du Schröder avant l’heure !

« Nous étions même en dernier ressort pour les petits boulots. (…) Au moins n’élevions-nous pas de digues de pureté rhétorique contre la crue débordante du chômage » (les propos sont extraits d’une tribune d’un membre du groupe de Hollande dans le Nouvel Observateur en 2007). CQFD.



Aujourd’hui, si Hollande n’affiche plus directement cette conception, ces choix en portent témoignage. Bien plus, un de ces ministres reprend bien haut le flambeau du renoncement et de la capitulation. Ainsi, P.Moscovici, Ministre de l’Economie, assume « l’engagement réformiste » en se revendiquant « le ministre des entreprises » devant ……la Conférence des Entrepreneurs !

Il faudrait alors que le Président, déclarant placer l’année 2013 sous le signe de « la bataille pour l’emploi », inverse les machines de son bateau qui prend l’eau de toutes parts. Ne serait-ce que parce le patronat, lui, n’a pas attendu pour engager la bataille contre l’emploi, y compris contre des emplois à haute valeur ajoutée puisque des charrettes de licenciements concernent des ingénieurs, des cadres et des chercheurs.

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Il faudrait aussi, et surtout, qu’il fasse preuve de "réalisme" , mais dans le sens opposé à celui qu’il défend depuis 6 mois : en écoutant moins ceux qui détruisent l’emploi, fuient l’impôt et comptent se gaver de ce qui reste de biens et services publics, mais en se faisant le garant de ce socle républicain, voire, si affinités avec celles et ceux qui l’ont élu, en engageant sans délai, et sans demander l’avis de Mme Merkel, les réformes dont notre pays a besoin :

  • politiques : vote des étrangers, réforme territoriale, réforme des institutions,...
  • économiques : plan pour l’emploi, plan pour l’industrie,...
  • budgétaires/financières : aides conditionnées aux entreprises, réforme fiscale, contrôle du secteur bancaire,...
  • sociales : droits nouveaux des salariés dans l’entreprise, réforme des retraites, droit à la santé (abrogation de la Loi HPST),...

A bon entendeur, salut ! Et Bonne Année !

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L’hiver arrive : tout le monde doit pouvoir se chauffer !

Pétition

Se chauffer est devenu un luxe, choisir entre l’éclairage, la cuisine, et les loisirs multimédias une contrainte de plus en plus courante. Particulièrement pour les 8 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Pour elles pas de droit à l’énergie.

Dans le même temps, la facture énergétique de tous les ménages va encore augmenter. Cela nous touchera tous, fragilisant la majeure partie d’entre nous.

A deux jours du début de l’hiver, les parlementaires du front de gauche réitèrent leur demande d’adoption immédiate de la proposition de loi relative à l’urgence sociale en matière énergétique, nous appelons l’ensemble des citoyens à soutenir cette démarche, premier pas vers la garantie d’un droit à l’énergie pour tous.

*Pour l’extension et l’augmentation des tarifs sociaux *Pour l’interdiction des coupures et des résiliations de contrat de fourniture d’énergie *Pour un service public de l’énergie assurant sur l’ensemble du territoire une tarification unique et une réelle péréquation *Pour une transition énergétique durable et sociale

Je signe cette pétition

 

consultation des Communistes de Bastia et Haute Corse

PCF.jpgRésultats de la consultation des Communistes de Bastia et Haute Corse

1- "il est grand temps de rallumer les étoiles" 79,35%

2- "unir les communistes pour un PCF de combat." 05,43%

3- " combattre l'austérité, en finir avec le capitalisme" 03,26%

4- " un parti résolument communiste dans l'affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement". 08.71%.

Refus de vote 02,17%

Abstention 01,08%

 

Lutte à GEANT CASINO

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La fédération de Corse du sud du Parti communiste français apporte son soutien aux salariés de Géant Casino à Ajaccio qui se battent pour obtenir une prime de fin d'année décente.

