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Les communistes veulent rallumer les étoiles

Les adhérents du Parti communiste français étaient appelés aux urnes ce 14 et 15 décembre 2012 afin de déterminer leur base commune de discussion pour leur 36ème congrès, qui se tiendra du 7 au 10 février 2013 à Aubervilliers. Dans un processus de travail qui commence à prendre son essor, 54,19% des inscrits se sont déplacés pour départager les quatre propositions qui étaient en débat.

Le texte proposé par le Conseil national du PCF, « Il est grand temps de rallumer les étoiles - Humanifeste du Parti communiste à l'aube du siècle qui vient », a été adopté à 73,15% des suffrages exprimés. Le texte alternatif numéro 1, « Unir les communistes pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur » a obtenu 11,08% ; le texte alternatif numéro 2, « Combattre l'austérité, en finir avec le capitalisme », a obtenu 9,95% : et le texte alternatif numéro 3, « Un parti résolument communiste dans l'affrontement de classe ni abandon ni effacement », a obtenu 5,82%.

Ce résultat marque une forte volonté des communistes de poursuivre et amplifier la dynamique engagée depuis leur dernier congrès. Il témoigne également du souffle et de l'ambition par lesquels ils veulent nourrir leur combat face à la crise et au capitalisme, dans une Révolution citoyenne plus que jamais nécessaire.

Le texte adopté est désormais le bien commun de l'ensemble des communistes. Mais ce vote est loin de clore les débats. Il ouvre une nouvelle phase de notre réflexion qui doit nous permettre d'approfondir et de préciser nos analyses comme nos orientations. Qui doit nous permettre également nous rassembler plus encore. Dans les semaines qui viennent, nous appelons les communistes à poursuivre le travail engagé afin d'enrichir cette base commune et de faire de notre congrès un évènement politique retentissant pour notre peuple.

Pierre Dharréville, membre du Conseil national du PCF, responsable de la commission du texte,

 
Les communistes veulent rallumer les étoiles

le 16 décembre 2012

 

36ème Congrès- Résultats du VOTE DES COMMUNISTES SUR LA BASE COMMUNE en Tarn et Garonne

 

 

Voix

%

Inscrits (cotisants)

256

 

Votants

140

54 ,7

Blancs et nuls

7

5

Exprimés

133

95

 

 

Voix

% par rapport aux suffrages exprimés

 1. Je choisis la base commune adoptée par le Conseil national:

«Il est grand temps de rallumer les étoiles»

84

63,2

 2. Je choisis le texte alternatif

«Unir les communistes pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur»

8

6

3. Je  choisis le texte alternatif «Combattre l'austérité, en finir avec le capitalisme»

29

21,8

4. Je choisis le texte alternatif «Un parti résolument communiste dans l'affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement»

12

9

 

Pour la commission du vote:

PELLICER David, GREDER André et Joëlle, POITOU Jean Paul, NADAL Marie, LAHURE Roger et GARCIA Patrick

 

36ème congrès du PCF : les quatre textes soumis au vote ce week-end

Cliquez sur l'image pour obtenir le document


Ces 14 et 15 décembre se tient le vote des militants communistes. Ils ont le choix entre quatre textes, dont celui rédigé par le Conseil national de leur parti et qui sert de base commune pour les discutions du 36ème congrès du PCF qui se tiendra en février prochain. Document joint.

Comme l’autorisent les statuts du PCF, des adhérents ont rédigé des textes alternatifs au projet de base commune de discussion du congrès proposé par le Conseil national de leur parti. Trois textes ont ainsi été adressés à la commission chargée de vérifier leur recevabilité, et qui répondent tous aux critères définis par les statuts?: réunir au moins 200 signatures d’adhérents d’au moins dix fédérations différentes du PCF et à jour de leurs cotisations. L’ensemble des adhérents du PCF est donc appelé à choisir, par un vote les 14 et 15?décembre, leur base commune pour le congrès entre le projet de la direction et les trois textes alternatifs.

Si le projet du Conseil national, intitulé «?Il est grand temps de rallumer les étoiles?» (Apollinaire), propose de s’appuyer sur «?les nouveaux champs du possible?» ouverts par les mouvements populaires à l’œuvre dans le monde pour chercher des issues à la crise en bâtissant avec les citoyens «?un projet alternatif au capitalisme et à toutes les formes de domination?», les textes alternatifs proposent d’autres approches. Pour celui intitulé «?Combattre l’austérité, en finir avec le capitalisme?», signé par 233 adhérents à jour de cotisations validés par la commission des textes, «?le PCF doit s’efforcer de fixer l’attention des travailleurs sur la nécessité de briser le pouvoir des banques, de mettre fin à l’emprise des capitalistes sur l’économie et la société?», en identifiant «?clairement?» le «?socialisme?» comme projet pour le PCF. Ce qui oblige, selon ses auteurs, le Parti à procéder à une «?évaluation critique et constructive?» pour «?mettre le programme, la théorie et la pratique du Parti en conformité avec les tâches révolutionnaires qui sont devant lui?» et «?renouer avec les idées du marxisme?».

Faire «?le choix du socialisme comme cœur du changement de société nécessaire?», c’est aussi l’ambition affichée par les 318 adhérents à jour de leurs cotisations signataires du texte «?Unir les communistes pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur?». Se situant clairement dans l’opposition aux choix politiques et stratégiques opérés par les congrès du PCF depuis celui de Martigues en 2000, son ambition est de «?rassembler les communistes pour construire une alternative?» à ces choix visant, selon ses auteurs, à «?installer durablement le PCF dans le réformisme?». «?Nous affirmons une stratégie différente pour un PCF qui affirme sa vocation révolutionnaire?» en s’adressant de façon «?prioritaire?» à «?la classe ouvrière élargie, aux couches populaires rejetées par le système dans l’abstention, le vote protestataire ou le vote utile?», écrivent-ils.

Cette volonté de rupture avec les précédents congrès est commune avec le texte alternatif «?Un Parti communiste résolument dans l’affrontement de classes?», signé par 218 adhérents à jour de leurs cotisations. Ce texte s’attache en particulier à réclamer «?un bilan depuis le congrès de 2008?», notamment de la stratégie du Front de gauche, à laquelle il est très hostile?: «?Alliance sans intérêt, il a mis le PCF sous tutelle de sociaux-démocrates.?» Sur cette question, les autres textes portent chacun un regard différent. Pour celui proposé par le Conseil national, le Front de gauche a au contraire permis au PCF d’«?opérer un retour remarqué sur la scène politique?». Il s’agit donc d’écrire «?la saison deux?» avec «?toutes les forces disponibles?». Les auteurs de «?Combattre l’austérité…?» estiment que la campagne du Front de gauche a été un «?succès?». Pour eux, la question à débattre est, en revanche, «?celle du rôle et de l’apport spécifique du PCF dans le cadre du Front de gauche, en termes de programme et de stratégie?», car «?le programme du Front de gauche (…) ne défend pas clairement l’abolition du capitalisme et n’explique pas la nécessité du socialisme?». Quant au texte «?Unir les communistes…?», très critique à l’égard du Front de gauche, il appelle à lever l’ambiguïté qui «?demeure?», selon eux, «?sur la nature de cette nouvelle forme politique?», en «?affirmant clairement (le) refus de l’adhésion directe au Front de gauche?» pour faire du «?renforcement idéologique, politique et populaire du PCF?» la «?priorité?».

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Sébastien Crépel

 

Le PCF accueille ses nouveaux adhérents: intervention de Pierre Laurent

A quelques mois du 36ème congrès du PCF (7 au 10 février 2013), le PCF a ouvert ses portes aujourd'hui à ses nouveaux adhérents.
Plusieurs centaines de personnes étaient présentes aux côtés de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

Vous trouverez ci-dessous l'intervention de Pierre Laurent lors de cet échange.


"Chers amis, chers camarades,

J’ai lu dans la presse que nous voulions mettre en avant nos nouvelles adhérentes et nouveaux adhérents.
C’est vrai. Car vous êtes de plus en plus nombreux et, oui, nous en sommes fiers. Il existe une nouvelle génération de communistes. Vous êtes cette nouvelle génération de communistes.

Mais il y a une raison plus profonde à l'évènement qui nous rassemble aujourd'hui : la naissance et l'affirmation d'un communisme de nouvelle génération.

***

Oui, un communisme de nouvelle génération. Car le grand défi de notre temps, le grand enjeu d’avenir est celui du partage.

L’humanité affronte deux grandes dynamiques contradictoires.

La première est celle d'une révolution informationnelle qui bouleverse tout, la production, le travail, les rapports sociaux, les relations humaines, les représentations, les consciences. On la résume souvent à Internet. C’est une réduction simpliste.

La révolution informationnelle est ce mouvement dont la tendance majeure est la diffusion et la mise en commun des connaissances, des compétences, des idées, des créations. Elle met à l'ordre du jour de façon inédite l'ambition du partage, le partage de tout par toutes et tous.

Toutes nos frontières physiques et intellectuelles en sont bousculées, redéfinies, redessinées.

C’est une révolution de l’ordre économique, industriel et scientifique. C’est une révolution également de l’ordre des consciences.

Pour la première fois dans l’histoire de l'humanité, nous avons la possibilité de hisser notre niveau de coopération et d'échange à l’échelle de l'espèce tout entière. Mais le défi du siècle est celui de la maîtrise démocratique, consciente et commune de ce potentiel inédit. 

Nous vivons le temps où s’accélère la possibilité d’un partage à l'échelle de la planète. Ce possible peut aussi être confisqué pour le pire parce qu'une deuxième dynamique à l'oeuvre l'entrave systématiquement.

C'est la dynamique qui a dominé ces dernières décennies : la volonté farouche des forces du capital d’emprisonner la révolution informationnelle et tous les progrès de l'humanité dans la seule logique du profit immédiat, sa volonté farouche d'asservir son utilisation aux seules valeurs du marché et de la concurrence.

A mesure que les progrès humains ont accru la population mondiale et ses besoins sociaux, le capital, déjà entré en crise à l'aube de cette révolution dans le dernier quart du XXe siècle n'y a vu qu'« opportunités », que « marchés », que « conquêtes » et dominations nouvelles pour étendre son hégémonie et accroître ses profits.

Le temps était venu du partage, de la coopération et du service public. Le capital a choisi une nouvelle guerre économique mondialisée.

Le capital a choisi le culte de la rentabilité, de la profitabilité, le culte de l'urgence, le culte du chef, le culte de l'individualisme, de la compétition à mort et l'apologie du cynisme. Alors que le monde est pluriel, il le réduit à un uniforme, et les femmes et les hommes à des automates avec de faibles « temps de cerveau disponibles ».

Maintenant que son système de domination et d'exploitation est désormais entré dans une crise historique, il est bien incapable de faire face aux besoins inédits d'un développement humain durable.

Il fait même peser un risque mortel à l’espèce humaine, à sa niche écologique, aux générations futures.

La contradiction que nous affrontons est donc simplissime : le capital empêche l’avènement d’un nouvel ordre économique et civilisationnel basé sur le partage et la coopération qui frappent à notre porte.

Cette entrave du capital est potentiellement destructrice tandis que résoudre les grands défis énergétique, alimentaire ou scientifique par et pour un développement humain durable nécessite des ruptures avec l'ordre établi en appelant à tirer parti du meilleur de nous-mêmes.

Résoudre cette contradiction est le défi de notre génération et de celles qui suivront.

La question de notre époque est de lever le mouvement d'action qui permettra de libérer les potentiels et les forces d'émancipation qui grandissent dans nos sociétés et que le système emprisonne, bride et maintient sous domination. 

En vous engageant au Parti communiste français, vous avez décidé d'entrer dans ce mouvement de libération. Vous êtes entrés dans ce parti de l'action et de l'émancipation. Action, imagination et créativité, libération de tous par l'émancipation de chacun, mouvement pour le partage et pour le développement humain durable, voilà les axes cardinaux de notre combat.

Nous ne sommes pas des observateurs ou commentateurs critiques du capitalisme, nous sommes les combattants de son dépassement. Nous sommes de ces combattants du monde nouveau en devenir.

Le capitalisme libéral n'est évidemment pas la solution. Il prétend sans cesse se réinventer. Aujourd'hui, mondialisé, il consiste à donner toujours plus de pouvoir à des shootés de stock-options et de dividendes. Nous n'en voulons plus. Mais pour le remplacer, aucune des solutions passées ne nous apporte les réponses. Ni le communisme autoritaire qui annihile les forces créatrices, ni le compromis social-démocrate qui n'est rien d'autre qu'un pistolet à bouchons face une meute de loups.

