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« Bâtir ensemble un Fontenay qui a de l’avenir » - Entretien avec Pascal Clerget

Pascal CLERGETLe Comité interministériel pour la modernisation de l’action publique (Cimap) s’est réuni le 18 décembre, avec pour objectif, construire un nouveau modèle français alliant solidarité et compétitivité… L’occasion d’un état des lieux du service public à Fontenay. Rencontre avec Pascal Clerget, 1er adjoint au maire.

Le service public relève a priori de l’évidence, mais on a finalement souvent du mal à le circonscrire. Comment s’incarne le service public local dans la commune ?

Le service public local est présent au quotidien dans la vie de tous les Fontenaysiens : de l’extrait d’acte de naissance ou du passeport édité en mairie, aux bébés confiés aux bons soins du personnel de nos crèches ; des enfants qui étudient dans nos écoles maternelles et élémentaires ou qui sont inscrits dans nos centres de loisirs, à l’accès à la culture, aux sports, en passant par tout dispositif relevant de la solidarité.

À Fontenay, on peut aller au spectacle, assister à des concerts ou des pièces de théâtre, profiter d’expositions de qualité dans un écrin culturel d’exception, la halle Roublot, ou se faire une toile dans un Kosmos futuriste, en projection numérique ou en 35 mm ; les activités artistiques et sportives sont multiples et à coût réduit, grâce au prêt des équipements municipaux aux associations et à l’action combinée des quotients familiaux ; les enfants des publics les plus défavorisés peuvent partir en vacances au ski, et nos seniors profiter des activités au sein des clubs de retraités, voire s’envoler à l’autre bout du monde ; les plus en difficulté peuvent faire leurs courses à l’épicerie sociale, notre Resto du Cœur municipal qui ne connaît pas de trêve estivale, et les personnes à mobilité réduite en situation de précarité, bénéficier de notre service de portage de repas à domicile. Les cyclistes peuvent circuler sur un espace public partagé, etc. Tout ça exprime l’étendue de notre offre de service public local…

Le gouvernement vient de mettre en place sa politique de modernisation de l’action publique. Qu’en pensez-vous ?

La modernisation du service public est depuis longtemps au cœur de notre politique. Simplification de l’action publique, développement de l’e-administration sur le site Internet nouvelle génération de notre ville 5 @, accélération de la transition numérique avec notre boucle locale bientôt inaugurée, à savoir l’équipement en fibre optique haut débit de quatre-vingts bâtiments municipaux, dont les écoles de la ville, qui débouchera sur une efficience accrue de notre action au bénéfice du public, réduction de la fracture numérique, notre feuille de route fait plus que coïncider avec les orientations du Cimap… Le mouvement se traduit aussi par la modernisation de nos équipements et de l’habitat fontenaysien, que ce soit au cours d’opérations de construction comme à Barbe, ou de réhabilitation comme avec notre projet de requalification de la Redoute actuellement discuté avec ses habitants au sein du conseil de quartier. Pour la majorité municipale, le service public du XXIe siècle n’est d’ailleurs concevable que si l’on se tourne davantage vers les usagers, les citoyens.

Nous avons ainsi créé des conseils d’usagers, agoras dédiées, espaces d’expression critique, d’échanges et de propositions. Nous allons développer cet outil de proximité qui nous permet d’affiner et d’adapter notre offre en continu aux nouveaux besoins du public.

Enfin, nous multiplions les événements participatifs et réfléchissons à un nouveau dispositif d’expression citoyenne : le droit d’initiative. À notre sens, la modernisation du service public pose avant tout la question de sa démocratisation, d’un service public conçu par et pour le public, tous les publics. Au printemps 2013, nous organiserons des « Rencontres pour Fontenay. Faites la ville ! » pour continuer à bâtir ensemble un Fontenay qui a de l’avenir.

Cette offre de service public diversifiée n’est-elle pas dangereusement menacée dans un contexte de mise sous pression budgétaire des collectivités territoriales ?

Nous avons fait le choix de conserver un maximum de leviers pour garder les moyens d’agir efficacement sur le réel. Par exemple, de nombreuses communes ont délégué la restauration scolaire au secteur privé, qui n’est pas mû par l’intérêt général, tandis que dans notre commune, chaque repas est élaboré sous l’expertise de la diététicienne de nos cuisines municipales, la Fontenaysienne, et est ainsi l’occasion d’un acte éducatif qui relève d’une question de santé publique : prodiguer une alimentation saine et équilibrée à nos enfants.

À contre-courant, nous faisons la démonstration d’un paradoxe, car le coût du service public par habitant dans notre commune est l’un des plus faibles du département… Naturellement, la pression augmente, mais alors que nous sommes en pleine préparation budgétaire, nous ne lâchons rien.

La construction d’un service public moderne doit allier solidarité et compétitivité ? Nous pensons justement que le service public ne peut être performant que s’il est solidaire et s’adresse à tous ! Le service public consiste pour nous en la poursuite du bien commun, la création de lien social et la consolidation du vivre-ensemble dans un cadre de vie d’exception ; bientôt, les Fontenaysiens disposeront d’un nouvel espace de vie bucolique : l’écoparc des Carrières…

À Fontenay, nous poursuivons un objectif d’enrichissement, oui, mais avant tout humain…

 

Tombe la neige… - par Jean-François Voguet

Fran_ois_S_nat.jpgEditorial du journal A Fontenay. Si la neige tombée à Fontenay a fait la joie des enfants, il a fallu quand même sécuriser les 86 km de voirie, selon les priorités établies par le plan de déneigement, pour permettre aux Fontenaysiens de circuler. Trois saleuses, dont deux équipées de lame, ont circulé dans la ville pour saler en préventif, puis racler. Cinq déneigeuses de trottoirs sont également entrées en action. Les douze big bags de sel à disposition des riverains ont été régulièrement approvisionnés.

Les agents ont été à pied d’œuvre dans la nuit de vendredi à samedi, puis dès 4 heures du matin le samedi, dès 5 heures le dimanche ainsi que toute la journée et la nuit de dimanche à lundi, et dès 6 heures lundi. Ce sont 150 agents qui sont ainsi intervenus durant ces trois jours avec véhicules et pelles et 150 tonnes de sel ont été répandues dans les rues.

J’ai moi-même rencontré trois fois les agents et les cadres, le samedi midi, dimanche soir et lundi midi pour faire le point avec eux. Je pense que nous pouvons remercier et féliciter l’ensemble des services qui ont travaillé avec efficacité.

Sans doute, l’efficacité aurait-elle été plus importante si les riverains et les bailleurs s’étaient également engagés dans ce déneigement. Il s’agit là d’une question de civisme. Les riverains doivent nettoyer devant leurs portes et leurs bateaux pour éviter les glissades, dont ils pourraient être tenus pour responsables. Cependant, tout le monde n’ayant pas le matériel adéquat, j’ai demandé l’achat d’une centaine de pelles afin de les prêter à ceux qui en feront la demande.

Je vais également écrire aux bailleurs sociaux pour les inciter à déneiger les allées, les entrées et sorties de parkings, les escaliers. Très peu l’ont fait, et cela a posé des problèmes aux résidents.

La vigilance reste de mise pour les prochains épisodes neigeux. Les agents du service public sont de nouveau prêts pour toute intervention.

 

Tempête - par Sokona Niakhaté et Jean-Louis Sagot-Duvauroux

autre_monde.jpgTempête. Un homme à la mer. Il va se noyer. Une embarcation se détourne de sa route, brave l’ouragan, jette une bouée au naufragé et lui sauve la vie. L’action militaire menée au Mali par la France répondait à une urgence vitale. Des hommes risquent leur vie. Certains déjà l’ont perdue. Attachés par nos existences à la France et au Mali, nous saluons et soutenons sans détour cet engagement.

Mais la situation ainsi créée est ambivalente. Elle témoigne des profonds déséquilibres hérités du colonialisme : un monde où la puissance et la richesse sont polarisée au Nord, des sociétés africaines qui peinent à reconstruire la confiance en elles-mêmes.

Une fois le Mali rendu à son intégrité, à son indépendance, à sa démocratie, le poids pris par la France dans la libération du Nord peut être utilisé pour renforcer une tutelle néfaste qui est une des causes de la pauvreté de l’Afrique et qui alimente la démission éthique, parfois la trahison d’une part de ses élites. Le peuple malien éprouve aujourd’hui une reconnaissance vive et sincère vis-à-vis de la France.

Pour les centaines de milliers de personnes, souvent jeunes, qui disposent de la double nationalité, la situation ainsi créée desserre les nœuds identitaires compliqués dans lesquels ils se débattent. Les immigrés Maliens, qui ont tant contribué par leur travail à la prospérité de la France, mettent beaucoup d’espoir dans cette alliance entre leur pays de naissance et leur pays d’accueil. Cette évolution des sentiments survient alors qu’une forte majorité d’habitants du Mali n’ont pas connu la domination coloniale. Beaucoup s’habituent à converser sans complexe avec le monde grâce aux réseaux de communication. Une nouvelle donne apparaît. Elle ne porte pas par elle-même l’affaiblissement des rapports de domination. Mais elle en modifie positivement les conditions. La phase militaire en cours sera, nous l’espérons, la plus brève possible.

Prenons appui sur le fort lien de solidarité tissé dans ces heures tragiques pour solder l’héritage colonial et revisiter en profondeur les liens politiques, économiques, culturels, sécuritaires entre la France et l’Afrique. Mobilisons-nous nombreux autour de cet objectif de civilisation. Au Mali, inventons et construisons des autorités publiques fiables capables de représenter vraiment l’intérêt général. En France, mettons fin aux manigances de la Françafrique, à l’arrogance culturelle, au pouvoir démesuré des puissances économiques qui exploitent les richesses de l’Afrique. Délaissons les réflexes qui, au Mali comme en France, entravent la pleine reconnaissance de celles et ceux qui ont la double nationalité.

Nos sociétés établissent déjà des liens nouveaux, notamment dans le champ culturel où nous travaillons l’une et l’autre. La tragédie en cours nous invite à donner un coup d’accélérateur à toutes les initiatives, à toutes les réflexions où s’invente la mondialisation fraternelle et apaisée des peuples, de nos peuples. Ce chantier peut s’ouvrir sans attendre, localement, nationalement, partout où des énergies sont prêtes à l’engager.



Sokona Niakhaté, créatrice de mode, conseillère municipale à Fontenay-sous-Bois, vice-présidente de la Coordination des élus français d’origine malienne (Cefom).



Jean-Louis Sagot-Duvauroux, écrivain, co-fondateur de la compagnie théâtrale bamakoise BlonBa.

 

Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance - intervention de Jean-François Voguet

justice-balance-france-institution-12-610x340.jpgMonsieur le Préfet, Madame la Procureure de la République, Mesdames et Messieurs les Elus, Mesdames et Messieurs

En vous souhaitant la bienvenue à cette séance du CLSPD, je voudrais tout d’abord vous adresser mes vœux les plus sincères pour cette nouvelle année, pour vous-même, vos proches et vos collaborateurs. Je formule également le vœu que notre travail commun et notre collaboration en faveur de nos concitoyens se renforce et je vous souhaite plein succès dans vos actions.

Dans le domaine qui nous rassemble aujourd’hui, celui de la Sécurité Publique, de la tranquillité de nos concitoyens, du Vivre ensemble sur notre Ville, nous attendons beaucoup de l’Etat - pour qu’au-delà des intentions, les actes et les moyens montrent réellement cette volonté de changement annoncée par le Président de la République.

Quand je dis que nous attendons beaucoup de l’Etat, cela ne veut pas bien évidemment dire que nous attendons tout de l’Etat. Pour notre part, nous sommes résolument déterminés à poursuivre nos actions pour contribuer à cette Politique, dans les domaines qui sont de notre responsabilité

Comme vous le savez, l’orientation de notre Municipalité vise à développer une démarche globale qui articule les actions de Prévention, de Dissuasion, sans exclure quand c’est nécessaire la Sanction et la Réparation.

