
Après des années de conservatisme et de maintien des discriminations par la droite, des progrès pour l’égalité des droits à se marier et à fonder une famille sont enfin possibles .
Notre satisfaction n’est pourtant que partielle car cette égalité s’annonce bien incomplète. La Ministre de la Justice s’est en effet prononcée pour le maintien des discriminations dans l’accès à la procréation médicalement assistée. Aucun progrès n’est annoncé non plus concernant un droit simple à la filiation pour le/la conjointe, comme cela existe dans les couples hétérosexuels avec la "présomption de paternité".
Or, il n’existe pas en République de citoyen-ne-s plus égaux que d’autres, en particulier en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. Ces demi-mesures seraient en outre une dangereuse invitation à un retour en arrière, laissant la porte ouverte à toutes les forces réactionnaires, toujours hostiles aux LGBT et aux droits des femmes, les évènements violents de ce week-end l’ont bien montré.
Pour notre bien être à tou-te-s, hommes, femmes, de tous les âges, l'établissement de la légitimité publique, politique de l'union de personnes de même sexe via l'égalité des droits face au mariage et à l'adoption doit se faire rapidement.
C’est pourquoi les élus communistes et la fédération de l’Hérault du Parti Communiste Français appellent à se joindre nombreuses et nombreux au rassemblement régional pour l’égalité et contre l’homophobie organisé par la Lesbian and Gay Pride Montpellier Languedoc-Roussillon le samedi 15 Décembre 2012 à Montpellier.
Mot clé - Hérault
Les élus communistes de l'Hréault appellent à se joindre au rassemblement régional pour l’égalité et contre l’homophobie le samedi 15 décembre 2012.
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le mardi 20 novembre 2012, 10:44 - Tous les billets
Ligne SNCF Béziers -Neussargues : la motion votée par le Conseil Général de l'Hérault.
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le lundi 19 novembre 2012, 16:29 - Tous les billets

Le Conseil général de l’Hérault,
CONSIDÉRANT :
Que malgré la mise en place du TER à 1€ entre Béziers et Ceilhes décidée par le Conseil Régional autorité organisatrice des transports, la direction de la SNCF compromet de la pérennité et le développement de la ligne ferroviaire Béziers-Neussargues en décidant de supprimer 22 trains hebdomadaires dès décembre 2012.
DÉPLORE :
- Que cette suppression de trafic entrainera des suppressions d’emplois de cheminots et à terme la fermeture de la gare de Magalas ;
- Que les bus de substitution entre Bédarieux et Béziers engorgeront davantage une route départementale déjà surchargée.
AFFIRME :
Que la ligne Béziers-Neussargues-Clermont-Ferrand répond à des enjeux d’aménagement, environnementaux et économiques de notre territoire ainsi qu’aux besoins de transports collectifs des usagers.
DEMANDE :
A la direction de la SNCF et à l’autorité organisatrice des transports de réunir tous les protagonistes concernés pour sauvegarder et développer cette ligne ferroviaire en modernisant les matériels et préservant les moyens humains pour un service public ferroviaire de qualité dans l’intérêt de tous les citoyens.
Réducation du Programme Européen d'Aide aux plus Démunis (P.E.A.D.) : François Liberti, président du groupe communiste au Conseil général de l'Hérault, écrit au Président de la République.
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le lundi 19 novembre 2012, 15:53 - Tous les billets

Monsieur le Président,
L’Union Européenne poursuit avec ténacité son projet de réduction drastique du Programme Européen d’Aide aux plus Démunis (P.E.A.D.), alors que la situation de nombre de nos concitoyens s’aggrave de jour en jour.
Élu de l’Hérault, c’est au quotidien que je rencontre, avec mes amis, des situations dramatiques, concernant les difficultés pour un nombre toujours croissant de personne à faire face aux besoins élémentaires de la vie (loyer, chauffage, alimentation).
La situation de l’emploi dans notre département atteint des sommets aujourd’hui, jugez –en par vous-mêmes :
- Un chômage départemental qui touche près de 100 000 personnes (A, B, C) et représente 14,4% de la population active, avec une hausse de 10% sur un an, concentrée (+19,7%) sur la catégorie des plus de 50 ans.
- Un RSA servit à près de 50 00 personnes (dont 18 000 en complément d’une activité professionnelle).
L’Hérault se situe en tête des départements pour ce qui concerne la situation sociale de sa population et cumule également le fait que la moyenne de niveau des salaires est nettement inférieure à la moyenne nationale.
L’activité des associations caritatives et de solidarité explose, ainsi que l’a révélé la dernière enquête annuelle du Secours catholique, qui note également une évolution inquiétante s’agissant de l’accueil de plus en plus fréquent de « travailleurs pauvres », de ménages monoparentaux et de jeunes.
L’action de notre Département, qui consacre 721 millions d’euros à la solidarité départementale (soit 54% de son budget), si elle permet d’amortir le choc social, ne suffit à l’évidence à enrayer la progression de la misère sociale induite par la crise que nous traversons.
Votre élection, Monsieur le Président, a suscité de nombreux espoirs pour sortir de notre pays d’une situation catastrophique sur le plan économique et social : c’est vrai en ce qui concerne les citoyens qui ont vu leur pouvoir d’achat et leurs espoirs d’une vie meilleure mis à mal par 10 ans de politique libérale au profit des plus favorisées ; c’est vrai également pour de nombreux élus, et singulièrement par la majorité des conseillers généraux de l’Hérault. Ensemble, nous avons dénoncé l’acte II de la décentralisation, les transferts de charges non compensés, la baisse des dotations publiques et la perte de l’autonomie fiscale qui obèrent une action plus massive de notre institution.
