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Exigeons le droit de vote pour tous les résidents étrangers dès 2014

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Jeudi 13 décembre, le rassemblement de plus de 50 organisations (associations, syndicats et partis politiques) ont présenté à la presse la pétition demandant au Président de la République d’engager le processus de révision constitutionnelle permettant d’instaurer le droit de vote des étrangers pour 2014.
Le Parti communiste représenté par Jacques Chabalier, responsable national à l'organisation et Isabelle Lorand, responsable nationale aux Droits et Liberté, a confirmé son plein engagement dans cette campagne.
Par la voix de Jacques Chabalier, le PCF a rappelé que cette promesse est faite par la gauche depuis trois décennies.
Le PS, favorable à cette mesure quand il est dans l'opposition y a toujours renoncé une fois arrivé au pouvoir. La loi votée par le sénat le 8 décembre 2011 est maintenant sur le bureau de l'assemblée nationale. Le gouvernement se doit de l'inscrire à l'ordre du jour de l'assemblée nationale rapidement afin que les délais nécessaires à l'organisation de la révision constitutionnelle garantissent ce droit civique essentielle aux résidents étrangers dès 2014.
Si tous les parlementaires de gauche sont fidèles aux engagements qu'ils ont pris devant leurs électeurs, il manquerait 28 voix pour obtenir la majorité des 3/5 au congrès. La gauche n'a pas de quoi avoir peur de son ombre.
C'est une bataille plus que gagnable. Si la droite parlementaire s'arc-boute sur le refus, la gauche doit en appeler à la souveraineté populaire par référendum. La démocratie est toujours une force. Notre peuple l'a souvent démontré dans l'histoire.
Jacques Chabalier a également confirmé que le PCF en appelle aux militants et aux élus communistes pour que partout sur le territoire s'organise, sous toutes ses formes, une campagne de masse et de proximité.

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Pour signer : pétition nationale

Le suffrage universel a été une longue conquête dans l’histoire de la République.
Si, en 1793, lors de la Révolution, la première République en adopta le principe, il fut réellement mis en oeuvre par la IIe République, après la Révolution de 1848. Mais le suffrage resta limité aux hommes jusqu’en 1944, lorsque fut enfin instauré, à la Libération, le droit de vote pour les femmes. Trente ans plus tard, en 1974, l’âge du droit de vote fut abaissé de 21 à 18 ans.
En 1998, les étranger(e)s citoyen(ne)s des pays de l’Union européenne résidant en France ont été admis(es) au vote et à l’éligibilité pour les élections municipales et au Parlement européen.
En mai 2000, l’Assemblée nationale vote une proposition de loi accordant le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales pour les étranger(e)s extracommunautaires, qui résident légalement sur le territoire depuis cinq ans au moins. Le Sénat, à son tour, le 8 décembre 2011, adopte cette même proposition. Il reste à mettre en oeuvre la révision constitutionnelle nécessaire.
De nombreux(ses) responsables politiques de gauche, et aussi du centre et de droite, se sont exprimé(e)s en faveur de ce droit.
En 2012, lors des élections présidentielles et législatives, la nouvelle majorité a inscrit cette réforme dans son programme.
Conformément à ses engagements dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre, en juillet puis en septembre, a promis qu’il y aurait un projet de loi en 2013.
Près de deux millions et demi d’étranger(e)s extracommunautaires vivent et travaillent dans des communes où elles/ils participent à la vie locale et paient des impôts.
Nombre d’entre elles/eux sont responsables d’associations, délégué(e)s de parents d’élèves, délégué(e)s syndicaux(cales)...
La vie locale est un lieu essentiel de la vie démocratique et il n’existe aucune raison pour que toutes celles et tous ceux qui résident sur ces territoires n’y participent pas de façon égale. Il est temps de franchir une nouvelle étape pour l’élargissement du suffrage universel, la démocratie, la cohésion sociale et pour l’égalité des droits.
Les promesses électorales faites depuis plus de trente ans, approuvées par les électeurs(trices) à au moins quatre reprises, depuis 1981, doivent maintenant être tenues.
Nous appelons à la mobilisation citoyenne pour que cette réforme, essentielle pour une République ouverte et fraternelle, soit mise en oeuvre dès les élections municipales de 2014.



Monsieur le président de la République, Nous vous demandons d’engager le processus de re?vision constitutionnelle permettant d’instaurer le droit de vote et d’e?ligibilite? pour nos concitoyen(ne)s re?sident(e)s e?tranger(e)s aux e?lections locales, de?s les municipales de 2014. Cet impe?ratif d’e?galite? et de de?mocratie est urgent !

 

Les photos de la rencontre d'André Chassaigne avec les élus communistes de l'Hérault lors de la discussion sur l'état du projet de la réforme territoriale.

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Groupe des élus communistes de Montpellier - Communiqué de presse : Recherche publique, recherche privée : URGENCES POUR LE MAINTIEN DE LEURS ACTIVITES ET DE LEURS EMPLOIS ! C'est notre santé qui est en jeu.

Les élus communistes de Montpellier ont rencontré le 7 novembre des représentants des salarié-e-s de la recherche tant publique (CNRS, Universités…) que privée (Sanofi) pour examiner la suite à donner aux actions en cours et nécessaires pour sauvegarder l'emploi, mais aussi le potentiel de recherche décisif tant pour la vie de la ville, du département, de la région, que de la santé publique. Ensemble ils ont acté l’importance de la recherche et la nécessité de l’implication des pouvoirs publics dans le cadre d’enjeux nationaux.
Du large échange de vues, il en est résulté :
— le constat que les métiers de la recherche publique et privée souffrent de maux identiques, liés à la volonté de faire passer avant l'intérêt général, le profit financier (pour le privé) et la recherche d'économies sur les investissements collectifs (pour le public). La conséquence est le développement de la précarité (1000 précaires dans la recherche sur Montpellier menacés du chômage) et l'incertitude de l'avenir (250 emplois supprimés à Sanofi, conduisant à empêcher toute recherche dans un secteur de la plus haute importance pour la santé publique).

Les élus communistes ont rappelé qu'avec le Front de gauche, ils avaient contribué à faire voter des motions unanimes aux élus de toute tendance, qui se prononçaient pour faire adopter en urgence une loi interdisant aux entreprises tout licenciement, toute suppression d'emploi destiné à favoriser des opérations boursières. Une majorité de gauche existe au Parlement : il faut mettre l'ensemble des élus devant leurs responsabilités dans ce domaine.

Ils ont rappelé aussi que le moyen de faire sortir les groupes industriels de leur logique de renfort prioritaire des dividendes était de constituer un pôle public du médicament et de la santé.

Quant aux précaires des métiers de la recherche, une loi définissant la fin de l'embauche de précaires pouvait aussi être votée, en remplacement de la loi Sauvadet héritée de la droite.
Ce qui s'inscrirait dans notre refus de la LRU, de la multiplication des offres à court terme au détriment de la recherche pérenne, des "partenariats public-privé", des crédits d'impôts-recherche sans aucun contrôle : c'est d'une toute autre loi sur l'enseignement supérieur et la recherche qu'il est besoin.

Dans l'immédiat, le groupe proposera en accord avec les intéressés, une motion de soutien immédiat dans les collectivités territoriales auxquels il participe.

Dans cette perspective, il a été convenu de maintenir les contacts destinés à renforcer la mobilisation des salarié-e-s de la recherche, et le soutien de l'ensemble de la population.

La pérennisation de l’emploi scientifique public-privé nécessite de mobiliser des moyens financiers, des groupes de travail s’organisent.
Des ateliers législatifs en seront une des formes possibles dans les semaines qui viennent.

 

Pérénité des aides alimentaires de l’Union européenne : une nécessité vitale pour des millions d’européens

PEAD.jpgCOMMUNIQUÉ DU GROUPE FRONT DE GAUCHE DU CG 94

Le vendredi 23 novembre prochain, les Chefs d’Etats et de gouvernement de l’Union européenne devraient statuer sur l’avenir du Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD).

Voté en 1987 par les institutions européennes, ce programme historique d’aide alimentaire européenne coûte seulement 1€ par Européen et par an, et permet - depuis plus de 25 ans - d’assurer les besoins vitaux alimentaires de plus de 18 millions de personnes en grande difficulté.

En cette période de crise financière et économique aggravée où la flambée des prix agricoles et des prix à la consommation rendent inaccessibles à des dizaines de millions d’Européens des produits alimentaires de première nécessité, la disparition du PEAD n’est pas à exclure.

Cette menace est intolérable, de nombreuses associations dénoncent d’ailleurs « cette Europe qui sauve les banques et qui ne tend pas la main à ses pauvres ».

En France, le projet de la Commission européenne de refonte du PEAD signifierait 130 millions de repas en moins en un an pour notamment les quatre associations que sont la Fédération française des Banques alimentaires, le Secours populaire, la Croix-Rouge et les Restos du cœur ; mais aussi pour les milliers d’autres associations qui agissent localement. Ce qui représente 23% à 50% de l’aide du PEAD pour la distribution des denrées alimentaires.

Comment cette Europe qui se donne pour objectif la réduction de 20% de la pauvreté d’ici 2020, pourrait-elle acter la suppression du PEAD ?

Les pouvoirs publics ne doivent pas arrêter l’aide européenne alimentaire alors qu’un nombre croissant de familles de l’Union européenne bascule dans la pauvreté. Aujourd’hui, ce sont 116 millions de citoyens Européens qui sont menacés de pauvreté ou d’exclusion sociale. Parmi eux, ce sont près de 40 millions d’hommes et de femmes qui souffrent de privation matérielle aigüe.

Nous, élu-e-s Front de Gauche (Parti communiste français – Parti de gauche – Citoyen) du Conseil général du Val-de-Marne soutenons et sommes aux côtés de la Fédération française des banques alimentaires, du Secours populaire français, des Restos du cœur et de la Croix Rouge, pour exiger la reconduction de l’aide alimentaire et la revalorisation de son montant. Nous répondrons présents à toutes les invitations de ces organisations pour que l’action engagée permette de pérenniser les aides alimentaires à celles et ceux qui en ont le plus besoin.

Créteil, 31 octobre 2012

 

Congrès de l'ANECR : Rapport introductif aux débats par Jean-Jacques Paris

INTRODUCTION : LA VIOLENCE DE LA PERIODE

D’un congrès à l’autre bien des événements se produisent, tant au plan international qu’à l’échelle du pays, c’est également vrai à l’échelle des collectivités locales.

La période qui s’est ouverte après le congrès de Nantes a été particulièrement riche en événements et en péripéties.

Les guerres qui ont surgi et continuent de sévir au Moyen Orient ou en Afrique semant la mort et le désarroi dans les populations traduisent l’immense gâchis que provoquent les politiques impérialistes qui n’ont pour but que de garder la main mise sur les richesses, les matières premières pour en extraire les plus grands profits possibles.

Les innombrables mouvements sociaux qui font irruption sur tous les continents traduisent les profondes aspirations des peuples à s’émanciper et se libérer des chaines de l’exploitation.

Le refus des politiques d’austérité et de régression sociale gagne du terrain dans toute l’Europe ébranlant les certitudes jusque dans les sphères des institutions mondiales et européennes. Le vote pour la ratification du traité budgétaire a d’ailleurs permis d’entrevoir que le rejet de ce corset démocratique et financier allait au-delà des parlementaires du Front de gauche, un rejet partagé par des millions de français et que la tenue d’un référendum n’aurait fait qu’amplifier. Et pourtant, après avoir obtenu l’aval de la France les gourous de la finance veulent encore aller plus loin.
Ces réalités participent pleinement de ce que chaque citoyen doit aujourd’hui prendre en considération pour s’emparer des pouvoirs qui lui sont confisqués par les tenants du capital et de la finance à leur seul profit, et ce à tous les niveaux, jusque dans les entreprises.

A Nantes, en 2010, notre congrès avait tenu ses travaux en pleine lutte pour le droit à la retraite à 60 ans face à un gouvernement de choc, intraitable avec les salariés, tout dévoué au grand patronat pour toujours mieux servir ses intérêts.
Cette offensive patronale a redoublé d’efforts tout au long de ces deux années pour soumettre le pays, ses structures, ses institutions, son code du travail, son régime de protection sociale à ses seules exigences toujours plus grandes.

Aujourd’hui notre congrès ouvre ses débats alors que le tribunal de commerce de Rouen vient de prononcer la liquidation du site de Petroplus, provoquant une colère, oh combien légitime de la part des salariés qui font tout depuis des mois pour sauver la raffinerie. C’est clair, sans une volonté politique nouvelle et affirmée qui doit se traduire par des actes et des lois il n’y aura pas le renouveau industriel attendu.
C’est bien à cela qu’il faut s’atteler, et tout de suite, il y a urgence !

1 Dans cette période nous avons déployé des efforts pour agir avec les habitants

Voilà dans quel environnement violent nous avons exercé nos mandats durant ces deux années, au cœur d’affrontements de classe, confrontés en permanence à des questions politiques majeures au regard desquelles il est devenu de plus en plus difficile de trouver des réponses dans la seule gestion de nos collectivités, acculées en dernier lieu à accompagner les dégâts pour en atténuer les effets.

