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Le numérique à Fontenay -Intervention de Loïc Damiani en Conseil municipal

LDA_Portrait_plein.jpgJe veux intervenir suite à deux articles parus dans le magasine municipal à Fontenay. Il s’agit de la tribune de novembre et de décembre du groupe de droite « Réinventons Fontenay », celui de Christophe Esclattier, celui qui devait être « votre maire en 2008 » avant que les électeurs n’en décident autrement et l’envoient dans l’opposition pour la troisième fois consécutive.

Il critique le contenu des publications municipales format papier ou numérique en parlant de propagande. C’est si j’ose dire le jeu. C’est logique. Cela a du sens. Que l’opposition s’oppose c’est son rôle, c’est légitime, elle représente une partie des Fontenaysiens, c’est la démocratie. Qu’elle désapprouve la politique municipale que les Fontenaysiens ont choisi, c’est possible, c’est normal, c’est sain.

Ce qui l’est beaucoup moins, c’est le reste de cette tribune libre, je cite : « Déjà, Fontenay a toujours eu un retard considérable en matière d’utilisation des médias modernes entre a mise en place d’internet, les problématique avec les opérateurs numériques, la boucle optique et les couacs de la retransmission Internet du conseil municipal… »

Quand on lit « Fontenay-sous-sous-Bois est en retard », on ne peut, que réagir à une telle calomnie, point par point.

- Concernant la mise en place d’internet. Il y avait dans notre ville des Espaces Publics Numériques dès 1998, avant même que vous ne sachiez ce que c’est qu’un mail monsieur Esclattier. Les Espaces Publics Numériques accueillent aujourd’hui des centaines d’utilisateurs chaque mois pour une utilisation libre des ordinateurs mais aussi pour des formations, de la recherche d’emploi, de l’aide aux devoirs… Par ailleurs, la mise en place des points d’accès WIFI publics et gratuits permettent à plus de 1 100 personnes chaque mois d’accéder de façon nomade à internet dans plusieurs bâtiments municipaux.

- Pour les relations avec les opérateurs ? Plus de 80 % des Fontenaysiens sont câblés. Dans ce domaine, c’est la loi en zone très dense, les opérateurs privés ont la main. Ils se font parfois tirer l’oreille pour réparer les bornes car leurs priorités sont d’abord de faire des bénéfices plus que l’esthétique du paysage urbain. Mais désormais avec le déploiement de la fibre optique par l’opérateur historique, les 3 zones non câblées situées dans les quartiers du Bois, du Plateau, et des Parapluies sont fibrées. Il en va de même pour les zones où l’ADSL ne permet pas un débit suffisant. Plus de 13000 foyers peuvent d’ores et déjà se connecter à la fibre optique dans la partie Ouest de la ville. Entre la fibre et le câble plus de 95 % des Fontenaysiens peuvent accéder à internet en haut débit. Une communication spécifique sera bientôt faite en direction des habitants.

- Pour ce qui est de la boucle locale : il s’est agit de relier en Très Haut Débit l’ensemble des bâtiments communaux. La mise en route de cette boucle locale permet de faire des économies très importantes en terme de coûts télécom… Les services municipaux ont désormais accès au THD et ainsi se modernisent. Cette boucle permet de renforcer par exemple la dématérialisation des procédures et des actes.

Aujourd’hui les écoles de notre ville sont reliées à la boucle locale jusques dans les classes. Dans les groupes scolaires Jean Zay, Jules Ferry, Edouard Vaillant, Elisa Lessourd et Jules Michelet c’est déjà le cas. En 2013 toutes les classes de toutes les écoles de notre ville seront connectées en THD. C’est de bon augure à un moment où le ministre de l’Education Nationale Vincent Peillon parlait la semaine dernière à la Sorbonne de la nécessité d’avoir une « stratégie pour le numérique à l’Ecole ». Quelle chance, à Fontenay les classes sont déjà reliées en Haut débit. Dans les prochaines semaines en outre, un appel à projet numérique sera lancé en vue de mettre en avant des expériences pédagogiques qui ont lieu sur le terrain.

- Des problèmes de diffusion du conseil municipal ? Il y a eu quelques incidents mineurs en 4 ans de diffusion soit 35 séances du conseil depuis janvier 2009. Il est certain qu’à Nogent, le Perreux, Saint-Mandé ou Vincennes pour ne parler que des villes voisines dirigées par vos amis politiques et auxquelles vous faites souvent référence, il n’y a aucun incident lors de la diffusion en direct des séances du Conseil municipal. Sans doute parce que dans aucune de ces villes les images du conseil municipal ne sont pas diffusées en direct. Ni en différé d’ailleurs. Alors un peu de pudeur s’il-vous-plaît M. Esclattier ! Vos attaques stériles dans ce domaine ne vous mèneront pas à grand chose tant elles sont injustifiées et sans fondement pour ne pas dire grossières.

Par ailleurs vous avez sans doute vu fonctionner le tout nouveau site internet de la ville. C’est devenu le premier service public local avec plus un millier de visiteurs différents par jour ! Et puis je pourrais parler du Colloque national Internet solidaire qui a fait salle comble à la maison du citoyen le 11 octobre sous le haut patronage de Fleur Pellerin, ministre de l’innovation numérique. On pourrait aussi parler du projet Internet pour tous aux Larris dans le cadre duquel une enquête inédite pour le pays sur a été réalisée sur les pratiques numériques dans ce quartier. La moitié des 3000 foyers du quartier ont ouvert leurs portes. L’Agence Nouvelle des Solidarités Actives (ANSA) a fait une synthèse très instructive de cette enquête minutieuse qui sera mise en ligne sous peu. C’est un projet important qui met le numérique au cœur de l’insertion et du renforcement du lien social.

Pour tout dire, notre ville avance. En 2012 ce n’est pas moins de 23 projets et innovations numériques mis en place par les services municipaux. C’est colossal, pour le service public et pour les habitants. Fontenay est devenu une ville moderne et dynamique

Alors MM. Esclattier, Réminiac et Mme Riou, pour réinventer Fontenay, il faudrait d’abord cesser de regarder votre nombril et lever un peu les yeux sur ce qui se fait. Et puis apprendre à lire aussi. A ce propos je me permet de vous remettre le supplément de A Fontenay de, petit guide pratique du numérique en ville. Notre ville qui dans le domaine d’Internet est devenue pilote et cela grâce à notre volonté politique et aux efforts des agents du service public. Ce dynamisme est connu et reconnu, récompensé de la plus haute distinction, le label Villes Internet @.

 

Bilan annuel du PLH : Egalité des territoires pour le logement - Intervention de Pascal Clerget

Pascal CLERGETMonsieur le Maire, Chers collègues,

Madame la Ministre de l’égalité des territoires et du logement, Madame Cécile Duflot déclarait récemment ceci : « La politique du logement ne peut être détachée de la politique de l’aménagement du territoire et, plus largement, de services publics qui mettent au cœur de leur mode d’organisation la question de l’égalité. Des années et des années de logements chers ont fait la démonstration que le marché ne peut régler cette question.

En revanche, l’histoire récente montre combien, après la seconde guerre mondiale ou pendant les années 1960 la puissance publique peut s’attaquer efficacement à la crise du logement ».

Je ne peux que souscrire à ces propos. Madame Duflot a raison au-delà des détails dans lesquels certains ce soir ne manque pas de vouloir nous enfermer, il y a d’abord du contexte, une vision de l’aménagement du devenir des villes, il y a une crise d’une rare brutalité dont l’ampleur est aussi forte que celle du chômage mais aussi, un environnement politique qui a changé.

Une vision de l’aménagement du territoire et du devenir des villes d’abord ! Quelques chiffres, simples : 20%des Français vivent dans les métropoles parisiennes, 20% dans les 9 métropoles régionales et 20% dans une capitale régionale …. Soit 60% de la population concentrée sur une vingtaine de pôles urbains … Le tout au détriment du reste du territoire, des petites voir même des villes moyennes.

Voilà ce qui arrive quand l’aménagement du territoire est abandonné aux seules forces du marché ! Ce déséquilibre est intenable y compris dans les métropoles. Le dynamisme économique ne peut cacher le mal vivre qui y prospère aussi, le quotidien qui se dégrade avec une offre de transport défaillant ou la pollution… Nous avons fait le choix d’une légère densification parce que la ville dense est un impératif du développement durable.

Mais la ville dense et étalée est une aberration !

Ne laissons pas les réformes territoriales portées par Sarkozy accentuer la métropolisation de notre pays au risque d’accoucher des monstres urbains. Un territoire équilibré ce n’est pas 10 métropoles reliées par des flux et puis rien ou pas grand-chose.

Une crise du logement ensuite ! Elle est très largement liée à ce que j’ai dit précédemment ! La encore des chiffres, quelques chiffres qui révèlent l’implacable brutalité de la situation. -150 000 SDF, 550 000 sans domicile personnel ; -3.6 millions de non ou très mal logés et 10 millions en difficulté de logement. -Un déficit de 900 000 logements dont 400 000 Ile de France.

…. et pourtant il y aurait 1.8 millions de logement vacants ! A la fin des années 80, les ménages consacraient 12.5 % de leurs revenus à payer leur logement… C’est 25% maintenant !

Sans doute que des dispositifs comme ceux de la loi dite Méhaignerie permettant l’augmentation des loyers à chaque renouvellement de bail n’y sont pas étrangers !!

Oui en deux générations, nous sommes entrés de plein pieds dans l’ère du logement rare et très cher ! Madame Cécile Duflot ne s’y est pas trompé.

Et elle pointe les responsabilités. On a abandonné au marché le soin de produire du logement et les gouvernements successifs de droite ont fait de l’accession à la propriété l’objectif ultime de leur politique en faveur du logement… Un faux nez bien souvent pour favoriser l’investissement privé, la promotion immobilière et la spéculation. Là encore quelques chiffres pour remettre les bœufs devant la charrue :

Entre 2003 et 2006 les 20% des ménages les plus aisés sont devenus propriétaires 6 fois sur 10, les 20% les plus modestes une fois sur 10 seulement.