Prétexter la situation de crise pour diminuer les rémunérations de ses salariés relève d'un certain cynisme lorsque cela provient d'entreprises florissantes dont les responsables en Corse figurent parmi les plus grandes fortunes.

La crise aggrave les inégalités et il reste nécessaire de créer une alternative à l'austérité. L'action des salariés y contribue.

le secrétaire départemental Maxime NORDEE

 

Les communistes ont voté "pour rallumer les étoiles"

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Les adhérents du Parti communiste français ont largement adopté, à 73,15% des suffrages exprimés, pour le texte "il est grand temps de rallumer les étoiles, humanifeste du parti communiste français à l’aube du siècle qui vient." Les militants ont voté ces vendredi et samedi, avec une participation en hausse depuis le dernier congrès.

Pour Pierre Dharréville, membre du Conseil national du PCF, « ce résultat marque une forte volonté des communistes de poursuivre et amplifier la dynamique engagée depuis leur dernier congrès. Il témoigne également du souffle et de l'ambition par lesquels ils veulent nourrir leur combat face à la crise et au capitalisme, dans une Révolution citoyenne plus que jamais nécessaire. » Le PCF précise bien que le vote ne clot pas le débat ni les discussions. Ce texte servira de base commune aux discussions lors du 36ème congrès du PCF, qui se tiendra début février 2013. « Dans les semaines qui viennent, nous appelons les communistes à poursuivre le travail engagé afin d'enrichir cette base commune et de faire de notre congrès un événement politique retentissant pour notre peuple. »

Le texte alternatif numéro 1, « Unir les communistes pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur » a obtenu 11,08% ; le texte alternatif numéro 2, « Combattre l'austérité, en finir avec le capitalisme », a obtenu 9,95%: et le texte alternatif numéro 3, « Un parti résolument communiste dans l'affrontement de classe ni abandon ni effacement », a obtenu 5,82%.

Le résumé du texte voté

"Nous voulons changer le monde et cela ne peut plus attendre. Face à la crise majeure du capitalisme, il est urgent de rompre et de bifurquer vers le chemin du partage, de la démocratie, de l’humain. En quelques décennies, nous avons changé d’époque. Mais il y a une contradiction de plus en plus insoutenable entre capitalisme et progrès social, démocratie, développement culturel, écologie. Le couple austérité/compétitivité ne nourrit que la finance. Tout cela plonge l’humanité dans une véritable crise de civilisation. Pour asseoir leur domination, les forces du capital déploient toutes les formes d’oppression. Elles poussent les feux d’un affrontement identitaire, fragilisant les individus, pointant des boucs-émissaires, attisant le choc des civilisations et favorisant le racisme. C’est un piège !Nous voulons à l’opposé faire grandir une nouvelle conscience de classe, pour une libération de toute l’humanité. Nous, communistes, voulons pousser en avant toutes les avancées que portent les possibilités inédites de mise en commun, de partage, de coopération. Nous faisons le choix d’une société de femmes et d’hommes libres, égaux et associés. Notre projet porte l’ambition de l’émancipation humaine. Nous voulons la démocratie comme mode de vie. Nous voulons produire, consommer et partager autrement les richesses. Nous voulons nous donner les moyens de la planification écologique. Nous faisons le choix résolu de la dignité humaine, du vivre ensemble, du respect de la laïcité et de la démocratie, de l’accès aux connaissances et de la promotion des droits sociaux pour toutes et tous. Pour gagner ces changements, nous proposons la révolution citoyenne, c’est-à-dire un vaste mouvement d’appropriation populaire de tous les choix politiques. Nous voulons démocratiser tous les espaces de la société, de la cité à l’entreprise. Notre stratégie a une dimension internationaliste et nous voulons faire sauter le verrou de l’Europe austéritaire. Toute une partie du peuple de gauche s’est reconnue dans notre démarche et la dynamique du Front de gauche. Aujourd’hui, le gouvernement met en œuvre une politique sociale-libérale, renonçant aux ruptures attendues. La droite et l’extrême-droite sont en embuscade. Nous voulons être la force agissante de la gauche, capable d’être utile pour imposer un profond changement de cap. Nous menons pour cela la bataille des idées et faisons grandir tous les fronts du changement. Nous proposons d’engager une nouvelle étape du Front de gauche, jusqu’à bousculer le rapport des forces et obtenir cette politique alternative sans laquelle ce sera l’échec. Les élections municipales, les élections européennes seront en 2014 deux enjeux majeurs, dans lesquels la force du PCF et de ses élus, celle du Front de gauche seront des atouts pour construire des rassemblements les plus larges possibles à gauche, pour gagner des positions contre les choix d’austérité. Nous voulons un nouvel élan pour le Parti communiste français, un communisme de nouvelle génération. Nous voulons être toujours mieux un parti d’émancipation, d’action, de rassemblement, un parti pleinement déployé dans la société, avec un esprit de reconquête dans les entreprises, les quartiers populaires, les jeunes générations. Pour faire grandir l’humain d’abord, prenez le pouvoir !"

