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VOEUX 2013

2013.1.bmp Etant toujours en Janvier, il n'est trop tard pour sacrifier aux traditionnels voeux de bonne santé, d'épanouissement personnel et professionnel. Pourtant, en ce début 2013, ils ont un étrange arrière-goût, comme si on les exprimait sans trop y croire, ou, plus sûrement, sans illusion sur ce que l'année nous réserve. Comme si les événements politiques de 2012 n'étaient plus qu'un lointain souvenir, entre perspectives de changement, enthousiasme d'une victoire électorale et premières réalités d'un pouvoir aux ordres des marchés.

Pour reprendre le même principe que l'an dernier (citations de campagne et du mandat de Sarkozy), le constat n'en est que plus cruel vis-à-vis de F.Hollande, qui, après 8 mois à l'Elysée, n'en finit plus de se parjurer, ses promesses d'hier n'ayant, selon ses discours et ses actes d'aujourd'hui, engagé que celles et ceux qui y ont cru, et donc qui ont voté pour lui.

De "(mon ennemi), c'est le monde de la finance" au "devoir de renégocier (le) traité" européen, en passant par la préservation des conquêtes sociales tout en conservant les mesures de Sarkozy ou en promettant l'élargissement de droits mais en reculant sur le droit de vote des non-européens, en promettant l'abolition de mesures "inefficace(s) et injuste(s)" mais en ré-inventant la TVA sociale, le Président Hollande ne s'est nullement engagé sur la voix des réformes : pire il s'est fait l'écho de la surenchère du MEDEF !

Alors, pour l'année 2013, combien de chômeurs, combien de familles précarisées faut-il souhaiter ?

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Bonne année tout de même, faite de solidarité et de respect ! 2013_ensemble.jpg

 

Nos Voeux de luttes pour 2013

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A tous bonne année ! Voici les voeux de luttes de P. Le Hyaric ...

Nous savons qu’alors que de toute part on annonce une année 2013 difficile, il faudra s’unir pour agir afin ?de changer les rapports de forces sociaux, économiques, politiques pour que ce soit à gauche que s’oriente ?le changement.
En s’enfermant dans le seul projet ?du rétablissement des comptes publics, François Hollande n’a pas créé, lors de ses vœux, l’élan nécessaire à une mobilisation nationale qui permettrait d’endiguer la vague du chômage.
L’ambition ne sera accessible qu’avec ?de la justice, de la solidarité, de nouveaux droits des travailleurs dans l’entreprise, afin de promouvoir d’abord le travail et non plus la rente des grands actionnaires ?et des banquiers, une réforme fiscale et bancaire digne ?de ce nom ou la réorientation de l’Union européenne.
Cela se heurte évidemment aux intérêts des oligarchies. Mais la gauche est précisément la gauche parce qu’elle n’est pas ?de ce côté mais de celui ?du peuple.
Ce n’est pas ?la recherche d’une sorte ?de compromis historique qui devrait être à l’ordre ?du jour. L’inversion ?de la courbe du chômage ?ne deviendra possible qu’en sortant du carcan ?de l’austérité budgétaire et salariale.

Le gouvernement ?a le devoir et le pouvoir de résister aux pressions des droites, des puissances d’argent et des institutions internationales.
?Il ne doit pas s’engager dans les projets de suppression ?du Smic pour le remplacer par un super RSA, ni dans ?un nouveau recul de l’âge ouvrant le droit à la retraite, ?ni dans un système de flexibilisation à outrance du travail, ni abdiquer devant les pressions du Conseil constitutionnel qui voudrait saboter toute réforme vers la justice fiscale.
S’il manifestait une volonté affirmée de changement progressiste, le pouvoir réunirait autour de lui toute ?la gauche et l’écologie politique?; une majorité agissante ?et combative pour ouvrir dans l’histoire de la France ?et de la gauche l’indispensable nouvelle page ?du progressisme français.
Les classes dominantes s’appuient sur la crise qu’elles ont elles-mêmes provoquée pour plier encore plus le monde, la vie humaine, l’environnement aux canons de l’ultracapitalisme destructeur. ?
Ce pouvoir ne doit pas y prêter main-forte.
C’est à un nouveau projet que devraient s’atteler toute la gauche ?et l’écologie politique pour faire face à la nouvelle période historique, où la lutte entre le capital et le travail va considérablement s’aiguiser, où de nouveaux dangers pèsent sur l’environnement, où l’arme nucléaire constitue une terrible menace pour toute l’humanité. Ce siècle appelle un nouveau mariage entre ?la justice fiscale et sociale, d’autres manières ?de produire et de consommer pour résorber une dette écologique qui peut être mortifère.
La coopération entre les êtres humains doit supplanter une concurrence folle, avec un nouvel âge pour la démocratie s’appuyant sur la souveraineté et l’intervention populaire.
Rien ne se transformera vraiment sans que la démocratie d’intervention devienne le but et le moyen de tout processus de changement pour inventer l’indispensable «?après-capitalisme?».
Tel nous semble devoir être ?le chemin d’une vie meilleure, d’un monde solidaire, d’une fraternelle humanité.
S’il manifestait une volonté affirmée de changement progressiste, ?le pouvoir réunirait autour de lui toute la gauche et l’écologie politique.

 

La CGT : Ne laissons pas faire le MEDEF !

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Jeudi 13 décembre est un jour de mobilisation des salariès à l'appel de la CGT contre la précarité, la flexibilité et les bas salaires.
Des négociations interprofessionnelles sont en cours entre les organisations syndicales de salariés et les représentants des employeurs sur la « sécurisation de l’emploi » et les « retraites complémentaires ARRCO - AGIRC ».
L’objectif du patronat pour ces négociations : une régression sociale historique après le cadeau fiscal de 20 milliards que lui a accordé le gouvernement sans aucune contrepartie.
La CGT appelle les salariés à se mobiliser nombreux le 13 décembre pour dire au MEDEF et aux employeurs : « la précarité, la flexibilité, chômage, les bas salaires : ça suffit !!! ».
Le Medef utilise la crise pour imposer une véritable régression sociale en faisant un chantage permanent : les entreprises seraient au bord du gouffre, en grande difficulté, au point qu’il faudrait accepter une remise en cause des droits sociaux, plus de flexibilité pour les salariés, plus de facilité pour licencier pour les employeurs et tout cela au nom de la compétitivité…
Ce serait la fin du contrat de travail qui fixe les conditions d’emploi, de travail et de rémunération.
Le CDI serait encore trop rigide : le Medef veut généraliser les contrats de mission ou les contrats intermittents.
Les procédures de licenciement seraient trop contraignantes, il veut limiter les recours en justice et les montants des indemnités, réduire les délais de procédure. Bref, tout pour contourner le licenciement économique et ses obligations vis-à-vis du salarié.
D’après le Medef, les entreprises ne pourraient plus financer les régimes de retraites complémentaires ; la seule solution serait une baisse drastique des prestations pour 18 millions de salariés et 11 millions de retraités.
La perte du pouvoir d’achat pourrait s’élever à 6 %!
Les efforts sont décidément toujours demandés aux mêmes !
La CGT a décidé d’alerter les salariés, les retraités, les privés d’emplois et les appelle à intervenir ensemble en direction des employeurs et du Medef le jeudi 13 décembre 2012 pour faire entendre leurs revendications dans les négociations.
Nous contestons les 20 milliards d’euros supplémentaires « d’allègement du coût du travail » que vient d’obtenir le patronat. Ils s’ajoutent aux 172 milliards d’euros d’aides publiques dont bénéficient déjà les entreprises.
Les derniers chiffres du chômage, avec 5,2 millions demandeurs d’emploi toutes catégories confondus, démontrent l’inefficacité de ces logiques.
Le gouvernement, suite à l’interpellation de la CGT, s’est engagé à évaluer l’efficacité des aides publiques. Il faut maintenant obtenir les modalités. La CGT demande que les aides publiques servent à l’emploi, aux qualifications, à la recherche.
(communiqué de la CGT)

 

Les serial killer de la sidérurgie lorraine

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Ouf ! ont du se dire Mm Parisot la patronne du MEDEF et les milliardaires du CAC 40. Ayrault et Hollande ont décidé de ne pas nationaliser Florange mais de passer un « accord » avec Mittal, promettant 180 millions d'euros d'investissement sur 5 ans pour le site.
Encore une fois le gouvernement ne fait preuve d'aucun courage pour sauver l'industrie.
Il renonce à l'ambition d'une relance durable du site et préfère faire confiance à un milliardaire qui, dans tous les sites belges, luxembourgeois et français privilégie une stratégie financière contre l'investissement productif.
Les travailleurs de la sidérurgie sont bien placés pour savoir que Mittal n'a jamais tenu ses promesses.
Pour noyer le poisson le ministre du redressement productif, Montebourg fait mine de claquer la porte du gouvernement...
Mais c'est du cinéma et cette agitation n'aura pas suffit à cacher les intentions de cet accord de dupes.