Nous voulons privilégier la lutte contre toutes les formes d’inégalités, qu’elles soient sociales, scolaires ou professionnelles. Ces inégalités, vous le savez tous, sont le plus souvent facteurs d’exclusion et de marginalisation.

Nous voulons favoriser le Dialogue et la Médiation.

C’est le moyen selon nous, pour que les gens vivent mieux ensemble, dans nos quartiers, et c’est un élément essentiel pour faire reculer le sentiment d’insécurité parmi nos concitoyens.

Nous agissons avec les Partenaires du CLSPD, et notamment les Associations, pour favoriser le maintien et le développement du Lien Social, pour renforcer la responsabilité parentale, et encourager les échanges intergénérationnels, dans le respect des prérogatives de chacun et avec le souci d’établir une complémentarité d’actions.

Et notre Ville ne manque pas d’outils, à commencer par un tissu Associatif important dans tous les domaines et notamment en direction des Jeunes et des personnes en difficulté :

Des Services Municipaux efficaces qui interviennent dans tous les quartiers de notre Ville et notamment le Service Municipal de la Jeunesse avec ses Antennes de Quartier.

Le Service de la Politique de la Ville, et le Point d’Accès au Droit et à la Médiation que nous avons crée dans le cadre du Contrat Local de Sécurité, L’action développée avec le Programme de réussite Educative, en particulier en partenariat avec le collège Jean Macé avec la création de la classe citoyenne s’adressant aux élèves exclus temporairement.

Un Point d’Accueil Ecoute Jeunes qui intervient pour la Prévention des Conduites à Risques notamment dans les Collèges, et qui bénéficie d’un financement conjoint de l’Etat, du Département et de la Ville.

Le Conseil Général prend lui aussi, toute sa part dans le développement de cette politique de Prévention de la Délinquance, avec une augmentation considérable de son Budget consacré à la Prévention, qui a permit notamment de créer 2 postes supplémentaires pour l’équipe d’éducateurs de rues de Fontenay sous bois. Aujourd’hui une véritable dynamique de réseau existe entre les principaux acteurs – Services de l’Etat du Département de la Commune – mais aussi Bailleurs Sociaux et les Associations.

Cette coopération peut naturellement être améliorée et nous comptons beaucoup sur les réunions du CLSPD pour y contribuer, ainsi notre Conseil Local ne doit pas être une grande messe sans suite, mais au contraire il peut être le lieu d’échanges et de réflexion, où chacun apporte -en séance plénière mais aussi dans des groupes de travail - son expérience, ses propositions pour faire vivre au quotidien cette politique. Pour notre part, nous entretenons des relations fréquentes et constructives avec le Commissariat, qui nous le savons bénéficie d’un taux d’élucidation parmi les meilleurs du Département.

Par le passé, nous avons suffisamment combattu la politique du « Tout Répressif », du « Tout Sécuritaire » pour ne pas nous réjouir du ton nouveau de certaines déclarations des autorités de l’Etat

Cela dit, au-delà des intentions, les actes tardent à venir. Je veux rappeler ici notamment la situation de notre Commissariat :

En 1999, lors de la signature de notre Contrat Local de Sécurité, le Commissariat de Fontenay bénéficiait de la présence de 139 fonctionnaires Aujourd’hui il n’y en a plus que 102, soit une baisse de plus de 20% alors que la population a augmenté dans la même période de 6%. Par ailleurs notre Gendarmerie a fermé ses portes ! De plus, un accord avait été pris avec l’Etat, pour stabiliser ces effectifs, sous réserve que la Commune prenne en charges plusieurs missions telles que notamment: - La gestion des pièces d’identité - L’enlèvement des épaves - La Sécurité à l’entrée et à la sortie des écoles - Les objets trouvés

Naturellement nous avons respecté notre part du Contrat … mais les effectifs n’ont cessé de baisser !

Je me suis adressé le 2 juillet puis le 25 octobre dernier à Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, pour lui faire part de cette situation, lui rappelant les engagements du Président de la République de faire de la Sécurité des Habitants une de ses priorités majeures. J’ai également demandé que dans le cadre du recrutement annoncé de 6000 gendarmes et policiers, en 2013, la situation de notre Ville soit réexaminée. Les réponses qui m’ont été apportées ne répondent absolument aux questions posées.

En effet, si les chiffres ne sont pas contestés, il est invoqué une réorganisation des Circonscriptions de Sécurité Publique qui selon le Ministère aurait permit de conserver un taux d’élucidation satisfaisant de 38%

Personnellement, je croyais que nous étions débarrassés une fois pour toutes de cette fameuse « politique du chiffre » dont le précédent Président et son gouvernement nous vantaient les mérites et qui a connu le succès que l’on sait !

Au-delà des statistiques, les Fontenaisiens et les Fontenaisiennes ont le sentiment d’une augmentation de l’insécurité de la vie quotidienne, et du développement des incivilités et des actes délictueux de toute nature. Les habitants de certains quartiers de la ville sont confrontés à des incivilités, à des actes délictueux, à des trafics … De plus, dans la dernière période, nous avons du faire face à une recrudescence de cambriolages, de feux de voitures et de contenaires. C’est donc bien d’une véritable police de proximité, proche des gens et disposant de moyens suffisants, dont nous avons besoin. Le moins que l’on puisse dire c’est que les réponses annoncées ne vont pas dans ce sens.

De ce point de vue, je dois vous faire-part de nos inquiétudes, devant les révélations du journal Le Parisien, concernant une nouvelle organisation des Commissariats

Ce journal croit savoir qu’un projet de fusion des Commissariats existe visant, sous prétextes d’économies à « rationaliser le Champ de la Sécurité Publique » Je souhaiterais profiter de cette séance du CLSPD pour demander à Monsieur le Préfet, s’il peut nous confirmer l’exactitude de ces informations et les conséquences éventuelles pour notre Ville.

Par ailleurs, il faut prendre en compte la situation particulière de Val de Fontenay :

Premier Pole tertiaire de l’Est Parisien, la proximité des gares Sncf et Ratp, et du Centre Commercial, les nombres entreprises qui existent, font se croiser chaque jours des milliers de personnes.

Un lycée et un collège classé en ZEP entraînent la présence de plusieurs centaines de jeunesse. Il s’agit donc bien d’un secteur à risques qui nécessite des mesures particulières, notamment en matière de présence humaine dissuasive et quotidienne. Aujourd’hui, le chômage et la précarité persistent, la crise accentue le manque de repères de beaucoup de nos concitoyens et les conduit à se tourner vers leurs élus pour exprimer leurs craintes, et réclamer des réponses à leurs préoccupations, dont certaines relèvent d’une politique nationale, notamment le droit à la Sécurité pour tous.

C’est pourquoi, plus que jamais les Services de l’Etat, les Collectivités Territoriales et l’ensemble des partenaires du Contrat Local de Sécurité, doivent conjuguer leurs efforts pour lutter avec plus d’efficacité, contre les conséquences, mais surtout les causes, des phénomènes de délinquance, et assurer ainsi la tranquillité publique des citoyens.

L’ébauche de nouveaux axes stratégiques du CLSPD, qui vous est proposée aujourd’hui, va je l’espère, permettre une meilleure cohérence des actions partenariales et inter institutionnelles, pour définir des actions territoriales, transversales en se fixant des objectifs simples, mais concrets d’action contre la délinquance,

Mais nous y reviendrons dans le courant de la discussion.

Je vous remercie de votre attention.

 

Ligne Orange : On ne lâche Rien

Grand-Paris-Express.jpgUn rapport en fin d’année 2012 a remis en cause le tracé élaboré pour le métro du Grand Paris Express et repousse la longue élaboration avec l’ensemble des forces politiques qu’avait constitué l’association Orbival. Pour Fontenay, ce n’est ni plus, ni moins que la disparition du passage de la ligne Orange par notre ville qui est en jeu. C’est inadmissible, ce projet de métro nous avons besoin.

Il est temps de mettre un terme à la galère quotidienne des déplacements impossibles de banlieue à banlieue. Ce projet est porteur de mieux vivre, développement économique et d’emplois.

Nous sommes mobilisés pour obtenir le financement du tronçon de la ligne Orange, aujourd'hui hypothéqué par l'Etat qui remet en cause l'accord avec la Région. Une phase de concertation s’ouvre à la fin du moi de mars de cette année sur la ligne Orange nous avons obtenu que la dernière, de ces réunions, se tienne à Fontenay le 30 mars nous vous y attendons nombreux, votre rôle sera déterminant pour le maintien du tronçon de la ligne Orange passant par notre ville.

Martine Antoine, adjointe au maire déléguée à l’enfance, à l’éducation et à la jeunesse Claude Mallerin, conseiller municipal en charge de la voirie, de la circulation, des transports et des anciens combattants.

 

Flexibilité et précariat : objectif du patronat - par Gilles Saint-Gal

Gilles SAINT-GALLes négociations patronat syndicats ont abouti à un texte dangereux qui est loin de faire l’unanimité. Dès lors quand la presse parle d’accord, le mot est éloigné de la réalité. Comment la presse peut-elle parler d’un accord entre syndicats et patronat alors que de deux des principaux syndicats français la CGT et FO ne sont pas signataires du texte ? Au mieux, ce texte devrait être signé par les représentants du patronat d'un côté, de l'autre par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC.

A lire ce texte que je vous joins ici, en lien, on ne peut que comprendre et soutenir la CGT et FO tant ce texte est déséquilibré et fait pencher la balance du côté de la flexibilité. La sécurisation des parcours pour les travailleurs est très malmenée dans ce texte malgré quelques petites avancées.

Côté flexibilité, figurent notamment la possibilité de baisser les salaires et/ou le temps de travail en cas de difficulté. Y figurent aussi des mesures pour faciliter et "déjudiciariser" les licenciements et la possibilité de restructurer, sans plan social, via une mobilité obligatoire.

Face à ces accords qui détruisent notre Code du Travail et introduisent la flexibilité dans celui-ci, il y a en contrepartie, de nouveaux droits octroyés aux salariés et aux chômeurs: généralisation d'une complémentaire santé, limitation des temps partiels ou encore droits rechargeables à l'assurance-chômage.

C’est peu dire que l’échange est cynique, d’un côté la flexibilité, de l’autre des droits minimes pour ceux qui seront, du fait de la flexibilité, mis au chômage et poussés dans la précarité. En clair cela revient à pousser les salariés au chômage et leur laisser une bouée de sauvetage « trouée ».

Ce texte officialise le fait que chacun d’entre nous pourra être débarqué du bateau de l’emploi en contrepartie d’une « bouée temporaire dans l’océan de la précarité. »

Concrètement voici les principaux points, qui pour s'appliquer, devront être confirmés dans la loi et qui si ils le sont, seront un marqueur de plus des reniements du gouvernement Ayrault qui s’éloignera alors, encore un peu plus, du changement tant attendu au moment de l’élection de François Hollande.

Sécurisation des salariés et chômeurs

Surcotisation chômage (patronale) sur les CDD de "surcroît d'activité" et sur les très nombreux CDD dits d'usage. En échange, exonération de 3 à 4 mois (selon la taille de l'entreprise) pour l'embauche d'une personne de moins de 26 ans en CDI, et CDI pour les intérimaires à définir par la branche.

Accès généralisé à une complémentaire santé collective (financée pour moitié par l'employeur) avec un panier "minimum": 100% de la base Sécu pour une consultation, 125% pour les prothèses dentaires et forfait optique de 100 euros par an.

"droits rechargeables à l'assurance-chômage" pour que les chômeurs conservent une partie de leurs reliquats. Cela doit passer par une renégociation en 2013 de la convention UNEDIC.

Maintien des droits santé et prévoyance pendant 12 mois pour les chômeurs

Voix délibérative pour 1 à 2 salariés dans les organes de décision des grands groupes (5.000 salariés en France ou 10.000 dans le monde).

accès des représentants de salariés à une "base de données unique" (investissements, rémunérations, flux financiers, sous-traitance, etc.) pour "anticiper", grâce à un "dialogue renforcé", les évolutions. Flexibilité pour les entreprises

accords "de maintien dans l'emploi": en contrepartie de l'engagement de ne pas licencier, une entreprise en difficulté peut conclure un accord majoritaire pour "ajuster" temps de travail et rémunérations, sans passer par un plan social si elle licencie au moins 10 salariés refusant ces changements. Durée: 2 ans maximum. Quand l'entreprise va mieux, elle doit "partager le bénéfice économique" de l'accord avec les salariés.

