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La relève

medecin.jpegLe film de la semaine Séance unique mercredi 6 février à 20h30 à Utopia Saint-Ouen proposée par le Comité de défense de l’hôpital public autour de la santé de proximité en danger, en présence de Juliette Warlop, réalisatrice du film, Didier Ménard, protagoniste du film et promoteur du projet « La Place Santé » à Saint Denis, Yves Laybros, médecin urgentiste et Thierry Rabany , médecin généraliste à Cergy.
Soirée soutenue par le Front de Gauche, Europe Ecologie les Verts et ATTAC Cergy

La relève, de Juliette Warlop - documentaire France 2012 52mn -

Ce qui frappe dès la première séquence de ce touchant et stimulant documentaire diffusé récemment par Public Sénat, c’est le fossé qu’il y a entre ces images et celles que nous donnent à voir les magazines d’actualité des chaînes de télévision à sensation sur un sujet similaire, à savoir la santé au sein des quartiers populaires, quartiers communément rebaptisés par TF1 ou M6 « zones de non-droit ». On a trop vu ces reportages souvent tournés à moitié en caméra cachée et nourris d’images floutées consacrés aux risques encourus par les professionnels de santé. Les malheureux seraient rançonnés quotidiennement, ils subiraient des agressions gratuites, sans compter l’entrave à leurs pratiques en raison des croyances religieuses. Loin de nous l’idée de nier totalement que tout cela repose sur certains faits, il n’empêche que la première séquence de La Relève traduit une toute autre vérité. On y voit une femme entre deux âges, que l’on dit « issue de la diversité », au bord des larmes avant de s’effondrer littéralement dans les bras de son médecin. Elle ne vient pas d’apprendre un très mauvais diagnostic mais tout simplement le départ prochain du médecin, après trente ans de bons et loyaux services au coeur du quartier. Et à travers cette scène toute simple, on comprend à quel point ce toubib à belles bacchantes, regard lumineux et sourire permanent, est pour beaucoup de ses patients bien plus qu’un praticien: un compagnon de route souvent présent lors des moments les plus difficiles de la vie, un homme qui soigne autant les bobos du corps que du cœur, en apportant une écoute et quelques conseils de vie bien sentis.

Le documentaire aurait pu être le portrait d’un chouette gars qui va enfin prendre un repos bien mérité, laissant désemparés ses anciens malades. Mais Didier Ménard a prévu « la relève »... Non seulement il y a des jeunes médecins prêts à venir s’engager aux Francs-Moisins, un des quartiers à sale réputation de Saint-Denis, mais le nouveau retraité a, avant de partir, conçu un projet tout à fait innovant et rarissime en France de centre de santé communautaire. Un endroit où bien sûr on vient se faire soigner mais où l’on peut trouver aussi des médiateurs pour vous aider à résoudre vos problèmes sociaux et psychologiques qui se répercutent sur votre santé; un endroit où l’on peut venir évacuer le stress d’une vie professionnelle ou familiale souvent rude par la musicothérapie ou la simple discussion autour d’un café; un endroit où se pratiquent l’éducation à la santé, à la bonne nutrition. Avant le départ de Didier Ménard, « Place Santé » est née avec ces jeunes médecins plein d’allant, Maxime et Mathilde, qui ont à peine 30 ans, le temps qu’a passé Didier aux Francs-Moisins.

Mais au-delà de cette histoire, le film invite à une réflexion passionnante sur la manière de pratiquer une médecine globale. Les jeunes médecins pensent aussi leur travail différemment par rapport à leur glorieux aîné. Alors que celui ci enchainait les journées de 7h à 22h jusqu’au bout de la fatigue, eux ont choisi d’être de simples salariés en effectuant des horaires normaux, un choix pas facile économiquement mais qui leur permet non seulement d’avoir une vie à côté mais aussi d’assurer des soins dans des conditions optimum. Et avec les soignants enthousiastes, alors que les consultations se déroulent et qu’on découvre des situations pas faciles mais touchantes, on finit par se plaire aux Francs-Moisins, avec ses dizaines d’origines différentes, et on se dit que c’est peut-être dans ces zones désignées comme de non-droit que se crée le laboratoire médico-social de demain.

 

Tribune libre des élus PCF-Front de Gauche de Saint Gratien

Saint Gratien

Voici le texte de la tribune libre des élus PCF-Front de Gauche pour la revue municipale de janvier 2013, qui traite de la stratégie d'endettement de la municipalité.
Rappelons que nous sommes contraints d'écrire un texte de 1 333 caractères seulement, ce qui aboutit à un argumentaire schématique. Retrouvez nos propositions plus détaillées sur ce blog !

Nous vous souhaitons une heureuse et pas trop chère année !

Le budget 2013 de la ville a été voté au dernier Conseil municipal.

Acculée par la croissance de la valeur du Franc suisse, la ville a été contrainte fin 2012 à renégocier 2 emprunts « toxiques », pour éviter une pression financière encore plus forte de la banque Dexia et des taux d’intérêt de 8 et 16%. Cela nous a coûté une pénalité de 520 000 €.

Ce n’est pas fini. Selon nous, est planifié en 2013 un remboursement anticipé de ces emprunts. Ce sera au prix d’une fonte de 75% des investissements municipaux (-5,7 M€), d’une compression des dépenses (-100 000€ pour le centre de loisirs, - 60 000€ pour les écoles…), et d’un bond de la plupart des tarifs de la ville.

Voilà la facture particulièrement salée de la très contestable stratégie d’endettement de la ville !

C’est mal parti pour stopper l’hémorragie du nombre d’habitants (-1286 en 3 ans).

Ce contexte renforce nos propositions : opportunité d’un audit citoyen de la dette de St Gratien ; nécessité de la soumission des contrats bancaires des collectivités au code des marchés publics ; utilité d’un pôle financier public, finançant les besoins humains ; intervention des gratiennois dans les comptes de leur ville.

Contact : fdg.stgratien@laposte.net

 

Pour une grande loi d'égalité

mariage_1.jpgManifestation pour l’égalité, dimanche 27 janvier, Paris - 14h Le cortège partira de Denfert-Rochereau et se terminera Place de la Bastille.

Une nouvelle manifestation aura lieu en faveur du mariage pour tous le 27 janvier.
Le PCF et le Front de Gauche soutiennent et participent à cette initiative pour l’égalité des droits.

La question du droit au mariage pour tous pose pour la première fois en France de façon réelle la question de l'égalité des droits quelles que soient les orientations sexuelles des personnes, et quoi que chacun-e pense des institutions du mariage et de la famille.

La société française dans toute sa diversité est prête et majoritairement favorable à ce que deux personnes qui s'aiment et souhaitent fonder une famille puissent s'unir par les liens du mariage, quelle que soit leur orientation sexuelle.

Le mariage est depuis plus de deux siècles dans notre République laïque, un acte civil avant d'être un sacrement religieux. Le projet de loi « mariage pour toutes et tous », est une avancée majeure pour la société et va mettre un terme aux discriminations qui frappaient depuis trop longtemps, toutes celles et tous ceux privés du droit d'exprimer leur amour de la manière qu'ils jugent la plus opportune. Il va permettre de rattraper le retard pris sur les pays à travers le monde qui ont, depuis plus d'une décennie, ouvert le mariage civil aux couples de personnes de même sexe. 14 pays ont aujourd'hui légalisé le mariage homosexuel et pour la plupart également légalisé l'adoption par les couples homosexuels.

Les communistes et le Front de Gauche sont inscrits depuis très longtemps dans ce combat pour l'égalité. Ils souhaitent aussi faire progresser le projet de loi ouvrant le droit au mariage à tous les couples, pour qu'il soit accompagné des droits à fonder une famille pour les couples de même sexe.

Pour leur part, les communistes val d’oisiens participeront dimanche à la grande manifestation en faveur du mariage pour tous. Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF 95 réclame et espère une avancée de la France sur cette question et appelle à la mobilisation. « Nous appelons tous les progressistes à se retrouver dans la rue le dimanche 27 janvier pour demander au gouvernement d’arrêter les tergiversations et reports et nous l’appelons à s’engager fermement sur les trois revendications pour le mariage, l’adoption et la PMA. Nous réclamons une grande loi d’égalité et non une loi à minima ».

Enfin, comme le souligne André Chassaigne dans sa lettre ouverte à ceux qui s'opposent au mariage pour tous, « des milliers d’enfants vivent aujourd’hui avec des parents de même sexe. Or, le droit ne leur permet pas d’avoir des parents à part entière. Leur souffrance d’aujourd’hui, ce n’est pas d’avoir des parents de même sexe, mais bien l’interdiction qui leur est faite d’en avoir avec une reconnaissance sociale. Et s’ils ont à souffrir des regards extérieurs, n’est-ce pas justement parce que la loi ne leur permet pas de vivre à égalité avec les autres enfants ? »

 

A gauche, on accélère !

affiche_1.jpgAlternative à l’austérité

Le Front de Gauche est de retour

Plus de deux mille participants ont envahi le parc des expositions de Metz mercredi soir. Deux mille déterminés à dire « Non » aux politiques d'austérité conduites par le gouvernement. Deux mille pour dire que d'autres choix sont possibles, qu'une alternative existe.

