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Ivry soutien la lutte du peuple Palestinien !


Déclaration du groupe des élu-es communistes et partenaires d'Ivry-sur-Seine :

« Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie », Mahmoud Darwich (1986).

Depuis près d’une semaine, l’Etat israélien s’est lancé dans une opération armée dans la bande de Gaza, appelée sans gène "Pilier de défense". Dans l’indifférence générale, des civils palestiniens sont tués sous des bombardements tout azimut, des bâtiments, des routes, des services publics sont détruits purement et simplement, bafouant une fois de plus la convention de Genève et les résolutions de l’ONU.

En toute impunité, l’opération se déroule avec un objectif à peine voilé que le ministre israélien de l’intérieur, Eli Yashai, a ainsi évoqué le 17 novembre dernier : « Le but de cette opération est de renvoyer Gaza au Moyen-Age. Alors seulement, nous serons tranquilles pour quarante ans». A quelques mois des élections législatives israéliennes, nous ne pouvons tolérer que le sang du peuple Palestinien serve d’argument électoral. Un cessez-le feu immédiat doit s’appliquer pour que s’arrête cette escalade inconsidérée de la violence attisée sans vergogne par le gouvernement israélien.

Il est inadmissible que l’Etat israélien puisse impunément bombarder, tuer, coloniser sans jamais risquer de sanctions. Il est grand temps que l’ONU tape du poing sur la table et joue enfin son rôle. Il est grand temps que cesse cette politique expansionniste et coloniale, cette politique de terreur qui ne mène à rien d’autres qu’à la destruction d’un peuple.

Nous demandons au Président de la République française qu’il prenne immédiatement toute la mesure de la situation, pour que la France soit de nouveau pleinement engagée dans la défense des droits humains du peuple palestinien.

Nous demandons au Président François Hollande qu’il fasse entendre cette voix de la France en Europe et à l’ONU pour que le droit international soit enfin respecté par l’Etat israélien, pour que cesse les bombardements de civils et les assassinats de responsables palestiniens, pour que cesse le blocus illégal et illégitime de Gaza !

Nous demandons également que François Hollande respecte les engagements de son programme pris envers tous les Français concernant la reconnaissance d’un Etat palestinien et son entrée à l’ONU, seule issue désirable à une situation trop longtemps ignorée.

Nous rappelons enfin notre solidarité de toujours aux côtés du peuple Palestinien dans sa lutte pour la dignité et la liberté !

Car comme l’a écrit Mahmoud Darwich :
« Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : sur cette terre, se tient la maîtresse de la terre, mère des préludes et des épilogues. On l’appelait Palestine. On l’appelle désormais Palestine. Ma Dame, je mérite la vie, car tu es ma Dame ». 

 

Ivry soutient la lutte du peuple Palestinien !


Déclaration du groupe des élu-es communistes et partenaires d'Ivry-sur-Seine :

« Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie », Mahmoud Darwich (1986).

Depuis près d’une semaine, l’Etat israélien s’est lancé dans une opération armée dans la bande de Gaza, appelée sans gène "Pilier de défense". Dans l’indifférence générale, des civils palestiniens sont tués sous des bombardements tout azimut, des bâtiments, des routes, des services publics sont détruits purement et simplement, bafouant une fois de plus la convention de Genève et les résolutions de l’ONU.

En toute impunité, l’opération se déroule avec un objectif à peine voilé que le ministre israélien de l’intérieur, Eli Yashai, a ainsi évoqué le 17 novembre dernier : « Le but de cette opération est de renvoyer Gaza au Moyen-Age. Alors seulement, nous serons tranquilles pour quarante ans». A quelques mois des élections législatives israéliennes, nous ne pouvons tolérer que le sang du peuple Palestinien serve d’argument électoral. Un cessez-le feu immédiat doit s’appliquer pour que s’arrête cette escalade inconsidérée de la violence attisée sans vergogne par le gouvernement israélien.

Il est inadmissible que l’Etat israélien puisse impunément bombarder, tuer, coloniser sans jamais risquer de sanctions. Il est grand temps que l’ONU tape du poing sur la table et joue enfin son rôle. Il est grand temps que cesse cette politique expansionniste et coloniale, cette politique de terreur qui ne mène à rien d’autres qu’à la destruction d’un peuple.

Nous demandons au Président de la République française qu’il prenne immédiatement toute la mesure de la situation, pour que la France soit de nouveau pleinement engagée dans la défense des droits humains du peuple palestinien.

Nous demandons au Président François Hollande qu’il fasse entendre cette voix de la France en Europe et à l’ONU pour que le droit international soit enfin respecté par l’Etat israélien, pour que cesse les bombardements de civils et les assassinats de responsables palestiniens, pour que cesse le blocus illégal et illégitime de Gaza !

Nous demandons également que François Hollande respecte les engagements de son programme pris envers tous les Français concernant la reconnaissance d’un Etat palestinien et son entrée à l’ONU, seule issue désirable à une situation trop longtemps ignorée.

Nous rappelons enfin notre solidarité de toujours aux côtés du peuple Palestinien dans sa lutte pour la dignité et la liberté !

Car comme l’a écrit Mahmoud Darwich :
« Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie : sur cette terre, se tient la maîtresse de la terre, mère des préludes et des épilogues. On l’appelait Palestine. On l’appelle désormais Palestine. Ma Dame, je mérite la vie, car tu es ma Dame ».


* En annexe, la déclaration à télécharger en pdf.

 

"Journée de Jérusalem" à Montpellier : communiqué de presse du groupe communiste.

Le Groupe Communiste de la Mairie de Montpellier apporte son soutien aux associations qui demandent aux collectivités territoriales de ne pas soutenir la « Journée de Jérusalem » à Montpellier.

Depuis plusieurs années, nous condamnons ce soutien à cette manifestation qui ne va pas dans le sens d’une recherche de la paix en Palestine. Alors qu’en 2012, des avancées positives ont été faites à l’ONU, que la Ville de Montpellier s’est jumelée avec Bethléem, il ne serait pas compréhensible que notre Ville soutienne une telle manifestation alors que l’annexion de Jérusalem par Israël est en violation du droit et condamnée par deux résolutions du Conseil de Sécurité.

Michel PASSET

 

Ivry, ville messagère de la Paix, contre les violences du régime syrien !

Face à l'ampleur de la crise syrienne et des violences qui ont lieu, Rabah LACHOURI est intervenu au Conseil municipal du mois de mars 2012, en tant que conseiller municipal délégué aux relations internationales, pour le groupe communistes et partenaires.

Depuis le 15 mars 2011, le régime de Bachar al-Assad réprime par des assassinats un mouvement de contestation sans précédent. À l’appel des militants réclamant une véritable démocratie en Syrie, des milliers de personnes ont manifesté en réclamant plus de libertés, de droits et de démocratie. À cet appel, le régime d’al-Assad a répondu par la violence. Aujourd’hui, la situation sur le terrain est très grave. De violents combats perdurent, la répression aurait fait maintenant plus de 9 000 morts selon les chiffres avancés par l’ONU. Le Conseil de sécurité a prolongé le mandat de sa commission d’enquête en Syrie, lui demandant de dresser un relevé des violences flagrantes commises envers les droits de l’homme, ainsi qu’une évaluation du nombre de victimes qui ont pu survenir depuis mars 2011.

Sur le plan diplomatique, Monsieur Annan, émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe, s’est rendu le week-end dernier en Russie et en Chine. Fidèles alliés de Damas, ces deux pays ont voté une déclaration à l’ONU appelant à l’arrêt des violences après avoir opposé leur veto à deux résolutions condamnant la répression. Pour la seconde fois, le Conseil des droits de l’homme a condamné les autorités syriennes pour leur politique de répressions massives et meurtrières du peuple syrien en exigeant de cesser les violences et de permettre un accès humanitaire. Il demande aussi l’ouverture d’un dialogue politique national pour éviter au pays qu’une guerre civile ne se prolonge.

Cependant, le Conseil de sécurité de l’ONU, instance de gouvernance mondiale, semble un peu plus tous les jours ne pas s’être adapté aux réalités mondiales contemporaines. Ni l’Afrique, ni l’Amérique du Sud n’y sont représentées. Les pays dits émergents comme l’Inde, le Brésil ou l’Afrique du Sud n’ont pas de reconnaissance au sein du Conseil de sécurité. Aussi, il serait à propos de donner plus de pouvoir à l’Assemblée Nationale des Nations unies en modifiant son mode de fonctionnement, notamment en permettant l’introduction de nouveaux pays entrants. Se dessinerait ainsi un plus juste équilibre de la représentativité internationale.