Prêt à taux zéro et même les PTZ+ ainsi les amortissements divers et variés ont d’abord bénéficié à ceux qui en avait le moins besoin.

La droite locale a l’habitude de marteler que les gouvernements Raffarin, de Villepinte et Fillon ont construit plus de logements sociaux que le gouvernement Jospin. Mais il faut cesser d’additionner les poules, les canards, les cochons et les vaches ! Pour y parvenir on a mis ensemble les logements PLA-I et PLUS mais aussi les logements intermédiaires PLS (ça peut se discuter) les résidences étudiantes même privées pourvues qu’elles soient conventionnées ,les amortissements « Périssol ou Scellier » et même les maisons de retraites privées pourvu qu’elles donnent droit au APL…bref toute une série d’opérations immobilières privée, bien souvent très lucratives pour ses promoteurs puisque rendues solvables grâce à la bienveillance de l’Etat.

Mais le contexte a changé, du moins les Français l’ont voulu…et nous y avons avec nos amis du Front de Gauche contribué. Lors de la campagne des Présidentielles, François Hollande a pris deux engagements sur le logement : l’engagement 22 et l’engagement 43. Construire 2.5 millions de logements sociaux, intermédiaires et étudiants sir 5 ans, renforcer la loi SRU en portant le seuil des logements sociaux à 25% et en quadruplant les pénalités des communes récalcitrantes, favoriser la mixité sociale selon les règles des trois tiers et engager un plan de réhabilitation de un million de logements par an afin d’en améliorer la performance thermique !

Ces engagements ont rapidement pris corps avec le projet de loi présentée par madame Duflot. A bien des égards , il représente une rupture avec une volonté de réinvestir la puissance publique : encadrement des loyers, mobilisation du foncier appartement à l’état qui pourrait être cédé même gratuitement (quand on pense ce que sont devenus les terrains de l’ancienne gare de marchandise de Vincennes ! ..) rehaussements du seuil de 20 à 25 % de logement sociaux, objectif de mixité sociale …oui il y a une rupture .. et de la vigilance. Vigilance d’abord parce que le contexte n’est pas bon : la production de logement s’effondre à cause de l’effondrement du marché ! -25% de vente au troisième trimestre 2012. Les permis de construire ont plongé de 28% en octobre. Raison de plus donc si le gouvernement veut tenir son objectif de production de logements d’investir dans la production de logements réellement publics en redonnant par exemple au 1% logement sa vocation première : financer la construction de logements pour les salariés… en accélérant l’élévation du plafond des livrets A, en réaccordant le monopole de sa collecte à la caisse de dépôt et consignations, en élargissant le bénéfice des prêts à taux zéro aux bailleurs sociaux, pourquoi pas en mutualisant les fonds propres des organismes bailleurs afin de construire là où on en a besoin mais à condition et en démocratisant les instances de directions ou encore en ramenant la TVA à 5.5% au lieu de 7%. Je regrette d’ailleurs que le Ministre du budget ait fait rejeter au sénat un amendement à la loi de finance 2013 de la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann sur ce sujet.

Oui à la cession de terrain de l’état mais c’est du « one shot » Il faut une agence nationale foncière décentralisée pour endiguer la spéculation foncière. Et il faut revenir, au vue de la situation actuelle, à l’aide à la pierre. Et là nous nous inquiétons : dans le projet de loi de finance 2013, l’aide à la construction est en baisse de 450 euros en moyenne par logement ! Au final, mes chers collègues, Monsieur le Maire, les objectifs que nous nous étions fixés dans le PLH en 2011 avec son adoption, me semble, sans pour autant opérer une distorsion de la réalité, coïncider avec la volonté politique affichée par Madame Duflot : ne tournons pas autour du pot, c’est continuer de produire sur notre commune du logement de qualité pour répondre aux besoins du plus grand nombre tout en répondent aux impératifs de mixité sociale. Nous avons fait de l’engagement 22 avant la lettre.

Regardons les chiffres sur 2011 2012 et les projets lancés et qui doivent voir le jour en 2013, il y aura 307 logements produits, soit en construction soit en acquisition réhabilitation. Ce qui permet de remettre des logements sur le marché : Sur 307 logements 106 relèvent du secteur privés … et 201 du secteur publics ou conventionnés (dont 13PLS à l’initiative privée). Nous sommes dans les règles des trois tiers.

Certes nos objectifs affichés, nous ne les avons pas atteints. Mais pourquoi ! Essentiellement parce que les financements en faveur du logement social n’était pas à la hauteur ! Alors qu’aurait-il fallu faire ? Compter sur le privé pour réaliser nos objectifs ! Je ne crois pas que cela soit une politique de Gauche ;

Et pour l’avenir, comme je l’ai dit auparavant, j’essaie d’être raisonnablement optimiste.

Ajouter qu’en 2011 nous avons produit 19 PLA-I soit plus de 40% des logements sociaux financiers contre …. 4% en France. Les objectifs du PLH soit de 20%. C’est une part importante et nous pouvons en être fiers. Dans son rapport présenté par Patrick Doutrelique la fondation Abbé Pierre souligne depuis de nombreuses années la carence en PLA-I qui s’adresse aux plus fragiles.

Cela pose d’ailleurs le contenu des logements produits selon les objectifs de la loi SRU : il faudra préciser ce qui se cache derrière les 25% de logements sociaux. Plus encore qu’en matière de logements PLUS, cet effort de solidarité en direction des plus en difficulté doit aussi s’imposer à Nogent, à Vincennes ou au Perreux pour ne parler que des communes limitrophes

Là où il y a divergence c’est l’accession sociale : Compte tenu du coût du foncier, de telles opérations sont très difficiles à monter pour les opérateurs qui doivent être des bailleurs sociaux ; Rappelons que les accédants doivent répondre aux mêmes impératifs de revenus que pour entrer dans un logement PLUS ou PLS soit pour trois enfants 43756 euros de revenus fiscal de référence. Difficile même avec un prêt à taux 0 et un crédit sur 30 ans de financer une acquisition sans un patrimoine de départ acquis ou cédé !

L’impératif de mixité sociale ? Nous le partageons avec Mme Duflot … c’est pour cela que nous avons identifié l’essentiel du potentiel dans des quartiers sur la crête et à l’ouest de notre ville et nous l’assumons et même nous en sommes fiers !

Ne triturons pas sur les chiffres : 46% de logements sociaux sur le quartier Redoute/Le fort / Michelet c’est une illusion optique : beaucoup oublient qu’on y inclut les logements du Fort de Nogent gérés par la SNL et qui abritent entre autre … des militaires. Et surtout qui ne répondent aucunement aux besoins des Fontenaisiens. Il suffirait d’ailleurs de changer les limites des quartiers, de mettre la Redoute avec le Terroir pour modifier radicalement les ratios.

Alors rééquilibrer à l’est ? Là encore il faut sans doute remettre à l’endroit les perspectives !! Construire à l’est implique d’y trouver du foncier ! Alors regardons-y de plus prêt !

La moitié de la population vit sur un tiers du territoire. Que ceux qui pensent qu’il faut dégager du foncier à l’est pour y construire du logement privé viennent expliquer aux habitants du Val qu’on va construire sur leurs espaces verts.

Et puis le combat pour la mixité c’est aussi être parvenu à maintenir 600 familles de classe moyenne dans un logement qu’elles occupent depuis longtemps, qu’elles ont payé. Ce sont très souvent ces locataires qui animent la vie sociale et associative dans ces quartiers.

Oui véritablement, malgré un contexte très favorable à la construction du logement social c'est-à-dire du logement pour 70% de la population Française, malgré les lois DALO et MOLE, malgré les ponctions opérées par le gouvernement de Droite dans les poches des bailleurs sociaux ou du 1% logement, malgré les cadeaux à la promotion immobilière privée, c’est un bon bilan que nous affichons aujourd’hui et c’est notre contribution pour que le changement en tout cas en matière de logement ça soit maintenant

 

Bilan annuel du PLH - Intervention de Jean-Philippe Gautrais

Jean-Philippe GAUTRAISMonsieur le Maire, Mesdames, Messieurs, Cher-e-s collègues,

La rencontre que nous avons organisée, mardi soir, à la salle Jacques Brel, à l’occasion du 10ème anniversaire de la Conférence communale du logement et qui a rassemblé près de 300 personnes a montré, si besoin était, combien le logement restait au cœur des préoccupations d’un grand nombre de nos concitoyens.

Beaucoup de Fontenaysiens, demandeurs de logements, avaient en effet fait le déplacement. Nous avions à cœur de leur montrer ce que la Ville met en œuvre pour prendre sa part à l’effort de construction de logements et répondre à leurs préoccupations.

Notre Programme local de l’habitat, dont nous avons, ce soir, à étudier le premier bilan annuel reste notre feuille de route, notre cap. Dans ce PLH, nous nous sommes fixé un objectif ambitieux : construire 300 logements chaque année, dont 50% de logements sociaux ou en accession sociale, pendant 6 ans, tout en restant une ville à taille humaine, agréable et accessible pour toutes les catégories sociales.

Un des constats majeurs que nous avions dressé en élaborant ce PLH tenait en effet au décalage entre l’offre proposée aux ménages et leurs besoins en logement, en particulier pour les familles et les jeunes adultes, obligés de quitter la ville pour se loger.

Ce décalage ne ferait que se creuser si, d’une part, nous ne nous donnions pas les moyens de maîtriser notre foncier et, d’autre part, si nous n’avions pas une action résolue pour construire des logements répondant aux besoins de tous les Fontenaysiens.

Concernant la maîtrise du foncier, nous avons déjà beaucoup avancé - j’en parlais au dernier Conseil municipal – en signant une convention avec l’Etablissement public foncier d’Ile-de-France pour acquérir et porter des terrains, dans l’attente des programmes de construction et, surtout, en créant la Société publique locale. Comme le rappelle le bilan que vous avez sous les yeux, il nous reste encore à modifier le PLU afin de dégager les potentialités foncières de notre territoire, pour remplir les objectifs de construction fixés dans le PLH.

