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A. Chassaigne (PCF) : Mr Chatel, nous ne voulons pas de l'école-entreprise!

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Le Ministre de l’Education Nationale Luc Chatel, (un ancien de l'Oréal ! ) a annoncé la création d’une prime au mérite pour les chefs d’établissements.
Ces critères « au mérite » sont une véritable machine de guerre contre l’Ecole de la république, l'accès aux droits et aux savoirs.
Ils favorisent l’accroissement des difficultés des élèves et les inégalités sociales de réussite scolaire.
A l’heure où le gouvernement veut rendre les établissements autonomes laissant à la charge des collectivités locales leur financement, c’est une pression supplémentaire mise sur les chefs d’établissement et donc sur les établissements eux-mêmes.
La conséquence de leur mise en concurrence risque d’être dramatique ! Faute de moyens pédagogiques, ce principe de prime va pousser les chefs d’établissement à « recruter » de moins en moins d’élèves issus de familles populaires.
Les logiques de marché et la concurrence ne doivent pas être le leitmotiv des établissements scolaires ! L’école n’est pas une entreprise et les chefs d’établissement ne doivent pas être des patrons.
Pour le PCF, l'éducation n'est pas à vendre. Elle doit être libérée du marché et gratuite !
C’est d’une transformation progressiste, dont l’école a besoin, pour satisfaire son rôle de service public, assurant partout et pour tous la qualité et l’égalité des conditions d’enseignement.
Voici la réaction scansalisée d'André Chassaigne, lui même ancien directeur d'école.
"Après les annonces de suppression de 16 000 nouveaux postes d’enseignants pour la rentrée prochaine, le Ministre de l’Education Nationale, Luc Chatel est toujours à la pointe de la destruction du service public d’éducation.
En grand spécialiste du « marketing » et de la « gestion des ressources humaines » qu’il est, il propose aujourd’hui la création d’une prime au mérite pour les chefs d’établissements !
Luc Chatel se rêve en PDG de l’école, en voulant transformer les chefs d’établissements en « managers » payés à la « performance » en fonction de leur capacité à appliquer les réformes libérales.

Avec la privatisation de l’enseignement, le Gouvernement propose de traiter une nouvelle fois les inégalités sociales en les confiant aux seules lois du marché.
Il choisit d’ouvrir en grand la mise en concurrence entre les établissements, pour ne plus les financer et se détacher de l’exigence d’égalité des conditions d’éducation sur tous les territoires.
L’école n’est pas un marché, les chefs d’établissements ne doivent pas être des patrons ! Une autre transformation progressiste de l’école s’impose, pour être encore mieux un service public national, assurant partout la qualité et l’égalité des conditions d’enseignement et des objectifs.
À quelques semaines des élections cantonales, les citoyens auront l’occasion de s’opposer fermement à cette logique d’accroissement des inégalités territoriales, qu’éviteront bien sûr de rendre public les candidats de la droite dans les Conseils généraux !"

A Clichy, ils devront pour cela voter pour les candidats du PCF : Annie Mandois et F. Delalleau.

 

Ecole : 16 000 postes supprimés, NON A LA SAIGNÉE!

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Le gouvernement poursuit son entreprise de casse du service public de l'éducation et d'instauration d'une école à plusieurs vitesses. Il prévoit à nouveau de supprimer 16 000 postes d'enseignants pour la rentrée 2011 ! Cela ferait 66 400 postes supprimés depuis le début du quinquennat, soit 8% des effectifs !
Le gouvernement Fillon et le ministre Luc Chatel prévoient de ponctionner 4 millions d'euros sur le budget de l'éducation nationale pour les attribuer...à l'enseignement privé.
Dans les Hauts-de-Seine, 71 postes d'enseignants vont être supprimés dans les écoles primaires et 122 postes dans les collèges et lycées, alors même que les effectifs prévus sont stables voire en progression !
35 ZEP sont menacées de démantèlement. La fermeture de deux BTS est programmée dont le BTS Informatique à Clichy.
Le gouvernement multiplie les mesures dévastatrices pour l'école : il est désormais question de démanteler l'éducation prioritaire (ZEP) et de supprimer 2 filières de BTS sur le département.
Tout cela ne peut qu'entraîner une nouvelle dégradation des conditions d'accueil des élèves et de travail des personnels.
Afin de mettre en échec ce budget 2011 de pénurie pour l'éducation, le PCF 92 appelle à tout mettre en œuvre pour réussir la mobilisation du 22 janvier, à 14 H au métro Luxembourg, à l'appel du collectif "l'éducation est notre avenir", et à faire entendre la nécessité, pour l’avenir du pays et de nos enfants, de la défense et de la promotion du service public d’éducation nationale.

