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Fête de L'humanité et des Nouvelles du 82

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Samedi 2 juin,

Fête de l'Huma et des nouvelles du 82 à Corbarieu,

meeting départemental des législatives en présence des candidats des 2 circonscriptions

 

Hommage à Georges Nadal... Par Jean Paul Poitou!

L’hommage prononcé par J.P. Poitou à l'occasion de l'anniversaire des Nouvelles82

Les camarades des Nouvelles et plus particulièrement André Greder et surtout Marie Nadal m’ont demandé de rendre un hommage à notre copain Georges Nadal, plus affectueusement connu et appelé entre nous Jojo, décédé cet été des suites d’une longue maladie.

 

Compte tenu du fait que tout le monde n’avait pas pu être présent lors de ses obsèques, mais aussi de son implication et de son attachement viscéral à la défense de la liberté de la presse localement, notamment pour ce qui concerne le journal l’humanité et les Nouvelles du Tarn et Garonne, il nous a semblé pertinent de lui rendre un hommage dans le cadre des Journées d’Automne du Parti qui est un moment de rencontres, d’échanges, de partage d’idées et de moments de vie conviviale, choses à laquelle Jojo attachait beaucoup d’importance.

D’autant plus que nous fêtons le 51 et unième anniversaire de notre bimensuel

Et c’est sur les marchés, le samedi matin, lors du point de rencontre des communistes avec les  montalbanais, lors de la vente hebdomadaire de l’huma que j’ai appris à connaître Jojo, que j’ai appris à connaître l’homme et à en apprécier les qualités.

On peut se poser la question suivante : actuellement quel autre grand journal historique,  se sert d’un réseau de militants pour le diffuser  et le vendre sur la place publique ?

Jojo avait cette phrase le samedi matin qui me semble paraître le début d’une réponse justificative d’un tel engagement :

« On est là parce qu’il est important que le Parti soit là, présent toutes les semaines afin qu’il soit visible et que les gens se disent : les cocos, ils sont tous les samedis présents sur le marché et en plus on prend du plaisir à être là, entre copains, à discuter et à rigoler ensemble ».

Cela représente pour moi la parfaite illustration du travail du militant qui peut consacrer, qui devrait pouvoir consacrer une matinée le samedi à aller au contact de la population locale.

Jojo avait l’art de se servir d’un point d’actualité détaillé par un titre accrocheur, par un éditorial ou  par un article pour en débattre et en discuter avec les gens sur le marché d’une manière conviviale.

Il n’avait pas son pareil pour accoster le passant en le prenant à témoin sur un événement en lui demandant tout de go : « alors ma petite Dame, alors mon bon Monsieur , vous en pensez quoi de l’augmentation des bonus attribués par les banques à leurs dirigeants ? Hein ? ».

« Alors pour répondre à cette interrogation, (elle), (il)va me l’acheter l’Humanité ! »

Ou encore : « Monsieur, vous n’allez pas pouvoir passer un week-end tranquille tant que vous n’aurez pas lu dans l’huma des débats  cet excellent article sur le partage des richesses ! »

Et tout ceci avec un immense sourire, sans jamais aucune agressivité.

Vis à vis d’un quelconque grincheux qui l’envoyait paître ou qui l’apostrophait, notre Jojo s’en tirait toujours par une réponse toute teintée d’humour qui lui assénait d’un regard malicieux , ne se privant pas d’ailleurs de nous glisser un clin d’œil complice, pas peu fier de sa réplique.

Et c’est sur le marché, dans les manifestations où on se faisait toujours un bout de chemin ensemble et à la fête de l’humanité locale et bien sûr à la grande, celle de la Courneuve que nous avons appris à nous estimer en nous racontant et en faisant part de nos expériences de vie.

C’est ainsi que j’ai appris qu’il avait fait partie dans sa jeunesse poitevine : « des vaillants », puis, plus grand avait milité aux Jeunesses Communistes avant d’adhérer au PCF où son engagement reposait sur la nécessité de s’insurger contre le profit  et le capitalisme qui s’ingénie à piller les richesses de la planète et à se les accaparer et  sur la défenses des valeurs démocratiques, valeurs transmises par l’héritage de ses origines familiales républicaines espagnoles ayant combattu le franquisme.

C’est toujours dans ces moments de militantisme, que j’ai appris qu’il n’avait pas toujours été éducateur spécialisé auprès des jeunes et que sa première formation était celle de menuisier.

Qu’il avait exercé le métier de maçon alors qu’un jour , on discutait  d’Education et qu’il me rapportait des anecdotes du dernier Conseil d’administration de l’établissement de sa petite dernière.

Il a siégé d’ailleurs dans tous les Conseil d’Administration correspondant à la scolarité de sa fille, du collège Olympes de Gouges au lycée Michelet en tant que parent d’élève où il s’était fait maintes fois remarqué pour la pertinence de ses remarques et de ses interventions .

Et c’est sur ces questions d’éducation, où , je dois bien le reconnaître j’ai le plus discuté et débattu avec Jojo , étant moi même enseignant que j’ai pu constaté, oh combien, il était friand de débat contradictoire et qu’il avait une analyse juste et fine portée sur l’Ecole, mais aussi sur le sport et le développement des installations sportives et des politiques à mener sur ce thème pour répondre aux besoins non seulement des jeunes mais aussi de la population.

Au fil de nos conversations du samedi matin , il m’avait fait savoir qu’il avait contribué à mettre en place une section CGT sur son lieu de travail comme éducateur spécialisé. Ce dont il était très fier d’ailleurs et comme il lui arrivé de ferrailler en tant que délégué des personnels avec la hiérarchie . Ils nous arrivait de s’échanger des informations et de se donner des idées d’initiatives en recoupant nos expériences syndicales respectives, et il nous arrivait de rire beaucoup en imaginant des formes très originales d’actions de lutte.

Lors des derniers mois avant son décès, il m’avait confié deux dernières choses que je voudrai mentionner :

La première étant sa fierté d’avoir mener campagne sur sa commune  aux  dernières élections municipales, l’enthousiasme qu’il y avait investi et le souffle de vie que ça lui avait apporté

et d’avoir à quelques voix près été en mesure d’être élu.

La deuxième, c’était que Marie, sa fille aînée reprenne le flambeau en s’engageant en politique.

Je voudrais terminer cette modeste contribution en m’adressant directement à lui au nom de tous les copains qui diffusent le journal de Jaurès qu’il chérissait, le journal dont nous sommes tous fiers , même s’il nous arrive de lui faire, à ce journal, des reproches, même s’il nous arrive de penser qu’il pourrait être perfectible encore sur les analyses mais qui reste un ovni dans le monde de la presse contemporaine par rapport à son indépendance et son financement.