Nous sommes fidèles à l'anticipation communiste qui, au cœur du développement du capitalisme, a compris et mis au jour, dès le départ, la nécessité de son dépassement.

Le XXe siècle nous a enseigné l'impasse dramatique du déni démocratique. Et surtout, nous avons conscience de la nouveauté radicale du monde qui est le nôtre et qui nous oblige à penser, dans l'action, les développements nouveaux indispensables de cette pensée. Nous voulons inventer, imaginer, rêver, oser, expérimenter. 

Nous vivons dans le monde où seul un effort de renaissance philosophique, intellectuelle, économique et politique sauvera l'humanité. Oui, un effort de renaissance. Et nous voulons être l’une des forces de la renaissance, d’un nouvel âge de la pensée et de l'action politique.

Aux sceptiques que j'entends déjà nous dire « ce n'est pas  possible », je veux répondre par avance.

Regardons l’Union européenne. Nous vivons actuellement une dérive autoritaire. Les fondamentaux de notre politique commune n’ont fait l’objet d’aucune décision démocratique, d’aucune délibération parlementaire, des gouvernements nationaux sont tombés par la volonté des marchés et des puissances de la finance, et d'institutions non élues comme la BCE. Cette Union européenne n'a pas d'avenir. L'Europe du partage et de la solidarité, si nécessaire, est à refonder.

Regardons le monde. C'est l'Amérique latine et centrale, la Chine, le monde arabe, l'Afrique. Le monde sous domination occidentale se meurt, l'Europe atlantique, adossée à l'OTAN et au dollar, c'est l'Europe qui retarde sur son temps. Nous ne voulons pas décliner avec ce monde vieillissant mais inventer les nouvelles frontières du partage. La France que nous aimons sait parler au monde. Et le monde aime la France qui parle le langage de la solidarité, notre langage.

Regardons le travail, dans lequel nous voulons créer, partager, coopérer, être utiles, échanger, respirer. Parce que travailler mieux, autrement, plus intelligemment, nous savons le faire. Et la révolution informationnelle nous le permet. Le débat actuel sur la compétitivité, qui est le nouveau consensus à la mode, nous rabâche   que la réduction des salaires et des droits sociaux est la seule voie de sortie de crise. Ils nous veulent à la tâche quand le monde qui frappe à la porte est celui du travail libéré.

Regardons la démocratie. Ils en ont plein la bouche mais ils la confisquent, ils la défigurent tous les jours. Ils votent des traités pour l'encadrer. Ils préfèrent le pouvoir concentré dans quelques cercles fermés, les consciences manipulées par des conglomérats mondiaux de l'information et des réseaux.

Mais le monde qui grandit, ce sont les réseaux citoyens acteurs du débat et de l'action politique. Le pouvoir renouvelé des citoyens à tous les niveaux est la clé de l'avenir. Notre nation, la France, peut comme elle le fit en concevant et adoptant une déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen il y a deux cent vingt trois ans, inventer, entreprendre les prémices de ce nouvel âge démocratique. Pour cela, il faut compter sur l'intelligence que recèlent le peuple et la société, il faut compter sur l'imagination et la force du partage.

Permettez-moi un clin d'œil historique. La découverte de l’ampoule électrique illustre assez bien le problème posé. Et le gouvernement, et la gauche plus largement, gagneraient à méditer cette petite histoire que je vous livre en trois phrases.
Longtemps, la recherche d’une meilleure production de lumière a consisté en la recherche du meilleur combustible et de la meilleure mèche possibles. Pendant des centaines d’années, les hommes se sont ainsi acharnés à créer la meilleure lampe à huile... Jusqu’au jour où l’un d’eux imagina de porter à incandescence un filament de tungstène. L’ampoule moderne était née.

L’ordre économique et politique est aux prises avec ce même problème. Le vieux monde cherche à sauver son empire par des solutions épuisées. Notre problème est de pousser en avant un nouvel âge économique, écologique, démocratique.

Les âges anciens sont ceux de la dynamique de concurrence. Efficace à bien des égards. Le capitalisme est une force de création destructrice. L’âge nouveau qui cherche son chemin est celui du partage comme source nouvelle d’efficacité sociale et économique.

Cela vaut mille fois pour la question démocratique. La République, elle aussi, doit entrer dans une nouvelle époque. Les pratiques politiques actuelles ne correspondent pas à la nécessaire démocratisation de la société. Le gouvernement gouverne avec les habits de la Ve République, point barre.

La démocratie est l’un des grands enjeux d’un nouveau siècle humaniste. Aujourd'hui, les institutions congèlent les forces citoyennes. Or, c’est dans leur mobilisation, dans des pratiques politiques nouvelles, que se trouvent les ferments d’une civilisation plus pacifique, moins violente, plus harmonieuse.

Quand, par exemple, plus de 309 milliards d'euros sont prélevés sur les richesses créées dans les entreprises pour payer les dividendes et les intérêts aux banques contre à peine 145 milliards versés aux cotisations de protection sociale, qui peut encore soutenir avec sérieux que le verrouillage de l’économie vient du travail, et pas des actionnaires et de la finance ?

Nous appelons à un nouvel âge de la démocratie économique permettant aux citoyens-travailleurs-usagers de décider de l’orientation des produits de l’activité économique.

De la même manière, quand aujourd’hui une chercheuse en cancérologie quitte la recherche publique, puis la recherche privée car les laboratoires sont devenus, selon elle, des lieux de concurrence entre chercheurs et de course aux financements, qu’en conclure ? Qu’en conclure sinon que la guerre pour la propriété des découvertes est devenue un obstacle à la découverte elle-même ?

Lorsque des professionnels du bâtiment affirment que les projets de rénovation thermique, alors que le bâtiment est le principal poste de gâchis énergétique, ne sont pas financés car, disent-ils, personne ne sait financer la réduction des coûts, c’est-à-dire personne ne sait financer la gratuité, comment agir si l’on reste engoncé dans le système actuel ?

Lorsque, années après années, on fabrique en masse du matériel informatique, ultra-polluant, irréparable, obsolète à très court terme, comment ne pas voir que la maîtrise des conditions de fabrication, de réparation et de recyclage n’est pas un problème sectoriel mais bien le problème de la société tout entière ?

Avec ces exemples, je veux souligner combien notre ambition communiste s'inscrit dans une visée d’avenir.

Si la démocratie a longtemps été vécue comme un frein à l’activité économique, elle est aujourd’hui le moteur qui permettra de reconnecter le système économique avec une ambition de civilisation.

Nous vivons dans la civilisation du marché. Nous vivons dans la civilisation du gâchis permanent.

Nous proposons un nouveau paradigme, une nouvelle base solide : le partage.

Il faut que l’esprit collaboratif le plus avancé de la sphère informationnelle envahisse la sphère publique et la sphère économique.

Les services publics, la grande production privée, la politique industrielle, la politique agricole, les politiques d’échanges doivent s’ouvrir à une maîtrise sociale étendue pour être plus efficaces, plus écologiques, plus civilisés.

La démocratie a longtemps été, du point de vue du mouvement ouvrier, un moyen de modifier les rapports de forces des hiérarchies sociales et économiques installées. Dans les luttes de classes d'aujourd'hui, le problème de l’avenir sera aussi de dépasser les structures hiérarchiques, d’en finir avec le temps des hiérarchies pour penser l’âge de la collaboration ouverte.

***

Amis journalistes,

Vous l'avez compris, nous avions envie de vous parler d'avenir. Nous vous avons invités, de manière un peu potache, à enterrer l’enterrement du Parti communiste français.
Je persiste et je signe.

Je m’adresse particulièrement à vous qui m'interrogez souvent sur la santé, la mort clinique ou l'état de survie de notre parti.

Oubliez tout ce que vous pensez savoir. Vos grilles de lectures sont périmées. Nous ne sommes pas un parti défensif, qui cherche à sauver son pré carré. Ne vous attendez pas à nous voir pleurnicher sur le passé. Notre seule préoccupation est l’avenir.

Le Parti communiste français achève sa mue : nous sommes passés en dynamique offensive. Notre problème n’est pas de tenir, de sauver ou de conserver, notre ambition est de bâtir, inventer, créer une nouvelle gauche, un communisme de nouvelle génération.

La social-démocratie est à court d'idées, essoufflée par le souffle toujours plus chaud du capital sur sa nuque...

Pas nous. Nous débordons d'idées, d'envie d'agir.

Nous n’avons pas peur de notre passé. Nous l’assumons. Nous assumons les grandeurs des combats menés par nos aînés. Nous analysons, sans détourner le regard car c'est indispensable pour comprendre et réinventer ce qui doit l'être, les graves erreurs commises. Nous les assumons car l’avenir s’écrit sur la lucidité et l’honnêteté.

Nous n’avons pas peur du passé, nous qui sortons de vingt années de travail critique sur nous-mêmes. Et qui, faisant le choix de poursuivre la route, conscients de l'immense travail de refondation qui nous attendait et qui est encore devant nous, avons mis le cap sur notre propre transformation.

Le passé est à présent à sa place et il est temps pour vous, chers amis journalistes, de prêter attention à ce que nous sommes réellement aujourd'hui et à ce que nous disons pour l’avenir.

Ce que je vous dis, je le dis aussi à l'adresse de toutes celles et de tous ceux qui, à gauche, enfourchent parfois les mêmes poncifs à notre égard.

Je leur dis, attention à ne pas retarder sur l'histoire. Le temps est venu d'une réinvention profonde des chemins de la transformation du monde. Ne vous endormez pas sur des certitudes dépassées. Travaillez avec nous à ce nouveau monde. 

Nous engageons donc, avec le 36e Congrès du PCF, d'un même mouvement, et le processus d’unification dans un communisme de nouvelle génération de la pensée écologique, économique et démocratique autour du principe d’une société du partage ; et le processus d'amplification du rassemblement engagé avec le Front de gauche, et qui vise désormais à rassembler toutes les forces sociales, citoyennes, communistes, socialistes, écologistes disponibles pour refonder les chemins de la transformation de notre société.

Notre passion du rassemblement, vous l'avez compris, demeure entière. Car l'intelligence est dans la société.

Nous voulons être utiles, toujours, à l'encourager, à la mettre en mouvement, à la rassembler, à la dynamiser.

Alors oui, chers invités, nous ne vous avons pas conviés à un numéro de claquettes bien rôdé où l’on fait applaudir les « djeun's »... Les premiers rangs des meetings politiques où ça applaudit sur commande vous ennuient ? Nous aussi.

Nous vous avons invités car, du dialogue avec les nouveaux adhérents communistes, est apparu un fait frappant : ils sont nés à la fois dans le monde de l’explosion des capacités de partage et dans le monde du chaos social et écologique. Cette nouvelle génération est née dans le monde d’une promesse contredite immédiatement par le rouleau-compresseur du marché.

Et c’est ainsi, dans cette contradiction, que chemine un communisme de nouvelle génération.
L'utopie communiste est de retour, elle est en marche – ce n'est pas de la nostalgie passéiste mais un tout autre mouvement : celui de l'envie d'agir, ensemble, pour bâtir, pour ouvrir le chemin de l'avenir. Une utopie forte de l'expérience que le rêve pour devenir réalité doit renforcer son humanité, et non la brider.

***

Je veux conclure en vous présentant notre nouvelle campagne d’adhésions.

C’est une campagne d’affirmation positive. Oui, je suis communiste et ça fait du bien. Ça fait du bien de partager. Ça fait du bien d’échapper à l’assignation d'être des vainqueurs, des agressifs, des égoïstes. Nous ne voulons pas être des gagneurs, nous voulons partager, nous ne voulons pas des profiteurs, nous voulons travailler, nous voulons le pouvoir... pour le rendre.

Oui, c’est une campagne d’affirmation positive. Nous combattons pour le droit à la tendresse, à l'amour, au secours, au travail libre, à l’éducation, à l’empathie...

On nous présente l’homme comme un loup... Cela contredit toute l’histoire de l’humanité... On ne retient que la guerre mais le principal n’est pas là : le principal est que le développement de l’humanité, c’est le développement de la capacité de millions d’êtres humains de travailler ensemble, de protéger les faibles, de secourir les plus âgés, d’éduquer leurs enfants.