Les 180 millions d'investissement sont un effet d'annonce Le document publié par le Monde démontre que cet investissement concerne principalement la maintenance, comme le soupçonnaient les syndicats.
Les investissements stratégiques eux, ne représentent que 53 millions, autant dire une misère qui ne permet pas de relancer le site.
La stratégie du groupe Arcelor-Mittal est claire : se débarrasser du site de Florange.
Le gouvernement socialiste lui, totalement sous l'emprise du MEDEF, ne fait qu'accompagner passivement ce dépeçage de la sidérurgie française. Pire : il cherche à endormir les travailleurs à empêcher leur mobilisation.
Il impose l'austérité voulue par les patrons et la finance pour soit disant doper la compétitivité et relancer la croissance.
La vérité, c'est exactement le contraire : c'est le déclin de l’industrie, le choix de la finance contre l'industrie, le choix des rendements financiers contre la qualification et l'investissement productif qui sont les causes premières de la crise.
Les hauts fourneaux doivent redémarrer
Contrairement à ce qu'annonçait le premier ministre, les hauts fourneaux ne redemanderont pas. Les salariés et leurs syndicats sont excédés par les renoncements du gouvernement.
Le Parti communiste partage ce sentiment.
Industrie n'est pas un « gros mot »
Il faut stopper cette casse de l'industrie, car un pays qui ne produit plus de richesses ne peut plus coopérer, ni investir dans l’éducation, la santé et de grands services publics.
LÉtat doit porter une vraie ambition industrielle avec de grands projets structurant des filières et revitalisant les régions .La « compétitivité », c’est un nouveau mot pour un vieil attrape-couillons. Ils ont peur de s’attaquer aux profits financiers alors ils tapent sur les salariés européens.. Sortir de la crise industrielle, c’est reprendre le pouvoir sur les banques et l’orientation du crédit.
Cela nécessite d'arriver à la maitrise publique du système bancaire afin de constituer un pôle public réservant le crédit aux projets créateurs d'emplois, à l'essor des services publics et à la formation.
Cela passe également par la mobilisation des fonds de la Banque européenne d’investissements (BEI), la mise en place d’un pôle public des banques, des assurances et du crédit au niveau national et européen.
La responsabilité nationale est d'engager la mutation de notre production industrielle pour mieux la relancer.
Nationaliser n'est pas un « gros mot »
L'État doit, par la nationalisation, le contrôle public, assurer l'avenir industriel de Florange et de notre sidérurgie. Nationaliser, cela nécessite des droits d'intervention, de contrôle des salariés pour d'autres critères de gestion répondant à l'intérêt général.
Ensemble, luttes sociales et combats politiques vont nous permettre de faire reculer les prétentions du patronat, imposer au gouvernement le vote de lois pour l'emploi et la tenue en urgence des assises de l'emploi industriel. Entrer dans une nouvelle période de développement industriel, à but social et écologique, c’est entrer dans la réorganisation de la production et du travail autour d’un principe nouveau, celui du partage et de la mise en commun....

 

ENFIN.......(presque) !!

Palestine_Drapeau_3.jpgÇà y est, après 65 ans d’attente (les résolutions de l’ONU datent de novembre 1947 !), les Palestiniens ont enfin leur Etat. Du moins, ils viennent d’être reconnus comme faisant partie d’un Etat, le leur, puisqu’ils n’étaient jusqu’à présent que les habitants d’une terre sans statut sur laquelle un Etat, Israël, a toujours la main-mise. Pour autant, le chemin est encore long vers une véritable reconnaissance : 138 Etats sur 198 viennent d’admettre la Palestine à l’ONU comme observateur, c’est-à-dire comme « Etat non-membre » (ont voté contre : Israël, forcément ; les Etats-Unis, merci Obama !). Bien plus longue et pavée d’embûches (n’est-ce pas Nethanyahou ?) sera la voie vers l’indépendance.

Plus qu’un long discours, voici le texte que j’adressais en Septembre dernier à mes collègues présidents de groupes du conseil municipal, ainsi qu’à des personnalités locales, en accompagnement d’une pétition initiée par une association de solidarité avec les camps de réfugiés palestiniens :

« La tragédie du peuple palestinien se déroule depuis 1948 et elle n'a que trop duré.

Ce peuple, depuis 65 ans bientôt, n'a pu que constater la réduction de sa terre et la remise en cause de sa culture et de son histoire, quand ce n'est pas la négation de son existence en tant que peuple.

Aujourd'hui, sur les quelques pourcentages de "Terre promise" qu'il lui reste, et malgré les accords d'Oslo de 1993, il ne maîtrise nullement ce territoire, encore moins son destin : implantation de colonies, construction du "Mur de la Honte", rétention de ressources financières (notamment fiscales) par Israël, destruction de maisons,...., sans parler de la situation générale d'occupation militaire: tel est le lot quotidien des Palestiniens et de leur gouvernement.

Ce peuple dispose aujourd'hui d'institutions, d'un territoire 'putatif', d'une société diversifiée comprenant des élites aptes à gérer un Etat, de ressources (même si Israël s'est vu attribué en 1948 les meilleures terres de la Palestine historique)



Aujourd'hui, et même si d'autres peuples sont en souffrance de ne pouvoir vivre en paix sur un territoire pour décider de leur destin (Tibétains, Kurdes, Saharaouis,...), la liberté, l'indépendance et la démocratie ne sont pas divisibles : elles sont ou elles ne sont pas.

Les malheurs d'un peuple ne sauraient être détournés de notre attention au motif qu’un autre peuple ne peut, lui aussi, décider de son destin. Les Droits de l'Homme ne sont pas à géométrie variable, au gré des idéologies ou des intérêts stratégiques.



Aujourd'hui la France dispose d'une majorité de Gauche aux plus hauts niveaux du pouvoir: Chef de l'Etat, Gouvernement, Parlement. Alors que vient de s'ouvrir l'assemblée annuelle de l'ONU, notre gouvernement doit soutenir l'admission de la Palestine dans le concert des nations, puisqu'elle a déjà été reconnue par quelques 120 pays »

La Palestine n’est pas encore un pays et un Etat à part entière ! Palestine_-_Camp_2.jpg

Car un pays, un Etat, ce n’est pas qu’un drapeau, un hymne national et un équipe de football. C’est avant tout un peuple qui maîtrise son destin, une communauté qui dispose d’un territoire sur lequel des compétences, politiques, juridiques, économiques, sont exercées, compétences confiées à une autorité légitime.

Or, aucune de ces conditions n'est remplie aujourd’hui quant à la situation palestinienne : la Palestine demeurera une colonie sous la botte israélienne tant qu’elle ne disposera pas de trois garanties fondamentales :

  • un territoire libre de toute occupation par une armée étrangère ou de toute colonisation par des populations étrangères, ce qui réclame : Palestine_-_Carte__4__tats_-_grand_format_.jpg

-le retrait de l’armée israélienne des « territoires palestiniens » reconnus par les accords d’Oslo de 1993

-la constitution de l’Etat palestinien dans les frontières d’avant 1967

-l’arrêt et le démantèlement des colonies israéliennes implantées en Cis-Jordanie

  • l’autorité pleine et entière sur ce territoire, la liberté d’y aller et venir, d’en sortir et d’y revenir comme bon vous semble, mais aussi de pouvoir y recevoir celles et ceux qui souhaitent vous rendre visite, ce qui réclame : Palestine_-_Mur___tourelle.jpg

-le démantèlement des « check-points » et la destruction du Mur par Israël, et le contrôle des frontières et du territoire par les autorités palestiniennes (abrogation des différentes zones, A, B & C)

-la fin des contrôles et des arrestations par l’armée et les services secrets israéliens en « territoire palestinien » (le député M.Barghouti a été enlevé de cette façon)

-la libre circulation dans le territoire palestinien ainsi que son libre accès aux Palestiniens (plusieurs millions vivent à l’étranger) ainsi qu’aux étrangers désirant se rendre en Palestine (aujourd’hui, on atterrit à …Tel Aviv, et je passe sur les contrôles policiers)

  • la capacité de créer, d’exploiter et de tirer profit de ses propres richesses, ce qui réclame : Palestine_-_destruction_oliviers_2.jpg

-la fin des destructions systématiques de terres arables et de plantations, sans parler de l’insécurité pour les paysans, victimes des colons

-la fin du blocus économique terrestre et maritime

-la restitution des taxes provenant de l’activité économique dans les « territoires palestiniens » mais perçues par Israël ‘au profit’ de l’Autorité palestinienne (Nethanyahou, suite au vote de l’ONU, vient d’annoncer un nouveau blocage des fonds, 92 millions € !)

Allez Messieurs les chefs d'Etat occidentaux, Hollande et Obama en tête, faites preuve de la même diligence que vous montrâtes en faveur du Sud-Soudan ou de la Macédoine, qui n'avaient jamais été auparavant, membres du Concert des Nations !

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Didier Schuller est de retour à Clichy !