Les casseurs d'école
La baisse du nombre d'enseignants rentre dans la logique des réformes engagées par Sarkozy depuis 2007. Pour le gouvernement et la droite, il n'est pas seulement question de moins d'école, mais de construire une école à plusieurs vitesses, une école du tri.
Pour les plus riches et ceux qui réussissent, des filières et des établissements d'excellence, pour les autres, le minimum vital via le socle commun et le manque de qualifications.
Avec sa volonté de « dénationaliser », privatiser et « marchandiser » l’enseignement, le gouvernement accroît les inégalités entre territoires et classes sociales. L’Etat organise la raréfaction de la formation et la pénurie des postes, pour pousser, notamment au travers de l’autonomie des établissements, à l'embauche locale d'enseignants sans statut et précarisés. Il sacrifie les RASED, diminue le temps de classe, casse la maternelle, met en place un socle commun minimum...
Les inégalités se creusent pendant que la droite, dans son travail de sape de l’école publique, trompe nos concitoyens avec son discours mensonger sur sa soi-disant politique d'« égalité des chances » et de lutte contre l’échec scolaire.
Le mal-être scolaire des enfants, comme la souffrance au travail des enseignants et personnels éducatifs, sont devenus une réalité quotidienne.
Comment admettre au XXIe siècle que l’effort éducatif dans notre pays décroisse depuis plusieurs années ? Comment ne pas être choqué par l’absence de considération pour cette école qui fait la société de demain ? Imposer une autre politique pour l'école

La transformation de l’école doit figurer au cœur des débats que nous entamons sur le programme populaire et partagé pour la gauche en 2012. Une réforme progressiste de l'école, comprenant la lutte contre les difficultés scolaires et les inégalités, l'amélioration des conditions d'étude, la reconnaissance du handicap nécessite des moyens, notamment humains, et une meilleure formation des enseignants.

Le PCF propose :

  • l'arrêt immédiat des suppressions de postes et un plan de recrutement massif pour répondre aux besoins des élèves.

  • le pré-recrutement des futurs enseignants dès la première année d'université avec une allocation d'autonomie.

  • le lancement d'un grand plan de lutte contre l'échec scolaire et l'articulation entre recherche pédagogique et pratique pour s'attaquer aux véritables causes de la difficulté scolaire sans culpabiliser élèves, parents et enseignants.
  • l'ouverture d'une nouvelle phase de démocratisation scolaire avec comme axes forts : la lutte contre les inégalités face à l'école, l'ambition de la réussite de tous les élèves, l'élévation du niveau de connaissances d'une classe d'âge avec la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans.
  • une formation répondant à l'enjeu de la complexité des savoirs, de l'ambition d'une culture commune de haut niveau.

Nos enfants n'ont pas besoin de moins d'école, mais de plus d'école et d'une meilleure prise en compte des besoins éducatifs sur tout le territoire. C’est dans ce sens que d'autres choix doivent être faits, pour un avenir où chaque futur citoyen soit en maîtrise de savoirs et de capacités de réflexion de haut niveau.
Dès maintenant, les candidats du PCF-Front de Gauche aux élections cantonales des 20 et 27 mars prochain, Annie Mandois et François Delalleau porteront l'exigence de voir l’Etat doit assumer ses responsabilités, au lieu de se défausser sur les collectivités locales qui n’auront pas les moyens de s’y substituer.

 

Directives pour supprimer des postes dans l'Education nationale : François Liberti écrit à M. Luc Chatel.