Toute l’histoire de l’humanité est en réalité un développement des capacités empathiques de notre espèce, des capacités de coopérer. Alors, pourquoi s’arrêter à l’âge du capital ? Pourquoi s’arrêter à l’âge du capital, qui est un nouvel âge de bronze ?

Nous sommes le parti de l’âge du partage, l'âge à venir. Et oui, ça fait du bien de ne pas être une brute.
Je suis communiste, nous sommes communistes, et ça fait du bien.

Du bien à la France, à notre société, du bien dans ce monde brutal, du bien à l’avenir.

Merci."

Bureau de presse du PCF,

Paris, le 10 novembre 2012.

 

 

Conseil National des 13 et 14 octobre 2012 - Point d'étape et projet de base commune pour le 36e congrès

Etape importante dans la préparation du 36e congrès, le conseil national des 13 et 14 octobre fut l'occasion de faire un point sur la situation politique et les ambitions du congrès - voir l'introduction de Pierre Laurent - et de présenter le projet de base commune soumis à la discussion des communistes.

Pierre Dharréville, fut chargé pour la commission du texte de présenter le projet de texte au CN. Un texte de base commune à la fois clair et rassembleur, un Humanifeste du Parti communiste français à l'aube du siècle qui vient, empruntant son titre à Appolinaire : "Il est grand temps de rallumer les étoiles...". Le CN après discussions a adopté le projet de base commune qui sera soumis à la discussion des communistes.

Ce fut aussi le moment de faire le point sur le travail engagé par les commissions. Jacques Chabalier a présenté un point d'étape sur le travail de la commission des candidatures chargée de travailler au renouvellement des directions. Isabelle De Almeida a fait de même sur l'avancé des travaux de la commission des statuts.

 

 

Projet de base commune - Il est grand temps de rallumer les étoiles

 

Conseil national du PCF du samedi 13 octobre 2012, introduction de Pierre Laurent

 

"Chers camarades,

Le Conseil national réuni le 13 septembre dernier a convoqué notre congrès pour les 7, 8, 9 et 10 février 2013. Depuis cette date, le processus s'est engagé. Les quatre commissions que nous avons élues sur le projet de base commune, sur les candidatures, sur les statuts et la commission de transparence de nos débats sont au travail. Le site internet du congrès qui accueillera textes, contributions, mises en débat est, sous la responsabilité de la commission transparence, ouvert.


 

Notre Conseil national de ce week-end va franchir une nouvelle étape essentielle : nous ferons le point du travail des commissions et adopterons demain le projet de base commune que nous soumettrons au débat et à l'enrichissement des communistes.

 

Avant de passer la parole à Pierre Dharréville qui anime la commission chargée d'élaborer cette base commune, je veux, dans cette brève introduction, rappeler la portée de ce que nous entreprenons avec ce congrès et vous faire quelques propositions susceptibles de dynamiser sa préparation.

 

L'allocution que j'ai prononcée à la Fête de l'Humanité, le rapport de Patrice Bessac et la discussion du Conseil national du 13 septembre nous ont déjà permis de souligner notre ambition. Elle est élevée. Je crois que cela n'est pas passé inaperçu. Et c'est un signe. Il y a beaucoup d'attentes.

 

Cette ambition n'est pas une tocade. Elle correspond à ce que nous estimons nécessaire dans la période, mais aussi à ce que nous pensons possible de réaliser.

 

Nous partons de plusieurs constats essentiels : une crise historique qui met à l'ordre du jour des transformations de société de très grande ampleur ; des forces humaines et matérielles intéressées à ces transformations sont en plein développement mais elles sont elles-mêmes entravées par la crise ; le changemment de pouvoir après 10 ans de domination de la droite est marqué par de fortes exigences populaires mais aussi par l'incapacité du pouvoir socialiste à les satisfaire ; enfin, l'attractivité nouvelle, après deux décennies très difficiles, des idées communistes de dépassement des logiques capitalistes est marquée par le renouveau entrepris du Parti communiste et les premiers succès de la dynamique du Front de gauche enclenchée au lendemain de notre congrès de 2008.

Ainsi, nous avons conscience, comme le soulignait Patrice Bessac, d'être à la fois devant de grandes urgences et des questions de longue portée. Conscience également que l'issue à la crise se joue dans une bataille, une lutte de classes farouche, et que les dangers de la situation sont grands.

 

Précisément pour cette raison, notre intuition est que l'urgence est à pousser en tous domaines l'audace de nos initiatives politiques : la clarification de notre projet et sa mise en débat à grande échelle dans le pays ; la mise en mouvement politique et populaire de la société, et pour cela, la conception d'une nouvelle étape du Front de gauche pour pousser sa dimension de front populaire ; l'amplification des dimensions européennes et internationales de notre combat ; le renouveau poussé plus loin encore de notre Parti.

 

De la qualité de nos intitiatives politiques va beaucoup dépendre. Car, à la fois, existe la possibilité d'une unité populaire large pour des objectifs de transformation sociale et persistent, malgré la victoire du printemps dernier sur la droite, des verrouillages de la situation politique qui empêchent la percée de ces forces de changements. Notre congrès doit donc être un congrès d'offensive politique pour faire progressivement sauter ces verrous qui peuvent donner prise, si nous ne parvenons pas à lever les obstacles, à de fortes poussées de désarroi et à des replis politiques, voire de fortes poussées de l'ultra-droite. C'est le sens de l'ambition que nous voulons donner à ce congrès et qui, seule, peut conjurer les risques.

 

L'évolution de la situation depuis l'entrée en fonction du pouvoir socialiste était prévisible. Mais la vitesse à laquelle se concrétisent les contradictions confirme ce besoin d'initiative politique, dans l'urgence et dans la durée.

 

Je veux souligner quelques traits de cette évolution. D'abord, la violence persistante de la crise avec une montée rapide du chômage, et des difficultés de vie, de pouvoir d'achat, de logement, de santé pour des millions de personnes. Sans parler de la dégradation spectaculaire qui se poursuit en Grèce, en Espagne, au Portugal et dans toute l'Europe. Je ne développe pas mais c'est le fond de toute la situation, de ce qui travaille les consciences. Ensuite, la mobilisation immédiate de la droite et du patronat pour contre-attaquer sans attendre depuis la défaite de la droite.

 

Sous l'impulsion du grand patronat et de toutes les forces de droite, la pression politique sur le président de la République, sur le gouvernement, sur la gauche, sur les salariés et sur le peuple de France, s'exacerbe jusqu'au paroxysme. Les forces du capital n'ont pas accepté les choix de changement de cap que les Français ont effectués au printemps dernier. En liaison avec les orientations et les forces libérales européennes, le patronat et la droite font feu de tout bois pour effacer le verdict démocratique issu des urnes, avec l'objectif de revenir à la politique menée depuis une décennie et particulièrement à celle de Nicolas Sarkozy. Ils entendent même pousser les feux plus loin encore, pour transformer la victoire de la gauche en déroute, en faisant adopter sur le plan économique les solutions capitalistes les plus libérales, sur le plan politique les reculs de la démocratie, sur le plan sociétal un retour aux valeurs les plus réactionnaires.

La ratification du Traité Sarkozy-Merkel était un premier objectif mais elle est d'ores et déjà suivie d'un triple but : une pression maximum sur les choix budgétaires du gouvernement pour obtenir la cure d'austérité la plus forte possible ; l'offensive pour faire décider dès l'automne des "chocs de compétitivité", autrement dit une énorme ponction de 30 à 40 milliards d'euros sur les salaires et la protection sociale au profit des dividendes et des revenus financiers ; et enfin, dans le cadre des négociations paritaires, le plaidoyer pour un "compromis historique" voulu par les dirigeants du Médef visant à légaliser la flexibilisation maximum du travail.

 

Cette pression s'exerce dans tous les domaines comme on le voit concernant le droit de vote des étrangers, ou avec le climat anti-musulmans (en fait, anti-milieux populaires des banlieues), ou encore avec les déclarations ouvertement homophobes de maires UMP contre le mariage des homosexuels.

 

Face à cette pression revancharde de la droite et du patronat, qui commanderait d'en appeler à la mobilisation populaire pour défendre le changement, l'Exécutif et le Parti socialiste – et c'est l'autre caractéristique de la situation – semblent entrer en dépression, multipliant les dérobades, les reculs, les concessions comme on l'a vu avec les "pigeons" ou face aux plans de licenciements, quand ils ne précèdent pas les instructions patronales ou de la droite, comme on le voit avec Manuel Valls, ou encore l'adoption du traité sans la renégocation promise.

 

Il n'a donc pas fallu trois mois pour que soient mises à nu toutes les contradictions du pouvoir socialiste : prétendre réorienter l'Europe et ratifier le traité qui tourne le dos à cette réorientation ; déclarer les plans de licenciements "inacceptables" et les laisser s'appliquer un à un ; réintroduire quelques mesures de justice fiscale et annihiler la portée de ces mesures par l'amplification de l'austérité ; dire sa confiance aux collectivités locales d'une main et les asphyxier budgétairement de l'autre.

 

Dans ces conditions, notre devoir est de prendre plus que jamais l'initiative pour rassembler et mobiliser les forces du changement, mettre en échec les prétentions de la droite et obtenir des changements de cap des orientations du pouvoir et du PS. Les salariés en lutte qui se sentent déjà lâchés, toutes celles et tous ceux qui, à gauche, sont dans le désarroi face à cette situation cherchent, comment agir, doivent pouvoir compter sur nous, sur le Front de gauche, sur nos parlementaires et nos élus, sur tous les fronts d'action et de rassemblement que nous pouvons contribuer à créer.

 

De ce point de vue, ce que nous venons de réaliser en quelques semaines depuis la Fête de l'Humanité, si peu de temps après la rentré politique, est remarquable et inédit.

La Fête de l'Humanité, la manifestation du 30 septembre, les centaines d'initiatives tenues sur le Traité européen ou aux côtés des salariés en lutte indiquent le chemin à suivre et l'existence de forces disponibles pour réagir.

Les manifestations du 9 octobre de la CGT et l'appel des 120 économistes contre le traité sont d'autres signes encourageants.

 

Notre bataille sur le Traité européen, si elle n'a pas pu empêcher la ratification parlementaire, a fait bouger les lignes, en sortant cet enjeu de l'ombre où le PS voulait le maintenir. Il est à noter que contrairement à ce qu'il a prétendu, il n'a pas obtenu de majorité de gauche. Sur l'ensemble des deux assemblées, 99 parlementaires de gauche n'ont pas ratifié le traité, soit en votant contre pour 77 d'entre eux, soit en s'abstenant, soit en ne prenant pas par au vote.

 

Notre bataille a également permis de mettre en lumière la fragilité de l'argumentaire socialiste. Bernard Cazeneuve déclarant par exemple au Sénat : « Nous n'aurions pas écrit ce traité, nous ne l'aurions pas signé, aujourd'hui, s'il faut le ratifier, nous devons le lire autrement ». Eh bien, continuons à les prendre au mot de leurs contradictions : si l'heure est à la réorientation de l'Europe, qu'ils le prouvent.

 

Poursuivre partout les batailles pour une autre Europe. Deux des prochaines étapes sont la réunion des parlementaires et élu-e-s européens organisée par le PGE le 27 octobre à Paris ici même, et la tenue du forum Florence+10 les 9, 10 et 11 novembre en Italie. Après le refus de la Commission européenne d'enregistrer sa proposition d'Initiative citoyenne européenne, le Parti de la gauche européenne devrait décider la reprise de l'initiative sous une autre forme dans quelques jours.

 

Je propose que, dans le même esprit, nous amplifions les initiatives du CN pour transformer les multiples luttes dans le pays contre les licenciements en un grand mouvement d'action pour l'adoption des lois anti-chômage : notre proposition d'interdiction des licenciements boursiers, la création d'un système de sécurisation de l'emploi et de la formation et la création de droits et pouvoirs nouveaux pour les salariés et leurs syndicats dans les entreprises.

 

Des mobilisations visibles doivent également s'organiser en lien avec les débats budgétaires qui s'annoncent au Parlement sur le projet de loi de finances et la Sécurité sociale, ainsi que des mobilisations en lien avec les enjeux d'investissement et services publics dans les collectivités locales. La bataille engagée en Ile-de-France sur les transports en est un exemple. Enfin, je pense qu'une mobilisation d'ampleur nationale doit être reprise pour le droit de vote des étrangers qui, sinon, sera une nouvelle fois enterrée.