Jojo, le samedi matin que soit Daniel Béray, Patrick Garcia, André Gréder, Raymond Arbuès, on a tous une pensée pour toi quand on se tire la bourre quant à  celui qui  en a le plus vendus dans la matinée . Ce petit jeu amical , on le poursuit toujours dans l’espoir un jour d’arriver à vendre autant d’exemplaires que toi , car dans cet exercice, t’étais le meilleur d’entre nous et en ce jour les copains se joignent à moi pour te dire :

 

Jojo,

 

Par temps mauvais ou temps beau

T’en as vendu des huma, Jojo 

Planté tous les samedis matins,

Toujours au même rond point.

 

Sourire aux lèvres et ton blagueur,

Oeil malicieux et geste frondeur,

T’avais le chic pour entamer le débat

Avec le passant portant son cabas.

 

T’avais la gouaille et la tchache 

Pour lui vanter avec panache,

L’intérêt majeur et néanmoins vital

De la combativité de l’éditorial.

 

Sur cette place citadine

De ta présence, orpheline

Tu es à jamais dans nos cœurs

Quand nous scandons tous en pleurs

 

              Et le poing levé. 

« Allez, allez, laissez vous tenter !

 Achetez l’Huma !Achetez l’Humanité !

Le journal indépendant des circuits financiers.

 

Salut à toi Jojo .

 

Lettre à François (Edito des Nouvelles du 82 par Marie Nadal)

Lettre à François

François, après 2 mois de matraquage médiatique, 3 débats télévisés, 2 jours de vote et des millions d’euros engrangés, vous avez été choisi pour être le candidat des Socialistes à la future élection présidentielle de 2012.

Les médias (tout comme vous) voudraient faire croire aux Français que vous êtes le candidat de la Gauche. Au risque de vous décevoir, la Gauche qui ose défier le Capital, qui ne se couche pas devant l’ultralibéralisme et les agences de notation a déjà son candidat en la personne de Jean-Luc Mélenchon.

Car oui, François, il faut vous rendre à l’évidence, le Front de Gauche, lui, ne renonce pas. Et c’est de cela dont les Français ont besoin. D’une formation politique qui leur donne de l’espoir d’autant que les mois à venir risquent d’être difficiles pour eux. D’une véritable alternative. Ils veulent la certitude que l’âge légal de départ à la retraite sera ramené à 60 ans à taux plein, que les Banques seront privatisées pour être placées sous le contrôle de l’Etat, que les marchés financiers ne feront plus leur loi en toute impunité et sans qu’aucune résistance gouvernementale ne leur soit opposée, que les salaires seront augmentés (en commençant par le SMIC), que leur pays quittera la politique belliqueuse et meurtrière de l’OTAN…

La solidarité, le bien-être social et universel doivent redevenir la priorité. Chaque jour des personnes connues (telles que les syndicalistes Didier Le Reste ou Gérard Aschieri) ou inconnues déclarent soutenir le Front de Gauche et par la même, l’Humain d’abord.

Lorsque vous aussi vous oserez défier les marchés financiers et faire de l’Humain votre priorité, alors là seulement il sera envisageable de parler de LA Gauche. Le chemin emprunté par le Front de Gauche, notre chemin, doit devenir le vôtre. Vous avez besoin de notre soutien : franchissez le Rubicon libéral, nous sommes juste de l’autre côté !!!

Marie NADAL

 

Réponse à l’invitation d’un ami socialiste

Je te remercie pour l'info que tu m’as communiquée au sujet de l'implantation des bureaux de vote ouverts pour la 'primaire' organisée par le PS...

Mais je ne participerai pas à ce scrutin qui me paraît être de la démocratie « Canada dry » : ça ressemble à la démocratie, mais ce n’est pas la démocratie!

Je récuse le copier-coller des méthodes américaines selon lesquelles, aux yeux des « communicants », l’apparence doit l’emporter sur le fond…

En effet, je suis contre cette Vème République qui instaure la présidentialisation du pouvoir, synonyme de pouvoir personnel ou de monarchie vaguement constitutionnelle...

Je suis effrayé par la personnalisation qui entoure les candidatures, dont le programme, élaboré par des équipes réduites de ‘conseillers’, prend ses distances avec la ligne du Parti. Ce phénomène me paraît induire au sommet du PS une forme d’individualisme concurrentiel qui est bien, en fait, dans l’air du temps libéral...

Ce processus se traduit par le détournement du débat d'idée par les médias et les sondages, ce qui favorise le néfaste bi-partisme au détriment de l’échange direct où les citoyens auraient leurs mots à dire, non pas sous forme de meetings (même s’il en faut quelques-uns) mais de discussions d’où émaneraient des propositions pour changer la société.

C’est la voie choisie par le Front de Gauche.


Meilleurs sentiments quand même.

Guy Jamme.

 

A gauche toute !

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L’édito des nouvelles par Jean-Paul POITOU

Qui pouvait encore espérer qu’un remaniement ministériel orchestré par Sarkozy, allait accoucher d’une pause dans les réformes sous le forme d’un virage social ?

Quand on constate comment la réforme des retraites a été menée tambour battant malgré un mouvement social d’une formidable ampleur, on devait s’attendre à la poursuite d’une signature de gouvernance à caractère ultra libéral.

Et pour cela quoi de plus naturel de recentrer le gouvernement autour des doctrinaires aboyeurs qui sont récompensés pour leur zèle déployé jusque là..

Avec une telle architecture, ce gouvernement non seulement va envoyer des signes pour resserrer les rangs autour des valeurs de la droite décomplexée et conservatrice pour mobiliser le cœur de son électorat notamment la frange la plus dure.

D’ailleurs s’étonne t on encore à Montauban du fonctionnement autocratique de Mme Barèges qui, depuis qu’elle est à la tête de la ville, multiplie les provocations et méprise la démocratie.

Les derniers incidents en date du Conseil municipal illustrent à merveille la façon de procéder : se retrouver entre soi, avec des conseillers municipaux aux ordres qui ne s’expriment pas et qui votent ce qu’on leur a dit de voter. On musèle l’expression de l’opposition en lui coupant le micro, en modifiant le règlement intérieur pour lui réduire le temps de parole car elle fait ,soit disant de l’obstruction en politisant tout, un comble , quand il s’agit de prendre des décisions qui auront des incidences sur le quotidien des administrés (ordures ménagères, eau, assainissement, le crématorium, la construction du golf, le réaménagement de la Roseraie….)

Il faudra s’attendre à s’employer encore pour combattre cette dérive droitière dans nos institutions et ne pas se priver d’exprimer notre mécontentement dans les urnes, lors les cantonales de 2011 dans la perspective des présidentielles et des législatives.