Aux côtés de Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon, Myriam Martin, Christian Piquet et Clémentine Autain ont pendant près de trois heures égrené les propositions concrètes pour changer de cap, et lancé en grand dans le pays, la campagne du Front de Gauche pour une alternative à l'austérité.

Au cœur de la soirée, la question de l'emploi, de l'industrie, des salaires. De nombreux syndicalistes étaient présents, et notamment des salariés du site ArcelorMittal de Florange qui ont interpellé le gouvernement sur son orientation sociale-libérale.

Leur appel est un appel à la résistance, bien sûr, à ne pas écouter ceux qui nous disent qu'il n'y a pas d'autre choix et qui taillent dans les salaires, les pensions, ceux qui détruisent petit à petit tous les services publics, et qui anéantissent notre industrie, ceux qui partout en Europe martyrisent les peuples.

L'alternative c'est maintenant !

A Metz, le Front de Gauche a ouvert le débat le débat autour de politiques qui servent « l’Humain d’abord » et pas les marchés financiers. Oui, c’est d'une autre orientation économique, sociale et écologique dont la France a besoin.

La bataille pour le changement n'est pas terminée. Ensemble, nous pouvons l'exiger et l'obtenir.

A Metz, ils ont dit

Lionel Burriello, syndicaliste Florange : "Soyons tous unis et solidaires pour un réel changement."
Jean-Luc Mélenchon, PG : " Ce qui coûte trop cher dans ce pays, c'est le capital, pas le travail."
Myriam Martin, Gauche Anticapitaliste : " Le gouvernement Ayrault s'assoie sur la volonté populaire. "
Christian Picquet, Gauche Unitaire : " Nous avons pour objectif de sauver la gauche."
Clémentine Autain, FASE : " L'heure est venue d'abandonner toutes les vieilles routes. "
Pierre Laurent, PCF : " Sur la route, quand on veut aller plus vite, on se met sur la gauche et on accélère. "

 

La démarche constructive des député-e-s du Front de Gauche

ASSEMBLEE_NATIONALE_HUMAIN_D_ABORD.jpgVoici la première lettre des député-e-s du Front de Gauche qui dresse un bilan des six premiers mois de la législature.

Déjà six mois que les dix députés du Front de Gauche sont à l’œuvre à l’Assemblée nationale. Ils expliquent ici le sens de leur démarche, à la fois constructive et critique.

S’ils refusent de suivre le gouvernement dans la voie sans issue de l’austérité, ils excluent de rejeter systématiquement les mesures qu’il propose et appuient les initiatives qui répondent aux besoins de la population. Par exemple, ils ont ainsi soutenu le collectif budgétaire en juillet dernier, voté la création de la banque publique d’investissement, et adopté la loi sur le logement.

Parce qu’ils estiment que l’austérité est une impasse et compromet gravement la possibilité du changement, les députés FdG ont voté contre le traité européen en menant campagne pour l’organisation d’un référendum et demandé un grand débat national sur la réorientation de la construction européenne. Ils ont aussi exprimé leur désaccord sur le « pacte de compétitivité » qui accorde 20 milliards aux entreprises, sans distinction, et sans contrepartie aucune.

Les députés FdG ont l’ambition de placer l’humain au cœur des réformes. Ils ne cessent de formuler des propositions constructives, le plus souvent inspirées de celles qui faisaient consensus à gauche avant juin 2012. Ils ont ainsi proposé de diminuer les niches fiscales, de moduler l’impôt sur les entreprises pour favoriser celles qui ont des projets porteurs d’emploi, d’investissement, de recherche.

Ils reviennent dans leur lettre sur leurs différentes propositions comme celle d’interdire les licenciements boursiers, sur le développement de la sidérurgie ou la lutte contre la précarité énergétique…

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de « La lettre des députés », introduite par un éditorial d’André Chassaigne, et qui détaille l’action menée par le groupe sur tous les grands sujets débattus et votés à l’Assemblée depuis ces six derniers mois.

lire la "Lettre des députés du Front de Gauche"

 

L'alternative à l'austérité c'est possible !

Alternative à l'austérité : le Front de Gauche lance sa campagne nationale et présente 25 propositions
Pour un vrai changement, le Front de Gauche veut ?imposer tout de suite des mesures vitales?concernant en premier lieu l’emploi et le pouvoir d’achat.

Les attentes sont immenses en matière de d’emploi, de pouvoir d’achat, d’accès à l’éducation, aux soins, à la culture…Depuis six mois, les décisions prises par le gouvernement ne vont pas dans le bon sens pour y répondre. Traité européen ratifié sans aucune renégociation, pacte de compétitivité qui alloue, sans contrepartie, 20?milliards d’euros aux entreprises, projet d’accord sur l’emploi qui apporterait davantage de flexibilité pour les salariés et de nouvelles dégradations du code du travail… Nous voyons bien que ces politiques d’austérité ont échoué partout en Europe où elles ont été menées avec des ravages sociaux dramatiques et nous ne voulons pas que la France suive la même voie. Le Front de Gauche s’oppose à cette politique d’austérité et soutient qu’une autre politique à gauche est possible, porteuse d’une alternative globale, une politique qui serve « l’Humain d'abord » et pas les marchés financiers. C’est une autre orientation économique, sociale et écologique dont la France a besoin.

Voilà pourquoi le Front de Gauche lance une grande campagne pour faire connaître dans toute la France, ses propositions alternatives à l'austérité, des propositions crédibles et applicables.

Le Front de Gauche veut débattre de ces propositions, les enrichir, et agir pour imposer tout de suite des mesures vitales. L’objectif de la campagne?du FdG est de remettre en marche un mouvement populaire important pour des choix alternatifs, redonner de l’espoir et rassembler à gauche.

Outre la multiplication au niveau local d’initiatives publiques pour partager ces propositions et soutenir les luttes, un premier rendez-vous national est pris pour le 23?janvier, à Metz, avec une intervention des sidérurgistes de Florange en lutte, et des prises de parole de cinq des dirigeants du Front de Gauche : Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, Christian Picquet, Clémentine Autain et Myriam Martin. Ensuite viendra une série de meetings régionaux, avant un point d’étape de la campagne en juin. Dans un premier temps, la question de l’emploi doit être au cœur des initiatives du Front de Gauche. Les autres temps forts de la campagne seront dévoilés le 23?janvier.

Retrouvez l’intégralité des 25 propositions du FdG pour dégager des moyens financiers pour l’investissement et l’emploi, réformer l’activité des banques, lutter contre la spéculation, imposer une sélectivité du crédit, créer un pôle financier public, accorder de nouveaux droits pour les salariés, développer le pouvoir d’achat et lutter contre la précarité, mettre en place une sécurité sociale professionnelle, développer les services publics, engager une réindustrialisation du pays…

25 premières mesures pour changer d'orientation

 

Les sénateurs Front de gauche au chevet du docteur Poupardin

Poupardin-Favier-Cohen-e1358366168323-150x150.jpgA lire en intégralité sur 94.citoyens.com. Une cinquantaine de personnes dont les sénateurs Front de gauche Laurence Cohen et Christian Favier (président du Conseil Général du Val-de-Marne) ont accompagné hier le docteur Poupardin au siège départemental de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM). Ce médecin de Vitry sur Seine a été condamné en octobre dernier à rembourser la Sécurité sociale pour avoir prescrit des médicaments relevant d’affections temporaires dans la colonne dédiée aux affections de longue durée (ALD) remboursées à 100%.

Ce mercredi 16 janvier, le comité de soutien du docteur Poupardin est venu déposer symboliquement une chaîne de chèques à l’administration de l’assurance maladie mais celle-ci était fermée en raison justement de la manifestation. Techniquement, le médecin s’est déjà acquitté des 2500 euros correspondant à la somme évaluée comme indûment remboursée à ses patients. Il lui reste à payer une pénalité de 4000 euros pour avoir enfreint les règles, mais cette amende est suspendue à la décision du Tribunal administratif de Melun auquel le docteur a eu recours. En raison d’une évolution de la loi limitant ce type de pénalité, le médecin pourrait finalement voir sa peine réduite aux alentours de 1200 euros. La décision sera rendue le 24 janvier.

Remise en question politique de l’ordonnance bizone En attendant, c’est surtout le principe des ordonnances bizones que les militants sont venus dénoncer ce mercredi, une question que la sénatrice Laurence Cohen a promis de porter devant le Sénat prochainement pour remettre ce sujet au coeur du débat. La sénatrice a du reste déjà soumis le sujet au gouvernement lors d’une séance de questions-réponses au gouvernement.

Les deux sénateurs ont plaidé pour une amnistie du médecin. Christian Favier a réaffirmé le soutien du département envers le docteur au nom d’un « combat pour la solidarité ». Pour le président du Conseil Général, il y va de «la sauvegarde de la Sécurité Sociale en tant que service public». Il a lui aussi exprimé sa volonté de porter le dossier devant le Sénat et de voir comment amnistier la sanction du docteur Poupardin, et même de reconnaître son action « tel qu’il le mérite« .