 

Initiative politique sans attendre donc, et initiatives politique de large portée. J'en reviens à notre congrès. Pierre Dharréville vous présentera dans quelques minutes le sens de la proposition de base commune travaillée par la commission. Nous allons améliorer encore ce texte et l'adopter demain après ce travail. Nous devrions, je le crois, aborder ce travail et celui qui suivra dans les semaines à venir avec tous les communistes, dans un esprit de large rassemblement.

 

Après l'adoption de projet par le Conseil national, nos statuts prévoient la possibilité dans les cinq semaines suivantes le dépôt de textes alternatifs. Ce délai expirera donc le 17 novembre prochain.

Mais je veux rappeler que l'esprit des statuts est bel et bien de travailler jusqu'au bout à un texte qui rassemble un maximum de communistes. Je crois que cet état d'esprit est aujourd'hui celui de l'immense majorité des communistes. Nous devons donc continuer à nous donner les moyens d'un enrichissement continu de cette base commune entre notre réunion du Conseil national et le congrès.

 

La force du texte que va vous proposer Pierre concourra, j'en suis certain, à cet objectif. Mais je veux faire une autre proposition dont nous avons discuté en Comité executif.

 

Nous pourrions tenir, d'ici le congrès, cinq initiatives publiques de caractère national, portant sur des enjeux-clé du congrès. Ces initiatives dynamiques, fortement médiatisées, seraient l'occasion de produire des textes de référence, travaillés collectivement, constituant tout à la fois des repères et des enrichissements de nos débats. Elles constitueraient également des repères d'action dans notre travail de rassemblement et de mise en mouvement populaire.

 

Les trois premières initiatives se tiendraient d'ici la fin de l'année.

 

Le 10 novembre, nous inviterions ici plusieurs centaines de nouveaux adhérents du Parti pour une rencontre consacrée au renouveau du Parti communiste. Nous lancerions à cette occasion, et pour toutes la durée de préparation du congrès, une grande campagne d'adhésion au Parti communiste.

 

Le 24 novembre, nous tiendrons dans le Nord, en terre ouvrière, un grand rassemblement consacré à notre conception du redressement productif de la France, la classe ouvrière, l'industrie, le travail, une nouvelle conception du développement productif... toutes ces questions majeures seraient traitées.

 

Le 8 décembre, nous tiendrons à Marseille, dans les quartiers populaires, une grande recontre sur notre conception de la République et de l'égalité, sur la lutte contre toutes les formes de division et de discrimination dans notre peuple.

 

Les deux autres rencontres se tiendront l'une à la mi-janvier à Paris à l'occasion des voeux, en présence de centaines d'invités et l'autre, fin janvier à quelques encablures du congrès, dans un lieu qui reste à déterminer, sur le sens et la portée de notre engagement communiste.

 

Chacune des contributions de ces rencontres serait versée au débat des communistes et contribuerait chaque fois à rendre plus visible et plus lisible l'ambition que nous nous donnons, à nourrir le débat dans le parti, dans le Front de gauche et dans la société tout entière.

 

Permettez-moi d'attirer également votre attention sur la contribution collective signée de plusieurs dirigeants de notre parti. Cette contribution a vocation à alimenter une réflexion transversale, en amont de tous nos débats, pour donner à la prise en compte des exigences féministes la place qu'elles méritent et que, bien souvent, elles n'ont pas. Je crois que cette contribution peut utilement nourrir nationalement et localement des débats tout au long de la préparation du congrès.

 

Un mot maintenant sur les enjeux de renouvellement de notre direction et sur la révision des statuts sur lesquels Jacques Chabalier et Isabelle de Almeida introduiront nos débats. Je n'anticipe pas sur leurs présentations, mais veux juste formuler une remarque sur chaque question.

 

Sur la direction nationale : nous ne l'avons pas renouvelée depuis fin 2008, soit quatre ans, à l'exception du changement de secrétaire national en juin 2010. Cette direction a accompli un très gros travail pendant cette période, avec les résultats positifs que l'on connaît, un parti dynamique et mieux uni. Cela nous donne la possibilité d'avancer sereinement dans la continuité, et d'un même pas, de franchir une étape significative de renouvellement. Je souhaite que nous soyons capables d'aborder collectivement, sans tabou et dans la confiance le défi de ce renouvellement.

 

Sur la révision des statuts, qui n'appelle pas de procédure de textes alternatifs, nous disposons d'un peu de temps. Nous proposons donc qu'Isabelle nous expose l'état d'esprit de la commission à ce jour. Notre discussion permettra de préciser le mandat de travail que nous lui fixons. Nous pourrions adopter le projet de statuts lors de notre prochain Conseil national.

 

Nous proposons pour cette raison de tenir ce prochain Conseil national le mercredi 21 novembre. Il pourrait aussi, le même jour, acter l'existence ou non de textes alternatifs à la base commune de discussion, faire un nouveau point sur le travail de renouvellement des directions et adopter le projet de nouveaux statuts.

 

Dès lors, l'ensemble des textes pourrait être envoyé aux communistes. Nous proposons là aussi de renforcer notre dispositif d'information. Dès après notre réunion de ce week-end, une lettre de quatre pages parviendrait à chaque adhérent avec un calendrier et un mode d'emploi du congrès.

 

Après le Conseil national du 21 novembre, un document complet sous la forme d'une brochure de 72 pages, au format de la Revue du projet, partira à tous les adhérents, comprenant tous les textes accompagnés de nombreuses contributions permettant à chacun de prendre connaissance des débats.

Ainsi, chacune et chacun nsera à même d'entrer dans la dernière phase des débats avec le maximum d'éléments en main.

 

Si des textes alternatifs sont déposés, cela nécessiterait, conformément aux statuts, un vote des communistes pour choisir l'unique base commune de décision sur laquelle se mènera le travail d'amendements en janvier et février dans les conférences de section etde fédération et au congrès. Ce vote, s'il est nécessaire, nous le déciderons le 21 novembtre, aura lieu les 14 et 15 décembre.

 

Je veux, pour conclure, insisiter sur l'important travail qui nous attend pour associer tous les communistes à ces débats.

Nous disposerons pour cela de la nouvelle carte du Parti. Nous proposerons que cette carte soir disponible avant le vote des communistes et que la remise de la carte, associée à la cotisation qui ouvre droit à l'exercice de la souveraineté, soit entreprise à grande echelle à partir de cette date, avec une visite systématique et, prioritairement, des adhérents que nous voyons le moins.

 

Voilà chers camarades, les quelques éléments d'introduction que je tenais à livrer à nos débats. La parole est désormais à un autre Pierre. Avant de lui céder la parole, je vous informe qu'Alain Hayot reviendra en détail sur les initiatives « Aragon aujourd'hui » que nous allons tenir du 14 novembre au 19 décembre, place du Colonel-Fabien."

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,

 

Paris, le 13 octobre 2012.

 

Pierre Laurent remplacera Nicole Borvo Cohen-Seat au Sénat le 20 septembre

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, fera son entrée le 20 septembre au Sénat où il remplacera Nicole Borvo Cohen-Seat qui a envoyé ce mercredi sa lettre de démission.

"Pierre Laurent arrivera le 20 septembre, je viens d'envoyer ma lettre de démission", a indiqué la sénatrice de Paris et présidente du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC) du Sénat à l’AFP. Le groupe CRC qui compte 21 membres dont 11 femmes est devenu le groupe clef de la majorité sénatoriale. Et il est d’autant plus important que contrairement aux écologistes et radicaux de gauche, le Front de gauche ne participe pas au gouvernement Ayrault.
Pierre Laurent figurait en 9e position sur la liste commune de la gauche aux élections sénatoriales de septembre 2011. Les huit premiers ayant été élus directement, c'est secrétaire national du PCF que revenait donc le siège.
Ce passage de témoin était prévu dès les sénatoriales de 2011. Nicole Borvo Cohen-Seat, élue depuis 1995, ne voulait pas se représenter pour un troisième mandat mais elle avait finalement accepté, pour des raisons de parité, à condition de laisser sa place à Pierre Laurent en cours de mandat.

L'élection à la succession de Nicole Borvo Cohen-Seat à la tête du groupe CRC aura lieu le 19 septembre. Les noms de Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice des Hauts-de-Seine et d'Eliane Assassi, élue de Seine-Saint-Denis, circulent pour le poste. "Ce sera une femme", a assuré Mme Borvo. Le groupe CRC est le seul groupe politique au Sénat à être présidé par une femme.

 

Un acte... Révolutionnaire

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Consultation des communistes

A la suite du rapport introductif de Pierre Laurent et de ses débats, le Conseil national du Parti communiste français réuni lundi 18 juin, a adopté une résolution précisant les orientations et premières initiatives du PCF dans la nouvelle situation politique (93 pour, 11 contre, 17 abstentions).

Réunis partout en France ce jour en Assemblées générales, les communistes se prononceront par vote sur cette résolution (bulletin de vote joint).

Une Confe?rence nationale se tiendra dans la foulée, le 20 juin 2012 a? Paris et prendra ses de?cisions sur la base des re?sultats du vote. Elle se conclura par un meeting à la Mutualité le même jour, à 18h00.

 
Consultation des communistes

le 18 juin 2012

 

Conseil national du PCF : Nos objectifs politiques pour les législatives (Olivier Dartigolles)

L'élection de François Hollande à la présidence de la République ouvre une nouvelle période politique et représente un espoir.

A l'annonce du résultat, c'est un soulagement : la fin d'une tension qui était devenue insupportable, après cinq années dont il ne faudra jamais oublier – pour ne pas avoir à le revivre - combien elles furent, pour notre pays et notre peuple, pour l'image de la France dans le monde, une période des plus sombres.

Par sa brutalité, son mépris, par la dureté des coups portés au monde du travail, par des régressions sociales et démocratiques d'un niveau rarement atteint dans l'histoire de notre République, par un véritable acharnement à diviser, à blesser, à stigmatiser, par un climat de haine et de suspicion qui a si durement mis à mal nos belles valeurs républicaines, par un abaissement moral dont l'entre deux tour de l'élection présidentielle a donné une ultime et sidérante illustration, le Sarkozysme a défiguré notre pays. Sans la moindre condition, il fallait s'en débarrasser.

Nos objectifs politiques pour les élections législatives des 10 et 17 juin

En prolongeant et en amplifiant la dynamique du Front de gauche à l'élection présidentielle, nous engageons la bataille des législatives avec une belle ambition : une progression de notre influence, franchir une nouvelle étape dans la marche en avant du Front de gauche, avec la réélection de nos sortants et des conquêtes assurant un groupe parlementaire renforcé dont aura besoin toute la gauche.

Pour les législatives, nous proposons une campagne nationale du Front de gauche avec une coordination nationale de la campagne, du matériel national en compléments des outils de communication élaborés à l'échelle des circonscriptions.

De la composition de la future majorité de gauche à l'Assemblée nationale dépendra la qualité des lois qui y seront votées. Tout au long de sa campagne, François Hollande n'a cessé de répéter qu'il ne changera pas son programme. Mais le nouveau président est aujourd'hui face à un désir de vrai changement progressiste. Il devra en tenir compte d'une manière ou d'une autre.

Un groupe du Front de gauche largement renforcé, en lien avec les mobilisations populaires, les luttes, les assemblées citoyennes, sera un atout déterminant. Nous visons la réélection de tous les sortants communistes, apparentés, PG et FASE, et l'augmentation de ce nombre en plaçant le candidat Front de gauche en tête de la gauche dans plusieurs dizaines de circonscriptions. Dans certaines de ces circonscriptions où le danger de triangulaire menace la gauche, nous faisons la proposition de conduire le combat au nom de toute la gauche.

Concernant le danger FN aux prochaines législatives, nous sommes en discussion avec le PS et les Verts à propos d'une quarantaine de circonscriptions où le risque est réel d'une élimination de la gauche au premier tour. Nous serions souvent dans ces circonscriptions devant un choix tragique  entre le candidat de droite et celui de la droite extrême. Nous cherchons donc à aboutir à un accord au cours de ce week-end. Nous avons la responsabilité commune de ne pas priver l'électorat de gauche de la présence d'un candidat de l'une des formations de gauche. Au cours de l'élection présidentielle, nous nous sommes sentis bien seuls dans ce combat contre le FN. C'est pourquoi, en faisant respecter la place de chaque formation, nous sommes prêts bien évidemment à prendre toutes nos responsabilités. Nos valeurs et nos combats nous placent en première ligne de cet affrontement.

