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La neutralité du Net reste à l’état de débat en France

Ce mardi matin, il y avait un faible espoir que la France marche dans les pas des Pays bas et de la Slovénie, avant que Fleur Pellerin, ministre déléguée à l'économie numérique, esquive toute intention de légiférer sur la neutralité du Net. Un tel texte aurait pour but d’assurer la liberté pour tout citoyen de s’exprimer et de s’informer en ligne, mais aussi d’orchestrer les rapports techniques et économiques entre les acteurs d’Internet.

Et comme l’a rappelé avec un soupçon d’agacement Benjamin Bayart, président de la French Data Network et pionnier des fournisseur d’accès internet, "si on en était resté à la question de fond de la liberté d’expression, il n’y aurait pas de problème". Le débat a déjà été tranché sur la question, dès 2008, pointant un manque législatif : la liberté d’expression est le seul droit de l'homme, en tant que tel inscrit dans la Constitution, qui ne soit pas protégé par une loi. Ce qui veut dire qu’un FAI a potentiellement le droit de par exemple couper l’accès au site d’un parti politique ou d’une association.

"Si on en est là, c’est que les politiques ne font pas leur travail" s’indigne Bayart. Autour de lui, trois députés qui ont déposé dès 2011 deux projets de loi. Dont l’élu PS Christian Paul qui en appelle également à la ministre : "Le politique doit trancher. Dans la démocratie ou dans l'économie il faut des principes. Le Parlement est disponible." Mais s’attriste Bayart, "l’économie a le don de rendre très compliqué un problème pourtant simple". Car les acteurs économiques, publicitaires comme opérateurs privés, sont clairs : il ne faut surtout pas réguler.

Christian Paul résume le risque que les intermédiaires techniques et économiques font courir à court terme sur Internet ainsi : on se dirige vers une décomposition des réseaux. D’un côté les réseaux privés, qui permettront un accès de qualité à quelques services, ceux qu’ils possèdent où ceux qui payent pour. On a déjà quelques exemples avec les écosystèmes fermés mobiles (comme iPhone), où les applications sont bien plus rapides que les sites Internet. Ou les services de VOD (vidéo à la demande) concurrents de ceux proposés avec les Box, qui doivent payer l’opérateur pour profiter d’une qualité de service correcte. De l’autre côté on trouverait l’Internet libre, ouvert, mais qui serait de plus en plus bridé par les opérateurs. Ce que fait déjà Free avec YouTube ou les publicités Google. Et l’arrivée des télévisions connectées laisse craindre des réseaux de plus en plus fermés.  

Qui veut faire payer qui

Par principe, tout le monde veut faire payer son voisin sur Internet. Les fournisseurs de tuyaux veulent facturer la connexion aux fournisseurs de contenus (Peering payant en jargon), surtout pour la vidéo. Les créateurs de services et de contenus s’insurgent : les faire payer pour être disponible à tous tuerait l'innovation. Ils proposent alors le partage des recettes publicitaires. Les opérateurs menacent également d’augmenter les abonnements… Personne ne veut se retrouver seul à investir les 30 milliards d’euros qui manquent au déploiement du très haut débit dans l’hexagone.
Une fois encore, Benjamin Bayart avait la solution : pour investir, rien de mieux que l’impôt. Qui croit honnêtement que les fournisseurs d’accès à Internet vont limiter leurs marges et les distributions de dividendes pour investir comme il faudrait ? Plutôt que de regarder les acteurs économiques ne pas trouver de solution et se renvoyer la balle pendant des années, ce serait à l’Etat de taxer équitablement les acteurs d'Internet et d’organiser lui-même l’investissement dans les infrastructures.

La Non réponse de Fleur Pellerin

"Ce débat-alibi n'aura servi qu'à camoufler l'inaction de la ministre" a déploré Jérémie Zimmermann de la Quadrature du Net suite au discours de la ministre déléguée à l’économie numérique. Après un bref résumé montrant qu’elle avait saisi le fond du problème, elle a renvoyé au Conseil National du Numérique (dont on ne connait toujours pas la composition) la décision de légiférer ou non, à l’Arcep de s’occuper de la transparence sur les réseaux et à ses collègues Manuel Valls et Christiane Taubira la question de légiférer sur le respect de la liberté d’expression.

Le Front de gauche du Numérique Libre avait félicité la Slovénie de l’adoption d’une telle loi et déclaré : "À l’heure où en France les conflits d’intérêts entre opérateurs de réseau, de contenus et de services font de plus en plus de dégâts collatéraux parmi les internautes et éditeurs de sites, le Front de Gauche du Numérique Libre appelle le législateur français à prendre une telle mesure pour garantir l’égalité d’accès de l’ensemble des internautes à tous les contenus proposés sur Internet. Nous déclarons qu’une loi contraignante pour tous les opérateurs et garantissant une stricte neutralité du réseau Internet ainsi que de tous les intermédiaires techniques ferait partie des premières mesures d’un gouvernement Front de Gauche."

L’Internet français en chiffre et en gros sous
30 Milliards d’euros minimum : les investissements qu’il reste à faire pour déployer le très haut débit fixe et mobile en France
3 Milliards par an : les recettes de la publicité sur Internet en France
20 à 30 euros par mois : c’est la richesse créée par un Internaute moyen, simplement en navigant sur Internet, en cliquant sur des liens et en "cédant" ses données personelles, au profit unique d'entreprises privées.
20 % du trafic Internet P2P fixe et 35 % du mobile (la VoIP, comme Skype) est déjà complètement bridé.

Pi.M.

 

Suicide d’Aaron Swartz, un hacktiviste qui risquait 35 ans de prison

Aaron Swartz, http://www.rememberaaronsw.com/

Aaron Swartz, 26 ans, militant engagé pour la liberté d’expression et la libre diffusion du savoir, s’est suicidé ce vendredi à New York. Cet informaticien surdoué risquait 35 ans de prison et 1 million de dollars d’amende, malgré l’absence de plainte, pour avoir publié des articles scientifiques protégés.

Le monde de l'internet rend hommage au "hacker extraordinaire" qu'était Aaron Swartz. Co-fondateur du réseau social Reddit et militant pour l'accès libre à internet, qui avait participé à l'élaboration du format RSS à l'âge de 14 ans. Il s’était illustré notamment en participant à la création de Creative Commons et la lutte contre les lois liberticides SOPA et PIPA aux Etats-Unis.  Il a été retrouvé mort pendu à son domicile à Brooklyn vendredi soir. Ses obsèques auront lieu mardi à Chicago. Il était accusé d'avoir téléchargé, en 2011, 4,8 millons d'articles scientifiques et littéraires sur JSTOR, un service d'archivage en ligne de publications universitaires et scientifiques, accessible uniquement par abonnement. Le jeune homme avait récupéré ces données en laissant, pendant deux jours, un ordinateur caché dans un placard du MIT (Massachusetts Institute of Technology).

Une absurdité judiciaire

Pour ces faits, il risquait jusqu'à 35 ans de prison et un million de dollars d'amende et plaidait non coupable. On réalise d’autant mieux l’acharnement judiciaire contre lui lorsqu’on sait que le JSTOR avait abandonné les poursuites contre lui dès le mois de  juin 2011 et a lancé la publication gratuite de 4,5 millions de ces articles la semaine dernière. Le JSTOR avait même demandé au gouvernement l’arrêt des poursuites, considérant qu’on ne pouvait pas parler de millions de dollars vol de préjudice, pour des articles académiques.  
"La mort de Aaron n'est pas une tragédie personnelle, c'est le fruit d'un système de justice qui a dépassé les bornes. Les décisions prises par la justice du Massachusetts et le MIT ont contribué à sa mort", dit la famille dans un communiqué publié sur un site à la mémoire du jeune homme. Selon eux, le jeune homme, fragile, n’aurait pas supporté la pression du procès qui allait s’ouvrir comme la perspective de la prison.

Les messages d’hommages sont légion, comme l'un des inventeur du web Tim Berners-Lee qui a écrit : " Aaron est mort. Vagabonds du monde, nous avons perdu un sage. Hackers pour le droit, nous sommes un de moins. Parents, vous avez perdu un enfant. Pleurons".

Ou un de ses proches qui déplore : "Aaron n'a jamais rien fait dans sa vie pour +faire de l'argent+", il ne travaillait que pour l'intérêt général, il était brillant, drôle, c'était un gamin génial".

 

Déjà plus de 100 morts lors de l'intervention de la France au Mali

Les bombardements aériens français et les combats autour de la localité de Konna, dans le centre du Mali, se sont poursuivis samedi, faisant plus de 100 morts dans les rangs des rebelles et des forces gouvernementales dont des civils, au deuxième jour de l'opération "Serval" qui durera, a réaffirmé François Hollande, "le temps nécessaire". 

Le PCF exprime "ses vives inquiétudes face au grand risque de guerre".