Compte tenu de la situation que connaissent notre département et le pays, nous vous demandons d’intervenir afin que la diminution annoncée de 75% du P.E.A.D. soit annulée et que l’Europe, au-delà de sa mission de gardien de l’orthodoxie budgétaire et monétaire joue pleinement son rôle social au bénéfice des plus démunis.
Il serait paradoxal que la Communauté Européenne, représente des peuples et des gouvernements du continent, sacrifie son intervention pour enrayer la montée de la pauvreté, il en va de la responsabilité des Etats, des parlementaires et de la Commission Européenne.
Avec l’ensemble des associations qui œuvrent au quotidien nous resterons vigilants et déterminés.
Veuillez recevoir, Monsieur le Président de la République, l’expression de nos salutations républicaines.
François Liberti.
Vice président du Conseil général de l'Hérault
Conseiller général de Sète II
Ancien Député et maire de Sète
Président du groupe communiste
L'ADECR 34 apporte son soutien à Mohammed Yaqoubi, postier et syndicaliste à St Jean de Védas.
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le jeudi 8 novembre 2012, 10:53 - Tous les billets

L’Association Départementale des Elus Communistes et Républicains de l’Hérault (ADECR 34) demande l’arrêt des poursuites contre Mohammed Yaqoubi, postier à St Jean de Védas, syndicaliste à la CGT.
L’ADECR 34 apporte son plein et entier soutien à M. Yaqoubi. D’une part, son travail exemplaire ne saurait être remis en doute et apprécié par de nombreux usagers ; d’autre part, par son action il a démontré que les « process de modernisation » libérale de la direction de la Poste sont complètement obsolètes et inadaptés à la réalité.
Cela a pour conséquence une atteinte à la continuité du service public postal. Ce service public est une nécessité absolue pour le développement de nos territoires, qu’ils soient ruraux, urbains ou périurbains. C’est une nécessité pour le bien être tant des populations que le développement économique de nos territoires.
Enfin, l’ADECR 34 demande l’arrêt des poursuites et la réintégration de Mohammed Yaqoubi : la criminalisation de l’action citoyenne et syndicale des salariés est indigne de notre démocratie. Réclamer le paiement d’heures supplémentaires dû par son travail est droit, non un délit !
Les cadres de la Poste devrait écouter les salariés au lieu de perdre leur temps à se mettre à dix contre un salarié… Surtout quand ce dernier leur démontre comment la productivité de la Poste peut être assurée !
François Liberti
Président de l’association ADECR 34
Nadine Despretz
Secrétaire de l’ADECR 34
SANOFI Montpellier : Motion adoptée par le Conseil général à l'initiative du groupe communiste.
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le vendredi 21 septembre 2012, 14:21 - Tous les billets
Motion sur le plan social annoncé par le groupe SANOFI
Considérant
- la situation de l’emploi dans notre pays et plus particulièrement dans notre département en cette rentrée 2012 et les perspectives particulièrement sombres pour un retour à une croissance économique susceptible de dynamiser l’emploi, en particulier dans notre département et au niveau régional ;
- les engagements du Président de la République et de son gouvernement s’agissant du « redressement productif » et de l’attention toute particulière que cet objectif appelle à propos de la recherche publique et privée ;
- les enjeux en termes de santé publique pour l’avenir des populations de notre pays et de l’ensemble de la planète,
Considérant la situation de l’entreprise SANOFI :
- Entreprise classée 2° au CAC 40, dont les bénéfices se sont élevés à 8,8 milliards d’€ en 2011 et qui a distribué 3,4 milliards d’€ à ses actionnaires pour l’exercice 2010 (à noter que le bénéfice net par action est passé de 2,94€ en 2008 à 4,31) ;
- Elle emploie en 2012 plus de 6 500 personnes dans son pôle recherche et développement, soit 1 000 de moins qu’en 2007 (-22%) ;
- Sur le site de Montpellier, l’effectif est de près de 1150 salariés contre près de 1400 en 2009 soit une baisse de 250, touchant pour l’essentiel les postes sous CDI (-20%) ;
- Le plan social vise la suppression sur Montpellier de l’ensemble de l’activité Recherche et Développement (200 emplois) et sans doute de 300 emplois induits chez la sous-traitance, sans compter les emplois indirects, l’arrêt de projet de développement en chimie pour lequel des investissements importants ont été réalisés,
Le Conseil général de l’Hérault, réuni en session plénière ce 17 septembre 2012, informé de la situation de l’entreprise SANOFI et de la volonté de ses dirigeants de mener un plan social extrêmement lourd qui liquiderait en particulier l’activité de recherche et développement sur le site de Montpellier,
S’inquiète des retombées de ces décisions sur l’économie départementale et régionale dans un premier temps et sur la pérennité d’un pôle de recherche publique et privée déterminant pour l’avenir de nos territoires ;
Dénonce le fait qu’une entreprise de cette envergure, engagée dans un secteur stratégique au plan de la santé publique, qui réalise des bénéfices conséquents et rémunère largement son actionnariat se soit engagée dans une course à la rentabilité éhontée faisant fi et de ses salariés et de sa responsabilité dans la réponse aux enjeux fondamentaux de l’avenir de la santé humaine ;
Dénonce que l’annonce du plan social a été occulté et retardé après les élections par le précédent gouvernement.