Concernant Jean-Luc Mélenchon, notre candidat commun à l'élection présidentielle, sa présence dans la bataille des législatives participera à la dynamique politique et collective. Plusieurs possibilités ont été examinées, en relation à nos fédérations. C'est le cas de Hénin-Beaumont où la gauche a rassemblé 60% des voix le 6 mai, une gauche qui a besoin de faire du neuf, mais où la présence de Marine Le Pen et de sa propagande, relayée un peu trop complaisamment encore, prétend s'approprier le vote ouvrier. Consultés par le secrétaire national du Parti, Pierre Laurent, les camarades de la circonscription et notre candidat Hervé Poly estiment que cette candidature permettrait de relever le défi pour la gauche dans le cadre d'une campagne où les questions sociales seront très présentes.

Nous sommes candidats à faire réussir la gauche, donc à dire ce que nous croyons juste et ce qui ne va pas, à le dire avec les citoyennes et les citoyens, car la gauche ne saurait gouverner sans le peuple. Prenez le pouvoir, c’est d’autant plus d’actualité que Sarkozy est parti.

Notre engagement lors de l'élection présidentielle a été clair et il a été entendu : nous ne participerons pas à un gouvernement qui n'aurait pas sur sa feuille de route une rupture avec les politiques d'austérité, une alternative de progrès aux logiques inscrites dans le nouveau traité budgétaire européen qui conduisent à l'échec. Le nouveau traité n'est pas seulement une impasse tragique pour l'Union européenne, il est aussi une camisole de force qui ne permettrait pas la mise en œuvre d'une véritable politique de gauche à l'échelle de notre pays.

Sitôt passé le deuxième tour des élections législatives, nous aurons tout de suite à évaluer la nouvelle situation politique et les nouveaux rapports de forces politiques, à évaluer aussi de l'évolution des choses autour du traité budgétaire européen, à décider de notre positionnement et de nos initiatives dans ce contexte ; nous aurons également à répondre à la question d’une éventuelle participation au nouveau gouvernement que François Hollande et le premier ministre composeront au lendemain des élections législatives.

Nous avons décidé, vous le savez, lors du dernier Conseil National, de consulter les communistes et d’organiser sur cette question une Conférence Nationale ; il est évident que cette consultation devra se tenir dans des délais très rapides, au tout début de la semaine qui suivra le deuxième tour .

Le processus pourrait donc être le suivant : le Conseil National se réunira dès le lundi 18 juin au matin, de 9h30 à 13heures : il discutera et adoptera en fin de matinée une courte résolution précisant notre orientation et les premières initiatives de notre parti dans la situation politique nouvelle : cette résolution comportera une proposition précise sur la question de la participation de notre parti au gouvernement.

Cette résolution adoptée sera envoyée aux fédérations dès 13heures : les fédérations organiseront sur leur territoire, le lundi 18 et le mardi 19, des assemblées générales de communistes et des conseils départementaux pour en discuter.

La conférence Nationale se réunira le mercredi 20 de 10h à 16h 30, et pourrait être suivie d’un meeting militant.

 

Extraits du rapport au Conseil national du PCF d'Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF,

 

Conseil national des 21 et 22 octobre + Rapport de Pierre Laurent

Conseil national des 21 et 22 octobre

Conseil national du PCF : Pierre Laurent propose des axes de travail pour la campagne du Front de gauche.

Lors du Conseil national du PCF qui se tient aujourd'hui et demain, Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF propose aux communistes des axes de travail pour la campagne à venir.

Dans le rapport qu'il présentait ce matin, Pierre Laurent a particulièrement insisté sur 4 points : « On va leur expliquer la crise » : Jeudi 27 octobre, tous devant Moody's pour un rassemblement de la colère. Moody's a menacé de dégrader de la note de la France. Oui, la démocratie est mise en cause par ce terrorisme de la finance qui croit pouvoir dicter aux peuples et aux gouvernements leur conduite sous la menace permanente. Ce n’est pas aux agences de notation de dicter leur loi. Et je vous propose que nous ne laissions plus passer sans réagir cette stratégie du chantage. Nous enverrons un signal fort de riposte en organisant, le jeudi 27 octobre à 18h00, une semaine avant la réunion du G20 à Cannes,  un rassemblement de la colère devant les locaux de l’agence Moody's, boulevard Haussmann à Paris, pour dire : « Stop au chantage de la finance. Oui à la liberté de choix de notre peuple ».

4 et 5 novembre : week-end public national de diffusion et de mise en débat du programme du Front de gauche « L’humain d’abord ». Depuis sa publication à la Fête de l’Humanité, son succès de diffusion aussi bien militant que commercial est spectaculaire. 220.000 exemplaires ont été tirés. Je vous propose donc d’en faire un axe structurant de notre campagne.

Avec nos partenaires du Front de gauche, nous proposons de faire des 4 et 5 novembre prochains un week-end public national de diffusion du programme devant les entreprises, dans les quartiers, sur les marchés… La lecture du programme du Front de gauche est une des conditions d’un bon débat démocratique. « Le débat à gauche, c’est là que ce se passe ! » : tenues des assemblées citoyennes. La présidentielle sera-t-elle une élection subie, une élection par défaut, se limitant au programme minimum – virer Sarkozy - ? Ou les 2 campagnes, présidentielle et législatives, seront-elles l’occasion de déclencher l’entrée en scène politique d’une majorité de concitoyens, syndicalistes, militants associatifs, élus locaux, citoyens des quartiers, décidés à imposer ensemble ce qu’ils attendent d’un changement de politique ?

Doivent être associés aux assemblées citoyennes non pas les seuls soutiens militants du Front de gauche, mais toutes celles et ceux qui cherchent, veulent débattre. Un seul mot d'ordre : « Le débat à gauche, c’est là que ce se passe ! » et c’est là que nous devrions pousser la confrontation d’idées.

Aux côtés des salariés : le Front des luttes ! Sous l’impulsion de Marie-George Buffet, de Didier Le Reste, d’Eric Corbeaux, le Front des luttes impulse notre présence aux côtés des salariés engagés dans l’action. Les initiatives chez Fralib, les Fonderies du Poitou, Still Montataire, Arcelor… ont montré  la pertinence de cette démarche. Il s’agit de la généraliser et de construire des convergences au travers de propositions figurant dans notre programme ou à élaborer avec les salariés. Une initiative de ce type regroupant plusieurs entreprises est dors et déjà envisagée le 18 novembre suite à la rencontre chez Still Montataire.

 

Rapport de Pierre Laurent devant le Conseil national du 21 octobre 2011


 
 

Conseil national du PCF, expliquer pour mieux rassembler

Ces vendredi et samedi se réunit le Conseil national du PCF. Le secrétaire national, Pierre Laurent, propose aux communistes des axes de travail pour la campagne présidentielle qui débute. Au menu, de la pédagogie, des débats et des grands rendez-vous citoyens pour expliquer que l'alternative à gauche, « c'est ici que ça se passe ! »

Expliquer la crise est le premier cap. C'est avant tout un contexte à bien comprendre. Celui de la l'Europe, avec des « plans de sauvetage » successifs qui échouent les uns après les autres sans jamais quitter les mêmes rails : Grèce étouffée, Dexia pour la deuxième fois en faillite et marche forcée vers la récession. Le but est d'expliquer aux Français qu'il ne faut pas rester sur la même voie, le nez collé à la note triple A, à tenter en vain de « bien gérer ». Il faut faire comprendre qu'une autre route est possible pour sortir de la crise et non plus la subir, et qu'elle se trace au Front de Gauche.

Prochain rendez-vous à ce sujet, le jeudi 27 octobre à 18h00, une semaine avant la réunion du G20 à Cannes, un rassemblement de la colère devant les locaux de l’agence Moody's, boulevard Haussmann à Paris, pour dire : « Stop au chantage de la finance. Oui à la liberté de choix de notre peuple ».

Pour Pierre Laurent, l'autre point de contexte à expliquer est celui de la campagne présidentielle qui s'annonce. La droite se voit renforcée et se met en ordre de bataille après le désistement de Jean-Louis Borloo. Et la désignation de François Hollande au terme de la primaire socialiste vient confirmer que c'est bel-et-bien au Front de gauche que se dessinera la véritable alternative à gauche.

Pierre Laurent se félicite d'ailleurs de la bonne diffusion de « L’humain d'abord », le programme du Front de gauche, lancé à la Fête de l'Humanité. 220 000 exemplaires déjà écoulés en un mois. Les militants sont invités le week-end du 4 et 5 novembre prochain à poursuivre la diffusion de ce programme devant les entreprises, dans les quartiers, sur les marchés…

Pour Pierre Laurent, la méthode, « c’est celle du débat public avec les citoyens, de la confrontation publique à gauche, pour faire avancer le contenu des engagements qui devront demain fonder la politique d’une nouvelle majorité. » Pour porter le débat devant les citoyens, et sous l'impulsion notamment de Marie-George Buffet, de Didier Le Reste et d’Eric Corbeaux, le PCF entend renforcer sa présence dans tous les conflits sociaux, auprès de tous les salariés en lutte. Des rendez-vous sont déjà pris le 18 novembre chez Still Montataire ou le 26 dans le Pas de Calais.

Enfin Pierre Laurent invite à la création d'assemblées citoyennes, réunissant citoyens, élus locaux, syndicalistes, associatifs...

Le but étant d'expliquer, de débattre, pour rassembler autour du programme du Front de gauche. La volonté du premier secrétaire est claire : « Doivent être associés aux assemblées citoyennes non pas les seuls soutiens militants du Front de gauche, mais toutes celles et ceux qui cherchent, veulent débattre. Un seul mot d'ordre : + Le débat à gauche, c’est là que ce se passe !+ »

Tel quel : les grandes lignes du programme du Front de gauche par Pierre Laurent

Oui, reprendre nos vies en main, l’humain d’abord et plus le pouvoir à la finance ! Voilà bien l’idée clé de notre programme et doit devenir l'idée clé de notre campagne. C’est à partir de là que se décline tous nos grands axes de propositions, qui ne sont pas un simple catalogue, mais donne le sens d’une nouvelle direction pour notre société.
Oui, nous voulons reprendre le contrôle public du secteur bancaire et financier, par des nationalisations, par la création d’un grand pôle public bancaire et financier, par le changement de statut de la BCE que devra demander la France, pour réorienter radicalement tous les critères du crédit, et retrouver la capacité d’orienter les richesses et l’investissement vers la production utile, l’emploi et l’innovation industriels, vers la révolution écologique, vers l’éducation et la recherche, vers le logement, la santé et la protection sociale à tous les âges de la vie.
Oui, nous voulons reprendre la marche en avant des salaires, du Smic pour aller vers les 1700 euros nets, et de toutes les grilles des conventions collectives, en faisant reculer la précarité et l’insécurité sociale. Nous le voulons parce que chaque euro qui ira aux salaires ne sera plus gâché sur les marchés financiers, parce que c'est nécessaire pour vivre et parce qu’on a jamais vu un pays sortir de la crise sans investir sur sa force de travail.
Oui, nous voulons relancer les services publics et en construire de nouveaux parce que continuer à livrer aux appétits financiers l’énergie, l’eau, les transports, la santé, le logement, l’éducation, la recherche, la culture, c’est de l’irresponsabilité sociale et écologique.
Oui, nous voulons protéger la relance d’une industrie forte, créatrice d’emplois qualifiés, écologiquement innovante, parce que continuer à produire à bas coût, en délocalisant à tout va, n’enrichit que des actionnaires sans scrupules et prive la France d’atouts indispensables pour s’engager dans un nouveau mode de développement.
Oui, nous voulons refonder une nouvelle République, qui démocratise ses élections et ses institutions, qui donne de nouveaux pouvoirs à la société tout entière. Nous voulons mettre en débat cette idée : dès son arrivée au pouvoir, la gauche devra donner de nouveaux droits et pouvoirs aux salariés. Sans la démocratie sociale, la gauche se brisera sur les puissances d’argent.
Oui, nous voulons refonder l’Europe, qui volera en éclats si personne n’a le courage de le faire. N’est-il pas grand temps d’écouter ceux qui avaient tiré la sonnette d’alarme dès 2005 ?