A l'issue d'un conseil de défense, le président français a dit samedi sa "confiance" dans la réussite de l'opération engagée avec l'aide de la France contre les islamistes au Mali, qui a déjà permis selon lui de porter un "coup d'arrêt" à la progression de la rébellion. "Grâce au courage de nos soldats, un coup d'arrêt a été porté et de lourdes pertes ont été infligées à nos adversaires", a-t-il déclaré. "Mais notre mission n'est pas achevée (...) Dans les jours qui viennent, notre pays poursuivra son intervention." François Hollande a précisé que les moyens déployés par la France devaient être limités au soutien de l'intervention africaine au Mali. L'intervention "consiste à préparer le déploiement d'une force d'intervention africaine pour permettre au Mali de retrouver son intégrité territoriale" conformément aux résolutions du conseil de sécurité de l'Onu.

Les troupes de la Cédao attendues lundi

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) réclamait depuis de longs mois une intervention internationale contre les combattants d'Ansar Dine et du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), lié à Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Les événements se sont accélérés cette semaine avec la reprise de la progression des rebelles vers le sud du Mali, en direction de Bamako, la capitale.

L'essentiel des forces de la Cédéao, dont les premiers éléments sont attendus lundi, devrait venir du Nigeria, du Niger, du Sénégal et du Togo. Elles seront placées sous le commandement du général nigérian Shehu Abdulkadir. "Lundi au plus tard, les troupes seront là-bas ou commenceront à arriver", a déclaré samedi le ministre ivoirien de l'Intégration, Ali Coulibaly, dont le pays assure la présidence tournante de la Cédéao. "Les choses accélèrent. La reconquête du Nord est en cours", a-t-il ajouté. Le Burkina Faso, qui a tenté une médiation avec certains groupes islamistes, a annoncé samedi qu'il procéderait rapidement au déploiement de 500 militaires au Mali.

"De nombreux morts des deux côtés"

Un officier du QG des forces maliennes à Bamako a déclaré que "plus de 100" rebelles avaient été tués, tandis qu'un commerçant de Konna a comptabilisé 148 cadavres, et parmi eux des dizaines de soldats gouvernementaux. La bataille pour la reconquête de Konna a également fait onze morts et une soixantaine de blessés dans les rangs de l'armée malienne, selon un responsable de la présidence malienne. Selon Human Rights Watch, une dizaine de civils ont également été tués, dont trois enfants qui se sont noyés en tentant de traverser une rivière pour échapper aux combats.

C'est la prise de Konna, jeudi, qui a fait basculer le conflit malien et précipité l'intervention de la France. Cette localité a en effet une importance stratégique puisqu'elle se trouve à proximité de Mopti, le dernier verrou avant Bamako et le Sud malien. Plus au nord, à Gao, une des principales villes tombées aux mains des insurgés au printemps dernier, un habitant a signalé avoir vu des dizaines de rebelles remontant vers le nord à bord de 4x4. "L'hôpital de la ville déborde de blessés et de cadavres", a-t-il ajouté. La France s'est contentée de dire que les rebelles avaient été repoussés de "plusieurs dizaines de kilomètres". Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a par ailleurs fait état de la mort d'un pilote de l'armée de l'air française dont l'hélicoptère a été abattu.

Soutiens de Londres et de l'UE

Le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, a précisé samedi à la presse que des avions militaires supplémentaires avaient été envoyés en Afrique et que les chasseurs Rafale étaient susceptibles de frapper à partir de bases aériennes en France. Il a souligné qu'à ce stade, la France n'avait pas l'intention d'envoyer des troupes au sol. "Plus vite la mission africaine sera sur le terrain, moins nous aurons besoin d'aider l'armée malienne", a-t-il déclaré. Depuis le début de l'opération Serval, Paris inscrit son action dans le cadre de la légalité internationale, invoquant la résolution 2085 du Conseil de sécurité de l'Onu, adoptée le 20 décembre.

Au cours d'une discussion téléphonique, le Premier ministre britannique, David Cameron, a fait part à François Hollande du soutien de la Grande-Bretagne et a proposé des moyens de transport militaire, deux avions C-17. Reçu à l'Elysée, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a "réaffirmé le soutien de l'Union européenne à la défense de l'intégrité du Mali et donc à l'intervention militaire en cours", selon la présidence française.

La veille, le Pentagone avait dit réfléchir à de possibles partages de renseignements avec les Français et à un appui logistique. De source française, on souligne que les moyens américains d'observation, dont les drones de surveillance, seraient d'une grande valeur dans le Nord désertique du Mali, un pays grand comme deux fois la France.

Menaces sur les otages français au Sahel

Mais l'intervention, qui fait pour le moment la quasi-unanimité dans la classe politique française, comporte des risque, notamment pour les otages français dans la région. Neuf Français sont actuellement retenus en otages, huit au Sahel et un en Somalie. Ce dernier, un agent de la DGSE présenté sous le nom de Denis Allex, a été enlevé en juillet 2009 à Mogadiscio par les milices islamistes d'Al Chabaab. Le service action de la DGSE a mené dans la nuit de vendredi à samedi une opération pour tenter de libérer son agent. "Cette opération n'a pas pu aboutir malgré le sacrifice de deux de nos soldats et sans doute l'assassinat de l'otage", a dit François Hollande.

Les rebelles islamistes, en Somalie comme au Mali, ont prévenu la France samedi que ses dernières initiatives en Afrique auraient des "conséquences" pour ses otages et ses ressortissants. Dans ce contexte, le plan Vigipirate de protection des lieux publics et des infrastructures de transport a été renforcé en France.

Pour le Parti communiste français, l'intervention militaire de la France "comporte de grands risques de guerre". "Le PCF exprime une nouvelle fois son inquiétude devant la nouvelle et grave situation créée par la reprise de la confrontation armée au Mali. L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre et d'enlisement sans véritable solution durable pour le peuple malien et pour la reconstruction du pays." Le PCF rappelle dans un communiqué, que "la réponse à la demande d'aide du Président du Mali aurait du s'inscrire dans le cadre d'une mission de l'ONU et de l'Union africaine, réalisée sous drapeau de l'ONU, par des forces maliennes et africaines, dans le strict respect de la Charte des Nations-Unies, dans les limites imposées par l'exigence de la souveraineté malienne."

  • Lire aussi :

L'opération Serval est lancée, premier soldat français tué

Mali: la France entre en guerre contre les islamistes

Débat: Nord du Mali: faut-il intervenir militairement

 

Honteux et inadmissible: Xavier Bongibault compare Hollande à Hitler

Xavier Bongibault, en haut à gauche, lors de la conférence de presse, ce matin.

Les manifestants contre le mariage homosexuel se rassemblent, ce dimanche, à Paris contre la promesse de François Hollande. L’église, des militants et des élus de l'UMP et du Front national participent à cette manifestation et les premiers dérapages fusent...

13h15. Trouvé dans le métro...

13h00. Et pendant ce temps-là, le Figaro fait des affaires...

12h30. Devant les caméras de BFMTV, Xavier Bongibault, l'un des porte-paroles de la "Manif pour tous" et porte-parole du collectif et de l'association "Plus gay sans mariage" a une nouvelle fois comparé le président de la République François Hollande à Hitler, renouvelant une démonstration à laquelle il s'était déjà livré le 17 novembre dernier qu'il accuse d'être dans la droite ligne d'"un homme bien connu à partir de 1933".

"On vous explique que les homosexuels sont pour ce projet de loi, parce qu'ils sont homosexuels. C'est une logique choquante et homophobe de la part de ce gouvernement", explique-t-il, "C'est dire que tous les homosexuels n'ont pour seul instinct sexuel leur orientation sexuelle : c'est la ligne défendue par un homme bien connu à partir de 1933 et c'est la ligne que défend aujourd'hui François Hollande".

Toujours au micro de BFMTV, le député européen du Front national Bruno Gollnisch et catholique traditionaliste a déclaré qu'"un enfant dans un couple homo, ça le transforme en objet ou en animal de compagnie".

12h00. L'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, s'est rendu dimanche en fin de matinée à Denfert-Rochereau pour manifester son "soutien" et ses encouragements aux organisateurs de la manifestation contre le mariage homosexuel. "Je veux manifester mon soutien et mes encouragements aux organisateurs et que les Francais puissent dire ce qu'ils pensent vraiment" du mariage homosexuel, a-t-il affirmé. "Le gouvernement a ses responsabilités", a ajouté le cardinal, souhaitant qu'il puisse "trouver d'autres formules".

L'UMP, en rang sérré, est bien là !

 

Frigide Barjot, ressuscitée grâce au mariage gay

Cactus. Mais si?! Frigide Barjot, vue à la télé. Une parodie de BB (blonde branchouillarde), qui, au XXe?siècle parlait toujours de sexe avec les mains (voir la vidéo ci-dessous) et une grande bouche sous une tignasse décolorée parfaitement décoiffée.

Avec le temps, on avait zappé. Zappé qu’elle est l’épouse de Basile de Koch, le frère de Karl Zéro, et que le couple s’employa, entre autres, un temps, à écrire les discours du ministre de l’Intérieur Charles Pasqua?; qu’elle avait fait Sciences Po avec Frédéric Beigbeder, et que, toujours prête à naviguer en eaux troubles, fut candidate aux municipales en 2008 dans le 15e arrondissement de Paris, sur la liste divers droite emmenée par Gérard d’Aboville. Frigide est de cette droite mondaine parisienne, si mal à droite quand la gauche a les clés de l’Élysée qu’elle se déporte volontiers à l’extrême.