Concernant la construction de logements, nous avons été, en 2011, en dessous de l’objectif fixé dans le PLH mais, au regard des outils dont nous nous sommes dotés, on observera une amélioration dès cette année.

Cependant, j’insiste, comme nous l’avons fait mardi soir, à la salle Jacques Brel, avec le Maire : la volonté politique de la Ville ne suffira pas. Pour débloquer vraiment la construction de logements dans notre pays, il faut une action résolue de l’Etat ! Une action résolue, tant sur le plan quantitatif – le nombre de logements construits – que sur le plan qualitatif – des logements qui répondent aux besoins.

Cela suppose de redonner des moyens aux collectivités territoriales et aux bailleurs sociaux, notamment par la création d’une « contribution logement » assise sur les revenus financiers. Cela suppose également de contraindre les villes « hors la loi » à se mettre en conformité avec la loi SRU.

La construction de logements, c’est bien sûr notre grand défi. Mais le PLH fixe, comme vous le savez, un cadre bien plus large, tant en termes de réhabilitation du parc existant que de réponse aux besoins spécifiques de certains publics. Je ne veux pas reprendre ici toutes les actions listées dans le PLH mais insister sur quelques réalisations qui me paraissent primordiales.

Tout d’abord, certains trouveront peut-être que c’est du « réchauffé », comme on dit, mais ça me semble important de le répéter encore et encore : nous pouvons mesurer chaque jour la justesse du combat que nous avons mené, avec les locataires, contre les surloyers instaurés par la loi Boutin.

Grâce au PLH, nous avons fait de 80% de notre territoire un « territoire hors surloyer » et 600 familles ont ainsi pu rester habiter à Fontenay, elles qui n’auraient jamais pu louer et encore moins acheter dans le parc privé de notre ville ! C’est capital pour la mixité dans nos quartiers, pour le dynamisme de la vie associative, notamment pour faire vivre les amicales de locataires.

Je parlais, à l’instant, de la réhabilitation du parc existant. Plusieurs réhabilitations sont en cours. Ces projets sont importants du point de vue de la qualité de vie, des économies d’énergie. Mais les réhabilitations peuvent aussi rimer avec emploi pour les Fontenaysiens… : nous avons engagé un partenariat atypique avec Valophis, qui mène plusieurs chantiers de réhabilitation dans le Grand Ensemble et la Mission Locale afin d’embaucher des jeunes de la ville sur ces chantiers.

Grâce à la clause d’insertion, 30 jeunes Fontenaysiens ont pu avoir accès à une expérience professionnelle et, pour près de la moitié, accès à un emploi pérenne. Nous avons proposé aux bailleurs que ce dispositif se généralise pour toutes les réhabilitations sur le territoire fontenaysien.

Voilà, je ne veux pas être plus long : pour moi, au regard de ce premier bilan annuel, le PLH reste un outil adapté pour conduire une politique de l’habitat adaptée aux besoins de tous les Fontenaysiens. C’est pourquoi la présentation de ce bilan ne s’accompagne pas de propositions de modification du PLH.

Ce qu’il faut modifier, aujourd’hui, ce ne sont pas nos objectifs mais les moyens dont nous disposons pour les mettre en œuvre. Nous allons continuer à nous mobiliser en ce sens.

Je vous remercie de votre attention.

 

Adhésion de la ville au Réseau de Coopération décentralisée pour la Palestine (RCDP)- Intervention de Sokona Niakhate

RCDP.jpgDans le cadre de la volonté municipale affirmée par le Conseil municipal du 30/06/2011 et le bureau municipal du 19/09/2011 de mettre en place des actions de coopération avec la Palestine et Israël, et plus particulièrement de s’engager dans la poursuite des actions de partenariat avec le peuple des territoires palestiniens (coopérations, délégations, échanges), le conseil municipal a approuvé par délibération l’adhésion de la ville au Réseau de coopération décentralisée pour la Palestine (RCDP), mis en place par Cités Unies France.

Bonsoir Monsieur le Maire, chers collègue,

Je félicite cette volonté politique de notre ville. La France votera en faveur de la Palestine à l'ONU à l'occasion de la réunion de son assemblée générale qui se déroule en ce moment même. Cette annonce a été faites mardi, par Laurent Fabius, Ministre des affaires étrangères.

Cette décision de la France est historique. Elle fait suite à une très forte mobilisation citoyenne à laquelle notre Ville a pris sa part.

Je suis fière de la position que défend notre Pays à l'Assemblée générale de l'ONU car c'est l'honneur et la grandeur de la France que ce mettre au service du droit et de la justice. La voix de la France, qui a encore une influence dans le Monde, pourrait être déterminante pour obtenir une majorité favorable à l'admission de la Palestine qui signifierait une reconnaissance internationale des droits des palestinien à un Etat souverain et indépendant.

Ce serait un pas très important vers le règlement du conflit israélo-palestinien, et pour réunir les conditions d'une paix durable dans cette région du Monde.

Après l'admission de la Palestine à l'UNESCO, l'entrée à l'ONU sera une grande victoire pour toute les forces de paix et de progrès, y compris israéliennes, qui démontre l'utilité du combat politique a contrario du terrorisme aveugle qui sert de prétexte à maintenir l'occupation militaire des territoires palestiniens et le blocus de Gaza.

J'appelle les fontenaysiens à développer ce combat politique et citoyen jusqu'à la création d'un Etat palestinien viable ce qui implique préalablement le démantèlement des colonies, l'évacuation des forces militaires d'occupation, la levée du blocus de Gaza, le démantèlement du mur qui fragmente les territoires palestiniens de Cisjordanie, et la reconnaissance du droit au retour des réfigiés palestiniens.

Aujourd'hui, cette aspiration de deux états vivants côte à côte et en paix semble plus que jamais d'actualité.

La France et la communauté internationale dans son ensemble doivent prendre leurs responsabilités: soixante-quatre ans après l'échec du plan de paix, il lui revient d'assirer un règlement définit, juste et durable fondé sur le droit international.

 

Vœu pour la défense de l’Hôpital André-Grégoire de Montreuil - Intervention de Martine Antoine

                               Evidemment le groupe Communiste et Citoyen va soutenir ce vœu. Et, le soutien d’autant plus, dans la période où est en discussion d’une part, le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Et, d’autre part, où vient d’être délibéré le programme régionale de santé.

Je souligne à ce propos que la majorité des collectivités d’Île de France qui ont délibérées –une majorité de ville de gauche- n’ont pas émise un avis favorable sur ce Programme proposé par l’ARS (Agence Régionale de Santé) et son président. Parce que ce plan ne se donne pas les moyens de réparer les conséquences des choix politiques et idéologique – M. Esclatier. Des décisions qui ont été prises pendant des années et ont conduit au démantèlement de l’hôpital public.

Nous soutenons ce vœu et appelons à la vigilance de nos collègue sur la question hospitalière, lors du précédant Conseil nous avons eu à délibérer sur un vœu concernant le devenir de l’hôpital Bégin de Vincennes, aujourd’hui c’est celui de Montreuil. Il y a des inquiétudes à Mondor l’évolution des hôpitaux reste encore très préoccupante dans notre région et en France en général

L’exemple que nous avons là avec l’Hôpital de Montreuil en est édifiant

Le Vœu :

Le centre hospitalier intercommunal de Montreuil se trouve dans une situation financière critique, mettant en péril la poursuite de ses activités.

Bien que situé à Montreuil, les Fontenaisiens font partie du bassin d’habitants couvert par le CHI, et nombreux sont ceux qui bénéficient des services de cet hôpital, c’est donc à ce titre que nous sommes concernés par ses difficultés.

En conséquence, considérant :

-l’importance des efforts de gestion menés ces dernières années et l’impuissance des plans de rigueur adoptés successivement,

-la volonté du personnel médical et non médical qui vit depuis des années au rythme de plans de retour à l’équilibre et d’injonctions de suppressions d’emplois inacceptables qui ne feraient qu’aggraver la mise en danger de la structure,

-qu’une prise en charge de qualité et des conditions de sécurité optimales tant pour les patients que pour le personnel sont primordiales,

-que nous sommes attachés à l’hôpital public et à son renforcement dans un territoire marqué par les difficultés d’accès aux soins et des inégalités très fortes en matière de santé et souhaitant la promotion d’une politique publique de santé associant qualité, proximité, égalité des droits et accès aux soins pour tous,

-le remarquable potentiel du centre hospitalier intercommunal de Montreuil dont la qualité des soins dispensés dans de nombreuses disciplines est reconnue.

Le conseil municipal de la ville de Fontenay-sous-Bois appelle Madame la Ministre des affaires sociales et de la santé et Monsieur le directeur général de l’Agence Régionale de Santé d’Ile de France à prendre en urgence toutes les mesures nécessaires, notamment sur le plan financier, visant à sauvegarder l’activité du CHI de Montreuil et assurer sa pérennité.

 

L’Humain d’abord au cœur de la construction européenne - Intervention de Nathalie Coupeaux au Conseil municipal du 29 11 2012

Nathalie COUPEAUXA la suite de cette intervention vous trouverez le voeu des élu-e-s du groupe communiste et citoyen sur le Programme europée d'Aide aux plus Démunis?

La discussion sur le financement du PEAD, a été reportée au prochain sommet des chefs d’état européen suite à l’échec du sommet des 22 et 23 novembre dernier.

Si ce report va permettre d’amplifier la mobilisation pour sa sauvegarde portée par les 4 grandes associations qui bénéficient de ce programme (Banques Alimentaires, Resto du Cœur, Secours Populaire et Croix Rouge) il n’en reste pas moins que l’inquiétude, sur sa pérennité et le niveau de son financement, reste entière.