Sarkozy et sa clique ne seront jamais au service du social mais bien à la botte des puissants de la finance et du MEDEF avantageant les copains et les coquins. Qu’on se le dise !

Nous ne voulons pas d’une société clanique .Nous revendiquons une société juste, respectueuse des droits et des libertés, progressiste, où chacun puisse vivre décemment.

Pour cela, ils nous faut faire front pour entamer un virage à gauche en toute occasion.

Front de gauche évidemment !

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« Faim » de partie…… Par Maximilien Reynès-Dupleix, in "Les Nouvelles du 82"

Oui vous avez bien lu le titre car, là où la bande du Fouquet’s et ses affidés médiatiques espéraient siffler la « fin » de la récréation, des millions de salariés(es), jeunes, retraités ont battu une fois encore le pavé avec détermination donnant ainsi une réponse spectaculaire au gouvernement et au patronat.





























Comme jamais, le peuple de France a faim de justice, de mieux vivre et de dignité pour ne plus être les esclaves du capital. Ce projet gouvernemental sur les retraites dont nous exigeons encore et toujours l’éradication porte en lui le choix d’une société de régressions et de renoncements. Il est l’aboutissement de la logique sarkoziste dont le credo libéral fait le bonheur du Medef, de la Commission Européenne* comme du FMI*.

Alors croire que la loi votée, le mauvais tour joué, plus rien n’est possible ? C’est mal connaître la réalité car partout dans les secteurs publics ou privés, les salariés continuent le combat en s’appuyant sur une première victoire, celui d’avoir redonner du sens à la lutte des classes au grand dam de tous ceux qui voudraient nous faire oublier combien cette « guerre » larvée et permanente reste d’actualité au motif qu’il faille aménager le capitalisme plutôt que de le combattre.
Force reste à l’expression de la rue qui a montré la voie du refus de la misère et des sacrifices, qui scande et martèle sur tous les airs son envie de construire un autre monde. La mobilisation peut imposer le retrait de cette loi et trouver dans l’expression politique aujourd’hui, comme demain un prolongement dans un projet collectif de gauche à condition que chacun devienne acteur du débat.
Les communistes souhaitent s’engager dans la construction de ce programme populaire et partagé, prendre l’argent là où il est et répondre avec vous à la satisfaction des besoins humains au cœur d’une union populaire.

Nous avons tous une terrible « faim » !….

  • voir le sommet européen sur les finances et les prises de positions de DSK

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CANTINE SCOLAIRE ET DROIT REPUBLICAIN A LABASTIDE SAINT PIERRE in Les nouvelles 82

L’été n’aura pas été de tout repos pour tout le monde. Notamment pour David PELLICER qui, en tant que conseiller municipal d’opposition à Labastide St Pierre, a gagné une belle bataille juridique contre la Mairie.

Nous l’avons interrogé pour les Nouvelles.

MF : L’ordonnance du tribunal administratif de Toulouse du 9 août 2010 a suspendu le règlement intérieur de la cantine de l’école élémentaire publique pour la rentrée scolaire 2010-2011 de Labastide Saint Pierre. Que s’est-il passé ?




DP : Suite a des impayés importants et afin de moderniser la gestion de la cantine, la municipalité a investi dans un système informatisé pour remplacer les tickets qui étaient jusqu’alors en papier. Et elle en a profité pour modifier le règlement intérieur. Celui-ci était auparavant très souple pour les parents qui pouvaient envoyer leurs enfants à la cantine sans grande difficulté et sans critères d’inscription dans la limite des places disponibles. Le problème que nous avons soulevé avec la FCPE locale, c’est que dans ce nouveau règlement était précisé les points suivants pour inscrire les enfants :

« 1- Les 2 parents ou le parent responsable, travaillent et ne disposent pas d’une pause déjeuner suffisante (1h30) – (sur présentation d’attestation employeur et demande écrite motivée)

2- Les 2 parents ou le parent responsable, sont en recherche d’emploi (sur présentation d’une inscription ANPE). Etc. …

En cas de sureffectif, il sera demandé aux parents ne répondant pas en critères 1 et 2 de récupérer leurs enfants pendant le temps du repas ».




MF : Pourquoi êtes-vous intervenus ?




DP : Nous sommes intervenus plusieurs fois en interpelant la majorité municipale, mais « leur bon sens » nous refusait d’enlever ces critères qui nous semblaient alors discriminatoires, avant que le tribunal administratif de Toulouse donne son ordonnance et nous conforte dans notre démarche. En effet, comment accepter que les enfants dont les parents ne travaillent pas subissent « une double peine » en étant parfois exclus de cantine ? D’autre part, nous savons que beaucoup d’enfants n’ont qu’un seul repas équilibré par jour : le repas à la cantine est donc primordial. De même, nous ne voulions pas que les enfants dont les parents ne travaillent pas soient stigmatisés et nous refusons le principe d’une école et d’une cantine de riches ou de pauvres : nous voulons une école Républicaine. Plusieurs fois, nous avons été raillés sur ces valeurs républicaines d’égalité et de laïcité, mais nous n’avons pas lâché. Tant mieux pour les petits bastidiens ! Certes les communes ont de plus en plus de compétences à assumer du fait du désengagement continu de l’Etat : il faut gérer au mieux mais sans oublier nos responsabilités républicaines d’élu-es.




Cette bataille devrait donner des idées a beaucoup de parents d’élèves, notamment à Montauban qui connaît également depuis le 2 septembre un nouveau système inique de cantine. Elle est d’ailleurs peut-être arrivée jusqu’aux oreilles de l’équipe municipale montalbanaise car sur la 1ère bouture du nouveau règlement, une telle discrimination apparaissait pour l’accès à la cantine des enfants de maternelle. Sur la 2nde, ce point avait miraculeusement disparu… Beaucoup de communes dans le département subissent de plein fouet la politique actuelle, notamment les suppressions de postes dans l’Education Nationale engendrant la surcharge des classes. Toutes les luttes gagnées permettant d’améliorer le bien-être des enfants et du personnel enseignant sont un nouveau pied de nez à cette politique.




Marie FERNANDEZ

 

L’escalade du tout sécuritaire

Que cherche à cacher le Président de la République, en multipliant les interventions médiatiques sur les questions de sécurité ?

Nicolas SARKOZY le répète : ce ne sont pas les retraites et le chômage qui préoccupent les Français, mais bien les roms et les étrangers !

Que le Président de la République le veuille ou non, nous persistons à dire que la France racontée dans ses discours ne ressemble en rien à la France dans laquelle nous vivons.
Tout est bon, même ce qu’il y a de plus abject, pour étouffer le débat sur le bilan de son gouvernement.

Depuis début juin, c’est l’affaire WOERTH-BETTENCOURT qui fait la une de l’actualité. Une affaire qui résume la collusion entre le pouvoir et les puissances de l’argent...