Frigide, alias Virginie Tenelle, née Merle, la cinquantaine rugissante, est une des apôtres du cénacle de ceux qui se donnent volontiers des noms de drôles d’oiseaux pour prendre, sans avoir l’air d’y toucher, des postures dadaïstes masquant de vrais relents populistes. Son vrai dada de catho décomplexée, à elle, c’est surtout d’exister dans les médias pour vivre. Sans oublier de pondre des produits dérivés pour mettre du beurre dans la crèche. Comme ce bouquin, intitulé Touche pas à mon sexe, qui sort aujourd’hui même, édité par l’épouse de Robert Ménard (l’ex-sulfureux de Reporters sans frontières). Le projet de loi autorisant le mariage homosexuel est arrivé comme une aubaine, pour cette groupie de Benoît XVI (dit Treize étroit par feu Allain Leprest). La Frigide s’est immédiatement donné pour mission d’aiguiller la meute prête à faire du foin. Le 13?janvier prochain, son collectif intégriste table sur la présence de 300?000 personnes dans les rues de Paris contre le projet de loi de mariage pour tous du gouvernement. Et que chauffent les ordis avec des e-mails bien léchés, envoyés partout (et surtout aux journalistes) dans une police rose bonbon kitchissime?! Ciel, voilà la Frigide ressuscitée en face de proue?! La preuve, même l’Humanité (qu’elle déteste au point d’avoir nommé son collectif Pour l’Humanité durable) en parle?! Tout comme tout le monde en a parlé en publiant un certificat de mariage factice, qui célébrait un mariage gay en boîte de nuit, qu’elle avait dédicacé. C’est bien connu, chez ces gens-là, on ne badine avec l’amour qu’en boîte avec des potes, mais pas quand il s’agit que le droit s’applique à toutes et tous. Là, ça resserre les fesses.

En novembre 2012, Frigide Bardot renaissait médiatiquement grâce aux manifs visant?à empêcher les homos de se marier et d’adopter.?Elle veut en remettre un coup dimanche.

  • À voir : le clip Fais-moi l'amour avec 2 doigts
  • Lire aussi :

Pour le mariage pour tous: et vous, vous faîtes quoi dimanche?

Mariage pour tous : les trucs et astuces pour bien manifester... (Humour de droite)

Laurence Mauriaucourt

 

Révélations: Civitas, des intégristes qui ratissent très large

Documents à télécharger : Paray-le-Monial, Toussaint 2012, la liste des personnalités invitées par Civitas -

Toussaint 2012, les traditionnalistes de Civitas invitent des personnalités politiques de tous bords pour un séminaire controversé. La liste des participants ou excusés fait polémique.

Si des groupements catholiques intégristes, tels Civitas, organisent régulièrement des actions visant, notamment, à perturber la représentation d’une pièce de théâtre jugée outrancière, il est moins courant de les voir partager leur tablée avec des élus de la République, des cadres socialistes ou des serviteurs de l’État. C’est pourtant l’affiche dressée par la «?rencontre des têtes de réseaux représentant l’engagement chrétien en politique?» qui s’est tenue à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire), ­début novembre. Un séminaire qui a eu la particularité de réunir (sur le papier) la crème des opposants au mariage pour tous, de Bernard Poignant, maire socialiste de Quimper, à Jean-Claude Philipot, conseiller national de Civitas, en passant par l’ex-ministre Christine Boutin, le «?journaliste engagé?» Daniel Licht.

Deux sous-préfets dans la liste

Plus curieux, les organisateurs confirment que deux sous-préfets de la région Centre, présentés ès qualités, ont bien été annoncés à ce séminaire. Une violation du sacro-saint devoir de réserve dévoilée par le réseau de surveillance antifasciste antifa-net.fr. «?Je ne sais pas comment mon nom est arrivé sur cette liste, assure l’un d’eux. Je ne sais même pas ce que c’est. Dès que j’ai appris l’existence de ce document, j’ai demandé le retrait de mon nom.?» L’autre cadre préfectoral se dit tout aussi surpris?: «?Franchement, vous me l’apprenez et là, je tombe de ma chaise.?»

Pour Jean-Mathieu Robine, militant Modem qui apparaît également sur cette liste, tout cela relève d’une maladresse?: «?Jean-François Debiol, l’organisateur, est une personne habile, mais maladroite. Il a fait preuve d’amateurisme en laissant apparaître nos qualités respectives. J’étais présent, certes, mais à titre personnel.?» Une précision que l’organisateur tente de relativiser. «?Sur la centaine de personnes initialement visées, un bon quart a fait preuve de susceptibilité, demandant que l’on retire le nom ou la qualité. Ce sont des caprices de divas.?»

D'Orange à Paray

Il n’empêche. Comme l’indique sur son blog Christian Vanneste, l’ex-député UMP démissionné de son parti après des propos négationnistes sur la déportation des homosexuels, la rencontre s’est déroulée sous les meilleurs auspices. Il va même jusqu’à effectuer un parallèle entre cette rencontre et celle du Bloc identitaire, à Orange (Vaucluse). «?C’est donc bien la même volonté d’affirmer une identité qui animait à la fois les chrétiens de Paray et les militants réunis à Orange. Ils ne le disent pas de la même manière, mais ils disent la même chose.?» Tout est effectivement dit.

  • A lire aussi:

Vous faîtes quoi dimanche pour le mariage pour tous?

Opinion: "Croyant, je suis favorable au mariage pour tous: signe d'amour"

Joseph Korda

Documents à télécharger: 
Paray-le-Monial, Toussaint 2012, la liste des personnalités invitées par Civitas
 

Neutralité du Net : France : 0 – Slovénie : 1 !

Par l'UFAL

Après les Pays-Bas, la Slovénie vient de se doter d’une loi fondamentale (votée le 20 décembre et publiée le 31 décembre 2012) sur la « neutralité du net ». L’objectif de cette loi est de contraindre les fournisseurs d’accès à Internet de rester neutres quant aux contenus auxquels ils donnent accès.

En clair, il s’agit d’interdire un filtrage des contenus, une réduction du débit et une restriction d’accès à un quelconque service disponible sur Internet.

Cela signifie également que le fournisseur d’accès ne peut pas privilégier un contenu, un service ou le transfert d’une information par rapport à une autre. Il ne peut y mettre un accès payant ; enfin il a interdiction de moduler les offres en fonction du coût de l’abonnement, introduisant ainsi une disparité entre les citoyens, riches ou pauvres (les pauvres ne pouvant alors plus s’informer, partager et communiquer librement).

L’UFAL rappelle que la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 stipule (art. 11) : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux : Tout citoyen peut donc parler, écrire, écrire, imprimer librement ». Depuis la campagne du référendum sur le TCE en 2005 ou le Printemps Arabe en 2011, il n’est plus possible de ne pas reconnaître l’outil social et citoyen qu’est Internet, et combien il est essentiel que cet outil soit libre, pleinement accessible à tous et que sa neutralité soit assurée et défendue par la loi.

Ceci nous parait d’autant plus important que, lors du Printemps Arabe, une entreprise française a fourni des services de filtrage d’Internet aux dictateurs qui les ont utilisés contre leurs opposants et pour empêcher la circulation de l’information (cf. Amesys ou Big Brother français en Syrie). Or, plusieurs acteurs économiques français réfléchissent aujourd’hui à utiliser de tels systèmes (pour protéger des ayants droit, se prémunir des téléchargements, pour offrir un meilleur débit aux plus offrants, etc.) ; bref, il est temps de mettre un cran d’arrêt avant l’ouverture de la boite de Pandore : Internet est un terrain qu’il faille construire et protéger car faute d’une législation adaptée à ses spécificités, des firmes comme Free, Orange, Google, Facebook ou d’autres, s’y imposent comme acteurs privés, ne défendant que leurs intérêts et aucunement l’intérêt général de tous les citoyens et de leurs familles.

Même s’il reste encore beaucoup de points en suspens, la nouvelle loi slovène va dans le sens que souhaite l’Ufal, c’est-à-dire l’édification d’un Internet considéré comme un bien public auquel chaque citoyen doit pouvoir accéder de manière égalitaire sur la totalité du territoire.

L’Ufal demande donc que la table ronde convoquée sur ce sujet, le 15 janvier 2013 par la ministre Fleur Pellerin, soit l’occasion pour le gouvernement socialiste de prendre acte de la dimension sociale et républicaine d’Internet, de légiférer fermement sur la neutralité du réseau et de mettre fin à des usages hérités d’un autre siècle.

La Slovénie montre qu’il est parfaitement possible de poser un cadre légal sur ce qui est une clé du monde d’aujourd’hui tant la circulation de l’information, des savoirs et des connaissances entre les citoyens eux-mêmes est primordiale pour une société tournée vers le progrès social.

par l'UFAL
Union des FAmilles laïques
http://www.ufal.org
 

Dans l'HD cette semaine, Hubert Reeves: "Etre déterminé à continuer cette lutte"

L'Humanté dimanche du 10 au 23 janvier 2013

Changer le monde en 2013, c'est possible. Vingt-six personnalités engagées et citoyennes de France et du monde expliquent comment, à travers leurs voeux pour cette nouvelle année dans un numéro exceptionnel de l'Humanité dimanche.