Ivry-sur-Seine, ville messagère de la Paix, a une conscience aiguë de la situation syrienne actuelle. Les événements dramatiques qui s’y déroulent nous amènent à dire notre profonde solidarité avec le peuple syrien dans son ensemble. Ivry-sur-Seine est favorable à toutes les initiatives portées par le mouvement associatif local, qu’elles permettent à la population de s’informer, de se mobiliser ou de concrétiser sa solidarité auprès des démocrates syriens.

Avec le groupe Europe Écologie–Les Verts, le groupe Communistes et Partenaires condamne fermement les violences quotidiennes perpétrées par le régime de Bachar al-Assad qui sont autant d’atteintes aux droits et aux libertés des citoyens syriens. Notre groupe affirme son soutien total et sa solidarité au peuple syrien et aux forces qui agissent dans le respect des libertés, de la démocratie et des luttes sociales.

Notre groupe appelle à la libération immédiate des détenus d’opinion en insistant sur la nécessité d’une expression politique de l’ONU.
Nous appelons la France et l’Union européenne à renforcer les sanctions envers le régime syrien et ses représentants.
Nous demandons à ce que Bachar al-Assad soit traduit devant la Cour pénale internationale.
Nous exigeons l’arrêt immédiat des répressions et des bombardements.
Bien évidemment, vous comprendrez que nous voterons ce vœu.

Puisque j’ai la parole, en qualité de Conseiller délégué aux relations internationales, permettez-moi d’attirer l’attention du Conseil municipal sur la situation politique au Mali avec qui notre Ville tisse des liens profonds d’amitié au travers de la coopération décentralisée avec la commune de Dianguirdé. Bien que non comparable à la situation politique de la Syrie, celle du Mali ne peut que nous alerter. Le renversement par une junte militaire de la fragile démocratie de ce pays jeudi dernier nous incite, solidaires que nous sommes du peuple malien, à exiger le retour immédiat à la légalité constitutionnelle et démocratique. Merci de votre attention.

 

Dix propositions pour les droits des enfants

unicef_11.jpgLa convention internationale des droits de l’enfant de 1989 (CIDE) leur reconnaît des droits spécifiques afin qu’ils puissent « vivre, grandir, se développer, prendre part à la vie de la société dans un environnement protecteur et propice à leur épanouissement.» La France en a été l’un des premiers signataires. Pourtant, deux millions d’enfants vivent chez nous en-dessous du seuil de pauvreté, 600 000 enfants sont mal logés, 20 000 sans domicile fixe. D’autres encore, parce qu’ils sont Roms, handicapés, jeunes délinquants ou mineurs étrangers isolés, sont laissés pour compte.

Parce qu’il est urgent que les droits de l’enfant s’appliquent à tous, l’Unicef s’adresse aux candidats à la présidentielle. Le 12 janvier, l'Unicef, agence de l'ONU consacrée à l'amélioration et à la promotion de la condition des enfants, a publié un manifeste à l’attention des candidats à l’élection présidentielle dans lequel l’organisation leur demande de s’engager sur 10 propositions en faveur des droits des enfants.
Unicef_22.jpg

- Pour une politique nationale de l’enfance ambitieuse
La création d’un Ministère de plein droit à l’enfance et à l’adolescence, d’un observatoire national de l’enfance et d’une délégation parlementaire dans chacune des chambres du Parlement. L’élaboration d’un code de l’enfance.

- Pour protéger les droits des enfants fragilisés par la pauvreté
Une meilleure prise en compte, dans les politiques publiques, des droits des enfants les plus fragilisés par la pauvreté et l’exclusion sociale. La création d’un droit à la compensation de la pauvreté des enfants pour favoriser leur accès à la cantine scolaire, aux sports et aux loisirs, à la santé, aux technologies numériques...

- Pour un véritable droit à la santé des enfants
La définition d’une politique globale de santé et de prévention en direction des enfants de 0 à 18 ans. Elle doit préserver la spécificité des professionnels de la santé infanto-juvénile, assurant un accès équitable à la prévention et aux soins à chaque enfant, y compris dans les DOM et TOM, valorisant la médecine scolaire, garantissant l’accueil de la petite enfance, renforçant la prise en charge des troubles psychologiques et des adolescents en souffrance.

Unicef_33.jpg- Pour une école française fondée sur l’équité
La réaffirmation de l’école comme lieu d’apprentissage des droits et de participation des enfants, mais aussi comme un espace d’équité, garantissant à chacun, quelle que soit son origine, les mêmes chances de réussite. Des réponses adaptées et concertées pour lutter contre la violence à l’école.

- Pour une réelle politique en faveur des enfants en situation de handicap
Le respect des droits des enfants en situation de handicap leur permettant de se développer, de s’épanouir et de s’intégrer le mieux possible dans la société. Le renforcement de la formation des personnels et des moyens alloués à la prise en charge du handicap chez les enfants, l’accès aux lieux d’accueil de la petite enfance, à l’école dès la maternelle ainsi qu’aux structures spécialisées.

- Pour une justice des mineurs respectueuse des droits de l’enfant
Une pause législative et l’engagement sans délai d’une réflexion concertée sur la prévention de la délinquance des enfants et des jeunes, son traitement civil et pénal, le suivi post-sentenciel, la définition d’une politique nationale globale et la définition d’un plan d’actions d’envergure, approuvé par le Parlement et doté de moyens suffisants. La spécificité de la justice des mineurs doit être préservée.

- Pour le droit des enfants à l’expression et à être entendus
La mise en oeuvre du droit à l’expression et à la participation des enfants et des jeunes ainsi qu’une réelle prise en compte de leurs opinions dans les politiques qui les concernent, notamment à travers la généralisation des Conseils des jeunes dans les municipalités, la possibilité pour les enfants et les jeunes non majeurs de créer une association, l’apprentissage des droits de l’enfant et le renforcement de la participation à l’école.

- Pour protéger les droits des enfants migrants sur le territoire français
Une meilleure prise en compte des droits de l’enfant dans les politiques migratoires de la France. La situation critique des mineurs étrangers isolés, particulièrement vulnérables, appelle une réponse concertée, à l’échelle nationale et européenne. Une attention particulière doit être portée aux enfants migrants en Guyane et à Mayotte.

- Pour une adoption internationale respectueuse et protectrice des enfants dans les situations exceptionnelles
La mise en oeuvre d’un moratoire en vue de geler les adoptions d’enfants par des familles françaises, effectuées dans l’urgence, lors de catastrophes ou de conflits mettant à mal l’organisation administrative du pays d’origine.

- Pour une coopération internationale centrée sur l’enfant
Le renforcement de l’aide publique au développement et son orientation en faveur des femmes et des enfants les plus défavorisés. L’élargissement de la palette de financements innovants pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement en 2015.

voir le site de l'Unicef

 

Le drapeau palestinien hissé pour la première fois sur une agence de l'ONU

drapeau_p.jpgLe drapeau palestinien a été hissé pour la première fois le 13 décembre au siège d'une organisation de l'ONU, l'Unesco à Paris, en présence du président Mahmoud Abbas qui y a vu une "première reconnaissance de la Palestine".

Le drapeau composé d'un triangle rouge prolongé par trois bandes horizontales noire, blanche et verte, a été hissé devant le siège de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), pendant que l'hymne palestinien était diffusé à l'intérieur de l'enceinte sous les applaudissements des nombreux délégués présents.

Ce lever de drapeau célébrait l'accession des Palestiniens au statut de membre à part entière de l'Unesco, largement votée le 31 octobre en assemblée générale, en dépit de l'opposition des Etats-Unis et d'Israël.
"Cette adhésion est une première reconnaissance de la Palestine. C'est émouvant de voir notre drapeau hissé aujourd'hui dans une enceinte de l'ONU", s'est félicité Mahmoud Abbas dans son discours.
"Je souhaite que ceci soit de bon augure pour une admission de la Palestine dans d'autres organisations internationales", a-t-il ajouté, alors que la candidature palestinienne présentée à l'ONU à New York est dans l'impasse au Conseil de sécurité.

La cérémonie a également été suivie dans les territoires palestiniens. "Je suis fier que le drapeau de mon pays flotte sur le siège de l'Unesco", a dit à l'AFP, un habitant de Ramallah, Mahmoud Rimaoui. "Le monde doit savoir qu'il y a un peuple palestinien et j'espère que la prochaine étape sera à l'ONU".

A Paris, M. Abbas a affirmé vouloir poursuivre les démarches au Conseil de sécurité, où les Palestiniens n'ont pour l'instant pas les 9 voix sur 15 nécessaires. S'ils les obtenaient, les États-Unis ont prévenu qu'ils utiliseraient leur veto pour empêcher leur reconnaissance en tant qu'État.