En effet en octobre dernier la commission européenne a proposé de sortir ce fond de la PAC, de créer un Fond Européen d’Aide aux plus Démunis qui dépendrais du Fond Social Européen en l’adossant à une participation financière de 15% des états bénéficiaires,. Élargissant sa destination (aide matérielle et/ou au logement etc.), et proposait de réduire son montant. Ce nouveau programme serait de 3,5 milliards d’€ pour la période 2014-2020 alors que le programme actuel est de 440 millions d’€ par ans et que les besoins compte tenu de l’accroissement massif de la pauvreté du aux politiques l’austérité dans les pays de l’UE sont estimé a 500 millions par ans si l’on veut pouvoir aider les 18 millions d’européens en situation de pauvreté pour qui cette aides est vitale.

Pour notre seule commune, les Restos du Cœur avaient inscrits en 2012, 590 familles. Lors de notre rencontre avec eux, quatre jours avant l’ouverture sa responsable Mme Cayre estimait que ce chiffre serait dépassé en 2013. Et ce malgré l’engagement municipal fort d’agir au travers de son épicerie sociale à l’accès pour tous à des denrées alimentaires indispensables.

Ce programme coute un euro par an et par habitant, est il irréaliste d’imaginer qu’il soit maintenu à la hauteur des besoins ?

Nous portions déjà en 1992, puis en 2005 avec 51 % des français l’exigence d’une Europe sociale et solidaire Quelle bel exemple de solidarité que voilà !!!

Eugène Varlin nous disait qu’il « n’y aura rien de stable dans les institutions humaines tant qu’un homme pourra mourir de faim aux portes d’un palais où tout regorge ». Cette phrase est, je crois, porteuse de sens aujourd’hui, et particulièrement pour le sujet qui nous préoccupe.

Où est la stabilité quand la Grèce et son peuple sont saignés pour que vive uin système injuste ?

Où sont la stabilité et la Justice quand des milliards sont trouvés du jour au lendemain pour sauver des banques qui spéculent et que l’on coupe les aides à leurs victimes ?

Il ne s’agit pas ici de simples discours, mais de faits. Et les faits, vous le savez chers collègues, sont têtus ! Ce sont 18 millions d’européens et 4 millions de nos concitoyens qui ont besoins pour vivre, qu’enfin on mette l’Humain d’abord au cœur de la construction européenne !

Proposition de vœu pour la sauvegarde du programme européen d’aide alimentaire aux plus démunis

Le Conseil municipal de Fontenay-sous-Bois a voté deux vœux sur cette question aux Conseil municipaux de juin et octobre 2011, où il demandait au gouvernement et au président de la République d’intervenir auprès de la Commission européenne pour que soit mise en échec cette logique dangereuse pour la partie la plus fragile de la population européenne.

Ce programme à nouveau menacé, bénéficie à 18 millions d’Européens, dont 4 millions de Français, a été bloqué au printemps 2011 par plusieurs pays. Sa prolongation jusqu’en janvier 2014 ne donne aucune garantie pour la suite, comme le soulignent les quatre associations françaises habilitées à distribuer cette aide (Secours populaire, Croix-Rouge, Banques alimentaires et Restos du cœur), mobilisées pour empêcher une « catastrophe programmée ». Le contexte économique et social que subissent nos concitoyens est marqué par une précarisation et une paupérisation alarmantes : le taux de pauvreté a atteint 14,1 %. Cette situation appelle en tout état de cause de reconsidérer les politiques économiques menées dans l’Union européenne depuis tant d’années, et de les réorienter vers un réel partage des richesses.

La proposition de la Commission européenne, bien en-deçà des besoins en faisant chuter d’un milliard d’euros sur sept ans les fonds alloués précédemment au PEAD est en contradiction avec la perspective légitime et bienvenue d’ouvrir ce programme aux 27 Etats, qui composent l’Union Européenne. Elle exige une participation des Etats à des hauteurs qui en excluront de fait ceux parmi l’Union les plus gravement touchés par la crise.

En France, le PEAD représente près de 35 à 40 % des denrées distribuées principalement par le Secours populaire, la Banque alimentaire, les Restos du cœur et la Croix Rouge. Dès 2012, 130 millions des 440 millions de repas actuellement distribués sur l’ensemble de l’année par ces associations pourraient ne plus l’être en France ;

La solidarité ne peut pas être invoquée par les différents gouvernements européens uniquement lorsqu’il s’agit de sauver le système financier et que le droit à la sécurité alimentaire est un droit élémentaire et fondamental, qui relève des droits de l’Homme ;

Considérant les graves conséquences sur les populations les plus fragiles. Et le fait que la réduction de la pauvreté figure parmi les principaux objectifs de la stratégie UE 2020.

Considérant les prises de positions de la Maison Européenne des Pouvoirs Locaux Français et de l’ensemble des associations membre de celle-ci soit l’AMF, l’ADF, l’AMGVF, la FMVM et l’APVF qui appellent avec force le gouvernement français à défendre le maintien du financement du programme européen d’aides aux plus démunis (PEAD).

Le Conseil municipal de Fontenay-sous-Bois interpelle, à nouveau, la Commission européenne et le gouvernement français sur ce sujet et apporte son soutien aux revendications des associations assurant la distribution de l’aide alimentaire. Il demande au gouvernement français et à la Commission européenne le maintien du PEAD et d’un financement dont la hauteur minimale puisse être de 4,75 milliards d’euros, somme mesurée par la Commission pour répondre aux besoins existants.

 

ConseIl Municipal ce soir à 20H30

conseil-municipal.jpgNous vous invitons à venir assister ce soir à 20h30 à la séance du Conseil municipal elle sera aussi filmée et retransmise en direct sur le site de la Ville, pour accéder directement à la retransmission cliquez ICI.

L’ordre du jour est disponible ici.

Nous présenterons également un voeu vœu pour la sauvegarde du programme européen d’aide alimentaire aux plus démunis qui concerne 4 millions de nos concitoyen-ne-s, et que vous trouverez ci-dessous.

Proposition de vœu pour la sauvegarde du programme européen d’aide alimentaire aux plus démunis



Le Conseil municipal de Fontenay-sous-Bois a voté deux vœux sur cette question aux Conseil municipaux de juin et octobre 2011, où il demandait au gouvernement et au président de la République d’intervenir auprès de la Commission européenne pour que soit mise en échec cette logique dangereuse pour la partie la plus fragile de la population européenne.

Ce programme à nouveau menacé, bénéficie à 18 millions d’Européens, dont 4 millions de Français, a été bloqué au printemps 2011 par plusieurs pays. Sa prolongation jusqu’en janvier 2014 ne donne aucune garantie pour la suite, comme le soulignent les quatre associations françaises habilitées à distribuer cette aide (Secours populaire, Croix-Rouge, Banques alimentaires et Restos du cœur), mobilisées pour empêcher une « catastrophe programmée ». Le contexte économique et social que subissent nos concitoyens est marqué par une précarisation et une paupérisation alarmantes : le taux de pauvreté a atteint 14,1 %. Cette situation appelle en tout état de cause de reconsidérer les politiques économiques menées dans l’Union européenne depuis tant d’années, et de les réorienter vers un réel partage des richesses.

La proposition de la Commission européenne, bien en-deçà des besoins en faisant chuter d’un milliard d’euros sur sept ans les fonds alloués précédemment au PEAD est en contradiction avec la perspective légitime et bienvenue d’ouvrir ce programme aux 27 Etats, qui composent l’Union Européenne. Elle exige une participation des Etats à des hauteurs qui en excluront de fait ceux parmi l’Union les plus gravement touchés par la crise.



En France, le PEAD représente près de 35 à 40 % des denrées distribuées principalement par le Secours populaire, la Banque alimentaire, les Restos du cœur et la Croix Rouge. Dès 2012, 130 millions des 440 millions de repas actuellement distribués sur l’ensemble de l’année par ces associations pourraient ne plus l’être en France ;

La solidarité ne peut pas être invoquée par les différents gouvernements européens uniquement lorsqu’il s’agit de sauver le système financier et que le droit à la sécurité alimentaire est un droit élémentaire et fondamental, qui relève des droits de l’Homme ;

Considérant les graves conséquences sur les populations les plus fragiles. Et le fait que la réduction de la pauvreté figure parmi les principaux objectifs de la stratégie UE 2020.

Considérant les prises de positions de la Maison Européenne des Pouvoirs Locaux Français et de l’ensemble des associations membre de celle-ci soit l’AMF, l’ADF, l’AMGVF, la FMVM et l’APVF qui appellent avec force le gouvernement français à défendre le maintien du financement du programme européen d’aides aux plus démunis (PEAD).

Le Conseil municipal de Fontenay-sous-Bois interpelle, à nouveau, la Commission européenne et le gouvernement français sur ce sujet et apporte son soutien aux revendications des associations assurant la distribution de l’aide alimentaire. Il demande au gouvernement français et à la Commission européenne le maintien du PEAD et d’un financement dont la hauteur minimale puisse être de 4,75 milliards d’euros, somme mesurée par la Commission pour répondre aux besoins existants.

 

Convention avec Visa94 et débat sur les questions de lutte contre les addictions et les toxicomanies – par Martine Antoine

                               Je voudrais profiter de ce point concernant la convention VISA94 pour faire le lien avec le débat national en cours, pas toujours reluisant d’ailleurs, sur les questions de lutte contre les addictions et les toxicomanies. En effet, l’activité de VISA94, association qui agit pour la réduction des risques pour les personnes toxicomanes, concerne l’installation et la gestion des automates distributeur de seringues dans notre vile.

Je suis effarée par les propos de Monsieur Debré qui s’enflamme à propos du projet de salle d’injection (salles de shoot). Il oublie sans doute qu’en 20 ans la contamination par le VIH liée à l’échange de seringues par les toxicomanes a chuté considérablement pour ne plus représenter aujourd’hui que moins de 1%.

C’est parce que des équipes comme celle d’Ivry, de Villejuif, de Champigny ont développé des actions de prévention des risques en considérant les toxicomanes non pas comme des délinquants mais d’abord comme des personnes nécessitant des soins.

