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Doha: irons-nous faire sécher notre linge sur la ligne... qui mène au pire !?

(Source: Global et Local)

planete.jpg« Je m’adresse aujourd’hui à vous au nom des maires, des présidents de gouvernements locaux et subnationaux, des élus locaux, qui agissent au quotidien pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, et construire un monde durable. ».

C’est en ces termes que Ronan Dantec, Porte-parole Climat du réseau mondial de collectivités, Cités et gouvernements locaux Unis, s’est exprimé, devant les représentants de 190 nations, au nom de l’ensemble des réseaux mondiaux de collectivités locales.

A moins d’un infléchissement immédiat, fort et durable de nos émissions de gaz à effet de serre, la terre devrait connaître un réchauffement climatique de 4°C d’ici la fin du siècle. C’est ce qu’en choeur la Banque Mondiale, le Global Carbon Project, et bien d’autres climatologues de grand renom nous annoncent. En vain, puisqu’à Doha, l’urgence, une fois de plus, n’a pas été entendue.

Cela ne fait rien. Aujourd’hui, « ça va encore ». Demain, à l’imitation de cette stupide chanson de Paul Misraki composée en 1939, avec +4°, en chantant, nous irons faire sécher notre linge sur la ligne... qui mène droit au pire.

Ronan Dantec, décidément optimiste, concluait ainsi son intervention :

« Nous avons probablement entre nos mains, dans les décisions de milliers d’élus locaux, les principales capacités de réduction rapide des émissions de CO2 mondiales. Nous avons confiance dans votre volonté d’en faire un élément important de l’accord mondial ambitieux dont nous avons besoin pour répondre au défi du réchauffement climatique. »

La France est candidate à l’organisation en 2015 de la grande conférence de l’ONU sur le climat qui, selon « Good Planet », doit déboucher sur l’un des accords les plus ambitieux jamais signés sur la lutte contre le réchauffement.

Acceptons en, encore une fois, l’augure et gageons qu’enfin, bien forgée, cette « volonté » dont parle Ronan Dantec sera au rendez-vous.

Cela ne tient qu’à chacun d’entre nous, ensemble, Elus et citoyens de France et d’Europe animés par l’ambition d’entraîner tous les autres, Chine, Etats Unis, Inde...

 

4 ans de blog : et maintenant !?

bougie_4_ans.jpgMon blog a eu 4 ans ce 28 mai.

Durant ces 48 mois, j’ai conscience d’avoir participé à mon niveau à la défaite de cette droite sarkozyste qui, sous prétexte de redonner vigueur à la France, l’a au contraire mise à genoux en s’alignant sans aucun discernement sur la politique hyper libérale de Merkel, aux seules fins de servir la caste du grand capital mondial, puis en décrédibilisant l’image de notre pays en répondant aux injonctions de Bush fils, notamment.

La liste est longue, de ce hold-up qui a duré 5 ans : mise à sac des services publics avec la RGPP (hôpital, école, police et gendarmerie, justice, collectivités territoriales…), perte considérable du pouvoir d’achat des classes moyennes, mépris total du monde ouvrier (aucune augmentation du Smic durant 5 ans), enfumage médiatique à tous les étages (un fait divers = une loi, confusion volontaire entre communication et action, personnalisation outrancière du pouvoir, volonté délibérée d’opposer les Français entre eux : jeunes/seniors – ville/campagne – immigrés/ Français – pauvres/riches – travailleurs/chômeurs…), favoritisme indécent pour les plus riches avec la loi TEPA (souvent amis personnels du président), perte de l’aura de la France à l’étranger, affaiblissement de la langue française dans le monde, alignement atlantiste avec l’OTAN (principe anti gaulliste par essence), pour finir dans les bras de Marine Le Pen, en épousant ses thèses les plus extrêmes… Vous conviendrez qu’en 4 ans, j’avais de quoi faire!

Que vont devenir les blogs antisarkozystes (mais pas que !) comme le mien !?

La question de la poursuite des blogs « de gauche » a été posée il y a déjà quelques mois par plusieurs d’entre nous, et récemment encore, après la victoire de François Hollande, le sujet revenait sur le devant de nos écrans blogosphériques, ainsi que dans la presse.

Plusieurs raisons, me semble-t-il, plaident dans le sens, non seulement d’un maintien de nos blogs, mais plus encore d’un renforcement de notre vigilance, de nos investigations et de nos argumentaires.

Tout d’abord, il faut donner une majorité parlementaire à François Hollande, composée de socialistes bien sûr, mais aussi d’écologistes et de Front de Gauche. Ces deux entités seront indispensables pour aiguillonner régulièrement le gouvernement et éviter des dérives (toujours possibles), trop démocrates-chrétiennes, voire libérale : un genre de « firewall », en quelque sorte !

Ensuite, on voit bien comment certains umpistes ne digèrent pas la victoire de la Gauche : lorsque sur une radio nationale (France Inter), Estrosi parle de « la presque victoire de Sarkozy », ou qu’un maire d’une grande ville affirme que « la victoire de Hollande est illégitime », on se dit qu’on aura besoin de toutes les bonnes volontés pour préserver la démocratie…

De tels propos sont récupérés et recyclés par certains blogueurs de droite qui, se retrouvant soudain dans l’opposition, souhaiteraient créer la même dynamique que la blogosphère de gauche avait su initier, faire grandir et amplifier. Taper sur Hollande comme on tapait sur Sarko n’est ni aisé ni crédible, de par la personnalité même du Président, mais aussi de ses méthodes, sans parler du style… Bref, à part les plus intelligents, ou les plus sincèrement réacs, les autres vont non seulement s’y épuiser, mais aussi s’y casser les dents ! Quand ils n'ont pas déjà fermé boutique...

kdb1.JPGEnsuite, et j’aurais sans doute du commencer par là, les blogueurs de gauche sont une bande de copains, nombreux à se connaître « dans la vraie vie », dînant et buvant des coups ensemble, rigolant et s’engueulant, avant de recommencer : et ainsi de suite… Je ne suis pas certain que ce soit la même chose chez nos collègues de droite. Ils nous diront, et peut-être même qu’on ira de temps à autres fréquenter leurs bistrots !!!

Bref, 4 ans de blogs, fier du travail accompli, heureux des rencontres effectuées, impatient de celles à venir, plein de sujets à traiter… disons que c’est reparti pour 4 ans !!!