Demande
- au gouvernement et au Ministre du Redressement Productif à intervenir pour contraindre les dirigeants de cette entreprise à reconsidérer l’orientation stratégique qu’ils ont définie au titre de l’intérêt supérieur de la Nation de disposer de tous les atouts d’une recherche fondamentale et appliquée de haut niveau pour préparer l’avenir et au titre également des fonds publics ou des facilités fiscales dont a pu bénéficier ce groupe s’agissant en particulier des dispositions d’appui à la recherche (crédits d’impôts, subventions, collaboration avec la recherche publique…),
- que soit élaborée une loi sur l’interdiction des licenciements « boursiers » dont usent des entreprises en parfaite situation financière dans le but de maximiser ses profits et les dividendes versés ;
Appelle l’ensemble des élus et de la population à soutenir la lutte des salariés et appuie les initiatives pour élaborer des alternatives sérieuses aux décisions en cours.
Défense du Service Public au plus près des citoyens : les élus communistes et le Front de gauche apportent leurs soutiens aux postiers en luttes lors d'un rassemblement syndical à Montpellier.
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le lundi 25 juin 2012, 14:48 - Tous les billets
Michel Passet, secrétaire départemental du PCF 34 et porte-parole du Front de gauche, était présent pour apporter le soutien du Parti aux deux postiers qui passaient en conseil de discipline pour leur action comme syndicaliste.
Parmi ces deux postiers, se trouve notre camarade Dimitri Estimbre, membre de l'ADECR 34, élu conseiller municipal à Bédarieux.
Nos camarades Jacky Tello (élu aussi à Bédarieux) et Jean-Charles Sers (Postier, maire de Castelnau de Guers), étaient aussi présents au titre de la solidarité de lutte pour le maintien d'un service public postal de qualité dans tout le département. Valérie Sers (suppléante de Sébastien Andral sur la 7ème cirocnscription) était là aussi.
Frédérique Thonnat, syndicaliste FSU et qui étaient la candidate du Front de gauche sur la 1ère circonscription de l'Hérault était présente aussi pour apporter la solidarité de sont syndicat.
Hérépian - 23 mars : rencontre débat autour de la réforme des collectivités locales avec François Liberti, conseiller général PCF-Front de gauche de l'Hérault et Véronique Diaz, syndicaliste.
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le mercredi 14 mars 2012, 10:11 - Tous les billets

La réforme territoriale votée par Le parlement et le Sénat bouleverse de fond en comble notre République. Elle fait disparaître un pan de souveraineté, étouffe les collectivités aux plans financiers et règlementaires, pousse à la privatisation massive des services.
Tout est fait pour éloigner les citoyens des lieux de décisions et s’attaque à l’élu de proximité qu’est le maire dans chaque commune. Le choix est clair : l’économique doit prévaloir sur le politique, l’argent sur la citoyenneté. Il s’agit d’affaiblir la démocratie locale, les moyens de fonctionnement et d’investissement.
L’ADECR et le PCF membre du Front de Gauche se battent pour abroger cette réforme des collectivités imposée par Sarkozy et soutenue par le PS sur plusieurs articles. Une réforme territoriale qui place au coeur des décisions les citoyens et les élus de proximité est à construire. Une véritable politique de décentralisation démocratique et une réforme fiscale de grande ampleur doivent voir le jour.
Montpellier - Jumelage avec Bethléem : Michel Passet, président du groupe communiste de Montpellier et de son agglomération, répond aux questions de France Bleu Hérault.
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le mardi 21 février 2012, 09:53 - Tous les billets
L'interview est située entre la 6ème et la 8ème minutes du journal du 21 février 2012.

Lunel : Patrick Dhainaut et Michel Périer apportent leurs soutiens au candidat du Front de Gauche, Jean Luc Mélenchon.
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le dimanche 22 janvier 2012, 15:46 - Tous les billets
Communiqué de presse
En notre qualité de conseillers municipaux de Lunel, nous apportons notre soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour les présidentielles 2012, seule porteuse d’espoir d’un véritable changement.
A ce titre nous agirons au sein des assemblées citoyennes du Front de Gauche dans le Lunellois.
Nous appelons, d’ores et déjà, au rassemblement le plus large autour de cette candidature.
Un comité de soutien local devrait prochainement voir le jour.
Patrick Dhainaut et Michel Périer
Lunel le 21 janvier 2012
20 janvier, 18h30 à Sète : Rencontre débat avec Nicole Borvo Cohen-Seat pour continuer la lutte pour l'abrogation de la réforme territoriale.
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le mardi 17 janvier 2012, 11:20 - Tous les billets
Madame, Monsieur, le Maire Cher collègue,
Depuis le vote de justesse par le parlement fin 2010 des lois sur la réforme territoriale le gouvernement avec les préfets au travers des CDCI et nouveaux schémas, ont mis la pression sur les élus locaux pour boucler en force le dossier de l’intercommunalité d’ici fin 2011.
Vous le savez, avec la suppression de la taxe professionnelle et son remplacement aléatoire par des dotations d’état gelées et des taxes non pérennes, les collectivités territoriales ont perdu l’autonomie financière, c’est quasiment une mise sous tutelle des départements, des régions, des communes et des intercommunalités.
Cette vision étatique du territoire source d’affaiblissement de la démocratie de proximité au bénéfice de la métropolisation sur fond de concurrence entre les territoires et de marchandisation des services publics de proximité, a suscité inquiétude et opposition de nombreux élus dans notre département comme dans tout le pays.