Comme Thierry Lepaon (CGT), Jean Ziegler (membre du Conseil des droits de l'homme), Serge Haroche (co-lauréat du prix Nobel de physique 2012), Valérie Fourneyron (ministre de la Jeunesse et des Sports), le professeur André Grimaldi, ou John MacArthur (directeur du Harper's magazine), l'astrophysicien Hubert Reeves s'est prêté au jeu. Pour lui aussi, 2013 est une année de combat. "Pour cela, il faut faire du lobbying à la façon de nos ennemis pollueurs." Extrait.

HD. Êtes-vous pessimiste sur l'avenir de la planète et sur la façon dont l'humanité peut la protéger?

Hubert Reeves. Je ne suis pas pessimiste. Je suis alarmé et très inquiet. Mais dans le même temps, il y a un renouveau à l'échelle mondiale. En fait, le rapport de forces est assez simple. D'un côté les pollueurs et de l'autre les défenseurs de l'environnement. Ces deux forces croissent chacune ensemble. En 2011, les émissions de CO2 ont augmenté de 3%, les outils qui participent à la déforestation ou ceux utilisés pour la pêche sont démesurés et on a des signaux très négatifs. Mais en face de cela, dans le même temps, des forces de réaction sont nées, on ne peut plus les ignorer aujourd'hui. Heureusement, elles prennent de l'importance. À partir de là, la question principale est de savoir à quoi ressemblera notre planète dans 30 ans, et à cela nul ne peut répondre. Nous devons sans cesse continuer à appuyer les forces qui tendent à améliorer la situation mais, dans 30 ans, la situation peut être bien pire ou bien meilleure.

J'ai des enfants et des petits-enfants. Si moi je ne suis plus là dans 30 ans pour voir l'état de la planète, eux ont toutes les chances d'être encore en vie, et je me fais du souci pour savoir dans quel monde ils vont vivre. Lorsque je regarde ce qui a changé aujourd'hui, je suis forcé de constater que les deux parties ont monté en puissance. Je ne suis donc pas pessimiste et je pense qu'il faut être déterminé à continuer cette lutte, tout en ne sachant pas qui va l'emporter.

 

HD. Avez-vous des solutions pour limiter la destruction de notre environnement, pour inverser la machine?

Hubert Reeves. Les solutions, tout comme la situation, sont connues. Par exemple, le mois dernier, la revue Science montrait les subventions accordées aux différentes énergies: renouvelables et non renouvelables (fossiles). L'article montrait qu'aujourd'hui encore, et ce depuis plusieurs années, les subventions accordées pour les énergies fossiles sont sans commune mesure avec celles délivrées pour les énergies vertes, renouvelables. Le discours selon lequel il n'y a pas d'argent pour les énergies renouvelables ne tient plus. L'article montre s'il en était encore besoin qu'il s'agit bien d'un choix politique, d'un choix de société. Maintenant il faut identifier les subventions qui aident à améliorer la situation et arrêter celles qui l'empirent. Il y a là une véritable action à mener.

Mais il ne s'agit là que d'un exemple, il existe tout un tas d'autres solutions et l'idée est d'arriver à les appliquer! Et pour cela, il faut faire du lobbying à la façon de nos ennemis pollueurs. Mon rôle n'est pas de m'inscrire dans un parti politique mais bien de mettre la pression sur ceux qui ont le pouvoir. Il faut diffuser les actions, supporter les bonnes idées, féliciter les bons projets, faire savoir quand quelque chose de bien est réalisé. Le Grenelle a été un exemple typique de ce qui peut être fait. Il y a eu un vrai mouvement pour aller dans le sens d'une diminution des dégâts et pour faire face à la crise. Les tables rondes sur l'agriculture et la chasse continuent toujours, même si bien sûr il y a eu des échecs. Un homme politique reçoit des pressions de toutes parts et sa position n'est pas confortable, il a d'autres problèmes à régler, le chômage, la sécurité, la crise, etc. Il est difficile de se faire entendre mais on y arrive parfois. Notre principal objectif est de mettre la pression sur les gouvernements pour que leurs promesses électorales deviennent une vraie dynamique militante.

Toute l'actualité sur l'Humanité.fr

 

Bonne nouvelle: Une ourse inconnue filmée en Haute-Garonne [VIDEO]

A Melles, dans le sud de la Haute-Garonne, une ourse, qui n'avait jamais été repérée, a été filmée par une caméra automatique

L'ourse a été filmée en Haute-Garonne par une caméra du réseau

L'ourse a été filmée en Haute-Garonne par une caméra du réseau "Ours brun" (capture d'écran ONCFS)

C'est une surprise pour les défenseurs de l'ours comme pour ses détracteurs. En effet, une ourse qui jusque-là n'avait jamais été identifiée a été filmée le 6 novembre dernier dans la région de Melles dans le sud de la Haute-Garonne indique la Dépêche du Midi.

Cette courte vidéo a été réalisée à partir d'une caméra automatique du réseau "Ours Brun" de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Sur ces images on peut voir l'animal, dressé sur ses deux pattes arrières, se frotter énergiquement le dos contre un arbre. Selon l'association "Pays de l'Ours ADET", citée par le quotidien, il pourrait s'agir d'une ourse née en 2011.

 

Lu POUR VOUS: Bruxelles veut libéraliser le TGV en 2019... In Lesechos.fr!

NDLR: l'argent public (des régions, des départements, de la recherche et du développement)  investit servira donc les intérêts des actionnaires de Vinci, Véolia, et autre Deutchbahn... Quand allons nous cesser cette tartufferie?

AFP
Par Renaud Honoré

Imaginez la scène : pressé de rejoindre le soleil marseillais, un voyageur débarque à la gare de Lyon à Paris. Il regarde sur les quais les trains disponibles : il y a bien sûr le TGV de la SNCF, mais aussi - grande nouveauté ! -les rames grande vitesse de Deutsche Bahn et de Trenitalia. Politique-fiction ? Pour la Commission européenne, au contraire, ce scénario devra devenir une réalité sans trop tarder, dès 2019.

Bruxelles présentera fin janvier une législation sur le transport ferroviaire. Le point clef : l'ouverture à la concurrence sans restriction («open access») des lignes nationales de TGV dès 2019.

Bruxelles prépare en effet un texte législatif qui va complètement libéraliser les chemins de fer européens. Réunis en collège, les commissaires ont déjà abordé mercredi les grandes lignes de cette législation. Ce quatrième paquet ferroviaire, dans le jargon communautaire, ne devrait être officiellement dévoilé que le 23 ou le 30 janvier. Un point promet de faire beaucoup parler : selon nos informations, le texte actuel prévoit une ouverture complète du marché domestique des passagers en décembre 2019. En clair, les lignes nationales de TGV devront s'ouvrir à la concurrence à partir de cette date.

Des lignes rentables sont concernées

Il s'agit là de la touche finale à un mouvement général de libéralisation engagé par les autorités communautaires depuis plus de dix ans. Le trafic fret l'est depuis 2006 en France. Mais pour les passagers et notamment le TGV, les choses se font plus lentement. Sur les longues distances, seules les liaisons internationales ont été sorties du monopole en décembre 2009. Mais cela ne représente que 10 % du trafic de voyageurs en Europe. Si bien que la SNCF n'a pas été trop menacée.

Il devrait en être autrement avec le trafic domestique. Seront concernées les lignes TGV les plus rentables pour l'opérateur public, comme le Paris-Lyon ou le Paris-Marseille. Nul doute que ce genre de trafic devrait attirer les concurrents. Et ce d'autant que les modalités prévues pour cette libéralisation sont propices à faciliter l'arrivée de nouveaux acteurs. Bruxelles prévoit que cette concurrence se fasse en « open access » : tout le marché est ouvert, et chacun vient sur la ligne qui l'intéresse quitte à délaisser les liaisons non rentables.

L'exécutif européen n'a donc pas retenu l'autre option envisagée au départ, à savoir les franchises : une entreprise gagne l'exploitation de toute une zone géographique, avec des obligations de desserte. La seule restriction envisagée à l'« open access » serait de permettre une limitation si la concurrence affecte un contrat de service public.

Une libéralisation déjà prévue pour les TER

Mais le TGV n'est pas le seul concerné par la loi européenne. Pour les TER (transports express régionaux), les textes actuels prévoyaient déjà une libéralisation progressive d'ici à 2019, avec la possibilité pour les régions qui le souhaitent de ne pas en passer par un appel d'offres. Cette dernière disposition va toutefois sauter. Avec le quatrième paquet ferroviaire. Bruxelles veut que les régions fassent obligatoirement un appel d'offres pour tous leurs contrats de transport ferroviaire. Une période de transition jusqu'en 2023 est prévue pour les contrats qui auront été passés juste avant 2019.

Au vu de ces dispositions, ce quatrième paquet ferroviaire promet des discussions animées avec les Etats membres et les eurodéputés, qui doivent donner leur aval. D'autant qu'une autre mesure sensible est prévue pour la gestion du réseau (lire ci-contre). Du côté de la Commission, des petites retouches ne sont pas exclues d'ici à la fin janvier. Mais l'exécutif européen se montre déterminé à faire adopter ce texte emblématique. Cela pourra difficilement se faire néanmoins avant la fin du mandat de la Commission Barroso, mi-2014.