Des plans sociaux facilités, "fixés" (procédure et contenu) soit par accord majoritaire avec les syndicats, soit par une homologation administrative dans les 21 jours, avec des délais de contestation maximum préétablis.

temps partiels: minimum de 24h par semaine, sauf cas particuliers, lissage possible sur l'année. Majoration au-delà de la 1ère heure (10% ou 25% selon cas). Encore plus de facilités pour l'employeur de "moduler le temps de travail". restructurations facilitées: mobilité interne obligée (à salaire ou classification maintenus) si un accord d'entreprise l'organise (conditions d'éloignement, etc.). Licenciement pour "motif personnel" en cas de refus.

Pour les licenciements individuels: en cas d'accord en conciliation aux Prud'hommes, "indemnité forfaitaire" à l'ancienneté (plafonnée à 14 mois de salaire pour 25 ans). Si pas de conciliation, le juge reste souverain. prescription des contestations de licenciement après 2 ans (3 ans pour les litiges sur les salaires).

 

Inauguration de la plaque commémorative Bir Hakeim - discours de Jean-François Voguet

JFV_Bir_Hakeim.jpgMesdames, messieurs,

A l’occasion de cette cérémonie d’hommage aux combattants de Bir Hakeim, je tiens à saluer les représentants de la Fondation de la France Libre. La fondation qui nous accompagne depuis des années pour organiser dans notre ville diverses cérémonies : le 18 juin, chaque année place du général de Gaulle pour nous souvenir de l’Appel fondateur, appel que chaque année les collégiens de Jean Macé, établissement classé ZEP viennent lire. Et puis aussi le 10 novembre pour l’anniversaire de la disparition du fondateur de la France libre cette armée et ce gouvernement qui maintenir contre vents et marées la flamme de la Résistance française alors que Pétain et consorts avaient honteusement renoncé.

Je veux les remercier de cette initiative d’offrir pour le 70e anniversaire de Bir Hakeim, une plaque commémorative à notre ville qui possède une rue rappelant ce haut fait d’armes. Je ne conterai pas ici l’histoire détaillée de cette bataille titanesque qui opposa 3723 Français Libres aux troupes de l’Afrika korps du général Rommel et de ses alliés italiens 15 fois plus nombreuses, les autres intervenants le feront bien mieux. Mais je tiens à parler du contexte de la pose de cette plaque.

Nous avons accepté avec plaisir d’organiser cette cérémonie, conscients de l’importance de la connaissance historique pour les jeunes générations. Nous avons voulu associer à cet hommage en plus de la Fondation de la France Libre, le Groupement de Recrutement de la Légion Etrangère qui est présent depuis sa création au fort de Nogent, situé en réalité à Fontenay. D’abord tout naturellement pour rappeler le rôle éminent de la Légion étrangère dans cette bataille avec les 1er et 2e bataillon de la 13ème demi-brigade commandés par le lieutenant-colonel prince d’origine géorgienne Dimitri Amilakvari. Et c’est aussi l’occasion de rappeler que la Légion est présente à Fontenay depuis 50 ans au fort et que des milliers d’étrangers sont passés par ses portes pour rejoindre l’armée. Je salue au passage la délégation des anciens de la Légion.

Enfin, nous avons voulu invité à cette cérémonie les associations du monde combattant toujours très dynamiques dans notre ville et maillon important dans la transmission de la mémoire et de l’histoire.

Cette rue a été dénommée Bir Hakeim suite à la décision du Conseil municipal du 19 juillet 1949. Le vote fut unanime et obtint les 31 voix des élus de l’époque à la fois du PCF et du RPF. Il s’agissait de baptiser je cite « la voie ouverte entre le boulevard du 25 août 1944 et la limite de Nogent » qui était alors « non encore dénommée ». Elle entendait rappeler ce fait d’armes de 1942.

1942, année terrible s’il en fut. C’était le temps où les forces de l’axe ont atteint leur domination la plus étendue sur tous les Fronts : en Europe où les nazis oppriment les peuples des Pyrénnées jusqu’à Stalingrad. En Asie et dans tout le pacifique où les Japonais assassinent à grande échelles depuis les Philippines jusqu’en Corée. En Afrique enfin avec une attaque concerté des troupes germano-italiennes contre les Britanniques obligés de se replier vers l’Egypte. En France Résistance nationale pas encore unifiée prend des coups terribles avec les arrestations, les déportations d’otages, et les fusillades. A Fontenay même, nos rues en gardent les noms, de nombreux résistants sont arrêtés : Gabriel Lacassagne est déporté à Auschwitz comme otage avec 1100 autres militants communistes, Edouard Maury, Georges Le Tiec et d’autres Francs Tireurs et Partisans sont arrêtés, torturés et emprisonnés. Des dizaines de juifs sont raflés avant d’être déportés et exterminés. Les temps sont durs et l’espoir d’un renversement de tendance encore bien utopique.

Dans ce contexte, la Bir Hakeim est une bataille première. Première pour la France libre d’abord. Certes, il y avait bien eu, me 1er février 1941 la prise de Koufra dans le désert libyen par les troupes du colonel Leclerc qui avaient ravi cet oasis aux troupes de Mussolini. Mais avec Bir Hakeim ont est à une autre échelle. Celle de tout le front d’Afrique du Nord où le débarquement allié n’a pas encore eu lieu. C’est le moment où les troupes d’Hitler et de Rommel ont des ambitions clairement affichées pour toute l’AFN et le proche orient. Et c’est là que s’affirme l’héroïsme de ces 3700 hommes qui combattent sous les drapeaux de France et le commandement du général Koenig. Il y a des Français comme le capitaine Mesmer mais aussi des bataillons d’Oubangui-Chari, des Nord Africains… Des troupes et un équipement hétéroclites qui vont tenir pendant 3 semaines face à un ennemi beaucoup, beaucoup plus nombreux. Brisant l’attaque italienne d’abord en détruisant de nombreux chars par l’utilisation inédite de canons transformés en redoutables armes à tir direct. Puis en contenant l’attaque des panzer divisions du général Rommel. Le bilan est étonnant : côté français on compte 140 tués, 230 blessés et 800 prisonniers. Du côté de l’Axe c’est plus de 3300 hommes mis hors de combat tués, blessés ou prisonniers. 51 chars, 50 avions et plus d’une centaine de véhicules sont détruits. Le 11 juin les troupes françaises rompent l’encerclement et rejoignent les troupes britanniques qui ont réussi en 3 semaines leur évacuation. Un succès qui donne à la France Libre et à ses troupes leurs lettres de noblesse.

J’insiste un peu sur le symbole des troupes de la légion du lieutenant-colonel Amilakvary. Elles comptaient pas moins de 300 républicains espagnols qui sauvèrent par leur action l’armée britannique. Ils avaient connu dans leur pays l’arrivée du franquisme soutenu par les troupes l’Italie fasciste et de l’Allemagne nazie… Ils savaient pourquoi ils combattaient. Bir Hakeim est un moment capital, le grain de sable dans la marche en avant de l’Afrika korps. Le début de la fin pour les Allemands en Afrique, un tournant qui mène à El Alamein puis à la victoire au même titre que la résistance soviétique à Stalingrad en 1942 qui conduit à la première capitulation nazie du 3 février 1943 et qui marque le tournant de la guerre en Europe.

Symbole fort de l’héroïsme donc dont le retentissement est considérable y compris dans la France occupée. Au moins deux maquis de France créés en 1942 portent le nom de cette victoire. Le maquis Bir Hakeim des Cévennes créé par l’armée secrète et un maquis des Charentes. Ce nom repris par les combattants de l’intérieur marque alors l’union de la France libre et des combattants en territoire occupé.

Bir Hakeim c’est aussi le symbole de la Légion, celui de l’intégration d’étrangers qui deviennent français par le sang versé, symbole fort, la France étant le seul pays du monde qui donne des armes à des non nationaux pour défendre ses couleurs. Symbole fort de continuité puisque dès août 1792 les révolutionnaires se présentent à la barre de l’Assemblée pour proposer « l’adoption de tous ceux qui dans les diverses contrées du monde, ont mûri la raison humaine et préparé les voies de la liberté. » C’est le sens même de cette troupe, c’est une des grandes leçons que nous laisse l’héroïsme de ces soldats qui sont devenus français au combat comme leurs compagnons de étrangers aussi de la Résistance intérieure.

Merci de votre attention.

 

Présentation des voeux aux Fontenaysiens - discours de Jean-François Voguet

Fran_ois_S_nat.jpgMesdames, Messieurs, Mes chers concitoyens, Mes cher(e)s ami(e)s

Merci à tous d’être avec nous ce soir. La Municipalité et moi-même, nous vous présentons nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année … Que 2013 vous apporte le meilleur de ce que nous souhaitons pour nous-mêmes, nos proches et notre pays, Qu'elle soit moins rude à tous nos concitoyens fragilisés par l’âge, la maladie, le handicap ou l’exclusion sociale, Qu'elle apporte à Fontenay et ses habitants, les raisons de se mobiliser pour un monde meilleur, pour une qualité de vie renforcée et pour des projets utiles et partagés.

En effet, en ces temps de crise, en ces temps où l’avenir génère incertitudes et inquiétudes, rien ne serait pire que de baisser les bras, rien ne serait pire que de reculer sous les coups de la fatalité ou de l’adversité.

Je suis convaincu que notre ville, les hommes et les femmes, les jeunes qui y vivent et y travaillent, recèlent des atouts formidables et un potentiel d’engagement sans limite, permettant de relever tous les défis, pour que nul ne soit exclu du droit au bonheur de vivre.

Ces solidarités et les droits sur lesquelles elles s'appuient marquent profondément notre identité et nos actions. Nous entendons continuer d’agir pour leur donner encore plus de force et faire reculer, ici comme ailleurs, les inégalités sociales et territoriales, pour que les droits des plus fragiles soient reconnus et protégés.

Dans ces conditions… quand elle est combative… la commune constitue le plus souvent pour les habitants un espace de résistance, le dernier rempart contre la dureté de la vie et les accidents de l’existence. Avec les services publics locaux tels que nous les faisons vivre à Fontenay, et dans une Municipalité à vocation solidaire comme la nôtre, chacun sait qu’il fait partie d’une collectivité humaine solidaire. Pour les gens, je crois que ce ne sont pas des mots. C’est très concret. Ils savent que la Mairie fait bloc pour batailler contre la solitude et l’isolement, pour redonner un sens humain au fait de vivre ensemble dans la cité, et pour y vivre en bonne intelligence justement.

Ils savent qu’ils peuvent faire appel à leurs élus et aux services municipaux, en étant sûrs qu’ils seront respectés, écoutés, entendus et défendus. La commune de Fontenay, ce n’est pas une entité abstraite, une administration froide et anonyme, loin des gens. C’est au contraire très vivant. Ce sont des centaines d'agents communaux agissant au plus près de leurs concitoyens, faisant vivre le service public garant d’égalité, avec le sentiment fort de travailler au service de l’intérêt général. Je les salue et les remercie ici ce soir.

A Fontenay, 2012 a été une année positive en matière d'équipements nouveaux : nous avons terminé le parc des Carrières, véritable poumon vert pour Fontenay en plein cœur de ville, nous avons inauguré le nouveau Kosmos, la maison de retraite de la Dame Blanche pour personnes âgés dépendantes, la réfection de l'école Michelet, deux terrains de sport synthétiques. Bientôt, ce sera le tour des 50 logements rue Dalayrac avec une crèche. Nous avons également démarré le grand chantier de la piscine qui sera terminé en 2014 et nous avons décidé une grande opération de requalification du quartier de la Redoute, où une concertation importante avec les habitants a été mise en place.