Les élus communistes et républicains se sont fortement mobilisés contre cette réforme. Dans l’Hérault c’est pas moins de 80 rencontres publiques organisées pour expliquer, débattre et proposer une autre réforme, sur le terrain ils ont aussi participé à de nombreuses manifestations et fait signés des milliers de pétitions.
Nombreuses sont les communes du département de l’Hérault qui ont délibéré, avec avis défavorable, aux projets de nouveau schéma présenté par le Préfet.
Enfin pour la première fois sous la 5ème république une majorité de gauche a été élue au Sénat.
Exaspérés par la remise en cause brutale d’années de constructions Intercommunale librement consenties, de saccage des territoires, des réductions des services publics locaux, d’asphyxie financière, une majorité de grands électeurs ont durement sanctionné le Gouvernement. Un nouveau champ d’action s’ouvre à nous.
La gauche au Sénat doit tout de suite agir pour un moratoire sur les schémas préfectoraux avec comme objectif l’abrogation de la réforme territoriale.
Le Préfet ne peut continuer à vouloir nous imposer un schéma et un calendrier que même le 1er Ministre ne peut plus aujourd’hui justifié.
Tel est le sens de la lettre que j’ai adressé en tant que Conseiller général au Préfet à propos de la CDCI.
L’abrogation de la réforme territoriale est la nouvelle étape de ce combat !
Pour les élus communistes et républicains c’est un objectif majeur.
C’est un point de résistance, d’action et de mobilisation contre les nouvelles mesures de restrictions budgétaires que le gouvernement s’apprête à prendre à l’encontre des collectivités.
C’est aussi une nouvelle base de rassemblement pour ouvrir la voie à une vraie décentralisation, à une libre administration des collectivités avec la création de nouveaux services publics et une intercommunalité faite de respect des élus et d’efficacité pour les populations.
Un grand débat public sur l’avenir des territoires et des collectivités doit s’ouvrir.
Dans cet esprit l’association des élus communistes et républicains vous convie à une rencontre publique
Le vendredi 20 janviers 2012 à partir de 18h15
Salle du Provençal (dite salle de la boule rouge)
Boulevard de Verdun, à Sète
Cette rencontre publique se fera en présence de
Nicole Borvo – Cohen Seat,
Sénatrice, présidente du groupe Communiste et Citoyen
Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, Cher collègue, à l’expression de mes sincères salutations.
François LIBERTI
Président de l’Association Départementale
Des Elus Communistes et Républicains
Postiers en grève dans l'Hérault : L'ADECR 34 apporte son soutien aux grévistes
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le vendredi 23 décembre 2011, 11:05 - Tous les billets
Les élus Communistes et Républicains de l’Hérault, réunis le mercredi 21 Décembre en Assemblée Générale, expriment leur soutien total aux postiers des différents centres en grève en ce moment pour défendre leurs conditions de travail.
Les Elus exigent de la Direction de La Poste que des négociations sérieuses soient ouvertes afin de trouver rapidement un épilogue à ce mouvement dans l’intérêt des postiers et du public.
Montpellier, le 22 décembre 2011.
Le groupe citoyens de gauche de Bédarieux vous invite à son bilan annuel.
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le lundi 19 décembre 2011, 10:22 - Tous les billets
Le groupe « Citoyens de Gauche » du Conseil Municipal de Bédarieux vous présentera son bilan annuel :
Jeudi 22 décembre 2011
À 18 heures
salle Achille Bex
Un pot citoyen clôturera cette rencontre
CDCI du 5 décembre : François Liberti écrit au Préfet de l'Hérault pour demander à surseoir à la convocation.
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le vendredi 4 novembre 2011, 15:38 - Tous les billets
Monsieur le Préfet,
Les procès verbaux des Conseils Municipaux et des EPCI sur votre projet de schéma intercommunal pour le département de l’Hérault sont porteurs d’inquiétude, de scepticisme et d’opposition pour bon nombre d’entre eux.
Concomitant aux résultats des élections sénatoriales ces P.V. témoignent de l’opposition des élus à la réforme territoriale qui ne correspond ni à leurs souhaits, ni à l’attente des populations.
Un récent sondage atteste que 77 % des maires sur tout le territoire national considèrent que cette réforme s’est faite sans eux, voire contre eux, souvent en totale contradiction avec leurs programmes et les engagements pris devant les électrices et électeurs.
Le résultat des élections sénatoriales de septembre témoigne de cette opposition grandissante.
Désormais le changement de majorité au Sénat modifie la situation.
Le nouveau Président Jean Pierre Bel ne vient-il pas de demander un moratoire et une abrogation des lois relatives aux réformes des collectivités territoriales ?
En guise de réponse le Premier Ministre François Fillon a annoncé lors d’un déplacement récent en Indre et Loire un report sur la mise en place de la nouvelle carte de l’intercommunalité.
Les schémas qui devaient être bouclés fin décembre 2011 le seront au plus tôt fin juin 2012 sinon fin décembre 2012.
Selon nos informations le Ministre des collectivités locales va réaliser un état des lieux dans chaque département et rien ne sera fait sans l’accord d’une large majorité des élus concernés.
De plus le Premier Ministre a « promis » que le décret ne serait préparé et publié qu’au second semestre 2012 après avis des Conseils Généraux et ensuite du Conseil d’Etat.
Ces nouvelles dispositions affichées, sans parler des échéances électorales à venir, modifient profondément le fond et la forme, calendrier compris.