 

Walter Butler, actionnaire de Virgin et oligarque à la française

Manifestation des salariés du Virgin megastore des Champs-Elysée

Walter Butler, itinéraire d’un oligarque à la française

Les regards se tournent vers lui. Les représentants syndicaux n’ont d’yeux que pour leur actionnaire ­majoritaire.?Un pirate spécialisé dans le rachat d’entreprises en difficulté et qui, bien souvent, s’échappe sans payer l’addition.

«À Butler de payer l’addition?! » À l’heure où la menace d’une cessation de paiement plane sur l’ensemble du groupe Virgin Megastore en France, les salariés se tournent vers leur actionnaire majoritaire, ­Walter Butler, qui, à travers ­Butler Capital Partners, contrôle 74?% des actions (contre 20?% à ­Lagardère et 6?% à Virgin Mobile France, le groupe de Geoffroy Roux de Bézieux). Ce mardi, un représentant du fonds d’investissement doit participer à la réunion du comité d’entreprise. Le discret spéculateur réussira-t-il une fois de plus à rester confortablement installé dans l’ombre et à échapper à ses responsabilités dans le désastre qui s’annonce??

Un capitalisme d’état

Caricature parfaite du petit oligarque à la française, Walter Butler, devenu inspecteur des finances à sa sortie de l’École nationale d’administration en 1983 (promotion Solidarité, en hommage à Lech Walesa), n’aura pas servi l’État bien longtemps… avant d’aller se servir à l’occasion, bien souvent, des vagues successives de privatisation.

Lors de la première cohabitation, entre 1986 et 1988, il entre au ­cabinet de François Léotard, le ministre de la Culture, en tant que conseiller pour l’audiovisuel?: il conduira notamment le processus de privatisation de TF1. Pour celui que ­Dominique de Villepin a aidé à préparer le concours d’entrée à l’ENA, voilà de quoi étayer encore son carnet d’adresses: Francis Bouygues, Jean-Marie Messier qui s’occupe des privatisations au cabinet d’Édouard Balladur, Dominique Bussereau et ­Dominique Ambiel, tous les deux proches de Jean-Pierre Raffarin… Après la défaite de la droite, Walter Butler part se ­réfugier dans la banque d’affaires Goldman Sachs aux États-Unis. C’est dans cet établissement extrêmement célèbre désormais que le haut fonctionnaire se transformera en pur financier.?«?Goldman, c’est là que j’ai ­appris à lire, à écrire et à ­compter dans les affaires?», glissera-t-il quelques années plus tard dans l’Expansion.

Revenu en France au début des années 1990, il fonde avec le concours de l’un des parrains du capitalisme français de l’époque, Bernard Esambert, le patron de la banque d’affaires Roth?schild, son propre fonds d’investissement. Très vite, Walter ­Butler devient un spécialiste du?«?retournement?»: selon la ­légende, il achète des entreprises en difficulté, les redresse et les revend en faisant la culbute; en pratique, il s’empare aussi de lambeaux d’entreprises publiques à prix cassés qu’il revend ensuite à prix d’or. L’homme est bien introduit dans les rouages du capitalisme d’État: il bénéficie des conseils d’Alain Minc et surtout de la protection de François Pinault, le puissant patron de PPR qui le fera rentrer au conseil d’administration de la Fnac et lui remettra la Légion d’honneur en 2004.

Les cercles du pouvoir

Dans ses opérations, opaques pour la plupart, ­Walter Butler profite de sa proximité avec les cercles du pouvoir. En 2006, alors que de nombreux observateurs dénoncent un bradage, il devient l’actionnaire majoritaire de la SNCM, la compagnie privatisée qui assure les liaisons entre la Corse et le continent, et quelques années plus tard, il revend en empochant cinq fois sa mise de départ.

À la Sernam, l’issue est un peu différente, même si, là aussi, ça sent le pactole pour Butler: après avoir racheté pour une bouchée de pain (on parle de 10?millions d’euros) le secteur messageries de la SNCF, non sans que l’entreprise publique ne le renfloue à hauteur de 500?millions d’euros, le spéculateur finira par transférer à la collectivité la charge du plan de social en mettant la boîte en redressement judiciaire, avant que la SNCF, via sa filiale de logistique Geodis, ne vienne, début 2012, racheter les derniers morceaux… Chez Virgin, Walter Butler se sauvera-t-il encore sans payer l’addition??

Virgin déjà retoqué en justice. C’est une épine dans le pied du fonds d’investissement Butler. En mai dernier, le tribunal de grande instance de Paris a donné raison au comité d’entreprise et au syndicat SUD, qui contestaient la façon dont Virgin avait lancé des plans de licenciement distincts pour la fermeture de ses magasins de Metz (janvier 2012) et Toulouse (mars 2012). Le tribunal a estimé que Virgin devait reprendre la procédure à zéro et fournir une «?information complète et loyale?» sur la stratégie de l’entreprise. Il a aussi souligné que la situation économique justifiant ce plan devait s’apprécier au niveau du groupe Butler, et non de la seule entreprise Virgin. L’affaire sera examinée en appel le 28?janvier.

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Thomas Lemahieu

 

Pour Aurore Martin "la main de Valls" est derrière son arrestation

Aurore Martin, sous contrôle judiciaire depuis le 22 décembre

"Il y a la main de (Manuel) Valls (...), au-delà de Valls la main du gouvernement. C'est un fort signe pour nous faire comprendre qu'au Pays basque nord nous n'aurons rien (...). C'est une décision gouvernementale", a affirmé Aurore Martin à l'AFP ce lundi, dans ses premières déclarations depuis sa remise en liberté le 22 décembre.

Aurore Martin, libérée sous contrôle judiciaire le 22 décembre, a estimé avoir fait dans un premier temps l'objet d'un contrôle routier ordinaire, mais qu'une fois identifiée, tout a été organisé pour sa remise rapide à l'Espagne. "Quand je suis arrivée à ce contrôle routier, puisqu'il m'a paru être un contrôle routier, j'ai cru que c'était une arrestation comme ça… Bon après, j'étais arrêtée à quatre heures (16h00 ndlr) à Mauléon, vers 9 heures (21h00) j'étais à la frontière de Béhobie et sachant qu'entre temps j'ai fait une boucle par Pau, j'ai trouvé tout ça très organisé pour quelque chose qui était fortuit", a-t-elle dit.

Mandat d'arrêt

"Je veux bien croire qu'il y ait une application de juge à juge", a déclaré la militante, qui était visée depuis 2009 par un Mandat d'arrêt européen pour avoir participé à des réunions publiques de Batasuna, interdit en Espagne où le mouvement était considéré comme la branche politique de l'organisation séparatiste ETA, "mais on ne prend pas des décisions comme cela sans mesurer les conséquences", a-t-elle ajouté, en soulignant un "contexte politique" particulier.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls "va à un rendez-vous à Madrid et il revient et en l'espace d'une semaine il fait des déclarations cinglantes, il y a trois arrestations", poursuit-elle évoquant la visite du ministre en Espagne, au cours de laquelle il avait assuré Madrid de tout son soutien concernant l'ETA.

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S.G.

 

Drame de La Clusaz : coup de projecteur sur les 200000 saisonniers d'hiver

La mort à La Clusaz, en Haute-Savoie, d'un saisonnier et de son amie dans l'incendie de leur fourgon aménagé met en lumière les vrais scandales de l'accueil de ces travailleurs temporaires et ô combien précaires dans les stations.

Pour le Forum Social des Saisonniers, le drame de La Clusaz n’est pas qu’un triste fait divers. Le FSS pose clairement la responsabilité des pouvoirs publics. En premier lieu des stations, qui cachent leurs travailleurs précaires pour ne pas nuire à leur image de marque. Qui refusent de proposer des solutions d’hébergement, ou ne serait-ce que de l’eau et de l’électricité aux saisonniers vivants dans des véhicules. "Logés le plus souvent dans les villages limitrophes des stations, car les loyers sont inaccessibles en stations, ils prennent souvent leur véhicule pour rentrer après le service à leurs frais. 15% n’ont pas de contrat de travail. Et 25% n’ont pas d’heures sup’ payées" explique le FSS.

Antoine Fatiga, délégué syndical CGT pour la défense des saisonniers en Rhône-Alpes rappelle que certaines stations ont mis "à disposition des saisonniers qui souhaitent vivre dans leur véhicule des parkings surveillés, alimentés en eau et en électricité". "Pour une poignée de saisonniers, c'est un réel choix de vie. Il est simplement nécessaire que les municipalités fassent un pas vers eux car ils sont indispensables".

Pour le Forum Social des Saisonniers, ce n’est pas seulement la responsabilité des stations qui est à questionner. "Le saisonnier, c’est la figure emblématique du précaire. Il ne bénéficie pas de la prime de fin de CDD, ni de clause de reconduction de son contrat d’une année sur l’autre. Les employeurs font leur « marché de l’emploi » lorsqu’arrive la saison. Ils puisent dans un vivier très fourni, moins exigeant avec le  chômage de masse. Les patrons  n’ont aucune obligation de payer leur transport ou de les loger. "

Au total, la région Rhône-Alpes compte quelque 200.000 saisonniers d'hiver, dont quelque 130.000 en Isère, Savoie, et Haute-Savoie. Le forum social des saisonniers a demandé au ministre du Travail  d’être reçu et associé aux mesures à prendre visant à améliorer les conditions de vie et de travail des saisonniers.