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Les communistes font des propositions pour battre Schuller et la Droite à Clichy et rassembler une gauche aujourd'hui divisée.
Didier Schuller est de retour à Clichy !
Il affirme dans Le Parisien qu’il sera candidat pour battre Catoire en 2014 et se vante d’avoir toute la droite à ses côtés et même les centristes du nouveau parti de Borloo.
Rappellons-nous que D. Schuller a été condamné en 2007 à 3 ans de prison dont un an ferme pour avoir fait financer ses activités politiques à Clichy par des patrons du Bâtiment
Et le voilà de nouveau, toute honte bue, sillonnant les rues de Clichy en distribuant des cascades de promesses...
Schuller, c’est la droite sans complexe.
C’est cette Droite qui est responsable de la crise du système de l’argent-roi, celle dont tant de clichois souffrent injustement avec le chômage, les bas salaires, les retraites insuffisantes, l’avenir bouché pour les jeunes
Contre cette Droite imposant à tous l’austérité et la régression économique, cassant l’accès aux soins et les services publics, la gauche a su se rassembler à la Présidentielle et a réussi à chasser Sarkozy. Cette Droite, les clichois et les français n’en veulent pas et ils attendent aujourd’hui du gouvernement une politique différente rompant avec l’austérité.
Pourquoi la Gauche est-elle divisée à Clichy ?
Parce que dès octobre 2008, le maire socialiste Gilles Catoire a évincé les élus communistes qui refusaient les tours géantes et la surdensification de la ville, comme 80 % des clichois (sondage de la municipalité). Par la suite, G. Catoire a écarté les élus Verts Europe-Ecologie, ceux du PG et de Lutte Ouvrière pour les remplacer par les élus de la droite centriste de F. Bayrou.
Les clichois y ont beaucoup perdu car la gestion de la ville est dominée par la soumission aux promoteurs immobilier et par la passivité et la résignation devant les attaques contre les services publics : départ de la caserne de pompiers, menace de fermeture de Beaujon, abandon du dédoublement de la ligne 13 de métro.
Le PCF\Front de gauche propose à Clichy le rassemblement à gauche
Cette volonté de rassemblement s’inscrit dans la bataille nationale pour que la gauche au pouvoir réponde à vos attentes en matière d’emplois, de salaires, de retraites, de justice sociale, d’éducation, de santé et de protection de l’environnement. Pour cela, il faut retrouver la croissance, refuser les diktats austéritaires européens, utiliser l’argent des banques non pour la spéculation, mais pour développer l’emploi et les formations. La gauche doit relancer la production industrielle et nationaliser les banques et la sidérurgie. Elle doit développer les services publics, mater les marchés financiers au lieu de les rassurer, tourner le dos à l’austérité qui mine la croissance.
Il faut s’en prendre aux profits du capital et non au pouvoir d’achat et aux conditions de vie et de travail des salariés.
A CLICHY, le prolongement de la ligne 14 ne doit pas laisser aux oubliettes l’indispensable dédoublement de la ligne 13 dont le trafic va croissant, afin d’en finir avec les conditions de transports indignes.
A CLICHY, il faut renoncer aux tours de grande hauteur et à la surdensification, tout en poursuivant la résorption des immeubles insalubres et en construisant des logements sociaux et les équipements nécessaires.
A CLICHY, il faut développer une concertation réelle avec tous les clichois pour établir un programme municipal ancré à gauche autour d’une gestion sociale, transparente et combative, placée sous le contrôle permanent des citoyens.

 

UMP : foire d'empoigne à l’ Usage des Médiocres Politicards

Quelle mascarade ! Quelle honte, même ! On en vient aux noms d'oiseaux et aux injures ! Belle image de la politique ! C’est pourquoi, sans s’appesantir sur ce spectacle navrant, il convient tout de même d’ en dire un mot, après deux semaines d’une insupportable pitrerie, relayée avec gourmandise par les médias, comme s’il n’y avait pas d’autres sujets plus brûlants à traiter ! UMP_guerre_3.jpg

Ras-le-Bol ! Dégoût ! Ce sont les sentiments qui m’assaillent à voir cette tempête dans un verre d’eau de l’UMP aussi bien que le traitement qu’en fait la presse écrite, radio et TV : elle en fait trop pour des « personnages » qui n’ont n’égal à leur ego que la situation catastrophique dans laquelle ils ont mis notre pays, Fillon, Premier ministre pendant 5 ans et auparavant ministre du Travail ; et Copé, président des députés UMP qui a avalisé tous les coups durs et coups tordus que Sarkozy a imposé au monde du travail ! Je passerai sur « l’élection démocratique », car des opérations de vote (triche aux adhérents, bourrage des urnes, ……) au feuilleton tragi-comique depuis deux semaines, rien, selon moi, n’est plus éloigné de la démocratie que la farce dont nous sommes les involontaires témoins. Et que l'on nous disent pas dans quelques jours qu'ils se sont rabibochés et qu'ils sont les meilleurs amis du monde !

UMP_guerre_2.jpg "NON au mariage entre Hommes !"



Sur le fond, y a-t-il véritablement une once de différence entre ces messieurs, ont-ils deux conceptions différentes de leur parti, plus ou moins à Droite ? J'avais prédit l'explosion/implosion de l'UMP après la défaite de Sarkozy, mais ne je pensais pas un assister à un aussi affligeant spectacle : la confrontation des idées et la conception d’un parti de gouvernement, thématiques que toute organisation politique sérieuse aurait à son ordre du jour, sont remplacées par une guerre de tranchées pour des places synonymes de gratification et de rétribution.

UME__guerre_1.jpg Qu'en penser ? Bien peu de choses, sinon que ce duel est bien éloigné des préoccupations de « la France d’en bas » et de « ceux qui se lèvent tôt »



Seulement, comment ne pas s’interroger sur l’acharnement médiatique à vouloir en faire le thème favori des « J.T. » ? Cette occupation de l’espace médiatique, derrière l’indécence des images et des propos, et en renforçant le caractère « pipolisation de la vie politique », ne laisse pas d’interroger sur le dessein avoué ou inconscient de cette mise en scène.

Je pose la question crûment : à qui profite le crime ? Et l’on pourrait égrainer, comme dans un roman d’Agatha Christie, celles et ceux qui tirent profit de cette cacophonie :

1) Le groupuscule attrape-tout de Borloo se félicite déjà de recueillir les déçus et les désemparés, les nostalgiques d’une vraie Droite ou les utopistes d’un Centre introuvable

2) Mais surtout, et toujours à Droite, mais à l’extrémité, c’est le FN qui se frotte les mains, conscient que c’est vers lui que les brebis égarées d’une Droite dure (qui s’appelle « populaire ») ont des chances de se tourner

3) Toujours à Droite, mais dans sa retraite dorée, c’est Sarkozy qui compte les points et attent qu’on vienne le chercher comme le sauveur de la Droite, tel un nouveau De Gaulle

4) Enfin, n’oublions pas le Parti socialiste, ou plutôt son émanation gouvernementale : pendant que l’UMP s’écharpe et accapare les médias, elle est « heureusement » absente du débat (politique strict ou parlementaire) : Hollande et Ayrault se satisfont donc de pouvoir faire passer leur politique d’austérité……….que l’UMP approuve de toute façon !

Donc, pour en revenir au fond de cette affaire, c’est quoi la Démocratie (notez le D majuscule) ?

Juste voter pour le chef et attendre qu'on nous dise qui a gagné (tiens, çà me rappelle quelque chose) ? Finalement, je me dis que malgré des lacunes, des erreurs (heureusement par le passé), le parti démocratique, c'est ………….le PCF : la désignation de notre direction et des instances locales et départementales, l'élaboration de notre programme et de notre stratégie, la refonte de nos statuts vont faire l'objet d'un long processus de débats et de ......votes, oui, et pendant 3 mois !

Après la possibilité de présenter des textes alternatifs à celui de la Direction, les communistes ont et auront le droit (j’allais dire le devoir !) de s‘exprimer, d’abord individuellement par des contributions et la présentation d’amendement, puis collectivement en débattant des textes et des amendements, aussi bien au niveau local et départemental que national, jusqu’au Congrès de Février 2013.

Qui dit mieux ? PCF-FG_2.jpg

 

Un budget de gauche est possible

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Il y a un an, toute la gauche adoptait au Sénat des mesures faisant payer le capital et les plus aisés des contribuables.
Aujourd'hui, "Le budget encourage une visée spéculative au lieu de l'investissement", comme le dit Eric Bocquet, sénateur communiste. Les sénateurs communistes républicains et citoyens (CRC) font valoir la pertinence d’un autre projet face à la crise.
Ils mettent en avant un projet reprenant les propositions de la gauche au Sénat ( PCF, PG, PS et EELV) du temps où Sarkozy et Fillon étaient aux manettes.
Ce projet s'appuie sur des alternatives anti-austérité :
1. Plafonner l'avantage fiscal sur les intérêts des prêts des sociétés
2. Supprimer l'amendement "Pigeons" qui supprime la taxation sur les cessions d’entreprises
3. Rétablir l'ISF
4. Adopter une meilleure progressivité de l'impôt sur le revenu
5. Imposer les dividendes, la taxations des actifs financiers et du capital
Donc ce qui était juste et bon pour les sénateurs socialistes avant les élections présidentielle et législatives ne l’est plus.
Ils sont en passe de rejeter désormais les amendements qu’ils avaient eux-mêmes proposés avec le Front de gauche, quand la droite était au pouvoir.