__ De même, le Président met en œuvre, la réforme des retraites.__ Une loi qui mobilise contre elle, l’ensemble des organisations syndicales. Le taux de chômage qui ne cesse d’augmenter, l’affaire Woerth, les retraites, le mal être grandissant de notre population...Il était grand temps de mettre en place une opération de diversion. Le Président a donc lancé l’opération : « immigrés=délinquants ». Déchéance de la Nationalité Française pour les grands délinquants, peines de prison ferme pour les parents d’enfants récidivistes. Il s’agit de diviser la société française, faire de l’autre, de l’étranger l’ennemi de l’intérieur afin d’attiser les peurs pour tenter de garder le pouvoir. Cette dérive ultra réactionnaire inquiète y compris les dirigeants de l’O.N.U, qui fustigent les prises de position de la France en termes d’immigration.

Les roms sont désignés à la vindicte populaire, ces gens là sont différents et potentiellement dangereux ...
Ceux là-même qu’on présentait comme des voleurs d’enfants au 19è siècle. Il ne reste plus au gouvernement qu’une étape à franchir : l’ouverture de camps…pour revenir aux heures les plus sombres de notre histoire, où un groupe humain tout entier était désigné comme bouc émissaire. Sans avoir la naïveté de croire qu’il n’y a aucun problème d’accueil, nous exigeons de l’Etat qu’il assume ses responsabilités et mette en place les conditions nécessaires à un règlement humain de ce douloureux problème qu’est l’immigration d’une communauté rejetée de toutes parts.
Et où est l’Europe ? Prompte à prendre des décisions favorables aux OGM et autres commerces rentables, quelle est sa politique envers les pays d’origine qui continuent à ignorer leurs minorités ?
Les entreprises qui se délocalisent pour faire de juteux profits grâce à la main d’œuvre roumaine ou bulgare sont également totalement absentes pour aider au règlement de ce problème. La Roumanie a le plus fort taux de croissance des 27 pays européens, mais les roms n’en profitent toujours pas. En 2014, les reconduites deviendront illégales. Que compte-t-on faire d’ici là ?

Et Mme Barèges qui renchérit en envoyant des communiqués de presse de soutien aux déclarations de Mr Estrosi, lorsqu’il propose de sanctionner les municipalités qui ne feraient pas assez de politique sécuritaire ! Beaucoup d’agitation, mais aucune solution de fond, comme d’habitude, pour lutter vraiment contre le chômage, la pauvreté, l’exclusion qui touchent plusieurs millions d’habitants, français ou non.

Danièle PETIT

 

Nous avons tous été aux universités d’été ! In Les Nouvelles du 82

L'EDITO des Nouvelles du 82 de cette semaine:

Ça y est le grand show « médiaticopoliticosocialoécolo» a fini par redémarrer et en ce dernier week-end d’Aout, le déballage des bonnes intentions annonçait le coup de bambou de la rentrée scolaire.

Car il ne faut pas s’y tromper les colmatages de façade de nos amis socialistes et les rodomontades de la presque candidate écolo masquent mal l’absence de propositions pour abattre le capitalisme maquillé en sarkozysme d’état. Il fallait donc avoir le courage d’aller piocher dans l’Huma et dans quelques publications, les raisons de ces combats anticapitalistes que nous menons et entendons mener. Des raisons à transformer en programme prenant appui sur les luttes pour le droit à une retraite digne, le droit à une école de qualité, le droit au travail, le droit de vivre libre dans notre pays et dont nous co-élaborerons le contenu dés la fête de l’Humanité avec celles et ceux qui refusent une alternance vide de sens, qui refusent d’être seulement des « antisarko ».

Les communistes l’ont signifié lors de leur dernier congrès : ils veulent une autre perspective affichant un véritable contenu anticapitaliste et ils ne se contenteront pas de servir de faire valoir à une « gôche » qui oscillerait entre les socialo-libéral-vert DSK et DCB.

La tâche est immense mais déjà tout au long de l’été, les initiatives prises, la présence de nombreux visiteurs dans nos fêtes et l’assurance d’un grand week-end à La Courneuve donnent du sens aux engagements pris devant les populations. Dans le 82, c’est la permanence des diffusions de tracts sur les marchés durant l’été, le nouvel élan pris par le MJCF, le nombre de camarades participant à la réussite de la fête qui ouvrent un nouvel espoir.
C’est cette succession d’initiatives, une présence dans les grands rassemblements qui permet à notre parti d’être serein pour mettre en avant dés aujourd’hui, dans la dynamique du Front de gauche, des candidats (tes) aux prochaines élections cantonales porteurs de propositions, d’idées et de perspectives pour notre département.

Nous aussi, nous avons beaucoup appris en cet été des Universités… Des luttes, de la vie !…..

Maximilien Reynès-Dupleix

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Sport: A PROPOS DU MTG XV : Entretien avec Jean-Louis PICCIN

Après la désillusion qui vient de frapper le MTG XV, les nouvelles 82 ont rencontré celui qui a été le président fondateur du MTG XV

Jean-Louis Piccin :
l’heure n’est plus à renvoyer les responsabilités sur tel ou tel. Tout de même, il faut dire que quand on choisi de devenir président d’un club, ce n’est pas pour satisfaire son ego, mais on y va pour l’amour du sport, l’amour de sa ville, pour les valeurs de fraternité. Or je crois que ces valeurs ont été bafouées
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L’argent est au centre du problème ?

JLP : L’argent il en faut dans le sport. Mais il ne doit pas être la première valeur en l’occurrence du rugby pro ; Les hommes doivent passer en premier. Et pour ce qui est de l’argent, il faut une limite dans la grimpée des salaires des joueurs de rugby

Tu as été à la tête du MTG XV pendant 2 ans, ton budget était équilibré

JLP : on ne gère pas un club de rugby comme une entreprise. On sait que de nombreux aléas pèsent sur un budget de club : subventions, qualifications, lien avec le monde de l’entreprise. C’est clair que le risque d’un manque de 300 000 euros à la fin d’année peut se comprendre. Mais pas 3 millions ! Il y a donc eu mauvaise gestion dans la dernière période.

C’est vrai que le trou financier est important

JJP : la Matmut était le principal financeur du club. Pourtant quand son PDG demande un audit sur les finances du club, cela lui est refusé. L’erreur est la. En écartant de fait la Matmut, ils ont mis dehors celui qui payait. Le déficit s’est creusé et personne n’a rien dit se contentant de vagues promesses. Celles-ci n’engagent que ceux qui les écoutent. On voit le résultat. Ce n’est pas sur des promesses que se gère un club. Le choix des hommes et des compétences pour les gérer appartient aux clubs, il faut que les politiques restent en dehors

Mais leur responsabilité est engagée

JLP : Bien sur. En tant que citoyen on peut se poser la question s’il est normal que les collectivités se substituent tout le temps à la mauvaise gestion d’un club. Par contre à partir du moment ou un club perçoit une subvention, il est normal pour la collectivité d’ouvrir l’œil et d’éviter une dérive telle qu’on vient de la connaître.