 

L'impact de l'élection de François Hollande sur la transition géopolitique.

hollande___l___lys_e.jpgLa victoire de François Hollande va déclencher une série de bouleversements stratégiques qui vont affecter fortement l'Europe et accélérer considérablement les transitions géopolitiques en cours au niveau mondial depuis le début de la crise globale en 2008.

En cela, les résultats et les conséquences de l'élection présidentielle française ont beaucoup plus d'importance que ceux de la prochaine élection présidentielle américaine en Novembre 2012. En effet, la France, bien qu'étant un pays beaucoup moins puissant que les Etats-Unis, occupe une position stratégique tant en Europe qu'au niveau mondial (notamment via son rôle intra-européen) qui va en faire un acteur-clé de l'émergence du « monde d'après la crise » pour reprendre le titre du livre de Franck Biancheri.

Et l'élection de François Hollande, qui possède une vraie réflexion sur l'Europe et le rôle de la France en Europe et a clairement affirmé son intention d'explorer activement les possibilités de partenariat avec les nouvelles puissances émergentes (BRICS), va consacrer une rupture majeure avec l'absence de vision et de stratégie européenne des cinq ans de présidence de Nicolas Sarkozy marqués essentiellement par une inféodation sans précédent dans l'Histoire récente du pays à la puissance dominante américaine et son intégration sans conditions à un axe Washington/TelAviv sur l'essentiel des grands problèmes géopolitiques.

La France avait disparu dans le monde depuis cinq ans, elle s'apprête à faire un retour fracassant au-delà même de la personnalité du futur président.

L'impact de l'élection de François Hollande sur la transition géopolitique globale (2012-2015).

Deux tendances marquantes vont caractériser les deux premières années du nouveau pouvoir français :

. l'affirmation par la France d'une politique européo-gaullienne (ou mitterando-gaullienne), c'est-à-dire faisant de l'indépendance de la politique extérieure européenne une priorité stratégique;

. l'exploration à vitesse accélérée des relations possibles avec les BRICS, notamment dans un contexte de futur partenariat Euro-BRICS.

François Hollande est resté très discret en matière de politique étrangère car, d'une part, elle n'est pas au cœur des préoccupations des Français pour cette élection 2012 et car, d'autre part, on n'annonce pas à l'avance des changements importants dans ce domaine.

Les arguments pour de tels changements étant pléthore et leur mise en œuvre ne risquant pas de générer de difficultés dans l'opinion publique qui, d'une manière générale, s'est sentie trahie par l'inféodation américaniste de la période sarkozienne, il n'y a en effet aucune raison de se précipiter. Comme il l'a annoncé pour la question de la réintégration de la France dans l'organisation militaire intégrée de l'OTAN, il s'appuiera sur une évaluation objective des avantages et inconvénients de cette décision. Le résultat est connu d'avance puisque le président sortant n'a rien négocié (et donc rien obtenu) en échange du retour de la France dans cette organisation militaire.

Il y aura donc une action en deux temps : l'exigence d'un certain nombre de contreparties en terme de positions militaires clés pour la France au sein de l'OTAN et de la mise en place d'ici 2015 au plus tard d'un pilier européen de défense hors OTAN mais relié à l'OTAN. La France pourra compter sur le soutien de la plupart des pays européens continentaux que les aventures libyenne et afghane ont définitivement convaincus de la nécessité de changements radicaux au sein de l'Alliance atlantique. Moyennant une prise en charge budgétaire accrue de la part des Européens des coûts de leur propre défense, les Etats-Unis, faisant face à des réductions drastiques de leur budget militaire, accepteront bon gré-mal gré. Et seul le Royaume-Uni s'opposera à cette évolution avant de s'y rallier puisqu'il n'a plus les moyens financiers, militaires et diplomatiques de sa politique.

(source : GEAB)

 

Nicolas Sarkozy menace les dotations des collectivités locales rebelles...

Ah, ah ! Vous allez voir ce que vous allez voir...!!! Dîtes-donc, vous là, les petits barons gauchistes genre trou du cul du monde de la France, vous vous prenez pour qui !? Non mais, ils connaissent pas Raoul !? C'est vrai çà, pendant que Sarkozy, son gouvernement et ses députés économisent, les communes, départements et régions font la fête...

Liberte_egalite_fraternite.jpgLors de son intervention télévisée, le 29 janvier, Nicolas Sarkozy a évoqué la possibilité pour l'Etat de "moduler" les dotations des collectivités territoriales qui ne limiteraient pas leurs créations de postes de fonctionnaires. Une discussion entre gouvernement et collectivités devrait débuter en février.

Moduler les dotations de l'Etat aux collectivités territoriales "en fonction de leur sagesse en matière de création de postes de fonctionnaires". C'est ce qu'a suggéré Nicolas Sarkozy, le 29 février, lors de son entretien télévisé en direct de l'Elysée. "Personne ne peut s'exonérer d'un effort de discipline budgétaire", a insisté le chef de l'Etat, en détaillant : "Il y a trois facteurs de déficit. L'Etat, on s'en occupe. La Sécurité sociale, qui a fait des efforts considérables sur la réforme des retraites. Reste les collectivités territoriales. Nous envisagerons un certain nombre de mesures…"

Celui qui n'est pas encore officiellement candidat à sa succession a mis en parallèle les 160 000 postes supprimés dans la fonction publique d'Etat depuis son arrivée à l'Elysée aux quelque 500 000 postes créés depuis 10 ans par les collectivités territoriales "sans aucun transfert de compétences". Et d'ajouter : "Il va falloir trouver les moyens de faire porter (la) règle d'or aussi sur les budgets des collectivités territoriales."

Gouvernement et représentants des collectivités devraient se rencontrer avant la fin du mois de février pour évoquer la mise en œuvre de cette modulation des dotations. L'enjeu est d'importance puisque les dotations de l'Etat représentent plus de 35% des ressources des collectivités territoriales. "Il n'est pas question de mettre les collectivités locales sous tutelle, a précisé Claude Guéant, le 30 janvier, sur le plateau de LCI. Ce serait contraire à la Constitution."

Aucune décision avant la présidentielle ?

La modulation des transferts de l'Etat avait été évoquée pour la première fois en novembre 2011 par François Fillon. Le chef du gouvernement avait alors demandé aux collectivités d’adopter une démarche “aussi rigoureuse” que celle de l’État dans la maîtrise de leurs effectifs sous peine de revoir leurs dotations (lire l'article "François Fillon menace les collectivités"). Et lors de ses vœux aux fonctionnaires, le 12 janvier, Nicolas Sarkozy avait pointé les "558 419 emplois créés en solde net" dans la fonction publique territoriale entre 1998 et 2009 (lire l'article "Nicolas Sarkozy veut étendre la RGPP aux collectivités").