Il ne s’agit pas là de chipotages et de bouts de ficelle.
L’ensemble des mesures de ce contre-budget porte sur trente milliards?!
C’est précisément le montant des économies que le gouvernement est censé faire dans le prochain budget. Le PS qui gouverne passe délibérément à côté d’une occasion historique, oui, on dit bien historique, de mettre en œuvre une vraie politique de gauche telle qu’elle l’appelait elle-même de ses vœux. Et, dans le même temps, une occasion de s’appuyer sur ceux qui l’ont élue et de retrouver leur confiance tout en répondant à une partie de leurs attentes.
On le sait, cette conversion qui fait que ce qui était blanc devient noir et inversement va rencontrer l’approbation de tous ceux, commentateurs, politiques et milieux patronaux, qui sommaient François Hollande et son gouvernement ?de se rendre enfin ?au «?réalisme économique?». ?Nombre d’entre eux trouveront que ce n’est pas encore assez que cette politique budgétaire, comme ils trouvent insuffisant le pacte ?de compétitivité et comme ils trouvent toujours trop pesant les acquis sociaux, ou ce qu’il en reste et qu’ils veulent faire sauter.
Ainsi, sur France Inter, pour Nicolas Beytout, ancien directeur du Figaro et ancien directeur puis PDG du groupe Les Échos, ?la dégradation par l’agence de notation Moody’s ?de la note de la France, la semaine passée, signifie qu’elle doit faire plus, et notamment en réformant ?son marché du travail comme sa protection sociale.
C’est "expert " bien sûr, puisqu’il a dirigé aussi bien le journal de Serge Dassault que le groupe de presse de Bernard Arnault?! A propos des négociations sociales à venir entre le patronat et les syndicats, notre « expert » estime ?: «?Désormais ce genre de réformes se conduira sous le regard d’un juge totalement insensible à l’opinion publique du pays et aux problèmes politiques du gouvernement. Ce juge, c’est les agences ?de notation et les marchés.?»
On ne saurait mieux dire, à cela près que, pour Nicolas Beytout, cela ne semble pas poser de problème, c’est simplement la nouvelle donne.
La démocratie, les élections, les choix politiques?? Caduques.
Le problème c’est qu’il n’est pas le seul, désormais, à le penser. C’est en effet sur les marchés que François Hollande et son gouvernement semblent dorénavant régler leur politique. Mais l’autre versant du problème c’est que ce sont les marchés qui mènent les peuples d’Europe dans le mur.
Et si on disait stop ?
Et si par les luttes, on faisait craquer le carcan de l'austérité ? Et si on matait les marchés financiers en imposant une autre utilisation de l'argent permettant de concrétiser le projet l'Humain d'abord ? Quel levier du changement, maintenant, en France et en Europe, si ceux que la gauche a élus écoutaient la gauche?!

 

Pas d'avenir sans industrie

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Chaque jour qui passe ame?ne son lot de fermetures d’entreprises, de plans de licenciements et d’abandons de productions.
Pe?troplus, PSA, Alcatel, Technicolor, Electrolux, SANOFI, Fralib, MITTAL... Pas une branche n’e?chappe au massacre ! En dix ans, plus de 700 000 emplois industriels ont disparu, frappant socialement les re?gions et affaiblissant le potentiel productif du pays.
En Ile de France comme en province.
Pour le Medef, produire français coûte trop cher. Un dogme martele? quotidiennement par Laurence Parisot afin de justifier la casse de l’emploi. C’est ce que viennent de réaffirmer aussi 98 grands patrons qui, au nom de la compe?titivite?, exigent de nouveaux cadeaux en matière de contributions sociales et de fiscalite?...
Un ve?ritable chantage qui ne rencontre malheureusement pas la résistance qu’on est en droit d’attendre d’un gouvernement de gauche.
Le ministre Montebourg se contente de brasser du vent pendant qu'à l'Elysée son compère F. Hollande chouchoute les patrons et les marchés financiers.
A ce jour, aucune mesure coercitive n’a été? prise contre les licenciements.
Aussi, au-dela? de la solidarité? aux salariés en lutte et aux propositions alternatives dont ils sont porteurs, le PCF a décidé? d’engager, a? l’e?chelle de tout le pays, une bataille politique et idéologique pour contrer l’offensive patronale.
L’objectif ? Re?tablir quelques ve?rite?s sur la compétitivité? et le « coût » du travail : les communistes démontrent, chiffres a? l’appui, que ce ne sont pas « les charges » sociales qui tuent l’emploi mais bien les charges financie?res et les dividendes verse?s aux actionnaires.
En 2010, ces dernie?res e?taient, selon l’INSEE, deux fois supe?rieures aux cotisations patronales.
Le PCF veut populariser ses propositions telles que le vote d’une loi contre les licenciements boursiers, la restitution des aides publiques pour les entreprises qui licencient, la taxation des productions de?localise?es ou encore l’augmentation des salaires afin de relancer la consommation...
La situation de la sidérurgie lorraine et avec elle toute la filière française de l'acier est très préoccupante.
Le 30 novembre, date à laquelle prend fin le délai que le PDG d'AcelorMittal, Monsieur Lakshmi Mittal, a concédé au gouvernement français pour trouver un repreneur des deux hauts fourneaux de la « filière chaude », est une échéance à haut risque.
Vous trouverez ci-joint (et ci-dessous) la lettre ouverte de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, au Président de la République François Hollande, pour exposer ses inquiétudes et l'ensemble des propositions formulées par le PCF pour sortir la sidérurgie française du mauvais pas dans lequel elle se trouve et ouvrir la voie à une solution d'avenir.

 

PROFESSEUR D'AUSTERITE : DOCTEUR FRANCOIS ET MISTER HOLLANDE

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Le Président de la République a tenu la première conférence de presse de son quinquennat. « Le sourire, c'était pour le soir des élections » a-t-il répondu au journaliste de France 2, on l'avait compris en l'entendant.
Aucune des inquiétudes des Français n'a trouvé de réponse dans la parole présidentielle.
A l'écouter, le changement libéral, c'est maintenant.
Le candidat François avait déclaré, à propos du Traité européen, qu'appliqué, il « créerait les conditions d'une crise économique durable », le Président Hollande l'a fait adopté sans en changer une virgule.
Le candidat François avait décrété « la finance, mon ennemi », il aura fallu quelques pigeons du Medef pour que le Président lâche 20 milliards aux patrons.
Le candidat François avait caractérisé l'augmentation de la TVA prévue par Sarkozy d'« injuste socialement, inefficace économiquement et non démocratique » le Président augmente la TVA.
Le candidat François s'engageait sur le droit de vote des étrangers, la question est reportée sine die par le Président.
La rigueur, l'austérité pour les salariés c'est maintenant. Et les cadeaux pour les patrons s'accumulent!

Dès sa première conférence de presse, le Président n'aura pas cité la souffrance des salarié-es, les licenciements en cascade et la responsabilité du patronat.
Pas un mot de la promesse du candidat d'une loi contre les licenciements boursiers.
Ses maîtres mots : « réduction de la dépense publique, des services publics, de l'Etat et des collectivités locales», « baisse du coût du travail ». Hollande a vanté l'application instantanée du rapport Gallois, un coup de massue contre le pouvoir d'achat et un joli cadeau de 20 milliards aux patrons.
La pédagogie du renoncement a fait trop de dégâts et ouvre l'appétit du Medef qui monte d'un cran ses exigences à chaque pas en arrière. Ce n'est pas comme ça que la gauche changera la vie.
Le gouvernement n'est pas à la hauteur.
Il y a besoin d’un élan vers la gauche, la vraie. Et rapidement.
Le gouvernement devrait être un peu moins à l’écoute des grands patrons, plus à l’écoute des propositions du PCF, de celles du Front de gauche et s’appuyer sur les forces sociales et politiques disponibles.
Alors que les prétentions de la droite, du patronat n'ont jamais été aussi fortes sur le gouvernement, l'heure est à la mobilisation.
D'autres choix sont nécessaires et vite ! Les baisses des salaires, la casse de l'emploi et des services publics, la destruction des droits sociaux et des femmes, le gâchis écologique, la misère ne sont pas fatals.
Pour financer la relance, piochons dans les 309 milliards versés chaque année aux actionnaires. Refusons le hold-up de Hollande sur le pouvoir d'achat qui prévoit de faire payer les salariès et les consommateurs à la place des patrons pour financer la Sécu. Avec les parlementaires communistes et du Front de gauche imposons :
- une loi pour interdire les licenciements boursiers
- la taxation des actifs financiers et une fiscalité frappant la spéculation
- le remboursement des aides publiques par les entreprises qui licencient,
- la taxation sur la réimportation des productions délocalisées,
- la suppression de la niche Copé, la baisse de l'abattement sur le montant des dividendes, la taxation des compagnies pétrolières, - la création d'un pôle public financier pour orienter le crédit de façon utile à la création d'emplois, - un salaire minimum à 1700€ et une augmentation générale des salaires et des pensions

 

Dispositif Ayrault Compétitivité : Une logique contestable pour la CGT

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Le Premier Ministre vient d’annoncer de nouvelles mesures présentées au nom du développement industriel et de l’emploi.
Alors que trois rapports publics ont souligné le manque d’évaluation de l’efficacité des aides publiques dont bénéficient déjà les entreprises :
• Le rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi de février 2006,
• Le rapport du CESE sur la compétitivité de l’économie française d’octobre 2011,
• Le rapport de la Cour des comptes sur le financement de l’économie de juillet 2012,
le Gouvernement a préféré s’en remettre au rapport d’un grand patron.
Le dispositif Ayrault est fondé sur la logique contestable et contestée de la baisse du coût du travail.
La « première mesure massive, et sans précédent » consiste en un « allègement de 20 milliards d’euros du coût du travail ».
Ce nouveau cadeau s’ajouterait aux 172 milliards d’aides dont bénéficient déjà les entreprises.