Parlons a présent de l’avenir

JLP : Pour moi, il faut maintenant mettre en place des hommes nouveaux et recréer la confiance, l’esprit de fraternité et de solidarité pour pouvoir un jour revoir flotter haut le drapeau de Sapiac

Comme tu as tenté de le faire dans un passé récent

JLP : Mon passage à la direction du MTG XV a été une expérience humaine enrichissante. Mon seul but a été de mettre en place, de pérenniser le professionnalisme du Rugby Tarn et garonnais, avec pour conviction l’amour de ma ville, de mon département et de ce sport. Ma tristesse et ma désolation sont d’autant plus grandes, comme tous les supporters, de voir que certains ont pu commettre un tel gâchis. Si on est convaincu que le sport doit faire le consensus et l’unanimité autour de lui, ce que j’espère profondément, ce mauvais épisode aura servi de leçon.

Recueilli par André Greder

 

LGV : copie à revoir ! in Les Nouvelles 82

Se positionner en faveur de la création d’une ligne ferroviaire apte à accueillir les TGV comme l’ont fait nombre d’élus locaux et de citoyens (et la rédaction des Nouvelles 82), n’implique nullement d’accepter des propositions de tracé manifestement très néfastes pour le cadre de vie en termes de déplacements de populations, de nuisances sonores ou de saccage des paysages

Or, le Comité de pilotage vient donc de définir un couloir de 1.000 m où devrait passer la future Ligne à Grande Vitesse entre Bordeaux et Toulouse. Au grand dam de nombreuses assemblées élues et d’associations de résidents, c’est le fuseau ‘D’ qui a été retenu malgré l’impact direct sur quantité d’habitations existantes (460 recensées pour les seules communes de Montbeton, Lacourt Saint Pierre et Bressols !) sans oublier les dégâts causés au vignoble AOC Château Bellevue La Forêt, aux sites classés (Châteaux de Pompignan et Saint-Jory, église de Saint-Rustice, vestiges d’une villa gallo-romaine, Canal des 2 Mers, zones ZNIEFF et NATURA 2000).

Cette décision lourde de conséquences pour les populations concernées est intervenue à la suite d’un simulacre de concertation qui n’a pas pris en compte les propositions alternatives formulées à la fois par 14 municipalités situées entre Cordes-Tolosanes et Saint-Jory et les collectifs ‘Union Pour la Sauvegarde des Villages’. Ces propositions visent à retenir un tracé au plus près de l’autoroute, ce qui épargnerait 3 villages, 404 constructions à une distance inférieure à 100 m de la voie ferrée, les sites protégés classées et la DRIMM. Au delà de cet aspect fondamental, le projet répond aux exigences techniques : pas de rayon de courbure inférieur à 7.000 m, possibilité d’implanter la gare ailleurs qu’à ‘Lestrade’
Précisément, de nombreux avis convergent pour estimer que les terrains existent autour de l’actuelle gare Villebourbon pour y construire une structure adaptée au TGV. Cet emplacement serait fort propice pour assurer l’interconnexion des services tels TER et ‘Grandes lignes’ par le biais notamment du ‘POLT’ rénové, sans oublier le fret et les liaisons routières.

La démocratie, la seine conception de l’intérêt public, qui n’ont que faire des querelles politiciennes, impliquent que les responsables du projet, en premier lieu Réseau Ferré de France, tiennent compte de l’avis des citoyens et de leurs élus clairement formulé et argumenté.



Guy Jamme

 

Nouvelles 82: L’EDITO de David Pellicer

Le parti communiste tiendra son 35ème congrès à la mi juin qui aura pour tache de remplacer Marie George Buffet à sa tête. Il sera aussi l’occasion de redynamiser notre stratégie du Front de gauche qui nous a permis d’atteindre les 7 % aux dernières régionales.

La crise que nous vivons nous impose donc d’être identifiés comme des porteurs crédibles d’un projet de société répondant aux atteintes des citoyens afin de défier cette Europe de « la concurrence libre et non faussée ».

Nous constatons une montée de la colère et des mobilisations sociales. Celle-ci doit amplifier encore et peut mettre ne difficulté la droite sarkozyste et amener sa défaite en 2012. Mais si cette défaite ne débouche pas sur une véritable alternative, avec des changements structurels et durables, la gauche et le peuple français resteront perdants. C'est le double enjeu des élections présidentielles et législatives 2012. Nous voulons battre Sarkozy en créant les conditions, pour l’après Sarkozy, d’une nouvelle ère politique, sociale et démocratique. Cela ne se fera pas sans créer les conditions d’une intervention populaire et d’une majorité sur un projet de changement à gauche.



Le chemin réalisé avec le front de gauche ne représente donc que les premiers pas vers l'ambition qui nous anime. En Tarn et Garonne, les communistes oeuvrent depuis de nombreuses années pour que se rassemblent à gauche, tous ceux qui veulent réellement changer la société. Aujourd’hui nous voulons aller plus loin et notre congrès en débattra.

Il ne s’agit pas seulement de poursuivre le Front en l’élargissant comme nous l’avons dit et tenté de le faire, plutôt avec succès d’ailleurs. Il nous faut construire un Front de gauche d’une nouvelle dimension, un Front populaire pour une alternative à gauche, qui soit une force motrice de tout le mouvement populaire pour riposter aux projets sarkozystes et construire un projet politique alternatif en rupture avec ces politiques.

Nous ne voulons pas faire travailler le Front de gauche comme un cartel, ni comme un nouveau parti, mais comme une démarche politique citoyenne et populaire ouverte. Cela ne va pas de soi. C’est même unique dans le paysage politique. Pour réussir nous avons besoin de déployer pleinement l’apport du Parti communiste dans notre stratégie de front. Nous sommes aujourd'hui la force militante majeure, sans les initiatives de laquelle le Front de gauche et sa démarche n’auraient pu exister. Nous voulons passer à une autre étape.

C’est pour cela que nous choisissons de transformer le PCF, pour le rendre capable, dans les conditions d’aujourd’hui, de jouer son rôle et d’animer dans la durée l’ambition d’un rassemblement majoritaire.

Oui les communistes veulent être utile, ils veulent œuvrer pour que la gauche se rassemble majoritairement sur des idées de rupture avec le libéralisme. Telle est notre ambition, pour battre la droite et changer radicalement la vie de tous les citoyens.