"Nous n'avons pas encore demandé de vote mais cela peut intervenir d'un moment à l'autre. Si nous n'avons pas de majorité, nous répéterons cette demande encore et encore", a déclaré M. Abbas au cours d'une conférence de presse.

M. Abbas a rencontré à Paris le président Nicolas Sarkozy qui plaide pour un vote non plus au Conseil de sécurité mais à l'Assemblée générale de l'ONU.
Les Palestiniens sont assurés d'y obtenir une large majorité. Mais cela ne leur apporterait qu'un statut amélioré de "pays non membre observateur" à comparer avec leur statut actuel d'"entité observatrice".

Dans un premier temps, l'adhésion à l'Unesco va leur permettre de déposer des demandes de reconnaissance d'une vingtaine de sites archéologiques et religieux au Patrimoine mondial de l'humanité.
Les Palestiniens veulent que l'église de la Nativité à Bethléem soit le premier site inscrit "au nom de la Palestine" dès 2012. Ils souhaitent aussi présenter rapidement l'inscription du caveau du prophète Abraham à Hébron, un lieu saint à la fois pour les juifs et pour les musulmans.

Le vote de la fin octobre avait provoqué la colère des Américains qui avaient aussitôt suspendu leur financement pour l'Unesco, privant l'organisation de 22% de son budget, soit un trou de 65 millions de dollars dès 2011, puis de 143 millions de dollars sur les années 2012-2013. Cela a contraint la directrice générale de l'Unesco Irina Bokova à annoncer un plan drastique d'économies.

De son côté, Israël avait décidé d'accélérer la colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée, et gelé le transfert de fonds aux autorités de Ramallah.
Finalement, sous la pression internationale, Israël a levé un mois après le gel de ces fonds, des taxes douanières et de la TVA, qui représentent deux tiers des recettes budgétaires propres de l'Autorité palestinienne.

"Cette cérémonie de lever du drapeau ne fera en rien avancer la cause de la paix et de la réconciliation", a réagi à l'AFP à Jérusalem, le porte-parole du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Mark Regev. "Le seul moyen d'y parvenir sont des négociations directes. Israël a proposé cette semaine de relancer des pourparlers directs... mais malheureusement, les Palestiniens ont une nouvelle fois refusé", a-t-il dit.

De son côté, Mahmoud Abbas a rappelé que les Palestiniens exigeaient "qu'Israël arrête immédiatement les colonisations" pour reprendre les discussions.

 

Victoire diplomatique pour les Palestiniens à l'Unesco

unesco_1.jpgLes Palestiniens sont devenus lundi membres à part entière de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), réalisant ainsi une percée diplomatique significative. Les Palestiniens y voient la possibilité d'un premier succès dans leur démarche d'adhésion à l'ONU en tant qu'État membre à part entière.

"La Conférence générale, qui réunit l'ensemble des États-membres, décide de l'admission de la Palestine comme membre de l'Unesco", indique la résolution adoptée par 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre, parmi les pays présents. "Ce vote permettra d'effacer une infime partie de l'injustice faite au peuple palestinien", a déclaré le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Ryiad al-Malki. Les États-Unis, l'Allemagne et le Canada ont voté contre, tandis que l'Italie et le Royaume Uni se sont abstenus. La quasi-totalité des pays arabes, africains et latino-américains se sont prononcés pour l'adhésion. La France, qui avait émis de sérieuses réserves sur la démarche palestinienne à l'Unesco, a finalement voté pour l'adhésion.

Cette approbation est avant tout symbolique. Un changement de statut à l'Unesco permettrait principalement à la Palestine de déposer des demandes de reconnaissance au Patrimoine mondial de l'Humanité pour des sites dans les territoires palestiniens occupés par Israël. Les sites proposés sont Bethléem, lieu de naissance du Christ, Hébron, pour le Caveau des Patriarches - la mosquée d'Ibrahim (nom musulman d'Abraham) et Jéricho. Les Palestiniens n'avaient jusqu'à présent qu'un statut d'observateur à l'Unesco.

Les États-Unis avaient menacé, en cas de vote positif, de suspendre leur contribution financière à l'Unesco, qui représente aujourd'hui 22% du budget de l'agence. Deux lois américaines du début des années 1990 interdisent en effet le financement d'une agence spécialisée des Nations unies qui accepterait les Palestiniens en tant qu'État membre à part entière, en l'absence d'accord de paix avec Israël.

Le vote à l'Unesco s'est déroulé de plus dans un contexte de regain de violence entre Israël et les Palestiniens de la bande de Gaza. Douze Palestiniens ont été tués durant le week-end lors de raids israéliens.

Huma.fr

 

Palestine : un État maintenant !

palestine_2.jpgAppel citoyen...Palestine : un État maintenant !

L’autorité palestinienne s’apprête à déposer une demande à l’Assemblée Générale de l’ONU ou au conseil de sécurité, pour être reconnue comme le 194ème état membre de l’ONU. Pour que la France et les pays de l’Union Européenne appuient cette demande, Le Mouvement des Jeunes Communistes de France a lancé un appel signé depuis par de nombreuses personnalités du monde politique, syndical, associatif et culturel.

Le mouvement des jeunes communistes français (MJCF) coordonne depuis plus d’un an une grande campagne de solidarité internationale pour une paix juste et durable au Proche-Orient et la libération de deux prisonniers politiques palestiniens Salah Hamouri et Marwan Barghouti. Salah Hamouri et ses parents sont donc également co-signataire de cet appel. De plus, le 21 septembre est le 10ème anniversaire de la journée internationale pour la paix. La reconnaissance de l’état palestinien serait un pas important vers la Paix au Proche-Orient.

Texte de l'appel

Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur le sort réservé aux Palestiniens depuis 63 ans !

Colonisation ininterrompue, maisons détruites en masse, mur de la honte, contrôles aux checkpoints, confiscation de terres arables, privation d’accès à l’eau, racisme d’État, violation quotidienne des résolutions de l’ONU, humiliations permanentes... Ça ne peut plus durer ! Au moment, où de nombreux peuples se révoltent dans tous le Moyen-Orient pour trouver la voie de la démocratie, de la justice et de l’égalité, les aspirations du peuple palestinien doivent être entendues. Le temps est venu que les choses changent ! Bien sûr, l’échec des nombreuses négociations menées depuis 20 ans et l’escalade de la violence qui en découle pourraient décourager. La solution existe pourtant, simple et juste : un État palestinien pour le peuple palestinien.

En septembre, s’enclenche un processus qui doit conduire la Palestine à être reconnue comme un État, le 194ème membre de l’ONU.

Le peuple palestinien a le droit à cet État, libre et indépendant, dans les frontières de 1967 (Cisjordanie, bande de Gaza, Jérusalem-Est comme capitale), aux côtés de l’État israélien. C’est la condition de justice qui peut seule ouvrir un horizon de paix dans la région.

La France et l’Union européenne doivent soutenir activement cette chance historique.

En tant que citoyens engagés pour la paix, nous soutenons les peuples palestinien et israélien et leur droit de vivre en paix dans des États libres et souverains aux frontières sûres.

En tant que citoyens engagés pour la justice et les droits humains, nous appelons la France et l’Union européenne à prendre leurs responsabilités en approuvant à la prochaine assemblée générale de l’ONU – et au Conseil de sécurité pour les membres permanents – la reconnaissance de l’État palestinien.