Contrairement à ce que demande la CGT, leur efficacité en terme d’emplois et d’investissement productif n’a toujours pas été examinée sérieusement.
La CGT conteste fortement les volets essentiels de ce dispositif :
• Les ménages seraient doublement pénalisés : leur pouvoir d’achat diminuerait à cause de la hausse de la TVA (à raison de 7 milliards d’euros) et de la fiscalité écologique (3 milliards d’euros).
• La baisse des dépenses publiques se traduirait par la dégradation de la qualité des services publics et par de nouvelles pressions sur les agents de l’Etat, des collectivités et de la Sécurité sociale. Cette mesure risque donc de peser sur le potentiel de la croissance économique et sur l’emploi, sur le pouvoir d’achat et la réponse aux besoins sociaux.
• Toutes les entreprises dans tous les secteurs, indépendamment de leur taille et de leur situation financière bénéficieraient des nouvelles aides, y compris celles qui engrangent des profits ou distribuent un haut niveau de dividendes à leurs actionnaires.
C’est inacceptable !
Nombre d’entreprises pourraient cumuler les exonérations de cotisations sociales actuelles à ce nouveau crédit d’impôt.
Les entreprises qui paient leurs salariés entre le SMIC et 1,6 SMIC gagneraient de l’argent alors qu’elles ont déjà très largement bénéficiaires d’exonérations de cotisations sociales.
L’avenir de l’Industrie et de l’Emploi nécessite un nouveau mode de développement fondé sur une véritable valorisation du travail.
C’est le travail qui est créateur de richesse et c’est bien le capital qui coûte cher. En trente ans, la masse salariale des entreprises a été multipliée par 3,6 alors que la somme des dividendes versés aux actionnaires a été multipliée par 20.
C’est la première cause de la baisse des investissements et la désindustrialisation.
Assurer ce nouveau mode de développement nécessite de lutter contre la spéculation en mettant notamment à contribution les revenus financiers des entreprises et des particuliers.
La CGT appelle les salariés du public et du privé à se mobiliser massivement le 14 novembre dans le cadre de la journée d’action européenne contre les politiques d’austérité en Europe et pour l’Europe sociale en participant aux manifestations unitaires qui seront organisées dans leurs départements.
Montreuil, le 7 novembre 2012

 

Pierre Laurent (PCF) : « Un coup de massue contre le pouvoir d'achat »

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Jean-Marc Ayrault a annoncé que le gouvernement reprendrait la « quasi-totalité » des préconisations du rapport Gallois.
Tout en ne suivant pas la voix d'une baisse des cotisations sociales, il confirme le choix d'un « choc de compétitivité », dès 2013, qui boostera les profits des entreprises de 20 milliards d'euros.
Cela prendrait la forme d'un crédit d'impôt indexé sur la masse salariale jusqu'à 2,5 fois le SMIC, équivalent à une baisse de 6 % du « coût du travail ».
La perte de recettes pour l’État serait compensée, dès 2014, par une nouvelle baisse des dépenses publiques (10 milliards d'euros) et une hausse des impôts indirects (10 milliards d'euros) qui concernera la TVA, frappant aveuglément la consommation populaire.
Simultanément, le gouvernement entend mettre en place une « nouvelle fiscalité écologique » avec un prélèvement supplémentaire possible (3 milliards d'euros) sur la consommation.
Les profits accrus ainsi dégagés iront principalement vers le placements financiers et les délocalisations puisque la demande intérieure s'en trouverait encore plus handicapée.
En effet, le manque à gagner pour l’État serait payé cash en rationnement des services publics et en prélèvements accrus sur le pouvoir d'achat et la consommation, laquelle représente 56 % de la demande finale en France.
C'est un véritable coup de massue contre le pouvoir d'achat. Un choc oui, mais un choc avant tout pour celles et ceux qui, 6 mois après la défaite de Nicolas Sarkozy jour pour jour, attendaient autre chose que cette nouvelle cure d'austérité.
Au contraire, le PCF préconise la baisse des charges financières d'intérêts et des dividendes qui étouffent le système productif français.
Simultanément, il faut soutenir l'emploi, les qualifications et la demande avec la mise en place d'un nouveau crédit pour les investissements matériels et de recherche des entreprises dont le taux d’intérêt serait d'autant plus abaissé que ces investissements programmeraient plus d’emplois et de formation.
Une relance des services publics, soutenant la demande et l'efficacité de l'offre, avec l'exigence que la BCE en finance directement l'expansion en Europe est plus que nécessaire.
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

 

Le gouvernement privilégie le patronat au peuple de gauche.

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Olivier Dartigolles répond aux questions de J. BOUCHET-PETERSEN pour le journal Libération et réagit à l’appel des grands patrons de l’Afep paru dans le Journal du Dimanche et à l'accueil que lui a réservé le gouvernement.
Comment avez-vous reçu cet appel ?
Olivier Dartigolles. Le patronat est le premier parti de droite. Et un parti en campagne, à l'offensive pour exiger un «choc» de compétitivité.
Quand Jérôme Cahuzac (le ministre du Budget, ndlr) leur dit ce matin avoir déjà tenu compte de leurs propositions dans le budget 2013, je me dis que le patronat fait plus que marquer des points.
L'affaire des pigeons avait déjà été un exemple d'un recul du gouvernement. On a un peu le sentiment que les patrons placent où bon leur semble le curseur de la discussion politique...

A l'inverse, le Front de gauche ne semble pas avoir l'oreille du gouvernement...
O.D. Il est quand même étonnant de constater qu'il suffit aux Pigeons de montrer un bout d'aile pour avoir gain de cause, sans que ça stoppe pour autant la surenchère du patronat.
Cahuzac et Moscovici (le ministre de l'Economie et des Finances, ndlr) donnent le sentiment d'être prioritairement à l'écoute des grands patrons sans regarder sur leur gauche les propositions du Front de gauche.
Nos députés ont déposé pas moins de 40 amendements budgétaires et aucun n'a été retenu ou même discuté. Avec nos quatre millions de voix, nous avons pourtant davantage contribué que le patronat à la défaite de Nicolas Sarkozy.
Il est navrant que la seule discussion entre Cahuzac et le groupe Front de gauche à l'Assemblée date du 10 septembre, il y a là une morgue regrettable alors que nos propositions sont le fruit d'un travail avec les organisations syndicales et les salariés en lutte un peu partout en France.
Allez-vous jusqu'à parler d'un mépris de l'exécutif à votre égard ?
O.D. Oui, il y a un mépris de tout ce qui peut venir de chez nous. Et ce mépris est d'autant plus choquant que le patronat n'a qu'à lever le petit doigt pour être entendu.
On dirait que le gouvernement s'est presque fixé comme priorité de devancer ses demandes.
Ne vous manque-t-il pas un mouvement social national pour rééquilibrer le rapport de force avec le patronat ?
O.D. Attention à ne pas passer à côté de la réalité qu'on ne voit pas à la télévision. Il y a beaucoup de combativité à l'échelle des territoires, autour de sites qui ferment ou qui sont menacés.
Le gouvernement devrait davantage se tourner vers les propositions qui remontent de ces lieux de lutte, plutôt que d'être uniquement à l'écoute de patrons ayant un portefeuille à la place du coeur. Cahuzac et Moscovici oublient qu'ils ne seraient pas ministres sans l'appel du Front de gauche à voter pour François Hollande au deuxième tour.
La petit musique d'Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, vous convient-elle ?
O.D. Montebourg a posé avec une marinière parce qu’il est en train de passer à la lessiveuse. Comme disait Jaurès: «N'ayant pas la force d'agir, ils dissertent.»
source Libération)

 

5 syndicats appellent à manifester contre l'austérité le 14 novembre

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Des centaines de salariés, syndicats et politiques de gauche ont manifesté devant le congrès du PS, à Toulouse.
"Le changement, c'est pour quand ?" demandait la banderole de tête.
A Toulouse, en marge du congrès du parti socialiste où se trouvent de nombreux ministres dont Jean-Marc Ayrault, près de 1200 manifestants ont défilé pour demander au gouvernement socialiste: "Le changement c'est pour quand?".
C'était en tout cas la question posée par la banderole de tête tenue à la fois par des syndicalistes de la CGT, de la FSU et de SUD et par des militants politiques du Front de Gauche ainsi que du NPA ou d'Attac.
L'intersyndicale (CFDT-SUD-CGC-CGT-FO) de Sanofi était en tête du cortège avec près de 300 des salariés du laboratoire pharmaceutique qui luttent depuis juillet contre la menace d'une fermeture de leur établissement toulousain
Les confédérations CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires ont appelé ce vendredi les salariés, retraités et chômeurs à manifester le 14 novembre dans le cadre de la journée européenne contre l'"austérité" et pour des "mesures de solidarité" avec "les pays les plus en difficulté".