François Liberti, conseiller général de SèteMonsieur le Ministre,

La lecture des directives que vous avez adressées aux recteurs est édifiante sur les moyens employés afin d'atteindre votre objectif de suppressions d'un emploi sur deux dans l'Éducation Nationale.

Cette feuille de route démontre le vrai sens de votre réforme et les mesures tous azimuts qui en découlent :

- Plus d'élèves par classe afin d'en réduire le nombre et les postes d'enseignants qui vont avec.
- Regroupement de sections, fermeture de petits établissements et de classes uniques dans certains quartiers et petites communes.
- Nouvelles mesures contraignantes envers la scolarisation en maternelle.
- Suppression de postes RASED et de Co psy dans les collèges, remises en cause des IDD.
- Le principe même de la formation des enseignants et du temps de formation sont également remis en cause.


Si l'on ajoute la suppression des décharges de service, la précarisation des remplacements, la suppression de postes dans les personnels techniques et administratifs, il est clair que l'ensemble de ces mesures s'inscrit dans la réforme mortifère de tout un système éductaif dont es conséquences sur la jeunesse sont et seront considérables.

Au bout du bout, c'est la privatisation et la mise en concurrence de l'Éducation que votre réforme prépare.

Cela n'est pas acceptable.

Je vous demande, Monsieur le Ministre, que les instructions adressées aux recteurs soient retirées. Il est nécessaire d'ouvrir, l'échelon national, un grand débat pour que le système éducatif, public et gratuit, principe fondateur de la République Française, redevienne une des priorités des engagements de l'État.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l'expression de mes sincères salutations.

François Liberti
Vice-président du Conseil général de l'Hérault.

 

Revalorisation : pauvres enseignants…

Le ministre du budget le reconnaît lui-même… en France, les enseignants sont particulièrement mal payés. Le slogan de notre omniprésident « Travailler plus pour … » n’a été, pour eux aussi, qu’une formule de campagne électorale creuse et sans effet. Marché de dupes encore, les promesses de revalorisation financière contre l’acceptation de la réduction du nombre d’enseignants. Ceux qui ont pu croire au «Moins de profs mais mieux payés » réalisent qu’ils ont été bernés : le « moins » est réalisé, le « mieux » attendra une nouvelle échéance électorale…

Travailler plus, les enseignants en majorité ne le souhaitent pas. Les cours devant élèves, auxquels s’ajoutent bien évidemment les (longues) heures de préparation et corrections, leur suffisent.. Seule la faiblesse des salaires les pousse à allonger encore leur journée.

Les seules heures supplémentaires qu’un professeur des écoles peut effectuer sont soit les études du soir, soit les stages de remise à niveau des élèves durant les vacances. Il existe aussi des primes, versées aux directeurs d’écoles ou aux maîtres assurant la passation des évaluations nationales.

Leurre total car concernant finalement peu de monde, cette politique a des effets pervers. Les heures supp étant « défiscalisées », elles rapportent moins à l’État qui, avec moins de recettes, créera moins de postes. Dans le secondaire, elles présentent un autre danger : les suppressions de postes sont «compensées» par les heures supplémentaires des professeurs... Moins de profs qui travaillent plus longtemps = moins de vagues dans les établissements scolaires ..Supprimer un poste devient un jeu d’enfant quand il suffit de répartir les heures disparues entre les profs : les parents n’y voient que du feu et les enseignants restants y gagnent quelques euros…

Enfin, le ministre de l’Éducation Luc Chatel devrait annoncer un plan de revalorisation de la condition enseignante suite à la réforme de la formation des maîtres. Elle est loin de toucher tout le monde : seuls les profs en début de carrière sont concernés et les sommes annoncées sont minimes (100€ par mois). D’autre part, les étudiants perdent dans cette réforme une année de rémunération puisqu’ils ne seront plus payés en tant que stagiaires mais seulement indemnisés (3 000 € une seule fois au lieu de 1 300 mensuels durant un an) Quant aux enseignants plus anciens dans le métier, c’est simple : rien pour eux ! Qu’ils fassent donc l’étude ! Qu’ils ne rechignent pas devant les très contestés stages de remise à niveau des élèves pendant les vacances !