Voici la liste des premières personnalités qui ont accepté de cosigner cet appel :

Christophe Alévêque, humoriste et chroniqueur ; Henri Alleg, ancien directeur d’Alger Républicain, président d’honneur de l’association de la cause anticoloniale ; Pouria Amirshahi, secrétaire national au droit de l’Homme du PS ; Pierric Annoot, secrétaire général des jeunes communistes (MJCF) ; Mouloud Aounit, président d’honneur du MRAP ; Gérard Aschieri, syndicaliste ; Nicole Borvo Cohen-Seat, président du groupe CRC-SPG du Sénat ; . José Bové, député européen ; Marie George Buffet, députée, ancienne ministre ; André Chassaigne, député ; Didier Daeninckx, romancier ; Laurianne Deniaud, présidente des Jeunes Socialistes (MJS) ; Olivier Dulac, neuropédiatre, hôpital Necker ; Patrick Farbiaz, animateur de l’association « Sortir du colonialisme » ; Jacques Fath, responsable des relations internationales du PCF ; Gérard Filoche, inspecteur du travail en retraite ; Luc Foulquier, Ingénieur-chercheur en écologie ; Jérôme Gleize, membre de l’exécutif d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ; Pierre Gosnat, député ; Robert Guédiguian, réalisateur ; Marion Guénot, secrétaire national de l’UEC ; Gisèle Halimi, avocate et ancienne ambassadrice de France ; Denise et Hassan Hamouri, enseignante et commerçant ; Salah Hamouri, étudiant franco-palestinien et prisonnier politique en Israël ; Jacky Hénin, député européen ; Stéphane Hessel, ambassadeur de France ; Elie Hoarau, député européen, secrétaire général du Parti Communiste Réunionnais ; Benjamin Joyeux, responsable de la commission transnationale EELV ; Pierre Laurent, secrétaire national du PCF ; Yvan Le Bolloch’, comédien et musicien ; Jean Paul Lecoq, député ; Jean Claude Lefort, député honoraire ; Patrick Le Hyaric, député européen, directeur du journal l’Humanité ; Didier Le Reste, cheminot, syndicaliste ; Marie-Noëlle Lienemann, membre du bureau national du PS ; Gilles Manceron, historien, Ligue des droits de l’Homme ; Catherine Margatte, maire de Malakoff ; Henri Martin, résistant ; Jean Luc Mélenchon, député européen, vice-président du Parti de gauche ; Catherine Mills, maitre de conférences à la Sorbonne ; Roland Muzeau, député, porte parole des députés communistes, républicain et du Parti de gauche ; Jacques Nikonoff, porte parole du M’PEP ; Daniel Paul, député ; François Périnet, maitre de conférences à Paris Sud ; Christian Piquet, porte parole de la gauche unitaire ; Yvon Quiniou, philosophe ; Georges Séguy, syndicaliste, déporté et résistant ; Lucien Sève, philosophe ; Taoufiq Tahani, universitaire ; Nils Tavernier, acteur et réalisateur ; Marie Christine Vergiat, députée européenne ; Pierre Villard, co-président du Mouvement de la Paix ; Daniel Voguet, avocat à la cour d’appel de Paris ; Edouard Wagneur, mathématicien ; Francis Wurtz, député européen honoraire ; Emmanuel Zemmour, président de l’UNEF

Pour signer l'appel

 

Sri-Lanka : il faut saisir la Cour Pénale Internationale

Le 3 juillet dernier, avec le député communiste de la Seine-Maritime Jean-Paul Lecoq, j'ai lancé un appel pour que la Cour Pénale Internationale soit saisie concernant la situation au Sri-Lanka. Il nous a semblé que c'est là une condition nécessaire à l'établissement d'une paix durable dans la région, que nous appelons tous et toutes de nos voeux.

Vous trouverez, ci-joint et ci-dessous, le texte de cet appel, déjà signé par une vingtaine de député-e-s, membres de tous les groupes politiques de l'Assemblée nationale.

Appel Pour la saisine de la Cour Pénale Internationale sur la situation du peuple Tamoul au Sri Lanka

En 2009 prenait fin le conflit opposant le gouvernement sri lankais et les "Tigres de Libération de l'Eelam Tamoul".

Le 25 avril 2011, un groupe d'experts mandaté par l'ONU rendait ses conclusions écrites sur ce conflit où il est notamment relevé qu'auraient eu lieu des " violations graves de la loi humanitaire internationale et des droits internationaux" qui pourraient pour certaines d'entre elles " être assimilées à des crimes de guerre contre l'humanité".

L'urgence est de faire la lumière sur de tels actes, sur le décès de milliers de civils et sur les conséquences dramatiques vécues actuellement par la population tamoule.

Une enquête officielle de l'ONU est indispensable dans ce sens. Il se trouve que le gouvernement actuel du Sri Lanka s'oppose à une telle éventualité et que seule une décision de la CPI de la Haye pourrait conduire à ce consentement utile pour permettre aux peuples de la région de vivre dans la paix et le respect mutuel.

Nous lançons un appel aujourd'hui en ce sens et nous adressons à nos collègues parlementaires pour en appuyer la demande auprès du gouvernement français.

Marie-George Buffet et Jean-Paul Lecoq

 

Les 93 ans de Madiba

mandeladay.jpgL'Afrique du Sud chante "joyeux anniversaire" à Nelson Mandela
. A l'initiative de sa fondation, le 18 juillet est devenu le "Mandela Day" (Journée Mandela), une journée désormais reconnue par l'ONU comme un appel mondial à consacrer 67 minutes de son temps à aider ses semblables, conformément aux valeurs défendues par l'ancien président sud-africain, que tout le monde appelle affectueusement "Madiba".

Ces 67 minutes représentent les années qu'il a consacrées à son combat pour une démocratie multiraciale.

Dans toutes les écoles d'Afrique du Sud, plus de 12 millions d'enfants ont chanté un "joyeux anniversaire" spécial, africanisé pour l'occasion par un compositeur local.

Radios et télévisions retransmettaient la chanson, que tous les habitants du pays avaient été invités à reprendre en choeur.

"Il doit se reposer, il n'a pas le droit de tomber malade. Il doit vivre longtemps", a dit à l'AFP Kabelo Masemola, 10 ans, qui venait de chanter dans une école de Johannesburg.

Tous les journaux faisaient leur Une sur l'anniversaire du plus célèbre des Sud-Africains, des partis politiques et des entreprises publiant des pages alliant publicité et bons voeux.

"Comme premier président d'une société libre et démocratique en Afrique du Sud, il a posé les bases d'une société véritablement non-raciale, non-sexiste, démocratique et prospère", a souligné le président Jacob Zuma dans son message de voeux, concluant par un retentissant "joyeux anniversaire, Madiba. Nous t'aimons!"

"L'héritage de Mandela incarne la sagesse, la force et la grâce, et pour l'anniversaire de sa naissance, nous saluons l'exemple de sa vie. (...) Au nom du peuple des États-Unis, nous félicitons Nelson Mandela, et honorons sa vision pour un monde meilleur", a renchéri dans un message le président américain Barack Obama.

Dans le cadre d'opérations souvent parrainées par les médias ou des syndicats, les Sud-Africains étaient appelés à nettoyer ou repeindre écoles, orphelinats et hospices, réparer des cabanes délabrées dans les bidonvilles, distribuer des colis aux plus démunis, donner leur sang...

De nombreux hommes politiques de tous bords ont ainsi fait leur bonne action lundi, non sans l'avoir auparavant fait savoir. Certains avaient déjà commencé pendant le week-end.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a élargi l'opération, appelant tous les citoyens du monde à consacrer également 67 minutes de leur temps à faire le bien.

"Chacun se souvient d'une figure inspiratrice qui a joué un rôle important dans sa vie. Nelson Mandela a joué un rôle de modèle pour d'innombrables personnes dans le monde. (...) La meilleure manière de remercier Nelson Mandela pour son travail, c'est en agissant ensemble pour les autres et inspirer le changement", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Président de 1994 à 1999, "Madiba" s'est retiré de la vie politique en 2004. Sa santé étant devenue fragile, il se fait désormais rare. Il devait fêter son anniversaire en famille dans son village de Qunu, dans la province de Cap oriental, au sud du pays.

Le président Jacob Zuma a annoncé lundi qu'il s'y rendrait pour lui souhaiter un joyeux anniversaire, et qu'il lui présenterait les plans d'un nouveau pont devant désenclaver Mvezo, le village des environs où Nelson Mandela est né le 18 juillet 1918.
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Lybie : intervention de Roland Muzeau à l'Assemblée Nationale.

Roland MuzeauMonsieur le Président, Messieurs les ministres, Mes chers collègues,

Quand dans tant d’autres pays voisins, un débat a eu lieu sur l’opportunité d’entrer en guerre avec la Lybie, ici, dans notre belle démocratie, on ne donne que quelques minutes de temps de parole à la représentation nationale pour s’exprimer. Que penser d’une telle parodie de consultation démocratique alors que notre pays est déjà entré en guerre ?

Ce débat est néanmoins l’occasion pour nous d’exprimer à nouveau notre solidarité avec les peuples arabes en général, et avec le peuple libyen, en particulier, mus par un souffle de libération, aussi profond que légitime.

Cette solidarité avec le peuple libyen ne saurait pour autant annihiler tout esprit critique à l’endroit du comportement de notre propre pouvoir exécutif, dont les choix diplomatiques sont illisibles, contradictoires, et aboutissent in fine à altérer notre crédibilité internationale.

Un déclin que semble signifier l’ultime épisode de l’entrée en guerre de la France contre la Libye dans le cadre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Au-delà de l’élan politico-médiatique de ces derniers jours, l’intervention militaire en Libye repose sur deux fictions.