Dans une déclaration commune, l'intersyndicale se range derrière le mot d'ordre lancé par la Confédération européenne des syndicats (CES) et condamne les "mesures d'austérité qui font plonger l'Europe dans la stagnation économique" et "ne font qu'aggraver les déséquilibres et créer des injustices".
Les syndicats "appellent partout en France à manifester selon des modalités permettant la participation la plus large", sans les préciser. L'intersyndicale incite les "salariés du privé et du public, les retraités et les chômeurs" à "manifester leur volonté de voir apporter des réponses concrètes aux difficultés que vivent tous les travailleurs en France et en Europe et en solidarité avec les travailleurs espagnols, portugais et grecs".
Elle dénonce "les traitements de choc infligés aux travailleurs, notamment en Grèce, en Espagne et au Portugal" qui "montrent l'impasse de politiques qui conduisent à la destruction des droits sociaux".
Un appel à la grève générale a été lancé à cette date au Portugal et des actions sont également prévues en Grèce et en Espagne.

 

Les revendications de la CGT sur l'emploi plébiscitées

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Si elle n’est certainement pas sans effet, la formidable offensive déclenchée par le patronat, à la faveur de la crise, pour imposer de nouveaux reculs sociaux, au nom de la compétitivité et du coût du travail, ne doit pas faire illusion.
Les résultats de plusieurs enquêtes d’opinion récentes montrent à la fois que la médecine préconisée par Mme Parisot et ses amis du Medef est largement désavouée, et que les propositions de mesures visant à permettre aux salariés et à la puissance publique de peser sur les choix des entreprises sont, elles, massivement soutenues.
Selon un sondage Ifop publié dans Sud-Ouest, sept Français sur disent ainsi opposés à une baisse du coût du travail, se traduisant par un allègement des cotisations patronales, qui serait compensée par une hausse de la CSG payée par les Français sur leurs salaires et leurs retraites.

L’argument massue du patronat et des libéraux, selon lequel le chômage trouverait sa source dans un coût du travail trop élevé –thèse qui omet systématiquement le poids du coût du capital, dont l’augmentation a été quasi-exponentielle ces dernières décennies-, est donc clairement mis en question.
L’autre grand remède préconisé par le Medef, qui en a fait l’un de ses objectifs majeurs dans la négociation sur la "sécurisation de l’emploi" engagée la semaine dernière, n’est pas mieux accueilli.
61% des Français jugent en effet comme "une mauvaise chose" l’idée de "flexibiliser les contrats de travail, en permettant aux employeurs d’embaucher et de licencier plus facilement" (37% y voyant une "bonne chose"), d’après une enquête de Harris Interactive, réalisée pour la CGT.
Après trente ans d’expérience de la précarisation de l’emploi, sous diverses formes (du CDD à l’intérim et au temps partiel, en passant par la rupture conventionnelle, qui permet de contourner le licenciement par une rupture de contrat soi-disant amiable), les Français n’en redemandent pas.
Mieux : ils adhèrent fortement à une série de propositions défendues par la CGT au titre de la lutte contre le chômage. Il s’agit d’abord, pour 95% des sondés, d’"investir davantage dans la recherche et la formation des salariés". Mais aussi, pour 91%, de "conditionner les aides accordées aux entreprises à la création d’emplois".
Rappelons que ce pactole s’élève, de source officielle, à quelques 170 milliards d’euros de fonds publics, distribués chaque année pratiquement sans contrôle et, surtout, sans véritable contrepartie. Lors de la "grande conférence sociale", la centrale de Bernard Thibault a réclamé, et obtenu, qu’une évaluation de l’efficacité de ces aides soit effectuée.
Lancée tout récemment, les résultats de cette étude sont très attendus.
Troisième revendication cégétiste – qui fait l‘objet d’une proposition de loi déposée par les députés Front de gauche-, l’interdiction des licenciements dans les entreprises réalisant des bénéfices recueille également un large assentiment (73% de « pour », 25% de « contre »).
De Sanofi à Mittal, groupes dont les profits se chiffrent en milliards d’euros, la liste est longue des cas de "plans sociaux" où cette mesure s’appliquerait aujourd’hui.
Il est à noter qu’on observe assez peu de différence d’opinion selon la catégorie sociale, la proximité syndicale (CGT,CFDT, CFTC, ou FO) ou même de la proximité politique.
Les électeurs de Sarkozy à la présidentielle se distinguant toutefois en approuvant le plus l’idée d’une flexibilité accrue des contrats de travail.
Le deuxième volet de l’enquête de Harris Interactive ne manque pas non plus d’intérêt. Interrogés sur les "moyens d’améliorer la situation des salariés", les Français placent en tête (à 92%) le conditionnement des aides publiques à la création d’emplois et à la dynamique salariale.
En second lieu, ils adhèrent (à 81%) à l’idée de "faire évoluer le financement de la protection sociale en mettant à contribution les revenus du capital". De même approuvent-ils (à 64%) une revendication reprise, peu ou prou, par l’ensemble des syndicats dans la négociation sur l’emploi : "augmenter les cotisations sociales patronales pour les emplois précaires (stages, CDD, etc) afin de dissuader les entreprises d’avoir recours à ce type de contrats".
Ils appuient enfin la proposition de "moduler les cotisations sociales en fonction de la politique en matière d’emploi et de salaires (comme par exemple les augmenter lorsque les entreprises licencient des salariés ou gèlent leurs salaires)".
Un dispositif de bonus-malus, en somme, qui pourrait enclencher un cercle vertueux dans le gestion des entreprises, et, au final, augmenter le financement de la Sécurité sociale, étroitement dépendant de l’évolution de l’emploi et des salaires.
Au total, une photographie de l’opinion qui ne peut qu’encourager à poursuivre la mobilisation, après la journée d’action cégétiste pour la défense de l’emploi et de l’industrie.

 

Non à la stratégie du choc, par P. Le Hyaric (PCF)

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Dans le cadre de la journée européenne pour l’emploi et l’industrie, la CGT a eu mille fois raison d’appeler à la mobilisation et au débat mardi dernier. Il faudra encore d’autres mobilisations unitaires pour faire entendre plus fort la voix des travailleurs, des privés d’emplois, des retraités qui souffrent, de celles et ceux que l’avenir angoisse.%%% Il faudra que le gouvernement socialiste les entende et crée les conditions d’une amélioration de leur situation en se plaçant à leurs côtés.
Car, en face, du côté du grand patronat, des actionnaires et autres banquiers, la pression est forte, la mobilisation est déjà très élevée, avec une multitude de chantages aux délocalisations, aux fuites de capitaux et aux hurlements qui sont autant de refus de contribuer aux biens communs de la Nation.
Il paraît assez incroyable qu’une petite équipe de patrons-bobos, dont certains sont déjà installés à l’étranger, ait pu exploiter les légitimes inquiétudes de dirigeants de PME, jusqu’à faire plier le gouvernement en quelques heures en refusant de payer un impôt sur les plus-values de cessions d’entreprises.
Et donc en oubliant allègrement qu’ils doivent pour une large part leur richesse aux salariés de leurs entreprises qui, d’une manière ou d’une autre, devront compenser ce qu’ils refusent de verser. Ils se sont baptisés les « pigeons », alors qu’ils sont plus proches des rapaces.
Un gouvernement de gauche ne peut continuer sans cesse à répondre à des demandes de droite.
A commencer par ce nouveau traité européen qui n’est rien d’autre qu’un traité de classe au service des puissants, qu’il s’ingénie à faire adopter sans débat public, sous les yeux rieurs et moqueurs de la droite, du Medef et de la Banque centrale européenne.
Selon de nombreux experts, le respect des dogmes européens va conduire à une augmentation de 300 000 chômeurs et à une récession ou quasi récession.

