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Grand-Paris : l’Accord Huchon-Sarkozy ignore la Ligne 13 et la galère quotidienne des Clichois

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Belle opération de communication, d'enfumage et de manifestation consensuelle !
J.P. Huchon et le ministre de la ville M. Leroy ont tenu une conférence de presse pour présenter leur accord sur le volet transport du Grand Paris.
Ce plan, c’est 32,4 milliards d’euros d’investissement. Il prévoit la modernisation des réseaux de transport actuels, en particulier des RER, pour 11,9 milliards, et la réalisation d’un métro automatique de rocade autour de Paris, pour 20,5 milliards, (hors achat du matériel roulant).
Il s’agit avant tout de relier les pôles d’activités entre eux, ce qui serait une bonne chose, si ça ne s’opérait pas au détriment de l’amélioration des conditions de transports de centaines de milliers de banlieusards de la banlieue nord.
La desserte fine du territoire et l’amélioration des conditions de transports actuelles ne sont visiblement pas une priorité pour Sarkozy qui veut un Grand Paris au service de la Finance.
Quant au STIF et à Huchon, ils continuent d’ignorer la ligne 13. Pas un centime n’est prévu pour la ligne 13.
Des métros pour les uns, des « pousseurs » pour les autres », voilà ce que les clichois retiendront de ce Plan qui tourne le dos à leurs revendications et promet une aggravation de l'inégalité de traitement des usagers totalement contraire à l’esprit même du service public.
Comment ne pas s’indigner de voir un beau mensonge repris en cœur par les promoteurs de cet accord qui s’est conclu sur le dos de toute une partie des banlieusards: la fable de la désaturation de la ligne 13 par le prolongement de la ligne 14, ce qui est formellement démenti par les experts et les projections de trafic.

De grandes zones de flou subsistent sur la question pourtant cruciale, des financements. Conséquence : le risque est fort de voir le prix des billets et des Pass Navigo sur l’ensemble des réseaux flamber du fait du désengagement de l’Etat. Et il en va de même pour les impôts locaux dans la mesure où les collectivités locales sont prêtent à financer à la place de l’Etat la réalisation de ce réseau d’intérêt national.
Au système actuel de financement qui s’inscrit pleinement dans l’accompagnement du libéralisme, les communistes doivent opposer la création d’un pôle public bancaire et la lutte pour réorienter la Banque Centrale Européenne afin de tourner l’euro, la création monétaire et donc le crédit vers le développement des services publics et la création d’emplois. Ce projet, revu pour correspondre aux attentes des populations, pourrait être un bénéficiaire type.
De même rien n’est dit sur la maîtrise publique à venir des transports franciliens. A la privatisation du réseau qui se profile, les communistes avec les usagers et les salariés doivent opposer la création d’un pôle publique SNCF-RATP.
Le Département du Val de Marne et c’est une bonne chose pour les valdemarnais– a des motifs de satisfaction avec la reprise de propositions de son conseil général dirigé par le communiste Ch. Favier, notamment du judicieux projet Orbival permettant de mieux desservir son territoire.
On voit l’intérêt de disposer d’élus communistes combatifs et le poids que représente un Conseil général dirigé par un communiste.
Pour la Seine Saint Denis, l’intérêt est déjà beaucoup plus limité : si l’amélioration de la desserte de la partie Nord Est (Plateau de Clichy sous bois-Montfermeil) est réelle, le secteur de Montreuil est délaissé et pour la partie Ouest, (c’est à dire St Ouen, Stains, St Denis), ce projet n’est pas de nature à régler la situation : les banlieusards de ce secteur ont tout intérêt au dédoublement de la ligne 13.
Dans les Hauts de Seine, ce sont les habitants de Clichy, d’Asnières, de Gennevilliers, ceux qui endurent au quotidien la galère sur la Ligne 13 qui se trouvent sacrifiés.
Répétons-le : la consultation du STIF aura finalement été pour la banlieue Nord une mascarade puisque ce qui ressortait de toutes les réunions, c’est le souhait massif du dédoublement de la ligne 13. Supprimer le goulot d’étranglement de La Fourche reste en effet, la seule solution permettant d’augmenter la fréquence des rames.
Seuls des élus bien loin du terrain et des préoccupations des gens poussent des cris de victoire.
L’enjeu du dédoublement nécessaire de la ligne 13 a-t-elle posée avec suffisamment de force et de conviction au sein de l’exécutif régional et du conseil d’administration du STIF?
La désertion de G. Catoire sur ce dossier, qui a très vite abandonné la revendication du dédoublement de la ligne 13, préférant laisser les usagers à leur triste sort pour venir à la rescousse d’Huchon avec son projet de dupe de ligne 14, reste préjudiciable au rassemblement plus que jamais nécessaire.
Catoire porte ainsi une lourde part de responsabilité. Cet homme qui livre Clichy à la droite et aux colistiers de l’UMP, rallie DSK (« l’affameur des peuples ») sera un obstacle pour le mieux-vivre à Clichy, tant qu’il sera en position d’exercer son pouvoir de nuisance, plombant ainsi l’avenir de Clichy.
Mais la colère des usagers de la L 13, transportés comme du bétail, enfermés et tassés jusqu’à l’asphyxie dans des wagons par des « pousseurs », humiliés chaque jour gronde et s'amplifie de jour en jour.
Ce dédoublement, demandé par les communistes de Clichy, par les maires de Gennevilliers, de Saint-Denis, de Stains faisait parti du programme de la liste Front de Gauche pour les Régionales.
Les élus communistes exigent plus que jamais le dédoublement de la ligne 13 et leur candidat clichois aux cantonales François Delalleau en sera porteur.
Les évènements de Tunisie montre que rien ne peut arrêter un peuple en colère.