Concernant l’indispensable revalorisation du métier, les syndicats avancent la revendication d’un rattrapage de pouvoir d’achat et d’une augmentation du point d’indice. Plus que nécessaire également la prise en compte des frais professionnels. Les professeurs se sont équipés d’ordinateurs, imprimantes et autre matériel informatique aujourd’hui essentiel à leur travail. Aucune prime pour eux, contrairement aux médecins par exemple. Est-ce vraiment acceptable de financer soi-même son outil de travail, tant l’équipement de départ que les consommables ou la connexion Internet ?

Dégradation des salaires et du pouvoir d’achat entraînent une dévalorisation de l’image des enseignants dans la société. Un système éducatif performant, assurant la réussite de tous les élèves, passe aussi par une nécessaire reconnaissance des personnels. Ceux-ci seront dans l’action les 21 et 30 janvier pour se faire entendre.



Source : bulletin du syndicat SNUipp Val d’Oiseimage50.jpg

 

Lycée : Luc Chatel casse l’histoire-géo

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Après l’attaque contre l’enseignement de l’économie ( jugée trop contestataire du capitalisme?), la décision de rendre optionnelle l’histoire-géographie en terminale scientifique provoque une levée de boucliers chez les profs, chercheurs et universitaires.
Pourtant l'histoire et la géographie sont deux disciplines indispensables pour comprendre le monde d'aujourd'hui. La réforme du lycée est de plus en plus contestée… Y compris par les lycéens et les futurs enseignants.
La.réforme qui constitue à leurs yeux, avec la suppression de 10 000 emplois de professeurs, une nouvelle attaque contre le service public de l'éducation, est la conséquence de la politique ultra-libérale du gouvernement.
Les économies à court terme ne sont pas les seuls objectifs de ces réformes. Avec un enseignement plus fragmentaire et des enseignants plus précaires, l’UMP prépare une société encore plus libérale et inégalitaire, pour le plus grand bonheur des capitalistes et du régne des marchés financiers.

Ça chauffe dangereusement pour Luc Chatel. À quatre jours de sa présentation détaillée devant le Conseil supérieur de l’éducation – jeudi prochain –, la réforme du lycée, esquissée dans ses grandes lignes fin novembre, rassemble contre elle un front du refus de plus en plus large.
Aux protestations de la FSU, première organisation dans l’enseignement, de la CGT éduc’action, des syndicats de lycéens UNL et Fidl, et des profs de sciences économiques et sociales (lire encadré), se sont ajoutées, ce week-end, celles des historiens.

Vingt universitaires et chercheurs ont lancé un appel retentissant contre la décision de rendre optionnelle l’histoire-géographie en terminale S. Des personnalités tels Jacques Le Goff, Jean-Pierre Azéma, Antony Beevor ou encore André Kaspi et Benjamin Stora jugent « impératif d’annuler » cette mesure « inspirée par un utilitarisme à courte vue, qui se trouve en contradiction avec les objectifs proclamés du système éducatif français sur le plan de la formation intellectuelle, de l’adaptation au monde contemporain et de la réflexion civique des futurs citoyens ».

Selon le projet de réforme, les lycéens ayant choisi la série scientifique n’auront plus de cours d’histoire-géo obligatoires en terminale. L’épreuve d’histoire-géo du bac serait organisée à la fin de la première.
Année au cours de laquelle ils bénéficieraient de quatre heures de cours hebdomadaires pour cette matière, contre 2?h?30 actuellement. Pour ceux qui le souhaitent, deux heures d’histoire subsisteront sous forme d’option en terminale.