La suite sur 94.Citoyens.com

 

Le Front de Gauche fait sa fête et vous parle de la votation citoyenne !

Fete-FdG.jpgPour bien commencer cette nouvelle année, qui s'annonce pleine de luttes et de mobilisations, le collectif Front de gauche vous propose de nous retrouver le vendredi 18 janvier à partir de 19h30 sous le préau de l'école Paul Langevin primaire -2 rue Paul Langevin-, pour un moment festif (buffet où chacun apporte quelque chose à partager et soirée dansante).



Ce sera l'occasion de nous retrouver et d'échanger de manière conviviale. Nous espérons donc pouvoir compter sur votre présence !

Par ailleurs, nous souhaitons vous informer que le collectif Front de gauche organise, depuis samedi 12 janvier, une consultation sur le droit de vote des résidents étrangers dès 2014. Vous pourrez trouver toutes les informations en ligne sur notre site : http://frontdegauche94120.over-blog.com/ (les résultats y seront aussi publiés). Bien sûr, vous pourrez participer à la consultation et prendre connaissance des résultats vendredi prochain, lors de la fête.

 

Le Front de Gauche s'invite aux voeux du maire

Saint Gratien, 12 janvier 2013

Bien qu’on leur ait fait remarquer à maintes reprises que ce n’est ni le lieu ni le moment, les amis gratiennois du Front de Gauche ont encore été les premiers à accueillir les invités rassemblés devant la salle Georges Brassens pour la traditionnelle cérémonie des vœux du maire. Que le premier magistrat profite de cette occasion pour tenir un discours très politique, comme l’a d’ailleurs noté « Le Parisien », est une chose habituelle mais il admet difficilement de voir ses opposants faire de même…. Les invités sont donc entrés avec un tract à la main et le Front de Gauche leur a souhaité une bonne année avant tout le monde… Des discussions se sont engagées à l’entrée de la salle…notamment au sujet d’emprunts contractés par la ville auprès d’une certaine banque « D », un nom qui ne sera pas prononcé au cours de l’allocution du maire.

Après la publicité que le Front de Gauche leur a récemment donnée, il était difficile de ne pas aborder la question de ces emprunts, que certains nomment « toxiques » quand Madame le Maire préfère nettement le terme de « structurés ». Elle a tout d’abord tenté de rassurer le contribuable en lui promettant de ne pas augmenter ses impôts. Il est vrai qu’ils ont été alourdis sévèrement dès 2008. Le fait est que la municipalité pense plutôt rembourser ces emprunts tox.., structurés, en réduisant les travaux comme peau de chagrin et en augmentant au maximum le prix des services. Le maire a ensuite risqué un brin d’humour en garantissant qu’elle ne fera pas la grève de la faim devant l’assemblée car elle est une élue responsable et qu’elle n’est pas réduite à réclamer des fonds publics pour boucler son budget, tout en sachant fort bien que la situation de la commune dont le maire est arrivé à une telle extrémité n’est en rien comparable à celle de sa ville….

A Saint Gratien, on aurait certainement préféré que ce côté obscur de la dette de la ville reste inconnu du grand public. Mais à présent que le Front de Gauche l’a étalé au grand jour, interpellant l’adjoint aux finances à plusieurs reprises au Conseil municipal et en réunions de quartier, il est difficile de passer la question sous silence. Vantant sa gestion de la dette, Madame le Maire proclame que seul "le Parti communiste a du mal à comprendre ! », en nous citant nommément ! Un peu audacieux, voire risqué, de nous faire une telle publicité car c’est bien la seule organisation politique qui ait été mentionnée durant cette réception, l’UMP étant prudemment oubliée… au pied de l’estrade…. Était-ce alors prudent d’attirer l’attention de la salle entière sur ce PCF qui occupe déjà une place particulière dans le paysage politique national, et qui fait quelque peu parler de lui dans la commune, au sein du rassemblement du Front de Gauche ? Le seul à questionner, voire à contrarier dans les réunions de quartier…Un faux pas de Madame le Maire, reconnaissant inconsciemment qu’il est présent sur le terrain et qu’il dérange ?

Pour ces vœux 2013, tout avait été pourtant attentivement préparé. Des centaines d’invitations lancées, soigneusement choisies et triées, pour accueillir plus de 800 personnes dans une salle décorée et fleurie, au buffet somptueux et abondant. Certes, il est de bon ton de prôner la rigueur mais on n’est pas obligé de se l’appliquer à soi-même. Et puis, à Saint Gratien, point de grève de la faim ! Le discours est peaufiné. Les réalisations municipales de l’année présentées sous leur meilleur jour, comme dans une super-réunion de quartier. La médiathèque et les centres de loisirs sont vantés, mais on oublie de préciser que leurs crédits seront réduits en 2013. On loue le bon fonctionnement de la démocratie de proximité, la concertation « omniprésente » et les échanges avec les habitants, bien que ces pratiques soient loin d’être courantes au quotidien dans notre ville. Le budget 2013 de la ville est présenté comme participant à l’effort de réduction des dépenses publiques, et on omet d’indiquer les répercussions sur les services rendus aux habitants. On explique que les engagements en matière d’investissements seront tenus, sans s’attarder sur le fait qu’ils seront réduits cette année à leur plus simple expression. On verse un couplet toujours apprécié sur la sécurité et la tranquillité des habitants. Il est annoncé que Saint Gratien mettra en place la réforme du temps scolaire dès septembre, et on promet une concertation bien que sachant qu’elle risque d’être fort rapidement menée. Madame le Maire dévoile enfin les véritables objectifs du PLU, un sujet qu’elle maîtrise elle-même, n’ayant pas d’adjoint à l’urbanisme. A savoir développer l’offre de logement, c’est-à-dire construire de nouvelles résidences de standing et tenter ainsi d’enrayer l’hémorragie d’habitants. Non, bien sûr, n’est pas évoquée cette baisse du nombre d’habitants (moins 1286 depuis 3 ans) récemment dévoilée par un journal local. Certains auraient pu y voir la preuve d’un manque de dynamisme de la ville, alors que c’est seulement le signe que l’Insee ne sait plus compter.

Le discours était –il trop bien calqué sur celui des années précédentes ? Le fait est que les invités étaient très sages. Aucun n’a jugé bon d’encourager l’oratrice par quelques applaudissements. Même le passage sur le droit de vote des étrangers n’a guère suscité d’enthousiasme. .. « Est-ce nécessaire, est-ce moderne, est-ce adapté ? » a faussement interrogé le maire, quand tout le monde aura saisi depuis longtemps que sa réponse est non. Même l’habituel et convenu refrain sur les communautarismes, laissant planer l’idée qu’ils nous menacent directement à Saint Gratien, n’a pas réveillé l’auditoire…. Peut-être était-il occupé à lire le tract du Front de Gauche ?

Vous n’étiez pas invité aux vœux du maire ? Le Front de Gauche ne vous oublie pas ! Voici le tract que nous avons distribué à cette occasion. Belle année 2013 à tous !
bonne_ann_e_2013_tract_11.jpg

 

L'alternative à l'austérité c'est possible : 25 propositions pour changer d'orientation

73990869.jpgLe Front de Gauche a contribué à la défaite de Nicolas Sarkozy. Il souhaite maintenant une politique qui réponde à la nécessité de sortir notre pays de la crise et qui réponde aux attentes nombreuses en matière d’emploi, de pouvoir d’achat, d’accès à l’éducation, aux soins, à la culture…

Depuis 6 mois, les grands axes de la politique du gouvernement ne répondent pas à ces attentes. François Hollande et le gouvernement ont d’abord fait adopter le traité européen qui impose la restriction continuelle des dépenses publiques et met en place des politiques d’austérité. Ils ont ensuite accordé un cadeau de 20 milliards aux grands patrons alors que notre économie souffre déjà des intérêts somptueux payés aux banques privées et des richesses accaparés par les actionnaires des grandes entreprises. Enfin, s’il ratifiait un accord sur l’emploi initié par le MEDEF il s’engagerait sur une voie qui, si elle devient une loi, va entrainer toujours plus de flexibilité et de nouvelles dégradations du code du travail.

Cette politique social libérale va à l’échec. Toutes les politiques du même type ont échoué en Europe où déjà 8 pays sont en récession. Nous ne voulons pas que la France suive la même voie. De juin 2011 à décembre 2012, les mesures budgétaires prises ou annoncées par le gouvernement représentent 45 milliards soit 2,25% du PIB et les experts les plus mesurés comme ceux de l'OFCE (Office français de la conjoncture économique) prévoient que cela se traduira par une baisse du PIB de 3,6%. Et ces mesures n'incluent pas le nouvel « effort » que va nécessiter le pacte de compétitivité.

Toutes ces orientations sont dans le droit fil des logiques libérales suivies par les gouvernements précédents et c'est pour cela que nos parlementaires ont refusé de voter le budget de ce gouvernement.

Le Front de Gauche s’oppose à cette politique d’austérité du gouvernement Ayrault. Il entend démontrer qu'une autre politique à gauche est possible porteuse d’une alternative globale aux politiques d’austérité. Partout en Europe, des résistances populaires se développent pour imposer une autre logique qui donne la priorité aux besoins sociaux et environnementaux. Nous voulons des politiques qui servent « l’Humain d'abord » et pas les marchés financiers : c’est une autre orientation économique, sociale et écologique dont la France a besoin.