Reste que si la concertation entre gouvernement et collectivités démarre effectivement dans les toutes prochaines semaines, aucune décision ne devrait être, faute de temps, actée avant le premier tour de la présidentielle. Même si Nicolas Sarkozy, aime-t-il à répéter, sera président "jusqu'au bout".

(Sources : Sylvain Henry sur Acteurspubics.com)

 

France/Allemagne contre Hollande...

Comme quoi, ils ont peur de la gauche, hein ! A moins que ce ne soit du peuple !? Quoiqu'il en soit, il faudra savoir si les moyens déployés ce soir sont comptabilisés dans les comptes de campagne !? Tout de même !

En cliquant ICI, vous pénètrerez en quelque sorte les pensées de Sarkozy et Merkel dans ce photo-montage, avec la réponse de Hollande, bien sûr ! soutien_merckel.jpg

Et oui, sur pas moins de 6 chaînes de télé (faut bien çà pour être un peu audible !), Sarkomel vs Merkozy (et réciproquement), va tenter ce soir de reprendre la main, là où Juppé a échoué... SarkozyMerkel_inside.jpg

 

Le triple "A" du triple échec.

AAA.jpgVoilà, c'est donc fait. Il manque un A à la Frnce : ça fait bizarre, hein !?

Cette humiliation doit être d'autant plus insupportable pour Sarkozy quelle vient sanctionner sa politique de triple échec de rigueur, d'austérité et d'injustice que lui ont imposé ceux-là mêmes qui lui mettent aujourd'hui la fessée... Autrement dit, quoiqu'on fasse, les marchés ont toujours raison et n'en ont jamais assez.

Raison de plus pour essayer une politique de croissance, d'emploi, d'élargissement des assiettes redistributives (fiscales, sociales). J'ai vu passer un tweet hier, suggérant que l'Ump expliquerait que cette dégradation intervenait en prévision de l'élection d'Hollande ! Ben voyons ! Pendant ce temps, d'autres minimisent :""Ce n'est pas une bonne nouvelle" mais ce n'est "pas une catastrophe", s'est efforcé de relativiser le ministre de l'Economie François Baroin, premier à annoncer l'abaissement, confirmé en fin de soirée par S&P."

La France humiliée, la France outragée, la France dégradée... mais la France libérée !

 

L'exil fiscal et les donneurs de leçons.

billets_de_banque.jpgC'est notre ami blogueur Hermes qui fait un billet à ce sujet. Je le relaie volontiers, car, certains donneurs de leçons sont les premiers à maltraiter la France. Et certains d'entre eux sont de bons amis de gouvernants...

SPORTIFS: Jean Alesi, réside en Suisse

Marion Bartoli, réside en Suisse

Julien Benneteau, réside en Suisse

Arnaud Boetsch, réside en Suisse

Arnaud Clement, réside en Suisse

Nicolas Escudé, réside en Suisse

Guy Forget, réside en Suisse

Richard Gasquet, réside en Suisse

Jean-Claude Killy, réside en Suisse

Henri Leconte, réside en Suisse

Sébastien Loeb, réside en Suisse

Paul-Henri Mathieu, réside en Suisse

Gaël Monfils, réside en Suisse

Christophe Moreau, réside en Suisse

Amélie Mauresmo, réside à Genêve en Suisse

Stéphane Peterhansel, réside en Suisse

Cédric Pioline, réside en Suisse

Alain Prost, réside en Suisse

Fabrice Santoro, réside en Suisse

Florent Serra, réside en Suisse

Gilles Simon, réside en Suisse

Jo-Wilfried Tsonga, réside en Suisse

Vincent Rives, réside en Irlande

Jean-Philippe Gatien , réside au Delaware aux Etats Unis

CHANTEURS:

Charles Aznavour, réside en Suisse

David Hallyday, réside en Suisse

Johnny Hallyday, réside à Gstaad en Suisse

Patricia Kaas, réside en Suisse

Florent Pagny, réside en Patagonie (Argentine)

Michel Polnareff, réside aux Etats-Unis

Marie Laforêt, résidente et citoyenne suisse

ACTEURS:

Daniel Auteuil, réside en Belgique

Emmanuelle Béart réside en Belgique

Laetitia Casta, réside au Royaume-Uni

José Garcia, réside en Belgique

David Habibi, réside au Canada

Alain Delon, résident et citoyen Suisse

AUTEURS:

Christian Jacq, réside en Suisse

Marc Levy, réside au Royaume-Uni

Michel Houellebecq, réside en Espagne (en Irlande auparavant)

PATRONS, ACTIONNAIRES:

Jacques Badin (Carrefour) réside à Bruxelles en Belgique

Thomas Bata (marque de chaussures Bata) réside en Suisse

Des membres de la famille Baud (dont Jean Baud), (marques Franprix et Leader Price, entre 2 à 3 milliards de CHF), résident en Suisse

Lotfi Belhassine, ancien président d’Air Liberté, entrepreneur réside en Belgique. Il déclare avoir fui la France car l’ISF représentait 93% de ses revenus

Claude Berda, AB Groupe, réside à Cologny en Suisse

Des membres de la famille Bich (Groupe Bic) résident en Suisse

Michêle Bleustein Blanchet, une des héritiêres de Publicis, réside à Cologny en Suisse

Corinne Bouygues, réside à Genêve en Suisse

Pierre Castel, PDG du groupe Castel Frêres propriétaire des eaux Cristalline, Vichy Célestins et Saint-Yorre, réside prês du Lac Léman en Suisse

Des membres de la famille Mulliez (propriétaire de Auchan, Décathlon, Mondial Moquette, Norauto et Kiabi), résident en Belgique

Georges Cohen, informatique et armement, réside en Suisse

Bernard Darty, fondateur de Darty, réside en Belgique

Jean-Louis David, fondateur des salons de coiffure éponyme, réside en Suisse

Des membres de la famille Defforey, à l’origine de la société Carrefour, résident en Belgique

Des membres de la famille Despature (dont Paul-Georges Despature), propriétaire des marques Damart et Somfy, résident en Suisse et en Belgique.

Paul Dubrulle, co-créateur du Groupe Accor et ancien sénateur-maire de Fontainebleau, réside à cologny en Suisse

Des membres de la famille Ducros résident à Cologny en Suisse

Pierre-François Grimaldi (iBazar), réside en Belgique

Eric Guerlain réside en Grande-Bretagne

Daniel Hechter, créateur réside en Suisse

Philippe Hersant, groupe Hersant réside en Belgique

Philippe Jaffré, ancien président d’Elf

Robert Louis-Dreyfus réside à Zurich en Suisse.