Ainsi avons nous recherché toujours mieux à rencontrer les citoyens pour réfléchir et agir avec eux pour ici défendre et développer les services publics, là défendre l’emploi ou encore pour obtenir des moyens pour l’école, l’hôpital ou encore le logement. Une démarche toujours plus prégnante dans l’exercice d’un mandat pour un(e) élu(e) communiste et républicain.

Nous avions d’ailleurs une feuille de route partagée au travers de la charte des engagements que nous avions adoptée à notre dernier congrès, rappelons nous ces six engagements :

1 - Les droits de l’être humain au cœur des politiques publiques territoriales.
2 - Promouvoir le vivre ensemble et les diversités.
3 - L’intérêt général et le service public, base de modernité, d’égalité, d’émancipation, de progrès social et de liberté.
4 - Un développement écologique et solidaire des territoires.
5 - Penser local, agir global, être source de nouvelles solidarités européennes et mondiales.
6 - Des moyens financiers et une fiscalité solidaire au service du développement humain et des territoires.

Six engagements et une double démarche :
• l’intervention citoyenne et la démocratie participative
• la coopération entre les hommes et les territoires

Des objectifs que chacune et chacun peut aujourd’hui illustrer d’exemples concrets avec des résultats encourageants mais aussi des limites qui doivent être prises en compte pour dépasser tous les obstacles voire les dérives observées.

N’est-ce pas le cas avec la démocratie participative telle qu’elle est vécue trop souvent par les citoyens ?

Le débat qui va s’engager nous permettra ce travail d’approfondissement nécessaire car il faut bien le dire nous sommes encore loin d’une intervention citoyenne à la hauteur des enjeux et des besoins, et nos pratiques en ce domaine sont loin d’être émancipées des habitudes délégataires encore trop présentes, comme des travers liés à l’exercice du pouvoir et des responsabilités, et d’une tendance à faire à la place des uns et des autres ou à ficeler les projets en amont pour les faire approuver.

Nous avons à maintes occasions tant au plan national que local construit des partenariats avec les organisations syndicales, il en a été ainsi dans le secteur des transports, dans les services publics, dans l’industrie pharmaceutique, sur les finances publiques ou le logement social…dans les ports ou les aéroports et j’en passe, ce rapprochement avec les organisations syndicales doit s’étoffer et s’élargir à d’autres, il sera déterminant dans l’avenir pour construire un vrai rapport d’égalité avec le mouvement social.

Nous avons également consolidé nos rapports avec de nombreuses associations dans les domaines social et environnemental, des liens qui doivent s’enrichir encore sur le terrain. Mais également, nous avons pris toute notre place dans toutes les associations d’élu(es). Nous avons pleinement contribué à la dynamique des collectifs pour un audit citoyen de la dette, au plan national comme dans plusieurs départements et plus largement dans les collectifs anti austérité qui se développent depuis la manifestation réussie du 30 septembre 2012. Nous devons apporter notre point de vue et nos propositions dans ces rassemblements qui impliquent de nombreuses organisations au-delà du Front de gauche et intéressent un large éventail de progressistes préfigurant de larges possibilités de rassemblement.

2 Nous avons multiplié des initiatives pour contribuer à la réussite du Front de gauche, à son élargissement, et au succès de tous ses candidats

Dès le congrès de Nantes nous avons préparé le rendez-vous des élections cantonales qui reste toujours pour nos candidats une élection difficile de par un mode de scrutin et un découpage électoral qui nous sont défavorables.

L’élargissement, nourri par la stratégie du Front de gauche a permis de poursuivre une lente progression permettant que soit reconduite la quasi-totalité des élu(e)s communistes et républicains sortants, comme des autres composantes du Front de gauche, mais aussi d’en gagner quelques nouveaux.

Mais au-delà de ces résultats concrets nous pouvions vérifier que le périmètre des rassemblements s’élargissait à d’autres citoyens, non organisés, qui faisaient connaître leur intérêt pour la démarche. Malgré, il faut le souligner une forte abstention, ce succès partiel et plus généralement celui de toute la gauche dans les conseils généraux face à la politique dévastatrice de Sarkozy était de nature à conforter tous ceux et celles qui voulaient le changement.

D’une certain manière les candidats et les candidates qui refusaient la réforme territoriale destructrice des services publics, portée par le gouvernement Fillon avaient la faveur des électeurs. Déjà lors du congrès de Nantes Jean-Marc Ayrault qui nous accueillait avait bien pointé la question, il disait « Il est évident que si en 2012, la gauche est à la tête du pays il faudra abroger et revoir de fond en comble cette réforme des collectivités territoriales pour bâtir un nouveau contrat entre l’Etat et les collectivités locales ».

Voyez, compte tenu de ce qui est sorti des états généraux du Sénat, il y a encore beaucoup d’efforts à faire pour que cette évidence soit partagée. Nous aurons l’occasion samedi après midi de décider des initiatives d’actions nécessaires.

Le projet de loi ne viendra au conseil des ministres qu’au mois de janvier, un délai qui traduit des hésitations et qui doit nous encourager à nous mobiliser. D’autant plus que le basculement historique du Sénat doit beaucoup à ce refus de la réforme Sarkozy dont la logique était dévastatrice pour la démocratie locale et les services publics.

Que disait-il Sarkozy ?
« Les dépenses locales ont augmenté de 40 milliards d’euros entre 2003 et 2007…, les impôts locaux augmentent. Quant à la fonction publique territoriale 36000 emplois nouveaux….Comment voulez-vous que notre pays puisse s’en sortir si l’on continue comme cela ? Nous sommes un pays qui a créé 1 million d’emplois de fonctionnaires depuis 1992. C’est le contribuable qui paie. C’est la compétitivité de l’économie française qui est en cause »
et il précisait :
« Cette réforme repose sur une vision : l’évolution de notre organisation territoriale en deux couples complémentaires, communes intercommunalités d’une part, départements régions d’autre part, et puis à côté, non pas à la place, mais en parallèle pour des raisons d’aménagement du territoire et selon une logique de projets plutôt que de structures, un réseau de métropoles pour relever le défi de la mondialisation ».

Intervenant lors des états généraux de la Sorbonne le Président de la République François Hollande en appelait lui à la concertation et à la confiance retrouvée entre l’Etat et les collectivités. Clarté. Maintien des 3 niveaux. Statut de l’élu…poursuivait-il

Mais tout aussitôt il insistait sur les deux contraintes auxquelles ils donnent la priorité : le redressement des comptes publics et le redressement productif par la compétitivité ajoutant : « La restauration des équilibres financiers appelle une contribution de tous les acteurs : l’Etat, les collectivités locales aussi » rappelant que les collectivités locales engagent 20% de la dépense publique. Il annonçait également la création d’un nouveau statut de métropole assorti d’un transfert de compétences de l’Etat et des autres collectivités. Autant dire que le débat est loin d’être clos et promet de sérieuses empoignades, car sur ce sujet également nos analyses et propositions convergent avec de nombreux élu(e)s bien au-delà de nos sensibilités.

A l’occasion de cette bataille des sénatoriales nous avons pu mesurer le bien fondé d’un travail coopératif entre l’ANECR, les ADECR et le groupe CRC, témoignant des possibilités de faire vivre un travail collectif efficace permettant de mieux populariser le rôle et le travail des parlementaires pour l’enrichir et le rendre visible. Nous devrons faire des propositions pour consolider cette démarche dans l’avenir.

Puis il y a eu tout notre engagement pour soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon présent lors de nos rencontres de Villejuif en octobre 2011. Les multiples rassemblements, réunions publiques, assemblées citoyennes, tous ces efforts déployés dans nos communes au plus près des habitants et des salariés, pour faire grandir le mouvement. Les 1000 parrainages recueillis en peu de temps par l’ANECR témoignant d’une énergie qui a parcouru toute la campagne avec le projet partagé « l’humain d’abord », un programme recoupant largement nos engagements et nos préoccupations pour les droits humains et traçant les contours d’une 6ème République démocratisée et déprésidentialisée. Les 4 millions de suffrages qui ont soutenu ce projet et son candidat ont permis au second tour l’élection de François Hollande.

Les 4 millions de voix qui se sont retrouvées dans ce vote ont permis de redessiner une implantation sur tout le territoire national avec des scores nettement en hausse dans les grandes villes et supérieur à 50% dans la quasi-totalité des départements, ouvrant de nouveaux espaces à nos pratiques politiques dans les territoires, y compris pour faire émerger des candidats dans les petites communes pour les prochaines échéances.

Bien sûr la séquence législative a révélé d’autres limites, même si le résultat marque un progrès par rapport à 2008, puisque nous perdons des députés. D’autres limites que notre activité, quelque soient les efforts engagés n’a pas permis de dépasser, ce qui nous engage à rechercher les causes profondes, rechercher les raisons sans vouloir justifier à postériori des certitudes ou des préjugés. Plutôt y regarder de près pour dégager de solides explications et des solutions pour l’avenir. Ce n’est pas un sujet tabou, y compris à l’ANECR.

3 L’ANECR a mieux défini sa place et développé son rôle

L’équipe mise en place au dernier congrès a déployé un travail collectif intense.

Le secrétariat et le bureau ont pu jouer leur rôle même si on peut souhaiter encore plus d’assiduité.

Il s’en est suivi des initiatives, des actions, des prises de position, une plus grande présence des collectifs de travail qu’il nous faut encore investir plus nombreux ; ce sont organisés ainsi les assises de la santé et du logement, des rencontres sur l’interco, pour la culture, la démocratie, en partenariat avec le CIDEFE, ou encore sur l’éducation, ou sur l’eau.

Des tracts et des déclarations ont été édités sur différents sujets.

Nous avons rédigé le cahier d’acteurs sur la réforme à partir de tout le travail construit depuis 4 ans au travers de nombreuses initiatives nationales, départementales ou locales. Le journal l’Elu d’aujourd’hui a franchi une étape importante en ajoutant à ses parutions des numéros spéciaux dans les départements et en ouvrant plus largement ses colonnes. Il faudra certainement aller au-delà pour se donner le mensuel adapté à nos combats à venir.

De nombreux élus ont contribué à animer des formations du CIDEFE apportant leur expérience et leurs connaissances aux côtés d’autres intervenants.

D’autres ont nourri par leurs témoignages ou leurs déclarations la lettre du CIDEFE et CIDEFIL, des parutions qui jouent un rôle très important pour l’information et la documentation des élus. Autant de supports qu’il convient toujours d’améliorer tant la demande évolue vite.

Ces deux années nous auront permis d’améliorer notre travail sur l’Europe tant avec le groupe GUE qu’avec le réseau REALPE avec de belles initiatives permettant des rencontres utiles avec des élus des différents pays et d’alimenter ainsi la réflexion, mais aussi la connaissance de l’union européenne, de ses rouages et de ses politiques qui nous concernent au plus haut point.

Nous aurons l’occasion d’y revenir samedi soir avec de passionnants intervenants pour pousser plus loin notre combat pour une autre Europe sociale et démocratique.

Nous avons bien entendu poursuivi nos actions pour la reconnaissance de l’Etat Palestinien et une rencontre est envisagée avec l’ambassadeur pour faire le point de notre partenariat.

Nous avons également manifesté notre solidarité avec le peuple kurde et ses élus privés de liberté, comme avec les Roms toujours chassés et jamais accueillis.

Toutes ces questions ont été débattues lors des réunions régulières du conseil national et les échanges ont permis au fur et à mesure de l’actualité de mieux cibler les objectifs à atteindre, de tirer les enseignements des résultats électoraux mais aussi de décortiquer les mesures gouvernementales notamment celles touchant les collectivités locales, mais pas seulement, et de décider des actions à mettre en œuvre et des rassemblements nécessaires.

Les membres du conseil national se sont attachés à être présents aux différentes réunions. Cependant il est à regretter qu’un certain nombre d’entre eux n’aient jamais participé, privant l’ANECR de leur réflexion. Dans l’intérêt général il nous faut travailler à une pleine et entière participation de chacune et chacun.

Un conseil national qui fonctionne à plein favorise une activité soutenue des ADECR dans le cadre d’une cohérence nationale et en retour les ADECR s’appuyant sur des expériences donne un contenu concret et du sens aux travaux du Conseil national.

Si les obstacles sont nombreux et les contraintes fortes, faire vivre notre association permet de porter l’engagement politique des élues au niveau des grands enjeux nationaux et internationaux, d’autant plus que beaucoup d’entre elles et d’entre eux ne sont organisés dans aucun parti.

De plus, sous l’effet de la crise systémique les tendances au repli sur soi, ou sur son territoire, ou son entreprise peut conduire à l’isolement et à un certain découragement devant l’absence de solutions face aux problèmes rencontrés.

Il est plus que jamais nécessaire de faire vivre des lieux de mise en commun, d’échanges d’expérience, de co-élaboration pour investir ensemble le champ politique dans toutes ses dimensions, locales nationales et internationales ;

L’ANECR et les ADECR peuvent être de formidables outils bien appropriés au rôle des élu(e)s Communistes et républicains et plus largement progressistes.

4 Une nouvelle situation politique qui ouvre à de nouveaux possibles
Si la défaite de Nicolas Sarkozy a déclenché un grand soulagement dans une large partie de l’opinion et s’est concrétisée par une majorité confortable pour François Hollande, elle n’a pas suscité une vague d’espoir et de confiance en l’avenir.