L’Elysée et ses portes paroles, repris avec une certaine cécité par la majorité des médias, prétendent qu’il y aurait une unité de la communauté internationale pour soutenir les bombardements en Libye. Au mieux il s’agit là d’une erreur d’analyse, au pire d’un mensonge, d’une manipulation.

Permettez-nous, en effet, de souligner les méfiances et les oppositions qui s’expriment autour de cette intervention militaire. Il suffirait de rappeler ici la position de certaines puissances mondiales comme l’Inde, la Chine et la Russie, qui refusent de soutenir l’offensive militaire.

Mais l’attitude d’autres pays est plus significative encore.

Il y a d’abord l’Allemagne, 1ère puissance européenne, qui s’est abstenue sur la résolution lors du vote du Conseil de Sécurité. Son vice-chancelier et ministre fédéral des affaires étrangère, résumait au Guardian sa position en ces termes : « Une solution militaire semble très simple mais elle ne l'est pas. C'est risqué et dangereux, les conséquences peuvent être imprévisibles (...) Nous admirons la révolution tunisienne mais nous voulons que ces mouvements soient renforcés et pas affaiblis (...) Examiner des alternatives à un engagement militaire, ce n'est pas ne rien faire.».

En cela, l’Allemagne rejoint le Brésil, 1ère puissance sud-américaine, qui s’inquiète, par la voix de son ambassadrice à l’ONU du risque d’exacerber les tensions sur le terrain au détriment des populations civiles que nous sommes engagés à protéger. Les Brésiliens insistent sur le caractère spontané des révolutions arabes et alertent sur le risque d’en changer le récit, ce qui aurait de sérieuses répercussions pour la Libye et le reste de la région.

Des pays de l’Amérique Latine ont fait savoir le 19 mars dernier « qu’ils rejetaient toute intervention militaire en Libye ». Le chancelier argentin Héctor Timerman a mis en cause le fait que ces attaques contre le territoire libyen menées par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, n’aient pas fait l’objet d’un large débat au Conseil de Sécurité ou à l’Assemblée Générale des Nations Unies. Le président Uruguayen a, quant à lui, qualifié de "lamentable" l’attaque des forces des forces armées contre la Libye : « Le remède est pire que la maladie ; Sauver des vies à coup de bombes est un contresens inexplicable. C’est à en pleurer. »

Surtout, cette offensive militaire ne trouve pas grâce aux yeux des peuples de la région, qui rejettent la figure dictatoriale de Kadhafi, mais qui refusent également de cautionner toute nouvelle expression de l’impérialisme occidental. Le chef de la Ligue arabe Amr Moussa a critiqué dimanche les bombardements occidentaux sur la Libye, estimant qu’ils s’écartent "de l’objectif d’instauration d’une zone d’exclusion aérienne, et ce que nous voulons c’est la protection des civils et pas le bombardement de d’avantage de civils".

D’ailleurs, en Tunisie, la presse prononce un verdict sévère contre les bombardements aérien, craignant qu’ils plongent le Maghreb et le Moyen-Orient dans l’instabilité, allant même jusqu’à redouter que cette action fasse de la région « une zone de tension et une base avancée pour les forces impérialistes qui n’ont pas intérêt à voir la région vivre un sursaut social révolutionnaire, nationaliste et démocratique» et « souille la bataille du peuple libyen contre la junte corrompue ». La Turquie a également fait connaitre son opposition à l’option militaire.

L’Union Africaine a, quant à elle, réclamé la fin des opérations militaire contre le régime libyen en rappelant que la « communauté internationale » avait rejeté son offre d’envoyer une délégation de paix en Libye.

Dès lors, quel objectif vise cette fiction d’unanimité internationale ? Il s’agit de masquer la réalité politique et géopolitique de cette guerre qui n’est rien d’autre qu’une intervention occidentale menée par des ex-pays colonisateurs.

La seconde fiction sur laquelle repose cette offensive militaire, consiste à faire de la France et, de Nicolas Sarkozy en particulier, la force d’impulsion, de conception et de décision à l’origine de cette opération militaire. Or la réalité est cruelle pour l’orgueil national et le narcissisme de notre président. En effet, nos concitoyens doivent savoir que dans cette opération, notre pays n’est ici que le bras armé des Etats-Unis. Le Washington Post et le New-York Times résument parfaitement l’ordonnancement des évènements : ce sont les Etats-Unis, et eux seuls, qui ont décidé de se lancer dans l’opération diplomatique visant à faire adopter la résolution du Conseil de sécurité décidant de l’emploi de la Force en Libye. S’ils ont créé les conditions pour laisser croire que la France était le leadership dans cette affaire, c’est parce que cela arrangeait bien le Président Obama. Et contrairement au storytelling concocté par l’Elysée, ce sont bien les Américains qui commandent dans cette « Aube de l’Odysée », sous les ordres du général Américain Carter F. Ham. Aujourd’hui il est même question que les forces armées passent sous commandement de l’OTAN. On ne pourrait rêver mieux pour envenimer encore un peu plus la situation !

Une fois encore, n’en déplaise à la majorité de cet hémicycle : cette guerre contre la Libye, où la France apparait comme en étant l’instigatrice, s’inscrit dans la récente série noire d’incohérences de notre diplomatie française qui lui a fait perdre tout son crédit international.

D’abord, parce que personne n’a la mémoire courte même si certains peuvent être frappés d’amnésie passagère. Cette nouvelle guerre n’est-elle pas, officiellement du moins comme le prétend le Président Sarkozy, le moyen de se débarrasser d’un affreux dictateur sanguinaire ? Pourtant, n’est-ce pas le même président qui a signé différents partenariats avec Muhamar Kadhafi, en juillet 2007, dont un «partenariat industriel de défense», prometteur pour les sociétés d'armement françaises et pour les affaires de M. Dassault ? N’était-ce pas un ami que le président de la République et le Président de l’Assemblée recevaient, avec les plus grands égards en décembre 2007, quand pour notre part nous dénoncions avec la plus grande fermeté l’invitation du dictateur libyen ? N’est-ce pas deux membres du gouvernement actuel (M. Ollier et M. Guéant) qui furent les artisans de ce rapprochement ? N’est-ce pas l’actuel ambassadeur de France en Tunisie qui venait sur les plateaux de télévision défendre ce criminel en se vantant que celui-ci l’appelait « mon fils » ?

Et qui annonce que la France reconnait le gouvernement d’opposition Libyen ? Monsieur Bernard Henri Levy et le Conseil transitoire Libyen au moment même où notre ministre des affaires étrangères négociait une position commune avec nos partenaires européens ! Comment peut-on espérer que l’on prenne au sérieux notre politique étrangère ! On peut dès lors se demander si cette reconnaissance a été envisagée comme il se devait ! En effet, la seule chose que nous savons avec certitude de ce Conseil transitoire libyen c’est que son président est un ancien ministre de la Justice de Kadhafi, que son chef d’Etat major est un ancien ministre de l’Intérieur et que d’autres préfèrent conserver l’anonymat. N’était-il pas nécessaire là encore que notre pays prenne plus de précaution ou, en tout cas, qu’il ne décide pas à la place du peuple Libyen qui est en capacité de le représenter ?

Notre politique étrangère met aussi, et surtout, en évidence une politique de deux poids deux mesures en matière de droit d’ingérence.

La politique étrangère française a fait valoir le principe de non-ingérence pour justifier son silence assourdissant et son immobilisme lors du soulèvement du peuple tunisien. Une non-ingérence d’autant plus justifiée qu’il s’agissait d’une ancienne colonie Française. Mais le Gouvernement Français n’hésitait pas, dans le même temps, à proposer au dictateur Ben Ali le savoir-faire de nos forces de sécurité et à réclamer la démission de Gbagbo s’immisçant ainsi directement dans le processus électoral ivoirien.

Incohérence toujours et encore de notre politique étrangère quand nous voulons être les premiers à lancer des tapis de bombes sur un pays qui ne nous a pas déclaré la guerre et quand notre diplomatie est totalement muette face à la violente répression du mouvement populaire au Bahreïn par le régime du roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa ? Ou encore face au massacre de la population civile par le régime du Président Saleh au Yémen ? Pourquoi ne réagissons-nous pas avec humanité et discernement quand l’Arabie Saoudite ou les Emirats arabes unis, pétromonarchies amies, aident le Bahreïn à écraser la révolte citoyenne ? Pourquoi n’y a-t-il pas eu d’interdiction de l’espace aérien pour protéger Gaza de l’aviation israélienne ?

Vous l’aurez compris, Messieurs les ministres, mes chers collègues, notre voix ne s’associera pas à la vôtre pour soutenir, dans un unanimisme béat, l’intervention militaire en Libye.