 

Et pendant que le PDG de la dépêche pérore dans le JDD!

Lu sur France 3: La Dépêche du midi se met au régime avec le plan Fitness

Le groupe la Dépêche a annoncé lors d'un CE en décembre la mise en place d'un plan de réduction des coûts baptisé "Plan fitness". Au menu, baisse des effectifs, menace sur des hebdos et réductions de frais fixes.

A lire l'interview édifiante et pontifiante de J.M. Baylet dans le JDD du 6 janvier (ICI)..... Il a eu la fève et se veut déjà roi!

Le conseil d’administration du groupe de presse, dirigé par le président du parti radical Jean-Michel Baylet, a annoncé le lancement d’un « plan fitness » pour l’année 2013. C’est en effet à une cure d’amaigrissement que doit s’attendre La Dépêche du midi. Une restructuration des pôles magazine (Toulouse Mag, In Toulouse, Les Décideurs de Midi-Pyrénées) et hebdo du groupe (Le Villefranchais, la semaine du Lot, la gazette du Comminges) est prévue, ainsi que le départ de 100 à 150 salariés. Ce « plan fitness », présenté en comité d’entreprise le 18 décembre, « a suscité la réprobation des syndicats du groupe », selon un communiqué du syndicat des journalistes de la CFDT. Le SNJ parle d'un plan "cynique et provoquant".

Concernant la masse salariale, un plan de départ volontaire a été refusé, d'après le site Carré d'info, par les syndicats échaudé lors du précedent « Grenelle», un autre plan d'austérité. Ces derniers ont donc refusé le déploiement de ce dispositif et il y aura donc bel et bien un plan social dont les détails seront connus courant janvier. L‘OJIM parle de 100 à 150 personnes concernées, un chiffre nuancé par les syndicats qui, s’ils n’ont pas d’évaluation précises, pensent à un nombre moins élevé.ainsi que le non-remplacement des départs à la retraite.

Sur les 5 dernières années, le groupe La Dépêche a supprimé 230 de son millier d'emploi dont 50 à la rédaction sur les 230 postes.

Les syndicats dénoncent la stratégie du groupe et notamment son engagement dans Ovaliecom, structure de communication à destination des clubs de rugby et les brasseries Midoc.

France3.fr - Par Véronique Haudebourg - Publié le 04/01/2013

 

Gaz de schiste : des fuites de méthane plus importantes que prévu... In LeMonde.fr

Un forage de gaz de schiste en Pennsylvanie, en avril 2012.

Quel est le véritable impact pour le climat de l'exploitation du pétrole et du gaz de schiste ? Le débat est relancé avec la parution d'une nouvelle étude alarmante quant à l'importance des fuites de méthane autour des puits.

Des résultats qui interrogent de nouveau le bilan climatique de ces hydrocarbures non conventionnels qui sont en train de transformer le paysage énergétique américain et mondial.

Lire : Gaz de schiste : un engouement mondial, mais beaucoup de doutes

Des chercheurs de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et de l'université du Colorado ont mesuré, grâce à des équipements au sol ainsi qu'un aéronef, les concentrations de différents polluants dans l'atmosphère, aux abords des puits des champs gaziers et pétroliers du bassin d'Uintah (Utah), raconte la revue américaine Nature, dans son édition du mercredi 3 janvier. Ils ont ensuite déduit, à partir de modèles atmosphériques et des données de rejets des industries, la quantité d'émissions de ces puits.

9 % DE FUITES

Selon les résultats préliminaires, présentés en décembre 2012 lors du colloque annuel de l'Union géophysique américaine (AGU) à San Francisco, les puits de gaz de schiste laisseraient fuir 9 % de méthane (CH4), l'un des principaux composants du gaz naturel, pendant leur durée d'exploitation.

Des chiffres très supérieurs à la valeur retenue par l'Agence américaine de l'environnement (EPA), qui parlait de 2,4 % pour l'année 2009. "Nous nous attendions à obtenir des niveaux élevés de méthane, mais pas de cette ampleur", a admis Colm Sweeney, qui a dirigé la composante aérienne de l'étude.

En cause : les fluides utilisés pour fracturer la roche entraînent avec eux, lorsqu'ils sont pompés pour être ramenés vers la surface, des bulles de gaz naturel qui vont se disperser dans l'atmosphère. La remontée du gaz à l'ouverture du puits se traduit en outre pendant quelque temps par une fuite supplémentaire de méthane. Enfin, les gazoducs ne s'avèrent pas totalement étanches.

UN BILAN CLIMATIQUE SUPÉRIEUR AU CHARBON

De quoi remettre en cause l'un des arguments forts en faveur du gaz de schiste, à savoir son impact climatique réputé plus faible que celui du charbon – sa combustion dans les centrales électriques génère presque deux fois moins d'émissions de dioxyde de carbone (CO2), principale cause du réchauffement climatique. En rejettant du méthane, qui possède un coefficient de réchauffement 25 fois supérieur à celui du gaz carbonique, la production de gaz de schiste par fracturation hydraulique pourrait avoir un bilan en gaz à effet de serre équivalent, voire supérieur, à celui du charbon.

Lire : L'exploitation du gaz de schiste serait aussi nocive pour le climat que le charbon (édition abonnés)

Dans un article publié en avril 2012 dans les Annales de l'académie des sciences américaine (PNAS), des scientifiques de l'université de Princeton et de l'Environmental Defense Fund (EDF) de Boston indiquaient ainsi que le remplacement du charbon par le schiste était profitable au climat jusqu'à un taux de fuite de 3,2 %. Au-delà, l'empreinte carbone du système énergétique s'alourdit.

DÉBAT ENTRE LES SCIENTIFIQUES

Reste à savoir si les résultats obtenus par la NOAA et l'université du Colorado sont représentatifs de l'ensemble de la production de gaz de schiste des Etats-Unis. "Ces données constituent un petit aperçu d'un puzzle beaucoup plus large que la communauté scientifique est en train d'assembler", estime Steven Hambourg, chef de l'équipe scientifique de l'EDF.

En février 2012, une étude de la chercheuse de la NOAA Gabrielle Pétron, publiée dans le Journal of Geophysical Research et portant sur des puits de la région de Denver-Julesburg, au nord-est du Colorado, suggérait qu'entre 2 % et 8 % du gaz de schiste extrait sont relâchés dans l'atmosphère – avec 4 % comme valeur la plus probable, soit un taux deux fois plus important qu'indiqué par l'industrie. L'année d'avant, en mars 2011, le biogéochimiste Robert Howarth, chercheur à l'université Cornell (Etat de New York), estimait dans Climatic Change que 3,6 % à 7,9 % du gaz de schiste produit aux Etats-Unis s'échappaient dans l'atmosphère.

Lire : Faut-il avoir peur du gaz de schiste ?

Ces travaux ont toutefois été critiqués. Dans un commentaire publié par Climatic Change, Lawrence Cathles, professeur à Cornell et ancien chercheur pour le pétrolier américain Chevron, assurait que les calculs de Robert Howarth étaient erronés et qu'ils s'appuyaient sur des hypothèses trop pessimistes. De la même façon, Michael Levi, analyste de l'énergie au Council on Foreign Relations à New York, a aussi publié un commentaire revu par les pairs mettant en cause la composition du gaz naturel ventilé prise comme hypothèse par l'équipe de Gabrielle Pétron.

D'autres études devraient être publiées cette année. La NOAA, l'université du Texas à Austin et l'EDF mènent en effet, avec des partenaires industriels, une évaluation globale des émissions de méthane tout au long du cycle de vie du gaz – forage, acheminement et traitement – à l'échelle du territoire américain. Le débat scientifique est donc loin d'être clos.

 

Mariage Pour Tous : Peillon met en garde les écoles catholiques

Le ministre de l'Education demande aux recteurs "la plus grande vigilance" afin que ces établisssemnts n'instrumentalisent pas le débat.

Le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon. (ALIX WILLIAM/SIPA)
Le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon. (ALIX WILLIAM/SIPA)

Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, écrit ce vendredi 4 janvier aux recteurs pour les appeler à "la plus grande vigilance" concernant le débat sur le mariage homosexuel dans les établissements catholiques, afin qu'il n'alimente pas l'homophobie.

"Il vous appartient en effet de veiller à ce que les débats qui traversent la société française ne se traduisent pas, dans les écoles et les établissements, par des phénomènes de rejet et de stigmatisation homophobes", écrit le ministre dans ce courrier dont il a annoncé l'envoi au "Monde.fr".

"Je vous appelle à la plus grande vigilance à l'égard des conditions du débat légitime qui entoure le mariage pour tous (...) notamment dans les établissements privés sous contrat", ajoute-t-il.

Il convient donc d'appeler à la retenue et à la neutralité au sein de tous les établissements afin que l'école ne fasse l'objet d'aucune instrumentalisation", indique enfin le ministre, demandant aux recteurs de l'informer "au plus vite des incidents éventuels et de toute initiative contraire à ces principes, dans les établissements publics comme dans les établissements privés sous contrat".