Quelques mois après le scepticisme progresse, même si les électeurs de gauche continuent à faire confiance au Président de la République et à son gouvernement.

L’aggravation de la crise avec ses conséquences terribles sur l’emploi et la vie des familles nourrit un sentiment de fatalité mêlé de colère et de désespérance.

Le MEDEF et les tenants du libéralisme redoublent d’efforts pour peser sur les choix du gouvernement et de l’union européenne et obtenir une baisse sensible du prix du travail et de la protection sociale.

Face aux mesures d’austérité qui s’installent dans le pays des luttes sociales s’organisent en profondeur marquant le refus des salariés, comme des retraités de payer les dégâts faits par les banques, les marchés financiers et les spéculateurs.
Dans cette situation ouverte mais pleine d’incertitudes, les élu(e)s communistes et républicains peuvent faire reconnaître leur utilité.

En effet, nous sommes porteurs d’une ambition pour notre peuple et notre pays, qui passe par des changements très concrets dans tous les domaines de la vie. Nous mettons notre engagement au service des populations pour faire en sorte que leurs attentes deviennent force de loi. Nous nous investissons dans l’action publique pour que ce gouvernement que des millions d’électeurs de gauche ont décidé de mettre en place prenne les mesures les plus avancées possibles pour combattre la finance, rétablir la justice sociale et relancer une croissance utile et durable.

Nous le faisons car nous partageons la conviction qu’il ne faut pas semer la désespérance ou nourrir encore la fatalité sur lesquelles le Front national fait fructifier son poison anti-républicain, situation que la droite cherche à récupérer.

Nous le faisons car nous savons bien comme beaucoup d’économistes aujourd’hui que l’austérité n’est en rien la solution et qu’elle ne peut générer que toujours plus de malheurs et de récession et donc fragiliser encore plus le pays face aux marchés financiers.

Nous le faisons car face aux exigences patronales, seule l’intervention massive et consciente des citoyens peut bousculer la donne et infléchir suffisamment les choix gouvernementaux. C’est à construire ce rapport des forces que nous voulons consacrer notre énergie pour pied à pied enregistrer des succès pour notre peuple, son niveau de vie et sa place dans les pouvoirs.

Tous les élu(e)s que nous sommes et à tous les niveaux peuvent redonner de la confiance dans l’avenir en révélant par leur proximité avec le peuple une autre conception de la politique, que celle des promesses non tenues, ou de l’impuissance face au pouvoir de l’argent.

Tous les élu(e)s que nous sommes et à tous les niveaux peuvent faire avancer avec les citoyens des solutions pour combattre l’austérité et sortir de la crise, nous ne renoncerons pas, ni la soumission, ni le rejet pur et simple, les deux attitudes conduisant à l’abandon du combat pour l’émancipation et la recherche de solutions pour transformer la société.

Ne soyons pas frileux, ni trop de certitudes, ni trop de doute, ne craignons pas de dire ce qui nous parait aller dans le bon sens, en prenant le soin d’en rechercher les limites, nous serons d’autant plus crédibles pour porter des alternatives aux mesures et aux choix persistant à plonger le pays dans la récession et qu’il nous faut combattre avec détermination en ayant le souci de rassembler le plus largement.

Prenons nos distances avec le jeu politicien et ses mauvais calculs, les citoyens nous dirons demain en direct ce qu’ils pensent de la politique et ce qu’ils en attendent.

S’exprimant au sujet de son dernier roman « ce que savait Jennie » Gérard Mordillat nous dit « Un écrivain sert à lire le monde autrement et surtout à ne jamais renoncer à l’esprit critique. Le fait que la gauche soit arrivée au pouvoir- je nuance : que les socialistes soient arrivés au pouvoir ne change rien à nos yeux. Nous ne devons pas renoncer à notre esprit critique et ce serait aussi vrai si Jean-Luc Mélenchon était Président ».

Soyons de ces écrivains pour participer à écrire l’histoire humaine. A vos plumes ! il y a encore de belles pages à écrire.

Jean-Jacques PARIS
Secrétaire général de l’ANECR

 

De la commune à l’Europe, des élus rassembleurs et utiles à l’intervention des citoyens pour que les changements s’imposent : LES GRANDS CHANTIERS DE L’ANECR.

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0-1 Les urgences sociales résonnent à toute volée dans notre pays et dans l’Europe en proie à une crise majeure de civilisation. Nombre de nos concitoyens voient leur situation se dégrader rapidement, vivent d’énormes difficultés, un profond mal être. L’angoisse du lendemain nourrit le repli sur soi, la peur et une perte de repères porteuse de dangers. Les droits humains sont mis en cause au nom d’un choc de « compétitivité » et des « sacrifices » qui seraient « inévitables ». La défaite en mai dernier de Nicolas Sarkozy, avec les 4 millions de voix du Front de gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon, signifie un rejet profond du « président des riches ». Pour autant, la victoire de François Hollande s’est faite sur un certain flou : le candidat socialiste portait un double message. Plus qu’un changement de société, il avait promis un changement de présidence, et il y avait une contradiction entre les réformes annoncées et le langage de la rigueur qu’il préconisait en même temps. Si une partie de nos compatriotes, marqués par la fatalité, avait des attentes relativement modestes, cette victoire porte néammoins un espoir réel pour beaucoup. Nous ne voulons pas qu’il soit déçu.
0-2 La bataille d’idées fait rage avec l’engagement total d’un patronat et d’une droite qui n’acceptent pas le verdict démocratique de mai et juin, veulent maintenir, voire amplifier la domination des marchés financiers et revenir à la politique de Nicolas Sarkozy.
0-3 Face aux attentes de changement, le gouvernement français après avoir soufflé le chaud et le froid, appelle désormais à partager les efforts entre la finance et le travail, comme si un compromis historique était possible.
0-4 Avec la ratification du traité budgétaire Sarkozy-Merkel à l’identique, le gouvernement semble multiplier les dérobades et les reculs… Les plans de casse industrielle et de licenciements passent l’un après l’autre : la seule dénonciation officielle n’entrave pas les choix patronaux. La majorité gouvernementale parle de confiance aux collectivités, mais organise leur asphyxie financière pour les budgets à venir. Après quatre mois, les contradictions apparaissent au grand jour.

0-5 Des socialistes, des écologistes, des syndicalistes, des militants associatifs ou des électeurs de gauche, nombre de celles et ceux qui ont voulu chasser Sarkozy s’interrogent, sont troublés souvent profondément par la direction que prend la politique gouvernementale actuelle. Révélée par l’émergence sans précédent du Front de Gauche à laquelle nous avons contribué, la dynamique de son programme l’Humain d’abord et l’espoir qu’il a fait naître au printemps, la demande politique et l’aspiration au changement restent fortes. Et d’importantes luttes sociales prennent forme.

0-6 Pour que l’immense majorité puisse faire valoir ses droits au changement, pour redonner confiance, pour donner du sens à la citoyenneté et à l’action politique transformatrice, nous nous engageons à relever les défis : élus à tous les niveaux, nous voulons contribuer à la prise de conscience partagée qui rassemblera nos concitoyens pour un projet de société fondé sur l’Humain. Nous voulons agir contre le déplacement de la confrontation sociale sur le terrain identitaire et communautariste, contre les divisions au sein du peuple, contre toutes les peurs, les haines de l’étranger, les jalousies.

Parce que nous ne voulons pas rester spectateurs, nous allons être complètement rassembleurs

0-7 Pour que les deux années qui viennent soient, malgré tout, celles des conquêtes sociales et démocratiques à la hauteur des enjeux, pour obtenir, imposer le plus vite possible des changements.

0-8 Aucun des changements attendus ne s’imposera sans l’intervention des citoyens. La lutte contre l’austérité commence à peine : ces rassemblements unitaires ont vocation à élargir vraiment le potentiel du Front de gauche et s’adressent à toute la gauche et aux écologistes, à toutes les femmes et les hommes de bonne volonté qui ne veulent pas céder au chantage patronal et qui veulent sortir du carcan budgétaire et de la « règle d’or ». A tous ceux qui veulent au plan local construire ensemble des projets progressistes, s’engager à tous les niveaux en faveur d’un redressement économique et écologique, une avancée sociale, démocratique et humaine.

0-9 Autant de rassemblements, d’assemblées, d’ateliers citoyens qui prépareront en profondeur, avec la démocratie comme but et comme mode de vie, les échéances importantes que sont les municipales, les européennes et les sénatoriales de 2014 et en 2015 les régionales et les cantonales, chaque élection étant spécifique.

0-10 Autant de rassemblements qui pourront concourir, dès maintenant, à faire avancer chaque jour à l’Assemblée Nationale et au Sénat, dans les conseils généraux et régionaux, dans les communes et intercommunalités comme dans les institutions européennes, des propositions de changement qui peuvent être adoptées à tout moment au Parlement et faire force de loi.

Plutôt qu’une reprise détaillée des objectifs et des propositions que nous portons collectivement, nous avons choisi de mettre en exergue six grands axes dans le travail de l’ANECR, comme boite à idées. Elles sont significatives des engagements forts et du sens de la bataille menée par les élus communistes et républicains pour les prochains mois. Portées ensemble, de façon lisible et visible, elles contribueront à fédérer, à rassembler le plus largement à tous les niveaux, à rendre lisible, visible, crédible à l’échelle du pays l’exigence de changement et son irruption dans la vie.

Chantier 1
Sortir du marasme économique, répondre aux besoins sociaux et humains, conquérir de nouveaux droits

Du côté des idées reçues on entend souvent :
« Il y a trop de social » « c’est toujours les couches moyennes qui paient et ne reçoivent rien » « les riches n’accepteront jamais de payer, il faut les comprendre » « ils vont tous filer à l’étranger » …
Nous menons débat et action
1-1 Il n’y a pas d’austérité juste. C’est un contresens car l’austérité nourrit la baisse de l’investissement, l’étouffement de l’action publique. Elle génère la baisse de l’emploi, des cotisations sociales et augmente le chômage ! Loin d’être capable de résorber l’endettement des politiques antérieures, elle concourt à la récession et non aux équilibres. C’est un mensonge de prétendre que les efforts sont partagés entre riches et pauvres : les premiers sont à peine égratignés tandis que la majorité des salariés trinque durement et en premier lieu les plus fragiles d’entre eux. Combattre la crise nécessite de changer de cap, d’utiliser l’argent autrement pour répondre aux besoins de logement, de santé, de transport, de transition énergétique, et plus largement écologique… qui sont autant de pistes importantes de développement de l’emploi.
1-2 Nous sommes de toutes les mobilisations pour un meilleur partage des richesses, l’augmentation du SMIC et des salaires, pour une amélioration de la couverture sociale et du pouvoir d’achat, pour une relance massive de la construction de logements pour tous, pour un essor rapide des transports en commun publics, la défense et l’amélioration de l’hôpital, un véritable plan d’urgence et une refondation de l’école publique engageant l’Etat pour le respect de l’égalité et la gratuité. 1-3 Plus généralement, nous agissons pour la promotion des services publics nationaux et locaux, leur avancée dans de nouveaux secteurs : eau, petite enfance, logement… Nous poursuivons nos mobilisations sur les droits : droit à la ville contre les ségrégations urbaines, défense de la ruralité, émancipation par les arts et la culture, le sport
1-4 Le seul patrimoine des gens modestes, c’est leur accès au service public : c’est pourquoi nous agissons pour consolider le statut et les postes d’agents publics indispensables à l’accès de tous à ces services. Nous agissons pour des tarifs sociaux ou pour des gratuités. Nous nous opposons aux mesures inhumaines comme les coupures d’eau ou d’électricité, les expulsions locatives. Cette véritable guerre menée aux plus démunis concourt à opposer les victimes entre elles en faisant oublier que les fauteurs de crise sont épargnés.

Chantier 2
Dans l’espace public, réinvestir le débat sur la question du travail

Du côté des idées reçues on entend souvent :
« J’ai tout accepté depuis 2 ans, alors moi j’ai mérité mon CDI » « les fermetures, le gouvernement n’y peut rien, ce sont les patrons et les banques qui décident » « La France ne peut plus avoir d’industrie, car le coût du travail est trop cher » « La droite est pour le travail, le mérite, la gauche est pour l’assistanat, les emplois aidés »….
Nous menons débat et action
2-1 Alors que la France compte 5 millions de personnes touchées par le chômage et 8,5 millions de personnes en situation de pauvreté, les repères sont brouillés depuis que Sarkozy a usurpé les valeurs du travail avec son mensonge « travailler plus pour gagner plus » Le trouble persiste alors qu’en face d’une destruction industrielle qui s’accélère, le ministre du « redressement productif », Arnaud Montebourg se limite à dénoncer l’injustice des plans sociaux…. sans remettre en cause la toute puissance des marchés financiers.
2-2 Nous entendons sortir de l’incantatoire en proposant et en arrachant une batterie de droits nouveaux pour les salariés, avec la mise en place d’un droit de veto contre les licenciements, un droit de regard sur la gestion et les investissements des entreprises, une politique publique de modulation de l’impôt et l’accès aux crédits en fonction des investissements, de la recherche, de la création de l’emploi et de la formation. Cette exigence impose d’autres orientations bancaires jusqu’au niveau de la BCE, une législation dynamique contre les licenciements, et pas seulement les licenciements boursiers, doit prévaloir.
2-3 Et il faut relancer l’industrie. Evidemment, pas comme autrefois. Nous entendons dans les territoires et dans le pays favoriser un autre type de croissance afin de faire cesser le gâchis social et écologique, ce qui veut dire produire autrement, au service des hommes et de l’environnement : création de pôles publics de l’industrie, transition écologique, sécurisation des parcours professionnels, extension des qualifications, maîtrise publique de la formation, soutien et développement de l’économie sociale et solidaire…
2-4 Nous combattons la précarité dans le privé comme dans le public, sous toutes ses formes, le CDD doit redevenir exceptionnel, et le CDI le droit commun.
2-5 La jeunesse doit rentrer de plein droit dans le monde du travail sans préalable : la formation en alternance doit être transformée pour que les droits des jeunes soient respectés.
2-6 Nous agissons également pour le respect et la modernisation du statut de la fonction publique.
2-7 L’ensemble de ces droits concernant le travail et la création doit reconstituer un marqueur identifiable pour nos concitoyens d’une vraie politique de gauche.