Telle est la raison pour laquelle je vous demande de surseoir à la convocation de la CDCI prévue pour décembre ou pour le moins d’en modifier l’ordre du jour initial afin de prendre en compte cette nouvelle donne.
Dans l’attente,
Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à l’expression de mes sincères salutations.
François LIBERTI
Dexia : Motion votée par le Conseil général de l'Hérault à la demande du groupe communiste
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le mardi 18 octobre 2011, 09:43 - Tous les billets
Considérant la situation économique de notre pays et, plus largement, de l’Europe, confrontés à une spéculation massive qui fragilise les différents niveaux de la puissance publique, états et collectivités territoriales,
Considérant les politiques libérales d’abaissement du rôle des instances démocratiquement élues face au « marché » et à la toute puissance des réseaux financiers et des spéculateurs,
Considérant enfin l’incapacité voire la complicité de trop nombreux réseaux bancaires à jouer pleinement leur rôle de moteur de l’économie réelle au service des projets sociaux et économiques assurant la relance économique et la satisfaction des besoins des citoyens,
Le Conseil général de l’Hérault, réuni en assemblée plénière ce lundi 17 octobre 2011,
Condamne les plans d’austérité concoctés dans les différents états européens, en particulier s’agissant de notre pays, qui, loin d’assurer une sortie de la crise augure d’une possible récession et d’une aggravation de la vie de millions de nos concitoyens,
Refuse les solutions qui visent à injecter massivement de l’argent public, sans contreparties au nombre desquelles la participation à la gouvernance de l’établissement, dans le sauvetage ou la recapitalisation des établissements bancaires qui ont failli à leur mission première de financement de l’économie et des projets publics d’aménagement du territoire,
Rejette en particulier les solutions avancées pour la banque DEXIA, principal financeur des collectivités pour notre pays : • Sur le dépeçage de cette banque en occultant les responsabilités des dirigeants ; • Sur la prise limitée de pouvoirs des instances publiques pour garantir d’autres pratiques dans les prêts et encours accordés aux collectivités ; • Sur la mise en œuvre d’une entité de « défaisance » des emprunts à risque dont les 90 milliards devront, au final, être payés par les citoyens, ainsi que l’exemple de feu le « Crédit Lyonnais » est encore présent dans les mémoires.
Le Conseil général de l’Hérault souhaite que le financement des collectivités territoriales puisse s’appuyer sur des bases saines et soutient la mise en œuvre d’un pôle financier public dont les missions d’appui au développement des projets d’intérêt général soient clairement affirmées.
Il salue le projet - à l’initiative de l’Association des Maires de France et de plus de 50 collectivités - de création d’une agence de financement des collectivités, qui peut être la première pierre d’un pôle public financier pour le service public, une première pierre en attente d’une réforme plus globale qui nous protège des errements de la gouvernance libérale et de la recherche première du profit.
Déclaration de presse de François LIberti sur la liquidation judiciaire d'AGREXCO.
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le jeudi 1 septembre 2011, 09:03 - Tous les billets
La liquidation judiciaire d’AGREXCO suscite aujourd’hui bien des commentaires.
Pourtant lorsque la décision d’implanter AGREXCO sur le port de Sète a été prise, avec la médiatisation que l’on sait, les questions de fond avaient été posées et tout particulièrement par ceux qui étaient hostiles à cette opération.
Tout d’abord les questions touchant au rôle de cette société dans le pillage des territoires occupés en Palestine en toute illégalité. De même il était visible, comme le nez au milieu de la figure, que de Marseille d’abord, en Italie ensuite et pour finir à Sète, l’objectif recherché était de capter des fonds publics via l’investisseur GEF Groupe dont AGREXCO était l’unique client.
Que de promesses faites sur la venue des navires et des centaines d’emplois à la clef. En dehors d’AGREXCO point de salut, c’est ce que l’on nous a vendu au nom de la mondialisation. Cela a semé beaucoup d’illusions dans la communauté portuaire tellement le devenir du port et de l’emploi était et reste, plus que jamais, une préoccupation majeure.
La réalité vient de rappeler crûment la « valeur » qu’il faut accorder aux effets d’annonces.
Lorsque la décision d’installer AGREXCO dans le port de Sète a été prise, j’avais proposé que la Région intervienne pour que l’investisseur GEF Groupe s’oriente vers d’autres entreprises commerciales qu’AGREXCO afin de justifier l’installation du terminal fruitier et notamment sur les produits non concurrentiels avec les productions agricoles régionales. Pourquoi pas l’ouverture d’une ligne maritime assurant le transport des agrumes provenant du Maroc et du sud de l’Espagne qui génère, chacun le sait, un trafic massif de camions sur le réseau autoroutier. Or c’est bien ce choix qui est désormais posé si on veut rendre crédibles les investissements importants qui ont été réalisés avec ce terminal fruitier qui sur ce site ne peut servir à autre chose.
De toute évidence il est aujourd’hui nécessaire que soit faite une mise à plat sur les conséquences financières et juridiques afin que ce triste épilogue ne fragilige pas plus l’ensemble de l’activité portuaire.
J’espère que cela servira de leçon quant aux effets d’annonces sur les investissements et projets à venir.
SDCI de l'Hérault : DECLARATION DU GROUPE COMMUNISTE AU CONSEIL D’AGGLOMERATION DU 28 JUILLET 2011 ET AU CONSEIL MUNICIPAL DU 25 JUILLET 2011
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le lundi 25 juillet 2011, 14:48 - Tous les billets
Monsieur le Préfet a présenté pour notre département les grandes lignes de son schéma de coopération intercommunale.