Résultats du vote à AJACCIO

1- "il est grand temps de rallumer les étoiles" .......................83%

2- "unir les communistes pour un PCF de combat.".................3%

3- " combattre l'austérité, en finir avec le capitalisme"..............8%

4- " un parti résolument communiste dans l'affrontement

de classe. Ni abandon, ni effacement"..................................... 6%.

 

vendredi 14 décembre à 18h au palais des congrès à Ajaccio.

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« La racine du mal est financière et sociale »

Les assassinats, les plasticages sont les signes immédiatement visibles de la violence en Corse. Mettre un frein à la délinquence et à la criminalité est nécessaire pour stopper les dérives affairistes et mafieuses qui étouffent la société corse. Mais la violence prend également d’autres formes avec le développement de l’injustice et des inégalités. L’action contre la criminalité organisée doit s’accompagner de lutte contre le chômage, la vie chère, la pauvreté, pour produire le sursaut démocratique et citoyen attendu. « La racine du mal est financière et sociale ». Cela passe aussi par le débat. Plusieurs forums seront organisés. Se tient la première assemblée citoyenne ce vendredi 14 décembre à 18h au palais des congrès à Ajaccio.

En présence des responsables nationaux du parti communiste, Pierre LAURENT – sénateur, Marie George BUFFET- députée, et des élus et responsables communistes, Dominique BUCCHINI- président de l’Assemblée de Corse, Michel STEFANIsecrétaire régional et conseiller territorial, Paul Antoine LUCIANI- adjoint au maire d’Ajaccio, Maxime NORDEE-secrétaire départemental.

Ajaccio le 13 décembre 2012

 

Noël solidaire avec les privés de papiers

 

Fracture politique…. au PS

Il n’ y a pas qu’au Front de Gauche, chez les communistes ou les partisans de J-L.Mélenchon que l’on trouve des « mauvais coucheurs », des « oiseaux de mauvais augure » et autres râleurs invétérés. L’action du gouvernement fait de plus en plus grincer des dents au Parti socialiste lui-même : pas simplement des déclarations de déception ou de mise en garde, mais de réelles décisions de rupture avec les choix du couple Hollande-Ayrault.

J’en veux pour preuve, déjà, en septembre, les débats et les votes autour du traité européen, le fameux TSCG : malgré les mises en garde, pour ne pas dire les menaces, du Premier ministre et des présidents de groupe PS des deux assemblées, des parlementaires socialistes (ainsi que certains écologistes) se sont abstenus ou prononcés contre ce traité austéritaire.