La droite ne saurait faire oublier par son agitation, des années de politiques aussi répressives qu’inefficace.

Et nous souhaitons vivement que le gouvernement engage un vrai débat sur la nécessité d’une autre politique des addictions qui ne saurait se résumer entre les questions de dépénalisations, de légalisations et des salles de shoot.

Il s’agit de considérer les limites et interdits dans une société très répressive pour les uns -les jeunes en particulier- et permissive pour une petite minorité.

Il s’agit de considérer les personnes qui pour des raisons multiples sont devenues dépendantes et souffrent de leur addiction.

Les associations nationales, les professionnels, des élu-e-s locaux se sont mobilisés et ont élaboré un projet pour « une autre politique des addictions ». Laurence Cohen sénatrice communiste du Val de Marne participe à ce projet. Lutter contre les toxicomanies, les addictions, implique aussi de s’engager dans une politique de prévention et de prise en charge sociale et sécuritaire et de réformer la législation actuelle obsolète et inefficace. Je vous invite à prendre connaissance du contenu de « pour une autre politique des addictions » et je propose que notre ville s’engage plus avant encore dans ce domaine.

 

Proposition de vœu relative à la première dotation du Grand Paris Express – présenté par le groupe communiste et citoyen

transports-jeunes-150x150.jpgLa décision du Gouvernement de ne pas inscrire dans la loi de programmation des finances publiques 2012-2017 la dotation d’un milliard pour la Société du Grand Paris met en péril la réalisation du Grand Paris Express et, par conséquent, de l’arc Orange de ce réseau devant desservir notre ville à Val-de-Fontenay.

Ce milliard d’euros devait être la première tranche d’une dotation de quatre milliards prévue dans un accord conclu entre l’Etat et la Région le 26 janvier 2011, obtenu après une très longue bataille. Dans notre département, ce combat a été porté par une mobilisation exemplaire des citoyen-ne-s et de l’ensemble des forces politiques, notamment à travers l’association Orbival.

Ainsi, après plusieurs mois de débats publics riches, citoyen-ne-s et élu-e-s locaux avaient fait considérablement évoluer les projets présentés, pour qu’ils correspondent au mieux aux besoins des territoires et de leurs habitant-e-s.

L’engagement financier de l’Etat est indispensable pour rendre crédible la construction de ce vaste réseau du Grand Paris Express. En réduisant les recettes de la Société du Grand Paris à ses seules ressources fiscales, le Gouvernement compromet sa capacité à emprunter et, donc, à lancer les études préalables à la réalisation des deux arcs à l’Est, pourtant essentiels au rééquilibrage de l’Île-de-France. Alors que les recettes fiscales semblent, aujourd’hui, à peine suffisantes pour mener à bien les premiers travaux prévus. Cette absence de dotation aggravera le phénomène de spéculation autour des gares. Considérant l’urgence, face à un réseau saturé et les délais de constructions de telles lignes, d’engager, parallèlement au lancement des premiers travaux, les études et les acquisitions foncières pour la suite,

Considérant l’enjeu, décisif pour le progrès social et écologique dans notre Ville, dans le Département et dans l’ensemble de la Région, que constituerait le développement des transports en commun par la réalisation du métro en rocade Grand Paris Express,

Considérant que ce sont l’ensemble des autres projets de transports, prévus dans le Plan de mobilisation pour les transports, qui sont menacés puisque l’accord État/Région de janvier 2011 prévoyait que la Société du Grand Paris consente des avances, voire mobilise sa dotation, pour la réalisation de l’amélioration des RER, des tramways, des prolongements de métros - dont la ligne 1 sur notre ville…,

Considérant que le calendrier de mise en service du réseau conditionne directement celui de la réalisation des opérations de logements, d’équipements, de développement économique et impacte de manière déterminante la faisabilité des contrats de développement territorial qui doivent être signés entre l’Etat et les collectivités territoriales,

Considérant qu’en sabrant ainsi l’investissement public au nom de la rigueur, on prend le risque d’aggraver la situation de l’emploi, d’enfoncer le pays dans une récession durable et de creuser au contraire davantage les déficits publics,

Considérant que ce choix irait contre les besoins des usager-e-s et serait à rebours des engagements de la France pour répondre au défi écologique.

__La Ville de Fontenay-sous-Bois :

-refuse de voir les projets de transports indispensables pour ses habitant-e-s reportés aux calendes grecques et demande que, conformément aux engagements pris, tout soit mis en œuvre pour donner aux Fontenaysien-ne-s, ainsi qu’à l’ensemble des Francilien-ne-s, un réseau de transports en commun moderne et répondant aux besoins de la population ;

-demande que la première tranche de dotation d’un milliard d’euros puisse être inscrite au budget de l’Etat pour 2013 ;

-demande que la trésorerie du Grand-Paris Express ne soit pas détournée de sa fonction mais puisse servir à engager, de façon urgente, les travaux nécessaires au réseau actuel.__

 

Proposition de vœu pour la sauvegarde du programme européen d’aide alimentaire aux plus démunis – présenté par le groupe communiste et citoyen

240_libre-service-spf_02.jpgLe Conseil municipal de Fontenay-sous-Bois a voté deux vœux sur cette question aux Conseil municipaux de juin et octobre 2011, où il demandait au gouvernement et au président de la République d’intervenir auprès de la Commission européenne pour que soit mise en échec cette logique dangereuse pour la partie la plus fragile de la population européenne. Le 23 novembre prochain, les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne devraient statuer sur le futur PEAD.

Ce programme à nouveau menacé, bénéficie à 18 millions d’Européens, dont 4 millions de Français, a été bloqué au printemps 2011 par plusieurs pays. Sa prolongation jusqu’en janvier 2014 ne donne aucune garantie pour la suite, comme le soulignent les quatre associations françaises habilitées à distribuer cette aide (Secours populaire, Croix-Rouge, Banques alimentaires et Restos du cœur), mobilisées pour empêcher une « catastrophe programmée ».

Le contexte économique et social que subissent nos concitoyens est marqué par une précarisation et une paupérisation alarmantes : le taux de pauvreté a atteint 14,1 % en 2010, son plus haut niveau depuis 1997, et près de 9 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté selon les chiffres 2010 de l’Insee. Cette situation appelle en tout état de cause de reconsidérer les politiques économiques menées dans l’Union européenne depuis tant d’années, et de les réorienter vers un réel partage des richesses.

Considérant le travail de la Commission européenne sur un projet dont la taille serait 30% inférieure à celle du PEAD.

Considérant qu’en France, le PEAD représente près de 35 à 40 % des denrées distribuées principalement par le Secours populaire, la Banque alimentaire, les Restos du cœur et la Croix Rouge. Dès 2012, 130 millions des 440 millions de repas actuellement distribués sur l’ensemble de l’année par ces associations pourraient ne plus l’être en France ;

Considérant que la solidarité ne peut pas être invoquée par les différents gouvernements européens uniquement lorsqu’il s’agit de sauver le système financier et que le droit à la sécurité alimentaire est un droit élémentaire et fondamental, qui relève des droits de l’Homme ;

Considérant les graves conséquences sur les populations les plus fragiles. Et le fait que la réduction de la pauvreté figure parmi les principaux objectifs de la stratégie UE 2020.

Considérant les prises de positions de la Maison Européenne des Pouvoirs Locaux Français et de l’ensemble des associations membre de celle-ci soit l’AMF, l’ADF, l’AMGVF, la FMVM et l’APVF qui appellent avec force le gouvernement français à défendre le maintien du financement du programme européen d’aides aux plus démunis (PEAD).

Le Conseil municipal de Fontenay-sous-Bois interpelle, à nouveau, la Commission européenne et le gouvernement français sur ce sujet et apporte son soutien aux revendications des associations assurant la distribution de l’aide alimentaire. Et, il exhorte, à nouveau le gouvernement français et la Commission européenne à prendre compte la nécessité de lutter contre la progression de la pauvreté considérant que l’aide alimentaire ne peut être une fin en soi.

 

Conseil municipal du 25 octobre

conseil-municipal.jpgNous vous invitons à venir assister ce soir à 20h30 à la séance du Conseil municipal elle sera aussi filmée et retransmise en direct – comme c’est désormais la tradition- sur le site de la Ville, pour accéder directement à la retransmission cliquez ICI.

L’ordre du jour est disponible ici.

Nous présenterons à l’occasion de ce Conseil deux vœux :

-sur le Plan Européen d’Aide aux plus Démunis qui se trouve menacé et dont la disparition entrainerait des répercussions jusque dans notre ville.

-sur le Financement de la société du grand Paris qui met en péril une grande partie des projets de développement des transports en commun dans toute l’Ile de France et pour Fontenay cela concerne notre bataille pour l’arrivée de la Ligne 1 du Métro, comme le tronçon la Ligne dite Orange du Grand Paris Express.

 

Vœu demandant la levée de l’optionalité de la gare dite de Chevilly « Trois communes » implantée sur le territoire de L’Haÿ-les-Roses afin de répondre aux besoins des habitants.