Nous sommes intransigeants sur la condamnation du régime Libyen qui réprime son peuple, et nous jugeons à cet égard légitimes les sanctions votées par l’ONU contre le régime. Contrairement à vous, nous n’avons pas changé d’avis sur l’opinion que l’on peut se faire d’un dictateur sanguinaire comme Kadhafi et, demain non plus nous ne changerons pas d’avis quand bien même la majorité nous promettrait la main sur le cœur que l’homme serait redevenu fréquentable, parce qu’il pourrait sauver notre pays en crise. Nous ne sacrifierons jamais les peuples au nom du pragmatisme !

En revanche, le discernement nous conduit à condamner les frappes militaires sur la Libye à laquelle la France participe, soutenue par la majorité des forces politiques françaises, avec un entrain qui frise l’indécence.

Nous restons convaincus, avec l’écrivain Algérien Boualem Sansal, que « La guerre entre le bien et le mal n’a jamais profité qu’au mal ». Et pour nous, la décision de bombarder la Libye soulève la question incontournable des risques d’engrenage et de confrontation militaire élargie, avec toutes les conséquences désastreuses que l’on connait pour les populations civiles. La tragédie qu’a connue et que connait aujourd’hui le peuple irakien est encore trop présent en nos mémoires, pour ne pas nous conduire à la plus grande prudence quand le choix de la guerre est préféré aux initiatives qui privilégient des sorties de crise sans intervention militaire. Nous espérons, de toutes nos forces, que cette guerre ne conduira pas le peuple Libyen à regretter, dans quelques mois, le régime de Kadhafi, comme ce fut le cas pour les Irakiens.

La résolution 1973 prévoit le gel des avoirs libyens, l’interdiction de voyager de ses dirigeants, un embargo sur les armes, un appel à un cessez le feu, des poursuites devant la Cour Pénale internationale et une zone aérienne d’exclusion. Autant de mesures légitimes pour étouffer le régime Libyen et protéger les populations civiles. Mais, elle ne s’en tient pas là puisqu’elle autorise, dans son paragraphe 4, « les Etats membres à prendre toutes mesures nécessaires » pour assurer la zone d’exclusion aérienne. Un membre de phrase qui justifie, pour la coalition, les bombardements aériens aujourd’hui. Et demain, une offensive terrestre dont les conséquences seraient catastrophiques ? La Russie et la Ligue arabe ont d’ores et déjà dénoncé cette lecture de la résolution, et estimé que la coalition excédait le mandat de l’ONU de faire respecter une zone d’exclusion aérienne.

Faire respecter une zone d’exclusion aérienne n’impose pas d’avoir recours à des bombardements qui, immanquablement, feront des victimes civiles. Plus personne ne peut croire au mythe des frappes chirurgicales et à celui de la guerre propre ! La France a mis le doigt dans l’engrenage, elle devra porter la responsabilité d’un échec, tant devant le peuple Libyen que devant le peuple français, si l’option choisie nous conduit à un enlisement.

La légèreté dénoncée par les Nations étrangères, au premier rang desquelles, l’Allemagne, l’Inde, la Russie ou le Brésil, nous conduit à nous interroger sur les objectifs réels poursuivis, tant des questions essentielles restent aujourd’hui sans réponse : quelles sont les capacités de frappes de Kadhafi ? Est-il envisagé à un moment d’en passer par une action juridique ou politique pour sortir de la crise ? La réalité anthropologique de la Lybie a-t-elle prise en compte avec les tous les risques d’affrontements tribaux ? Les leçons du fiasco somalien ont-elles été tirées ? Le pire a-t-il été envisagé ? Quel est le plan dans l’hypothèse probable d’un enlisement, d’une partition du pays et d’une division de la communauté internationale encore plus marquée qu’elle ne l’est aujourd’hui ?

Trop d’incertitudes pèsent sur cette intervention militaire et ses conséquences. Le risque d’une escalade est trop grand. Et s’il y a un prix à payer dans l’avenir, il faut souhaiter que ce ne soit pas le peuple libyen qui paie. Il paye déjà trop cher le maintien d’une dictature dont il ne veut plus.

Du reste, nous ne cautionnerons pas la moindre intervention qui ne viserait, comme de plus en plus de voix l’affirment au-delà de nos frontières, qu’à faire main basse sur le pétrole Libyen en instrumentalisant son peuple, en en passant par la scission du pays.

Les députés communistes et républicains font aujourd’hui preuve d’un grand courage politique en refusant de mêler leur voix à l’unanimisme béat et aveugle qui rassemble autour du Président Sarkozy et l’entrée en guerre de la France. Car, comme le dit fort justement Rony Brauman, jamais des bombardements n’ont permis d’installer la démocratie ou de pacifier un pays !

 

L'ONU exige la levée du blocus contre Cuba

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Pour la dix-neuvième année consécutive, le blocus des Etats-Unis contre Cuba a reçu une nouvelle et large condamnation à l’Assemblée Générale des Nations Unies.
La résolution intitulée «Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis d’Amérique contre Cuba » a été adoptée ce 26 octobre par la majorité de 187 nations, contre 2 (Les Etats-Unis et Israël!) et 3 abstentions (La Micronésie, Les Îles Marshall et Palau).
Depuis 50 ans, le blocus économique, commercial et financier des Etats-Unis contre Cuba, constitue l’obstacle principal au développement du pays.
Il ne s’agit pas d’une question bilatérale entre Cuba et les Etats-Unis.
Ce blocus illégal a une évidente application extraterritoriale qui gêne d’une manière significative beaucoup d’autres Etats y compris la France et d’autres pays européens.
Cuba a une fois de plus obtenu le soutien de la communauté internationale et exige donc des Etats-Unis la levée immédiate du blocus.
Les USA continue leur ingérence grossière dans l'Ile.
Le congrès des Etats-Unis adopte tous les ans un budget de plus de 30 millions de dollars de fonds fédéraux pour financer des émissions d'intox depuis contre Cuba.
Plusieurs des stations anti-cubaines appartiennent ou offrent leurs services à des organisations liées aux terroristes qui agissent contre Cuba, avec l’accord des autorités étasuniennes.

 

Le marché de la mort

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1531 milliards de dollars de dépenses militaires mondiales en 2009.
La crise n’affecte pas les marchands d’armes.

Portées au niveau de 1531 milliards de dollars, l’étude annuelle des dépenses militaires mondiales publiée par le SIPRI ( institut international de recherche pour la paix, basé à Stockholm, ndlr) indique une nouvelle augmentation des dépenses militaires mondiales en 2009, de près de 6% sur celles de 2008. « C’est un scandaleux record ! » affirme le Mouvement de la Paix. « Au moment où le monde fait face à une nouvelle crise aux conséquences sociales et écologiques dramatiques, ces dépenses sont un véritable crime contre l’humanité ».
Les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU représentent à eux seuls plus de 61% des dépenses militaires mondiales, en contradiction avec les efforts de désarmement de l’institution internationale. Le leadership de cette course à la mort reste incontestablement les Etats-Unis (49%).
« Au moment où l'on envisage des coupes sombres dans l'éducation, la petite enfance, les retraites, la santé,..., il est particulièrement indigne que la France se maintienne à la troisième place de ce triste palmarès » poursuit le mouvement pacifiste.
Le coût des opérations militaires extérieures atteint un nouveau sommet. « Comment pourrait-il en être autrement quand tout montre que les solutions militaires n’apportent aucune résolution durable des conflits et qu’au contraire, elles les enveniment ? » interroge le Mouvement de la Paix.
Il faut d’urgence mettre un terme à cette course infernale et consacrer ces sommes à la construction d’un monde plus juste donc plus sûr.
Si les armes garantissaient la sécurité, il y a longtemps que les guerres auraient disparu !
Au contraire, à force de mettre au point des armes toujours plus sophistiquées, les hommes ont rendu leur existence sur terre plus dangereuse et plus précaire. C’est particulièrement vrai avec l’arme nucléaire dont la modernisation des arsenaux coûte des fortunes.

Le Mouvement de la Paix réitère sa proposition de mettre en débat la réduction de moitié des budgets militaires pour les 10 ans qui viennent. Dans l’immédiat, le Mouvement de la Paix demande la fermeture du Salon européen de l’armement qui doit s’ouvrir à Villepinte le 14 juin prochain.

Le Mouvement de la Paix
Saint-Ouen, le 2 juin 2010
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plus d'info

 

Les élus communistes de la Région Languedoc-Roussillon ne cautionneront pas l’entrée de produits illégaux provenant des colonies israéliennes en territoire palestinien

L’annonce de l’installation prochaine de la société israélienne AGREXCO sur le port de Sète ne peut avoir la caution du groupe communiste.