Voilà pourquoi nous lançons une grande campagne : dans toute la France, nous allons faire connaître nos propositions alternatives à l'austérité.

Nous voulons faire entendre qu’une autre logique existe à gauche, que d’autres solutions sont possibles, sont crédibles et applicables par une majorité et un gouvernement décidé à rompre avec le libéralisme et le social libéralisme.

Nous voulons en débattre avec vous, les enrichir de votre propre expérience, agir ensemble pour imposer tout de suite des mesures vitales. Nous pensons que l’implication populaire des travailleurs, des jeunes des chômeurs est la clé pour faire prévaloir l’humain sur la dictature de l’argent.

Nous nous adressons largement au-delà des composantes du Front de Gauche à toutes celles et tous ceux qui, à gauche et dans le mouvement social, souhaitent une politique en rupture avec la financiarisation de la société et le productivisme. Nous voulons agir avec toutes celles et tous ceux qui partagent cet objectif et construire sur cette base un rassemblement majoritaire qui impose une autre politique. Face à l’arrogance du MEDEF, nous voulons faire entendre la voix de celles et ceux qui souffrent de ces politiques d’austérité et démontrer qu’une alternative existe.

Ensemble, agissons pour montrer que « l’alternative à l’austérité c’est possible ». NON A L'AUSTERITE ET AU CHÔMAGE ! UNE ALTERNATIVE EST POSSIBLE ! IL FAUT GOUVERNER POUR L'EMPLOI !

25 premières mesures pour changer d'orientation

François Hollande et son gouvernement ont fait le choix de l'austérité. Partout en Europe, cette politique a entraîné une contraction de l'activité économique et une explosion du chômage. Il en va déjà de même en France, avec 4,6 millions de demandeurs d’emplois. Le Front de Gauche ne l'accepte pas et propose une alternative. Celle-ci s'appuie sur le refus de la soumission au traité européen, aux marchés financiers et sur la volonté de promouvoir une autre répartition des richesses en faveur du salariat, un autre type de développement économique non productiviste, s'appuyant notamment sur la réindustrialisation de note pays et la planification écologique afin de satisfaire les besoins sociaux et écologiques du plus grand nombre. Il est urgent de mettre en place une politique de création massive de millions d’emplois.

DEGAGER LES MOYENS FINANCIERS POUR L'INVESTISSEMENT ET L'EMPLOI

Des mesures immédiates pour dégager des recettes nouvelles

1 - Suppression des niches fiscales et sociales sans utilité sociale, économique et écologiques (a minima 42 milliards selon l’Inspection générale des finances) à commencer par les niches fiscales liées à l'impôt sur les sociétés (80 Mds€)

2 - Réforme de l’impôt sur le revenu pour le rendre progressif avec 14 tranches dont la dernière à 100% (au delà de 360 000 euros net par an) ; taxation de tous les revenus du capital au même niveau que le travail (20 Mds€)

3- Suppression des exonérations de cotisations sociales (30 Mds€)

4- Doublement de la taxe sur les poids lourds (2,4 Md€) et taxation à la source de la dépenses publicitaires des entreprises

Réorientation démocratique des banques et de la finance

5 – Une réelle réforme bancaire pour briser les conglomérats bancaires : séparation organisationnelle et financière stricte des banques de dépôts des banques d’affaires; participation de représentants des salariés, des collectivités locales, de l’État, des usagers au Conseil d’administration des banques de dépôts

6 – Combattre la spéculation : interdire les produits financiers à risques (titrisation, produits financiers spéculatifs, cotation en continu, opération de gré à gré...) et les transactions financières avec les paradis fiscaux; réintégrer les opérations dites «hors bilan» dans les comptes des banques.

7 – A partir notamment de la banque publique d’investissement (BPI), des banques publiques existantes et des fonds régionaux, imposer une sélectivité du crédit en fonction de critères de développement économiques (création de valeur ajoutée dans les territoires), sociaux (emploi, salaires, formation) et écologiques (économies d’énergie et de matières premières) en liaison avec la création d’un pôle financier public (voir point 8) et avec un refinancement sélectif de la BCE, en lien avec la Banque de France

Libérer les finances publiques des griffes du marché financier

8 – Créer un pôle financier public, doté de licences bancaires, en lien étroit avec la banque de France, réunissant en réseau les établissements de la nouvelle Banque publique d’investissement, la Banque postale, la Caisse des dépôts et ses filiales, les services de Bercy, l’Agence française de développement, la Coface, la Caisse nationale de Prévoyance et destiné à mobiliser l’ensemble du système financier en vue de financer les projets en faveur de la recherche, de l'emploi, des qualifications, du logement, des transports, des services publics, de la transition énergétique et écologique, en liaison avec les réseaux bancaires et d’assurance mutualistes. Ce pôle, renforcé par la nationalisation de groupes bancaires aujourd’hui privés comme BNP Paribas, la Société générale ou BPCE, agirait pour que les crédits bancaires financent en priorité les projets de développement des collectivités territoriales et les plans syndicaux alternatifs aux plans patronaux de restructurations et de suppressions d’emplois.

9 – Pour diminuer la charge annuelle de la dette (50 Md€) adoption d’une loi permettant de lever le secret sur la liste des bénéficiaires du «service de la dette», mise en place d'un audit citoyen de la dette accompagnée d'une commission d'enquête parlementaire qui diront la part de cette dette liée à des investissements utiles et celle issue des cadeaux fiscaux.

10 – La BCE doit pouvoir financer avec la Banque de France et les autres banques nationales de l’Eurosystème, par création monétaire, un « Fonds de développement social, écologique et solidaire européen » pour l’expansion des services publics et de leur emploi.

DE NOUVEAUX DROITS POUR PROTEGER LES SALARIES ET DEVELOPPER L’EMPLOI

Développer le pouvoir d'achat et combattre la précarité

11 – Augmenter le SMIC à 1700 euros brut. Le SMIC doit devenir le salaire minimum hiérarchique de base et les conventions collectives doivent pleinement reconnaître les qualifications de tous les salariés aux différents niveaux. Relever les minimas sociaux et les indexer sur le SMIC avec l'objectif de supprimer en cinq ans tout revenu en dessous du seuil de pauvreté. Revaloriser le point d’indice des fonctionnaires. Impulser une dynamique de hausse générale des salaires en mettant en place une convention nationale annuelle de négociations interprofessionnelles sur les salaires et la formation, ainsi qu'un « Conseil d'orientation des salaires » définissant un taux minimum Interprofessionnel de croissance des salaires avec responsabilité des entreprises et permettant aux pouvoirs publics d'intervenir en cas de carence des négociations.

Instaurer un salaire maximum à 20 fois le salaire minimum de l’entreprise comme c’est déjà le cas dans les entreprises publiques. Faire respecter l'égalité salariale entre les femmes et les hommes. Ouvrir le droit aux allocations chômage dès le premier mois de travail, prolonger la durée d'indemnisation des chômeurs pour stopper l’augmentation du nombre de fins de droits.

12 – Confirmer les 35h comme durée légale du temps de travail et le droit à la retraite à 60 ans. Dans la reprise d’une logique globale de réduction du temps de travail permettant de créer des emplois, limiter le recours à l’annualisation et au travail le dimanche (avec majoration salariale obligatoire), réduire les durées maximales autorisées (aujourd’hui 10h par jour et 48h par semaine), renchérir les heures supplémentaires.

13 – Réaffirmer le CDI à plein temps comme norme du travail limiter les CDD à 5% par entreprise, à 10% pour les entreprises de moins de 50 salariés ; renforcer les effectifs de l’Inspection du Travail, adopter une loi d’amnistie des syndicalistes, rétablir la hiérarchie des normes entre la loi et les conventions d’entreprise; supprimer la « rupture conventionnelle » ; interdire le temps partiel imposé, encadrer la sous-traitance en étendant au donneur d‘ordres la responsabilité sociale en fonction de son importance pour le sous-traitant, sanctionner les entreprises qui ne mettraient pas en œuvre l'égalité de salaires entre les femmes et les hommes

14 – Blocage des loyers pour deux ans, abrogation des franchises médicales, remboursements à 100% des dépenses de santé en y incluant les lunettes et les soins dentaires et mise en place d'une tarification sociale permettant l'accès de tous à l'eau et à l'énergie.

15- Mettre en place un statut social pour tous les jeunes permettant l’autonomie des jeunes en formation via un système d’allocation financées par la solidarité nationale.

De nouveaux droits pour s'opposer aux licenciements

16 – Une loi d’interdiction des licenciements économique dans les entreprises en bonne santé financière doit être mise en place. En outre, dans toutes les entreprises, face aux projets de suppressions d’emploi, les représentants des salariés doivent disposer d’un droit de veto suspensif permettant l'examen de la situation de l'entreprise et des alternatives économiques possibles, avec un droit de préemption des salariés sur leur entreprise en cas de dépôt de bilan ou de délocalisation pour reprendre à leur compte la production de ces entreprises sous des formes coopératives ou d'économie sociale, et avec un droit de mobilisation des crédits bancaires pour réaliser un plan de développement de l’entreprise. Favoriser cet accès au crédit sera l’un des rôles du Pôle financier public.