Des membres de la famille Mimram (dontJean-Claude Mimram), résident à Gstaad en Suisse.

Des membres de la famille Nonancourt, propriétaire des champagnes Laurent-Perrier, résident en Suisse.

Denis Payre, fondateur de Business Objects, réside en Belgique ou il a démarré une nouvelle société, Kiala, qui a embauché 100 personnes

Des membres de la famille Peugeot (entre 5 et 6 milliards de CHF), résident en Suisse.

Jean Pigozzi, héritier des voitures Simca, réside en Suisse.

Michel Reybier, ancien PDG de Justin Bridou, réside en Suisse

Jacques Tajan, ancien premier commissaire-priseur de France, réside en Belgique

Des membres de la famille Wertheimer, héritiers de Chanel, résident à Cologny en Suisse

Antoine Zacharias, ancien PDG de Vinci, réside à Genêve en Suisse

Roger Zannier, à la tête de Kookaï ou Absorba, réside à Cologny en Suisse

Alain Ducasse, cuisinier, a troqué sa nationalité française pour rejoindre Monaco

Et beaucoup d'autres...

 

La France ( comme l'Allemagne et la Suède), rappelle son ambassadeur en poste en Iran.

explosion_nucl_aire.jpgLes provocations inacceptables et répétées de l'Iran trouvent des réponses en symétrie avec des personnalités comme celles de Sarkozy, Voilà qui n'augure rien de bon. On sait en effet qu'une des solutions à la crise économique que nous traversons est la guerre. Notre passé l'a, hélas, démontré. Il ne faudrait pas que des caractères fiers et belliqueux nous entrainent dans un bourbier qui serait forcément nucléaire.

(Source : Le Nouvel Observateur - AFP). La France a décidé de "rappeler en consultation" son ambassadeur en Iran et a réitéré au chargé d'affaire iranien à Paris les plus fermes condamnations du saccage de l'ambassade britannique à Téhéran, a déclaré mercredi 30 novembre au soir le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

"Compte-tenu cette violation flagrante et inacceptable de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques et de la gravité des violences, les autorités françaises ont décidé de rappeler en consultation l'ambassadeur de France en Iran", a indiqué le porte-parole Bernard Valero, dans un communiqué.

"Rappeler les autorités iraniennes à leurs obligations".

"La France a dénoncé, hier (mardi), de la manière la plus ferme le saccage de l'Ambassade britannique à Téhéran. Aujourd'hui, le directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé a convoqué le chargé d'affaires iranien à Paris pour lui réitérer la condamnation de la France et pour rappeler les autorités iraniennes à leurs obligations", a-t-il ajouté.

Plusieurs pays européens ont déjà rappelé leur ambassadeur en consultation (Allemagne, Suède) ou envisagent de fermer leur ambassade, comme l'Italie.

Un "nouveau comportement irresponsable des autorités iraniennes".

Mardi, Alain Juppé avait condamné "très fermement" l'irruption de manifestants dans l'ambassade du Royaume-Uni à Téhéran. Cette attaque, au lendemain du vote par le Parlement iranien d'une loi prévoyant l'expulsion de l'ambassadeur britannique à Téhéran et la réduction des relations entre les deux pays, a fait monter la tension déjà vive entre Téhéran et les pays occidentaux autour notamment du dossier nucléaire iranien.

Le chargé d’affaires de l’ambassade d’Iran à Paris a été convoqué mercredi matin au Quai d'Orsay, pour lui "rappeler la responsabilité des autorités iraniennes d’assurer la sécurité des emprises diplomatiques conformément à la convention de Vienne" et dénoncer "la passivité dont ont fait preuve les forces de l’ordre" iraniennes dans ce "saccage inacceptable", avait dit plus tôt Bernard Valero.

Jeudi "à Bruxelles, au Conseil Affaires étrangères, avec tous nos partenaires de l'Union européenne, nous évoquerons les suites à donner à ce nouveau comportement irresponsable des autorités iraniennes", a conclu le porte-parole dans son communiqué.

 

4,193 millions de personnes pointent désormais au chômage en France.

photo_terre_par_satelite.jpgLes sombres prévisions du chômage sont confirmées. Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité en France métropolitaine a une nouvelle fois nettement progressé en octobre 2011, de 1,2%, à 2,814 millions, soit 34.400 demandeurs supplémentaires, sur fond de ralentissement de la croissance, a annoncé, lundi 28 novembre, le ministère du Travail. Et les fonctionnaires de Pôle-Emploi n'en sont pas fiers.

La Haute-Normandie n'est pas épargnée avec des chiffres qui corroborent, hélas, les résultats nationaux.

Fin octobre 2011, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A s’établit à 87 800 en Haute-Normandie. Ce nombre augmente de 1,8% par rapport à la fin septembre 2011 (soit +1 591). Sur un an, il est en hausse de 4,4%.

En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A augmente de 1,2% par rapport à la fin septembre 2011 (+4,9% sur un an).

S'agissant de la catégorie A, par département, le nombre de demandeurs d’emploi augmente en octobre 2011 par rapport à la fin septembre 2011 de 2,6% dans l’Eure et de 1,5% en Seine-Maritime.

__En Haute-Normandie, le nombre des demandeurs d’emploi de catégories B et C s’établit à 49 125 fin octobre 2011. Ce nombre diminue de 1,4% (-683) par rapport au mois de septembre 2011 (+7,1% sur un an).__

__En Haute-Normandie, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s’établit à 136 925 fin octobre 2011. Ce nombre augmente de 0,7% par rapport au mois de septembre (soit +908). Sur un an, il croît de 5,3%.__

En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégories A, B, C augmente de 0,4% par rapport à la fin septembre 2011 (+5,2% sur un an).

S’agissant des catégories A, B, C par département, le nombre de demandeurs d’emploi augmente en octobre 2011 par rapport à la fin septembre 2011 de 0,8% dans l’Eure et de 0,6% en Seine-Maritime.

__Le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi en catégories D et E s’établit à 18 866 en Haute-Normandie. En octobre, le nombre de celles inscrites en catégorie D diminue de 1,9% et le nombre de celles inscrites en catégorie E de 2,7%.__

 

Journées nationales L'ANECR : l'appel des élus communistes et républicains pour le Front de gauche.