Dans le cadre de la procédure d’adoption du SDCI, il nous est demandé notre avis.
Ce cadre procédural, issu de la réforme très controversée des collectivités territoriales, ne favorise pas la participation citoyenne.
Nous tenons à réaffirmer un principe fondamental, qui, pour nous, est le fondement même de notre République.
Nous soutenons la constitution d’intercommunalités choisies qui ne dépossède pas les communes.
Forts de lois votées de justesse par le Parlement fin 2010, le gouvernement et ses préfets mettent la pression sur les élus locaux pour « boucler » le dossier de l’intercommunalité d’ici fin 2011, sans aucun débat démocratique. Ces lois ont pour objectifs de répondre au Pacte de l’Euro, à l’Europe de la concurrence, aux exigences des marchés financiers.
Après la suppression de la Taxe Professionnelle et son remplacement aléatoire par des dotations d’État gelées et des taxes non pérennes, les collectivités territoriales sont privées depuis deux ans de toute marge de manœuvre financière ; elles sont étranglées.
Avec la mise en place des Commissions départementales de coopération intercommunale (CDCI), la plupart des préfets présentent leur vision étatique du territoire et veulent imposer, sans délai, une nouvelle organisation territoriale du pays.
Les préfets veulent imposer des adhésions de communes, fusions, extensions de communautés, en supprimant au passage de très nombreux syndicats intercommunaux. Cela préfigure la disparition des départements, de nombreuses communes et l’affaiblissement de la démocratie de proximité, au bénéfice de la métropolisation, sur fond de concurrence entre les territoires.
Nous nous prononçons très clairement contre ces lois centralisatrices, ce démantèlement de la démocratie de proximité, qui favorise de grandes collectivités éloignées du citoyen et contre cette soumission de nos territoires aux lois du profit, aux grands groupes privés. Les Parlementaires communistes et républicains, citoyens et du Parti de Gauche ont mené des batailles remarquables au sein de l’Assemblée nationale et du Sénat, pour s’opposer à ces choix et proposer la solidarité des territoires, les services publics et un État garant de l’égalité des citoyens.
La loi a donc une cohérence : même si, grâce à la bataille menée, des atténuations ont été apportées, l’essentiel de la réforme a été maintenu, à savoir un coup de poignard contre la démocratie locale supprimant tout un pan de la souveraineté populaire dans notre pays. La réforme de l’intercommunalité participe tout particulièrement de ce projet anti-démocratique et anti-républicain. Nicolas Sarkozy n’en fait d’ailleurs pas mystère comparant lors du discours de Saint-Dizier son action à celle de l’État centralisateur face à la féodalité ! Cette « recentralisation » de la décision passe par la transformation des intercommunalités et leurs élus en simples instruments de l’État, réduits à mettre en œuvre les compétences que l’État ne veut plus assurer, le tout dans un contexte d’asphyxie financière.
C’est pourquoi les élus communistes et républicains exigent l’abrogation pure et simple de cette loi liberticide qui favorise de grandes collectivités éloignées du citoyen et qui soumet nos territoires aux lois du profit, aux grands groupes privés. Ils demandent plus que jamais le respect de la libre administration communale et des choix de coopération intercommunale.
L’intercommunalité ne peut et ne doit être que le produit de la concertation entre collectivités à égalité de droits et de devoirs. Ces collectivités, en particulier les communes et les communautés, doivent s’accorder notamment sur le caractère mutuellement avantageux de la coopération et doivent pouvoir répondre aux besoins locaux des populations. Pour cela, un débat pluraliste, ouvert, associant la population, doit s’instaurer, un débat entre les communes et les communautés, pour trouver les meilleures solutions propres à répondre à l’intérêt général.
Nous voterons donc la délibération proposée sur un seul point : le rejet de la proposition du Préfet.
SDCI de l'Hérault : Les documents sur la fiscalité présentés lors de la réunion en Préfecture du 10/06/2011.
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le lundi 27 juin 2011, 14:58 - Tous les billets
Outres le incidences financières sur les EPCI fusionnées et les compétences de celles-ci, cette réunion concernait aussi la fiscalité de l’aménagement et le regroupement de commune en zone de montagne.

AIDE à L’AUTONOMIE, FINANCEMENT DE LA DEPENDANCE : IL Y A URGENCE A AGIR POUR LE RESPECT DE L’ETRE HUMAIN
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le mercredi 15 juin 2011, 09:51 - Tous les billets
Le 12 mai 2009, le Président de la République annonce un projet de loi sur la création d’un « cinquième risque » afin de prendre en charge la « dépendance ». Le 16 novembre 2010, il réitère sa volonté de promulguer une loi avant fin 2011.
Le 10 juin 2011 , Mme la ministre Roselyne Bachelot, est venue débattre à Montpellier sur ce sujet un nombre importants d’organisations unissant professionnels, personnes âgées et familles ont manifesté ce jour là pour que les personnes en manque d’autonomie soient considérées pleinement comme des citoyens et des assurés sociaux.
Ils alertent l’opinion publique sur les préoccupations actuelles des familles des professionnels des résidents dues aux restrictions budgétaires drastiques dans le champ de la dépendance.
En effet, la qualité de la prise en charge des personnes dépendantes se dégrade avec notamment une diminution de personnel pour réduire les coûts.