Une « sécurité sociale professionnelle »

17 – Un nouveau statut du travail salarié instituant une sécurité sociale professionnelle assurera aux travailleurs privés d’emploi la continuité de leurs droits, que ce soit en matière de rémunération ou de protection sociale ainsi qu’une formation professionnelle leur garantissant de trouver un emploi de niveau équivalent à celui qui était le leur avant la perte de leur activité. La mise en réseau des missions d’indemnisation et de placement avec celles de la Formation professionnelle constituera le socle de cette politique.

Des fonds nationaux et régionaux, alimentés notamment par une nouvelle cotisation patronale, permettront de contribuer à financer cette politique qui visera à mettre progressivement en place un système de sécurisation de l’emploi et de la formation ouvrant à tous les membres de la société la possibilité d’une mobilité professionnelle choisie sans jamais passer par la case « chômage ».

UN DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE, SOCIAL ET ECOLOGIQUE CREATEUR D'EMPLOIS

Des nationalisations démocratiques au service de l'intérêt général

18 – Pour l'emploi mais aussi pour l'intérêt général du pays, l’intervention de l’Etat est légitime pour mettre en place un contrôle social des entreprises présentes dans certains secteurs économiques, qu'il s'agisse de maintenir, de transformer et de développer des filières industrielles dans le cadre d'une production nouvelle sur des critères sociaux et écologiques comme à Florange ou de maîtriser des secteurs stratégiques comme celui de l'énergie ou du crédit. De nouveaux pouvoirs des salariés permettraient de mettre en œuvre de nouveaux critères de gestion de ces entreprises en favorisant également les coopératives et le développement de l’économie sociale et solidaire (ESS).

Transition énergétique et réindustrialisation par la planification écologique

19 – En s'appuyant sur le pôle financier public et le Fonds Européen (point 8 et 10), mobiliser les investissements en faveur des énergies renouvelables, du développement des transports publics ferroviaire, fluvial et maritime côtier, de la mise en œuvre d’un grand plan fret et ferroutage, de la construction de 200 000 logements par an et d'un vaste plan d'isolation thermique des logements avec l’objectif de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et mettant de strictes conditions d’emploi et de qualifications. Nous proposons aussi un doublement de la taxe sur les poids lourds (2,4 Md€) et taxation à la source de la dépenses publicitaires des entreprises

20 – Mettre en place des commissions régionales et départementales de l’emploi, de la formation et du développement rassemblant tous les acteurs concernés : employeurs, syndicats, élu-e-s et collectivités. En finir avec les aides publiques et les exonérations de cotisations sociales aux entreprises dont l’inefficacité a été prouvée et les remplacer par des interventions ciblées, sous forme de bonifications d’intérêts ou de garanties d’emprunts pour que les banques financent les projets les plus efficaces en termes de création ou de préservation d’emplois, de développement de la qualification de la main-d’œuvre, de préservation de l’environnement, de développement maîtrisé des territoires.

Le développement des services publics pour répondre aux besoins

21– Créer massivement des postes de fonctionnaires, à commencer par 70 000 dès cette année, titulariser les 800 000 précaires de la fonction publique, augmenter réellement et de façon pérenne les numerus clausus des professions médicales et para médicales pour améliorer et développer les services publics comme ceux de la santé,de l'emploi, de l’éducation nationale, de l’écologie, du logement social ou de la petite enfance par exemple.

DESSERRER LES CONTRAINTES, CHANGER L'EUROPE, POUR UN AUTRE MODELE ECONOMIQUE

Refuser d'appliquer le pacte budgétaire, la règle d'or et les directives de Bruxelles contraires à nos objectifs sociaux

22 – La France doit agir pour le réaménagement négocié des dettes publiques en supprimant la part illégitime de ces dettes après un audit citoyen ; pour les résorber, nous proposons leur financement à taux réduit par les banques publiques souscrivant les obligations du trésor au taux fixé par lui. La France doit agir pour que la BCE puisse prêter directement aux États à taux faibles, voir nuls et acheter des titres de la dette publique directement aux États pour promouvoir l'emploi, la formation et les services publics afin de satisfaire les besoins sociaux et écologiques.

23 – Nous remettrons en cause la liberté totale de circulation des capitaux, refuserons d'appliquer les directives de libéralisation des services publics et travaillerons à une harmonisation fiscale, un véritable « serpent fiscal européen », en exigeant une imposition minimale des entreprises pour empêcher le dumping social.

Promouvoir un progrès humain durable

24 – Se battre au niveau européen pour salaire minimum dans chaque pays, représentant au moins 60% de leur PIB par habitant, en respectant le principe de non régression sociale (la règle nationale l’emport si elle est supérieure à celle de l’UE) et engager dans le même temps un processus de convergence vers le haut ; la progressivité de l’impôt sur le revenu avec un nombre minimal de tranches, la limitation du taux de TVA et l'exigence d'égalité femme/homme dans les législations du travail de chaque pays

25 – Créer un Fonds européen de développement social, écologique et solidaire (point 10) et un visa social et écologique pour les échanges commerciaux. Remettre en cause les accords de libre échange actuels et promouvoir des accords internationaux, européens et bilatéraux, de codéveloppement avec les peuples des pays émergents et en développement.

 

Saint Gratien : un budget 2013 de super austérité

dexiapolyy.jpgLe budget 2013 de Saint Gratien a été voté par le Conseil municipal du 20 décembre 2012. Les élus PCF-Front de Gauche se sont prononcés contre ce budget qu’ils considèrent marqué de super austérité.

Des dotations d’État soumises à la rigueur
Nous dénonçons le gel des dotations de l’État en 2013 puis leur baisse dans les deux années qui suivront. Ces restrictions remettent en cause les services et équipements publics locaux, et asphyxient peu à peu les finances des collectivités locales. Celles-ci sont à l’origine des trois quarts des investissements publics et la baisse de leurs ressources entraînera un ralentissement de l’activité économique, d’où moins de rentrées fiscales pour l’État et de nouveaux déficits. Réduire les dotations des collectivités locales, c’est peser sur leurs budgets et travailler contre la reprise économique. Saint Gratien n’échappe pas à la règle mais la majorité municipale cautionne cette politique de rigueur.

Des dépenses contraintes
A Saint Gratien, une nouvelle fois, le budget de fonctionnement fait les frais de l’austérité. Les dépenses de fonctionnement n’augmentent quasiment pas par rapport au budget 2012 (+ 0,2%). Hors masse salariale, ces dépenses sont même en baisse sur 2012 (-95 000€ et -0,4%). Depuis 2008, première année du mandat, la municipalité se vante de la stabilité de ces dépenses, qui chaque année augmentent moins que l’inflation, voire même régressent si on ne tient pas compte de l’évolution de la masse salariale. Nous estimons impossible dans un tel contexte de maintenir la qualité des services rendus aux habitants.

Quels sont les secteurs principalement touchés ?
- L’enseignement dont le budget est revu à la baisse de 1,37% avec une perte de 61 023 €, connaît une érosion lente mais certaine depuis 2009, année où les dépenses consacrées aux écoles représentaient 20% des dépenses de fonctionnement de la ville, contre seulement 18% aujourd’hui.
- La culture et le sport, qui voient leurs crédits diminuer de 0,69% et 0,98%, subissent la même dégradation.
- Le centre de loisirs perd 100 000 € et 9,61% et les centres de vacances voient leur budget amputé de 3,62%.
- Nous nous interrogeons également sur l’augmentation prévue de plus de 50 000 € au titre des recettes prévues pour la restauration scolaire, ce qui laisse augurer d’importantes augmentations de tarifs.
Enfin la subvention au centre communal d’action sociale est immuable depuis 2008, alors que la demande sociale est en forte augmentation.

Un budget d’investissement drastiquement réduit
En 2013, l’investissement fait aussi les frais de la rigueur. Les équipements connaissent une baisse drastique de 75%. Les travaux ne s’élèvent plus qu’à 2 millions seulement contre 5,5 en 2012, alors que des besoins importants existent sur la commune : rénovation de la salle Georges Brassens, du centre de loisirs Fossiez, de l’école Jean Moulin, de la MJC, et de conséquents travaux de voirie. La municipalité argue du fait qu’elle a réalisé de nombreux équipements ces dernières années. Est-ce à dire que tout est fait à Saint Gratien ? Pourquoi une telle baisse d’investissements ?

Une politique d’endettement hasardeuse
Notre analyse est que, si comme pour toutes les communes, la baisse des dotations d’État pèse sur ce budget, il y a surtout des raisons propres à notre ville : la politique d’endettement menée depuis 2007, qui fait que le remboursement de la dette constitue le 4ème poste des dépenses de la ville et 11% des dépenses de fonctionnement de la ville.