Logo anecr

Pour mettre en échec la droite et le coup d’État financier en cours,

ENSEMBLE AVEC LE FRONT DE GAUCHE

Mobilisons-nous partout dans les assemblées citoyennes

Élu(e)s dans les communes, les départements, les régions, aux parlements français et européen, nous vous appelons à constituer sans attendre des assemblées citoyennes du Front de gauche. Car la crise frappe davantage, les ravages du chômage, de la pauvreté s’étendent, la croissance s’effondre, parce que les plans d’austérité s’accumulent ! Et le pouvoir utilise sans vergogne le chantage à la dette publique et le poison de la division pour justifier comme seule possible la dictature de fait des marchés financiers en France comme dans toute l’Europe.

Rien de plus urgent que de convaincre et de rassembler le pays contre ces choix, de l’unir pour dire « stop » à la régression, reprendre nos vies en main.

Nous avons besoin d’un espace commun et rassembleur pour dire nos besoins, nos envies, partager nos analyses, consolider nos luttes et résistances, décider de nos mobilisations sociales et politiques.

Notre objectif est de créer un nouveau front populaire capable de battre la droite et sa politique au service des marchés financiers.

Et nous avons une ambition: mettre la gauche à la hauteur de la situation. Ce qui exige de se tourner vers les citoyennes et les citoyens, pour permettre une nouvelle majorité politique capable de sortir le pays de la crise.

Dans chacune de nos communes ou de nos circonscriptions, Ensemble, relevons le défi de nous mêler des affaires publiques.

Nous ne serons pas de trop face au matraquage médiatique, pour faire entendre notre volonté de solidarité, de justice sociale, de démocratie et d’écologie.

Nous avons besoin d’une gauche qui ne déçoive pas cette fois-ci. D’une gauche qui ose s’attaquer aux vrais privilégiés, ceux qui prônent l’austérité tout en se gavant avec les cadeaux fiscaux et les profits.

Il est urgent de rétablir au niveau de l’État comme au niveau des collectivités la priorité aux droits humains.

Pour reprendre l’initiative sur nos vies, nous luttons pour mettre en place un gouvernement qui combatte le diktat financier des banques et des marchés, avec un pôle public bancaire hors spéculation. Nous agissons pour une révolution fiscale et salariale afin d’éradiquer la pauvreté et relancer l’économie par la justice sociale et un service public développé et modernisé. Nous projetons d’instituer une véritable sécurité sociale de l’emploi et de la formation, un nouveau mode de développement respectueux de l’Homme et de l’environnement. Nous voulons un gouvernement qui fasse de l’éducation et la culture un véritable investissement national, qui donne sa place au monde associatif, acteur de citoyenneté, de démocratie, d’éducation populaire et de solidarité.

Pour cela il faudra s’affranchir du traité de Lisbonne, et que la France contribue à construire une autre Europe, solidaire et actrice de la paix et du développement.

Atteintes aux libertés, ségrégations, sexisme, racisme, xénophobie, homophobie doivent être bannis de la République que nous voulons, porteuse d’émancipation humaine, donnant les moyens à chacun d’être maître de sa vie. La réforme sarkozyste des territoires doit être abrogée, et il faut y opposer une démocratisation générale, avec des pouvoirs aux citoyennes et aux citoyens comme aux salarié(e)s à tous les niveaux.

Et le chantier d’une VIe République déprésidentialisée est à investir sans délais.

Voilà pourquoi, nous, élu(e)s communistes et républicains, nous vous appelons à la résistance et aux fronts de la lutte pour mettre en échec les mauvais coups qui pleuvent et à faire irruption dans le débat politique par ces assemblées citoyennes. Des assemblées, des ateliers qui décident avec les candidat(e)s du Front de gauche aux législatives, autour du candidat commun Jean- Luc Mélenchon à la présidentielle, des formes pour agir, contribuer à battre Sarkozy, en finir avec les politiques de droite et réussir à gauche.

Avec le Front de gauche, imposons l’humain d’abord

 

Vous voulez sauver votre pays ? Vendez-le ?!?

pauvret__dessin.jpgL'ineptie économique, sociale et humaine qui frappe les peuples européens (et les autres), aujourd'hui, trouve sa source en France.

En effet, une réforme de la Banque de France, votée en 1973 sous l’impulsion de Giscard d’Estaing, alors ministre des Finances de Pompidou, interdit au Trésor public d’emprunter directement à la Banque de France à des taux d’intérêt nuls ou très faibles. La Banque de France ne peut donc plus financer par de la création monétaire les déficits publics. Le gouvernement français est dès lors obligé de faire appel aux marchés financiers, c’est-à-dire à des banques privées et ce, aux taux d’intérêt du marché. Il s’agit d’un acte fondateur et destructeur car il inaugure la mainmise des marchés financiers sur les Etats. Cette disposition allait être intégralement reprise lors de la création de la Banque centrale européenne (BCE), puis dans tous les traités européens." C'est pas beau, çà !?

Les marchés, comme on dit, donc les banques, donc les spéculateurs, donc les grandes entreprises, possèdent ainsi nos pays et en exigent les modes de gestion qui leurs semblent les mieux adaptés à leurs rendements ! Pour ce faire, ils tentent de placer des armées d'experts aux manettes, experts qui n'ont de comptes à rendre qu'à eux-mêmes et surtout pas aux citoyens. Cela devrait rassurer les agences de notations, elles-mêmes actionnaires des multinationales, banques et autres prédateurs modernes... Et d'ailleurs, le CAC 40 va bien, merci pour eux !

Les dirigeants politiques (enfin, ce qu'il en reste !), et les grands patrons ont raison, je crois, de s'inquiéter de la montée des Indignés ! Car à trop prendre les gens pour des demeurés, à trop jeter les travailleurs à la rue, à trop jouer avec les nerfs de "la plèbe", un beau jour, le retour de manivelle pourrait être violent et généralisé.

Vous voulez sauver votre pays, vendez-le !

C'est ce que nous dit Aliki Papadomichelaki, membre de Synaspismos, dans son article paru hier dans l'Huma.

Ma patrie, la Grèce, par l’accord nommé «?Mémorandum no 1?», qui rappelle les années de l’occupation allemande, reste dépendante et endettée. Elle reste prisonnière, «?transformée en champ de tir?» (comme le dit bien une chanson grecque). Mon pays est à la merci des usuriers, des puissants de la finance, des banquiers qui exigent le retour de leur emprunt. La Grèce, connue comme le berceau de la démocratie, vient de se soumettre à un gouvernement illégal, dit «?d’unité nationale?».