 

Le Conseil national du PCF appelle à amplifier l'entrée en campagne du Front de gauche + rapports à télécharger

Réuni les 3 et 4 septembre 2011, le Conseil national du PCF a traité des enjeux de la période. Dans son rapport introductif, Olivier Dartigolles précise : « Jamais le sarkozysme n'a été à ce point impopulaire. L'attente d'en finir et de passer à autre chose est grande […]

Aujourd'hui, les demi-mesures sociales-libérales apparaissent un peu comme la voiture balai des politiques de casse sociale. »

Le Conseil national appelle à amplifier l'entrée en campagne du Front de gauche pour une autre ambition à gauche. Il appelle au développement, sur tous les terrains, des mobilisations contre l'austérité, et au débat pour une alternative à gauche.

« Il n'est plus possible de ne pas briser le tabou sur l'augmentation des salaires. Nous ne resterons pas bien sagement dans notre coin à cultiver notre jardin... » A 8 mois des élections présidentielles et législatives de 2012, le rapport d'Olivier Dartigolles propose une relance du débat à gauche.

Le PCF regrette l'enlisement du débat des primaires socialistes qui n'est pas du tout au niveau des enjeux de la période. Le Conseil national appelle toutes les femmes et tous les hommes de gauche à se saisir du rendez-vous de la Fête de l'Humanité pour faire entrer le débat à gauche dans une nouvelle phase. D'autant que toutes les forces de gauche seront présentes à la fête de l'Humanité.

Très large diffusion du programme du Front de gauche « l'humain d'abord », assemblées citoyennes pour faire la clarté sur la dette et discuter des solutions, proposition de marches contre l'austérité... le Conseil national du PCF a précisé sa feuille de route pour la prochaine période.

« Il faut renforcer la mobilisation sociale en lui donnant des espaces politiques pour s'exprimer. La fête de l'Humanité sera la première grande étape dans l'appropriation populaire de la dynamique du Front de gauche avec le lancement et la mise en débat du programme partagé », précise Pierre Laurent.

 
Le Conseil national du PCF appelle à amplifier l'entrée en campagne du Front de gauche
 

Résultats de la consultation des communistes pour 2012: déclaration de Pierre Laurent

Après plus de deux mois d’un intense et remarquable débat démocratique, les communistes viennent d’arrêter leur choix pour les échéances présidentielle et législatives de 2012.

Près de 50 000 d’entre eux, 48 631 exactement, ont participé à cette consultation, soit plus de 70 % des adhérents à jour de leurs cotisations, condition à remplir au PCF pour participer au scrutin. C’est une mobilisation exceptionnelle qui souligne la valeur des choix effectués.

59,12 % des votants qui se sont exprimés ont choisi l’option qui leur proposait, dans le cadre d’un accord global du Front de gauche portant sur les orientations et les principes d’une campagne commune, le programme partagé acté avec nos partenaires, et un accord sur les candidatures communes aux législatives, de faire de Jean-Luc Mélenchon le candidat du Front de gauche à l’ élection présidentielle.

36,82% des votants se sont prononcés en faveur d’une campagne de Front de gauche dont le candidat à l’élection présidentielle serait André Chassaigne.

4,06% des votants ont choisi la candidature d’Emmanuel Dang Tran comme candidat du PCF.

Le choix des communistes est donc clair, net et massif. Autour de ce choix démocratique, effectué dans la clarté et la transparence, les communistes peuvent désormais se rassembler. c’est un parti communiste totalement engagé dans la démarche du Front de gauche qui entre aujourd’hui en campagne, avec Jean-Luc Mélenchon comme candidat à l’élection présidentielle.

Ce choix des communistes est un geste fort adressé à notre peuple, à toutes nos concitoyennes et nos concitoyens, à toutes les femmes et les hommes de gauche de notre pays.

Par ce geste unitaire remarquable, les communistes donnent le feu vert à une entrée immédiate et rassemblée du Front de gauche en campagne, une campagne que nous voulons inédite.

Je veux ici saluer le sens profond des responsabilités qui a animé tous les communistes dans ce choix quelles qu'ait été leur option.

Toutes ces dernières semaines, alors que déferlaient les images et les petites phrases d’un désolant spectacle politique, mêlant affaires, sexisme, primaires et coups bas en tous genres, ces dizaines de milliers de militants de terrain, femmes et hommes de toutes générations qui forment le Parti communiste, eux menaient un débat de fond, pesant le pour et le contre d’une décision dont ils savaient l’importance pour le pays et pour la gauche. En citoyens libres, en militants solidaires, les communistes de France se sont exprimés dans leurs réunions, leurs assemblées générales, et lors de cette consultation en veillant sans cesse à la qualité de leurs débats, et à la fraternité qui est au cœur de leur combat. Chacun s’est prononcé en connaissance de cause. L’unité des communistes autour des choix effectués en sort renforcée. C'est un gage d'efficacité pour notre action.

Si la couverture médiatique du débat politique était indexée sur le nombre de votants, sur leur implication réelle, sur le souci de l’argument plus que de la petite phrase, nous serions au top. Constatons malheureusement que cette couverture médiatique est le plus souvent inversement proportionnelle à ces indicateurs de qualité démocratique. Dommage pour la qualité du débat citoyen. Raison de plus en ce qui nous concerne pour persévérer dans la voie d’un militantisme de qualité et de proximité.

Je veux également saluer les trois candidats qui se sont investis personnellement en soumettant leur nom au choix des communistes.

A Jean-Luc et André, dont les candidatures ont permis l’approfondissement du débat sur notre engagement dans le Front de gauche, je veux dire ces mots simples.

A Jean-Luc, qui est désormais notre candidat à l’élection présidentielle, je veux dire la valeur de notre engagement. Je sais que tu mesures la responsabilité qui est la tienne. Tu peux compter sur nous pour une grande et belle bataille unitaire, rassemblée. Nous veillerons ensemble, j'en suis sûr, à agir dans le respect de notre diversité et de nos engagements communs.

A André, je veux dire le respect de tous les communistes pour son engagement loyal , son attachement au déploiement d’un Front de gauche large, ambitieux, populaire, son ambition pour le développement du Parti communiste. Je sais, André, que nous pourrons compter sur ton engagement personnel et ton ardeur pour ces objectifs qui nous sont communs.

Comme nous l’avions indiqué dès le départ, notre choix est un choix global qui porte sur l’ensemble des orientations des campagnes présidentielle et législatives dans lesquelles nous nous engageons avec un seul et unique objectif : ouvrir une perspective de vie meilleure à notre peuple.

Nous voulons une campagne dont les objectifs soient clairs. Nous savons qui nous voulons battre et quelle politique nous voulons voir gagner.

Nous voulons une campagne combattante, pour battre la droite, renvoyer l’an prochain la bande du Fouquet’s à ses chères études, en finir avec les politiques sarkozystes d’allégeance aux marchés financiers, qui font tant de mal à la France et à tous les peuples d’Europe.

Nous voulons une campagne déterminée pour démasquer et faire reculer les mensonges du Front national. Que les forces du capital le plus réactionnaire qui sont ses meilleurs soutiens ne comptent pas sur nous pour entretenir la fable de la conversion sociale de l’extrême-droite !

Nous voulons faire gagner la gauche, pour une nouvelle majorité qui s’engage sur de réelles politiques de transformation sociale. Nous voulons vraiment la victoire. Nous en avons assez d’une gauche molle, qui face au scandale quotidien des politiques capitalistes réagit avec deux de tension et le cœur qui bat au ralenti. Nous nous adressons à ces millions de jeunes, de précaires, de salariés, femmes et hommes de toutes conditions qui n’en peuvent plus.

Nous nous adressons à ces millions de femmes et hommes de gauche, communistes, socialistes, écologistes, républicains, d’extrême-gauche, et à toutes et tous , nous disons : « Ensemble, avec le Front de gauche, soyons le cœur battant de la gauche, donnons à la gauche le punch dont elle a besoin pour mettre KO le pouvoir de Nicolas Sarkozy et sa politique ! »

Nous voulons une campagne populaire, une campagne de luttes et de rassemblement.

A toutes celles et ceux qui veulent avoir vraiment le mot à dire, qui ne veulent pas d’une campagne de supporters ou de fans, mais une campagne de citoyens qui construisent la politique ensemble comme on doit le faire en démocratie, une campagne qui redonne la parole et le pouvoir au peuple, à l’opposé du présidentialisme qui défigure la République en monarchie ; à toutes et tous, je dis aujourd’hui : « Ne soutenez pas la campagne du Front de gauche : investissez-la ! Faites-en votre affaire ! » Partout, dans le pays, nous allons mettre en place des forums publics, des comités de campagne, des assemblées citoyennes, des ateliers législatifs, prenez y toute votre place.

Oui, nous ne voulons pas faire de la politique comme on nous la dicte. Nous voulons la changer pour de bon, sans attendre. Avec le Front de gauche, investissez la place publique de la politique, faîtes de la campagne 2012 qui nous attend la place Tahrir, la Puerta del Sol de la politique française, celle où c’est le peuple qui parle et qui décide.

Nous voulons une campagne pour un programme populaire, partagé par des millions de nos concitoyens. Celui que nous avons élaboré avec nos partenaires du Front de gauche, nous le versons à partir d’aujourd’hui à la critique et à l’enrichissement citoyens. C’est notre point de départ, nous voulons l’écrire avec vous dans toute l’année qui vient. C’est à vous, à nous tous, de dire ensemble, voilà ce que la gauche, une gauche digne de ce nom, doit faire pour changer la vie.

Nous voulons une campagne de luttes, une campagne contre la vie chère et pour l’augmentation des salaires, contre le pacte de l’euro plus qui veut nous condamner à l’austérité à perpétuité, une campagne qui fera entendre ce que les citoyens ne supportent plus, ce qu’ils veulent réellement voir changer, qui dira haut et fort ce qu’ils ne veulent plus entendre, ces discours qui dans la même phrase versent des larmes de crocodile sur la situation et plaident aussitôt pour le renoncement.

Nous voulons que l’ordre du jour de la campagne soit écrit par notre peuple, pas par les dérives de notre système politique.

Nous voulons parler de l’école – pas de Luc Ferry ! des droits des femmes – pas de l’affaire DSK ! des salaires – pas des guerres de curatelle entre la milliardaire Liliane Bettencourt et sa milliardaire de fille !Nous voulons parler de l’avenir de la France, de l’avenir de l’Europe, de l’avenir du monde – pas des plans de carrière de Christine Lagarde.

Parce qu’il y a trop de souffrances dans notre peuple, parce que les pouvoirs des marchés financiers qui se passent du contrôle démocratique ne sont plus supportables, parce que les lois de ce système qui protègent une poignée de privilégiés en surexploitant le plus grand nombre conduisent le monde à des impasses dramatiques, nous voulons mettre au cœur du débat des réformes à la hauteur des enjeux de la crise actuelle, qui permettront de reprendre le pouvoir au service de l’intérêt général.

Nous voulons une campagne collective, parce que ce qui fera gagner la France, la gauche, le Front de gauche, c’est l’addition, la mise en mouvement rassemblée de toutes les énergies, de toutes les intelligences, de toutes les forces disponibles pour changer de cap.

Nous voulons des candidatures présidentielle et législatives au service de cette dynamique populaire. Oui, nous voulons faire du Front de gauche, un Front populaire pour une révolution citoyenne de la politique.

Nous voulons des campagnes présidentielle et législatives menées de pair parce qu’il ne suffira pas de dire qui est président demain si on ne dit pas en même temps quelle politique sera conduite avec quelle majorité. Nous n’oublions pas que les lois seront votées demain au Parlement et non à l'Élysée, que sans un grand nombre de députés communistes et du Front de gauche, aucune politique de gauche ne sera possible. Nous avons désormais avec Jean-Luc Mélenchon notre candidat à la présidentielle. Désignons partout nos candidates et candidats aux législatives à parité pour entrer en campagne le plus vite possible avec plus de mille candidats.

Voilà le sens profond de notre choix. Au terme d’un large débat démocratique, les communistes se sont exprimés. Je les appelle à se rassembler pour mettre partout en œuvre une campagne qui ne ressemblera à aucune autre. Dans le moteur du Front de gauche, il y a la force de la diversité et il y a une énergie communiste de nouvelle génération.

Celles et ceux qui croient à notre effacement ne sont pas au bout de leurs surprises !