Ces équipements prennent en compte bien sûr ce qui touche à l'économie d'énergie et sont de haute qualité environnementale. Depuis des années, nous travaillons de cette façon, en ayant toujours à l’esprit la cohérence de notre action multiforme, avec le fil conducteur de la solidarité qui en est le pivot central, et avec l’outil majeur que sont la démocratie citoyenne et le débat au plus près des habitants.

C'est d'ailleurs dans cet objectif que 2013 sera l'année où nous allons réunir, questionner, débattre avec les fontenaysiens sur la ville qu'ils veulent pour demain. Les Rencontres de Fontenay sur le thème "Faites la ville", seront une large initiative où chacune et chacune est appelé à donner son avis, ses suggestions, ses propositions sur l'avenir de Fontenay, notamment dans le cadre de la problématique posée par le Grand Paris. Quels équipements, quels logements, quelle circulation, quels stationnements, quel environnement … à partir du bilan de ce que nous avons réalisé au cours de ce mandat et ceci, afin de nous projeter dans l'avenir. Réfléchir ensemble pour définir ensemble le futur que nous voulons pour notre ville, voilà notre objectif.

Vous le voyez, notre ville va de l'avant !

Est-ce à dire que tout va bien dans le meilleur des mondes ?

Evidemment non !

Il nous faut encore travailler sur certaines questions, comme la circulation et le stationnement. Améliorer encore la démocratie participative, qui est un principe auquel je tiens particulièrement.

Mais il nous faut aussi nous rassembler et nous mobiliser. Des batailles sont à mener.

D'abord celle du Grand Paris. Ce projet comporte, à mes yeux, de grands risques d’aboutir à une ville inhumaine. Nous sommes attachés à construire une ville harmonieuse, nous n’allons évidemment pas y renoncer.

Sur la question des transports, il nous faut nous battre pour obtenir le financement d'Orbival et du tronçon de la ligne Orange, aujourd'hui hypothéqué par l'Etat qui remet en cause l'accord avec la Région. Nous battre également pour le prolongement de la ligne 1 du métro et l'arrivée du Tram à Val de Fontenay.

Autre revendication, celle de la sécurité. La gendarmerie est fermée depuis plusieurs années et les effectifs du commissariat ont baissé de 35 fonctionnaires en dix ans. Manuel Valls a annoncé le recrutement de 6 000 gendarmes et policiers. Il doit donc nous entendre.

Concernant l'emploi, j'espère que les changements survenus dans notre pays permettront d'aller dans le bon sens. Nous allons en tout cas nous engager dans le dispositif "emploi d'avenir" pour les jeunes fontenaysiens.

Nous allons également travailler à la réforme proposée pour l'école.

Cette année encore, nous n'augmenterons pas la fiscalité locale pour ne pas peser sur le budget des ménages. Nous sommes ainsi au-dessous de la moyenne des villes de même importance en ce qui concerne le taux d'imposition, la taxe d'habitation, le foncier bâti et le poids du remboursement de la dette. Cela est rendu possible par notre développement économique.

Alors finalement oui, une ville qui va de l'avant et qui s'est donnée les moyens de sa politique avec une équipe très ouverte.

Les élus fontenaysiens ont des personnalités et des convictions différentes. Cela n’est évidemment pas toujours facile. Le débat est parfois rude, mais c'est passionnant et enthousiasmant ! Et s’il y a une chose dont je suis bien convaincu, c’est que de la différence naît la richesse. C’est que l'échange, argumenté, respectueux des uns et des autres, est le meilleur moyen de définir ensemble ce qu’est l’intérêt général. À Fontenay, nous avons une grande et longue pratique de l’union et du débat. Vous pouvez être assurés que je serai en première ligne pour les préserver comme la prunelle de nos yeux, pour faire gagner le pari de l’avenir à Fontenay et aux Fontenaysiens.

A l’aube de cette année nouvelle, je veux renouveler à tous nos concitoyens l’assurance qu’ils nous trouveront toujours au premier rang de l’action pour restituer aux citoyens, proclamés libres et égaux par la République fondatrice, les services publics justes et performants dont ils ont la plus urgente nécessité en ce moment.

Une nouvelle année, c’est l’espoir du bonheur et des succès qu’elle peut nous apporter. C’est sur ces mots d’espoir, de bonheur et de succès que je voudrais conclure.

Très bonne année 2013 à tous !

Bonne année à Fontenay-sous-Bois, à la République et à la France !

 

Rencontres pour Fontenay : Faites la ville ! – entretien avec Sylvie Tricot-Devert

STD.jpgParu dans l'Almanach 2013 de Fontenay. Au printemps 2013, les « Rencontres pour Fontenay - Faites la ville » proposeront à tous les Fontenaysiens des rendez-vous pour parler de Fontenay, dialoguer, se rencontrer. Entretien avec Sylvie TricotDevert, adjointe au maire, chargée du développement de la démocratie locale et de l’intervention citoyenne

À Fontenay : Au printemps prochain auront lieu les « Rencontres pour Fontenay. Faites la ville. » De quoi y sera-t-il question ?

S. T.-D. : Il s’agira de parler de Fontenay, de son présent et de son futur. Il y sera beaucoup question du « Vivre ensemble », qui est si caractéristique de notre ville. Mais justement, la formule ne doit pas devenir un emblème ou un slogan. Cela doit rester un engagement concret, chargé de valeurs humaines, du souci des autres, de solidarité.

Ces Rencontres seront aussi l’occasion de s’arrêter sur les multiples chantiers qui transforment et transformeront nos quartiers : il est important de s’entendre sur le sens souhaité ou souhaitable de ces changements. Elles vont s’inscrire dans la grande concertation commencée il y a deux ans, dans le cadre de l’Agenda 21, qui place le développement durable au cœur de l’avenir de Fontenay.

À Fontenay : À qui s’adressent ces rencontres ?

S. T.-D. : Notre objectif est que tous les habitants se sentent concernés par ces enjeux. À Fontenay-sous-Bois, la vie citoyenne est très riche. Les conseils de quartiers, les commissions municipales, les réunions publiques mobilisent des centaines de personnes. Le conseil municipal, diffusé sur le site Internet de la ville, est très suivi. Avec les Rencontres, il s’agit de faire partager bien plus largement encore les valeurs du « vivre ensemble » et les défis de la transformation urbaine. Nous allons profiter des événements très variés qui rassemblent les Fontenaysiens, pour leur permettre de s’exprimer, d’échanger, de dialoguer. Un grand nombre d’initiatives municipales habituelles porteront donc la marque des rencontres et revêtiront une dimension particulière.

À Fontenay : En somme, vous voulez apporter la discussion là où se trouvent les Fontenaysiens, plutôt que de les réunir dans une salle.

S. T.-D. : Oui. Mais il ne s’agit pas seulement de débattre. Il s’agit surtout de provoquer des rencontres. Des rencontres entre habitants d’horizons et d’opinions différentes, entre jeunes et moins jeunes, entre habitants de tel et tel quartier. Des rencontres pour se parler, certes, mais aussi pour partager des valeurs communes, mieux se connaître, mieux se comprendre. Dans cette optique, oui, nous voulons aller vers les gens. Cela dit, il y aura des débats, et notamment « Les Rencontres du jeudi soir ».

Nous y inviterons des intervenants extérieurs reconnus, pour aborder des sujets qui nécessitent d’aller en profondeur, d’exposer des conceptions contradictoires afin d’avancer tous ensemble dans la compréhension de questions de société qui nous concernent tous.

À Fontenay : Allez-vous solliciter la participation des habitants ?

S. T.-D. : L’entraide, la vitalité des liens sociaux, la « civilité »… c’est bien sûr l’affaire de la ville et du service public municipal, mais c’est aussi celle d’associations, de citoyens engagés et, tout simplement, de chaque personne. Nous proposons aux associations, aux bureaux des conseils de quartier et à d’autres acteurs, de s’inscrire dans ces Rencontres, afin qu’elles soient nourries de leur énergie et de leur créativité. Ceux qui y participent viennent avec leurs préoccupations et leurs idées. Tout au long du printemps, nous irons à la rencontre des Fontenaysiens pour les interroger sur tel ou tel sujet.

Nous avons aussi le projet de rassembler toutes les petites vidéos qui ont recueilli la parole des habitants depuis deux ans à l’occasion de micro-trottoirs, de documentaires, de réunions de quartier… et de faire une grande diffusion de tout cela à la fête de la Madelon, qui clôturera nos Rencontres.

Nous voulons que ces Rencontres soient un moment de convivialité et réservent quelques surprises. La fête en est une dimension importante. D’ailleurs, l’intitulé de cet événement comporte une joyeuse ambiguïté : « Faites la ville » demande votre participation. Cela s’entend aussi comme un appel à la fête. Cette volonté de gaîté et d’optimisme traversera nos Rencontres pour Fontenay.

 

« Chacun participe à la vie de la commune » - entretien avec Jean-François Voguet

Paru dans l'Almanach 2013 de Fontenay. En 2013, la municipalité souhaite maintenir sa ligne de conduite, le « Vivre ensemble », en luttant contre les inégalités et en résistant aux conséquences de la crise économique. Jean-François Voguet, maire de Fontenay, nous trace les grandes orientations pour cette nouvelle année.

Jean-François VOGUETÀ Fontenay : D’importants travaux d’aménagement et d’équipement ont été réalisés l’année dernière et d’autres sont à venir…

J.-F. V. : Notre objectif est d’améliorer le cadre de vie des Fontenaysiens. Ainsi d’importants travaux de voirie ont eu lieu en 2012, je pense à la rue Gabriel-Lacassagne. Nous avons aussi voulu qu’un certain nombre de voies passent en zone 30 afin que puissent cohabiter, piétons, vélos et voitures.

En septembre 2012, nous avons inauguré, le cinéma municipal Le Kosmos qui s’est modernisé avec le passage à la projection numérique. L’écoparc des Carrières est terminé et sera ouvert au public au printemps 2013. C’est un poumon vert en plein centre ville qui va relier, par une coulée verte, l’avenue de la République au parc de l’Hôtel de ville. Ce sera un espace de liberté, de jeux, très attendu par la population. Côté logements, plusieurs livraisons de logements sociaux ont eu lieu comme avenue Foch ou encore rue Pierre-Curie…

L’opération Barbe - où une nouvelle crèche est prévue - est bientôt terminée ; les dix-sept logements sociaux de la rue Pauline seront livrés courant 2013… Nous travaillons aussi sur la réhabilitation du quartier de la Redoute qui est un véritable projet de ville, avec de nouveaux espaces communs de vie et un projet de théâtre. La construction du nouvel immeuble de la Société Générale va démarrer. Il accueillera environ 4 000 employés. Le projet Péripole, dans la zone de l’avenue de Lattre de Tassigny, est en cours d’étude.

À Fontenay : Et le projet de rénovation de la piscine ?

J.-F. V. : La piscine municipale a fermé ses portes en novembre 2012. Les travaux de rénovation, qui changeront radicalement le visage des bassins et du complexe, devraient aboutir à l’automne 2014. Les Fontenaysiens bénéficieront alors d’une toute nouvelle piscine, répondant à leurs attentes et besoins. Cet équipement, construit en 1973, avait besoin d’une réhabilitation. D’abord pour répondre aux normes d’hygiène et de sécurité mais également pour intégrer la question environnementale et du développement durable. Ainsi, des économies d’eau et de dépenses énergétiques, l’isolation du bâtiment, un nouveau traitement de l’air seront réalisés. L’offre de service sera diversifiée pour les usagers : création d’un bassin ludique, agrandissement du bassin d’apprentissage (en inox), création d’un espace bien-être et remise en forme, restauration rapide, accès aux personnes à mobilité réduite. Les douches et des vestiaires seront revisités.

À Fontenay : Où en êtes-vous de la mise en œuvre du programme local de l’habitat ?

J.-F. V. : Le PLH a été élaboré autour de trois orientations majeures : la réhabilitation et construction de logements, le développement durable et la mixité sociale que nous souhaitons développer sur l’ensemble du territoire de la commune, tout en veillant à maintenir le caractère agréable et pavillonnaire de la ville mais sans l’intensifier.