• Considérant que le 26 janvier 2010, un accord était conclu entre l’Etat et la Région pour le chantier du Grand Paris Express,

• Considérant l’investissement des élus et des populations des trois villes desservies et du département pour voir s’inscrire définitivement cette station dans la programmation des travaux en particulier à travers les débats publics et l’inauguration symbolique de la station dite Chevilly « Trois communes » réalisée le samedi 21 mai 2011, par les trois municipalités et par une déclaration signée par les maires des trois communes et le président du conseil général,

• Considérant que l’emplacement définitif de la gare Chevilly « Trois Communes » a été acté lors des comités de pilotage par la Société du Grand Paris et les maires des trois communes concernées afin de mailler les territoires, pour le développement économique et pour les populations,

• Considérant qu’en juillet dernier, les maires des trois communes ont adressé un courrier à Cécile Duflot, ministre en charge du Grand Paris, en faveur de la création de la future station, insistant sur la nécessité de ne pas exclure de la desserte du métro cette zone urbaine très densément peuplée dont les attentes en matière d’accès à l’emploi sont nombreuses,

• Considérant que cette gare concernerait plus de 40 000 habitants (de quartier populaire qui souffre d’absence de transport lourd) dans son seul périmètre d’influence,

• Considérant que le déficit en termes de transports collectif est flagrant en Val-de-Marne, et plus particulièrement sur la ville de L‘Haÿ-les-Roses qui ne dispose ni de tramway, ni de métro, ni de RER,

• Considérant le flux de voyageurs qu’entraine pour l’Haÿ les Roses son statut de sous préfecture et la présence sur son territoire de la Roseraie au rayonnement international

• Considérant que la question du Grand Paris ne se résume pas qu’aux transports et qu’il s’agit d’un projet multidimensionnel dans lequel se côtoient le développement économique, l’emploi, l’aménagement et le logement,

• Considérant que ce projet participe pleinement au développement économique et que les investissements pour le réaliser sont de nature à générer de nombreux emplois dont pourraient notamment bénéficier des jeunes de notre commune (ORU 2)

• Considérant que le gouvernement a décidé, le 2 octobre, de ne pas inscrire dans la loi de programmation budgétaire 2013-2015 le milliard d’euros devant constituer la première tranche de la dotation en capital de la Société du Grand Paris,

• Considérant que l’incertitude sur la création de cette gare, si importante pour l’avenir de la Commune, retarde les projets de requalification de ce quartier dense et plus largement les évolutions nécessaires de la Ville en termes d’aménagement urbain et durable,

Le Conseil Municipal de L’Haÿ-les-Roses :

• Demande que la gare Chevilly « Trois Communes » soit considérée, au même titre que les autres gares de la ligne bleue, comme définitive, et non plus comme optionnelle,

• Affirme l’urgence d’une desserte plus fine de ces territoires et demande le maintien des délais de réalisation de la ligne bleue c’est-à-dire une mise en service de celle-ci dès 2020.

• Réaffirme que la ligne bleue doit être réalisée d’un seul tenant et non par phasage, pour ne pas retarder la mise en service du métro dans le département du Val-de-Marne et plus particulièrement pour les habitants de L’Haÿ-les-Roses,

• Affirme son souhait de poursuivre ses actions auprès d’Orbival pour tenir le calendrier établi par la Société du Grand Paris qui affiche une ouverture de l’ensemble de la ligne bleue en 2020,

• Charge Monsieur Le Maire de L’Haÿ-les-Roses d’adresser un courrier à la Société du Grand Paris pour mailler L’Haÿ-les-Roses avec le reste du territoire de la Communauté d’Agglomération du Val de Bièvre et d’initier toutes les initiatives favorisant la prise en compte de ce vœu.

 

L’Hôpital Bégin doit vivre ! – vœu de la majorité municipale

mon_hopital.pngAvant de présenter le contenu du vœu que l’ensemble de la majorité municipale a porté lors du Conseil municipal du 27 septembre, il nous a semblé important de mettre en avant la proposition de notre maire Jean-François Voguet qui s’adressera dans les plus brefs délais aux maires de la circonscriptions, ainsi qu’à l’ensemble des élu-e-s nationaux, départementaux et communaux du territoire concerné pour constituer un comité de défense de l’hôpital Bégin.

Bégin est un établissement singulier de part son statut d’hôpital militaire, il a put échapper jusqu’à présent à la logique des ARS et de la loi HPST dont les objectifs sont aussi simple que mortifères.

Le démantèlement des structures de soin de proximité au nom d’une efficacité régionale des soins qui se traduit aujourd’hui encore par la mise à mal de l’Assistance publique de Paris. Réduire le nombre de lits a été érigé en dogme par la majorité précédente au nom du principe –vous l’avouerez aisément- tiré par les cheveux qu’en diminuant les capacités de soins et par voie de conséquences les soins on diminue les dépenses de l’assurance maladie. Bref, une logique à la fois fausse et dangereuse pour les patients. Pour nous défendre ce vœu, bientôt nous diffuserons la pétition des personnels de l’hôpital, c’est défendre le besoin d’une proximité pour les soins et l’accès le plus large possible à la population à des consultations dont les coûts demeurent de secteur 1 et donc financièrement abordables.

Vœu : Nous avons toutes et tous besoin de l’hôpital Bégin

Le personnel de l’hôpital ainsi que les populations riveraines, dont les Fontenaysiennes et les Fontenaysiens, manifestent depuis quelques mois des inquiétudes quant au devenir de l’hôpital militaire Bégin. En effet, une réflexion globale est actuellement menée concernant une évolution du service de Santé des armées à l’échelle de la France, et certains hôpitaux militaires, comme l’hôpital Bégin, sont au centre de cette réflexion.

Cet hôpital accueille aujourd’hui plus de 80% de patients civils provenant des villes avoisinantes, dont Fontenay-sous-Bois, et offre des services de pointe variés et reconnus, comme un laboratoire médical de niveau 3 et un accueil chirurgical de nuit.

Bien qu’il soit légitime de réfléchir à l’optimisation de son modèle économique et de son insertion territoriale, l’utilité actuelle et future de cet hôpital apparaît indiscutable :

-sa modernisation en cours et bientôt achevée, pour un coût de plus de 100 millions d’euros, ne fait que renforcer la performance, déjà reconnue, de son offre de service en direction des militaires comme des civils.

-il offre un véritable service public de proximité, en étant conventionné secteur 1, et constituant l’un des trois hôpitaux du Val-de-Marne agréés pour poursuivre la prise en charge chirurgicale en nuit profonde. La constante augmentation de son activité en direction des civils en atteste ;

-employant plus d’un millier de salariés, dont une majorité de civils résidant à proximité, il constitue un générateur majeur d’emplois au niveau local.

C’est pourquoi, le Conseil Municipal de Fontenay-sous-Bois :

-réaffirme son profond attachement à l’hôpital militaire Bégin ;

-refuse tout projet de fermeture, ou toute réorganisation qui ne prendrait pas en compte les besoins sanitaires des habitants vivant à proximité de l’hôpital ;

-demande que des garanties soient données au personnel de l’hôpital pour le maintien intégral des emplois sur le site ;

-demande que les collectivités territoriales concernées par les activités de l’hôpital soient associées aux réflexions menées par le Ministère de la Défense et le Ministère de la Santé sur l’évolution de l’offre de soins hospitalière locale.

 

Intervention sur l’accord-cadre préfigurant le contrat de développement territorial de Nora Saint-Gal

Nora SAINT-GALConseil municipal du jeudi 28 juin 2012

Le groupe communiste et citoyen approuvera cet accord-cadre, qui préfigure le contrat de développement territorial dans lequel notre ville est inscrite. Nous souhaiterions cependant donner quelques explications à ce vote.

Il y a 18 mois, nous avions eu, dans cette enceinte, un débat sur le Grand Paris et les projets de transport. En tant qu’élu-e-s communistes et citoyen-ne-s, nous avions alors fait part de nos réserves sur le projet de Grand Paris proposé par l’Etat. Aujourd’hui, ces réserves ne sont pas levées. La question de la réduction des inégalités à l’échelle de la métropole parisienne reste entièrement posée.

La loi sur le Grand Paris, telle qu’elle a été votée en juin 2010, ne permet pas d’y répondre. Elle laisse en effet de côté des questions aussi essentielles que la solidarité financière entre collectivités et entre territoires, la construction de logements accessibles répartis de façon équilibrée dans la zone dense de la métropole, la démocratie…

Cette loi sur le Grand Paris renvoie aux contrats de développement territorial, donc à des négociations territoire par territoire, le soin de régler une question aussi fondamentale que la construction de logements !

Quand l’Etat a proposé à Fontenay d’être dans un contrat de développement territorial, il y avait donc de quoi être sceptiques…

Cependant, nous croyons au rapport de forces. Notre mobilisation – à l’échelle de la ville mais aussi du Département, avec le projet Orbival – a déjà permis d’obtenir satisfaction sur l’arrivée d’une gare à Val de Fontenay alors que nous étions absents du projet initial !

L’accord-cadre, qui nous est présenté ce soir, conforte cet acquis puisqu’il fait de la réalisation de l’Arc Est, qui comprend la gare de Val de Fontenay, une condition préalable à la mise en œuvre du contrat de développement territorial.

Cet accord-cadre comprend également d’autres garanties pour Fontenay, qui sont citées dans la note : -la restructuration et le renforcement du pôle multimodal de Val-de-Fontenay, le prolongement de la ligne 1 du métro ainsi que du tramway T1 (p. 17) ; -la construction de logements dans le respect des orientations que nous avons prises dans notre PLH (p. 14) ; -l’arrivée d’équipements que nous attendons depuis longtemps, comme une grande salle de spectacle d’envergure métropolitaine (p. 18) ; -l’inscription du projet de requalification de La Redoute dans les secteurs fléchés pour un nouveau programme national de rénovation urbaine (p. 26) ; -des dispositifs pour que l’emploi créé sur notre territoire bénéficie aussi aux habitants de notre ville (développement des clauses d’insertion et de l’école de la 2ème chance) (p. 13).

Toutes ces garanties nous semblent importantes et c’est pourquoi nous approuverons, en tant qu’élus communistes et citoyens, cet accord-cadre. Nous ne sommes pas pour autant aveugles sur ce qui manque, notamment concernant les financements, qu’il s’agisse des projets de transports ou de logements. Ces questions ne pourront être traitées que par la loi. Au Front de gauche, nous avons de nombreuses propositions à faire à ce sujet et nous les ferons entendre !