Puis, ce fut le 'congrès' du PS (en passant, la discrétion médiatique de cet événement ne laisse pas d’étonner concernant le parti au pouvoir et surtout, comparé au battage des ‘Primaires’ un an auparavant) : la motion finale dite de Gauche (regroupant deux motions de ‘premier tour’ qui avaient fait 25% à elles deux) a presque atteint les 30% des voix des militants socialistes, marquant bien une attente de la part de la base.

Aujourd’hui, c’est plus grave, Docteur !

Ce sont carrément des élus socialistes qui quittent le navire PS, et il suffira de peu d’exemples pour montrer le malaise de ces édiles, confrontés aux réalités locales, qui se reconnaissent de moins en moins dans la politique menée, bien loin des promesses et des espoirs du printemps dernier :

Dans les communes d’Ivry-sur-Seine et Villeneuve-Saint-Georges, des conseillers et maires-adjoints socialistes ont soit créé un groupe politique dissident, soit rejoint le groupe du Front de Gauche



Dans le Nord, au Conseil régional, c’est un élu qui a, à la fois, quitté le groupe socialiste et rendu sa carte d’adhérent du PS. Et ce n’est pas n’importe quel élu : M.Moglia était membre du PS depuis 23 ans, et surtout président de la commission des finances du Conseil régional.

Motif : il refuse « la ligne du gouvernement actuel » et « la prison intellectuelle » du dogme des 3% de déficit. Il entend « défendre un budget de combat » pour améliorer le sort des plus modestes, notamment en « engage(ant) un réel dialogue avec l’ensemble des partenaires de Gauche » du CR, en clair avec le Front de Gauche qui ne fait pas partie de l’exécutif.

Désormais la situation est compliquée pour l’alliance PS/EELV qui n’est plus majoritaire, après cette troisième défection depuis 2010. Comme au Sénat, les socialistes et les écologistes ne disposent que d’une majorité relative, charge à eux d’écouter d’une oreille un peu plus attentive les remarques et propositions des élus du groupe communiste-Front de Gauche, qu’a déjà rejoint en août dernier, une autre conseillère régionale socialiste, M.C.Marchand.

Dans le Nord, comme ailleurs, le Front de Gauche va « présenter des amendements (…) Nous ne jouerons pas les sauveurs suprêmes d’un budget qui ne nous convient pas »

Espérons pour les Ch’tis que les socialistes nordistes ne seront pas aussi sourds que leurs collègues sénateurs !

 

AJACCIO Meeting 14 DECEMBRE 2012

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53ème Fête de Terre Corse le programme

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Le samedi 8 décembre:


  • 16 heures 30 au cinéma le studio projection débat : “Khaos, les visages humains de la crise grecque” (participation 5 €). Un débat suivra de 17 heures à 18 heures 30 avec la participation d’Olivier Dartigolles dirigeant national du PCF, de Paul EUZIERE président du Festival Transméditerranéen et sous réserve d’un(e) parlementaire de Syriza.

Le dimanche 9 décembre:

  • 10 heures le premier débat aura pour thème : « la coofficialité non discriminatoire pour un bilinguisme assumé ». Olivier Dartigolles, Marie-Jeanne Verny, Maître de conférences et de recherches Département d’occitan Université Paul Valéry Montpellier, Daniel Romestant dirigeant de la fédération du PCF des Pyrénées Atlantiques chargés des questions basques, membres du réseau langues et cultures de France, Paul Antoine Luciani premier adjoint au maire d’Ajaccio, Marcu Biancarelli écrivain enseignant en langue corse, participeront à ce débat salle des congrès du théâtre municipal de Bastia. Ce débat sera animé par le journaliste Pierre Louis Alessandri.
12 heures 30 banquet républicain au péristyle (participation 15 €)
  • 14 heures 30 le dernier débat portera sur le 36ème Congrès du PCF autour du thème : « Un communisme de nouvelle génération ». Olivier Dartigolles sera entouré de Michel Stefani et Maxime Nordée les secrétaires départementaux du PCF en Corse.
 