L’autre axe important concernait la question du surloyer, qui a été remis en cause. En 2012, plusieurs opérations de réhabilitations et de constructions ont été inaugurées et des logements neufs seront livrés en 2013 comme je le disais précédemment. D’autres opérations sont également été réalisées dans le domaine privé et seront terminées cette année, comme rue du Clos-d’Orléans, le PLH imposant une part de logements sociaux dans les constructions privées.

À Fontenay : Le développement de la ville pose la question des moyens financiers surtout en période de préparation budgétaire.

J.-F. V. : Nous sommes en cours d’élaboration du budget 2013 de la ville. Devant une situation économique et sociale qui s’aggrave, et qui demanderait sans doute des réponses ambitieuses et audacieuses, nous nous heurtons aux décisions de l’État de geler les dotations en 2013 et de les baisser en 2014 et 2015.

Ainsi, alors que les besoins des citoyens augmentent, nos moyens diminuent. Toutes les villes sont confrontées à ce problème. L’Association des Maires de France, réunie il y a quelques mois en congrès, s’interrogeait : « Comment développer les services à la population avec des moyens contraints ? » Au moment où il y aurait besoin d’un engagement fort de l’État, de plus de service public pour répondre aux besoins de la population, l’asphyxie des finances locales se poursuit. Ce n’est pas satisfaisant. Pour ma part, je veux poursuivre les investissements dont notre ville a besoin, répondre aux souhaits de la population, donner des moyens à notre collectivité pour bien travailler.

Je refuse d’augmenter la pression fiscale locale sur les familles et de réduire l’activité du service public. C’est un choix difficile, certes, mais je suis persuadé que nous pouvons y arriver, notamment dans le cadre du service public. J’espère que dans un proche avenir, le gouvernement actuel remettra en cause dans sa globalité la réforme des collectivités territoriales voulue par Monsieur Sarkozy et envisagera une réforme en profondeur de la fiscalité. La solidarité doit rester de mise dans notre ville, une solidarité étendue envers les plus démunis et la classe moyenne, les seniors, les personnes handicapés, les femmes seules…

Ainsi, nous avons mis en place, il y a deux ans une réforme des quotients familiaux pour davantage de justice sociale et pour garantir la mixité dans toutes les activités que nous proposons. Nous n’oublions pas les jeunes, dont certains vivent moins bien que leurs parents. Cela nous impose de nouvelles responsabilités : penser une politique transversale et innovante en matière de formation professionnelle (même si ce n’est pas de la compétence des communes), de logement, d’accès à la culture et aux loisirs. C’est pourquoi je souhaite que la ville se lance dans le dispositif des emplois d’avenir.

À Fontenay : Vous avez réactivez les zones bleues dans certains quartiers alors que la question du stationnement dans la commune est complexe ?

J.-F. V. : Nous avons fait le choix de la zone bleue et nous allons l’étendre cette année. Il conviendra d’ailleurs de renforcer l’équipe de la police municipale pour la faire respecter. Le but des zones bleues est de ventiler le stationnement dans les quartiers commerçants et de déloger les voitures ventouses. Je pense que c’est positif pour le commerce de proximité.

Concernant le stationnement, la question est posée dans toutes les villes. L’usage de la voiture s’est en effet développé. D’ailleurs, nous allons ouvrir un parking public de 50 places rue Dalayrac. Il est aujourd’hui courant que les ménages en possèdent plusieurs. De plus, en banlieue, la voiture est quasiment une nécessité tant les lacunes des transports collectifs interbanlieues sont grandes.

Il faut noter que la majorité des autres communes font payer le stationnement, ce qui n’est pas notre cas. Le stationnement est gratuit et c’est un engagement que nous respecterons. Proposer un abonnement pour les riverains à plus de 300 euros l’année comme le fait Vincennes, revient en définitive à augmenter les impôts de manière détournée... Pour diminuer le recours aux voitures, il faut changer les habitudes, développer les transports collectifs, promouvoir les circulations douces et alternatives comme le vélo, les zones 30 …

À Fontenay : Qu’en est-il de l’amélioration des réseaux de transports ?

J.-F. V. : Agir pour améliorer les conditions de transport sur la ligne A du RER et sur l’ensemble des transports en commun est plus que nécessaire. Je note que certaines rénovations, insuffisantes, ont déjà été réalisées. Val de Fontenay est une gare intermodale avec les RER A et E, elle devrait également accueillir à terme le tramway T1, une station d’Orbival - le métro pour la banlieue qui s’inscrit dans le trajet du Grand Paris Express - et enfin, le prolongement de la ligne 1 du métro. Nous avons également le projet de relier les deux stations du RER, Moreau David et Val-de- Fontenay. La venue du Grand Paris Express, comme pour Orbival, est importante pour notre ville, mais également pour le département et son expansion économique. Les moyens de transport de demain doivent être efficaces, rapides et accessibles à l’ensemble de la population. C’est pourquoi il faut que le gouvernement réintègre les crédits nécessaires pour la réalisation de ce programme, c’est un nouveau combat aujourd’hui.

À Fontenay : Vous avez récemment interpelé Manuel Valls, ministre de l’intérieur sur le manque d’effectifs de la police nationale sur la ville…

À Fontenay, les effectifs de la police nationale sont passés de 139 fonctionnaires en 1999 pour une ville de 50 921 habitants à actuellement 102 pour 53 600 habitants et la gendarmerie a fermé. Rejeter la responsabilité de la sécurité publique sur les maires ne mènera à rien, alors que c’est une mission régalienne de l’État.

Nous avons besoin d’une police nationale bien formée, républicaine, présente sur les quartiers qui assure ses missions : prévention, dissuasion et répression quand elle est nécessaire. De plus, il faut s’attaquer aux problèmes du logement, du chômage, et de l’échec scolaire qui jette dans la marginalisation une partie de la jeunesse.

À Fontenay : Vous insistez souvent sur l’enjeu de la démocratie participative.

J.-F. V. : Nous faisons preuve de volontarisme depuis des années pour mettre en branle une réelle démocratie participative, en développant tout un arsenal d’outils propices à l’expression citoyenne, comme les conseils de quartier, au sein desquels les habitants déterminent librement les ordres du jour. Ce sont des lieux d’échanges constructifs, qui permettent de tisser du lien social et de bâtir au quotidien le « vivre ensemble ». Notons aussi que régulièrement le conseil municipal propose aux Fontenaysiens de s’exprimer directement sur les sujets qui les intéressent, et que tous sont retransmis en direct sur le site Internet de la ville.

Nous souhaitons également renforcer les commissions municipales et les conseils ouverts au public, comme ceux de crèche, d’école, ou encore les conseils d’équipements sportifs ou culturels, et créer un conseil de gestion de la halle Roublot. Les permanences d’élus sont une garantie de proximité entre les élus et leurs administrés. Je reçois entre 20 et 30 Fontenaysiens par semaine. Et en début de mandat, un observatoire des engagements a été créé, organisme indépendant chargé de faire le point sur l’évolution des 140 engagements. Il présentera un bilan précis dans les mois qui viennent. Et cette année nous allons organiser les rencontres de la ville qui ont pour but de réfléchir à la ville de demain face aux défis auxquels nous sommes confrontés. Nous souhaitons associer à cette initiative tous les habitants ainsi que les associations.

À Fontenay : Monsieur le maire, comment abordez-vous l’année 2013 ?

J.-F. V. : Notre ligne de conduite est et restera le « Vivre ensemble ». Cela suppose de lutter contre les inégalités et de résister aux conséquences de la crise économique. Trois axes me paraissent essentiels : d’abord, la solidarité. Nous l’entendons au sens large avec le droit à la culture, au sport, aux vacances avec des tarifs modulés en fonction d’un quotient familial à la santé, à un cadre de vie de qualité, au logement pour tous… Nous avons créé Fontenay-sous-Soleil pour ceux qui ne partent pas en vacances, nous avons mis en place le Pass Solidaire, les quotients familiaux ont été revus…

Ensuite, le développement durable et l’écologie sont l’une de nos priorités. Nous cherchons à limiter les gaz à effet de serre, à réduire les pollutions et, parlà même, les coûts de fonctionnement énergétique. Le PLH tient compte aussi de cette problématique.

Enfin, comme je le disais l’approfondissement de la démocratie locale est également un point fondamental. Elle rejoint notre volonté de vivre ensemble et la manière dont chacun participe à la vie de la commune.

À Fontenay : À l’approche des élections municipales de 2014, comment se porte votre majorité ?

J.-F. V. : Nos relations sont bonnes, mais ce sont surtout les membres de la majorité qui pourraient vous le dire ! Nous avons développé le travail collectif sur toutes les grandes questions. Cependant, il reste des différences d’approche, d’autres types de préoccupations, y compris au sein même de chaque groupe car nous sommes une majorité très large regroupant toutes les composantes de la gauche.

Mais rien de plus normal ! Il y a des discussions et il n’est pas toujours facile de parvenir à des accords sur tout, mais c’est le débat, la franchise, la recherche de l’intérêt général qui l’emporte. Vous savez, chaque élu est responsable d’un secteur d’activité, notamment les adjoints.

Ce sont des gens passionnés par leur mission et il est donc normal qu’ils aient aussi, parfois, une vision prioritaire dans leur domaine de responsabilité. Il nous faut donc, en permanence, rechercher l’équilibre. Je crois que nous y parvenons. D’ailleurs, tous les grands projets portés par notre programme ont toujours été adoptés en conseil municipal.

À Fontenay : Avez-vous quelque chose à ajouter ?

J.-F. V. : Permettez-moi, pour conclure, de souhaiter à tous les Fontenaysiens, une très bonne année 2013 et de les assurer que d’une part je me battrai à leurs côtés pour que notre pays s’engage résolument dans le changement et d’autre part de ma détermination à tout mettre en œuvre avec eux, pour que Fontenay soit toujours plus une ville à vivre pour tous.

Propos recueillis par Manuela Martins

 

L’hiver arrive : tout le monde doit pouvoir se chauffer ! - Pétition

gaz_euro.jpgAlors que le gouvernement vient d’annoncer une hausse du tarif de l’électricité de 2,5%, après celle du gaz, les parlementaires du Front de gauche lancent une pétition pour l’adoption de la loi sur les tarifs sociaux de l’énergie pour que "tout le monde puisse se chauffer en hiver".

Se chauffer est devenu un luxe, choisir entre l’éclairage, la cuisine, et les loisirs multimédias une contrainte de plus en plus courante.

Particulièrement pour les 8 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Pour elles pas de droit à l’énergie.

Dans le même temps, la facture énergétique de tous les ménages va encore augmenter. Cela nous touchera tous, fragilisant la majeure partie d’entre nous.

A deux jours du début de l’hiver, les parlementaires du front de gauche réitèrent leur demande d’adoption immédiate de la proposition de loi relative à l’urgence sociale en matière énergétique, nous appelons l’ensemble des citoyens à soutenir cette démarche, premier pas vers la garantie d’un droit à l’énergie pour tous.

Pour l’extension et l’augmentation des tarifs sociaux Pour l’interdiction des coupures et des résiliations de contrat de fourniture d’énergie Pour un service public de l’énergie assurant sur l’ensemble du territoire une tarification unique et une réelle péréquation Pour une transition énergétique durable et sociale

Signez la pétition en cliquant ici

 

Pose de la première pierre de la nouvelle piscine - discours de Jean-François Voguet

fermeture_piscine.jpgMesdames, Messieurs, Chers Amis,

Merci à tous d’avoir répondu à notre invitation ce samedi matin.

Je vais donc avoir le plaisir de poser la 1ère pierre de notre nouvelle piscine… avec vous toutes et tous qui aimez et pratiquez le sport… avec les membres de la Municipalité qui m’entourent.

Parmi les élus, plusieurs sont chargés des questions sportives, vous le savez. C’est un fait peu courant dans les communes. Mais à Fontenay, c’est un choix résolu de cette Municipalité de développer au maximum de nos possibilités la pratique sportive et de la mettre en accès à tous les citoyens qui le désirent.

Je disais à l’instant « notre nouvelle piscine », parce qu’il s’agit en fait bien plus d’une nouvelle naissance pour cet équipement, que d’une simple réhabilitation… si tant est qu’une réhabilitation soit simple !