Le vote du budget est aussi l’occasion de questionner la municipalité sur sa stratégie d’endettement et sur les emprunts de la ville.
La ville est endettée pour plus de 10 millions d’euros auprès de la banque Dexia. Parmi ces emprunts, deux sont classés à haut risque. Ils représentent plus de 27% de la dette totale de la ville. Malgré la dangerosité de ces prêts, la ville n’a pas jugé utile de se couvrir contre une évolution défavorable des taux de nos emprunts et n’a donc pas « capé », c’est-à-dire plafonné, les taux de ces emprunts. Un troisième prêt Dexia est lui aussi, structuré à taux variable, classé à risque.

Nous nous interrogeons sur la stratégie initiale d’endettement de la ville à partir de 2007. Pourquoi avoir concentré à cette époque 15 millions d’euros d’endettement chez Dexia et avoir contracté une telle proportion d’emprunts toxiques : 30% pour Saint Gratien contre en moyenne 15% dans les communes françaises ?

Des emprunts toxiques jusqu’en 2032 ?
Enfin, la question essentielle qui se pose aujourd’hui, et à laquelle la municipalité ne peut répondre, est celle du risque auquel se trouvera exposée la commune après 2013. Après cette date, les deux emprunts toxiques retrouvent leur forme d’origine et sont à nouveau indexés sur le cours du Franc suisse et du Dollar américain. Personne ne peut dire à quel risque nous serons alors exposés. Saint Gratien devra-t-il renégocier à nouveau et verser un nouveau dédit ? Est-ce là une gestion vertueuse des deniers publics ? Le pari de 2007 n’était-il pas déjà très hasardeux ? Quels risques courra la prochaine majorité municipale issue des élections de 2014 avec ces emprunts ? Personne n’est en mesure de le dire à l’heure actuelle. Quelles sont les possibilités de sortie complète avant 2032 de ces emprunts ? Est-il possible de nous en débarrasser de façon anticipée ? A quel prix ? Est-ce possible dès 2013 avant le retour aux taux variables ? Un remboursement anticipé est-il envisagé ? Bien que la municipalité laisse entendre que la ville pourra dépenser en 2013 bien plus que prévu pour rembourser ses emprunts, aucune réponse précise ne nous a été apportée sur ce point.

Les répercussions sur le contribuable gratiennois
Le fait est que le contribuable gratiennois paye la stratégie financière de la ville… plusieurs fois ! Il paie 65 € de dédit, incorporés dans ses impôts locaux, parce que Saint Gratien a dénoncé les conditions de ses deux prêts Dexia fin 2012 et versé une « soulte » de 520 000 € à partager entre 8000 foyers fiscaux. Il paie une seconde fois parce qu’une grande partie des tarifs municipaux va augmenter de façon importante à partir du 1er janvier 2013, le budget de fonctionnement étant comprimé pour que la ville se désengage en grande partie de ses emprunts toxiques. Le même contribuable attendra des travaux pourtant nécessaires car 2013 sera en effet une année de diète au niveau de l’équipement de la ville. Enfin, il paye encore en tant que contribuable « national » pour que l'État renfloue Dexia…

 

Khaos

khaos.jpgLe Front de Gauche organise une projection débat sur la situation en Grèce autour du film Khaos, le mardi 15 janvier au cinéma Utopia de Saint-Ouen l'Aumône.

Les intervenants seront la réalisatrice Ana Dumitrescu, un représentant de Syriza France, Vangelis Goulas et Francis Parny, vice-président du Conseil Régional d’Ile de France, membre de l’exécutif national du PCF.

L'austérité, c'est inefficace contre les déficits et la dette.

En Grèce, après plusieurs plans d'austérité, les déficits et la dette sont plus importants qu'avant. C'est normal. L'austérité réduit l'activité économique. Il y a donc moins de rentrées fiscales dans les caisses de l'État. Et comme il y plus de chômeurs à indemniser le déficit augmente. C'est une spirale infernale. Cette politique ne profite qu'aux riches et aux banques à qui on paye les intérêts de la dette et au patronat qui peut pressurer encore plus les salariés.

Contre la dictature des banques, le Front de Gauche propose de reprendre le pouvoir sur la finance :
- audit de la dette permettant de remettre en cause le tribut injuste et improductif prélevé par les banques
- abolition du privilège des banques privées qui sont aujourd'hui seules autorisées à emprunter à la Banque Centrale Européenne de l'argent à 1 % qu'elles prêtent ensuite aux États à des taux qui montent à 20 % !

Le film "Khaos" et sorti en octobre 2012. Ci-dessous la critique de Télérama.

Enfin les chiffres ont des visages. Au-delà du bilan statistique — taux de chômage et de suicides multipliés par deux, diminution des salaires de 40 % —, l'ex-reporter Ana Dumitrescu nous met face aux conséquences humaines d'une rigueur économique aveugle. Celle-là même qui doit sauver l'Europe. Pour les Grecs, de l'île de Kea à Athènes, la doxa bruxelloise est déjà une réalité quotidienne, et dévastatrice. C'est une enseignante en lettres, dont les neuf cents euros de salaire ne lui permettent plus d'acheter le moindre livre ; un restaurateur qui regarde les boutiques du voisinage fermer les unes après les autres en attendant son tour ; un dentiste sans patients qui envisage l'exil, des sanglots dans la gorge. En quelques mois, la Grèce a basculé du statut de membre de l'UE à celui de pays du tiers-monde. De près, cela donne le spectacle terriblement choquant d'une foule affamée, issue de feue la classe moyenne, se ruant sur les rebuts d'une fin de marché.

Le désespoir est tel qu'il pousse un vieux monsieur à la paranoïa : « Et si on nous avait choisis, nous, comme les cobayes d'un nouveau système d'exploitation économique ? » La Grèce, laboratoire des néolibéraux ? Si certains ­optent pour l'activisme, la désespérance est aujourd'hui le sentiment le mieux partagé par le peuple grec. Stupéfiant instantané du présent de la crise, Khaos prend le parti de l'humain contre l'expertise. Libres à nous de voir ce qu'il montre : le naufrage de toute une société, au coeur de l'Europe, et au nom de sa survie.

 

Le Front de Gauche de Saint Gratien vous souhaite une bonne et heureuse année

Bonne et heureuse année 2013 de la part du Front de Gauche de Saint Gratien

Depuis quelques jours, la page d’accueil de ce blog vous indique l’adresse du courriel de « l’association du Front de Gauche de Saint-Gratien ». Depuis un peu plus d’un mois en effet, militants d’un des partis constituant aujourd’hui le Front de Gauche, ou non encartés – comme l’auteur de ces lignes –, nous avons constitué le Front de Gauche de Saint-Gratien en association « loi de 1901 ».

Nombreux sont celles et ceux qui ont découvert, grâce à la campagne de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle, qu’existe un mouvement politique réellement de gauche, crédible et capable d’unir les forces progressistes. Partout en France, des gens manifestent leur intérêt pour les idées du Front de Gauche, mais beaucoup ne souhaitent pas pour autant prendre la carte de l’une des neuf organisations politiques qui le composent aujourd’hui.

Le Front de Gauche de Saint-Gratien a pour fonction de réunir ces personnes, à Saint-Gratien et dans sa région, avec toutes celles qui sont adhérentes d’un des partis du Front de Gauche, afin qu’ensemble elles constituent une nouvelle force politique. Une force nouvelle qui dénonce l’injustice sociale et les atteintes aux libertés démocratiques et aux droits fondamentaux, et s’engage pour une politique de transformation sociale et écologique, d’égalité entre homme et femme. En ce moment où le gouvernement ne réussit qu’à reculer davantage jour après jour face aux diktats de la finance, où une politique d’austérité mène notre économie à la déroute et le peuple français à une pauvreté croissante, le Front de Gauche est la seule alternative qui présente des propositions crédibles, concrètes et efficaces aux questions graves posées par la situation.

À Saint-Gratien, durant ces derniers mois, le Front de Gauche a mené plusieurs batailles, contre les discriminations, pour une réelle démocratie locale dans une ville plus solidaire. Il a avancé des propositions constructives en matière de développement durable. Aujourd’hui, il est à l’initiative d’une campagne dénonçant les emprunts toxiques de la ville et réclamant la transparence totale de la gestion des deniers publics. Le Front de Gauche de Saint Gratien ambitionne de participer prochainement à une alternative politique à gauche dans notre commune.

Nous vous souhaitons à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2013.

Mais l’an 2013 et ceux qui suivront ne pourront être heureux que si, tous ensemble, nous agissons pour la justice sociale, et pour un développement tourné vers l’être humain et non vers la finance ! Nous appelons donc toutes celles et ceux qui, à Saint-Gratien et autour, veulent partager notre engagement au Front de Gauche, à nous rejoindre.

François-Patrick Doroszlaï, Président du Front de Gauche de Saint-Gratien

 

L’hiver arrive : tout le monde doit pouvoir se chauffer ! - Pétition

gaz_euro.jpgAlors que le gouvernement vient d’annoncer une hausse du tarif de l’électricité de 2,5%, après celle du gaz, les parlementaires du Front de gauche lancent une pétition pour l’adoption de la loi sur les tarifs sociaux de l’énergie pour que "tout le monde puisse se chauffer en hiver".