Cette nouvelle manœuvre politique, commandée par le «?couple?» Merkel-Sarkozy, ignore complètement les exigences d’une démocratie représentative, et donc le recours aux urnes. La tactique de l’élite politico-financière grecque est déjà connue largement par notre peuple?: elle se soumet pleinement aux orientations d’un capitalisme ultranéolibéral qui a conduit le pays à la faillite. Ainsi, la Grèce sera achetée plus facilement par la suite. Le dicton de l’UE est le suivant?: «?Voulez-vous sauver votre pays?? Vendez-le?!?» Cet esprit est d’ailleurs inclus dans l’acte de l’emprunt du 1er mémorandum, qui fut dicté par la troïka, le jour noir du 12?février 2011. Ledit mémorandum n’a pas été encore présenté au Parlement grec pour être adopté, rappelant ainsi les pratiques des régimes coloniaux.

Le nouveau gouvernement aura comme tâche essentielle l’adoption du 2e mémorandum conclu le 26?octobre 2011 à Cannes. Il achèvera le travail du premier?: la décomposition complète des relations de travail – telles qu’elles s’étaient cristallisées au XXe siècle, grâce aux luttes des travailleurs dans le monde. Les élections législatives ne se dérouleront qu’à la fin du moi de février 2012.

Les deux grands partis unis dans la coalition «?d’unité nationale?», ainsi que l’élite économique nationale et européenne, sont très inquiets des luttes actuelles du peuple grec, marquées par des journées de grève générale et des manifestations dans toutes les villes du pays. Dans la seule capitale, ont défilé, durant six heures, un demi-million de gens.

Le chômage atteint 20?%. La jeunesse est sans avenir, en matière de travail mais aussi en termes de perspective d’éducation. La privatisation de l’enseignement supérieur est en marche. Les retraités du secteur public ont vu leurs pensions diminuer de 40?%. Les prix galopent. 140?000 familles sont sans électricité?; elles ne peuvent payer leurs quittances. La Grèce est en train de retourner aux années soixante du siècle passé.

Les sondages donnent aux deux partis du système moins de 40?%, alors que, au sein de la gauche, le pourcentage du PC grec et de Synaspismos – à eux seuls – dépasse les 25?%. Si les formations politiques de la gauche parlementaire et extraparlementaire, qui refusent de se plier aux mémorandums, se mettent d’accord sur un programme électoral minimal, avec comme objectif central la défense des droits sociaux et le redressement économique du pays en faveur de l’intérêt national et social, il sera possible de revendiquer la formation d’un gouvernement. C’est cette perspective que craignent les élites en Grèce et en Europe en court-circuitant les législatives.

La crise mondiale a cassé les relations de travail en Grèce et a détérioré la démocratie représentative. Les peuples portugais, irlandais, espagnol et italien sont sur la «?liste d’attente?». Évidemment, ici, en Grèce, nous sommes conscients que les luttes des travailleurs, les luttes de toute une population fière mais écrasée socialement, ne resteront pas sans fruits. Nous nous battons pour les droits des travailleurs, en espérant donner l’exemple?: ne pas plier les genoux. Nous aspirons aussi à être soutenus par la solidarité de forces du travail dans le monde, par tous ceux et celles épris de justice sociale et de respect de la démocratie.

Le capitalisme est essoufflé. Faisons en sorte que de nouvelles perspectives s’ouvrent graduellement. La participation active et consciente des gens est la condition sine qua non pour des solutions alternatives. Ouvrons les voies, le temps presse.

Aliki Papadomichelaki.

 

Une Europe démocratique est-elle possible ? par Francis Wurtz

francis-wurtz.jpgUn quarteron de puissants s’attribuant le droit d’humilier toute une nation,de placer sous tutelle ses institutions,de sommer son peuple de « choisir » entre la soumission et l’exclusion : le spectacle hideux qu’offre l’ « Union » européenne,aux prises avec la plus grave crise de son histoire,met une fois encore,et plus vivement que jamais,à l’ordre du jour la question de sa légitimité démocratique.

Mais qui donc dirige aujourd’hui l’ « Europe »?

Le Conseil européen des Chefs d’Etat et de gouvernement? Ce serait en soi le fruit d’une super-délégation de pouvoir fort contestable. Mais tel n’est même pas le cas! En réalité,les rênes sont tenus par la dirigeante de l’économie la plus riche -cautionnée par le soutien inconditionnel de son fidèle allié, flatté de jouer ainsi dans la cour des grands- auxquels s’ajoutent le président « indépendant » de la Banque centrale et le coordinateur des ministres des finances de la zone euro. Le fait que la seule évocation d’un référendum mette ce petit monde en transe en dit long sur une pierre angulaire de leur construction: la peur des peuples. Ce n’est pas chose nouvelle. Depuis qu’ont été posés les premiers jalons de ce projet, les affaires de l’Europe ont été jugées trop sérieuses pour être confiées aux Européens. Ceux-ci sont traités en « consommateurs » et, le moment venu, en électeurs,bien plus qu’en citoyens. La « méthode Monnet » (du nom du principal « père de l’Europe ») consistait dès le début à éluder tout débat politique,à tenir les peuples à l’écart des choix cruciaux,à mettre en place un « engrenage » (spill over) conduisant subrepticement d’une étape à l’autre,le tout étant gravé dans le marbre de traités réputés intangibles…

Alors,une Europe démocratique est-elle possible et à quelles conditions ?En accordant plus de prérogatives au Parlement européen? Il est déjà co-législateur et peut utilement voir encore élargir ses compétences.Mais il ne saurait à lui seul combler la carence rhédibitoire de cette construction en matière de démocratie, d’autant qu’il est tenu de respecter les traités… En impliquant effectivement et non symboliquement les parlements nationaux dans les décisions essentielles? C’est indispensable mais tout aussi insuffisant pour changer la donne en profondeur.

Le maillon manquant, ce sont les citoyens eux-mêmes, et il est décisif. La rupture radicale à opérer est bien de créer les conditions de leur intervention politique éclairée, comme en 2005,en France, mais de façon durable et non limitée à un seul pays. La profondeur de la crise du modèle libéral européen et la force des aspirations au changement dans toute l’Europe donnent à cette perspective une crédibilité absolument sans précédent. La question est:d’où peut partir l’impulsion d’un tel mouvement? Un gouvernement clairement de gauche, en France en 2012,pourrait prendre l’initiative de réunir des « Etats généraux de la refondation européenne » en y invitant toutes les forces politiques, syndicales et associatives disponibles en Europe pour dégager les axes majeurs d’un nouveau cours européen. Cette idée, familière aux lecteurs de cette chronique est désormais une proposition officielle du Front de gauche. Et un espoir de renouveau démocratique pour l’Europe.