Chantier 3
Notre quotidien d’Européens : quand l’Union Européenne s’enfonce, il faut la refonder

Du côté des idées reçues on entend souvent :
« Depuis l’Euro, les prix flambent » « on ne peut plus rien faire, c’est l’Europe qui décide de tout » « il faut accepter des sacrifices, sinon on sera bientôt comme la Grèce ou le Portugal »…
Nous menons débat et action
3-1 Les interrogations au quotidien sur l’Europe sont dans toutes les conversations, tous les esprits. Car déjà vingt sommets européens ont promis depuis 2008 le sauvetage de l’Union Européenne. Ils n’ont fait que précipiter sa fuite en avant, s’acharnant à faire payer l’addition de la crise des marchés financiers aux peuples européens.
3-2 C’est dans cette situation que le gouvernement, ayant fui un referendum pourtant attendu par notre peuple vient de faire ratifier le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire, signé en mars par N. Sarkozy.
3-3 Notre bataille aura permis d’empêcher le silence organisé autour de cette ratification peu glorieuse puisque le Président n’a rien renégocié comme il l’avait pourtant promis. Avec les élus Front de gauche, des socialistes, des écologistes, 99 parlementaires de gauche ont refusé de céder aux pressions et sont restés fidèles à leurs convictions. Et derrière eux, des millions de français.
3-4 C’est encourageant pour la suite car ce traité ne va rien régler. Ou bien l’Union Européenne poursuit sa fuite en avant avec toujours plus d’austérité et de confiscation des pouvoirs, et elle laissera toujours plus de terrain aux apprentis sorciers qui prônent la dissolution de la zone euro et le retour au choc des égoïsmes nationalistes. Ou bien elle choisit la voie de la solidarité et de la démocratie et c’est alors un projet de refondation de l’UE qui doit être, d’urgence, mis en chantier. Si des ruptures ne sont pas opérées, c’est l’idée même d’union qui est menacée.
3-5 Nous proposons trois chemins pour refonder l’Union européenne. Le premier, c’est la rupture avec l’austérité et la priorité donnée au redressement productif et social de la France et de l’Europe, avec l’harmonisation vers le haut des standards sociaux pour lutter contre le dumping social et fiscal, les délocalisations, la mise en place de visas sociaux et environnementaux…, la coopération industrielle primant sur la concurrence, la promotion des services publics prenant le pas sur les privatisations, l’intérêt général sur la course aux profits. Le deuxième chemin est la reconquête des pouvoirs bancaire et monétaire au service de ce redressement social et productif, avec la bataille pour le changement du statut et des missions de la BCE et la création d’un fonds européen de développement social et écologique. Le troisième chemin, démocratique, est le renforcement des rôles et pouvoirs des parlements nationaux et européens.

3-6 Avec la mise en place d’un collectif européen au sein de l’ANECR, nous allons donner un nouvel élan aux Réseaux des élus européens REALPE, reprendre avec le PGE, la GUE, sous une autre forme, la pétition européenne sur le rôle de la BCE et des fonds européens qui a été interdite par la Commission. Et nous emparer aussi d’exigences sur l’usage des Fonds structurels existants. Mais nous aurons également, avec les avis a priori de la commission européenne sur les budgets des Etats, à mener dans chaque collectivité territoriale et chaque établissement public une bataille frontale contre l’austérité que tentera d’imposer à chaque niveau cette tutelle nouvelle, dont les consignes strictes seront relayées par le Haut Comité des finances publiques.

Chantier 4
Face aux peurs et aux divisions du local au mondial : un grand besoin de fraternité, de solidarité, de culture de paix

Du côté des idées reçues on entend souvent : « Ce que je vois à la télé me fait peur » « il y a de la violence, alors faut pas trop demander » « ils ne m’ont jamais rien fait, mais ils ne vivent pas comme nous » « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde »…

Nous menons débat et action
4-1 Les crises internationales s’enchaînent dans un monde présenté irrémédiablement instable et dangereux. Les réponses militaires et stratégiques de puissance seraient, nous dit-on, les seules possibles. Pourtant les dépenses liées à la guerre, à l’armement pèsent lourds dans les budgets publics.
4-2 Au Moyen Orient, en Afrique, en Asie centrale, les logiques de guerre au nom de prétendues valeurs occidentales n’ont cessé d’exacerber les tensions, d’étendre les instabilités. Les politiques nationalistes et racistes en Europe centrale nourrissent aussi le rejet de populations entières. L’exigence de paix, de règlement pacifique des tensions, l’arrêt des politiques de répression de masse sont des urgences, car le monde est un village et chaque déflagration locale a des conséquences pour tous.
4-3 Nous sommes solidaires du combat du peuple Palestinien pour ses droits, des Kurdes qui demandent le respect de leur identité, des peuples d’Afrique victimes des contrecoups des interventions des puissances occidentales… La France doit se dégager de la ligne guerrière de Sarkozy, jouer un rôle positif pour le désarmement et le codéveloppement. Nous voulons, à tous les niveaux de collectivité ou au plan national et européen donner un nouvel essor aux solidarités Nord-Sud. Ces actions permettent aussi d’aider nos concitoyens à se libérer des fantasmes xénophobes et du repli sur soi.
4-4 Développer des actions de solidarité, c’est aussi développer le vivre ensemble, le lutter ensemble. La réalité de nos quartiers, de nos villes, de notre pays, c’est un brassage intégrant à chaque époque, les différents apports des régions comme du monde. Tous font partie du peuple d’aujourd’hui. Nous voulons favoriser sa mise en mouvement solidaire. Cela suppose de combattre toutes les divisions, les tentatives d’ethnisation des rapports sociaux qui ne visent qu’à sauver les intérêts égoïstes des puissants et qui paralysent la société.
4-5 Il faut combattre l’idée « de guerre des civilisations », souvent accompagnée d’une diabolisation de l’islam assimilée à l’intégrisme, voire au terrorisme. A partir de là peuvent se déployer toutes les peurs, les haines, toutes les jalousies, comme ont le voit particulièrement à l’endroit des immigrés, et notamment des Roms et des sans papiers. Ce nouveau type de racisme, de plus en plus décomplexé, mené par la droite et l’extrême droite, en mettant cet affrontement identitaire à l’ordre du jour, est un grand danger.
4-6 L’action solidaire des élus et des collectivités fait avancer la compréhension de l’autre et de son cheminement, sa culture, les combats pour la paix. Mais elle se construit aussi par les luttes communes contre l’échec scolaire, pour la rénovation de la cité, l’exigence d’embauche des jeunes sans discrimination, et le droit de vote pour tous les résidents étrangers, et pas seulement ceux issus de l’union européenne, et tout simplement le bien vivre ensemble. La solidarité, la fraternité, c’est l’antidote au grand piège de l’affrontement identitaire.

Chantier 5
Une renaissance démocratique indispensable. Place au peuple dans une nouvelle république

Du côté des idées reçues on entend souvent :
« Ils promettent et il n’y a rien qui change » « tous les mêmes » « je ne crois plus en la politique, seulement en l’économie » « Ils ne nous écoutent pas » « Ils ne vivent pas sur la même planète » « voter ne sert à rien » « Moi, je cherche à tirer mon épingle du jeu, le reste… » « De toute façon, c’est mondial »

Nous menons débat et action
5-1 Devant la pression du pouvoir considérable des marchés financiers, de leurs innombrables lobbies, la régression démocratique est réelle. A tous les niveaux, a été organisé le dessaisissement progressif des citoyens de leur pouvoir. On parle de plus en plus de « gouvernance », concept pervers véhiculant l’idée que la conduite politique, devenue trop complexe, pouvait se contenter de « compétences ». L’hyper présidentialisation, le recours à des traités loin de la compréhension des gens, la peopolisation, la façon dont les médias traduisent les enjeux de façon binaire, le bipartisme utilisé pour marginaliser toute critique radicale, toute diversité. Tout concourt derrière une façade démocratique, à affaiblir l’image de l’action politique comme porteuse de solutions.
5-2 Nous considérons, au contraire, la démocratie comme mode de vie. Rien ne peut se faire sans la participation des citoyennes et des citoyens. Partout où ils sont, les élus communistes et républicains en font une exigence parce que c’est au cœur du vivre ensemble, et la seule légitimité réelle des pouvoirs revient à la souveraineté populaire.
5-3 Confrontée à la réforme territoriale de Sarkozy passée en force en décembre 2010, l’ANECR a su rassembler et faire bouger les lignes, jusque tout récemment lors des Etats Généraux du Sénat qui ont permis que plus de 20 000 élus s’expriment dans le pays, avec des exigences fortes pour la libre administration des collectivités, l’affirmation du fait communal et l’exigence de revenir à un impôt économique dynamique lié au territoire – car la suppression de la taxe professionnelle se confirme à l’usage comme une aubaine pour le patronat et une catastrophe pour les finances des collectivités.
5-4 Le gouvernement va soumettre au parlement une réforme dans les semaines à venir : elle ne détricote pas, loin s’en faut, l’ensemble de la réforme Sarkozy. Si l’abandon du conseiller territorial est obtenu, le maintien des niveaux conseil régional et conseil général annoncé, bien des questions restent en suspend. Le Président a proposé pour l’acte III de la décentralisation, un pacte de confiance avec les collectivités. Mais il annonce en même temps la mise en place d’une Haute Autorité des finances publiques, véritable gendarme financier des collectivités, et fait savoir, en vue d’un partage des « efforts de redressement » une baisse de 2,24 milliards d’euros pour les collectivités en 2013 et 2014. Que deviennent, dans ce contexte les débats sur le partage des compétences ? Quid des « métropoles » Paris, Lyon Marseille qui auront une loi spécifique dont rien n’est dévoilé ?

5-5 L’ANECR continuera à rassembler les citoyens et les élus pour aller le plus loin possible dans l’esprit d’une nouvelle république.
5-6 Dans toutes les institutions, nous voulons rompre avec le présidentialisme, limiter le cumul des mandats, favoriser le débat démocratique et l’exercice collectif des responsabilités, le partage du pouvoir. Nous voulons promouvoir la proportionnelle et la parité effective, généraliser la participation et le droit d’initiative des citoyens, la création d’un statut de l’élu comparable au droit syndical, permettant aux salariés du privé comme du public, d’exercer un mandat électif.
5-7 Nous agissons pour mettre en place une réforme des finances locales, de la taxe d’habitation qui est particulièrement injuste, en mettant notamment à contribution les actifs financiers des entreprises ; en attribuant à chaque collectivité un panier fiscal de plusieurs impôts, s’adressant aux ménages et aux entreprises, permettant d’intervenir sur la base ou les taux ; en sortant du maquis des péréquations horizontales qui créent une véritable concurrence entre les collectivités.
5-8 Nous agissons pour une vraie démocratie locale dont les communes doivent être le cœur battant. Les coopérations intercommunales doivent être initiées ou décidées par les élus et les populations, tant dans le niveau des compétences transférées que dans les rapports entre les collectivités regroupées.
5-9 L’Etat doit rester garant de l’égalité des territoires et assurer des dotations suffisantes et pérennes permettant aux collectivités de financer leur politique publique. Nous proposons une administration démocratisée des services publics. Nous voulons permettre aux organisations syndicales et aux usagers de tenir la place qui leur revient à tous les niveaux, avec les élus, pour les questions d’aménagement du territoire.
5-10 Pour leur financement, les collectivités doivent avoir accès au crédit, à un système public bancaire échappant aux marchés financiers.
5-11 Nous sommes pour une citoyenneté de résidence et nous défendons le droit de vote des étrangers vivant dans notre pays.
5-12 Nous allons revisiter le Cahier d’acteur de l’ANECR, pour mettre rapidement à disposition de tous les élus, tous les citoyens, les éléments actualisés de mobilisation en vue de contribuer au débat parlementaire sur cette réforme qui sera présentée au Sénat début 2013.