Contribution au 36éme congrès du PCF

Les communistes d’attaque pour réinventer le monde

Notre parti, que beaucoup considérait ces dernières années comme moribond et en danger de mort, a indéniablement remonté la pente grâce au rassemblement du Front de Gauche. Une fois de plus, le PCF montre qu’il est le pivot de toutes les réussites de la gauche. Le moment est bien choisi aujourd’hui pour s’interroger sur la manière dont nous souhaitons faire de la politique et assumer les incertitudes du projet que nous défendons dans nos luttes quotidiennes :

  • Oui, nous sommes fiers d’être communistes,
  • Oui, le PCF porte des valeurs en rupture avec le système capitaliste,
  • Oui, nous pensons que celles-ci répondent aux aspirations de notre peuple,
  • Non, nous ne savons pas qualifier exactement «Le communisme»,
  • mais Oui, nous savons ce qu’il ne sera pas.

Le texte de la base commune fait référence au communisme comme fil rouge plutôt que comme fin en soi et ce n’est pas un mal. Nos concitoyens ne comprendraient pas que l’on passe des jours et des jours à débattre dans notre congrès autour des détails d’une idée qui est loin d’aboutir ! Aujourd’hui, ce qui compte, c’est de prouver que nous sommes une force capable de bâtir pierre après pierre une alternative cohérente à la droite et au capitalisme. Poser et gagner les premiers jalons d’un renversement de la vapeur. Par exemple, notre proposition d’une loi contre les licenciements boursiers trouve aujourd’hui un écho dans les têtes et bien au-delà de nos rangs de sympathisants habituels. L’injustice d’une entreprise qui licencie malgré une hausse de ses profits est tellement énorme que même les plus rétifs à l’idée de partage sont révoltés contre ce système. (exemple SANOFI). C’est par les solutions que nous proposerons à la crise du capitalisme que nous marquerons les esprits. C’est la conscience de classe qui emmenait les ouvriers à s’organiser, c’est la même conscience qui emmènera le peuple d’aujourd’hui (dans toute sa diversité) à se révolter car finalement, employés, féministes, fonctionnaires, arabes, étudiants, sportifs, cadres, écolos, artisans, geeks, noirs, retraités, homos, blancs, commerçants, handicapés, intellos, agriculteurs, sans papiers….seul, nous ne sommes que des pions !

Deux mots concernant la stratégie. L’indépendance doit être le maître mot. Quel que soient les choix au fil du temps, la stratégie ne doit pas conduire à un effacement du PCF mais à son renforcement. Ceci dit, indépendance ne veux pas dire isolement. Grâce au rassemblement avec toute la gauche (PS, Verts…), nous participons au débat politique, on fait avancer nos priorités concrètement et publiquement. Avec le Front de Gauche, mon observation est que l’on créé un rapport de force qui est aussi utile pour maintenir le centre de gravité de la gauche….à gauche ! La problématique étant de savoir comment lier les deux stratégies sur le long terme.

 

Jean-Marc Barès

 

UMP : foire d'empoigne à l’ Usage des Médiocres Politicards

Quelle mascarade ! Quelle honte, même ! On en vient aux noms d'oiseaux et aux injures ! Belle image de la politique ! C’est pourquoi, sans s’appesantir sur ce spectacle navrant, il convient tout de même d’ en dire un mot, après deux semaines d’une insupportable pitrerie, relayée avec gourmandise par les médias, comme s’il n’y avait pas d’autres sujets plus brûlants à traiter ! UMP_guerre_3.jpg

Ras-le-Bol ! Dégoût ! Ce sont les sentiments qui m’assaillent à voir cette tempête dans un verre d’eau de l’UMP aussi bien que le traitement qu’en fait la presse écrite, radio et TV : elle en fait trop pour des « personnages » qui n’ont n’égal à leur ego que la situation catastrophique dans laquelle ils ont mis notre pays, Fillon, Premier ministre pendant 5 ans et auparavant ministre du Travail ; et Copé, président des députés UMP qui a avalisé tous les coups durs et coups tordus que Sarkozy a imposé au monde du travail ! Je passerai sur « l’élection démocratique », car des opérations de vote (triche aux adhérents, bourrage des urnes, ……) au feuilleton tragi-comique depuis deux semaines, rien, selon moi, n’est plus éloigné de la démocratie que la farce dont nous sommes les involontaires témoins. Et que l'on nous disent pas dans quelques jours qu'ils se sont rabibochés et qu'ils sont les meilleurs amis du monde !