 

Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation.

birkenau.jpgChaque dernier dimanche d’avril est commémorée la « Journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la Déportation ». De nombreuses cérémonies d’hommage et de souvenir sont organisées le dimanche 24 avril un peu partout en France.

Au début des années 1950, les anciens déportés et les familles des déportés qui n'avaient pas survécu à la déportation ont exprimé le souhait de voir inscrite au calendrier des commémorations une célébration nationale destinée à préserver la mémoire de la déportation.

La loi du 14 avril 1954, votée à l’unanimité par le Parlement a répondu au besoin de préserver la mémoire de la déportation en consacrant, le dernier dimanche d’avril « Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation ».

J'ai l'honneur, dans ma fonction d'élu municipal de Gisors, de présider cette cérémonie. Il est clair qu'il ne saurait être question ni de droite, ni de gauche en de tels moments.

Seuls la mémoire, le recueillement et la vigilance de chaque instant nous rassemblent.

Nous savons bien, par ailleurs, que le clivage des populations, la stigmatisation des communautés et le repli identitaire sont les ingrédients propices aux dérives de nos sociétés.

François Mitterrand, lors de son dernier discours européeen a déclaré:" le nationalisme, c'est la guerre".

Dans notre devoir de mémoire, lors de ces cérémonies, ne négligeons pas l'avenir.

 

Le projet du PS pour 2012 est lancé.

_lys_e.jpgLes mots sont forts : "déclassement des classes populaires et moyennes", "déclin de la France comme nation de l'Europe comme puissance dans la mondialisation". Le projet du PS, qui se sera rendu public cette semaine, a donc l'ambition de résoudre ces difficiles et délicates équations. Mais ce texte à aussi une dimension stratégique : casser le bilan de Sarkozy, attirer l'attention d'un maximum de partenaires potentiels : les Verts (avec l'inversion du mix énergétique), le Front de Gauche (encadrement des salaires), mais aussi les nombreux courants du PS... Car on ne sait pas encore qui portera ce projet qualifié de "strauss-khano compatible, qui ne doit pas être un sujet de conflit, selon les hollandais, et qui apparait comme le socle du commun, d'après les royalistes.

Ce texte, rédigé entre autre par Guillaume Bachelay, proche de Laurent Fabiuset Gilles Finchelstein, proche de DSK, semble, pour le moment ne pas occasionner de polémique... Mais sait-on jamais !?

Je vous laisse découvrir les grandes lignes ici, sur le JDD, sur voila.fr, sur l'huma.fr

 

En direct du Japon...

nuage_radioactif.jpgEn direct du Japon, le nuage radioactif pourrait atteindre la France mercredi ou jeudi... Mais, dormons tranquille, il n'y a aucun risque ! A lire ici. Je n'en dis pas plus, chacun publiera le commentaire qui lui convient...

 

Services publics Français et politique étrangère.

coq.jpgCe que nous observons et commentons des révolutions en cours au Proche et Moyen-Orient ne doit pas nous faire oublier les politiques menées en France par SMS (Sa Majesté Sarkozy), notamment celles visant à démanteler les services publics, au profit du privé. C'est Bah !? by CC qui, si j'ose dire, nous fait une piqûre de rappel avec le témoignage d'une infirmière.

J'en profite pour renvoyer à un billet que j'avais écrit en novembre dernier sur le sujet, et à une analyse pointue du"5ème risque" par M'sieur Patrick. En fouillant sur le net, vous trouverez de nombreux écrits sur ce qu'il est convenu d'appeler "la RGPP" (Révision générale des politiques publiques).

Restons vigilants car beaucoup de dégâts peuvent encore être fait pendant un an. Et durant la campagne, exigeons des socialistes qu'ils se prononcent clairement sur leurs intentions d'abroger ou non les réformes concernant les services publics.

 

Continuons à nous faire plaisir en sarkozie entre 2012 et 2017 !

sarko_en_col_re.jpgJ'avais lu l'extrait du billet de Melclalex chez Jegoun parlant de la désolation de la France après 4 ans de sarkozysme : un billet argumenté, chiffré et documenté qui fait froid dans le dos.

Adeptes de la chienlit, de l'injustice et de l'arrogance, voilà quelques bonnes raisons de voter Sarkozy, si vous aviez encore des doutes sur vos intentions 2012 !

Les chiffres proposés sont édifiants. Bien entendu, nous ne demandons pas mieux que nos détracteurs nous opposent "leurs chiffres"... argumentés, cela va sans dire !

Ce constat dramatique, ne saurait en aucun cas supposer que Strauss-Kahn bénéficie d'un chèque en blanc, évidemment...

 

La France, ses ministres, son tourisme... la Tunisie, l'Egypte, etc !

Liberte_egalite_fraternite.jpgLiberté, Egalité, Fraternité... Ah, la France et sa campagne verdoyante, ses massifs majestueux, ses plages de sable fin, ses places de villages ombragés, où se cotoient le citadin et le rural, le patron et le salarié, le jeune et le retraité autour de la pétanque et de l'apéro... Et bientôt, les ministres, les hauts-fonctionnaires avec nous tous, la plèbe, les petites gens ! Ca va être sympa, ça va créer des liens, ça va aider à se comprendre. Merci pour cette initiative, M. le président : on y croit tous !!!

(source: L'Huma.fr). Nicolas Sarkozy a demandé mercredi à ses ministres "de privilégier désormais la France" pour leurs vacances, afin de tenter de faire taire les polémiques sur les invitations de membres du gouvernement par des pays étrangers.

"Pour leurs vacances, désormais, les membres du gouvernement devront privilégier la France. Les invitations à l’étranger seront autorisées par le Premier ministre en accord avec la cellule diplomatique de la présidence de la République pour examiner leur compatibilité avec la politique étrangère de la France", a déclaré le chef de l'État lors du Conseil des ministres. Les modalités de ces voyages à l’étranger "seront examinées par le secrétariat général du gouvernement, qui les autorisera ou les interdira", a ajouté Nicolas Sarkozy selon un communiqué de l’Elysée.