Chantier 6
Une ANECR rassembleuse, rendant visible l’action collective des élus à tous les niveaux

6-1 Nous voulons promouvoir une nouvelle étape de nos pratiques démocratiques. Nous savons que rien de concret et durable ne s’opère sans que les citoyens et les acteurs ne soient au cœur du processus qui conduit à des décisions. L’intervention citoyenne, la démocratisation, les indispensables mobilisations et les conquêtes sociales que nous visons dans les années à venir sont donc au cœur de nos préoccupations. Il s’agit d’approfondir nos pratiques du partage du pouvoir, « du local à l’européen et au mondial », d’orientation démocratique et participative que cela sous-tend tant dans les luttes que dans la gestion.
6-2 La dynamique incarnée par le Front de gauche dans ce domaine lors de la séquence électorale nous conduit et nous encourage à approfondir ce que nous mettons dans les formules « Place au peuple » et « Prenez le pouvoir ».
6-3 Cette réflexion vaut aussi à l’approche des municipales où n’existe pas, au stade où nous sommes, une espèce de « mécano électoral » qui nous permettrait de « nous en sortir » au moyen d’accords préétablis qui réduiraient les enjeux de la gestion locale à des batailles sur la répartition des sièges ! Nous avons une toute autre ambition de rassemblement des citoyens, basée sur des contenus progressistes et de transformations, et donc sur l’action pour maintenir, développer ou conquérir des choix de gestion à caractère social et démocratique.



L’ANECR pour travailler avec les associations d’élus

6-8 Nous produisons un travail régulier au sein de l’Association des Maires de France, Association des Régions de France, Association des Départements de France, Association des Maires Ruraux de France, Association des Maires Villes et Banlieues de France, Association des Communautés de France, Fédération Nationale des Collectivités Territoriales pour la Culture, Fédération des Entreprises Publiques Locales ….
6-9 Ce sont des espaces où notre participation est utile et reconnue. Nous proposons de mettre en place davantage de liens avec les camarades qui s’y investissent et en faire bénéficier tous les membres de notre association.
6-10 Nous avons des échanges réguliers avec les associations politiques des élus de Gauche, la FNESR nous invitant régulièrement à ses universités. Nous avons une coopération avec l’association « La gauche par l’exemple » (qui regroupe des élus du Parti de gauche) sur le fond comme sur les questions de formation.

Au niveau des ADECR, plus de coordination

6-11 Un plus grand besoin d’animation et de solidarité départementale se fait sentir : avec la réforme des collectivités nous avons davantage besoin de nous rencontrer pour construire du sens et des batailles communes. La mise en concurrence entre les territoires pourrait isoler ou opposer les élus. Les ADECR contribuent au contraire à construire, avec tous, la meilleure réponse aux besoins des gens, à l’intérêt général et font valoir l’exigence de faire participer les citoyens aux choix qui engagent leur avenir. Et le plus souvent des contre propositions offensives émergent, rassemblent et permettent de combattre les mauvais coups.
6-12 La défense des hôpitaux, des services publics, la gestion de l’eau, exigent également de fédérer les efforts, de dépasser le local.
6-13 Les ADECR doivent favoriser des nouvelles formes d’échange et de travail en commun, de mobilisations partagées à l’échelon régional en y associant les élus régionaux.
6-14 Un groupe de travail sera mis en place rassemblant des élus marseillais, lyonnais et parisiens avec les parlementaires pour élaborer des propositions et des mobilisations à propos de la loi Métropole préparée par le gouvernement. Nous devons décider de la mise en place d’une structure de coordination ANECR Ile de France : les batailles autour du grand Paris ne font que commencer et elles impliquent des centaines d’élus qui sont encore un peu dispersés.

L’ANECR pour la visibilité de tous les élus : inventons l’amplificateur parlementaire

6-15 Dans le contexte d’aujourd’hui, le rayonnement de nos parlementaires prend une dimension très importante : ils sont notre drapeau au plan national, comme au plan européen. Nous devons inventer de nouvelles méthodes de travail pour que – bien au-delà de leur circonscription – leur bataille en notre nom à tous et à toutes prolonge nos combats locaux et qu’inversement, chaque loi, chaque bataille parlementaire qu’ils engagent résonne jusque dans chacun de nos territoires. Avec les groupes, il faudra analyser comment les supports de l’Anecr, l’Elu d’Aujourd’hui, les réseaux numériques peuvent permettre à cet « ampli » de donner à fond.
6-16 Si l’Elu d’Aujourd’hui a retrouvé une place et une dynamique nouvelle, son contenu devra encore évoluer. Nous pouvons prendre deux décisions : celle d’une nouvelle formule et d’une bataille d’élargissement de la diffusion. Une réflexion s’engagera également sur les outils numériques et le rôle des réseaux et publications actuels ou à développer.

L’ANECR, notre maison commune doit revisiter son rôle et réfléchir à ses évolutions

6-17 Notre association a été utile pour mener les rassemblements, fédérer la réflexion partagée et l’action des élus dans leur diversité depuis deux ans, dans une période particulièrement riche et intense.
6-18 Elle a joué son rôle de maison commune à des élus issus de formations politiques du Front de gauche comme à ces élus sans affiliation à un parti et ce, à tous les niveaux de responsabilité.
6-19 Comment mieux donner à voir les richesses portées par la diversité de ce que nous sommes, montrer notre volonté d’accueillir encore des élus venant de tout l’arc politique, intéressés par le changement pour lequel ils seraient prêts à s’investir ?
6-20 Nous proposons que le futur Conseil National élise en son sein un groupe de travail qui élaborera des propositions de modifications de nos statuts dans ce sens. Avec des allers et retours vers tous les adhérents – et l’éventuelle inscription de changements à intervenir lors du congrès de 2014.

La formation des élus

6-21 La formation est une nécessité pour exercer pleinement et efficacement son mandat. La loi permet à chaque élu d’avoir droit à 18 jours de formation au cours de son mandat. Peu d’élus exercent ce droit. Pourquoi ? Quels sont les freins ? Même si les élus communistes et républicains sont plus nombreux que les autres sensibilités à suivre des sessions de formation, ils ne sont que 20 %, chaque année à exercer ce droit. L’ANECR et les ADECR doivent aider à favoriser l’exercice du droit à la formation. Comment veiller à ce que des collectivités ne remettent pas en cause ce droit ? Le Cidefe, association loi 1901, a un rôle reconnu nationalement et sa cinquantaine d’antennes, avec qui nous avons un partenariat privilégié et qui joue un rôle positif dans l’exercice du droit à la formation. Nous apprécions son apport. Le prochain Conseil National aura à faire des propositions face aux nouveaux enjeux et défis de formation et ses contenus, afin de contribuer à des formations encore plus utiles à la diversité des situations des élus et des collectivités, et plus en lien avec les batailles et initiatives à mener, pour qu’il y ait davantage de formations décentralisées, pour libérer l’initiative, pour inventer des partenariats plus étroits à mettre en œuvre au plan national avec le CIDEFE et dans les régions et les départements entre les ADECR et le Cidefe, pour répondre plus et mieux à la formation des élus.
6-4 Nous tenons le drapeau de l’union pour de tels rassemblements à construire au plan local. Ils vont au-delà du Front de gauche et concernent de nombreux citoyens, des syndicalistes, personnes de la vie associatives, socialistes, écologistes, qui veulent construire démocratiquement un projet progressiste refusant l’austérité et permettant au peuple de prendre toute sa place et donc résolu au sein de la collectivité à combattre toute politique droitière, ségrégative, pro patronale et anti service public, à faire avancer la satisfaction des besoins humains du local au mondial.
6-5 C’est en travaillant les contenus et l’élargissement de ce rassemblement que nous constituerons les meilleurs préparatifs aux scrutins à venir, et que nous échapperons le mieux à la bataille des ego. Le risque est réel de donner le sentiment que nous nous battons pour des places. La crise de la démocratie est profonde. Même si nous gardons des grands liens de proximité, les élus locaux ne sont plus à l’abri des rejets, des critiques faites aux « politiques ». Mais ces rejets sont aussi une grande exigence de sens, de politique au sens noble du terme. Nous devons être à la hauteur de cette exigence dans nos pratiques (élus communistes et républicains, ADECR, ANECR) et notre réflexion globale.
6-6 Cette ambition doit aussi être portée au niveau européen avec la perspective des élections européennes de 2014, des sénatoriales et des scrutins de 2015 pour les conseils généraux et régionaux.
6-7 Nous voulons approfondir nos pratiques d’élus, pour être des facilitateurs de mise en mouvement des habitants, pour diminuer la délégation de pouvoir. Nous soutenons les luttes sociales, et c’est bien. Mais nous ne pouvons nous limiter à les accompagner, nous avons la responsabilité d’organiser, d’animer avec d’autres de façon rassembleuse, les espaces des débats citoyens où s’expriment les exigences populaires, des alternatives, des actions concrètes susceptibles d’obtenir des avancées, des changements. Nous voulons aider à ce que les citoyens fassent leur propre expérience, que leurs espoirs soient entendus.

 

Conflit social à SANOFI : intervention de Claudine Troadec-Robert, au nom du groupe communiste, lors de la manifestation des SANOFI de Toulouse et Montpellier le 11 octobre.


Manifestation des salariés de SANOFI à... par PCF34
 

Le peuple « mal-traité », ils ont osé !

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Ce mardi 9 octobre 2012, les parlementaires ont adopté à l’Assemblée Nationale le pacte budgétaire européen instaurant « la règle d’or » d’équilibre budgétaire avec 477 voix POUR, 70 voix CONTRE, et 21 abstentions. Ainsi les 70% de Français qui souhaitent être consultés par voie de référendum sur ce pacte, dont l’application aura des conséquences sur leur avenir, n’ont pas été entendus, ni même les 80 000 citoyens qui ont défilé le 30 septembre à Paris. La démocratie a aujourd’hui véritablement été mise à mal, c’est un très mauvais signe envoyé par le gouvernement. L’impact du traité budgétaire sur les collectivités est lourd de conséquences pour les financements de la protection sociale et pour le principe de libre administration des collectivités territoriales. Dans notre département plus d’une centaine de personnalités, syndicalistes, responsables associatifs, élu(e)s, acteurs de la vie culturelle et sportive de diverses sensibilités politiques s’est également exprimée pour la tenue d’un referendum. L’adoption du traité Sarkozy/Merkel a donc été réalisée grâce à une large majorité UMP/PS, seuls le groupe Groupe de la gauche démocrate et républicaine (Front de Gauche) et une grande partie du groupe EELV ont voté contre. Si la démocratie, l’exigence du peuple a été honteusement bafouée, rien n’est gravé dans le marbre. Les élu(e)s Front de Gauche du Conseil général du Val-de-Marne n’entendent pas baisser les bras. Ils vont s’employer dans les jours qui viennent à continuer de combattre ce traité de super austérité qui va à l’encontre des besoins des peuples européens, et à promouvoir les choix pour une autre Europe. Une Europe de la justice sociale privilégiant la relance économique par la croissance, la relance de l’emploi par l’investissement et la recherche.

Tout ne fait que commencer, une Europe solidaire, écologique est démocratique est possible !

 

Conflit social à SANOFI : Jean-Jacques Paris, président de l'ANECR, écrit au 1er ministre.

Monsieur le Premier Ministre,

Après avoir fait respecter les termes de la loi en faisant annuler une première convocation des dirigeants du groupe SANOFI, le mercredi 3 octobre 2012 les salariés seront en grève et manifesteront à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales boycottant un comité de groupe dont l’ordre du jour est consacré au désengagement de l’entreprise pharmaceutique et aux conséquences sur l’emploi.

Ainsi, les salariés expriment leur rejet de la logique même de ces « restructurations » et réclament légitiment une remise à plat contradictoire de la situation économique de ce groupe et de sa stratégie industrielle afin de conforter l’emploi et l’activité.

Le groupe SANOFI qui a réalisé 8,8 milliards d'euros de profits, qui a touché de l'Etat chaque année 150 millions de crédit d'impôt recherche et bénéficié massivement des politiques de santé publique doit embaucher au lieu de détruire l'emploi.

L’Etat ne peut se contenter de « limiter » le nombre de suppressions d’emplois mais doit s’engager résolument aux côtés des salariés et de leurs organisations syndicales pour obtenir de nouveaux droits d’intervention dans la gouvernance des entreprises permettant la prise en compte d’autres critères de développement que ceux du cours de bourse.

Ainsi je vous demande, Monsieur le premier ministre, de tout mettre en œuvre pour que soit suspendue la prochaine réunion du Comité Central d’Entreprise, qui donnerait le coup d’envoi d’un processus de licenciement, et que puisse s’engager un véritable dialogue social avec toutes les parties dans la transparence avec la volonté de relancer la recherche pour la satisfaction des besoins de santé croissants de la population.

Votre intervention est attendue par tous les salariés mais aussi par l’ensemble des françaises et des français qui refusent de se soumettre aux dictats des grands groupes et espèrent le soutien du gouvernement et de la majorité dans ce combat.

Dans cette attente je vous prie de recevoir, Monsieur le Premier Ministre, mes respectueuses salutations.

Jean-Jacques PARIS
Vice-président du Conseil Général
Président du groupe Front de gauche-PCF

 

Ouvrons le débat sur le Pacte d'Austérité Budgétaire - TSCG-?