La fédération du parti communiste français de l’Hérault et ses élus, agissent afin que les propositions gouvernementales prennent en compte les demandes des organisations des directeurs d’établissements, des médecins, des équipes paramédicales, des familles et des citoyens concernés.
En effet les personnes en situation de handicap quel que soit leur âge doivent bénéficier enfin, du droit commun en matière de protection sociale.
Devant l’absence de compensation des handicaps par la sécurité sociale, les pouvoirs publics avaient créé en 1975 une allocation compensatrice (ACTP) permettant de financer l’aide apportée par une tierce personne aux personnes handicapées quel que soit leur âge et l’origine du handicap. L’augmentation du coût de ces allocations du fait du vieillissement démographique a conduit, en 1997, à séparer les personnes handicapées de moins de 60 ans des personnes de 60 ans et plus qualifiées de « dépendantes ». Cela a donné naissance à deux dispositifs aujourd’hui très inégalitaires : la prestation de compensation du handicap (PCH) pour les premières et l’allocation pour l’autonomie (APA) pour les secondes.
Actuellement, les propositions avancées par le gouvernement maintiennent cette barrière d’âge.
Or la perte d’autonomie est souvent la résultante multifactorielle de situations, qui jalonnent la vie de tout individu. Elle ne concerne donc pas uniquement les personnes âgées, Elle n’est par ailleurs en rien un risque en soi, ainsi le PCF rejette l’assuranciel. La perte d’autonomie est un état qui justifie la mise en œuvre de moyens et d’expertises divers pour assurer à un individu la poursuite de son existence dans sa dignité .Le PCF rejette le concept du « 5ème risque ».
Nous voulons la promotion d’une protection sociale solidaire avec une sécurité sociale renforcée et élargie dans ses .prérogatives.Il faut donc inscrire le financement de la dépendance dans les ressources de la protection sociale et de la solidarité.
La Fédération PCF de l’Hérault s’associe à toutes les actions engagées par les citoyens pour obtenir les moyens nécessaires aux personnes âgées et aux personnes handicapées.
Réforme territoriale : le nombre de conseiller territoriaux est fixé !
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le mercredi 8 juin 2011, 16:28 - Tous les billets
Le Languedoc Roussillon aura 166 conseillers territoriaux, dont 55 seront issus du département de l'Hérault..
voir le tableau
Intervention de Marie-France Beaufils.
L’objectif du gouvernement est la casse de nos institutions locales et de nos services publics locaux
Certes je ne doute pas que le gouvernement se serait bien passé de ce nouveau projet de loi sur la répartition des conseillers territoriaux.
Je pense même que s’il avait pu éviter de soumettre cette modification imposée par la décision du Conseil Constitutionnel au sénat, il n’aurait pas hésité un instant, tant il doit avoir en mémoire les débats qui se sont déroulés dans notre hémicycle, à propos de la création de ce conseiller territorial.
Il doit se souvenir qu’il n’avait pas de majorité pour supprimer les conseillers généraux et régionaux et créer ces conseillers hybrides, à deux têtes, qui finiront par les perdre toutes les deux, tant ils ne sauront vers quel horizon se tourner ou laisseront l’une d’entre elles s’atrophier au profit de celle qui embrassera la plus grande vision.
Ainsi, sans aucune révision constitutionnelle, les départements vont dépérir, s’évaporer, comme le préconisait la commission Balladur.
Ils deviendront les administrations déconcentrées des régions, grâce à la mise en place, dès 2014, des schémas d’organisation des compétences et de mutualisation des services, entre les départements et la région.
La réforme de l’intercommunalité instituera également une nouvelle répartition des compétences et réduira les pouvoirs des départements. Les élus deviendront peu à peu de simples administrateurs, exécutant des politiques publiques nationales de solidarité et des politiques régionales dans les domaines qui leurs seront dévolus.
D’ailleurs, avec la diminution de plus de 400 conseillers généraux siégeant dans les assemblées départementales, avec des réductions fortes de près de 50% dans certaines d’entre elles, les élus départementaux ne disposeront plus des moyens nécessaires à la mise en œuvre des politiques publiques de proximité, au plus près des préoccupations de leurs concitoyens.
De plus, ces élus siégeant aussi à la région, ils ne disposeront plus du temps nécessaire à l’écoute et aux montages concertés des solutions à apporter aux besoins et aux attentes exprimés par les habitants de leurs départements.
En éloignant les élus départementaux de leurs concitoyens, l’objectif affiché, par le gouvernement, est bien entendu de réduire les dépenses publiques, quitte à réduire la démocratie locale.
La proximité incite en effet les élus à mieux répondre aux besoins qui s’expriment. Il est bien sûr plus difficile de dire non, les yeux dans les yeux à des citoyens forts de leurs attentes et de leurs arguments, que de leur répondre par l’intermédiaire d’un personnel territorial en charge d’assurer la mise en œuvre des politiques définies, et qui n’a pas le pouvoir de les amender et encore moins d’y déroger.
Cette disparition progressive de nos départements ne va pas, pour autant, renforcer nos régions.
Leurs élus, ces futurs conseillers territoriaux, ne seront plus des élus régionaux, élus sur des programmes d’action de dimension régionale, mais des représentants de cantons.
L’article 5 de la loi de réforme des collectivités locales précise que le conseil régional est dorénavant composé, je cite « des conseillers territoriaux qui siègent dans les conseils généraux des départements faisant partie de la région. ». C’est clair.