Se chauffer est devenu un luxe, choisir entre l’éclairage, la cuisine, et les loisirs multimédias une contrainte de plus en plus courante.

Particulièrement pour les 8 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Pour elles pas de droit à l’énergie.

Dans le même temps, la facture énergétique de tous les ménages va encore augmenter. Cela nous touchera tous, fragilisant la majeure partie d’entre nous.

A deux jours du début de l’hiver, les parlementaires du front de gauche réitèrent leur demande d’adoption immédiate de la proposition de loi relative à l’urgence sociale en matière énergétique, nous appelons l’ensemble des citoyens à soutenir cette démarche, premier pas vers la garantie d’un droit à l’énergie pour tous.

Pour l’extension et l’augmentation des tarifs sociaux Pour l’interdiction des coupures et des résiliations de contrat de fourniture d’énergie Pour un service public de l’énergie assurant sur l’ensemble du territoire une tarification unique et une réelle péréquation Pour une transition énergétique durable et sociale

Signez la pétition en cliquant ici

 

Saint Gratien : les emprunts « toxiques » provoquent un budget d’austérité

Communiqué de presse du Front de Gauche de Saint Gratien

Saint Gratien : les emprunts « toxiques » provoquent un budget d’austérité

Jeudi 20 décembre, le budget 2013 est à l’ordre du jour du Conseil municipal de Saint Gratien.
Le projet de budget est caractérisé par :
- une diminution drastique de 75% du poste « travaux et équipements » (- 5,7 M€), alors qu’il y a des besoins urgents dans nos quartiers : réhabilitation de l’école Jean Moulin, de la salle Georges Brassens, de la MJC, du centre de loisirs Fossiez, travaux de voirie…
- des dépenses de fonctionnement comprimées au maximum, au détriment des budgets : écoles, centres de loisirs, sport et culture, ainsi qu’aide sociale.

Pourquoi un tel budget d’austérité ?

Comme l’ensemble des communes, Saint Gratien est confrontée à la crise et à la réduction des dotations de l’État. Mais il y a aussi des facteurs spécifiques à la ville.

En 2007, Saint Gratien a contracté auprès de la banque DEXIA des emprunts « toxiques », à taux variables, indexés sur l’évolution du cours du Franc suisse et du Dollar américain. Ce type d’emprunts a représenté jusqu’à 30% de l’endettement.

Depuis le Franc suisse s’est envolé par rapport à l’euro et au dollar et la ville s’est retrouvée redevable fin 2012 de taux d’intérêt de 8% et de 16%. Elle a été conduite à renégocier ses conditions d’emprunt. Pour l’échéance 2013, les taux ont été « gelés » à 5,75% et à 5,99%, soit 100 points de base au-dessus des conditions de marchés.

Cette renégociation n’est pas gratuite. Notre commune a payé en fin d’année à DEXIA un dédit de 520 000 €, soit l’équivalent de 346 sorties en cars ou encore 104 417 repas de cantine.

Or, en 2014, ces deux emprunts DEXIA, dont l’échéance est 2032, repasseront à taux variables, toujours indexés aux évolutions du Franc suisse et du Dollar. Pas plus qu’avec les précédents emprunts, personne ne peut chiffrer le risque financier auquel s’expose notre ville au-delà de 2014. Elle lie à nouveau le sort de ses finances à l’évolution du Franc suisse, alors même que de nombreuses autres communes ont décidé, parfois par voie de justice, de sortir du « piège » des emprunts « toxiques ».

Ces emprunts pèsent lourdement sur l’endettement de la ville et ses finances.

Le remboursement de la dette constitue le 4ième poste du budget de la ville et représente plus de 11% des dépenses de fonctionnement. De 2008 à 2012, la dette de Saint Gratien a progressé de 25%. Les charges financières ont, elles, progressé de 75%.

Que se passera-t-il après 2014 si le Franc suisse reste en deçà de la parité 1 Euro = 1,45 CHF ? Saint Gratien devra-t-il renégocier à nouveau et verser un nouveau dédit ? Est-ce là une gestion vertueuse des deniers publics ? Le pari de 2007 n’était-il pas déjà très hasardeux ?

Il y a urgence qu’à Saint Gratien s’engage enfin un vrai débat contradictoire - et le Conseil Municipal du 20 décembre doit en être la première occasion -, sur des questions, certes complexes, mais qui concernent tou(te)s les gratiennois(e)s.

Cette « affaire » nous conforte dans notre proposition d’un pôle financier public, sous contrôle « social », dégagé de la pression des actionnaires et de la course au profit à court terme.

Contact Front de Gauche de Saint Gratien : fdg.stgratien@laposte.net

 

Fracture politique…. au PS

Il n’ y a pas qu’au Front de Gauche, chez les communistes ou les partisans de J-L.Mélenchon que l’on trouve des « mauvais coucheurs », des « oiseaux de mauvais augure » et autres râleurs invétérés. L’action du gouvernement fait de plus en plus grincer des dents au Parti socialiste lui-même : pas simplement des déclarations de déception ou de mise en garde, mais de réelles décisions de rupture avec les choix du couple Hollande-Ayrault.

J’en veux pour preuve, déjà, en septembre, les débats et les votes autour du traité européen, le fameux TSCG : malgré les mises en garde, pour ne pas dire les menaces, du Premier ministre et des présidents de groupe PS des deux assemblées, des parlementaires socialistes (ainsi que certains écologistes) se sont abstenus ou prononcés contre ce traité austéritaire.

Puis, ce fut le 'congrès' du PS (en passant, la discrétion médiatique de cet événement ne laisse pas d’étonner concernant le parti au pouvoir et surtout, comparé au battage des ‘Primaires’ un an auparavant) : la motion finale dite de Gauche (regroupant deux motions de ‘premier tour’ qui avaient fait 25% à elles deux) a presque atteint les 30% des voix des militants socialistes, marquant bien une attente de la part de la base.

Aujourd’hui, c’est plus grave, Docteur !

Ce sont carrément des élus socialistes qui quittent le navire PS, et il suffira de peu d’exemples pour montrer le malaise de ces édiles, confrontés aux réalités locales, qui se reconnaissent de moins en moins dans la politique menée, bien loin des promesses et des espoirs du printemps dernier :

Dans les communes d’Ivry-sur-Seine et Villeneuve-Saint-Georges, des conseillers et maires-adjoints socialistes ont soit créé un groupe politique dissident, soit rejoint le groupe du Front de Gauche



Dans le Nord, au Conseil régional, c’est un élu qui a, à la fois, quitté le groupe socialiste et rendu sa carte d’adhérent du PS. Et ce n’est pas n’importe quel élu : M.Moglia était membre du PS depuis 23 ans, et surtout président de la commission des finances du Conseil régional.

Motif : il refuse « la ligne du gouvernement actuel » et « la prison intellectuelle » du dogme des 3% de déficit. Il entend « défendre un budget de combat » pour améliorer le sort des plus modestes, notamment en « engage(ant) un réel dialogue avec l’ensemble des partenaires de Gauche » du CR, en clair avec le Front de Gauche qui ne fait pas partie de l’exécutif.

Désormais la situation est compliquée pour l’alliance PS/EELV qui n’est plus majoritaire, après cette troisième défection depuis 2010. Comme au Sénat, les socialistes et les écologistes ne disposent que d’une majorité relative, charge à eux d’écouter d’une oreille un peu plus attentive les remarques et propositions des élus du groupe communiste-Front de Gauche, qu’a déjà rejoint en août dernier, une autre conseillère régionale socialiste, M.C.Marchand.

Dans le Nord, comme ailleurs, le Front de Gauche va « présenter des amendements (…) Nous ne jouerons pas les sauveurs suprêmes d’un budget qui ne nous convient pas »

Espérons pour les Ch’tis que les socialistes nordistes ne seront pas aussi sourds que leurs collègues sénateurs !

 

Dexia, notre très chère banque...

Retrouvez ci-dessous la "Lettre du Front de Gauche" de Saint Gratien de décembre 2012 et comprenez pourquoi les Gratiennois doivent dorénavant surveiller l'évolution du Franc suisse....

Pour plus d'information sur les emprunts toxiques de la ville, assistez aux réunions de quartier : ce soir à 20h à l'école Jean Moulin dans le quartier des Marais et samedi matin à 10 h à la MJC pour le quartier du Parc.

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Nous, on peut !

Le Front de Gauche du Val d'Oise organise le mercredi 5 décembre un meeting contre l'austérité à la salle des fêtes de Taverny.

C'est Jacques Généreux, secrétaire national du Parti de Gauche à l'économie, enseignant à l'Institut d'Études Politiques de Paris qui viendra proposer une autre politique.

Il est également l'auteur de "Nous on peut" :
On connaît tous la rengaine de l’impuissance : « Dans une économie mondialisée, le gouvernement d’un seul pays ne peut plus faire grand-chose pour contrer le pouvoir de l’argent et des marchés. Ne songez donc pas à faire payer les riches, à mater les spéculateurs ou à présenter la facture des crises aux vrais responsables ! Ce n’est plus possible, et les peuples doivent accepter la régression sociale nécessaire pour payer la crise à la place des banquiers et des rentiers qui l’ont provoquée ! C’est ignoble, mais c’est ainsi : on ne peut pas faire autrement ! »

Eh bien, Nous on peut !, comme l’explique ce bref précis d’économie politique à l’usage du simple citoyen. « Nous », c’est-à-dire l’autre gauche incarnée ici par le secrétaire national à l’économie du Parti de gauche et par le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui préface l’ouvrage.