Le Président de la République veut faire ratifier au plus vite par le Parlement le Referendum-pacte-budgetaire.gifTraité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, plus connu sous l’intitulé de "Pacte budgétaire".

Assemblée publique de rentrée du Front de Gauche, mercredi 3 octobre, à 19H30, à l’école Michelet.

La mise en œuvre de ce pacte d'austérité, négocié par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy aurait des conséquences économiques et sociales graves pour notre Pays et l'Europe, alors que notre Peuple s'est prononcé majoritairement pour le changement à l'occasion des élections Présidentielles et Législatives.



Le Front de Gauche vous appelle à participer à la rencontre sur ce traité, organisée par le CAC 94 (Collectif pour un Audit Citoyen de la dette publique), ce mardi 20H, à l'espace intergénérationnel les LARRIS, 15 bis, rue Jean-Macé.

A l'appel du Front de Gauche et d'organisations syndicales, partis, associations, grande manifestation nationale dimanche 30 septembre à Paris, avec un pré-rassemblement à Fontenay (parvis de la Mairie) à partir de 13H.

Le changement ce doit être vraiment, sans attendre cinq ans.

 

SANOFI Montpellier : Motion adoptée par le Conseil général à l'initiative du groupe communiste.

Sanofi Aventis dans la manif retraite 1Motion sur le plan social annoncé par le groupe SANOFI

Considérant - la situation de l’emploi dans notre pays et plus particulièrement dans notre département en cette rentrée 2012 et les perspectives particulièrement sombres pour un retour à une croissance économique susceptible de dynamiser l’emploi, en particulier dans notre département et au niveau régional ;
- les engagements du Président de la République et de son gouvernement s’agissant du « redressement productif » et de l’attention toute particulière que cet objectif appelle à propos de la recherche publique et privée ;
- les enjeux en termes de santé publique pour l’avenir des populations de notre pays et de l’ensemble de la planète,

Considérant la situation de l’entreprise SANOFI :
- Entreprise classée 2° au CAC 40, dont les bénéfices se sont élevés à 8,8 milliards d’€ en 2011 et qui a distribué 3,4 milliards d’€ à ses actionnaires pour l’exercice 2010 (à noter que le bénéfice net par action est passé de 2,94€ en 2008 à 4,31) ;
- Elle emploie en 2012 plus de 6 500 personnes dans son pôle recherche et développement, soit 1 000 de moins qu’en 2007 (-22%) ;
- Sur le site de Montpellier, l’effectif est de près de 1150 salariés contre près de 1400 en 2009 soit une baisse de 250, touchant pour l’essentiel les postes sous CDI (-20%) ;
- Le plan social vise la suppression sur Montpellier de l’ensemble de l’activité Recherche et Développement (200 emplois) et sans doute de 300 emplois induits chez la sous-traitance, sans compter les emplois indirects, l’arrêt de projet de développement en chimie pour lequel des investissements importants ont été réalisés,

Le Conseil général de l’Hérault, réuni en session plénière ce 17 septembre 2012, informé de la situation de l’entreprise SANOFI et de la volonté de ses dirigeants de mener un plan social extrêmement lourd qui liquiderait en particulier l’activité de recherche et développement sur le site de Montpellier,

S’inquiète des retombées de ces décisions sur l’économie départementale et régionale dans un premier temps et sur la pérennité d’un pôle de recherche publique et privée déterminant pour l’avenir de nos territoires ;

Dénonce le fait qu’une entreprise de cette envergure, engagée dans un secteur stratégique au plan de la santé publique, qui réalise des bénéfices conséquents et rémunère largement son actionnariat se soit engagée dans une course à la rentabilité éhontée faisant fi et de ses salariés et de sa responsabilité dans la réponse aux enjeux fondamentaux de l’avenir de la santé humaine ;

Dénonce que l’annonce du plan social a été occulté et retardé après les élections par le précédent gouvernement.

Demande
- au gouvernement et au Ministre du Redressement Productif à intervenir pour contraindre les dirigeants de cette entreprise à reconsidérer l’orientation stratégique qu’ils ont définie au titre de l’intérêt supérieur de la Nation de disposer de tous les atouts d’une recherche fondamentale et appliquée de haut niveau pour préparer l’avenir et au titre également des fonds publics ou des facilités fiscales dont a pu bénéficier ce groupe s’agissant en particulier des dispositions d’appui à la recherche (crédits d’impôts, subventions, collaboration avec la recherche publique…),
- que soit élaborée une loi sur l’interdiction des licenciements « boursiers » dont usent des entreprises en parfaite situation financière dans le but de maximiser ses profits et les dividendes versés ;

Appelle l’ensemble des élus et de la population à soutenir la lutte des salariés et appuie les initiatives pour élaborer des alternatives sérieuses aux décisions en cours.

 

Lettre ouverte de Pascal Savoldelli à Laurence Parisot

z_Savoldelli_Pascal.bmpCourrier de Pascal Savoldelli, Président du groupe Front de Gauche, Parti Communiste Français-Parti de Gauche-Citoyen du Conseil général du Val-de-Marne à la présidente du Medef.

Madame la présidente du MEDEF,

Les analyses, les appréciations et propositions sur la situation économique et sociale de notre pays que vous livrez dans votre interview recueillie par le journal « Le Monde » du mercredi 28 aout, appelle de ma part quelques remarques et commentaires.

Concernant le « traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance » au sein de l’union économique et monétaire, vous affirmez sans détour « il faut signer des deux mains », faisant ainsi fi de l’aspiration majoritaire de nos concitoyens, dont de nombreux chefs d’entreprises, qui souhaitent à 72% la tenue d’un referendum sur ce sujet crucial pour l’avenir de leur pays.

La ratification du nouveau traité européen ne saurait se faire en catimini sans qu’ait lieu un débat public sérieux au préalable. La très mauvaise situation de la rentrée – baisse de la croissance, hausse importante du chômage, lourde dégradation de la situation économique et sociale dans de très nombreux pays – montre l’urgence de stopper la logique d’austérité actuelle, même si certes y a été ajouté le « pacte » de croissance de 1% du PIB, nous sommes très loin du compte, il faut donc réorienter réellement la construction européenne.

Aussi vous n’ignorez pas que l’application de la règle d’or, véritable carcan de fer pour les pays de l’union, incluse dans le traité européen, briderait le développement des services publics et l’investissement des collectivités locales, qui pourtant représente près de 70% de l’investissement public. Dans notre département du Val-de-Marne, 90% des entreprises sont des PME et TPE notamment du BTP.

En 2011 notre collectivité a investi 320 millions d’euros dans la construction de logements, bâtiments publics, des infrastructures de voirie et transports. Ce sont ces entreprises qui les premières subiraient les lourdes conséquences pour leur avenir et celui de leurs salariés d’une telle politique de rigueur forcée.

Vous prônez également une poursuite des reformes structurelles, celle de l’assurance maladie en particulier, en regardant de près le programme du MEDEF intitulé sobrement « Besoin d’aire » on peut lire cette phrase « Le secteur médical privé dont le succès est incontestable, pourrait être, plus qu’il ne l’est aujourd’hui, une source d’inspiration dans l’évolution du secteur public »….édifiant.

L’objectif est clair : en finir avec un système de santé solidaire issu du Conseil National de la Résistance, accélérer la marchandisation totale des soins au profit du privé, cela au mépris de l’être humain et de sa santé.

Vous affirmez souhaiter une amélioration de la gestion des collectivités locales en réduisant les dépenses, sans détériorer ni la qualité du service public, ni les prestations sociales, en somme faire plus et mieux avec moins, notamment en reconsidérant la clause générale des compétences des collectivités.

Cette proposition de reconsidérer la clause de compétence générale des collectivités territoriales sent la naphtaline, puisque issu du rapport Balladur de 2009 sur la réforme des collectivités, proposition d’ailleurs majoritairement rejetée par les élu(e)s de la République toutes tendances politiques confondues.

Notre collectivité a-t’elle-donc eu tort d’initier en matière de transport le métro Orbival, Projet unanimement soutenu par les salariés et les chefs d’entreprises, qui avec 13 stations reliera en 30 minutes la ville d’Arcueil à celle de Fontenay-sous-Bois ?.

Notre collectivité a-t-elle encore eu tort de mettre à disposition des familles 76 crèches collectives départementales permettant d’offrir à la population un service public de qualité afin de permettre aux familles d’articuler au mieux vie familiale et vie professionnelle ?

Avons-nous encore eu tort de créer une Agence de développement économique, organisme où public et privé sont mobilisés dans des actions de prospection, d’accompagnement et de soutien à l’innovation, aux acteurs économiques ?

Les gouvernements précédents doivent depuis des années aux collectivités locales plusieurs milliards d’euros, dont près de 600 millions d’euros au département du Val-de-Marne, pour la moitié il s’agit des 3 allocations nationales de solidarité APA/PCH/RSA, l’ignoriez-vous ?

Il convient au contraire de rendre pleinement leur autonomie financière aux départements, de leur permettre de préserver et développer leurs services publics de proximités dans tous les domaines : santé, culture, petite enfance, transport, formation professionnelle, aide sociale, etc… Vous ne manquez évidemment pas d’y aller de votre petit couplet sur je cite : « Les marges des entreprises Françaises sont à un « plus bas »historique. »

Il est vrai que sur les 38 entreprises du CAC 40, seulement 21 d’entre elles ont dégagé un bénéfice net cumulé en 2011 de 73 milliards d’euros, dont 10 milliards pour le groupe Total qui nous fait payer aujourd’hui son carburant au prix fort.

S’agissant des PME, elles voient une raréfaction de leurs crédits avec pour conséquences des défaillances de trésorerie et une réduction de leurs investissements et cela parce que les banques récupèrent des liquidités par un rationnement des crédits distribués habituellement à l’économie.

Concernant le sujet de la ré-industrialisation, l’affaire est simple d’après vous, « L’industrie américaine retrouve des couleurs depuis deux ans : en ayant recours à l’exploitation de gaz de schiste, elle a considérablement baissé ses coûts de production. »

Une exploitation qui fait courir aux populations, à la flore et la faune de très graves dangers environnementaux, ses conséquences aux USA sont déjà irréversibles sur les sites exploités.

Pas un mot bien entendu sur les plans sociaux en cours chez Air France, PSA Peugeot-Citroën, Sanofi, Carrefour, Alcatel, et bien d’autre encore, pas un mot sur les délocalisations boursières, un silence révélateur du peu de cas que vous faite des dizaines de milliers de familles concernées !

Pour terminer votre interview, vous utilisez la grosse ficelle de la désinformation sur le bilan des emplois jeunes du gouvernement Jospin en indiquant « Malheureusement, aucune étude d’impact n’a été demandée pour évaluer ce que sont devenus ceux, qui en avaient bénéficié, ni comment ils se sont insérés ensuite sur le marché du travail. »

Si le dispositif emploi jeunes n’a pas été la panacée en matière d’insertion professionnelle des jeunes, une étude du ministère du travail nous apprend, que 74% des jeunes embauchés et restés au moins deux ans au sein de l’entreprise, ont trouvé un emploi après leur sortie (dont 54% en CDI).

Aujourd’hui la création de 150 000 « emplois avenir » est loin de répondre aux attentes et besoins. Il faut aller véritablement dans le sens d’une politique progressiste de l’emploi pour la jeunesse, qui s’oppose à la précarité généralisée voulue par votre organisation patronale, avec un apprentissage dès 14 ans, ou encore avec la tentative mise en échec par les jeunes eux-mêmes de leur imposer un Contrat Première Embauche

La très préoccupante situation des jeunes sans emploi exige de toutes autres ambitions, en particulier celle de l’adoption d’une vraie loi cadre pour la jeunesse, garantissant une qualification, un emploi stable et le salaire minimum.

Ma réaction portée à votre connaissance, veuillez accepter, Madame la Présidente, mes cordiales salutations.

 

Dézonage du pass Navigo les week-ends et jours fériés : une étape importante vers la zone unique au tarif de la zone 1-2

zoneunique.jpgDepuis le samedi 1er septembre, les titulaires des forfaits Navigo mensuels ou annuels pourront voyager dans toute l’Île-de-France avec leur pass Navigo habituel.

Les élu-e-s Front de gauche du Conseil régional d’Île-de-France et du STIF se réjouissent que se réalise ainsi une de leurs propositions. Dès 2010, nous avons proposé que le dézonage les week-ends et jours fériés soit la première étape vers la création d’une zone unique au tarif de la zone 1-2.

Il faut maintenant aller plus loin et en finir avec les zones tarifaires, avec cette double peine : plus on vit loin de Paris, plus on passe de temps dans les transports et plus l’on paie cher.

Les parlementaires Front de gauche ont déposé une proposition de loi pour augmenter la contribution des entreprises, le versement transport, qui permettrait de financer cette zone unique. Nous appelons l’ensemble de la majorité de gauche à la soutenir !

Les élu-e-s Front de gauche continuent à se mobiliser, avec les usagers et les salarié-e-s, pour de nouveaux financements pour les transports publics : c’est une nécessité pour les usagers, une exigence sociale et écologique, un atout pour le développement de notre région.