Cet appel à la vigilance intervient avant la manifestation du 13 janvier contre le projet de loi sur le mariage homosexuel et un peu moins d'un mois après une lettre du secrétaire de l'enseignement catholique, Eric de Labarre, aux chefs d'établissement, suggérant d'y organiser des débats.

"Respecter le principe de neutralité"

"Il ne me semble pas opportun d'importer dans l'école le débat sur le mariage pour tous. Je considère même qu'en adressant une lettre aux chefs d'établissement, le secrétaire de l'enseignement catholique a commis une faute", a déclaré le ministre au "Monde".

"Je ne veux pas raviver la guerre scolaire", explique-t-il. "Et je suis très respectueux du caractère propre de l'enseignement catholique. Mais, en retour, cet enseignement, qui est sous contrat avec l'Etat, doit respecter le principe de neutralité et de liberté de conscience de chacun".

"Les tentatives de suicide sont cinq fois plus fréquentes chez les jeunes qui se découvrent homosexuels que chez les autres", fait enfin valoir Vincent Peillon, qui a confié à Michel Téchiné une mission sur la lutte contre l'homophobie.

Un peu plus de 2 millions d'élèves suivent leur scolarité dans les établissements de l'enseignement catholique.

 

Estampuis souhaite bonne année à Depardieu et son passeport russe (vidéo)

capture d'écran du film de voeux

Alors que Vladimir Poutine a accordé ce jeudi la nationalité russe à Gérard Depardieu, Estampuis s'est déguisé en Gaulois d'Astérix pour accueillir l'interprête d'Obélix, pas encore installé dans cette commune belge peuplée d'exilés fiscaux français.

Le bourgmestre (maire) d'Estampuis ainsi que plusieurs personnels de la commune se sont grimés en Gaulois version Gosciny et Uderzo, dans une vidéo postée sur Facebook, pour présenter les voeux 2013 aux administrés de la commune. Daniel Senesael, qui avait présenté ses voeux 2012 en slip et en chanson ("Tout nu tout bronzé" de Carlos), a souhaité mercredi "une année pleine de folix!" aux habitants d'Estaimpuis, dans ceclip de trois minutes présenté aussi à la cérémonie des voeux.

Notoriété

Portant casque et moustache, "Senesaelix" s'est félicité de la nouvelle notoriété de sa commune. Grâce à l'arrivée de Gérard Depardieu dans le hameau de Néchin, "des millions de Français peuvent placer Estampuis sur une carte", s'est félicité Daniel Senesael lors de la cérémonie des voeux. "Si un touriste demande où se trouve la cathédrale de Tournai (le site le plus visité de la région, NDLR), on dira désormais que c'est juste à côté d'Estaimpuis", a ajouté le bourgmestre socialiste, cité par l'agence Belga.

Et peu importe si certains Français s'installent à Estampuis pour échapper à l'impôt. "On n'a pas attendu Obélix pour savoir comment ça se passe avec les Français, riches ou pas, qui s'installent ici. Et ça se passe très bien", a déclaré le bourgmestre.

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Quelle Crise? Les milliardaires encore plus riches en 2012 !

Les personnes les plus riches de la planète sont devenues encore plus riches en 2012 ! Selon le "Bloomberg Billionaires Index", la richesse globale des 100 plus grosses fortunes du monde a progressé de 241 milliards de dollars en 2012 pour atteindre 1.900 milliards de dollars.

Sur les 100 personnalités figurant au palmarès, seules 16 ont vu la valeur de leur patrimoine reculer l'an dernier. Le Brésilien Eike Batista, est notamment le grand perdant du millésime, avec 10,1 milliards de dollars perdus, à 12,4 milliards de dollars.

A l'inverse, Amancio Ortega, le fondateur d'Inditex, est le grand gagnant de l'année écoulée, sa fortune augmentant de 22,2 à 57,5 milliards de dollars, grâce notamment au bond du titre du propriétaire de Zara (+66,7% pour Inditex en 2012). Carlos Slim, le magnat mexicain des télécommunications qui contrôle America Movil, reste l'homme le plus riche de la planète avec une fortune estimée à 75,2 milliards de dollars (+13,4 Mds$ ou 21,6% en 2012).

Gates, Ortega, Buffett...

Bill Gates, 57 ans, pointe toujours en seconde position avec un gain de 7 milliards de dollars l'an passé et une fortune évaluée à 62,7 milliards de dollars. Il devance Amancio Ortega, Warren Buffett (47,9 Mds$) et le fondateur d'Ikea, Ingvar Kamprad, dont le patrimoine est évalué à 42,9 Mds$ (+16,6%).

Le premier français de la liste, Bernard Arnault, a profité de la très belle performance de l'action de son groupe LVMH (mais aussi Christian Dior) pour voir sa fortune progresser de 39% à 28,8 milliards de dollars. Il est désormais le neuvième homme le plus riche du monde.

 

LU POUR VOUS: L’aide alimentaire pour les plus pauvres bientôt supprimée ? ... In Bastamag.net!.

Par Nolwenn Weiler (2 janvier 2013)

En France, 3,5 millions de personnes ont recours à l’aide alimentaire, ces produits de première nécessité distribués par les organisations caritatives.

Financée grâce au budget européen, cette aide est aujourd’hui remise en cause. Les efforts déployés depuis plusieurs années pour améliorer la qualité de ces aliments, et ne pas enfermer les plus précaires dans la malbouffe, seront-ils réduits à néant ?

120 millions de personnes menacent, en Europe, de sombrer dans la pauvreté. Les gouvernements européens, qui discutent en ce moment du budget 2014-2020, hésitent cependant à prolonger le financement de l’aide alimentaire destinée aux plus pauvres. C’est pourtant une minuscule part d’un énorme budget : 0,4% sur 1 000 milliards d’euros ! Né en 1987, le Programme européen d’aide aux plus démunis prévoit que les excédents agricoles – sous lesquels croule alors l’Europe – soient redistribués à celles et ceux qui en ont besoin. Depuis, les excédents se font rares. L’Europe aligne donc du cash : des subventions versées aux associations au titre de l’aide alimentaire (500 millions d’euros en 2012) et l’achat direct de produits destinés à être redistribués (383 millions) s’ajoutent à la reprise d’excédents agricoles (177 millions).

Tous les États membres ne bénéficient pas de cette aide, qui passe par le budget de la Politique agricole commune (PAC). Certains pays, comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni refusent d’y recourir. « L’Angleterre considère que l’Union européenne doit rester un grand marché et l’Allemagne pense que l’Europe ne doit pas s’immiscer dans les politiques sociales, gérées par les Lands », précise Nadège Chambon, chercheuse à l’institut Notre Europe.

Austérité pour les plus démunis

Les principaux bénéficiaires sont l’Italie (95 millions d’euros en 2012), l’Espagne (80 millions d’euros), la Pologne (75 millions d’euros), la France (70 millions d’euros) et la Roumanie (60 millions d’euros). « Le montant de l’aide est calculé en fonction de la proportion de la population ayant un revenu inférieur à 60% du « revenu médian » national [1]. Cela a fait passer l’Espagne en tête cette année », indique Nadège Chambon. En France, quatre associations gèrent cette aide : La Croix rouge, les banques alimentaires, le Secours populaire et les Restos du cœur.

Mais cette aide n’est pas du goût de tout le monde : plusieurs pays, dont l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Suède [2] considèrent que l’aide aux pauvres relève de l’action de chaque État. Et refusent de payer. Début 2012, l’Allemagne obtient la condamnation de l’aide alimentaire par la Cour de Justice européenne. Le dispositif actuel n’existera donc plus en 2014. Il pourrait être remplacé par un « Fonds européen d’aide aux plus démunis » moins bien doté [3]. Soit « 350 millions par an, à partager entre 28 pays membres, contre 500 millions actuellement, détaille Gaëtan Lassale, de la Fédération française des banques alimentaires. Sachant que de nouvelles thématiques s’ajouteront à l’aide alimentaire : l’achat de biens essentiels à destination des SDF et des enfants en situation de précarité notamment ». Inquiètes, les associations se sont mobilisées pour que ce fonds voit bel et bien le jour.

Les pauvres, abonnés à la malbouffe ?