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POURQUOI FAUT-IL LE TGV ?

Les nouvelles 82 ont demandé à Charles Marziani (PCF), Vice président de la région, de développer ce qui motive la création du TGV Paris-Bordeaux-Toulouse

La liaison plus rapide et moderne entre les villes et territoires mal desservis ou en dehors des grandes infrastructures est un droit.

Midi-Pyrénées est un cul de sac, il ne doit pas le rester ; jusqu’à présent seule la route a bénéficié d’efforts convergents de l’Etat et des collectivités avec les tentatives successives de péages urbains dans l’agglo toulousaine, pour faire payer aux populations le coût de la construction.

La proposition d’un deuxième aéroport a été repoussée largement et le consensus c’est fait sur la LGV et le TGV et l’amélioration des infrastructures ferroviaires prioritairement en Midi-Pyrénées.

C’est ce qui à conduit l’effort de la Région en particulier (dont on peut discuter le mode de financement (500 M d’euros) mais pas l’engagement) pour moderniser le rail et contraindre l’Etat , RFF et L’Europe à y consacrer 320 M d’euros.

Cet effort n’aurait aucun sens s’il n’était pas pensé dans sa complémentarité avec tout le système ferroviaire. Il permet d’améliorer le TER, les correspondances avec les grandes lignes et le TGV demain et de permettre la relance du fret.

Il permet d’être plus fort dans la lutte face au pouvoir et à la SNCF qui sont dans une stratégie d’abandon. Cela a permis que les luttes nombreuses dans la région soient tenaces, fortes et victorieuses car elles avaient des éléments concrets à opposer aux casseurs.

Nous avons toujours conçue la ligne LGV Paris bordeaux Toulouse comme un premier tronçon de l’interconnexion des villes et région du sud, c’est pourquoi nous agissons pour la poursuite vers Narbonne et le lien avec la LGV Barcelone Perpignan Montpellier.

Cette liaison permettrait une transversale du Sud de l’atlantique à la méditerranée vers l’Espagne, Marseille, l’Italie et par le couloir du Rhône vers Lyon, l’Europe centrale et du nord. Cette perspective permet d’envisager de limiter dans cette zone le transport aérien entre ces villes, de gagner de la capacité pour y développer demain du fret ferroviaire.

Toujours, les cheminots, les élus, en particuliers les responsables transports des trois régions concernées et des associations se sont prononcés pour la modernisation de la ligne POLT en même temps que la LGV. Cette ligne est une ligne d’aménagement du territoire qui relie des régions et des villes qui n’auront pas un accès direct à des infrastructures nouvelles. Les besoins vers Paris et entre les villes Cahors, Limoges, Brive sont importants.

C’est pour cela que l’on avait revendiqué le Pendulaire en même temps que la LGV ( et pas contre). Cet aussi un couloir de fret naturel ; Sur cette ligne des travaux de modernisation ont été fait, mais il faut aller plus loin. A l’initiative de Jean Claude Sandrier Député communiste du Cher et des trois Vice présidents transport communistes de la ligne, une association « Urgence POLT » a été crée récemment. Elle a pour objectif de fédérer les associations, les élus et les collectivités sur tout le trajet pour obtenir la modernisation de la ligne et son maintien intégral dans le domaine national de la SNCF. Les Présidents des Région ont de leur côté demandé à la SNCF un groupe de travail associant les CESR des trois régions pour examiner les conditions d’une modernisation de la ligne.

Les transports TER modernisés et le Plan rail de modernisation du rail sont un élément de la complémentarité. Pour aller à Paris depuis Foix, Auch, Saint Gaudens, Cahors, Albi, il faut aller à Toulouse puis prendre le train ou l’avion. Ces déplacements se font en général en voiture et de toute façon rajoutent du temps de transport important.

L’arrivée de La LGV peut permettre avec des correspondances systématiques de relier ces villes à Toulouse en environ 1 heure et d’effectuer un voyage vers paris en 4h ou 4h30 au lieu de entre 7h30à 8h aujourd’hui en train. On peut faire le même calcul pour aller à Bordeaux, en Bretagne sans passer par Paris et demain vers Barcelone, Marseille ou Lyon. Le gain pour ces distances rend pertinent le train à la place de l’avion. L’avion restant complémentaire pour les longues distances en Europe et dans le monde.

Concernant le tracé, il faut continuer à exiger transparence et démocratie. Il faut obtenir ensemble un tracé le moins nuisant possible, le moins destructeurs de villes, de villages et de terres agricoles.

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Battre le pavé pour ne pas battre en «Retraite»

Edito des "Nouvelles 82" en date du 28 avril 2010 par Maximilien Reynès-Dupleix

Entre un président qui se gargarise de cette question emblématique et un patronat qui se frotte les mains à l’idée d’assoir une pression encore plus grande sur les salaires, il y a un véritable choix de société en devenir.

Depuis 1981, les forces de l’argent n’ont cessé le combat contre notre système de retraite avec l’intention affichée d’inscrire la cotisation volontaire en lieu et place d’une juste solidarité. Réaffirmer aujourd’hui que nous voulons une retraite à 60 ans avec moins de 40 annuités de travail est donc au cœur d’un enjeu de classe sans précédent.
Ainsi on comprend mieux pourquoi le patronat organise sciemment la fin de travail anticipée (maladie, chômage, inaptitudes….) puisque par ailleurs présent dans les négociations sur les cotisations pour abonder les caisses de retraite, il a tout intérêt à peser sur les rémunérations et sur l’ancienneté des travailleurs pour faire la démonstration de l’inopérabilité d’un système qu’il veut abattre. Avec le sarkozisme ambiant qui n’est autre qu’un capitalisme débridé et décomplexé, le Medef a retrouvé les accents des maîtres des forges de Zola qui entendaient régenter la naissance, la vie, la mort des esclaves d’alors, les ouvriers.

Ainsi, chez Bouyer, l’un des repreneurs potentiels articule son choix sur la base du maintien de 56 emplois sur 125, mais pas les plus anciens… Quel exemple frappant à l’heure où le gouvernement agite le spectre de la faillite du système des retraites !

Ce 1er mai, nous battrons le pavé pour ne pas battre en retraite et pour dénoncer l’hypocrisie qui prévaut dans ce monde. Il n’est que temps de rappeler qu’une nouvelle répartition des richesses est nécessaire et ce n’est pas un certain barbu (Marx pour ne pas le nommer !) qui me contredira, plus que jamais le droit à la retraite est un enjeu de société.

Refuser le recul de l’âge de départ ou l’augmentation des cotisations, c’est marquer notre volonté politique et idéologique de puiser dans l’argent, la taxation des revenus du capital, les moyens de prendre dignement sa retraite. Allons donc battre le pavé !….