 

Dézonage du pass Navigo les week-ends et jours fériés : un premier pas vers la zone unique du pass Navigo

zoneunique.jpgPlus d'informations ici. Le Conseil du Syndicat des transports d’Île-de-France (STIF) votera mercredi 11 juillet la mise en œuvre dès le 1er septembre du dézonage les week-ends et jours fériés des forfaits Navigo et Solidarité Transport.

C’était une revendication des élu-e-s du Front de gauche, qui l’avait proposée dès décembre 2010 : nous nous félicitons qu’elle soit enfin mise en œuvre. Elle est une première étape vers la mise en place de la zone unique du pass Navigo au tarif de la zone 1-2, proposition derrière laquelle s’est rangée toute la majorité régionale.

La zone unique est une nécessité, alors que les ménages franciliens consacrent une part toujours plus importante de leur budget aux transports, et au vu du projet de Grand Paris Express, qui vise à faciliter les déplacements de banlieue à banlieue.

C’est pour cela que Laurence Cohen, administratrice du STIF et sénatrice Front de gauche, a déposé une proposition de loi qui propose d’harmoniser le versement transport, la contribution des entreprises, en Île-de-France. Cette proposition, si elle était adoptée, permettrait la mise en œuvre de la zone unique sans peser sur les finances des usagers et des collectivités.

Nous espérons que la majorité de gauche au Sénat et à l’Assemblée se retrouvera, comme la majorité régionale, derrière cette proposition de justice sociale.

 

Défense du Service Public au plus près des citoyens : les élus communistes et le Front de gauche apportent leurs soutiens aux postiers en luttes lors d'un rassemblement syndical à Montpellier.

Michel Passet, secrétaire départemental du PCF 34 et porte-parole du Front de gauche, était présent pour apporter le soutien du Parti aux deux postiers qui passaient en conseil de discipline pour leur action comme syndicaliste.
Parmi ces deux postiers, se trouve notre camarade Dimitri Estimbre, membre de l'ADECR 34, élu conseiller municipal à Bédarieux.
Nos camarades Jacky Tello (élu aussi à Bédarieux) et Jean-Charles Sers (Postier, maire de Castelnau de Guers), étaient aussi présents au titre de la solidarité de lutte pour le maintien d'un service public postal de qualité dans tout le département. Valérie Sers (suppléante de Sébastien Andral sur la 7ème cirocnscription) était là aussi.
Frédérique Thonnat, syndicaliste FSU et qui étaient la candidate du Front de gauche sur la 1ère circonscription de l'Hérault était présente aussi pour apporter la solidarité de sont syndicat.

Mise en place des banderoles

Michel Passet( de dos), PCF - Front de gauche, discute avec l'intersyndicale.

Plus de cent personnes sont venues soutenir leurs collègues.

Frédérique Thonnat, syndicaliste FSU, discute avec Bruno Gagne, de la CGT FAPT Hérault.

Jean-Charles et Valérie Sers discutent avec leurs camarades

Jean-Charles Sers, Postier, syndicaliste, maire de Castelnau de Guers.

Bruno Gagne prend la parole pour la CGT FAPT

Aimé Mary, CGT de France Telecom, défendeur de l'un des postiers convoqués.

Dimitri Estimbre explique les faits qui lui sont reprochés par sa hiérarchie.

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L'administrateur CGt de la Poste est venu aussi apporter son soutien.

 

Meeting du 5 juin - Intervention de Christian FAVIER

Christian-Favier-au-micro.jpgMesdames et Messieurs, Chers amis,

Merci tout d’abord d’être venus nombreux participer ce soir à ce moment combatif et convivial qui se tient à moins de 5 jours du premier tour des élections législatives. Après avoir contribué de manière décisive à la défaite de Sarkozy à l’élection présidentielle, ensemble, sous les couleurs du Front de Gauche, nous voilà reparti à l’assaut de la droite dans une circonscription législative qu’elle domine de très longue date.

Dimanche prochain, les citoyens vont enfin pouvoir dire clairement s’ils veulent continuer avec un Député de droite, dont le seul objectif est d’amplifier encore la politique d’austérité qui fait si mal aux salariés, aux retraités, aux jeunes, ou s’ils veulent au contraire changer et changer vraiment à gauche avec des Députés Front de Gauche, résolus à faire prévaloir la justice sociale et les besoins populaires.

Oui, le choix est simple, d’un côté un Député de droite sortant, et je le souhaite, bientôt sorti : le maire de Saint-Mandé, Patrick Beaudouin et de l’autre, mes amis Nora Saint-Gal et Jean-François Voguet.

Choix très simple donc entre une droite dure, avec un Député qui a été fidèle en tout point à la politique menée par Sarkozy, et nos candidats qui incarnent la gauche de transformation sociale et qui comptent bien s’appuyer sur la dynamique engagée par Jean-Luc Mélenchon lors de l’élection présidentielle pour battre la droite.

Permettez-moi de m’arrêter un instant sur ce Député de droite dont le bilan antisocial est particulièrement lourd. Patrick Beaudouin, c’est l’homme de l’ultra droite, la droite populaire, celle qui flirte en permanence avec les thèses du Front national. Ainsi, il contribue à légitimer les propos xénophobes de l’extrême droite qui cherche à diviser les populations en faisant porter la responsabilité de la crise sur les immigrés. C’est absurde et dangereux.

Absurde, car chacun sait que c’est le capitalisme qui est en crise, que les choix effectués en faveur de la finance et du libéralisme produisent partout dans le monde les mêmes ravages : chômage, précarité, remise en cause des droits sociaux…

Dangereux, car la division de celles et ceux qui sont victimes de cette crise affaiblit le combat contre les puissances de l’argent et de la finance. Il nous faut donc, sans relâche, combattre le Front national et combattre la droite qui reprend et propage ses thèses dangereuses pour la démocratie. Et ici, dans cette 6ème circonscription, battre la droite et l’extrême droite, c’est battre le Député UMP Beaudouin. Car, c’est celui qui n’a eu de cesse de justifier les cadeaux faits aux plus aisés et mettant en cause les droits des plus fragiles.

C’est un Député très proche de Sarkozy qui, dans sa commune, refuse toute politique de mixité sociale. C’est un Député soldat, qui a voté tous les mauvais coups que vous avez eu à subir ces 5 dernières années, la destruction des services publics, les menaces permanentes sur l’emploi, l’étranglement financier du logement social, la réforme des retraites, la réforme des collectivités, le bouclier social pour les privilégiés, l’augmentation de la TVA… bref tout ce qui a conduit pendant ces trop longues années Sarkozy à détruire les acquis sociaux et à rendre la vie chaque jour plus rude pour les salariés, les retraités, les jeunes… C’est enfin, un député qui n’a rien fait pour l’emploi et qui regarde le chômage progresser sans bouger le petit doigt.

Chers amis, avons-nous besoin encore d’un tel Député ? Avons-nous encore besoin de tels défenseurs du capitalisme ? De tels serviteurs zélés des grandes fortunes et des privilégiés ? Pour ma part, je ne le crois pas.

Je suis convaincu que la force de la volonté de changement, de la volonté de justice sociale, de lutte contre les inégalités manifestée par nos concitoyens lors de l’élection présidentielle doit nous inciter à être très combatifs et très ambitieux pour le scrutin législatif. Nous avons avec Nora Saint-Gal, une excellente candidate, qui incarne tout naturellement la jeunesse et le renouvellement et qui peut compter sur le soutien et l’expérience de mon ami Jean-François Voguet, votre Maire, qui est également son suppléant.

Ce sont des élus reconnus, intègres, qui vivent à vos côtés dans votre circonscription.
Ce sont tout simplement des élus sur qui vous pouvez compter, et qui au quotidien, sont réellement présents et actifs.

Car au premier tour, si vous êtes très nombreux à vouloir vous mobiliser pour, après Sarkozy, vous séparer du Député UMP Beaudouin, il convient de faire le bon choix pour garantir au second tour, la défaite de celui-ci. Vous savez, je suis très heureux d’être à vos côtés ce soir ici à Fontenay.

Je sais le formidable travail que fait mon ami Jean-François Voguet avec l’équipe municipale, avec mes amis Liliane Pierre et Gilles Saint-Gal, Vice-présidents du Conseil général pour relever les défis d’une ville populaire, solidaire, agréable à vivre et innovante dans bien des domaines. Imaginez l’atout que représenterait pour la commune mais aussi pour les villes de Vincennes et de Saint-Mandé, l’élection de Nora Saint-Gal comme Députée Front de Gauche. Alors oui, pour changer vraiment à gauche, pour répondre à vos attentes et à vos besoins, il faut voter pour une Députée bien à gauche, disponible, à l’écoute et attachée à ses concitoyens.

Oui, j’en suis persuadé, il nous est possible aujourd’hui, en nous appuyant sur la dynamique de la campagne présidentielle, de pousser la droite dans ses retranchements et de battre le Député sortant Beaudouin.

Et ce résultat sera bien évidemment regardé et apprécié. Ce sera le résultat de la volonté de changer vraiment, de ne pas s’accommoder d’évolutions limitées pour ne pas faire peur aux forces de l’argent. Et pour cela, il faut éviter que la prochaine Assemblée se traduise par une forme d’hégémonie du Parti Socialiste s’il disposait seul de la majorité absolue.

Une telle perspective constituerait un véritable risque pour tout progrès social et toute évolution positive.

C’est pourquoi, il faut que nous élisions le plus grand nombre de Députés du Front de Gauche, pour garantir des réformes profondes, structurelles, qui mettent fin à la soumission du politique aux profits, qui ambitionnent un juste partage des richesses, qui s’attachent à la défense des droits sociaux et la conquête de nouveaux droits.

C’est de la force du vote Front de Gauche et du nombre de Députés que comptera le groupe Front de Gauche à l’Assemblée que dépendra la politique qui sera demain menée dans notre pays. Et sur de nombreux points, il nous faudra être vigilant.

A titre d’exemple, il va nous falloir continuer de nous battre pour la réalisation du métro Orbival, car certain dans la majorité actuelle voudraient faire basculer les crédits qui ont été affectés à ce projet sur d’autres opérations. Ce n’est pas acceptable. Et bien la meilleure façon de ne rien lâcher sur notre métro, c’est assurément le vote pour nos candidats du Front de Gauche.

Il va falloir nous mobiliser pour les salaires, pour le SMIC à 1.700 €, pour le retour de la retraite à 60 ans à taux plein…
Il va falloir nous mobiliser pour l’école, pour la santé, pour défendre les services publics que la droite a maltraités si violemment…
Il va falloir nous mobiliser pour l’avenir de la planète et pour une véritable planification écologique.
Il va falloir nous mobiliser pour inverser les logiques qui prévalent en Europe et qui font que ce sont les peuples qui paient l’ardoise laissée par les puissances financières et par les privilégiés.

Et pour avancer sur toutes ces questions, nous aurons besoins et d’un groupe Front de Gauche composé de nombreux Députés. Pour cela, un bon résultat est indispensable dans cette 6ème circonscription, pour être présents au second tour et y battre la droite et l’extrême droite. C’est un objectif ambitieux, mais -j’en suis convaincu- à notre portée compte tenu du contexte compliqué que nos concurrents à gauche doivent affronter... Cela suppose –dans cette dernière ligne droite- d’amplifier encore notre campagne de terrain pour lui donner une grande ampleur.

Je sais que déjà, plus de 1.000 fontenaisiens, vincennois et saint mandéens ont apporté leur soutien à notre candidate.Et bien, continuons avec esprit de conquête, retroussons nous les manches, ne laissons passer aucune occasion de convaincre nos concitoyens de voter pour nos candidats. Appelons nos amis, nos proches, nos collègues à voter le 10 juin pour nos candidats Nora Saint-Gal et Jean-François Voguet, pour les placer en tête de la Gauche dans la circonscription. Ce sera le vote le plus efficace, le plus utile, le plus déterminant pour battre le Député UMP et élire le 17 juin Nora Saint-Gal Députée de la 6ème Circonscription.

 

Meeting du 5 juin intervention de Nora Saint-Gal !

Nora-au-micro.jpgNous avons cru pendant un moment que la pluie allait gâcher la fête mais, finalement, notre meeting en plein air fut une réussite. Vous trouverez dans le billet ci-dessous l’intervention que j’ai faite ainsi que quelques photos, prises par Nathalie Gautrais.

Cher-e-s ami-e-s,
Bonsoir à toutes et tous, bonsoir aux militants et aux amis, qui composent le Front de gauche, dans sa grande diversité. Bonsoir à mes ami-e-s élu-e-s. Bonsoir à toutes celles et tous ceux qui nous ont rejoints ce soir, qui savent l’importance de montrer notre détermination à quelques jours du premier tour de cette élection législative dans laquelle nous sommes engagés.

Je remercie Christian Favier, sénateur et président du Conseil général du Val-de-Marne, d’être venu nous apporter son soutien. Comme vous vous en doutez, en cette période, il est très sollicité. A la tête de la majorité de gauche qu’il conduit, au Département, il montre ce qu’on peut faire quand on a la conviction chevillée au corps qu’une société plus juste et plus solidaire est possible. Et cela n’empêche pas, bien au contraire, que notre Département soit un des mieux gérés du pays !