Ce qui revient à dire qu’il y aura moins de recettes fiscales et sociales et donc que les déficits s’aggraveront encore !
Sous couvert de la crise qu’elle a elle-même générée, l’oligarchie mène une vaste campagne idéologique et politique pour obtenir plus de flexibilité de l’emploi et une baisse du « coût » du travail, avec une pression accrue sur les salaires, le démantèlement des droits sociaux, du contrat à durée indéterminée et de nouveaux cadeaux sociaux au grand patronat.
Après avoir fait grand bruit sur un choc « budgétaire », dans le cadre de l’anticipation de l’application du nouveau traité européen, voici que les milieux patronaux et de la finance appellent à un « choc de compétitivité ».
D’autres évoquent un « choc de l’offre », dans le cadre d’une guerre économique, portée au paroxysme. Pour pouvoir supporter la concurrence des produits importés, ils proposent de baisser le prix des leurs…grâce à une réduction du montant des salaires et des contributions sociales patronales. Ainsi, les salariés et les consommateurs seraient doublement perdants, sur leurs feuilles de paye et sur leurs achats.
C’est à un choc contre les charges financières, contre les dividendes qu’il faudrait procéder.
Malheureusement, le gouvernement n’est pas insensible à ces pressions. La TVA sarkozyste avait déjà cet objectif. Elle prévoyait de transférer treize milliards d’euros des cotisations familles à la charge des employeurs vers la TVA. La gauche a annulé cette décision au Parlement en juillet. Mais à quoi bon, si le principe revient cet hiver.
Il s’agit cette fois d’une somme comprise entre trente et quarante milliards d’euros.
Dans une tribune parue chez nos confrères du Monde, des économistes, liés aux banques, écrivent sans rire que « les ménages peuvent sauver les entreprises ». Je leur pose la question : les entreprises ou les actionnaires ?
Car rappelons que s’il faut trouver trente milliards, on pourrait aisément le faire avec les dividendes que vont encore toucher les actionnaires cette année. Qui osera encore prétendre que la lutte des classes a disparu ! Elle fera pencher le rapport des forces soit du côté de la satisfaction des puissants en ponctionnant les familles populaires, soit de celui de la justice et l’efficacité économique.
Le monde du travail, créateur de richesses, doit lui aussi élever la voix et combattre pied à pied toutes les fausses idées et arguments répandus pour faire accepter la situation comme fatale.
Il n’est pas vrai que le « coût » du travail soit plus élevé en France qu’en Allemagne. Ce ne sont pas non plus les robots qui tuent l’emploi en France. L’Allemagne en a 120 000 de plus que nous.
Ce qui fait la compétitivité d’un pays et de ses entreprises, c’est la part de ses ressources qu’il consacre à la formation, à la recherche, à l’innovation, à la culture comme à la santé et à la protection sociale de sa population.
Encore conviendrait-il que cette compétitivité ne ne soit pas handicapée par le niveau surévalué de la monnaie européenne qui affaiblit nos industries et notre agriculture.
Qu’elle ne soit pas non plus spoliée par l’économie de rente et la soif de rentabilité des actionnaires qui conduit inexorablement à réduire les investissements d’avenir. Les financiers n’avaient-ils pas rêvé pouvoir remplir leurs escarcelles avec une société sans usines.
Défricher les chemins inédits, par le débat et l’action, pour inventer une autre voie que celle qui nous a conduit dans le mur, telle est bien la responsabilité, à l’échelle du continent, de toutes celles et ceux qui partagent une même ambition de renouveau de la France et de l’Europe.
Ambition qui lie, coordonne, associe dans un nouveau système productif, pensé dans le cadre de la métamorphose écologique, les fonctions de formation, de recherche-développement, de production stimulées et orientées par un crédit sélectif en faveur du travail et du développement humain.
L’individu doit être protégé, sécurisé, convenablement rémunéré, dans le cadre d’un autre partage des richesses avec un droit inaliénable au travail garanti et sécurisé, tout au long de la vie. Cela demande de garantir à toutes et tous l’accès aux formations, aux qualifications nouvelles en prenant en compte les mutations technologiques et écologiques.
Il ne suffit pas de protester contre les plans de licenciement et les fermetures de sites industriels. Il faut avoir le courage de produire une loi protégeant les usines menacées comme PSA Aulnay, ou la sidérurgie à Florange et bien d’autres.
Mais, au-delà, il faut remettre sur le tapis des projets fondamentaux. L’un octroyant de nouveaux pouvoirs aux salariés dans l’orientation de l’entreprise. L’autre ouvrant la voie à une maîtrise publique et sociale des secteurs industriels et bancaires décisifs.
Les faits sont là, ne pas le faire rend impuissant. Autant d’objectifs qui s’inscrivent et participent à l’indispensable réorientation de la construction européenne qui donne un tout autre rôle à la Banque centrale et ne fasse plus de la mise en concurrence des salariés, des services publics, des Etats et des régions, l’alpha et l’oméga de l’Europe.
En faisant voter le nouveau traité européen, ce n’est pas le chemin que prend le pouvoir socialiste.
A la stratégie du choc, nous opposons celle de la rupture avec les choix qui font faillite partout où ils sont mis en œuvre. Mais, nous n’insisterons jamais assez, l’issue ne sera positive qu’avec une grande bataille des idées et une mobilisation populaire unitaire d’un nouveau type.

 

"Non, les retraités ne sont pas des privilégiés!"

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Les retraités ne sont pas des privilégiés contrairement à la campagne de bourrage de crâne enclenchée par la Cour des Comptes dirigée par le socialiste Didier Migaud.
Plusieurs milliers de retraités ont défilé ce jeudi à Paris et dans de nombreuses villes à l'appel des syndicats. Objectif: défendre leur pouvoir d’achat, l’accès aux soins (la question du prix des mutuelles, notamment) et la prise en charge de la perte d’autonomie, dénoncer les hausses d’impôts injustes à venir .
A l’appel de leurs organisations syndicales, dont l’Union confédérale des retraités CGT, des milliers de retraités, pensionnés ou préretraités, ont battu le pavé, parfois sous la pluie, mais toujours dans la bonne humeur, partout dans le pays.
La colère des retraités est renforcée par le choix du gouvernement de créer une contribution supplémentaire de 0,15% sur leurs revenus imposables afin de financer la prise en charge de la dépendance.

D'autres cortèges ont parcouru de nombreuses villes de province (selon la police toujours, 850 manifestants à Lyon, 450 à Perpignan, 300 à Marseille, Lorient au Mans ou encore 200 à Quimper et Saint-Brieuc...)
"Les retraités ne sont pas des privilégiés, ce sont les financiers qu'il faut taxer", était un slogan souvent repris, allusion à la contribution prévue par le gouvernement de 0,15% sur les pensions des retraités imposables pour résorber le déficit du Fonds solidarité vieillesse (FSV) en 2013 puis de 0,3% à partir de 2014 pour financer la prise en charge de la dépendance.
Interrogé sur la contribution de 0,15% sur les retraités, Bernard Thibault a estimé que "les retraités ont du mal à admettre qu'on puisse envisager un prélèvement supplémentaire alors que nous sommes là pour signaler ce que sont réellement le niveau de ressources des retraités. Il y a des centaines de milliers de retraités qui ne peuvent pas joindre les deux bouts tout en ayant travaillé toute une carrière professionnelle."
Quand on lui a fait remarquer que la contribution épargne les petites retraites (non soumises à la CSG), le leader cégétiste a répondu: les retraités "ont conscience qui si on commence à mettre le doigt dans l'engrenage pour beaucoup d'entre eux, par expérience ils se disent qu'ils ne seront pas épargnés très longtemps".
Pour B. Thibault, à juste titre, la dépendance doit être prise en charge pour tout le monde au sein de la Sécurité sociale et donc les patrons doivent y contribuer financièrement à travers les cotisations sociales..

 

Le PS et la Droite adoptent le Traité Merkel-Sarkozy.

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La ratification en cours du TCSG est une mauvaise action contre la France, contre les travailleurs, contre la démocratie et contre l'idée européenne.
Cette adoption laisse présager des nouvelles baisses du pouvoir d'achat, des hausses encore plus massives du chômage, des réductions drastiques des dépenses publiques pourtant utiles pour le développement économique et social.
La semaine dernière, lors de son intervention à la tribune de l'Assemblée nationale, le premier ministre avait fini par lâcher le morceau en reconnaissant que pas une seule ligne du traité budgétaire européen signé par Sarkozy et Merkel n'a été modifiée.
Ce vote survient après des semaines bien peu glorieuses pour l'exécutif, embarqué dans une ratification sans débat, privant nos concitoyens et concitoyennes d'une juste information leur permettant de se forger leur propre opinion, sans la moindre prise en considération des propositions des forces progressistes (politiques, syndicales et associatives) mobilisées contre l'austérité.
A ne pas écouter les syndicats et la gauche de transformation opposés à ce traité, F. Hollande cède à la droite et aux marchés financiers : il scie la branche sur laquelle il est assis et sape le soutien populaire, comme le montre sa dégringolade dans les sondages.
Triste spectacle.
Avoir été élus sur la base du « changement, c’est maintenant! », comme le furent Hollande et les députés socialistes, pour se retrouver, cinq mois plus tard, au côté de la droite sur un sujet aussi essentiel et structurant, constitue une faute qui, tôt ou tard, aura un prix politique. Seuls, les patrons, le MEDEF, les marchés financiers et les droites européennes ont des raisons de se réjouir.
Les députés PCF et Front de gauche ont voté non à ce Traité anrtisocial qui organise l'abandon l'abandon de la souveraineté nationale et impose un carcan d'austérité au peuple français.

En s'opposant à cette ratification, les 17 députés PS - dont Henri Emmanuelli et Razzi Hammadi -qui n'ont pas oublié cette promesse ont fait le bon choix, celui du respect de la parole donnée.
Ils ont refusé de jouer les les godillots de la renonciation.
L'abstention de 14 députés de gauche souligne aussi un grand malaise car la vérité est têtue : l'austérité est en échec partout en Europe avec une flambée du chômage, une destruction massive des emplois, une aggravation des conditions de vie, une saignée des peuples pour satisfaire les marchés financiers.
La bataille se poursuit au Sénat où Pierre Laurent présentera, dès demain, des perspectives européennes pour sortir d'une crise qui vire à la récession.
Alors que l'on nous parle de plus en plus de "choc", "choc budgétaire", "choc de compétitivité", dans un climat où les tensions réapparaissent dangereusement, le seul "choc" attendu est celui d'une rupture avec une orientation injuste et inefficace.
Ce Traité soutenu par la Droite et le PS va être adopté, mais les luttes pour les salaires, pour l'emploi et pour l'essor des services publics ne manqueront pas de faire éclater le carcan de l'austérité et rendront caduque ce traité scélérat.
On peut compter sur les communistes pour combattre sur le terrain les conséquences néfastes de ce Traité qui finira dans les poubelles de l'histoire...