La piscine Allende a été construite en 1973. Elle allait donc fêter ses quarante ans en 2013. Alors, bien sûr, au cours de ces 4 décennies, nous avons entrepris des réfections et des améliorations.

Mais, outre que la piscine avait besoin d’une remise aux normes pour répondre correctement aux exigences d’aujourd’hui, l’importance de cet équipement dans la vie des Fontenaysiens de tous âges, nous a conduits à repenser entièrement sa conception — à la fois pour améliorer les conditions d’accueil et d’utilisation, tout en améliorant les conditions de travail du personnel.

Au passage, d’ailleurs, je voudrais souligner le caractère performant du service public, et sur tous les plans : la qualité de l’élaboration du projet, la capacité d’adaptation face aux problèmes, la rigueur de gestion, et le souci toujours présent de gérer au plus juste les deniers publics.

C’est ainsi qu’après la conception d’un 1er projet que nous avons estimé trop lourd financièrement, un second a été mis sur pied en un temps record, de façon à ce que les différentes étapes nécessaires s’enchaînent sans tarder — la réunion du jury du concours, l’appel d’offres, le permis de construire… et jusqu’à donc la 1ère pierre que nous pouvons poser aujourd’hui.

Ce nouveau projet, tel qu’il est conçu, va nous permettre de répondre à tous nos objectifs à la fois.

Il améliore considérablement la performance sportive de l’équipement, avec la création d’un nouveau bassin de 60 m2, qui comprend une pataugeoire et des jeux aquatiques, et avec l’agrandissement de plus de 125 m2 du bassin d’apprentissage, lequel comprendra un espace ludique. Et puis il est prévu de ménager une salle polyvalente de cours, qui sera consacrée à l’enseignement théorique.

Concernant la mise aux normes, sans vous en livrer les détails techniques, je voudrais juste signaler des améliorations dont les usagers pourront directement ressentir les effets bénéfiques, avec notamment la création d’un accès adapté aux personnes à mobilité réduite, d’un système de prévention des noyades, et de vestiaires adaptés pour le personnel… avec aussi un nouveau système de traitement de l’air, et de traitement de l’eau.

Un autre domaine d’améliorations très importantes porte sur le confort et la qualité d’accueil des usagers. En plus donc de la création d’un 3ème bassin, s’ajoutera désormais une dimension ludique. J’ai déjà parlé des jeux aquatiques de la pataugeoire, mais il est également prévu tout un espace de 600 m2 consacré au bien-être et à la remise en forme, avec un solarium de 400 m2, deux saunas, un hammam, une salle de fitness. Et il y aura également une cafétéria d’environ 200 m2.

Il faut d’ailleurs ajouter que les nouveaux aménagements de nature technique vont améliorer, eux aussi, le confort des usagers, du point de vue du niveau sonore, de la chaleur, des odeurs, de la qualité de l’eau, de l’hygiène et de la sécurité, avec également des vestiaires et des douches refaits à neuf.

Les personnels ne seront pas en reste. Ils auront un bureau à leur disposition, un espace de repos, un autre pour la formation et une surface de 100 m2 pour le rangement du matériel.

Évidemment, il y aurait encore bien des choses à dire, parce qu’il s’agit d’un projet très complet, très fourni, et en plus visuellement très beau. C’est le Cabinet d’architectes ARCOS qu’il faut féliciter. Ils ont fait un travail vraiment magnifique.

D’autant que… et je voulais attirer votre attention là-dessus… non seulement leur projet est beau et fonctionnel, mais par surcroît, il va nous permettre de réaliser des économies substantielles d’énergie et de consommation d’eau, tout en permettant de dégager deux semaines supplémentaires par an au profit des usagers.

Pour ce qui est des scolaires, nous serons en mesure d’accueillir 4 classes primaire de plus et, pour les secondaires, d’accroître le nombre des créneaux disponibles en matinée entre 8 et 9h.

Au total, alors que jusqu’à présent la fréquentation de la piscine était de 90 000 usagers, nous pensons pouvoir désormais accroître le nombre d’entrées de 30%.

C’est dire que tout le monde sera largement bénéficiaire de la nouvelle piscine, aussi bien les sportifs et leurs clubs, que les enfants, les jeunes, et l’ensemble des familles fontenaysiennes.

Et c’est dire aussi que l’investissement financier… certes important puisqu’il approche des 11 M d’euros… est de ces investissements qu’on dit « productifs » puisque, en plus des économies de fonctionnement qu’il représente, génère une pleine rentabilité sociale au profit de l’intérêt général.

Pour finir, je ne veux pas manquer de souligner la participation financière de la Région, à hauteur de 1 600 000€, et du CNDS, pour 800 000€.

Voilà ce que je tenais à vous dire ce matin. Et maintenant, avec Gilles Saint-Gal, Conseiller Général et Conseiller Municipal délégué aux sports et aux APS, et avec Ali Saoudi, Conseiller Municipal délégué au sport et enfance, nous vous donnons rendez-vous à l’automne 2014, pour la réouverture de notre piscine renaissante, et nous vous souhaitons d’y passer à l’avenir de très belles heures de votre vie. Merci de votre attention.

 

Bonnes fêtes de fin d’année ! – Jean-François Voguet

                               Editorial de « A Fontenay ».

Nous sommes maintenant en décembre… Les fêtes approchent, les rues s’illuminent et les enfants écrivent au Père Noël. C’est le mois où l’on essaie de mettre de côté ses soucis, où l’on aime à se retrouver avec sa famille et ses amis, comme une sorte de trêve dans un moment que je sais parfois difficile pour beaucoup d’entre vous.

Pour nous, c’est également le mois de la solidarité et de la convivialité.

C’est ainsi que la municipalité organise un arbre de Noël avec spectacle et offre un jouet aux enfants des travailleurs privés d’emplois. De son côté, le conseil général invite les familles fontenaysiennes à une journée festive et conviviale, avec jeux, animations, spectacles, le 15 décembre salle Jacques-Brel. Les personnes non imposables bénéficieront d’un chèque solidarité.

Notre marché de Noël accueillera durant trois jours, les 14, 15 et 16 décembre, cinquante exposants qui proposeront de l’artisanat du commerce équitable, des idées cadeaux, des gourmandises… Manège, déambulations, musique animeront le quartier du Village.

Quant aux agents des services Parcs et jardins et les Ateliers municipaux, ils ont repris leurs outils et s’affairent sur le parvis de l’hôtel de ville pour nous concocter, comme chaque année, une sympathique décoration scintillante, que petits et grands admireront jusqu’à la fin des fêtes.

Je vous souhaite donc, en ce mois de décembre, de très chaleureuses fêtes de Noël, entourés de tous ceux qui vous sont chers.

 

« Prodiguer une égalité de service pour tous » -Interview de Nathalie Coupeaux

Nathalie COUPEAUXPublié dans A Fontenay. La solidarité, grand axe politique de la municipalité, risque d’être de plus en plus contrainte par l’austérité. Rencontre avec Nathalie Coupeaux, élue à l’action sociale, la solidarité et le handicap.

Qu’est-ce que la solidarité pour la municipalité ?

La solidarité repose sur le principe d’interdépendance des citoyens. Pour exercer la citoyenneté, il faut une égalité de droits, or la société est loin de remplir cette condition nécessaire. C’est pourquoi nous développons des politiques publiques propres à réduire les inégalités sociales, environnementales, ou générationnelles, pour permettre à chacun de trouver des réponses adaptées à ses besoins et faire de tout Fontenaysien un réel acteur du vivre ensemble.

Une définition qui coïncide avec celle du service public : prodiguer une égalité de service pour tous. La solidarité est la pierre angulaire de notre vision politique. Tous nos services sont impliqués.

Identifiez-vous un mouvement de précarisation, voire de paupérisation à Fontenay depuis le début de la crise économique et financière en 2008 ?

Il n’y a pas de mouvement massif de paupérisation à Fontenay, qui possède des capacités de résilience, certaines grâce à son caractère très marqué de mixité sociale. Ainsi, le nombre de demandes globales d’aide au CCAS reste relativement stable, après un pic en 2009. Mais la nature des demandes change et les publics se diversifient, signe que la précarité progresse en continu dans le pays ; dépenses à la hausse liées à l’énergie, aux loyers, aux frais médicaux, etc.

L’augmentation des charges fixes est constante et concerne tous les ménages... Notre dernière analyse des besoins sociaux confirme la tendance à l’échelon local : l’écart entre les ménages à hauts revenus et ceux à faibles revenus ne cesse d’augmenter (+ 2,8 % entre 2009 et 2012), et 14 % des ménages fiscaux fontenaysiens vivent actuellement sous le seuil de pauvreté…

La fréquentation de notre épicerie sociale, cofinancée par le conseil général, a augmenté en conséquence (de 1 467 familles en 2010 à 1 541 en 2011), tout comme les demandes d’aide à l’énergie (de 1 154 bénéficiaires en 2008 à 1 398 en 2011).

Le logement est une préoccupation majeure des Français, notamment parmi les publics en difficulté…

Outre notre politique volontariste de construction de logements accessibles à tous, nous avons créé plusieurs outils à destination des publics les plus précaires, qu’ils soient locataires dans le parc public ou privé. Par exemple, l’Hôtel Flora, structure d’accueil créée avec Valophis et l’association SEDES, qui répond aux situations de rupture, ou notre partenariat avec Habinser, association qui propose un accompagnement social lié au logement pour les plus fragiles.

Plus globalement, nous travaillons étroitement avec l es services de l’État, les bailleurs sociaux et les propriétaires, quand ils acceptent, pour prévenir les situations d’impayés de loyers ou des factures énergétiques. La prévention est un axe fort de notre politique, portée pleinement par les agents du service public communal.

Depuis 2008, la classe moyenne vit également sous pression. Comment la soutenez-vous ?

Notamment via le Pass solidaire, créé en 2009. Nous avons récemment révisé notre politique de quotients familiaux, ce qui a permis d’augmenter son attrait pour les classes moyennes. Grâce à ce Pass, nous maintenons ouvert leur accès aux sports, à la culture et à la restauration scolaire. En 2010, nous l’avons étendu aux maternelles, et en 2011 aux clubs sportifs, une manière d’illustrer la mobilité de notre politique de solidarité et notre recherche constante d’une offre de services publics dynamique et adaptée aux besoins réels.

La question des moyens se pose de plus en plus ardemment, la nouvelle gouvernance semblant entériner la rigueur avec son « effort juste »…

Le gel des dotations d’État est maintenu encore un an, mais le gouvernement a d’ores et déjà annoncé qu’elles seront en recul pour les exercices budgétaires 2014 et 2015… En attendant, nous reconduirons la solidarité comme orientation budgétaire fondamentale et continuerons à pérenniser nos partenariats avec les acteurs associatifs, présents là où le service public fait défaut. Nous tâchons de nous préparer et réfléchissons à des alternatives face à cet avenir qui menace la solidarité d’austérité. Car, qu’est-ce que la solidarité ? Tout simplement un des piliers de la cohésion sociale…

Propos recueillis par Christophe Jouan.

 

Pétition : Le Collectif des 39 fait à nouveau appel à vous - Martine Antoine

psychiatrie.jpgParce que profondément humaniste nous sommes attachés au respect de la personne. Cette conviction m’anime et m’avais poussé au nom du groupe communiste et citoyens à vous inviter dès 2008 à soutenir l’initiative des 39 contre la nuit sécuritaire. Aujourd’hui encore leur combat, noter combat est d’actualité. Une société se juge à la manière dont elle traite les plus démunis, ceux qui sont en souffrance, une fois encore je vous propose de répondre à leur appel et de faire savoir que nous sommes nombreux à demander une psychiatrie humaniste et progressiste qui garantisse la liberté individuelle.

Le Collectif des 39 fait à nouveau appel à vous.

Le changement de majorité politique n'a pas jusqu'à présent donné beaucoup de signes, de perspectives claires de transformation, dans le sens pour lequel le Collectif des 39 s'est construit, l'Accueil, l'Hospitalité, la diversité des pratiques, la place de l'humain dans les institutions, dans le champ social et la culture.