Le pouvoir face à ses paradoxes

« Rendre une filière optionnelle, réagit Benjamin Stora, c’est la condamner à terme. Or, tout le monde sait que l’enseignement de l’histoire est essentiel pour se situer dans le monde contemporain et affronter les défis du futur. »
Et les signataires de l’appel ne manquent pas de souligner le paradoxe du pouvoir en place qui glorifie, un jour, les souvenirs de la « France éternelle » et détruit, le lendemain, leur apprentissage.
« Au moment où le président de la République et son gouvernement jugent urgent de lancer un grand débat sur l’identité nationale qui doit mobiliser le pays, cette mesure, font-ils valoir, va priver une partie de la jeunesse française des moyens de se faire sur la question une opinion raisonnée grâce à une approche scientifique et critique, ouvrant ainsi la voie aux réactions épidermiques et aux jugements sommaires. »
Pour Luc Chatel, l’affaire pourrait tourner rapidement au casse-tête.
Et venir cristalliser les mécontentements sur le dossier de la réforme du lycée, plus que jamais explosif.

La réforme du lycée : liberté, inégalités, précarité



Xavier Darcos a dû renoncer à sa réforme il y a un an. Luc Chatel propose la sienne. Il feint d’avoir manœuvré en recul mais prolonge les réformes les plus néfastes de ces dernières années.


  • La liberté… sans les moyens de l’exercer.

Au nom d’une liberté illusoire, la réforme oblige en réalité les enseignants et les établissements scolaires à gérer la pénurie de moyens. Les dédoublements de classes sont actuellement garantis par des règles nationales. En supprimant ces règles et en laissant aux établissements la responsabilité de décider de ces dédoublements, la réforme autorise en fait l’État à ne plus fournir les moyens humains et financiers nécessaires.

  • Les inégalités seront renforcées par l’individualisation de la formation.

La part des enseignements communs à tous les élèves diminue au profit de la mise en place de deux heures « d’accompagnement personnalisé ». Sous prétexte de répondre aux besoins de chaque élève, dans un contexte de pénurie généralisée, ces heures flottantes permettront d’ajuster les moyens humains.

  • Isoler les futurs travailleurs.

L’accompagnement personnalisé, le « tutorat » facultatif, le « livret de compétences » du lycéen, mettent en danger le bac comme diplôme national, et font du lycéen nouveau un futur travailleur bien isolé. Il devra mettre en avant des compétences individuelles sans pouvoir en référer à une qualification commune à tous les bacheliers. Seul face à son employeur pour faire valoir sa valeur individuelle, il sera seul aussi pour négocier ses conditions de travail et de rémunération.

 

Supprimer 16 000 postes, c’est dégrader l’offre éducative ! par Brigitte Gonthier-Maurin (PCF)

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"Avant de quitter la rue de Grenelle, Xavier Darcos se targue, dans un entretien à La Tribune paru ce matin, de faire de l’éducation nationale le plus gros pourvoyeur de suppressions de postes dans la fonction publique en 2010.

Ainsi, ce sont 16 000 postes, dont 14 000 d’enseignants stagiaires et 600 d’agents administratifs, qui seront ainsi « économisés ».

Le ministre affirme que cette politique ne dégradera en rien l’offre éducative. C’est faux.

La suppression des enseignants stagiaires aura en effet deux conséquences immédiates. D’une part, sur la formation continue des enseignants : en effet ce sont les enseignants stagiaires qui assurent le remplacement des enseignants titulaires lorsqu’ils sont en formation. D’autre part, la « mastérisation » s’accompagnera bien de la disparition de l’actuelle année de formation en alternance.

Par ailleurs, ce nouveau tournant de rigueur imposé à l’éducation nationale pourrait bien sonner le glas de l’enseignement agricole public. Pourtant, cet enseignement est souvent une voie de réussite pour des jeunes en situation d’échec scolaire et répond à la diversité des territoires.

Une fois de plus, c’est le grand écart entre les paroles et les actes de la majorité. Depuis 2008, ce sont plus de 40 000 postes qui ont été supprimés.

Le nouveau ministre, Luc Chatel, a d’ores et déjà confirmé la poursuite de cette politique de rigueur budgétaire dramatique pour l’école.

Ce n’est pas ainsi qu’on fera reculer les inégalités à l’école. L’école a tout au contraire besoin de moyens, de formation, de qualifications reconnues et de statut revalorisé pour ses personnels."