En effet, implantée dans des colonies en territoire palestinien déclarées illégales par la communauté internationale, cette société en exporte les productions. L’Union Européenne précise pour sa part : « Les produits provenant des colonies israéliennes dans les territoires sont interdits d’importation au sein de l’Union. Par ailleurs, les produits provenant des territoires ne sauraient être labellisés comme israéliens ».

Or, il y a quelques mois encore, AGREXCO débarquait ses produits agricoles à Marseille et provisoirement aujourd’hui en Italie. Présente dans toute la chaîne de distribution en France et en Europe, elle vise à faire de Sète sa plate-forme essentielle d’entrée sur l’Europe.

Nous demandons que : - Les règles érigées par l’Union européenne soient scrupuleusement appliquées. - La traçabilité des produits soit établie et vérifiée par les services d’Etat compétents. - Le port de Sète lui-même soit exigeant dans ses contrôles. - Le gouvernement français fasse respecter les accords commerciaux entre l’Europe et Israël qui excluent la commercialisation des produits provenant des colonies.

En l’état actuel donc AGREXCO ne doit pas venir à Sète, pas plus qu’ailleurs. Les élus communistes de la Région par leurs votes et par leurs actes participeront à ce refus.

S’il est indispensable de construire un terminal fruitier à Sète, il ne peut se faire au préjudice d’un peuple bafoué et au mépris du droit international.

La solidarité des élus communistes de la Région Languedoc-Roussillon envers le peuple palestinien en lutte pour la reconnaissance de ses droits est totale mais aussi envers les progressistes israéliens qui œuvrent au quotidien pour la paix. Elle repose sur des principes : deux peuples – deux états, arrêt immédiat de la colonisation, respect des résolutions de l’ONU et du droit européen.

Des élus communistes français dont Jean-Paul BORE, Vice-Président de la Région Languedoc-Roussillon, Michel PASSET, Président du Groupe Communiste au Conseil Municipal de Montpellier, François LIBERTI, Vice-Président du Conseil Général de l’Hérault, se sont récemment rendus en Palestine et en Israël, pour que soient développées des solidarités actives au travers de jumelages. Des conférences se sont tenues à leur retour.

A l’heure où de nouvelles perspectives semblent s’ouvrir dans cette région du monde comme vient de le confirmer un récent discours du Président OBAMA, notre solidarité au peuple palestinien et aux forces de paix israéliennes doit s’exprimer avec plus de force encore.

Pour le Groupe Communiste Jean-Louis BOUSQUET

 

OTAN en emporte l’indépendance…

…titre le journal « l’Humanité » à propos du retour de la France dans le commandement intégré de « l’alliance du traité de l’atlantique nord ». Le gouvernement aurait souhaité réintégrer l’Otan sans débat, mais des remous se font sentir jusque dans sa majorité. Le sujet a été abordé à l’assemblée dans le cadre d’un discours global sur la politique étrangère et suivi d’un vote de confiance qui réduit au silence les députés de droite. On argue à droite de la multiplication des risques dus au terrorisme : il faut donc se rapprocher de nos alliés américains, tout en conservant notre indépendance sur le nucléaire et l’envoi éventuel de troupes. Ce serait aussi le moyen de stimuler la défense européenne. La réalité est tout autre et même des députés de droite en sont conscients : ils ont fait le choix de ne pas participer au vote. La réintégration dans le commandement de l’Otan pose en effet la question de la politique étrangère de notre pays et d’une dérive atlantiste. La France se raccroche à une politique de bloc qui constitue justement la base de graves tensions dans le monde. « La France a tout à y perdre et notamment sa place particulière , son rayonnement et sa crédibilité » déclare un député communiste. La France perdra son indépendance en s’intégrant dans une stratégie qui prône l’utilisation en premier des armes nucléaires, par exemple. Cette décision va de pair avec la critique de l’ONU, ce qui laisse penser qu’on cherche à substituer l’Otan, bras armé des grandes puissances, à l’organisation des nations unies. Quant au PCF, il estime que la sécurité collective passe par le désarmement et le règlement politique des conflits. Qui croit aujourd’hui à une solution militaire en Afghanistan ? Pas même les Américains ! Notre pays est déjà embourbé dans cette guerre qui n’a pas d’issue. Nous ferions mieux d’œuvrer à une coopération par une juste répartition des richesses, le désarmement nucléaire et l’élimination des armes classiques au profit de l’échange des savoirs et des connaissances. L’intégration à l’Otan est aussi une décision grave qui aurait mérité un débat approfondi et non un vote à la sauvette. Le Sénat quant à lui, n’a droit qu’à une lecture de la déclaration gouvernementale : les sénateurs de gauche ont quitté la séance pour protester. Loin de donner davantage de pouvoir au parlement, NS accentue la présidentialisation du régime.otanbruxelles-bc173.jpg)

 

Gaza déjà oubliée ?

Personne n’a pu voir sans frissonner les images qui nous parvenaient de la « bande de Gaza » durant la guerre menée par l’armée israélienne dans ce territoire.

Aujourd’hui, après le retrait des troupes, le malheur des Palestiniens ne fait plus beaucoup la une des télés. Oubliés, les massacres de la population, les bombardements d’hôpitaux, d’écoles ou de bâtiments de l’ONU. Oubliés, les journalistes interdits car il vaut mieux faire le sale travail sans trop de témoins. Oubliés, les bombes au phosphore, permises peut-être par les règlements militaires, mais que la simple humanité ne peut que repousser avec horreur. Pour certains même, il n’y a eu là-bas qu’une « opération », pas même une guerre…

Une délégation française s’est rendue ces jours-ci à Gaza pour témoigner de la réalité de la catastrophe humanitaire : maisons détruites, terres ravagées, destructions matérielles énormes qui amènent la désolation dans cette région déjà tellement éprouvée par le blocus. « La population civile est celle qui a payé le prix le plus fort », selon un responsable d’ « Amnesty International » 1 300 morts sur une population d’un million et demi de personnes, et tous ces blessés qui mourront dans les semaines à venir… Mais le pire est la constatation de crimes commis par l’armée israélienne, exécutions sommaires, tueries d’enfants, massacres délibérés. Un collectif regroupant 300 associations de défense des droits de l’homme à travers le monde a annoncé son intention d’adresser à la Cour pénale internationale une demande d’ouverture d’enquête pour « crimes de guerre et crimes contre l’humanité » commis par Israël. Des pays sud-américains vont faire de même. Une guerre menée sur un petit territoire surpeuplé pouvait-elle avoir d’autres conséquences que de semer la mort et la désolation ? Que cherchait Israël ? Eradiquer le Hamas ? Ou le renforcer et lui donner une nouvelle légitimité pour mieux diviser le peuple palestinien ? L’urgence absolue est d’agir pour une action internationale, aide médicale et à la reconstruction. La France doit y prendre toute sa place, ainsi que l’Union Européenne. Celle-ci doit cesser ses relations privilégiées avec Israël tant que ce pays ne se conformera pas au droit international. Mais on ne peut se contenter d’une trêve provisoire et cette urgence humanitaire ne doit pas repousser à jamais le fond du problème : la possibilité pour le peuple palestinien de disposer d’un territoire dans les frontières reconnues en 1967, comme le lui ont reconnu les résolutions de l’ONU depuis de nombreuses années. De vraies négociations doivent enfin s’engager dans cet objectif : simplement appliquer le droit international…

 

Vœu relatif à la situation de Gaza et pour une paix juste et durable au Proche-Orient

Le 27 décembre, l'armée israélienne a déclenché une vaste opération militaire dans la bande de Gaza. En 22 jours, cette opération aura fait 1 300 morts, dont de nombreux civils, de nombreux enfants. La situation humanitaire est effroyable, avec des milliers de blessés qui ne peuvent être soignés dans les hôpitaux gazaouites, du fait du blocus.

Cette escalade de la violence est intolérable et ne peut qu'éloigner la perspective d'une paix juste et durable, qui est pourtant la seule solution pour garantir la sécurité nécessaire aux Israéliens comme aux Palestiniens.

La pression internationale et diplomatique a permis un cessez-le-feu d'une semaine. C'est une première étape, mais il est fragile, et tous les efforts doivent être faits pour le consolider et parvenir à une solution durable.

Cette solution ne peut passer que par la création d'un État palestinien viable, à côté de l'État d'Israël, et par leur droit à vivre en sécurité dans des frontières garanties. Elle suppose également le respect du droit international et des résolutions de l'ONU, notamment celle de 1967, qui doivent servir de base aux négociations entre Israël et l'Autorité palestinienne.