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LVG : Utilité, Tracé, Financement

La question de la ligne TGV qui doit traverser le département sur quelques 70 km suscite maintes réactions. Après la constitution de nombreux collectifs dans les communes concernées par son passage, plus d’un millier de personnes a manifesté à Castelsarrasin.

Que les citoyens s’invitent au débat pour mettre en cause le bien fondé même du projet ou pour exiger davantage de concertation afin d’aboutir à un tracé aux nuisances environnementales moindres, à la préservation de zones forestières ou agricoles spécifiques, ou encore pour éviter toute spoliation, quoi de plus normal ?

Pour les ‘Nouvelles 82’, l’utilité du TGV ne fait aucun doute, car ce projet s’inscrit dans le combat de reconquête du rail qui présente, pour des raisons de sécurité et aussi d’écologie, une alternative à l’avion et aux déplacements individuels en voitures. Le tracé de la LVG dans le département, ne peut-il suivre au plus près l’autoroute ?

Ce choix est fondé sur la conviction que le transport des voyageurs comme des marchandises passe par le développement d’un réseau ferré maillé performant. Et dans ce sens, qui peut nier l’intérêt de liaisons rapides entre les métropoles, Toulouse/Paris via Bordeaux, mais aussi vers Narbonne, Montpellier ou Barcelone ?

Pour autant, cette réalisation ne rend pas obsolète l’exigence du renouveau du fret ferroviaire et du ferroutage. Elle doit être accompagnée, pour répondre aux différents besoins des usagers, par la mise en place d’une complémentarité avec le réseau des TER renforcé et les trains grandes lignes comme le Paris/Limoges/Toulouse rénovés.

De ce point de vue, on peut s’interroger sur la pertinence à créer une nouvelle gare dévoreuse d’espace située à peine à 35 km de Toulouse/Matabiau. Le site le plus favorable à cette interconnexion reste la gare actuelle de Montauban/Villebourbon où l’espace existe pour construire des installations réservées au TGV et où seulement certains trains rapides s’arrêteraient en empruntant la ligne actuelle, quitte à rallonger la durée du trajet de quelques minutes. Une ligne, au demeurant, qu’il sera nécessaire de doubler entre Toulouse et Montauban compte tenu de l’intensité du trafic.

Reste la question du financement. On connaît la propension du pouvoir actuel à se défiler de ses obligations et à transférer les charges qui lui incombent aux collectivités locales et à solliciter des investisseurs privés. Ainsi, celles-ci sont appelées à couvrir la moitié du coût de cette infrastructure estimé à 12,6 milliards d’euros, le département en déboursant 25,2 millions et la Ville de Montauban 11 autres. Il y a une vraie bataille à mener pour exiger une contribution majeure de l’Etat et s’opposer à toute implication du privé ou du semi- privé pour éviter toute soumission aux critères du libéralisme.

Guy Jamme

 

Editorial des nouvelles n° 340 par David Pellicer

"Le conseil national du PCF a proposé à une très large majorité * de faire bouger la gauche en proposant « Partout où les conditions peuvent en être créées, où les forces disponibles existent, le Parti communiste propose que ce travail commun débouche, autour d’objectifs et de projets clairs, sur la constitution de listes de Front de gauche de large rassemblement au 1er tour, qui, à partir (mais très au-delà) des trois forces qui se sont rassemblées à l’élection européenne (Parti communiste, Parti de gauche, Gauche unitaire), permettraient de réunir toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans cette démarche. » **.

L’intérêt de « ces listes, en ouvrant un autre choix à gauche que celui porté par le PS ou Europe Ecologie, visent à lever une dynamique de rassemblement et de victoire à gauche sur des choix clairs. Faut-il concevoir ces listes en opposition au reste de la gauche ? Non, au contraire, comme nous le proposons, il faut faire de ce front un levier pour faire bouger le curseur à gauche. »**.

Nous continuons donc à travailler à une dynamique de rassemblement à vocation majoritaire tout en travaillant à un contenu anticapitaliste sur les questions que se posent nos concitoyens : emploi, éducation, santé, environnement, énergie, etc. Dès maintenant nous devons nous mettre en campagne pour battre la droite aux élections régionales et plus particulièrement Madame BAREGES. En effet, la droite représentée par notre député-maire est bien loin de la droite gaulliste co-élaboratrice avec le PCF des avancées du Conseil National de la Résistance. C’est une droite arrogante, antisociale comme le subissent au quotidien les montalbanais. Pire, une droite inefficace économiquement : que dire effectivement de l’action de notre « ambassadrice de la relance » sur les questions de l’emploi chez Molex ou Bouyer. « 0 pointé »

Continuons à élargir le Front de Gauche sans exclusive, travaillons camarades à une alternative populaire et crédible, une alternative cela va de soi bien à gauche!

David Pellicer

  • 126 voix Pour, 22 Contre et 9 Abstentions
    • Extraits de l’Offre du Conseil National du PCF du 25 octobre"

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Les Nouvelles du Tarn et Garonne (edito & sommaire du N° 339)

L’EDITO de Michel Arquier

Le service public permet à tout citoyen d’accéder à des services indispensables (communication, soins, …), il est facteur de liens sociaux.

L’objectif du gouvernement actuel est tout autre.

Depuis des décennies, nous assistons à un travail de sape de la part des gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche. Ils restructurent les services de façon à séparer les secteurs rentables des non rentables. Ainsi La Poste est constituée de plusieurs secteurs indépendants ( le courrier, le colis, la banque postale, l’enseigne ) et de filiales (chronopost, etc…), idem à la SNCF où notamment, l’entretien du réseau est filialisé. L’équilibre qui existait dans chaque service public est rompu : les « excédentaires » accueillent les actionnaires, quant aux autres, ils sont contraints à prendre des mesures draconiennes pour réduire les coûts : suppression des services de proximité (fermeture de bureaux de poste, pour les hôpitaux fermeture des maternités, …).

L’ouverture du capital fait suite à ces préparatifs et le tout se termine par une privatisation (EDF-GDF, France Télécom,…). Le schéma est simple : d’un côté les actionnaires profitent, de l’autre le service rendu aux populations est mis à mal.

Lors de la votation sur la privatisation de La Poste, les citoyens, dans un formidable élan de démocratie citoyenne, nous ont montré combien ils étaient attachés au service public. Puissent les élus de proximité du tarn et garonne (Maires) qui se sont trop peu investis dans cette votation, comprendre le message. Madame Barèges, maire UMP de Montauban qui privatise ses services à tour de bras (eau, poubelles, piscines), a cru bon d’expliquer aux maires du département qu’il n’y avait aucun risque de privatisation de La Poste. Il semble malgré tout, qu’ils soient de moins en moins nombreux à le croire.