UMP_guerre_2.jpg "NON au mariage entre Hommes !"



Sur le fond, y a-t-il véritablement une once de différence entre ces messieurs, ont-ils deux conceptions différentes de leur parti, plus ou moins à Droite ? J'avais prédit l'explosion/implosion de l'UMP après la défaite de Sarkozy, mais ne je pensais pas un assister à un aussi affligeant spectacle : la confrontation des idées et la conception d’un parti de gouvernement, thématiques que toute organisation politique sérieuse aurait à son ordre du jour, sont remplacées par une guerre de tranchées pour des places synonymes de gratification et de rétribution.

UME__guerre_1.jpg Qu'en penser ? Bien peu de choses, sinon que ce duel est bien éloigné des préoccupations de « la France d’en bas » et de « ceux qui se lèvent tôt »



Seulement, comment ne pas s’interroger sur l’acharnement médiatique à vouloir en faire le thème favori des « J.T. » ? Cette occupation de l’espace médiatique, derrière l’indécence des images et des propos, et en renforçant le caractère « pipolisation de la vie politique », ne laisse pas d’interroger sur le dessein avoué ou inconscient de cette mise en scène.

Je pose la question crûment : à qui profite le crime ? Et l’on pourrait égrainer, comme dans un roman d’Agatha Christie, celles et ceux qui tirent profit de cette cacophonie :

1) Le groupuscule attrape-tout de Borloo se félicite déjà de recueillir les déçus et les désemparés, les nostalgiques d’une vraie Droite ou les utopistes d’un Centre introuvable

2) Mais surtout, et toujours à Droite, mais à l’extrémité, c’est le FN qui se frotte les mains, conscient que c’est vers lui que les brebis égarées d’une Droite dure (qui s’appelle « populaire ») ont des chances de se tourner

3) Toujours à Droite, mais dans sa retraite dorée, c’est Sarkozy qui compte les points et attent qu’on vienne le chercher comme le sauveur de la Droite, tel un nouveau De Gaulle

4) Enfin, n’oublions pas le Parti socialiste, ou plutôt son émanation gouvernementale : pendant que l’UMP s’écharpe et accapare les médias, elle est « heureusement » absente du débat (politique strict ou parlementaire) : Hollande et Ayrault se satisfont donc de pouvoir faire passer leur politique d’austérité……….que l’UMP approuve de toute façon !

Donc, pour en revenir au fond de cette affaire, c’est quoi la Démocratie (notez le D majuscule) ?

Juste voter pour le chef et attendre qu'on nous dise qui a gagné (tiens, çà me rappelle quelque chose) ? Finalement, je me dis que malgré des lacunes, des erreurs (heureusement par le passé), le parti démocratique, c'est ………….le PCF : la désignation de notre direction et des instances locales et départementales, l'élaboration de notre programme et de notre stratégie, la refonte de nos statuts vont faire l'objet d'un long processus de débats et de ......votes, oui, et pendant 3 mois !

Après la possibilité de présenter des textes alternatifs à celui de la Direction, les communistes ont et auront le droit (j’allais dire le devoir !) de s‘exprimer, d’abord individuellement par des contributions et la présentation d’amendement, puis collectivement en débattant des textes et des amendements, aussi bien au niveau local et départemental que national, jusqu’au Congrès de Février 2013.

Qui dit mieux ? PCF-FG_2.jpg

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