Ainsi nous revenons sur les lois de décentralisation de 1982 qui transformèrent nos régions en collectivités locales de plein exercice, alors qu’elles n’étaient que des établissements publics gérées par des assemblées composés entre autre de représentants des départements.
Certes cet article prévoit encore que les régions soient administrées par un conseil régional élu au suffrage universel direct.
Mais le fait que ceux qui y siègeront représenteront dorénavant les départements, pose une réelle ambiguïté juridique entre les deux alinéas et fait peser un doute sur la compatibilité entre les notions d’élus au suffrage universel direct et représentant des conseils généraux.
Pour lever cette ambiguïté il suffira alors de biffer le premier alinéa de l’article L 4131-1.
On le voit ainsi, la création de ce conseiller territorial et son mode d’élection est en fait une machine de guerre contre la décentralisation. Elle a pour vocation de réduire l’action des départements, mais aussi de transformer nos assemblées régionales en réduisant leur représentation de la souveraineté populaire.
Ce faisant, si on ajoute à cela, l’encadrement des compétences des départements et des régions, leur spécialisation, et la suppression de leur compétence générale, on aboutit à la mise en place d’établissements publics territoriaux, véritables administrations déconcentrées, gérées par des assemblées d’élus, certes, mais qui ne disposeront que du pouvoir de mettre en œuvre des politiques décidées ailleurs.
Cette recentralisation autoritaire entraînera, de facto, un amoindrissement de la démocratie locale.
En effet, en supprimant l’élection à la proportionnelle pour les assemblées régionales, le pouvoir UMP, tente de réduire la présence des diverses sensibilités politiques existantes dans notre pays, en opposition à sa politique, pour favoriser le pouvoir d’un homme et de son parti.
Il espère ainsi reprendre des directions régionales, que les citoyens lui ont retirées par leur vote.
De plus, chacun reconnaît que ce mode de scrutin est un puissant frein à la présence des femmes parmi les futurs élus.
Pour le Conseil Constitutionnel, rien dans cette loi n’interdit aux femmes de se présenter et d’être élues.
De ce fait, la lettre du deuxième alinéa de l’article 1er de la Constitution semblerait ne pas être remise en cause. Non… mais chacun sait qu’avec cette loi, le plafond de verre qui freine l’accession des femmes à des postes de responsabilités électives sera renforcé.
Ne pas le reconnaître est hypocrite.
Ainsi, l’esprit de notre loi fondamentale est lui, sans contestation possible, largement ignoré.
Pour finir, permettez-moi de revenir sur le principal argument avancé, par le pouvoir, pour justifier la création de ce conseiller territorial.
Je veux parler bien entendu de cette billevesée, cette soi-disant baisse des dépenses annoncée grâce à la réduction du nombre d’élus.
Pour l’étude d’impact, la baisse ne serait que de 0,5% des dépenses de fonctionnement.
Ce serait alors ridicule.
Mais cette baisse relative cache en fait, une hausse considérable des coûts pour les régions, qui verront leur nombre d’élus doubler.
En effet, il y aura désormais, avec cette loi, 3 493 conseillers régionaux au lieu des 1 757 actuels.
Quand on sait qu’avec la réforme des finances locales les régions ne lèvent plus d’impôts, cette hausse aura des incidences non négligeables sur leur budget et par conséquent, sur leurs projets.
Mais l’étude d’impact manque de sérieux.
En effet, outre les frais d’investissement nécessaire pour construire les nouveaux hémicycles qui accueilleront les nouveaux élus, il faudra aussi d’autres locaux de réunion, d’accueil et de bureaux.
Et encore ce ne sont là que des investissements.
Il y aura aussi de fortes hausses de frais de fonctionnement, dont l’étude d’impact ne parle pas : coût de secrétariat, de télécommunication et de déplacements, sans compter les défraiements pour les suppléants, dont il a été question lors de nos débats sur la réforme des collectivités locales.
Il y a donc, a minima, mensonge par omission de la part du gouvernement sur le coût de cette réforme.
Aussi, après la volonté affichée de réduction du mille-feuilles institutionnel, sous-tendant artificiellement cette réforme, qui s’est finalement soldée par la création de nouvelles strates institutionnelles, voici la recherche d’économie sur les dépenses d’élus, qui va se solder par des dépenses en hausse.
Ce faisant la preuve est faite que là n’était pas l’objectif de cette réforme.
L’objectif du gouvernement est clair. C’est la casse de nos institutions locales et de nos services publics locaux.
C’est la recentralisation entre les mains d’un seul homme et de son parti, la réduction de la dépense publique et l’ouverture au privé de nouveaux secteurs d’activité, la mise à mal de la démocratie locale qui fonde pourtant notre République.
Aussi vous comprendrez pourquoi nous sommes vent debout contre cette réforme des collectivités locales et plus précisément contre ce texte qui fera disparaître les conseillers généraux et régionaux.
En le rejetant, le Sénat rendrait possible une autre réforme.
Il n’y a aucune urgence à légiférer, encore moins en procédure accélérée.
Et si demain, en 2012, une autre majorité se rassemble à gauche, nous agirons pour l’abrogation pure et simple de l’ensemble de cette réforme destructrice de nos institutions locales et le conseiller territorial disparaîtra avant même d’avoir vécu.
Intercommunalité dans l'Hérault : le résultat de la SDCI d'avril 2011.
Par ADECR 34 (Association des Elus Communistes et Républicains de l'Hérault) le Le lundi 6 juin 2011, 15:29 - Tous les billets

« billets précédents - page 1 de 3