Partis politiques, syndicats, associations et indépendants qui constituent les comités de défense de La Poste peuvent être fiers de cette votation. Elle est la démonstration que nous pouvons rassembler largement autour de valeurs anti-capitalistes.

Alors, mettons nous y tous, l’avenir des services publics passe par là, celui de la gauche qui se construit aujourd’hui, aussi.

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SOMMAIRE

P.2

  • - Labastide St Pierre, Super U
  • - C’est Bouyer qu’on assassine
  • - Carton rouge

P.3

  • - Edito
  • - Les retraités manifestent
  • - La Roseraie de Montauban

P.4

  • - Montauban, conseil sous tension
  • - Poursuivre la mobilisation à la Poste

P.5

  • - Rencontre avec les Osages
  • - Le S.P.F. en congrès
  • - Brèves

P.6

  • - MER 82
  • - A.G. «Tous ensemble pour les gares

P.7

  • - Échos du Front de gauche
  • - Inauguration du collège Issanchou (Manuel AZAÑA)

P.8

  • - Livre
 

QUEL AVENIR POUR LE FRONT DE GAUCHE ?

Au lendemain du 7 juin qui a vu le Front de gauche sortir son épingle du jeu et envoyer 5 députés au parlement Européen, la question du devenir de ce rassemblement antilibéral est posé. D’autant plus qu’il aura retentit comme un espoir naissant d’une perspective de changement possible.

Deux débats se sont succédés en cette fin de mois de juin en Tarn et garonne. En voici les grandes lignes.

23 JUIN A LA MAISON DU PEUPLE DE MONTAUBAN

Une soixantaine de militants du Front de gauche en Tarn et Garonne a répondu présent. Nombreuses ont été les interventions pour ce féliciter de la manière unitaire d’avoir mené campagne. Concernant les abstentionnistes, un participant dit comprendre ces gens qui ont rejeté le traité constitutionnel en 2005 et voir le traité de Lisbonne au contenu identique rentrer par la fenêtre. Ca sert à quoi de voter ? Unanimité aussi dans l’assemblée pour souligner que le PS a été sanctionné le 7 juin . Plus précisément ses thèses d’accompagnement social du libéralisme, car une telle posture ne représente aucune perspective d’avenir.
D’où aussi cette volonté de construire du neuf à gauche, qui soit en rupture avec cette société de l’argent roi dominée par les marchés financiers. C’est bien une autre société qu’il faut construire. D’où cette volonté du front de gauche de s’élargir et de mettre bout à bout les propositions alternatives pour en faire un projet crédible de changement de société.
C’est à peu près cela qui a été dit ce soir la. Mais aussi , de ne pas mettre cette ambition entre parenthèses pour les futures échéances électorales, à savoir les régionales de 2010. Le PG et gauche unitaire disent dès à présent leurs intentions constituer des listes autonomes pour le 1er tour des régionales. Le PCF n’en est pas la. Ses militants ont dit qu’ils voulaient préparer les régionales dans la dynamique du front de gauche, c'est-à-dire sur un contenu anticapitaliste, avec une volonté d’élargir ce rassemblement sur cette base. Il faut vraiment œuvrer pour que la gauche de transformation devienne majoritaire à gauche, pour rendre l’espoir de changement crédible et possible, ont conclu une majorité de participants.
Une coordination départementale a été mise en place pour travailler sur tous ces objectifs et réfléchir à la mise en place de comités locaux du FRONT de GAUCHE.

28 JUIN, FETE DU PCF A CORBARIEU

En cette chaude après-midi, le débat de la fête s’est engagé autour de Maud Jusnel (Gauche unitaire) Yvette Frot ( PG) et Cathy Daguerre (PCF) cette dernière ayant été le numéro de liste du Front de gauche lors des récentes élections européennes.
Maud Jusnel insiste pour que se construise une gauche de rupture, faire en sorte qu’elle soit majoritaire à gauche, pour enfin changer la donne. Elle souhaite que sur des propositions telles l’interdiction des licenciements boursiers, la suppression du bouclier fiscal, une autre répartition des richesses, des cadres unitaires puissent se construire dès à présent.

Yvette Frot considère que le front de gauche est devenu incontournable et insiste pour que nous fassions effort pour faire vivre des comités locaux du front de gauche.

Cathy Daguerre rappelle les 25000 voix gagnées en Midi-Pyrénées. Et pour faire face à l’arrogance de Sarkozy , vu l’illisibilité du PS, une voie pour construire un nouveau projet à gauche est ouverte.

Dans le débat, plusieurs intervenants disent leur confiance en l’avenir de ce rassemblement antilibéral. Certains rappellent les 125 propositions des collectifs antilibéraux des présidentielles et les considèrent toujours comme un bien commun. D’autres disent leur volonté de battre la droite aux régionales, mais ajoutent aussi leur exigence d’affronter toutes les politiques de droite d’où qu’elles viennent. D’autres interviennent sur le programme.
Un agent EDF dit qu’il serait particulièrement utile et identitaire que le front de gauche se prononce par la renationalisation de l’énergie, bien commun de la nation qui ne peut en aucun cas être une marchandise. Quelqu’un dit que le Front de gauche doit aussi devenir l’affaire d’un maximum de citoyens, pas forcément encartés.
Alain Raynal intervient alors à sont tour. Et pose la question : Y a t il dans ce pays, une gauche qui puisse redonner un espoir crédible de changement ? Et d’insister pour que l’on ne fixe pas notre horizon uniquement aux prochaines élections régionales. Pour cela i l propose que l’on prépare pour la rentrée des états généraux de la gauche de transformation.
Prenant la balle au bond Joëlle Greder parle du mouvement social qui se heurte au manque de perspective alternative au capitalisme. D’où dit-elle, la nécessité de construire un projet de société pour redonner envie aux gens qui souffrent de mener bataille. Revenant les uns et les autres sur les élections régionales, il se dessine dans l’assemblée, une volonté, certes d’empêcher la droite de reconquérir les régions, mais aussi de faire des régions, des leviers pour une véritable politique de gauche.
Pour que progresse l’idée d’un changement profond, on ne peut se limiter à une gestion au quotidien des régions fusse-t-elle de gauche. C’est pour une remise en cause du capitalisme, de cette société ou tout est marchandise, que le Front de gauche doit continuer à rassembler et s’élargir.

C’est la son objectif, c’est un besoin d’avenir pour toute la société.

André GREDER

 

Fête de l'Humanité et des nouvelles 82: le programme des 27 et 28 juin

Les animations, la restauration, les débats et bien sur la liste des invités...

Le programme de la Fête de l'Huma et des nouvelles 82 à Corbarieu cette année, se dévoile

Première partie:

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deuxième partie:

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Cliquez pour agrandir.....