Comme sénateur, Christian sait aussi l’importance d’avoir, au Parlement, une gauche qui puisse compter sur toutes ses couleurs et, même, qui tire vers le rouge plus que vers le rose pâle ! C’est tout l’enjeu de ces élections législatives. Nous sommes la force dont la gauche a besoin pour ne pas décevoir, pour réussir. La défaite de Nicolas Sarkozy était une première étape, indispensable, pour retrouver un peu d’air. Avec les quatre millions d’électeurs de Jean-Luc Mélenchon, nous sommes très fier-e-s d’y avoir contribué. Mais nous avons toujours dit que l’alternance ne pourrait suffire. Sans un changement radical de logique, qui reprenne le pouvoir aux marchés financiers et remette l’humain au centre de l’action publique, toute action est vouée à l’échec.

Et, pour cela, il ne suffit pas d’aller parler de croissance dans un sommet du G8 comme François Hollande l’a fait quelques jours après son investiture ! On n’en a pas beaucoup parlé mais la déclaration finale de ce G8 est un appel à la « consolidation et et à la responsabilité budgétaire ». La réduction de la dette publique ne peut pas être l’alpha et l’oméga d’un Gouvernement et d’une majorité de gauche ! Et ce n’est pas irresponsable de dire cela !

Être irresponsable, c’est penser qu’on peut vivre avec 1100€ par mois, le montant actuel du SMIC et croire qu’on peut se contenter de donner un coup de pouce au SMIC ! Être irresponsable, c’est constater son impuissance devant les usines qui ferment et les ouvriers que ça laisse dans la désespérance ! Être irresponsable, c’est laisser se développer un système éducatif qui reproduit les inégalités !

Être irresponsable, c’est penser qu’il est normal que les gens s’endettent sur 30 ans pour acheter un appartement à 50km de leur lieu de travail ! Être irresponsable, c’est laisser la finance gouverner nos vies, au profit d’une petite minorité !

Voilà autant de sujets sur lesquels la gauche doit se positionner clairement. Nous avons un choix à faire entre la social-démocratie, qui n’a plus de « social » que le nom et qui a échoué partout où elle était au pouvoir en Europe (de l’Espagne à la Grèce, en passant par la Grande-Bretagne) et une gauche courageuse, qui change vraiment la vie.

Le président actuel n’est pas notre ennemi : nous voulons simplement l’aider à se poser les bonnes questions. Nous voulons le tirer sur sa gauche. Nous serons présents dans la rue autant de fois que ce sera nécessaire pour rappeler cet aiguillon mais il nous faut aussi des relais à l’Assemblée nationale. La question, c’est le partage des richesses. L’objectif, c’est de les partager autrement pour vivre mieux, pour vivre tous bien. Nous voulons et nous pouvons avoir : -le SMIC à 1700€ bruts en début de législature, à 1700€ nets d’ici 2017 ; -la retraite à 60 ans à taux plein et pas de retraite en dessous du SMIC ; -une allocation universelle d’étude et d’autonomie pour les jeunes ; -des logements accessibles pour tou-te-s dans des quartiers mixtes et agréables ; -des visas sociaux et écologiques à nos frontières pour garder et développer des emplois de qualité sur notre territoire tout en agissant pour une mondialisation qui nivelle par le haut les conditions de vie et de travail des travailleurs du monde entier ;

C’est cela, partager autrement les richesses !

Pour y arriver, il faut tout d’abord engager une grande réforme de la fiscalité. Nous avons également besoin de construire une autre Europe. Aujourd’hui, dans la continuité de notre « non » au traité constitutionnel européen, en 2005, nous sommes les seuls à gauche à le demander. Mais cette contestation monte partout en Europe et nous espérons d’ailleurs la victoire de Syriza, en Grèce, l’équivalent de notre Front de gauche, dans 10 jours. Comme le dit Alexis Tsipras, son leader, Madame Merkel n’est pas propriétaire de l’Europe et nous n’avons pas à lui faire des courbettes ! Avec ces élections législatives, nous pouvons participer à un moment, à un mouvement historique.

Pour moi, être candidate, c’est donc marcher un peu devant mais poussée par tous les autres, qui forment ce mouvement. C’est en tout cas ainsi que j’ai choisi d’être candidate : Être candidate pour porter haut et fort les couleurs de notre Front, pour faire vivre l’espoir de ce véritable changement auquel nous croyons. Être candidate, ce n’est donc surtout pas une aventure individuelle.

C’est pourquoi je voudrais terminer par quelques mots de remerciement. A vous toutes et tous, qui n’avez pas compté votre temps et votre énergie, je voudrais dire merci. Merci d’avoir tenu les points fixes dans les quartiers, d’avoir distribué devant les métros et les RER, d’avoir assuré une présence enthousiaste et déterminée partout dans la circonscription. Merci pour l’organisation des différentes initiatives qui demandent une logistique dont on ne mesure pas toujours l’importance.

Merci d’avoir préparé, organisé, synthétisé les discussions dans les ateliers législatifs. Nous nous étions fixé un programme ambitieux dans une campagne très courte et nous avons réussi à le tenir : organiser 4 ateliers, dans les 3 villes de la circonscription, pour discuter des propositions que nous allions porter dans cette campagne.

Merci à toutes celles et ceux qui ont participé à ces ateliers : vous en avez fait des moments d’échange, de réflexion, de construction partagée. C’est bien sûr une démarche et un travail que nous poursuivrons. Merci d’avoir organisé les rencontres voisins-voisines.

Merci d’avoir donné vos soirées pour grimper les marches, pour frapper aux portes et ainsi aller à la rencontre des habitants de notre circonscription, présenter l’enjeu de ces élections et recueillir le soutien public de plus de 1000 d’entre eux.

Merci aussi à François, pour son soutien : j’ai beau être « tombée dans la marmite » de la politique, toute petite, comme disent certains… être candidate à une telle élection est une aventure quelquefois vertigineuse…

Merci pour votre enthousiasme, merci pour tous les mots de soutien et d’encouragement. J’ai essayé d’être à la hauteur de ce que nous sommes en train de faire ensemble et je suis très fière de porter les couleurs du Front de gauche.

Grâce à notre mobilisation, dans la continuité de la campagne pour l’élection présidentielle, nous avons montré que nous sommes la force en dynamique. Dans les derniers jours qui nous restent, il ne faut pas relâcher nos efforts ! Nous pouvons encore discuter, convaincre. Et, dimanche soir, nous pouvons représenter la gauche au 2ème tour et être en situation de battre Patrick Beaudouin, le député de la Droite populaire !

En avant vers la victoire ! Hasta la victoria siempre !

 

Il y a besoin d'une parole forte à gauche !

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Ce qui se joue avec les législatives c'est l'avenir du changement : ou la porte du changement se referme ou grâce à un bon score du Front de gauche, la France se donne les atouts pour se sortir des griffes des marchés financiers.
A Clichy se prémunir contre l'échec de la gauche et le retour de la droite, c'est battre Balkany et voter et faire voter autour de soi pour François Delalleau et Annie Mandois, les candidats du Front de gauche.
Eux s'engagent à agir pour un vrai changement par un positionnement constructif et exigeant basé sur l'apport du programme l'Humain d'abord. Soyez en sûr, à l'inverse de G. Catoire, ils ne pactiseront jamais avec la droite!

Avec la mise en place du gouvernement, des premières décisions ont été prises : parité au sein du gouvernement, charte déontologique, baisse du salaire des ministre et du président... Très bien. Après des années de présidence bling-bling, le retour à des pratiques plus républicaines ne peut que nous satisfaire. Mais cela ne peut suffire.
Les urgences du pays sont grandes, les attentes de notre peuple importantes. Emploi, pouvoir d'achat, retraite, école, logement... L'action du gouvernement doit répondre à ces attentes. La gauche ne peut pas décevoir et se contenter de mesurettes pour ne pas déplaire aux marchés financiers. Quel est le contenu du changement dont nous avons besoin ? Telle est la question que chacun à gauche doit se poser. Une augmentation significative du SMIC et des minima sociaux ou un simple «coup de pouce» ?
Un référendum sur le traité Merkel-Sarkozy, ou le simple ajout d'un volet croissance sans toucher au pacte d'austérité budgétaire ? Une véritable volonté de changer le rôle de la BCE ou une simple déclaration d'intention?
La volonté de s'attaquer aux marchés financiers ou la seule tentative d'en gommer quelques excès ? Ne lâchons rien! Ne nous faisons pas d'illusion, pour reprendre le pouvoir aux marchés financiers, produire autrement et mieux partager les richesses et les réorienter vers l’activité et l’emploi, il faut du courage et de la détermination.
Il faut du courage et de la détermination si nous voulons qu’une majorité de député-e-s de gauche à l’Assemblée Nationale adopte des lois qui répondent aux urgences sociales, écologiques et démocratiques.
Des mesures pour réussir le changement qui portent sur l'interdiction des licenciements boursiers, l'augmentation du SMIC à 1700 € brut, le retour de la retraite à 60 ans pour tous, la nationalisation du système bancaire et la création d'un pôle public pour orienter le crédit vers ce qui est utile : redonner la priorité à l’emploi, l'école, la santé, le logement...
Le Front de gauche, avec son programme l’Humain d’abord et son candidat commun Jean-Luc Mélenchon, avec 4 millions de voix, a apporté une contribution décisive à la victoire contre Sarkozy.
A Clichy-Levallois, il faut chasser Balkany, le complice de Sarkozy et battre séverement la droite sous tous ses avatars :le MODEM Moulongo Black ou Leprince-Ringuet, la roue de secours de l'UMP et bien sûr le Front national.
Le Front de gauche, c’est l’assurance d’une gauche qui assume ses responsabilités, avec un objectif : « L’humain d’abord ». Avec un bon résultat national du Front de gauche au soir du 1er tour des législatives et un grand nombre de député-e-s au soir du 2nd tour, meilleurs seront les atouts d’un vrai changement. Dans notre circonscription, François Delalleau, jeune communiste clichois et Annie Mandois, conseillère municipale communiste de Levallois sont les candidats du Front de gauche, conformément aux accords entre tous les partenaires du Front de gauche.. A l'heure où il y besoin d'une parole forte à gauche, ce sont les candidats les mieux à même de faire entendre les attentes des clichois et de garantir un vrai changement !

 

« C'est l'honneur de la prochaine Assemblée nationale qui est en jeu » - Nora Saint-Gal

Droitsdesfemmes.jpgQuelle belle journée du 6 mai ! Et quel bel élan citoyen, auquel j'ai eu le plaisir de participer dans mon bureau de vote ! Je me souviendrai longtemps de l'air déterminé des Fontenaysien-ne-s en mettant leur bulletin dans l'urne et des cris de joie qui ont résonné dans la cité à l'annonce des résultats.

80% de participation : autant dire que nous n'avons pas n'avons pas chômé ! Dans notre ville, près de 62% des électeurs ont voté pour François Hollande. La campagne déterminée du Front de gauche, jusqu'au dernier jour de campagne, pour battre le candidat de la droite en utilisant le bulletin François Hollande, a eu une importance déterminante dans le score de ce dimanche.

Le temps n'est pourtant pas au relâchement : les élections législatives doivent refléter cette aspiration au changement et, même, la renforcer. Pour réussir vraiment le changement, il faut un grand nombre de député-e-s du Front de gauche à l'Assemblée.

Et quel acte plus symbolique de ce changement pour la future Assemblée nationale que la première loi de la prochaine mandature soit le rétablissement et la précision du délit de harcèlement sexuel ?

En fin de semaine dernière, nous n'avons pu que prendre acte de cette décision du Conseil constitutionnel qui abrogé, pour non-conformité à la Constitution, l’article 222-33 du code pénal relatif à la répression du harcèlement sexuel.

Le besoin de modifier, préciser, cet article est indiscutable et demandé depuis longtemps par de nombreuses associations. Cependant, les conséquences de l’abrogation sans délai et sans remplacement est terrible pour les victimes. Elle provoque un vide juridique inacceptable qui a pour effet de faire tomber toutes les affaires de harcèlement sexuel en cours devant les juridictions pénales.

C'est l'honneur de la prochaine Assemblée nationale qui est en jeu dans cette affaire : le Parlement devra voter une loi en urgence, pour faire disparaître le vide juridique provoqué par cette décision. Il est essentiel qu'aucun signal d'impunité ne soit envoyé à ceux qui se livrent à de tels actes. C'est pourquoi, d'ores et déjà, les parlementaires du Front de gauche travaillent à l'élaboration d'une proposition de loi.

 

Déclaration de l’ANECR Sur le second tour de l’élection présidentielle ...

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A quelques jours du second tour de l’élection présidentielle, les élus communistes et républicains déploient dans tout le pays leur activité avec le Front de gauche pour amplifier encore la mobilisation et impliquer une défaite cuisante à Nicolas Sarkozy et à sa politique de destruction des services publics et du système social de notre pays.

Ils ont été très présents avec leur Associations départementales dans les manifestations du 1er mai aux cotés des salariés et de leurs syndicats, mais aussi dans les assemblées citoyennes et les meetings du Front de gauche pour poursuivre avec détermination leur action et faire élire François Hollande sans rien demander en échange.

Les élus communistes et républicains s’engagent dans un même temps dans la campagne des élections législatives pour obtenir à l’Assemblée Nationale un groupe parlementaire consolidé, capable de peser dans les futurs choix économiques et sociaux.

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