 

Voeu Rio+20 : retour sur notre position - par Nora Saint-Gal

Je voudrai éclaircir quelques points sur le vote de notre groupe à propos du vœu sur le sommet Rio+20 lors du dernier Conseil municipal, bien évidemment nous avons voté pour nous nous sommes même associé à sa présentation.

la_nature_pas_de_prix.jpgNotre conception de la société et l’action politique que nous menons est emprunte de cette idée que la nature n’a pas de prix et ne doit pas en avoir. Chaque pas dans cette direction recevra toujours notre appui le plus déterminé. Cette logique, est constitutive de notre engagement, c’est la suite logique et nécessaire de l’Humain d’abord qui implique, une soutenabilité écologique.

Nous ne sommes pas dupes pour autant de la direction que prend ce sommet et c’est pourquoi nous demeurerons vigilants.

Maintenant si nous entrons dans le cœur de ce sommet plusieurs éléments doivent être soulevé, comme l’important recul qu’il risque de constituer au regard des objectifs retenus en 1992 lors du précédent sommet sur cette question.

Des points forts, essentiels, se trouvent affadis ou sont mêmes absents des discussions à commencer par la notion de développement soutenable qui se trouve coupé de sa substance, dans les textes préparatoires.

Dans la préparation officielle de Rio+20, nature et écologie sont considérées comme des ressources et non comme des beins communs de l’humanité, ce qui exclu la possibilité de partage pourtant essentielle dans un monde aux ressources épuisables.

Loin de moi l’idée d’idéaliser Rio 92, issu d’un compromis entre intérêts fondamentalement divergents dont la déclaration final était une véritable allégeance à la concurrence libre et non faussé (principe 12 et 16).

Malgré cela, ce compromis constituait un pas en avant sur le plan international -du moins sur le papier- en faveur du développement humain soutenable. Pas en avant dont nous mettons en place, en ce moment même, l’un des volets d’une importance majeur le lancement d’Agendas 21 du local au mondial. Bien évidemment, ce travail entre en résonnance avec celui mené par nos collègues Sokona Niakhaté et Hervé Poirrier sur les Objectif du millénaire pour le développement notamment à travers les actions de coopération décentralisé qui sont mises en place avec les territoires avec lesquels nous sommes jumelés.

Ce qui nous permettra à terme de populariser les enjeux du développement humain soutenable à l’échelle de notre commune, travail déjà entamé, et à valoriser les politiques correspondantes que nous tâchons de mettre en place depuis le début de cette mandature et que nous avons développé dans les précédentes.

C’est aussi dans ce sommet qu’est apparu le besoin de normes environnementales contraignantes et le principe de pollueur/payeur. Cette notion, tant dénaturée par le monde de la finance qui a instauré avec la complicité scandaleuse des Etats le marché du droit à polluer. Et, tant dénaturée dans notre pays par la droite qui était au pouvoir, qui en a fait un élément de punition sociale en le transformant à travers ces différents Grenelles oubliant que le principal pollueur en France ce ne sont pas les classes populaires et moyennes mais bien les grandes entreprises.

Mon espoir, notre espoir est qu’en vingt ans, la prise de conscience des citoyens, des syndicats, de la société civile dans son ensemble, de la gravité des enjeux et de l’existence de solutions a progressé. C’est un fait majeur que cette implication citoyenne. Et c’est la raison pour laquelle, malgré le pessimisme que la situation peut nous suggérer, ce fameux pessimisme de l’intelligence dont nous parlait le philosophe italien Gramsci, que nous pouvons démontrer l’optimisme de la volonté.

 

Réhabilitation du 3-5-7 rue Jean Macé - Intervention d’Alain Saoudi

Alain SAOUDICe qui saute aux yeux dans le financement de la réhabilitation du 3-5-7, rue Jean Macé, c’est l’absence de participation de l’Etat. Or, notre objectif d’élus, dans cette réhabilitation, doit être de faire en sorte que l’impact sur les loyers soit réduit au maximum pour les locataires.

L’intervention des locataires et de leur amicale ainsi que le travail effectué avec la Régie du Chauffage Urbain ont permis déjà d’aller dans ce sens.

Durant 40 ans, les locataires ont payé charges et loyers à une société publique ICADE qui n’a pas rempli ses obligations de bailleur.

Aujourd’hui côtée en Bourse, ICADE est détenue à 55 % par la Caisse des Dépôts et Consignations. Cette société s’est transformée en promoteur immobilier qui alimente la spéculation foncière. Pour preuve, en 2010, elle a réalisé un chiffre d’affaire de 1,5 milliards d’Euros et fait un résultat net d’1,2 milliards d’Euros, essentiellement par la vente de son patrimoine.

L’Etat est donc indirectement responsable de la dégradation de cette situation. .

Constat doit être fait que l’épargne des citoyens – celle des livrets A – a servi cette spéculation plutôt que d’aider, comme en est sa vocation, à la construction de logements sociaux et aux réhabilitations nécessaires pour un cadre de vie agréable.

Pour ces raisons, l’intervention de l’Etat dans le financement de cette réhabilitation est juste, nécessaire et indispensable.

Je propose que l’on intervienne, avec les représentants de locataires, auprès des services de l’Etat, notamment Madame Cécile DUFLOT – en charge du logement – pour l’OBTENTION D’UN ENGAGEMENT FINANCIER ; d’autant que le Président de la République, dans ses 60 engagements, parle de lutter contre la précarité énergétique et, pour les réhabilitations, améliorer l’efficacité thermique d’un million de logements par an.

Or, la réhabilitation du 3-5-7, rue Jean Macé rentre bien dans ce cadre.

Je vous remercie de votre attention.

 

Proposition de vœu relative à la prochaine Conférence des Nations Unies sur le développement durable « Rio +20 »

ecologie.jpgCe vœu, défendu par le groupe vert ainsi que par notre groupe devra être celui de l'ensemble de la majorité municipale. L’Assemblée Générale des Nations Unies dans une résolution adoptée en décembre 2009 a décidé d’organiser une Conférence de haut niveau sur le développement durable dont les objectifs sont les suivants : susciter un engagement renouvelé en faveur du développement durable, évaluer les progrès réalisés et les lacunes restant à combler au niveau de la mise en œuvre des textes issus des grands sommets relatifs au développement durable et relever les défis qui se font jour.

Le premier Sommet de la terre, à Rio, en 1992, avait atteint un large consensus et fut considéré comme une étape majeure dans la compréhension des enjeux environnementaux et de leurs impacts. Il avait également permis de remarquer l’attention grandissante accordée aux acteurs non-étatiques, parmi lesquels les autorités locales (chapitre 28).

La Conférence des Nations Unies sur le développement durable « Rio +20 » se tiendra à Rio de Janeiro du 20 au 22 juin prochain. Considérant que les collectivités territoriales françaises et leurs associations se sont particulièrement mobilisées à l’occasion des précédentes conférences internationales relatives au développement durable, au climat ou encore à la biodiversité et ont souhaité poursuivre cet effort à travers la Déclaration des collectivités locales et territoriales françaises pour Rio +20.

Considérant que la mondialisation, fondée sur les principes seuls de la concurrence économique et d’intérêts nationaux, débouche sur un accroissement des inégalités faute de mécanismes de régulation et que la crise financière devient une crise systémique profonde qui ne peut trouver d’issue qu’à la condition d’apporter des solutions économiques, sociales, écologiques et politiques dans le cadre d’un développement durable.

La Ville de Fontenay-sous-Bois de part son engagement dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et la mise en place de son Agenda 21 accorde une importance capitale à l’accès aux services essentiels aux humains, à l’inclusion sociale et l’égalité, à la préservation de la biodiversité et des ressources, à la lutte contre le changement climatique :

-S’associe à la Déclaration des collectivités locales et territoriales françaises pour Rio +20,

-Souligne le caractère transversal de la démarche qu’elle a engagée à travers sa volonté de faire émerger une ville durable, dans l’objectif avoué de contribuer, à son échelle, à l’ouverture d’une nouvelle période de l’histoire humaine.

 

Prochain Conseil municipal le 24 mai à 20H30.

Le prochain Conseil municipal se déroulera le jeudi 24 mai 2012 vous pouvez y assister en vous rendant à la mairie ou le suivre en direct sur internet en cliquant ici.

L’ordre du jour de ce Conseil sera bientôt consultable en ligne.

 

Vote du Budget 2012 - Intervention de Martine Antoine

Monsieur le maire, chers collègues,

Avant d’en venir plus précisément au projet de budget 2012, permettez moi au nom du groupe communiste et citoyen de faire quelques commentaires sur le compte administratif 2011, notre collègue Patrice Bedouret nous a donné toutes les explications nécessaires et a bien mis en évidence l’action de la municipalité et du service public. Ce n’est donc pas cela que je souhaite aborder.

Mais quelques réflexions qui me sont venues en écoutant ce matin monsieur Copé et en lisant la page du groupe UMP dans le magazine municipal et qui m’a fait dire que ce Compte administratif, derrière tous ces chiffres et ces tableaux qui peuvent paraître bien rébarbatifs, est finalement le reflet presque parfait de la situation politique que nous traversons.

Monsieur Copé dit ce matin à la télévision, à propos de la crise, de la dette…oui mais les collectivités, les communes et les départements à majorité à gauche depuis des années font n’importe quoi, elles dépensent sans compter, le nombre de fonctionnaires n’a pas cessé d’augmenter…

Et nous entendons ça régulièrement ici même par les élus de droite. Evidement pour l’UMP c’est n’importe quoi la progression de 4,21% des dépenses de personnel dont les 520 000 € choix politique que nous assumons pour revaloriser le régime indemnitaire des fonctionnaires territoriaux. Evidement n’importe quoi puisque c’est à l’opposé de la cure d’amaigrissement des emplois publics que vous voulez imposer à toutes les collectivités comme vous l’avez fait vous même dans les services de l’Etat, à commencer par l’Education Nationale et les hôpitaux.

N’importe quoi sans doute le PASS solidaire qui c’est vrai, coute de l’argent. Les actions d’insertion en direction des jeunes qui oh scandale ont conduit à créer un poste au service municipal de la jeunesse dans cet objectif, n’importe quoi la Halle Roublot, la gestion aurait pu être confié à un de ses grands groupes privés qui distribuent de juteux profits à leurs actionnaires et qui jettent quelques miettes grand seigneur et autres mécénats qui leur rapportent plus qu’elles ne coûtent ?