Il faudra donc aider mieux, et plus de familles, avec moins. Alors même que le nombre de personnes poussant les portes des soupes populaires ne cesse d’augmenter. « 3,5 millions de personnes ont bénéficié de cette aide en France l’année dernière, souligne Marianne Storogenko, de la Direction générale de la cohésion sociale, en charge du dossier. 8,5 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté et pourraient donc en bénéficier. En plus des familles monoparentales et des chômeurs, recourent aujourd’hui à l’aide alimentaire les travailleurs pauvres, les étudiants et les personnes à la retraite. »

Autre problème : la qualité de cette aide alimentaire. Les bénéficiaires de cette aide présentent souvent des troubles nutritionnels, pouvant induire des pathologies telles le diabète ou des problèmes cardiovasculaires, selon une étude menée par l’Institut de veille sanitaire [4]. Seule une personne sur dix mange les cinq fruits et légumes par jour recommandés par le Programme national nutrition santé. Suite à cet alarmant constat, les critères d’achat de denrées pour l’aide alimentaire ont été revus. Dans les appels d’offre lancés par les ministères, la qualité nutritionnelle compte pour 30% de la note, les tests gustatifs pour 40% et le prix pour 30%. « S’alimenter est un besoin fondamental, mais c’est aussi une source de bonne ou de mauvaise santé, rappelle Marianne Storogenko. Et puis, recevoir des produits de qualité, c’est nécessaire aussi pour l’estime de soi. Si on vous offre quelque chose de bon, c’est que vous êtes quelqu’un. »

Des alternatives pour un bon repas

Ces appels d’offre ne couvrent qu’un quart de l’aide alimentaire. Les 75% restants sont collectés auprès des particuliers à la sortie des supermarchés ou remis gracieusement par les enseignes de la grande distribution, qui écoulent ainsi des marchandises qu’elles ne peuvent pas vendre, pour des raisons d’ordre esthétique le plus souvent. Une autre partie des produits vient des partenariats passés entre des grandes entreprises et les associations. « Dans la relation avec les donateurs, il faut parfois s’armer de courage pour leur dire : "c’est très gentil, mais nous ne prendrons pas la cinquième tonne de pains au chocolat parce que les gens ne mangent pas que des pains au chocolat. Il nous faudrait plutôt des haricots verts" », poursuit Marianne Storogenko.

Des initiatives émergent pour améliorer le contenu de l’assiette de personnes obligées de recourir à l’aide alimentaire. La Fédération des paniers de la mer (PLM), par exemple, travaille avec les criées, lors des retours de pêche, pour valoriser les poissons invendus, créer des emplois sur l’activité de mareyage – l’achat de poissons en gros – et permettre de diversifier les apports en protéines. « Il ne s’agit pas seulement de remettre un produit aux gens, explique Hélènet Rochet, directrice de la fédération des PLM. Mais de leur donner envie de cuisiner, d’offrir un bon repas à leur famille. » A l’aide de fiches recettes, et à force de communication avec les bénévoles des associations, les paniers de la mer remettent au goût du jour le tacot, le congre, la roussette.

« Les personnes pauvres ne sont pas condamnées à le rester, estime Hélène Rochet. Et quand leurs moyens le leur permettront, ces personnes pourront reprendre le chemin des poissonneries, et participer à la valorisation de produits qu’elles connaîtront déjà. » La démarche emporte l’adhésion des pêcheurs. « Leur métier est rude. Et savoir que le fruit de leur travail n’est pas perdu est très important pour eux. »

Mieux que le discount, les épiceries solidaires

Un autre acteur a fait son entrée dans le monde de l’aide alimentaire : les épiceries sociales et solidaires (regroupées au sein de l’association Andes). Elles proposent en libre-service des produits de consommation courante, contre une participation financière de 10 à 30% du prix normal. En 2011, 130 000 personnes se sont pressées dans les 240 épiceries solidaires que compte désormais le territoire français (voir la carte.). « Pour lutter dignement contre la faim, il faut permettre aux gens de choisir », affirme Guillaume Bapst, fondateur des épiceries solidaires. « Quand on vous donne un colis, on nie votre identité : ce que vous aimez, votre façon de cuisiner... Et quand on reçoit une seule ration, on ne peut pas inviter quelqu’un à partager son repas. »

Pour remédier au déficit de fruits et légumes, l’Andes lance en 2008 « le potager de Marianne » à Rungis. Un chantier d’insertion dans lequel on trie les fruits et légumes invendus pour approvisionner les circuits de l’aide alimentaire. Des « potagers » qui essaiment à Perpignan, Marseille et Lille. En janvier dernier, une ferme maraîchère solidaire a ouvert ses portes en Basse-Normandie.

Des paysans dépendants de l’aide alimentaire

« Il vaut mieux récupérer des produits alimentaires que de les jeter, rappelle Guillaume Bapst. Mais la lutte contre le gaspillage ne doit pas être la seule finalité de l’aide alimentaire. Sinon, on se contente de donner aux pauvres ce que l’on a récupéré. Et on ne s’intéresse pas à leurs besoins nutritionnels. Il faut laisser l’approche purement caritative pour remettre les gens à leur place de citoyen. » Pour Marianne Storogenko, « la fourchette est un excellent outil d’insertion. Il faut faire en sorte que ces personnes se sentent soutenues et pas assistées. »

Jean-Claude Balbot, éleveur dans le Finistère, est plus radical : « L’agro-industrie produit de la pauvreté. Même des paysans deviennent clients de l’aide alimentaire ! Ou ces employés des usines agro-alimentaires qui se retrouvent sans travail. Finalement, l’agriculture n’a pas tenu ses promesses, à savoir nourrir le monde et donner du travail aux gens. » Membre actif de la fédération nationale des Civam (Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural), Jean-Claude Balbot participe à un groupe de travail qui planche sur la question de l’accès à l’alimentation. Pour les Civam, il faut rapatrier l’aide alimentaire vers les territoires. « Cela coûterait moins cher à la collectivité, que ces échanges de conteneurs, de boîtes et de produits transformés », estime Jean-Claude Balbot. Pensée à petite échelle, l’aide alimentaire pourrait passer par la création de potagers collectifs, par le troc, la révision de certains prix, voire du système productif tout entier.

Les exclus de la qualité

Assidu de la vente directe, et producteur bio, l’agriculteur regrette le profil trop uniforme de sa clientèle, relativement aisée. « Quand je vais livrer les gens, je sais toujours à quoi m’attendre : le type de maison, de voiture, de journaux.... C’est sympa, mais cet enfermement, pour moi et d’autres collègues, est le signe d’un échec de nos modes de production. Nous tenons à garantir la qualité, mais nous excluons de fait une large partie de la population. »

La solution ? « En tant que producteur, il faut que je m’arrange pour produire quelque chose que tous les consommateurs peuvent acheter. Nous devons réfléchir au prix, très sérieusement. Est-il normal, par exemple, que les consommateurs paient une partie des emprunts que j’ai contracté pour m’installer ? Et qu’ils participent ainsi à l’accroissement d’un capital qui n’appartiendra qu’à moi. » Pour savoir ce que les consommateurs sont en mesure de payer, « il y a un vrai travail de connaissance et de reconnaissance à faire. » Les échanges entre fermes et quartiers, qu’il pratique avec d’autres collègues sont, à ce titre, très riches d’enseignements. « L’aide alimentaire que nous aimerions voir se développer doit s’inscrire dans ces échanges citoyens, dans ce partage, ces discussions où l’on réfléchit ensemble à l’accès à l’alimentation. » Le ministre Stéphane le Foll, pour qui « l’accès à une alimentation de qualité est un élément décisif pour rester inséré dans la société », prêtera-t-il attention à ces expérimentations ?

Nolwenn Weiler

Photo de une : Alain Curie via Rue 89

Notes

[1] En France, le revenu médian se situe aux alentours de 1 600 euros (il varie de 1431 euros pour une personne seule à 3 700 euros pour un couple avec trois enfants) : la moitié de la population, en fonction du type de ménage, a des revenus inférieurs et l’autre moitié dispose de revenus supérieurs.

[2] Ainsi que le Danemark, les Pays-Bas et la République tchèque.

[3] L’éventuel Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) s’élèverait à 2, 5 milliards d’euros sur 7 ans.

[4] Voir l’étude menée en 2005.

 

LU POUR VOUS: Moissac. Théophile Gay, le premier bébé de l'année... In La Dépêche! (+ Liste)

NDLR: Bienvenue à Théophile, Moissac au Cœur adresse ses félicitations à ses parents!

Camille, le grand frère, et Valéntine découvrent Théophile en compagnie de leurs parents./Photo DDM. Morad Cherchari ()

Camille, le grand frère, et Valéntine découvrent Théophile en compagnie de leurs parents./Photo DDM. Morad Cherchari

Le premier bébé de l'année né en Lot-et-Garonne a vu le jour, hier à 4 h 07, à la maternité du centre hospitalier Saint-Esprit. L'accouchement s'est déroulé dans de bonnes conditions. La maman se porte bien.

Théophile, le cadeau du Nouvel An, pèse 3,1 kg et fait déjà l'admiration de son grand frère, Camille, 8 ans, né dans le même service, et de Valentine, 4 ans et demi, venus le voir hier après-midi en compagnie de leur père, Baptiste Gay, journaliste à l'agence de Moissac de «La Dépêche du Midi».

Baptiste et Aurélia Gay, les enfants et leur invité avaient entamé la dinde de la Saint-Sylvestre dans le foyer familial de Saint Clair-lorsque la maman, responsable de formation à la centrale de Golfech, a ressenti les premières douleurs.

L'invité chargé de garder les enfants

Parrain de Valentine, l'invité, journaliste à «Midi Olympique», s'est improvisé baby-sitter pendant que le couple prenait la direction de l'hôpital agenais au cœur de la nuit.

La maternité la plus proche, celle de Moissac, est fermée depuis plusieurs années; celle de Montauban est plus éloignée que celle d'Agen.

Théophile était attendu pour le 10 janvier. Il a devancé l'appel de quelques jours. Son père, grand amateur de Jeux Olympiques, espérait une venue en 2 012. Déjà, Camille est né en 2004 et Valentine en 2008.

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