Avec le talent pédagogique qui fait le succès permanent de ses livres d’économie, Jacques Généreux montre que la mondialisation néolibérale n’est pas une fatalité : c’est un processus politique entièrement commandé par des gouvernements nationaux qui font en réalité ce qu’ils veulent. Il explique comment un gouvernement déterminé peut se débarrasser des spéculateurs, reprendre le contrôle de la finance, surmonter la crise de la dette publique, s’affranchir du carcan imposé par les traités européens, sans même sortir de l’Union européenne ou de l’euro.

« Donnez-nous une semaine, un mois peut-être, et, en voyant ce que, nous, on peut faire, tous les Européens sauront aussitôt que le seul et unique obstacle à une autre politique… c’est leur gouvernement. »

Jacques Généreux est aussi l'un des principaux auteurs du contre budget présenté par le Parti de Gauche.

Parti de gauche du Val d'Oise
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UMP : foire d'empoigne à l’ Usage des Médiocres Politicards

Quelle mascarade ! Quelle honte, même ! On en vient aux noms d'oiseaux et aux injures ! Belle image de la politique ! C’est pourquoi, sans s’appesantir sur ce spectacle navrant, il convient tout de même d’ en dire un mot, après deux semaines d’une insupportable pitrerie, relayée avec gourmandise par les médias, comme s’il n’y avait pas d’autres sujets plus brûlants à traiter ! UMP_guerre_3.jpg

Ras-le-Bol ! Dégoût ! Ce sont les sentiments qui m’assaillent à voir cette tempête dans un verre d’eau de l’UMP aussi bien que le traitement qu’en fait la presse écrite, radio et TV : elle en fait trop pour des « personnages » qui n’ont n’égal à leur ego que la situation catastrophique dans laquelle ils ont mis notre pays, Fillon, Premier ministre pendant 5 ans et auparavant ministre du Travail ; et Copé, président des députés UMP qui a avalisé tous les coups durs et coups tordus que Sarkozy a imposé au monde du travail ! Je passerai sur « l’élection démocratique », car des opérations de vote (triche aux adhérents, bourrage des urnes, ……) au feuilleton tragi-comique depuis deux semaines, rien, selon moi, n’est plus éloigné de la démocratie que la farce dont nous sommes les involontaires témoins. Et que l'on nous disent pas dans quelques jours qu'ils se sont rabibochés et qu'ils sont les meilleurs amis du monde !

UMP_guerre_2.jpg "NON au mariage entre Hommes !"



Sur le fond, y a-t-il véritablement une once de différence entre ces messieurs, ont-ils deux conceptions différentes de leur parti, plus ou moins à Droite ? J'avais prédit l'explosion/implosion de l'UMP après la défaite de Sarkozy, mais ne je pensais pas un assister à un aussi affligeant spectacle : la confrontation des idées et la conception d’un parti de gouvernement, thématiques que toute organisation politique sérieuse aurait à son ordre du jour, sont remplacées par une guerre de tranchées pour des places synonymes de gratification et de rétribution.

UME__guerre_1.jpg Qu'en penser ? Bien peu de choses, sinon que ce duel est bien éloigné des préoccupations de « la France d’en bas » et de « ceux qui se lèvent tôt »



Seulement, comment ne pas s’interroger sur l’acharnement médiatique à vouloir en faire le thème favori des « J.T. » ? Cette occupation de l’espace médiatique, derrière l’indécence des images et des propos, et en renforçant le caractère « pipolisation de la vie politique », ne laisse pas d’interroger sur le dessein avoué ou inconscient de cette mise en scène.

Je pose la question crûment : à qui profite le crime ? Et l’on pourrait égrainer, comme dans un roman d’Agatha Christie, celles et ceux qui tirent profit de cette cacophonie :

1) Le groupuscule attrape-tout de Borloo se félicite déjà de recueillir les déçus et les désemparés, les nostalgiques d’une vraie Droite ou les utopistes d’un Centre introuvable

2) Mais surtout, et toujours à Droite, mais à l’extrémité, c’est le FN qui se frotte les mains, conscient que c’est vers lui que les brebis égarées d’une Droite dure (qui s’appelle « populaire ») ont des chances de se tourner

3) Toujours à Droite, mais dans sa retraite dorée, c’est Sarkozy qui compte les points et attent qu’on vienne le chercher comme le sauveur de la Droite, tel un nouveau De Gaulle

4) Enfin, n’oublions pas le Parti socialiste, ou plutôt son émanation gouvernementale : pendant que l’UMP s’écharpe et accapare les médias, elle est « heureusement » absente du débat (politique strict ou parlementaire) : Hollande et Ayrault se satisfont donc de pouvoir faire passer leur politique d’austérité……….que l’UMP approuve de toute façon !

Donc, pour en revenir au fond de cette affaire, c’est quoi la Démocratie (notez le D majuscule) ?

Juste voter pour le chef et attendre qu'on nous dise qui a gagné (tiens, çà me rappelle quelque chose) ? Finalement, je me dis que malgré des lacunes, des erreurs (heureusement par le passé), le parti démocratique, c'est ………….le PCF : la désignation de notre direction et des instances locales et départementales, l'élaboration de notre programme et de notre stratégie, la refonte de nos statuts vont faire l'objet d'un long processus de débats et de ......votes, oui, et pendant 3 mois !

Après la possibilité de présenter des textes alternatifs à celui de la Direction, les communistes ont et auront le droit (j’allais dire le devoir !) de s‘exprimer, d’abord individuellement par des contributions et la présentation d’amendement, puis collectivement en débattant des textes et des amendements, aussi bien au niveau local et départemental que national, jusqu’au Congrès de Février 2013.

Qui dit mieux ? PCF-FG_2.jpg

 

Vive le commerce de proximité !

Les "questions diverses" sont pour les élus minoritaires le seul moyen d'intervenir sur l'ordre du jour du Conseil municipal. Elles doivent être déposées par écrit 48 heures avant la séance. Le maire y répond plus ou moins longuement et il n'y a pas ensuite de débat.

Voici les questions déposées par les élus PCF-Front de Gauche de Saint Gratien pour le Conseil du jeudi 22 novembre dernier.

1) La fermeture de la supérette des Raguenets
Cette fermeture fragilise le centre commercial et pénalise les autres commerces. Elle oblige les habitants du quartier à se rendre en centre-ville pour leurs achats. Une pétition signée par plus de 900 personnes interpelle les élus et la chambre de commerce. Nous soutenons cette demande et partageons l’idée que le commerce de proximité est indispensable à la vie des quartiers.
Nous demandons à la commune de peser de tout son poids pour aider à la réouverture d’un commerce de proximité aux Raguenets. Nous souhaitons aussi que la commission « commerces » se penche sur les questions des centres commerciaux des Marais et des Raguenets.

2) Le fonctionnement des bureaux de poste
Nous souhaitons attirer une nouvelle fois l’attention du Conseil sur le fonctionnement dégradé du service public de la poste. Le bureau annexe des Raguenets n’est ouvert que deux heures par jour, ce qui est notoirement insuffisant pour un quartier de 6 000 habitants et entraîne une forte affluence le samedi matin. Au bureau central, le manque de personnel provoque de longues attentes des usagers. Nous estimons indispensable que la commune s’adresse à la direction de la poste afin de lui demander d’agir pour que le service public soit assuré à Saint Gratien dans des conditions correctes. Dans le cadre de l’aménagement du territoire, le maire peut donner son avis sur les horaires d’ouverture et les effectifs.

Le maire a brièvement répondu à la deuxième question, considérant que nous l'avions déjà interrogée à plusieurs reprises à ce sujet. Elle considère qu'elle n'a qu'une possibilité réduite d'action vis à vis de la poste. Nous pensons au contraire qu'une municipalité peut peser pour que le service public soit assuré de façon satisfaisante sur la commune et que l'on peut aussi associer les habitants à cette action.

En ce qui concerne la fermeture de la supérette des Raguenets, le maire considère que "le commerce des années 70, c'est fini" et qu'il est quasi impossible de réouvrir un magasin d'alimentation aussi grand dans le centre commercial. Il faudrait selon elle, diviser en deux la surface des locaux pour ne garder qu'une petite surface alimentaire et y adjoindre un autre commerce, type bazar. Quant aux Marais, elle juge totalement irréaliste d'y envisager l'ouverture d'une supérette. Les locaux vacants devraient accueillir les bureaux de la société HLM Terre et Famille. Il y a pourtant 600 logements collectifs et une zone pavillonnaire importante à proximité immédiate. Des résidents de ce quartier peinent à se rendre en centre ville, d'autant plus que, comme aux Raguenets, les transports en commun sont quasi inexistants en journée.

Et si on mobilisait les groupes de quartier sur ces questions ?

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