En décembre 2008, vous aviez été nombreux, plus de 33000, à soutenir notre initiative contre le sécuritaire promu par l'ancien président de la République.

En septembre 2010, de très nombreux acteurs du monde de la Culture avaient soutenu nos actions contre le projet de loi qui se préparait.

En février 2011, également vous aviez souscrit à notre appel contre le projet de loi sur les soins sans consentement, qui avait été l'occasion d'une mobilisation sans précédent dans la rue, dans les médias et dans les nombreux meetings que les 39 ont organisé.

C'est au total plus de 40 000 citoyens qui se sont ainsi manifestés.

Cependant cette loi antithérapeutique a été votée par l'ancienne majorité, mais a été "retoquée" par le Conseil Constitutionnel fin 2011 et les modifications législatives devraient être faites en octobre 2013.

L'année de l'Autisme, "cause nationale", a donné lieu a des recommandations inacceptables de la Haute Autorité de Santé, qui d'ailleurs continue son travail de sape des thérapeutiques centrées sur le relationnel en ce qui concerne les enfants dits "hyperactifs".... Ces initiatives de la H.A.S. ont suscité des réactions très virulentes, qui se traduisent par la mise en cause des professionnels du soins, et notamment la psychiatrie dans son ensemble.



Nous vous invitons donc à nouveau à soutenir ce nouvel appel car le changement est indispensable".

Le changement de majorité politique n'a pas jusqu'à présent donné beaucoup de signes, de perspectives claires de transformation, dans le sens pour lequel le Collectif des 39 s'est construit, l'Accueil, l'Hospitalité, la diversité des pratiques, la place de l'humain dans les institutions, dans le champ social et la culture.

En décembre 2008, vous aviez été nombreux, plus de 33000, à soutenir notre initiative contre le sécuritaire promu par l'ancien président de la République.

En septembre 2010, de très nombreux acteurs du monde de la Culture avaient soutenu nos actions contre le projet de loi qui se préparait.

En février 2011, également vous aviez souscrit à notre appel contre le projet de loi sur les soins sans consentement, qui avait été l'occasion d'une mobilisation sans précédent dans la rue, dans les médias et dans les nombreux meetings que les 39 ont organisé.

C'est au total plus de 40 000 citoyens qui se sont ainsi manifestés.

Cependant cette loi antithérapeutique a été votée par l'ancienne majorité, mais a été "retoquée" par le Conseil Constitutionnel fin 2011 et les modifications législatives devraient être faites en octobre 2013.

L'année de l'Autisme, "cause nationale", a donné lieu a des recommandations inacceptables de la Haute Autorité de Santé, qui d'ailleurs continue son travail de sape des thérapeutiques centrées sur le relationnel en ce qui concerne les enfants dits "hyperactifs".... Ces initiatives de la H.A.S. ont suscité des réactions très virulentes, qui se traduisent par la mise en cause des professionnels du soins, et notamment la psychiatrie dans son ensemble.

Nous vous invitons donc à nouveau à soutenir ce nouvel appel car le changement est indispensable".

 

Sauver les banques ou sauver les peuples ? - par Gilles Saint-Gal

airfood.jpgIssu du blog de Gilles Saint-Gal.

Comme beaucoup je suis consterné d’apprendre que les risques perdurent sur l’avenir du Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD). Ce programme a été mis en place en 1987 par les institutions européennes, ce programme historique d’aide alimentaire européenne coûte seulement 1€ par Européen et par an, et permet - depuis plus de 25 ans - d’assurer les besoins vitaux alimentaires de plus de 18 millions de personnes en grande difficulté.

En cette période de crise financière et économique aggravée où la flambée des prix agricoles et des prix à la consommation rend inaccessible à des dizaines de millions d’Européens des produits alimentaires de première nécessité, la disparition du PEAD est à l’ordre du jour de la Commission Européenne.

Cette menace est intolérable, de nombreuses associations dénoncent d’ailleurs «cette Europe qui sauve les banques et qui ne tend pas la main à ses pauvres». En France, le projet de la Commission Européenne de refonte du PEAD signifierait 130 millions de repas en moins par an pour, notamment, les quatre associations que sont la Fédération française des Banques alimentaires, le Secours Populaire, la Croix-Rouge et les Restos du Coeur ; mais aussi pour les milliers d’autres associations qui agissent localement. Ce qui représente 23% à 50% de l’aide du PEAD pour la distribution des denrées alimentaires. Les pouvoirs publics ne doivent pas arrêter l’aide européenne alimentaire alors qu’un nombre croissant de familles de l’Union européenne bascule dans la pauvreté. Aujourd’hui, ce sont 119 millions de citoyens Européens qui sont menacés de pauvreté ou d’exclusion sociale. Parmi eux, ce sont près de 40 millions d’hommes et de femmes qui souffrent de privation matérielle aigüe. Par exemple, en France je peux témoigner que de plus en plus de retraités par exemple ne peuvent plus faire face au cout de la vie avec leur pension et sont obligés de faire appel à la solidarité nationale sous toute ses formes étatique ou associatives.

Dans ce contexte faire peser la menace de la suppression du PEAD est intolérable. Je soutiens et je suis aux côtés de la Fédération Française des banques alimentaires, du Secours Populaire français, des Restos du Cœur et de la Croix Rouge, pour exiger la reconduction de l’aide alimentaire et la revalorisation de son montant. C’est pourquoi je vous invite à rejoindre la campagne airfood:

Dans le même temps je me bats pour que notre département soit et reste un département solidaire. Depuis 27 ans, la fête des Solidarités qui regroupe plusieurs millier de val de marnais illustre bien cet attachement du Département du Val-de-Marne aux valeurs humaines de partage, de solidarité et de Fraternité.

Cette fête constitue un moment important de l’engagement du Conseil général envers les familles les plus défavorisées. Cette année encore, malgré la crise économique et la multiplication des plans sociaux, le Conseil général a maintenu cette aide qui contribue à soutenir le pouvoir d’achat des familles val-de-marnaises en difficulté. 68 519 familles ont bénéficié des chèques solidarité en 2011 contre 66 833 en 2010. Avec 1 686 nouveaux bénéficiaires, l’édition 2011 marque ainsi un nouveau et triste record qui sera vraisemblablement battu en cette fin d’année 2012. Un record qui montre toutefois notre détermination pour lutter contre la pauvreté.

 

Habiter ma Ville -discours d'introduction de Jean-Philippe Gautrais

habiter_ma_ville_2012.jpgChères Fontenaysiennes,
Chers fontenaysiens

Permettez-moi tout d’abord de vous souhaiter la bienvenue à cette rencontre sur l’habitat qui s’inscrit dans le cadre du 10 ème anniversaire de la conférence communale du logement. A cette occasion, d’ailleurs, nous inaugurons demain une nouvelle opération de 4 logements sociaux dans le tissu pavillonnaire.

10 ans que la Conférence Communale du Logement est un lieu de réflexion sur les objectifs à poursuivre dans le domaine du logement social, domaine qui reste toujours aussi sensible.

Mais vous vous demandez peut-être si cette Conférence mérite qu’on lui souhaite son anniversaire ?

Vidéo diffusée lors de la soirée.

La Conférence communale du Logement est une instance partenariale très importante et quasiment unique en son genre : elle nous permet de construire une politique du logement, en coopération étroite avec nos partenaires, qu’il s’agisse de l’Etat, des bailleurs ou encore des… Nous essayons ainsi d’être au plus près des besoins des Fontenaysiens, afin de continuer à construire une ville où vivre bien, ensemble.

Comme je le disais, la question du logement reste sensible. Je sais, bien sûr, que le logement reste la préoccupation d’un grand nombre de Fontenaysiens, comme d’un grand nombre de Français. Avec l’initiative de ce soir, nous voulons partager avec vous les actions que l’on mène sur la ville pour tenter de répondre au mieux à cette préoccupation.

Nous voulons également mettre en valeur la part que la Ville tâche de prendre dans l’effort de construction de logements en petite couronne. Nous voulons rester une ville à taille humaine, accessible et agréable pour toutes les catégories sociales. C’est un combat qui est loin d’être gagné d’avance et que nous avons besoin de mener ensemble !

Cette soirée est donc également l’occasion de lancer la réflexion sur la ville que nous voulons pour demain. Nous aurons l’occasion de poursuivre cette réflexion, au printemps prochain, au moment des rencontres pour la ville, que la municipalité conçoit comme un grand moment d’échange sur ce qui fait une ville, notre ville.

Avant d’aller plus loin dans mon propos, je veux ici remercier le service public, en l’occurrence l’administration communale, de s’être mobilisée pour l’organisation de cette soirée. Je salue également l’ensemble des acteurs locaux, présents ce soir et qui contribuent à faire de Fontenay cette ville si dynamique.

Fontenay, ville ouverte, où la démocratie locale est un parti pris ! Dans le domaine de l’habitat, nous soutenons et accompagnons en particulier les amicales de locataires dans la défense des intérêts des habitants et dans la mise en place de projets collectifs : je veux parler des moments de convivialité dans les quartiers, des projets de jardins partagés, en bref de tout ce qui contribue au mieux vivre ensemble.

Je veux aussi saluer le remarquable travail de la compagnie Influenscènes, notamment Louise Doutreligne et Jean Luc Paliès, qui contribuent à rapprocher la question sociale de la question urbaine, grâce à la culture et à ce formidable projet « C’est la faute à le Corbusier ». Ce projet a déjà permis beaucoup de rencontres dans les différents quartiers de la ville, avec les habitants, chez eux quelquefois. Ce projet a aussi permis de faire émerger le projet des « jeunes guides de banlieue », qui sont aujourd’hui prêts à vous emmener découvrir la ville avec un autre regard.

Vivement le spectacle au mois de janvier, programmé dans le cadre de la saison culturelle de la ville !

Habiter Fontenay, c’est aussi habiter une ville solidaire, une ville où nous mettons tout en œuvre pour garantir, justement, le droit à la ville pour tous. Avoir droit à la ville, ça veut dire habiter en cœur de métropole, n’être pas trop loin de son lieu de travail, avoir accès à des services et des équipements publics de qualité.

Le meilleur moyen de garantir ce droit, c’est de poursuivre l’effort de construction de logements, des logements qui soient accessibles, adaptés aux besoins et aux revenus des uns et des autres. Pour y arriver, tout ne dépend pas de l’action municipale mais l’action de la Ville est quand même déterminante !

Ces dernières années, nous nous sommes donc dotés de plusieurs outils au service de notre ambition politique : -nous avons créé une direction de l’habitat durable et solidaire ; -nous avons élaboré un programme local de l’Habitat qui constitue notre feuille de route en matière d’habitat ; -nous avons passé une convention avec l’établissement public foncier de la Région Ile de France, ce qui nous permet de réserver des terrains pour la construction de logements ; -avec plusieurs villes voisines, nous avons créé une société publique locale, afin de pouvoir conduire librement des opérations d’aménagement et de logement sur notre territoire.

Tous ces outils doivent nous aider à tenir nos engagements en matière de construction de logements, tout en préservant et développant la mixité sociale dans notre ville. Car, pour nous, ces deux objectifs vont nécessairement de pair.

Il est en effet relativement facile de confier son foncier disponible à des promoteurs immobiliers pour construire des résidences de standing. Il est plus difficile de garder la maîtrise des constructions sur son territoire, dès lors qu’on veut construire du logement qui réponde aux besoins de tous les habitant-e-s.

C’est pourquoi, même si j’ai parlé de « logement social » à l’instant, nous préférons parler de « logement public » : en effet, seule la régulation publique est à même de garantir un logement accessible et digne pour tous !

Dans la dernière période, la bataille que nous avons menée, avec les locataires, contre les surloyers instaurés par la loi Boutin est, à mon sens, exemplaire des combats que nous pouvons mener et gagner dans une ville comme la nôtre. Suite à cette bataille, et dans le cadre du PLH, nous avons fait de 80% de notre territoire un « territoire hors surloyer ». Grâce à cette mesure, 600 familles ont pu rester habiter à Fontenay, elles qui n’auraient jamais pu louer et encore moins acheter dans le privé !