Le conseil municipal de Villejuif, ville messagère de la paix, réuni le 20 janvier 2009, condamne fermement l'intervention militaire décidée par le gouvernement israélien dans la bande de Gaza, comme il condamne le tir de roquettes du Hamas sur des civils israéliens, tout en estimant que rien ne peut légitimer les massacres commis par l'intervention militaire israélienne.

Il exige un cessez-le-feu durable, afin que les opérations militaires cessent définitivement dans la bande de Gaza, afin de permettre la libre circulation des personnes et des biens et le retour au processus démocratique sur l'ensemble du territoire palestinien.

Il demande à la France et à l'Union européenne d'agir pour le respect du droit international et la reprise du dialogue, notamment en conditionnant ses accords de coopération avec Israël au respect du droit international, du droit humanitaire et des droits de l'homme.

La France doit se faire le porte-voix à l'ONU de la proposition d'une force internationale de protection et d'une résolution qui définisse les sanctions encourues par ceux qui violeront le droit.

 

L'ONU donne des contenus concrets aux droits de l'homme

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Il vient de se passer un fait important, le 10 décembre 2008, jour où était célébré le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. L’Assemblée Générale des Nations-Unies a enfin élargi la conception des droits de l’homme. Elle a reconnu les droits économiques, sociaux et culturels au même titre que les droits civils et politiques, en adoptant le protocole facultatif au PIDESC (Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels). L'opinion de D. Bleitrach, sociologue.

Droits de l'homme : oui le monde change, il va dans le bon sens mais il a besoin de l'intervention des peuples
Il vient de se passer un fait important, le 10 décembre 2008, où était célébré le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, l’Assemblée Générale des nations unies a enfin élargi la conception des droits de l’homme. Elle a reconnu les droits économiques, sociaux et culturels au même titre que les droits civils et politiques, en adoptant le protocole facultatif au PIDESC.
(…) Il y a soixante ans, le 10 Décembre 1948, l’assemblée générale des Nations Unies réunie à Paris avait approuvé et proclamé la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et a demandé à tous les états membres qu’ils publient le texte et qu’ils prennent toutes les mesures afin qu’il soit « distribué, exposé, lu et commenté dans les écoles et les autres établissements d’enseignement, sans aucune distinction fondée sur la condition politique des pays ou des territoires».
Désormais si le protocole adopté par l’assemblée générale des nations unies est ratifié par les états, les citoyens de chaque état pourront porter plainte devant le comité de l’ONU, pour violation de leur droit à la santé, au travail, à l’éducation.

Ce qu’il faut saluer par cette décision historique, c’est la manière dont l’Assemblée générale des Nations Unies sans s’opposer aux droits civils, les élargit en donnant un caractère concret, matériel à l’exercice de la citoyenneté, elle y ajoute le droit à la souveraineté, c’est-à-dire de fait qu’elle s’inscrit en faux contre la manière dont l’impérialisme occidental a jusqu’ici utilisé les droits de l’homme contre les peuples dans sa contre-révolution néo-libérale.

C’est la poursuite de l’acte fondateur des révolutions nord-américaines et française, mais aussi leur transformation en profondeur et cela n’a pu avoir lieu qu’à travers les combats du XXe siècle, combat contre le nazisme avec au premier rang le sacrifice du peuple soviétique, combat pour le socialisme et les droits à l’éducation, au travail, à la santé, combat pour la décolonisation, puis le néocolonialisme, celui des peuples exigeant leur libération. Là encore les communistes ont joué leur rôle, donné leur sang aux côtés d’autres.(...)
Certes le protocole du PIDESC consacre l’indivisibilité des droits civils et des droits humains, et met en place le même mécanisme de contrôle que celui instauré depuis 1976 pour les droits civils, mais dans le même temps il ne prévoit aucune sanction contraignante pour les Etats en défaut. C’est toute la relation entre l’Assemblée générale de l’ONU, entre les principes de la Charte et les moyens de leur application qui sont posés, comme dans le cas d’illégalité manifeste que sont l’invasion de l’Irak, le blocus de Cuba.
Pour vaincre l’illégalité des puissants, il faut que les peuples interviennent. Et c’est le rôle des communistes, des forces de progrès d’imposer les droits humains comme une réalité indivisible.
Daniele Bleitrach

(source D. Bleitrach : Changement de société http://socio13.wordpress.com/)

 

21 septembre : journée internationale de la Paix

Le site 21septembre.org propose une liste d’initiatives, manifestations organisées pour la journée internationale de la paix. Le site permet également d’accéder au matériel de campagne : affiches, jeux... à un forum....

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Du côté de l’ONU « Texto pour la paix »

Pour souligner l’importance de cette journée, l’Organisation des Nations Unies encourage tout le monde à envoyer des messages de paix jusqu’au 21 septembre. Les bureaux des Nations Unies de plusieurs pays seront mobilisés pour les recevoir. Les messages seront ensuite soumis aux dirigeants du monde entier rassemblés pour l’ouverture de la 63e session de l’Assemblée générale, le 23 septembre.

Cloche de la paix

Pour célébrer la Journée internationale de la paix 2008, le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon sonnera la Cloche de la paix au Siège des Nations Unies à New York, le vendredi 19 septembre, en compagnie des Messagers de la paix des Nations Unies. Les bureaux des Nations Unies et les missions de maintien de la paix à travers le monde organiseront également des événements pour marquer cette journée. Une minute de silence sera observée à midi, heure locale, le 21 septembre, dans le monde entier.

Section communiste d'Avion

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ONU : L'Assemblée générale fait le point des progrès contre le sida

10 juin 2008 –En dépit de progrès réels pour atteindre un tiers des personnes atteintes du VIH/sida dans le monde, les programmes restent sous-financés, avec un déficit de 8 milliards de dollars en 2007 et les discriminations continuent d'entraver l'accès aux malades, révèle un bilan présenté aujourd'hui devant l'Assemblée générale.

« La lutte contre le VIH/sida est fondamentale dans la recherche de « la dignité et de la valeur de la personne humaine ». Nous avons fait des progrès ? mais ils n'ont pas été suffisamment rapides, a souligné le président de l'Assemblée générale, Srgjan Kerim, lors de son allocution d'ouverture d'une réunion de haut niveau sur le VIH/sida.

« Nous ne pouvons pas progresser dans la lutte contre la faim et la pauvreté quand des millions de personnes meurent chaque année du sida. De même, on ne peut pas avancer dans l'éducation universelle, quand il y a plus d'enseignants qui meurent du sida que de personnes qui sont formées pour enseigner. On ne peut pas non plus réaliser l'autonomisation des femmes, alors qu'elles sont les plus vulnérables par rapport à la maladie », a noté le président de l'Assemblée générale.

Ce dernier a appelé à continuer de s'intéresser particulièrement à la région de l'Afrique subsaharienne, où on dénombrait, en 2007, 68% des adultes vivant avec le VIH, 90% des enfants infectés et 76% des morts dus au sida dans le monde. Autre chiffre significatif, les femmes représentent désormais 61% des adultes infectés en Afrique, a encore précisé Srgjan Kerim.

Pour sa part, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a rappelé le contenu du rapport remis en son nom à l'Assemblée générale sur la question.

« À la fin de l'année dernière, 3 millions de personnes avaient accès au traitement antirétroviral dans les pays à bas et moyen revenus, leur permettant de vivre plus longtemps et d'avoir une meilleure qualité de vie. Toutefois l'année dernière, il y a eu 2,5 millions de nouvelles infections, plus de 2 millions de décès » a souligné le Secrétaire général qui à appeler à combler les lacunes.

Six décennies après l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme , « il est choquant qu'il existe encore une discrimination envers ceux qui sont à haut risque, comme les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes ou qu'on stigmatise ceux qui vivent avec le sida », a-t-il dit.

Enfin, Peter Piot, directeur exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), a regretté que plus de deux tiers des séropositifs n'aient pas accès à des médicaments antirétroviraux dans le monde.

Il a rappelé que 6.000 personnes meurent par jour dans le monde à cause du VIH/sida qui est la principale cause de décès en Afrique et la septième cause de décès dans le monde. Sur cinq personnes infectées, une seule personne pourra recevoir un traitement antirétroviral cette année, a-t-il fait remarquer. « Il est temps de s'attaquer à la vulnérabilité des femmes, à l'homophobie et à toutes les discriminations qui rendent difficile la gestion de ce problème ».

Peter Piot a indiqué que même si les fonds ont considérablement augmenté depuis la création du Fonds mondial, la réalité est que la réponse au VIH/sida demeure sous-financée puisqu'il manquait 8 milliards de dollars en 2007.