Nicolas Sarkozy et François Fillon s'efforcent de mettre fin à une vive polémique déclenchée par les vacances tunisiennes en décembre de la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, et celles du Premier ministre en Egypte, également en fin d'année. "

Le chef de l'Etat a lui-même passé quelques jours au Maroc lors des fêtes de fin d'année. Selon l'hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné, il a en outre passé le week-end dernier à New York, où il se serait rendu directement de Varsovie à bord d'un avion de la flotte gouvernementale.

Le Premier ministre François Fillon devait faire mercredi devant le Conseil des ministres une communication sur la "prévention des conflits d’intérêt".

Le chef de l'Etat, qui a refusé lundi de s'exprimer depuis Varsovie sur la controverse visant Michèle Alliot-Marie, doit participer jeudi soir à une émission sur TF1.

A lire aussi: Fillon sort son projet de loi pour éteindre l'incendie

 

Devant la dégradation de la situation en Cisjordanie et Gaza, l'ANECR co-organise avec l'AJPF, du 6 au 10 avril 2011, une délégation en Palestine et en Israel

logo PCF paix en palestineInterview de Michel Billout, sénateur de Seine-et-Marne, secrétaire national de l’Anecr, en charge des questions internationales pour présenter les objectifs de cette délégation.

'' ?Comment apprécies-tu le feu vert donné par Obama à la colonisation ?''

La politique des Etats-Unis au Moyen-Orient a toujours été conditionnée par un soutien sans faille à Israël. Les Etats-Unis se sont, à quelques exceptions près, toujours opposés aux nombreuses résolutions de l'ONU condamnant la politique expansionniste de l'Etat d'Israël, ses atteintes aux droits de l'homme comme ils ont toujours feint d'ignorer qu'Israël s'était doté de l'arme nucléaire en s'excluant du Traité de non prolifération.
Il est vrai qu'avec l'arrivée d'Obama juste après la guerre contre Gaza un espoir était né de voir enfin s'équilibrer la politique extérieure des Etats-Unis. C'était hélas sans compter sur l'inertie de l'administration, le peu d'enthousiasme d'Hillary Clinton à mettre en œuvre les engagements d'Obama ainsi que la situation intérieure très difficile comme l'ont démontré les dernières élections. Le fait aujourd'hui de céder sur la colonisation a fini de briser les espoirs d'un règlement négocié. C'est donc une très lourde responsabilité que portent les Etats-Unis.

Quel rôle peut jouer la France dans ce contexte ? Et quel rôle jouent et pourraient jouer les collectivités françaises ?

Nicolas Sarkozy a choisi d'aligner la politique extérieure de la France sur celle des Etats-Unis. La situation au Moyen-Orient ne fait pas exception. La politique de l'Union Européenne dans ce domaine est orientée de la même façon. Or si les Etats-Unis sont les premiers contributeurs en aide militaire à Israël, l'Union européenne constitue son premier partenaire économique. Tout affaiblissement de l'accord d'association UE-Israël aurait de graves conséquences sur l'économie israélienne. Il s'agit donc d'un moyen de pression important pour contraindre le gouvernement israélien à renoncer à la colonisation et œuvrer à la constitution de deux Etats viables et équitables. La France peut donc jouer un rôle important au sein de l'UE en ce sens.
Quant aux collectivités locales françaises, par le soutien actif qu'elle peuvent apporter dans le cadre d'actions décentralisées avec les collectivités palestiniennes ou les camps de réfugiés, elles peuvent contribuer à ce que le désespoir ne conduise pas à une dangereuse radicalisation de l'opinion palestinienne dont le Hamas pourrait tirer profit. Elles peuvent aussi contribuer à alimenter en France, par les retours d'expériences, les témoignages, la mobilisation de l'opinion publique en faveur d'un règlement juste et durable de la situation et donc faire ainsi pression sur Sarkozy.

Quels sont les objectifs de la délégation qui se rendra sur place du 6-10 avril ?

Les 108 passeurs de paix, dont 85 élus, qui s'étaient rendus sur place en avril 2009 avaient beaucoup contribué à ce que le silence ne retombe pas après l'arrêt de l'opération « Plomb durci ». Depuis, la situation s'est nettement dégradée et les principaux observateurs indiquent que d'ici 2 ans la poursuite de la colonisation aura rendu impossible la création d'un Etat palestinien. Il est donc urgent d'intensifier notre action. C'est aussi le sens d'un appel lancé récemment par d'anciens chefs d'Etat ou dirigeants européens.
Notre délégation, qui n'est donc pas isolée, apportera sa contribution en apportant son soutien aux autorités palestiniennes et aux habitants de Cisjordanie et Jérusalem Est. Mais nous voulons également interpeller les élus locaux israéliens sur leur propres responsabilités en multipliant les rencontres à cette occasion. Nous avons donc besoin d'être encore très nombreux. Nous en profiterons également pour rendre visite à notre compatriote Salah Hamouri dont nous réclamons la libération tout comme celle du soldat Chalit. J'ajoute que l'ANECR est partenaire de l'opération « Un bateau français pour Gaza », car nous voulons agir pour que cesse l'inqualifiable traitement réservé aux Gazaouis.

Photo Salah hamouri

 

A quoi servent (encore) les maires ?

Le congrès des maires de France a fermé ses portes aujourd'hui. Le président de la République est venu dire que les collectivités locales devaient participer à l'effort national. Même les élus Ump semblaient gênés ! Il n'a pas parlé du budget de l'Elysée, et a oublié de préciser que si les collectivités avaient obligation de présenter leur budget en équilibre, Liberte_egalite_fraternite.jpg celui de l'Etat était toujours en déficit... Qui donc rend un budget insincère ? Qui donc est dispendieux ?

A cette occasion, le quotidien "Le Monde" du 25 novembre consacre deux pages à la réforme territoriale.

Peut-on on réformer l’organisation territoriale de la France et simplifier le mille- feuilles des structures locales sans s’attaquer au gigantesque puzzle des 36 793 communes ? Cette institution héritée de la Révolution en 1791, forgée à l’image de la France rurale et renforcée en 1884 sous la IIIe République, est-elle encore adaptée aux préoccupations d’un pays urbain ?

Pour le Monde "le congrès de l’AMF (Association des maires de France), est une confirmation du poids politique et du rôle indéfectible des élus communaux. Ceux-là même qui, dans leur grande majorité, participeront au renouvellement du Sénat en septembre 2011.

A quoi servent les maires ? la réforme territoriale change-t-elle leur rôle ? Peuvent ils agir sur les effets de la crise ? Qui dirige les 36 793 communes de France ? se demande le quotidien.

Cidefil nous propose une "revue d'avis", à l'occasion de la clôture du salon des maires 2010.

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