A toutes et tous, je donne d’ores et déjà deux rendez-vous : le 29 juin, au métro Jaurès pour le lancement unitaire de la campagne commune du Front de gauche, et les 16, 17 et 18 septembre, pour la Fête de l’Humanité, qui s’annonce déjà comme un extraordinaire rassemblement populaire d’entrée en campagne.

 

 

Les militants communistes du 82 ont voté

Nous vous livrons ici les résultats du vote des militants du PCF en Tarn et Garonne et nous espérons pouvoir vous donner très rapidement le vote régional et national...

Il y a eu 170 votants et 165 exprimés. Les résultats sont sises aux dernières interventions des 3 propositions.

  • André Chassaigne. « Il n’y a pas qu’un seul candidat possible » 34 votes soit 20% de exprimés

Un an quasiment après avoir effectué son offre de candidature au 35e Congrès, puis enchaîné les rencontres avec aujourd’hui une cinquantaine de départements au compteur et «?une forme de bonheur?» quant au «?bouillonnement démocratique constaté?», le député du Puy-de-Dôme peut se satisfaire d’une première victoire?; celle d’avoir imposé un choix ouvert aux communistes. «?Un énorme progrès démocratique pour notre parti. J’apprécie cela comme étant la reconnaissance souveraine des communistes qui n’entendaient pas être infantilisés?», commente-t-il. «?La pire des choses serait de considérer que le Front de gauche et l’accord avec les autres organisations tiendraient avec une seule possibilité de candidature.?» Le processus retenu est à ses yeux «?le gage d’une forte mobilisation des communistes. S’il n’y avait pas eu cette consultation, beaucoup ne seraient pas rentrés dans l’action collective?». Surtout quand la personnalisation d’une campagne guette. Il voit d’un mauvais œil la «?fébrilité?» chez certains dirigeants du PCF, ou lorsque André Gerin, en appelant à voter pour lui, entend troubler les enjeux. «?Le fait de considérer que voter pour ma candidature remettrait en cause le Front de gauche, c’est absolument inacceptable, c’est le contraire de ce que je porte. L’expérience en Puy-de-Dôme et en Auvergne le montre?: le Front de gauche n’est pas seulement quelque chose que je déclame, mais que je pratique.?»

Lionel Venturini

  • Emmanuel Dang Tran. « Le Front de gauche efface le PCF » 9 votes soit 6% des exprimés

Responsable communiste parisien opposé radicalement à la stratégie de Front de gauche, Emmanuel Dang Tran a décidé, à l’issue de la conférence nationale du PCF, de maintenir sa candidature « présentée collectivement par des responsables de section et de fédération », qui permet, dit-il, de « forcer le débat sur le fond ». « Derrière une fausse alternative de personnes, le sens du Front de gauche se révèle. Il enferme le PCF dans une perspective institutionnelle derrière le PS, dans la résignation à l’UE, à l’euro. Il poursuit l’effacement du Parti » au travers d’« une consultation faussée et ficelée ». À la différence d’André Gerin, Emmanuel Dang Tran ne souhaite pas se désister, car André Chassaigne « s’est inscrit clairement dans le même programme “partagé”, les mêmes accords du Front de gauche que l’option Mélenchon. S’aligner sur son nom signifierait apporter une caution communiste au Front de gauche et en définitive à Mélenchon ». Pour lui, la stratégie du Front de gauche enferme le PCF « dans des choix politiciens ». Et de conclure?: « Il est inconcevable pour nous de rentrer dans des calculs politiciens au sein même du Parti. L’essentiel pour l’avenir, c’est de donner le signal aux communistes, aux jeunes qui aspirent au changement de société, aux travailleurs que des organisations du PCF sont décidées à faire vivre leur Parti, ce qu’il représente, sa raison d’être dans la lutte des classes. »

Sébastien Crepel

  • Jean-Luc Mélenchon. « Pour  une campagne collective » 122 votes soit 74% des exprimés

«?Honoré?» par le vote qui s’est exprimé (63,6?%) à la conférence nationale du PCF en faveur de sa candidature, Jean-Luc Mélenchon a formulé le vœu, que l’expression des adhérents communistes le soit «?d’une manière nette, claire, massive et franche?». De façon, expliquait le coprésident du Parti de gauche, le 5 juin 2011, lors d’une conférence de presse, que «?le point de vue qui l’emporte puisse trouver toute sa dynamique?». Après les militants du PG, de la Gauche unitaire, de la Fase, l’eurodéputé espère ainsi que ceux du PCF fassent de lui le candidat du Front de gauche, «?avec élan et enthousiasme ». Car, précise-t-il, «?il va falloir aller à l’assaut de toutes les citadelles de conformisme, de routine, d’injonction réductrice : le vote utile par ci, le cercle de la raison par là. Il va falloir bousculer tout cela.?» S’il lui revenait de porter les couleurs de l’alliance à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, qui est crédité de 7 % des intentions de vote, dans un sondage Louis Harris Interactive, affirme troquer le «?je?» pour le «?nous?». Il propose que le collectif de campagne, soit «?coordonné par un communiste?». Mais, «?dans mon esprit, la campagne doit s’appuyer sur des comités d’action par circonscription, qui doivent être menés par des candidats aux législatives. Nous devons nous battre à l’échelle à laquelle s’organisera la rencontre avec le suffrage universel et cette échelle, c’est le scrutin législatif.?» (Humanité du 23 janvier)


 

Le PCF propose un accord global pour 2012

La Conférence nationale s’est prononcée à 63,6?% pour un accord du Front de gauche aux élections de 2012, incluant la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Les adhérents voteront, du 16 au 18?juin, cette proposition et celle de deux autres candidatures, dont celle d’André Chassaigne.

Des décisions « claires », remises « dans la plus totale transparence, entre les mains de tous les communistes »?: c’est ainsi que Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a salué, hier a

Au sortir de leurs travaux, les délégués des fédérations communistes départementales ont adopté deux documents. Une résolution a recueilli 63,6 % des suffrages exprimés. Elle propose de poursuivre la stratégie de Front de gauche aux élections présidentielle et législatives de 2012, sur la base d’un « accord global » entre ses composantes (PCF, Parti de gauche, Gauche unitaire). Ce dernier inclut un accord programmatique, un accord aux législatives, et une candidature commune à la présidentielle, dont la Conférence propose qu’elle soit portée par Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche. Un bulletin de vote a été adopté par 79,9?% des suffrages exprimés. Il contient le choix exprimé par la Conférence et deux choix alternatifs, celui de la candidature du député communiste André Chassaigne dans le cadre du Front de gauche, et celle d’Emmanuel Dang-Tran, au nom du seul PCF. André Gerin, partisan lui aussi d’une représentation communiste autonome à la présidentielle, ne figurera pas sur le bulletin, le député du Rhône ayant retiré sa candidature au cours de la Conférence (lire page?4).

 « au cœur de la gauche »

La résolution adoptée propose de « faire franchir une nouvelle étape au Front de gauche » en l’inscrivant « au cœur de la gauche », pour «?constituer la nouvelle majorité de gauche dont le pays a besoin » sur la base d’un « programme de transformation, ce qui implique de faire bouger toute la gauche dans cette direction ». Le PCF propose à ses partenaires de nouer « un contrat politique pour permettre le rassemblement de toutes les forces disponibles dans cette démarche », et qui « comporte les orientations politiques et la conception de la campagne », « le programme populaire et partagé » élaboré entre les composantes du Front de gauche, et « un accord législatif qui promeut la diversité des forces du Front de gauche et respecte l’influence, l’implantation et la visibilité du PCF ». C’est sur la base de ce « contrat » pour 2012 que la Conférence nationale «?propose aux communistes de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon » à l’élection présidentielle.

Cette dernière proposition a été, comme le relève la résolution, la «?principale question débattue?» de la Conférence nationale, dans le cadre de «?l’accord global?» qui reste à conclure. Au travers de ce débat, a été posée la question de la «?conception?» du Front de gauche. La candidature du député communiste André Chassaigne incarnant une démarche plus fidèle, aux yeux d’une forte proportion de délégués, à la conception collective et citoyenne qu’ils s’en font. Mais de l’avis de la majorité, la question dépend moins du choix du nom du candidat que du contenu de «?l’accord global?» incluant la proposition de candidature.

finaliser l’accord

La Conférence a enfin donné mandat à la direction nationale du PCF pour finaliser l’accord sur les législatives avec les autres composantes du Front de gauche, celui-ci étant l’une des dimensions de «?l’accord global?» incluant la désignation du candidat à la présidentielle. En l’état actuel des négociations, 479 circonscriptions métropolitaines sur 539 font l’objet d’un accord avec le PG et la GU, selon la répartition suivante?: 382 pour le PCF, 72 pour le Parti de gauche, 17 pour la Gauche unitaire, et 8 pour des candidatures issues d’autres rangs, a indiqué Marie-George Buffet. L’objectif étant de proposer, au final, 22?% des circonscriptions à des candidatures des partenaires du PCF. Les délégués ont donné mandat à la commission nationale en charge de cet accord «?de poursuivre la négociation sur les bases actuelles, notamment celles de réserver environ 20?% des circonscriptions législatives?» aux autres composantes du Front de gauche. Une réunion est prévue, vendredi, pour «?conduire la fin des négociations dans la transparence et un travail étroit avec les fédérations?». De quoi créer les conditions pour que les communistes se prononcent, la semaine suivante, en toute connaissance de cause.

Aux communistes de décider

« Il revient aux communistes de décider. Nous voulons créer?les conditions pour que tous les communistes se prononcent?et s’investissent dans la bataille politique de 2012. » C’est?ce que déclare la résolution adoptée hier par la majorité?des 672 votants à la Conférence nationale réunie ce week-end?à Montreuil-sous-Bois. Le bulletin de vote comportera toutes les candidatures déclarées et leurs motivations, en vue du scrutin des 16, 17 et 18 juin auquel sont conviés tous les adhérents du PCF.

Sébastien Crépel

 

Lundi: tout sur la conférence nationale du PCF

L'Humanité de ce lundi 6 juin revient en détail sur la conférence nationale du Parti communiste français et ses conclusions.

--> Le PCF propose un accord global pour 2012: La conférence nationale s'est prononcée à 63,6% pour un accord du Front de gauche aux élections de 2012, incluant la candidature de Jean-Luc Mélenchon aux présidentielles. Les adhérents voteront, du 16 au 18 juin, cette proposition et celle des deux autres candidats, dont celle d'André Chassaigne.

-->Une page spéciale: Paroles de militan

ts: les communistes prennent le pouls de la société

-->Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent tire le bilan de la conférence: "Oui, dans notre pays, le changement est possible".

"Pour battre la droite de Sarkozy, barrer la route au chemin de déviation du Front national, les ouvriers, les employés, les jeunes, les salariés de notre pays doivent pouvoir compter sur un projet de gauche à la hauteur." »

--> Les réactions de Jean-Luc Mélenchon: le choix des délégués communistes,"un très grand honneur et une lourde responsabilité"

--> Celle d'André Chassaigne: "Le Front de gauche doit être le rejet de la politique artificielle"

 -->Samedi, les oreilles de Christine Lagarde ont dû siffler: reportage sur l'un des temps forts de cette conférence, la manifestation en faveur du pouvoir d'achat devant le ministère de l'Economie et des Finances de Bercy.

 

 

Le 19 avril à Toulouse : Débat public PCF/Front de gauche "Projet partagé sur politique industrielle"

"Quelles solutions pour une relance de la politique industrielle ?"

L'industrie est malade des choix de la droite et du Medef, de la financiarisation de l'économie : réduction et précarisation de l'emploi, bas salaires, délocalisations, gâchis de fonds publics, perte de savoir-faire...

L'industrie est pourtant un moteur essentiel du développement économique et social. L'heure est au rassemblement pour construire un projet de développement industriel répondant aux besoins humains. Avec le Front de gauche et tous ceux qui le souhaitent, le PCF veut construire un projet pour 2012, un projet partagé par le plus grand nombre et qui détermine ce qu'un gouvernement de gauche devra faire en 2012.

Venez débattre des solutions à mettre en oeuvre pour une relance de l'emploi industriel conjuguant progrès social, écologie et démocratie le



Mardi 19 avril à 20h30

Salle des allées de Barcelone à Toulouse

(métro Compans Cafarelli)

avec



  • Alain Obadia, responsable national du secteur Economie du Pcf, membre du Conseil Economique et Social,
  • Bruno Chaudret, directeur de recherche au CNRS,
  • Xavier Petrachi, responsable syndical régional de la Métallurgie et
  • Guy Pavan, responsable syndical Molex.
 