A ce propos, le combat n’est pas terminé : il est plus que nécessaire d’abroger la loi Boutin, qui exclut du logement public les classes moyennes. Il faut aussi que les financements pour le logement deviennent une réelle priorité du Gouvernement. Récemment, les parlementaires ont rejeté la proposition de loi de la sénatrice socialiste, Marie-Noëlle Lienemann, qui visait à abaisser la TVA de 7 à 5,5% pour les projets de construction. Ce n’est pas un bon signal !

Construire une ville solidaire, c’est construire des logements mais aussi développer des projets innovants qui permettent de répondre à l’urgence sociale. Nous essayons ainsi de proposer des solutions aux personnes sans domicile fixe, avec un projet de maison relais, en lien avec un accueil de jour.

C’est ce que nous faisons aussi en aidant une association qui accueille des femmes victimes de violences. Nous avons déjà un appartement-relais dans la ville et avons pour projet de développer ce dispositif dès 2013.

Enfin, je rappelais, il y a quelques instants, l’adoption de notre Programme local de l’Habitat. Avec ce Programme, nous voulons essayer de répondre au plus vite aux besoins en termes de logements mais nous voulons aussi inscrire notre ville dans une perspective de temps plus long, garantir son développement de façon cohérente et harmonieuse, bref construire une ville durable !

Ce PLH fixe un cap ambitieux : construire 300 logements par an sur 6 ans, dont 50 % de logements sociaux avec une volonté de rééquilibrage Est/Ouest sur la ville.

Comme je l’évoquais tout de suite concernant les SDF et les femmes victimes de violences, ce PLH nous invite également à développer notre offre de logements à destination des publics rencontrant des problèmes spécifiques.

Avec ce PLH, nous voulons être attentifs à la qualité des logements, qui seront construits dans les années à venir, mais nous voulons également valoriser et renouveler le parc privé et social existant, avec une attention spécifique sur la lutte contre la précarité énergétique, en lien avec notre régie du chauffage urbain.

A propos de réhabilitations, logement peut aussi rimer avec emploi… : dans le cadre des réhabilitations menées par le bailleur du Conseil Général, Valophis, nous avons engagé un partenariat atypique avec Valophis et la Mission Locale afin d’embaucher des jeunes de la ville sur les chantiers de réhabilitation. Grâce à la clause d’insertion, ce n’est pas moins de 30 jeunes Fontenaysiens qui ont pu avoir accès à une expérience professionnelle et, pour près de la moitié, accès à un emploi pérenne. Nous avons proposé aux bailleurs que ce dispositif se généralise pour toutes les réhabilitations sur le territoire fontenaysien.

Autre exemple : dans le quartier des Larris, dans le cadre du dispositif de gestion urbaine de proximité, nous avons travaillé à l’installation de ruches sur les toits des immeubles afin de développer l’apiculture urbaine.

Je pourrais encore multiplier les exemples mais je ne veux pas être trop long et, surtout, je crois que vous aurez compris où je veux en venir. L’habitat n’est pas un secteur cloisonné. Réfléchir à l’habitat, c’est réfléchir à la ville que l’on veut construire, à la façon dont on veut vivre ensemble. C’est faire le lien entre l’urbain et le social, entre le bâti et le ressenti.

C’est cette liaison que nous voudrions en particulier réussir dans ce quartier où nous sommes ce soir : la Redoute, et pour lequel nous engageons un important projet de requalification.

Du quartier à la métropole, du cœur de ville au cœur d’agglomération, notre ville n’est pas un îlot protégé, encore moins une citadelle assiégée : nous aimerions simplement qu’elle soit un modèle d’endroit où l’on vive bien.

Il reste beaucoup de combats à mener pour y arriver !

Dans les semaines et les mois qui viennent, nous devrons nous mobiliser sur la question des transports, comme l’a fait dernièrement notre Maire, pour obtenir la gare du métro « Grand Paris Express », le prolongement de la ligne 1 du métro, l’arrivée du tramway T1 jusqu’à Val-de-Fontenay.

A l’heure où on nous annonce une diminution des dotations aux collectivités territoriales et un acte III de la décentralisation qui ferait la part belle à l’intercommunalité, nous devrons aussi nous mobiliser pour défendre l’autonomie de notre commune, sa capacité à décider de son avenir et ses moyens d’actions.

Fontenay est résolument une ville à vivre, solidaire et rebelle. Son histoire l’a démontré à de multiples reprises, cette ville s’est mobilisée, adaptée aux nouvelles contraintes ou s’est résolument opposée à des projets contraires aux intérêts des habitants.

Alors, qu’en sera-t-il demain ? Où irons-nous ensemble ?

Bonne réflexions ! et bonne soirée à toutes et tous !

 

Difficile budget – Jean-François Voguet

Fran_ois_S_nat.jpgParu dans A Fontenay n°43.

Nous élaborons actuellement le budget 2013 de la ville. Devant une situation économique et sociale qui s’aggrave, et qui demanderait sans doute des réponses ambitieuses et audacieuses, nous nous heurtons aux décisions de l’État de geler les dotations en 2013 et de les baisser en 2014 et 2015. Ainsi, alors que les besoins augmentent, nos moyens diminuent.

Toutes les villes sont confrontées à ce problème. L’Association des Maires de France, réunie récemment en congrès, s’interroge : « Comment développer les services à la population avec des moyens contraints ? » Au moment où il y aurait besoin d’un engagement fort de l’État, de plus de service public pour répondre aux besoins de la population, l’asphyxie des finances locales se poursuit.

Ce n’est pas satisfaisant. Pour ma part, je veux poursuivre les investissements dont la ville a besoin, répondre aux souhaits de la population, donner des moyens à notre collectivité pour bien travailler, et je ne souhaite pas alourdir le budget des familles en augmentant les impôts locaux. C’est un défi que nous allons relever et débattre ensemble !

 

Habiter ma ville...

habiter_ma_ville_2012.jpgNous avons le plaisir de vous convier à une rencontre publique sur l'habitat le mardi 27 novembre à 19h, organisé par la Ville de Fontenay-sous-Bois et dont les thème seront : - regards sur la ville de demain,
- la politique menée sur l'habitat,
- quelle architecture ?

Le Programme local de l'Habitat (PLH), voté l'année dernière pour six ans, à dessiné les orientations de la ville en matière d'habitat, que cela concerne les logements neufs, les logements adaptés, la valorisation de l'existant ou du suivi du PLH.

Réfléchir ensemble sur une ville équilibré, harmonieuse, riche de ses différences et de sa mixité, où la qualité de vie doit être dans tous les quartier. Une "ville à vivre pour tous".

Le débat sera l'occasion d'échanger avec vous sur votre regard de la ville de demain.

En présence de :

Jean-Baptiste Ayraud, du DAL (Droit au logement)
Xavier Bonnaud, architecte (Maison de l’architecture)
Bernard Thoreau, Confédération nationale du logement
Richard Wissler, responsable de l’Agence de l’énergie et architecte (CAUE)



Mardi 27 novembre à 19h à la salle Jacques Brel. 164, bd Gallieni

 

10 ans de la Conférence Communale du Logement - discours de Jean-Philippe gautrais

Jean-Philippe GAUTRAISMonsieur le Sous préfet, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les adjoints au maire, Mesdames et messieurs représentant les bailleurs, Mesdames et messieurs représentant les amicales de locataires,

Permettez-moi tout d’abord de vous souhaiter la bienvenue à la 10ème conférence communale du logement.

10 ans que la Conférence Communale du Logement apporte réflexion et objectifs à poursuivre dans le domaine du logement social, domaine qui reste toujours autant sensible.

D’ailleurs, à l’occasion de ce 10ème anniversaire, nous organisons une conférence-débat le 27 novembre à la salle J. Brel, sur « Habiter sa ville » et nous inaugurons le 28 novembre une opération de logements sociaux dans l’habitat diffus.

La ville fournit des efforts importants pour accompagner les demandeurs de logements.

Le partenariat instauré maintenant depuis 2002 a certes permis des avancées. Même si toutefois, il reste à les poursuivre et à les développer. Pour 2011, avec les services de la Préfecture, le travail s’est poursuivi mais il faut rester vigilant quant au critère de mixité qui peut se voir remis en cause, notamment sur les propositions de candidat unique DALO. Ceci étant, les services de la Préfecture nous consultent systématiquement dans le cadre des propositions des candidats (88 % issus de notre fichier).

Concernant les violences intra familiales, nous avons renforcé nos actions notamment avec l’association Home avec un logement Relais et une opération de 30 logements, Ave Foch, où 5 logements sont destinés à accueillir ce public.

La pression sur la ville est de plus en plus forte malgré notre volontarisme avéré et reconnu.

Parce que nous avons fait le choix de la solidarité et de la mixité, il est important pour nous de réaffirmer notre volonté de préserver le logement social.

C’est ainsi que, conformément à nos engagements ; la Ville a entrepris l’élaboration d’un Programme Local de l’Habitat qui a été approuvé en mars 2011.

Ce programme permet d’exempter près de 80 % du territoire du supplément de loyer de Solidarité, prévu dans la loi Boutin. 68 % des demandeurs de logements sont en dessous des 60 % des plafonds PLUS. Cette application du surloyer aurait été à l’encontre des principes de notre protocole d’accord visant à l’équilibre sociologique dans les différents quartiers de la ville.

C’est une des raisons qui nous permet de résister sur la mixité sociale dans le logement public. Les chiffres nous montre d’ailleurs que pour un territoire comme Fontenay, il faudrait augmenter les plafonds afin de garder les familles (couple avec enfant – 38/50 ans)

Ce programme dessine ainsi, pour les six années à venir, nos orientations :

-Un objectif de 300 logements/an sur 6 ans dont 50 % de logements sociaux avec une volonté de rééquilibrage sur la ville et de renforcer la diversité. -Renforcement et adaptation de l’offre à des destinations des publics spécifiques : jeunes travailleurs, femmes victimes de violences conjugales,… -Lancement d’un diagnostic sur les logements adaptables, accessibles et adaptés -Valorisation et renouvellement du parc privé et social existant. Valophis a engagé la réhabilitation de 4 des ces groupes d’immeubles. Nous souhaiterions qu’une attention particulière y soit portée, d’autant plus que nous avons mis en place un partenariat atypique avec Valophis et la Mission Locale, dans le cadre de la mise en œuvre de clauses d’insertion pour soutenir l’emploi des jeunes. Je propose que ce dispositif se généralise pour toutes les réhabilitations sur le territoire fontenaysien. -Mise en place sur les questions environnementales d’un référentiel de constructions BBC (charte HQE)

Même si la Municipalité a toujours mené une politique dynamique dans le domaine du logement social, il n’en demeure pas moins encore une forte attente de nos concitoyens puisque nous enregistrons toujours plus de 2 000 demandes

Et ce chiffre comporte encore un trop grand nombre de situations locatives très précaires : d’hébergement, d’hôtel, d’habitat insalubre, de sur-occupation…. D’ailleurs la Halte fontenaysienne va être reconstruire en lien avec un projet de maison relais de 25 places.

Dans l’intérêt de tous, il faut poursuivre notre travail de véritable coopération entre réservataires face à la pénurie de logements à laquelle Fontenay-sous-Bois n’échappe pas.

Ainsi, nous répondrons aux objectifs de notre conférence et nous aurons également une vision plus nette de la politique du logement, afin d’appréhender au mieux la situation de chaque quartier. Enfin, il est nécessaire que nous abordions la question des parkings et du stationnement.

Pour terminer, je tiens à remercier les amicales de locataires, les bailleurs, les organismes Action Logement, le Conseil Général et l’Etat (les services préfectoraux) d’œuvrer pour poursuivre le travail de partenariat dans le cadre de la Conférence Communale du Logement, depuis 2002, et je ne peux que m’en féliciter. Je conclurai en réaffirmant qu’il est indispensable de favoriser la mixité sociale, condition indispensable du vivre ensemble et qu’il est nécessaire de développer un grand service public du logement.

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