N’importe quoi peut-être l’éco parc des carrières, la boucle locale ou la création de logements et d’équipements publics sur le site Barbe…

Et bien oui, on dépense de l’argent et en plus on en est fière parce que, c’est ce que ce CA démontre, c’est de l’argent utile pas pour les banques, pas pour les spéculateurs mais pour les gens.

Monsieur Copé, vous voyez ce que nous faisons, ce n’est pas n’importe quoi, ça s’appelle un choix politique, pour nous c’est celui de l’Humain d’abord.

Mais la politique que vous menez ce n’est pas non plus n’importe quoi, c’est aussi dicté par des choix politiques, à l’opposé des nôtres, dictés par le libéralisme, par le traité de Lisbonne, par la réforme des collectivités territoriales et de leur fiscalité, par le mécanisme européen de stabilité que Sarkozy a voulu imposer. Je vous invite tous à regarder attentivement dans ce CA deux tableaux qui résument à mon sens, et à eux seuls les 5 années de règne de Sarkozy et des choix politiques portés par l’UMP , c’est Page 5 : cela concerne la baisse des dotations réelles.

Deuxième réflexion à la lecture des propos du groupe UMP dans le bulletin municipal Alors là on peut vraiment dire que c’est n’importe quoi, le groupe UMP reproche au Maire de faire rentrer des recettes par les banques alors même qu’il déteste les banques…ahurissant comme raisonnement !

Encore heureux qu’elles participent au financement de l’action publique, vous oubliez de dire d’ailleurs qu’elles ont été largement bénéficiaires de la suppression de la TVA. Et il faudrait selon vous qu’alors que l’Etat a payé avec nos sous à nous contribuables les conséquences de la crise monétaires qu’elles ont produite, qu’elles soient exonérées totalement de la moindre solidarité ?

Là encore je vous invite à lire attentivement ce document, p 9 qui indiquent que le niveau des charges financières est en progression sous l’effet de la hausse des marges répercutées par les organismes bancaires, y compris pour les prêts contractés auprès de la Caisse des dépots dans le cadre du fonds d’urgence mis en place par l’Etat.

Voilà tout est dit Mme Arcier et Jourdan Ce ‘est pas la banques en tant que telles que nous dénonçons mais ceux qui ont la main mise sur le système financier et bancaire, ceux qui depuis des décennies pour se goinfrer de toujours plus de profits, ont fait gonfler la bulle spéculative.

1640 milliards de dettes publiques qu’il nous faudrait payer à coup de toujours plus d’austérité MAIS chiffre dont les médias parlent bien peu : 1200 milliards dans la même période versée à ces banques en intérêt, c’est ça la première cause de la dette publique !

Voilà pour le CA mais vous comprendrez chers collègues qu’il n’est pas possible de traiter du budget pour l’année à venir si on fait l’impasse sur ces réalités. Parce que ce budget ne va ressembler aux autres. Parce que nous considérons ce budget comme provisoire. Parce qu’en fonction de nos choix politiques, pour le service public, pour l’emploi, pour la solidarité, pour le développement durable, il est d’évidence que les recettes contraintes auxquelles nous sommes soumises ne peuvent répondre aux besoins de nos concitoyens.



Nous avons pour le groupe communiste et citoyen refusé l’idée que nous pourrions nous soumettre de fait à la cure imposée aux collectivités par la droite.

Nous n’avons pas voulu entrer dans cette spirale fatale, on le voit en grèce, en Espagne, au Portugal, de la diminution de l’action publique. Nous n’avons pas voulu préparer le budget en considérant qu’l fallait l’arbitrer dans un seul choix qui consisterait soit à augmenter la fiscalité locale alors que depuis des décennies les élus communistes revendiquent une réforme juste de cette fiscalité qui n’est pas assise sur les ressources des contribuables, familles comme entreprises.

Soit diminuer d’autant les dépenses publiques autrement dit supprimer des postes de fonctionnaires, porter atteintes aux différentes activités du service public.

Voilà pourquoi nous approuverons bien sûr ce budget mais en même temps nous portons l’exigence que les changements que nous appelons de nos vœux, permettent dès l’installation de la nouvelle assemblée Nationale, un examen en urgence d’un collectif budgétaire pour redonner aux collectivités comme à tout le service public les moyens de son développement.

Et comment vous financez ? J’entends déjà la question : Je ne vais pas développer, même Michel Rocard rejoint des propositions que nous faisons par exemple en faisant jouer enfin à la BCE un rôle moteur pour financer l’action publique avec des taux d’intérêt très bas voir zéro, comme d’ailleurs c’était le cas avant 1991, date fatidique de l’entré en bourse du Crédit Local de France, on voit bien comment s’est terminé l’aventure avec Dexia…

Autre recette possible : mettre un terme aux cadeaux et autres niches fiscales cela dégagerait 110 milliards d’euros. Voilà de quoi travailler sérieusement un budget.

Ceci dit ce budget n’est pas une coquille vide, et je voudrais m’attarder un moment sur le travail difficile, parfois même la quadrature du cercle de tous les services, non seulement pour construire ce budget difficile, mais surtout pour continuer à assumer la mission de service public que nous confions aux fonctionnaires territoriaux et les remercier tous, ceux qu’on présente toujours comme ceux qui coûtent, comme des improductifs, le talon d’Achille comme vient de le dire M. Ramadier du MODEM.

Malgré les contraintes, notre choix politique c’est d’être un bouclier social face à la crise et nous voulons respecter le mandat donné par les citoyens de notre ville avec l’avancement de nos 140 engagements pour continuer à faire de Fontenay-sous-Bois une ville à vivre, dynamique, durable et solidaire pour l’ensemble de ses habitants. C’est ça le ciment possible pour le développement humain et donc durable.

Et pour cela nous nous félicitons que les priorités de ce budget s’appuient sur les grandes orientations que nous avons portées : la solidarité, la jeunesse et le développement des quartiers.

La solidarité est et demeure une priorité pour notre ville, au même titre que la jeunesse, ces deux axes se reposent en quelques sorte sur le troisième, élément essentiel du bien vivre ensemble, le développement de nos quartier et le développement durable.

le Pass-Solidaire illustre ce choix de l’humain d’abord : En 2012, sera reconduite cette mesure exceptionnelle, et nécessaire pour les familles notre collègue Nathalie Coupeaux en fera un bilan plus précis tout à l’heure. De même, la refonte des tarifs sociaux et du quotient familial entré en vigueur au premier janvier de cette année permet une distribution de ces ressources plus juste et font vivre à plein la solidarité et la mixité dans les activités des enfants de notre ville.

La réalisation sur le site Barbe de nouveaux logements et d’un équipement de la petite enfance, le lancement du projet de réhabilitation due l’école langevin avec la création d’un centre de loisirs comme à Pasteur.

La mise en œuvre du plan d’action local de l’égalité femme/homme qui a déjà donné à voir de son importance et de son utilité au cours de ce mois de mars.

Priorité jeunesse avec les actions telles que l’appui à l’insertion des jeunes fontenaysiens sur les chantiers de rénovation de logements sociaux qui s’inscrivent pour une grande part dans le cadre de notre PLH. Mais aussi la réapparition du Festival de Passage qui je le sais a manqué à beaucoup de jeunes en 2011 et encore l’Espace InterG qui est en passe d’obtenir un agrément de centre social et qui verra donc son rôle renforcé dans le quartier des Larris.

Nous nous félicitons, par ailleurs, de l’inscription à ce budget d’un renforcement des actions concernant le développement social des quartiers qui va se traduire par d’importants investissements pour la première phase d’aménagement concret de la Redoute projet discuté avec les habitants, l’avancement du projet de l’antenne jeunesse à Bois Cadets , et évidemment aussi la piscine, un de nos gros engagements en matière d’investissement de ce mandat.

Investissement vertueux s’il en est en matière de développement durable et, bien entendu, la création de la SPL comme outil pour ce développement des quartiers et la maîtrise du foncier.

De même la mise en marche de l’Agenda 21 sur le plan concret et le soutien apporté à la vie associative et pas seulement en terme de subvention qui participe au vivre ensemble et à la cohésion de notre ville. Et pour Terminer je rejoins totalement M. Ramadier sur 1 point, tout est question de priorités. Et nous assumons ces choix politiques là.



Voilà Monsieur le Maire, Chers Collègues, pourquoi et comment nous voterons ce budget, pour faire front face à l’austérité qui veut nous être imposée, pour faire front pour que chacune, chacun puisse vivre et s’épanouir dans notre ville parce que notre république enfin prendre en compte dans l’intérêt de tous.

 

Adhésion à l’association « les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation » - Intervention de Loïc Damiani

Loïc DAMIANI-ABOULKHEIRLa fondation pour la mémoire de la déportation a été créée en 1990 par Marie-Claude Vaillant-Couturier résistante, déportée à Auschwitz et Ravensbrück, témoin de l’accusation en 1946 au procès de Nuremberg et ancienne députée du Val-de-Marne. Ses missions sont de faire connaître l’histoire de la déportation et du système concentrationnaire. Le travail qu’elle impulse a depuis permis de porter à la connaissance de tous les noms des plus de 91 000 déportés de répression (les résistants) alors qu’il y a 20 ans on n’en connaissait qu’à peine 50 000.

Aujourd’hui l’association des amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation se dote de délégations territoriales. Dans ce cadre il est fait appel aux collectivités territoriales. Plusieurs villes de notre département ont déjà rejoint cette association. Notre ville dont l’action pour la mémoire et l’histoire de la déportation a été importante au cours de ces dernières années entend poursuivre ses efforts avec les anciens déportés, leurs familles et les historiens pour faire connaître cette période tragique mais aussi glorieuse de notre histoire dont nous avons beaucoup à apprendre.

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