La résolution du Conseil national du PCF adoptée à prés de 75% par ses membres

A l'issue du Conseil national du PCF les 8 et 9 avril 2011, où plus de 100 membres du Conseil national sont intervenus, la résolution a été adopté par 87 voix, contre 30, et 9 abstentions.

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Le texte de la résolution :

Le Conseil national s'est réuni les 8 et 9 avril. Il a tiré le bilan des élections cantonales. Compte tenu du niveau de l’abstention, les résultats de ces élections ne peuvent conduire à des projections hâtives sur les futures échéances politiques.

Les grands traits de la situation qui en découlent sont cependant clairs : notre pays est plongé dans une crise et une instabilité politiques inédites, qui appellent des réponses alternatives fortes à gauche. Faute de cela, les dérives droitières, voire d’extrême-droite, risquent de s'accélérer.

Dans cet objectif, les bons résultats du Front de gauche nous incitent a poursuivre la démarche engagée avec nos partenaires pour crédibiliser un chemin pour sortir la France de la crise et réussir le changement.

Nous vivons, depuis 2008 et la crise financière mondiale, une situation politique exceptionnelle: Nicolas Sarkozy n'a fait qu'enfoncer la France dans cette crise et a fragilisé l'économie nationale en sacrifiant la production des richesses aux intérêts du capitalisme financier. Notre peuple souffre mais n'a pas renoncé à l'espoir : les résistances continuent d'être massives et multiformes. A l'échelle européenne, le pacte de l'euro + constitue une machine de guerre contre les travailleurs, les services publics et la souveraineté des Etats. Au plan international, Sarkozy engage notre pays dans des aventures guerrières, contraires au rôle positif que pourrait jouer notre pays.

Comment ouvrir dans cette situation le chemin d'une alternative avec nos concitoyens ?

C'est à cela qu'il convient de consacrer toute notre énergie et notre créativité politique.

Alors que la gauche n'apparaît pas capable de s'unir sur la politique de changement attendue par les Français, le Front de gauche est pour nous la meilleure chance de relancer la gauche et de contribuer à son rassemblement pour gagner une majorité de gauche à la hauteur de ces attentes.

Dans le contexte des échéances de 2012, le Conseil national identifie deux conditions de la réussite :

  • La première est que se conclut entre toutes les forces actuelles du Front de gauche un accord à la hauteur des défis posés par la situation politique actuelle,un accord qui permette à chacune, et toutes ensemble, de s’engager pleinement dans la bataille, où chacun soit respecté et où le Parti communiste tienne toute sa place.

Après l'adresse aux communistes adoptée en janvier, la délégation du PCF a acté avec nos partenaires un texte portant sur notre ambition politique. Des discussions sont aussi engagées sur le programme partagé et sont résumées dans un document de travail provisoire. Ces textes sont soumis à l'appréciation des communistes et doivent être enrichis, évalués puis validés par la Conférence Nationale. Nos ambitions pour les élections législatives sont également partie intégrante des choix que nous voulons arrêter en juin sur les échéances de 2012 et sont elles aussi débattues nationalement. Elle doivent se poursuivre en intensifiant les échanges avec les fédérations, avec les communistes dans les circonscriptions, et ouvrir dès maintenant le débat sur les candidatures en plaçant la parité des candidatures titulaires ainsi que l'ouverture au monde du travail et aux forces citoyennes engagées à nos côtés au cœur de nos objectifs.

  • La deuxième condition de la réalisation de notre ambition politique est que le Parti communiste investisse pleinement la démarche du Front de Gauche, avec toute l’énergie, l’esprit d’initiative et de rassemblement dont il est capable, comme viennent encore de le montrer les cantonales, après la bataille des retraites et bien d’autres avant.

Nous devons ambitionner une campagne du Front de Gauche 2012 qui mette au cœur du débat politique les choix de la future majorité législative pour battre la droite et l'extrême droite et sortir la France de la crise. Nous pouvons mener une campagne qui s'appuie sur des centaines de candidat-es qui portent l'objectif d'ouvrir les portes du pouvoir au peuple pour en faire l'acteur du changement : 1200 voix pour porter nos objectifs de transformation sociale et exprimer la diversité et la force collective de notre rassemblement. L'objectif essentiel sera d'aboutir à un groupe du front de gauche où la composante communiste sera renforcée pour mieux répondre aux attentes de la population.

Dans cet objectif, le Conseil national verse au débat des communistes les propositions suivantes :

  • 1. Construire des fronts autour des grandes urgences sociales : la lutte contre la précarité, pour le logement, l'école, la santé, les transports, l'égalité femmes hommes, contre les discriminations. ... Nous proposons en particulier un front contre la vie chère, pour l'augmentation des salaires, des retraites et des minima sociaux ; autour de grandes réformes sans lesquelles le changement sera impossible : maîtrise publique bancaire, renouveau industriel et technologique, construction d'une 6ème République, planification écologique ..

Nous proposons notamment un front contre le pacte euro+ et pour une autre Europe avec l'organisation d'un meeting du Front de gauche et du PGE le 3 mai à Paris.

  • 2. Travailler à l'élargissement de la dynamique du Front de gauche en mobilisant l'engagement citoyen d'une part croissante des forces vives du pays à travers des assemblées citoyennes ou sous toute autre forme : en construisant dès maintenant des dynamiques de débats, d'ateliers, d'actions, de mobilisations.

Nous pourrions par exemple créer des ateliers législatifs pour élaborer avec les citoyens dans les circonscriptions des propositions de lois qui répondent aux attentes populaires.

  • 3. C'est avec cette ambition de déploiement populaire du Front de gauche que le conseil national a instruit la question de la candidature à l'élection présidentielle.

Quatre candidatures sont soumises au débat des communistes, celles d'André Gérin, d'Emmanuel Dang Tran, d'André Chassaigne et de Jean-Luc Mélenchon. Compte tenu de l'engagement très majoritaire des adhérents dans la stratégie du Front de gauche, nous considérons que l'essentiel de la discussion des communistes porte déjà sur le choix entre ces deux dernières candidatures.

Le conseil national invite les communistes à faire leur choix non pas en soutien à une personnalité car aucune de ces deux candidatures à elle seule ne clôt l'accord d'ensemble mais au regard de deux critères politiques :
une volonté, celle d'aboutir à un accord qui permette à la dynamique que nous avons initiée de franchir une étape décisive en 2012 .

Une exigence claire, celle que le choix d'une candidature respecte les objectifs que nous exprimions dans l'adresse aux communistes adoptée début janvier. Elle est pour nous conditionnée à la conclusion d'un accord d'ensemble satisfaisant nos objectifs politiques, un accord qui garantisse le respect d'engagements collectifs, la diversité de notre rassemblement, et la place de notre Parti.

Le processus de préparation de la conférence Nationale est désormais ouvert.

Nous versons au débat des communistes l'ensemble des éléments issus de ce Conseil National :

L'introduction au débat de Pierre Laurent, secrétaire national de notre Parti, les analyses et les opinions qu'elle contient,en particulier celle qu'il exprime sur la candidature à la Présidentielle, la discussion qui a suivi, les textes discutés avec nos partenaires, l'adresse, toujours d'actualité, que le Conseil national a adressé aux communistes en janvier.

Nous appelons dès maintenant à la tenue d'assemblées générales de communistes pour mener un débat le plus large possible permettant la participation de toutes les adhérent-e-s.

Ces réunions doivent faire l'objet de compte rendus envoyés à la Présidence du Conseil National . La présidence mettra en place une commission, représentative de la diversité des opinions exprimées, chargée de récolter ces procès verbaux , de les mettre à la disposition de tous les communistes, ainsi que tous les éléments qui les aideront à formuler leur choix, notamment les argumentaires explicitant le sens des différentes candidatures..

Chaque fédération décidera de la forme la plus efficace que pourra prendre la mise en commun départementale de ces discussions.
Nous avons en effet besoin de l'apport et de l'implication de tous les communistes, dans un débat serein et responsable, pour que nos décisions soient élaborées collectivement et que chaque adhérent se retrouve dans les décisions qui seront prises.
Les fédérations devront veiller à envoyer des délégations à la conférence nationale représentatives de la diversité de leurs débats, sur la base d'une proposition de représentation conforme à nos statuts : des délégations élues par les conseils départementaux que nous proposons de fixer à 3 délégué-e-s par département plus 1 par tranche de 5OO, l'ensemble des membres du Conseil National qui sont délégué-e-s de droit, et des délégations des parlementaires communistes, dans lesquelles nous proposons qu'ils soient tous et toutes présentes.
La conférence nationale serait ainsi composée de 800 délégué-e-s environ, à jour de leurs cotisations.

Cette conférence nationale des 3, 4 et 5 juin, après débat instruit à partir de tous ces éléments d'appréciation, élaborera le bulletin de vote comportant la proposition de candidature pour l'élection présidentielle et les adhérents se prononceront en toute souveraineté les 16, 17 et 18 juin sur cette proposition.

 

Le PCF veut un accord global, présidentiel et législatif + rapport de Pierre Laurent

La direction communiste se réunit aujourd'hui et demain pour définir la ligne politique pour 2012. Elle ne devrait pas se prononcer ce week-end sur le nom du candidat à l'Élysée.

Il ne fait aucun doute qu'une ligne politique sera adoptée pour les échéances électorales de 2012 au Conseil national du PCF qui se réunit aujourd'hui et demain au siège, place du Colonel-Fabien. On est en revanche moins sûr qu'il se prononce sur le candidat du Front de gauche à la présidentielle.

Alors que ses partenaires, le Parti de gauche (PG) et la Gauche unitaire (GU), ont déjà choisi Jean-Luc Mélenchon, le PCF veut conditionner le nom du prétendant à l'Élysée à un « accord global incluant le programme partagé, la stratégie politique et les législatives », explique Pierre Laurent.

Certes, dans son rapport d'ouverture, le dirigeant communiste entend souligner que « les candidatures en présence doivent être étudiées avec leurs avantages et leurs inconvénients », estimant que celle de « Jean-Luc Mélenchon doit être examinée comme une hypothèse sérieuse », mais, précise-t-il, « dans le cadre d'un accord global ». La précision semble d'autant s'imposer que les pourparlers entre responsables du Front de gauche coincent sur les législatives. « Si c'est pour avoir 75 % de candidats PCF, ça ne va pas, explique à l'AFP Éric Coquerel. Il faut un équilibre qui reconnaisse son poids, mais pas dans un rapport hégémonique. »

Le dirigeant du PG plaide pour des discussions sur la base de 50 % de candidats PCF, 30 % pour son parti et 20 % pour la Gauche unitaire et autres associatifs ou syndicalistes. Quant au PCF, il en revendique 80 %. « L'accord législatif doit respecter l'ancrage territorial des forces en présence, car il s'agit de créer une dynamique sur le terrain », réplique Pierre Laurent.

Mais, selon Christian Picquet, « tout le monde est d'accord pour que le PCF soit la force la mieux représentée. Néanmoins, les autres composantes ne peuvent être en état de subordination totale ». Le porte-parole de la GU estime « essentiel d'afficher la diversité du Front de gauche. Nous sommes un rassemblement de partenaires égaux, même si nous ne sommes pas de taille équivalente ».

Durant ce week-end, le Conseil national du PCF devra prolonger cette discussion ; plus généralement, il devra étudier le texte sur la stratégique politique. Adopté lors d'une rencontre au sommet du Front de gauche, le 31 mars 2011, le document se prononce pour « une campagne présidentielle et législative collective, avec un programme partagé, des candidatures partagées, des temps de parole partagés, des tribunes partagées, un matériel officiel partagé et une ambition partagée ». Ce texte est, selon Pierre Laurent, « la première pièce de l'accord global que l'on veut conclure ».

Il appartiendra ensuite aux communistes de discuter de l'ensemble des éléments jusqu'au vote de la conférence nationale du PCF, les 4 et 5 juin 2011. Cette instance réunissant les délégués devra se prononcer sur le nom du candidat qui portera les couleurs du Front de gauche. Laquelle proposition sera ratifiée par le vote des adhérents.

Mina Kaci

Le rapport de Pierre Laurent en ligne

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