 

Inauguration plutôt discrète des nouvelles rames du Transilien par G.Pépy et JP.Huchon.

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De nouvelles rames, c'est bien pour les voyageurs évidemment.
Mais encore faut il s'interroger sur le bien fondé du financement du matériel roulant par les collectivités locales car cela s'appelle ...un transfert de charge.
Mais là où ça ne va plus du tout, c'est le choix de se fournir à l'étranger, malgré le savoir-faire d'Alstom!
Le 4 novembre 2009 ont été présentées aux officiels et à la presse les premières rames des 172 nouveaux trains de banlieue qui commenceront à circuler sur la ligne Paris-Luzarches à partir du 13 décembre et dont la livraison s’étalera jusqu’en 2015.
Huchon, le Président socialiste de la Région Ile de France et le STIF ont préféré Bombardier, du matériel canadien, aux rames d'Alstom, au détriment de l'emploi...
Les salariés d'Alstom n'ont pas apprécié du tout!
L'intervention des élus communistes et les protestations syndicales ont permis d'obtenir une coopération entre Alstom et Bombardier.
Résultat : Alstom, grâce a un accord industriel avec son concurrent canadien, réalise un tiers de ces rames du transilien. Ce n'est pas entièrement satisfaisant, mais c'est un premier pas
Et pour les nouvelles commandes, que choisiront le STIF et la Région? (Voir la suite du billet)

On aurait pu imaginer inauguration plus fastueuse, plus publique, pour un matériel qui représente, objectivement, une modernisation par rapport aux anciens trains « petits gris » des années 60/70.
Non, les flonflons et les confettis sont restés confinés au « technicentre » de Joncherolles à Villetaneuse. Nous pouvons aisément imaginer pourquoi.
Les choix d’éclatement de la SNCF, conduisant à des filialisations, notamment de l’activité fret, sont très contestés par les cheminots, dont la première journée nationale de grève le 20 octobre, à l’appel de trois syndicats, a été fortement suivie, notamment sur le réseau Paris-Nord.
Les défenseurs du service public auraient pu gâcher la fête du patron, Guillaume Pépy.
Jean-Paul Huchon, président sortant PS de la Région Ile-de-France et du Syndicat des transports, STIF, est, quant à lui, de plus en plus rattrapé par sa décision de 2006 d’attribuer le marché du renouvellement des trains de banlieue au groupe canadien Bombardier contre Alstom.
Huchon, celui-là même qui se vante d’accorder (sans contreparties en terme de création d'emplois) des aides publiques aux entreprises franciliennes, a fait le choix de la délocalisation, du dumping social. La conception et la majorité de la fabrication des trains Bombardier sont faites à l’étranger, au Canada et en Europe de l’Est, une minorité seulement sur le site de Crespin dans le Nord (auquel Alstom aurait pu sous-traiter une partie du marché, s’il l’avait obtenu).
Avec la crise, l’attribution de ce marché géant, de 2,7 milliards d’euros (4 milliards avec les rames en option) est encore plus gênante politiquement.
D’autant que 8 régions de province viennent justement de faire le choix d’Alstom et de la production en France pour une commande groupée de 100 TER.

A terme, on parle d'une commande de 1000 rames (7 milliards d'euros!) pour l'ensemble des TER. Pour la deuxième tranche du renouvellement des trains de banlieue parisienne, gagnons que la production en France l’emporte ! Faisons de la politique des commandes publiques un sujet de la campagne des prochaines élections régionales et exigeons le maintien du monopole public RATP/SNCF.