 

Bravo CHAVEZ !

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Chavez a été réélu pour un 4° mandat. Elu la première fois en 1998, ayant résisté à un coup d’Etat en 2002 et remporté un référendum révocatoire initié par la Droite en 2004, Chavez en empêche plus d’un de dormir en Occident, à commencer par le grand voisin du Nord, les Etats-Unis, qui a bien perçu le double rôle actuel du leader bolivarien : le résistant à la main-mise américaine sue le continent et un modèle pour les autres dirigeants latino-américains. Aussi, les Vénézuéliens ne s’y sont pas trompés, eux qui profitent désormais des bénéfices tirés de l’exploitation du pétrole, auparavant accaparés par les compagnies américaines et la bourgeoisie du pays

Ainsi, pour ce qui est des résultats de Chavez dans les domaines économique et social, c’est Le Parisien qui en parle le mieux : « Financés par une importante rente pétrolière, l'une des plus importantes du monde, des programmes sociaux considérables ont vu le jour. Ils ont permis d'améliorer la vie de nombreux Vénézuéliens dans les domaines de la santé, du logement ou de l'éducation »

Pour cette élection, son seul adversaire, fringant quadragénaire (de "centre-droit" ou "centre-gauche" selon les sources !), a mené une campagne de dénigrement, n’hésitant pas à jouer la carte du populisme.

En tout cas, ce milliardaire, première fortune du pays, fondateur d’un parti ultra-droitier et qui a participé au putsch de 2002, a su rallier à lui l’ensemble de l’opposition, qui, il y a déjà plusieurs années, s’est sabordée comme organisation(s) pour mieux combattre Chavez en créant des TV privées (aux programmes : émissions de "télé-réalité" et diatribes anti-Chavez)



« UN BILAN GLOBALEMENT POSITIF »

Ainsi, Le Parisien n’hésite pas à montrer des chiffres et des graphiques marquant l’évolution socio-économique entre 1999 et 2010/2011. Et en plus, ces chiffres, on ne peut guère les tenir comme pro-Chavez puisqu’ils émanent de la Banque mondiale et du FMI ! (La Cepal, Commission économique pour l’Amérique latine de l’ONU, présente des chiffres légèrement différents mais qui suivent les mêmes courbes et présentent les mêmes tendances).

Et excusez du peu !!

  • taux de pauvreté : réduction de 48,7 % à 26,9 %
  • taux de chômage : réduction de 14,5 % à 6,9 %
  • taux de croissance du PIB : augmentation de –5,97 % à +4,74 %

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Dès ses premières années de pouvoir, les courbes se sont inversées : il ne lui a pas fallu 5 ans,….ni 4 ans,…… : dès 2001, le taux de croissance était redevenu positif à 3,3, le taux de chômage était tombé à 12,8 et celui de la pauvreté à 45,4.

En 2002, avec le putsch et l’incertitude autour du pouvoir, le PIB s’effondre, le chômage et la pauvreté repartent à la hausse.

Mais, en 2004, le PIB atteint son maximum avec 18,3 : conséquence immédiate, le chômage et la pauvreté chutent drastiquement, quasi de moitié en 2 ans, entre 2004 et 2006 ! Puis continuent de diminuer malgré la baisse du PIB.

Si l’on prend l’année 2008 comme « juge de paix » pour mesurer l’évolution depuis la crise :

  • le PIB est reparti à la hausse (estimé à près de 5% pour 2012)
  • la pauvreté continue de reculer, elle est tombée à 26,9
  • le chômage reste stabilisé avec une légère hausse


CHAVEZ MAGICIEN ?

Il n’y a pas de secret. Pour ne prendre que l’exemple de l’Amérique latine, les gouvernements issus d’élections récentes (au Brésil, en Equateur, en Bolivie, en Argentine) qu’ils se proclament révolutionnaires ou simplement socio-démocrates, qui ont osé prendre des mesures « populaires » (par opposition à ce que l’on entend ici sur « le courage des mesures impopulaires » ) ont vu les indicateurs, sinon passer au vert, du moins sortir du rouge : baisses de la dette, du chômage, de la pauvreté ; hausse du pouvoir d’achat, rentrées fiscales supplémentaires ; bref un ‘retour à meilleure fortune’ grâce à des mesures d’efficacité sociale & économique

Au Vénézuéla, c’est vrai, la « rente pétrolière » n’ y est pas pour rien, encore fallait-il la réorienter pour qu’elle soit désormais au service du pays et de ses habitants, notamment des plus modestes.

D’où des programmes de développement qui ont pour nom « missions sociales » (c’est plus simple et moins douloureux pour la population que « Programme d’ajustement structurel » ou « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance ») :

  • mission Vivienda : construction de 3 millions de logements
  • mission Amor Mayor : programme en direction des seniors, mais aussi des groupes fragiles (mères au foyer, petits paysans, travailleurs du secteur informel,..) pour leur garantir un retraite digne
  • mission Fils du Venezuela : aide aux enfants en difficulté, mais aussi aux mères : accès à la santé, à l’éducation, à une aide financière directe
  • mission Agro Venezuela : programmation de réappropriation publique des activités agricoles, notamment la maîtrise des terres (lutte contre l’appropriation illicite de terrains publics, lutte contre la ‘jachère’ qui spolie les petits paysans)

Alors oui, cela fait grincer des dents à l’intérieur parmi l’oligarchie libérale au pouvoir jusqu’en 1998 (soit dit en passant, les mesures de Chavez n’ont pas empêcher son adversaire malheureux à l’élection de faire fortune !). A l’extérieur aussi, notamment aux Etats-Unis qui voit d’un mauvais œil la politique de coopération instaurée par Chavez avec les autres Etats latino-américains, via des organisations comme l’Alba, l’Unasur et le Mercosur, cette dernière envisageant la création d’une monnaie commune, le sucre, afin de dégager ces pays de la domination du dollar.

Alors oui, Bravo Monsieur Chavez ! Vous avez (eu) le courage de vos convictions, car, pour jouer & paraphraser sur les (gros) mots & les (petites) phrases :

  • Vous faîtes ce que vous dîtes !
  • Vos promesses n’engagent pas que ceux qui les ont écoutées !

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Grande journée d'action mardi pour l'emploi à l'appel de la CGT

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La CGT appelle à une journée de manifestation et de grève mardi pour "la défense de l'emploi et de l'industrie" et organise des cortèges dans huit villes, dont Paris.
C'est la première mobilisation nationale depuis l'arrivée des socialistes au pouvoir.
Des manifestations sont prévues à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Rennes, Clermont-Ferrand et Epinal. "Des centaines de cars et des déplacements en train convergeront" vers les huit cités promet la CGT.
A Paris, le cortège partira à 13H30 de la Place d'Italie et se dirigera vers Montparnasse.
La CGT souligne que son action a lieu dans le cadre de la mobilisation à l'appel de la Fédération européenne de l'industrie, à laquelle adhèrent aussi d'autres syndicats français, dont la CFDT.
"Des arrêts de travail sont annoncés dans de nombreux secteurs: métallurgie, chimie, travailleurs de l'Etat, mines et énergie, verre et céramique, agroalimentaire, ports et docks, cheminots, santé, transports, commerce, fonctions publiques", précise la centrale.
Les enjeux de la journée ?
En premier lieu, c'est la défense de l'industrie qui est au cœur de la journée.

"Un emploi dans l’industrie génère 3 à 5 emplois dans les services et la sous traitance qui permettent, par la consommation des salariés, d’alimenter l’économie, donc le développement industriel et l’emploi.
La perte de l’industrie alimente donc les suppressions d’emplois directs et indirects" explique la CGT. Alors que le chômage augmente et que les plans sociaux s’enchaînent, il est fondamental de le rappeler.
Mais aussi il faut peser fort sur les négociations sur la « compétitivité » qui s'annoncent. Il faut que la réforme du marché du travail aille dans le sens des salariés. Le secrétaire général du syndicat Bernard Thibault, dénonçait justement jeudi un "chantage éhonté du patronat" pour obtenir du gouvernement des décisions en matière de "flexibilité et du coût du travail".
La CGT, avertit B. Thibault ne signera pas un accord qui constituerait une nouvelle étape ?de déréglementation du travail infondée.
"Pour la CGT, il faut au contraire se saisir des leviers que comporte cette négociation pour obtenir de nouveaux droits et garanties collectives pour les salariés." explique le syndicat dans son appel à manifester.
"Pour peser sur les négociations et permettre la relance de l’industrie et de l’emploi, votre intervention est nécessaire."
L’objectif du 9?octobre, c’est aussi de remettre en évidence ce qui explique la situation de l’emploi industriel et, par répercussion, de l’emploi dans son ensemble. Ce ne sont ni le coût du travail, ni une quelconque rigidité de la réglementation du travail qui sont à incriminer.
Chacun est à même de faire un bilan, en France comme en Europe, où les flexibilités revendiquées par le patronat sont déjà pratiquées depuis plusieurs décennies. Ce n’est ni le manque de flexibilité ni le coût du travail qui expliquent la décision de Mittal de fermer les deux hauts-fourneaux de Florange?: c’est sa recherche de profit immédiat.
On touche là aux limites de l’exploitation par des intérêts privés d’activités essentielles.

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